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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>La guerre en Ukraine et les sanctions accentuent les tendances &#224; la crise de l'&#233;conomie mondiale</title>
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		<dc:date>2022-03-15T09:08:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathan Erderof</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Economie internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Ukraine</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-03-15</dc:subject>

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&lt;p&gt;La guerre en Ukraine a provoqu&#233; une envol&#233;e des prix de nombreux produits. Une d&#233;stabilisation &#233;conomique aggrav&#233;e par les sanctions visant la Russie, et qui va d'abord frapper les populations et le monde du travail. &lt;br class='autobr' /&gt; 28 f&#233;vrier 2022 | tir&#233; de R&#233;volution permanente https://www.revolutionpermanente.fr/La-guerre-en-Ukraine-et-les-sanctions-accentuent-les-tendances-a-la-crise-de-l-economie-mondiale &lt;br class='autobr' /&gt;
Krach historique de la Bourse de Moscou et hausse du prix des mati&#232;res premi&#232;res (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2022-03-15-+" rel="tag"&gt;Edition du 2022-03-15&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH88/arton51878-1ac2d.png?1781787791' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='88' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La guerre en Ukraine a provoqu&#233; une envol&#233;e des prix de nombreux produits. Une d&#233;stabilisation &#233;conomique aggrav&#233;e par les sanctions visant la Russie, et qui va d'abord frapper les populations et le monde du travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;28 f&#233;vrier 2022 | tir&#233; de R&#233;volution permanente&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.revolutionpermanente.fr/La-guerre-en-Ukraine-et-les-sanctions-accentuent-les-tendances-a-la-crise-de-l-economie-mondiale&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.revolutionpermanente.fr/La-guerre-en-Ukraine-et-les-sanctions-accentuent-les-tendances-a-la-crise-de-l-economie-mondiale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Krach historique de la Bourse de Moscou et hausse du prix des mati&#232;res premi&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
L'intensification de la guerre et l'invasion des troupes russes sur le sol ukrainien, jeudi 24 f&#233;vrier, a affol&#233; les march&#233;s mondiaux. En t&#233;moigne la chute impressionnante de pr&#232;s de 45% de l'indice de r&#233;f&#233;rence boursier russe Moex &#224; l'ouverture des march&#233;s jeudi dernier, avant une stabilisation autour des 25 % de baisse. La Banque de Moscou avait auparavant d&#251; interrompre ses &#233;changes apr&#232;s que le rouble soit tomb&#233; &#224; un niveau historiquement bas en comparaison du dollar. A l'&#233;chelle mondiale l'effondrement des principaux march&#233;s boursiers (Etats-Unis -3%, Europe -4%) est venu illustrer la forte inqui&#233;tude qui p&#232;se sur les secteurs financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; des mati&#232;res premi&#232;res est apparu sur ce terrain comme &#233;tant le barom&#232;tre le plus r&#233;v&#233;lateur de la crise qui traverse le vieux continent. Particuli&#232;rement dans l'&#233;nergie o&#249; le cours du baril de p&#233;trole a pass&#233; la barre des 100 dollars pour la premi&#232;re fois depuis 2014. Mais l'approvisionnement du gaz est davantage encore source de tracas. Sur le march&#233; n&#233;erlandais, r&#233;f&#233;rence continentale, le prix du m&#233;gawatheure a grimp&#233; de 40%, jusqu'&#224; 125 euros, dans la droite lign&#233;e d'un affolement des prix du secteur depuis la reprise &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; des c&#233;r&#233;ales, en hausse continue depuis plusieurs mois, a lui aussi &#233;t&#233; particuli&#232;rement stimul&#233; par la situation ukrainienne. Mercredi, le soja a &#233;t&#233; &#233;valu&#233; &#224; 648 dollars la tonne, tr&#232;s proche du record de 2012. Le cours du bl&#233; a lui &#233;t&#233; propuls&#233;, jeudi, &#224; un prix in&#233;dit de 344 euros la tonne sur le march&#233; europ&#233;en. A Chicago, le bosson de bl&#233; s'est n&#233;goci&#233; &#224; 9,4375 dollars, soit une hausse de 5,7%, le maximum autoris&#233; par le march&#233;. L'inqui&#233;tude est vive, alors que la Russie est devenue en 2018 le premier exportateur mondial de bl&#233;, que l'Ukraine suit en quatri&#232;me position. Ensemble, la Russie et l'Ukraine repr&#233;sentent 19% des exportations mondiales de c&#233;r&#233;ales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette f&#233;brilit&#233; a &#233;galement contamin&#233; le secteur des huiles, alors que l'Ukraine produit plus de la moiti&#233; de l'huile de tournesol au niveau mondial et que la hausse du prix du p&#233;trole, qui a entra&#238;n&#233; celle des hydrocarburants, a aussi jou&#233; son r&#244;le. Jeudi, le colza a atteint sur Euronext la valeur de 780 euros la tonne, soit quasiment son record de f&#233;vrier dernier. Enfin, la fili&#232;re des m&#233;taux n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; la fi&#232;vre g&#233;n&#233;rale, puisque l'aluminium a atteint un nouveau record historique, les investisseurs craignant une rupture d'approvisionnement alors que le groupe russe Rusal est le deuxi&#232;me producteur mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;action &#233;pidermique dans des fili&#232;res o&#249; nombre de mati&#232;res premi&#232;res &#233;taient d&#233;j&#224; en surchauffe qui montre le poids de la Russie et de l'Ukraine dans le jeu &#233;conomique mondial tant les puissances imp&#233;rialistes, notamment l'Allemagne, sont d&#233;pendants des ressources russes. A titre d'exemple, sur les six derni&#232;res ann&#233;es, la Russie a livr&#233; pr&#232;s de 40% du gaz consomm&#233;e par les pays de l'Union Europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'inflation galopante premi&#232;re cons&#233;quence de la guerre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'inflation mondiale &#233;tait d&#233;j&#224; pr&#233;sent&#233;e comme un indicateur inqui&#233;tant de l'&#233;conomie mondiale, la situation ouverte par la guerre en Ukraine a ouvert la voie &#224; un saut dans les dynamiques d&#233;j&#224; en cours. Les volatilit&#233;s boursi&#232;res actuelles illustrent l'incertitude provoqu&#233;e par la situation ukrainienne. Elles sont probablement les signes avant-coureurs de tendances g&#233;n&#233;rales &#224; la crise dans le monde, dont l'amplitude d&#233;pendra des suites du conflits et sont encore impossibles &#224; mesurer et &#224; pr&#233;voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut d&#233;j&#224; pr&#233;sumer que les objectifs de croissance du FMI, d&#233;j&#224; revus &#224; la baisse en janvier dernier suite &#224; l'irruption du variant Omicron, sont d'ores et d&#233;j&#224; tr&#232;s compromis. Victor Beker, directeur de la CENE, juge ainsi que &#171; l'estimation du FMI d'une augmentation du PIB mondial de 4,4% d'ici 2022 devrait &#234;tre r&#233;examin&#233;e. L'ampleur de l'examen d&#233;pendra de l'intensit&#233; et de la dur&#233;e du conflit. Les pires perspectives sont, bien s&#251;r, pour le continent europ&#233;en &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me veine, G&#233;d&#233;on Rachmann explique dans le Financial Times craindre qu'&#171; une rupture &#233;conomique entre la Russie et l'Occident [n'ait] &#233;galement de graves cons&#233;quences pour l'Europe et les Etats-Unis. Avant m&#234;me que ce conflit n'&#233;clate, les prix de l'&#233;nergie montaient en fl&#232;che. Si la Russie coupe l'approvisionnement en gaz de l'Europe (sic), les consommateurs et l'industrie en souffriront durement. Les effets directs se feront le plus sentir dans les pays les plus d&#233;pendants du gaz russe, en particulier l'Allemagne et l'Italie. Mais l'ensemble du monde occidental pourrait basculer dans la r&#233;cession et l'inflation. Et les dirigeants politiques occidentaux sont beaucoup plus vuln&#233;rables &#224; l'opinion publique que Poutine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une &#233;tude publi&#233;e avant le d&#233;clenchement du conflit, le National Institute for Economic and Social Research (NIESR) estime que &#171; Les implications g&#233;n&#233;rales... rappellent quelque peu la crise &#233;nerg&#233;tique des ann&#233;es 1970 &#187;. Et de souligner que &#171; Les hausses de prix et une offre r&#233;duite avaient alors gravement perturb&#233; l'activit&#233; &#233;conomique mondiale et entra&#238;n&#233; une acc&#233;l&#233;ration de l'inflation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure il semble difficile de se faire un jugement d&#233;finitif sur la question tant l'impact &#233;conomique d&#233;pendra de la dur&#233;e du conflit en Ukraine. La s&#233;v&#233;rit&#233; des sanctions impos&#233;es par Washington et Bruxelles dans le temps sera &#233;galement d&#233;cisive pour l'ampleur des r&#233;percussions du conflit sur les autres &#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une situation aggrav&#233;e par les sanctions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce terrain, la guerre &#233;conomique de l'OTAN contre la Russie s'est intensifi&#233;e ces derniers jours. Les dirigeants de l'Union europ&#233;enne r&#233;unis en sommet, jeudi soir, ont durci les sanctions contre la Russie. &#171; Les dirigeants russes devront faire face &#224; un isolement sans pr&#233;c&#233;dent &#187; a lanc&#233; la pr&#233;sidente de la Commission Ursula von der Leyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi, le d&#233;partement du Tr&#233;sor, suivi par l'UE, a ainsi annonc&#233; immobiliser les actifs de la Banque centrale russe d&#233;tenus aux Etats-Unis et imposer des sanctions au Fonds d'investissement direct russe, un fond souverain dirig&#233; par un proche alli&#233; de Poutine. Ces nouvelles mesures visant &#224; limiter la capacit&#233; de la Russie &#224; utiliser ses fonds internationaux pour limiter l'impact des sanctions adopt&#233;es par les Etats-Unis et ses alli&#233;s de l'OTAN marquent un nouveau saut dans l'offensive contre la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre mesure d'importance, le blocage du syst&#232;me interbancaire SWIFT pour les banques russes, qui jusqu'alors avait constitu&#233; un point d'accrochage entre les Etats-Unis et l'Europe (notamment l'Allemagne) a finalement &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;. Ici aussi, la capacit&#233; des banques russes &#224; mener des affaires internationales devrait &#234;tre s&#233;rieusement entam&#233;e, puisqu'il faudra compter sur des accords bilat&#233;raux avec des banques &#171; alli&#233;es &#187; ou sur de vieilles technologies comme les fax.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoutent des sanctions &#224; &#171; combustion lente &#187; -selon le mot de Michael Roberts. Les Etats-Unis et l'UE veulent couper l'approvisionnement de la Russie en puces et se semi-conducteurs. L'objectif est de faire stopper les importations essentielles &#224; la Russie dans son avancement militaire mais aussi &#171; de d&#233;grader ses capacit&#233;s industrielles sur des ann&#233;es &#187; explique le pr&#233;sident am&#233;ricain, Joe Biden.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel impact sur l'&#233;conomie russe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;conomie nationale russe ne fait pas partie de nos premi&#232;res pr&#233;occupations, car le terme fait en r&#233;alit&#233; r&#233;f&#233;rence aux profits des oligarques russes, l'impact de cette crise se fera essentiellement sentir sur le monde du travail, mais aussi les petits patrons qui p&#226;tiront de la pression du grand patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles mesures de sanctions viennent s'ajouter &#224; une s&#233;rie d'interdictions d'exportations et de commerce, &#224; la suspension des transactions avec certaines banques, et au ciblage de Vladimir Poutine et des oligarques qui gravitent autour de lui et dont les avoirs &#224; l'&#233;tranger sont syst&#233;matiquement gel&#233;s. Elles toucheront durement l'&#233;conomie Russe qui a cependant cherch&#233; &#224; r&#233;duire cet impact suivant plusieurs modalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le note Le Monde &#171; Depuis le d&#233;but du conflit dans l'est de l'Ukraine, en 2014, et les premi&#232;res sanctions occidentales, la Russie a patiemment renforc&#233; sa capacit&#233; de r&#233;sistance &#233;conomique. Les r&#233;serves de sa banque centrale, qui s'&#233;taient effondr&#233;es de 500 milliards de dollars (444 milliards d'euros) en 2014 &#224; 350 milliards de dollars en 2015, sont remont&#233;es &#224; 630 milliards de dollars &#187;. Dans le m&#234;me sens, la Russie va chercher &#224; approfondir ses liens &#233;conomiques avec la Chine au travers notamment des contrats d'hydrocarbures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, parce que l'Europe est trop d&#233;pendante de la Russie pour lui couper une source importante de revenus, le d&#233;partement du Tr&#233;sor a annonc&#233; une d&#233;rogation pour garantir la poursuite des transactions li&#233;es aux exportations &#233;nerg&#233;tiques de la Russie et d&#233;livr&#233; &#171; une licence g&#233;n&#233;rale &#187; pour autoriser certaines transactions li&#233;es &#224; l'&#233;nergie avec la Banque centrale russe. &#171; Cette d&#233;rogation signifie &#187; selon le New York Times &#171; que les paiements &#233;nerg&#233;tiques continueront &#224; circuler, ce qui att&#233;nue les risques pour les march&#233;s &#233;nerg&#233;tiques mondiaux et pour l'Europe, qui est fortement tributaire des exportations russes de p&#233;trole et de gaz. Les responsables am&#233;ricains ont d&#233;clar&#233; qu'ils souhaitaient que les prix de l'&#233;nergie restent stables et qu'ils ne voulaient pas d'une flamb&#233;e des prix au profit de M. Poutine. Ils ont toutefois indiqu&#233; qu'ils envisageaient des mesures qui emp&#234;cheraient la Russie d'acqu&#233;rir les technologies dont elle a besoin pour &#234;tre un leader de la production &#233;nerg&#233;tique &#224; long terme. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'annonce du gel des avoirs de la banque centrale russe pourrait d&#233;s&#233;quilibrer l'ensemble du march&#233; mondial. Si la mesure s'av&#233;rait efficace, cela signifie que les r&#233;serves de change russes en dollars ne pourraient pas &#234;tre utilis&#233;es du tout pour soutenir le rouble sur les march&#233;s internationaux. Steven Hamilton, professeur &#224; l'universit&#233; am&#233;ricaine George-Washington et ancien du Tr&#233;sor australien, cit&#233; par Le Monde explique &#224; ce sujet : &#171; Immobiliser la banque centrale d'un pays majeur est compl&#232;tement fou, et sans pr&#233;c&#233;dent. &#187; Jusqu'alors une telle mesure n'avait jamais &#233;t&#233; mise en place pour un pays du G20 et seuls des pays qui ne peuvent &#234;tre compar&#233;s sur le terrain &#233;conomique comme le Venezuela, la Cor&#233;e du Nord et l'Iran avaient subi ce sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel impact sur les classes populaires ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et une fois de plus ce sont bien les classes populaires russes qui par effet ricochet souffriront le plus des sanctions occidentales. Derri&#232;re les oligarques qui, bien que relativement amoindris, sauront sauver leurs milliards, c'est la population russe qui paiera le prix fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est ce ne sont pas les sanctions qui vont emp&#234;cher une quelconque guerre ou escalade, dont l'OTAN elle-m&#234;me est responsable en derni&#232;re instance. En effet, bien que plac&#233; depuis 2014 sous le couperet de mesures restrictives de la part des puissances occidentales, Poutine n'a pas &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233; le moins du monde de poursuivre et intensifier l'offensive en Ukraine. Le seul r&#233;sultat concret de cette politique : le pouvoir d'achat de la classe ouvri&#232;re russe, en recul de pr&#232;s de 10% depuis une d&#233;cennie. Aux antipodes du discours officiel qui cherche &#224; faire passer ces mesures iniques pour un combat l&#233;gitime contre la barbarie -r&#233;elle- de l'invasion russe, ces sanctions visent en premi&#232;re instance &#224; d&#233;fendre l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain et ses alli&#233;s de l'OTAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, les sanctions de l'OTAN pourraient acc&#233;l&#233;rer les tendances &#224; la crise de l'&#233;conomie mondiale. Si pour l'instant aucune certitude ne s'impose, la situation doit &#234;tre suivie avec la plus grande attention, car ces nouvelles difficult&#233;s entra&#238;neraient de nouvelles attaques contre la classe ouvri&#232;re &#224; l'international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, nous appelons &#224; affronter la possibilit&#233; de cette guerre r&#233;actionnaire &#224; travers la mobilisation pour le retrait imm&#233;diat des troupes russes hors de l'Ukraine, mais aussi contre l'OTAN et les sanctions impos&#233;es par les puissances imp&#233;rialistes. L'Ukraine est une monnaie d'&#233;change dans ce jeu, ce sont les masses exploit&#233;es du monde entier qui pourraient en payer le prix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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