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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Crise alimentaire : un dossier</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Changements climatiques</dc:subject>
		<dc:subject>Alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-08-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise alimentaire qui est apparue tout au long des ann&#233;es 2007 et 2008, avec une forte augmentation du prix des aliments de base, met en &#233;vidence la vuln&#233;rabilit&#233; extr&#234;me du mod&#232;le agricole et alimentaire actuel. &lt;br class='autobr' /&gt;
article et photo tir&#233; de NPA 29 http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-esther-vivas/ &lt;br class='autobr' /&gt; Selon la FAO, cette crise alimentaire a r&#233;duit &#224; la famine 925 millions de personnes. Comme l'a not&#233; son directeur g&#233;n&#233;ral, Jacques Diouf, &#171; avant l'augmentation des prix des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Le-Monde-" rel="directory"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Changements-climatiques-+" rel="tag"&gt;Changements climatiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Alimentation-942-+" rel="tag"&gt;Alimentation&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH85/arton39771-3a414.jpg?1781403686' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise alimentaire qui est apparue tout au long des ann&#233;es 2007 et 2008, avec une forte augmentation du prix des aliments de base, met en &#233;vidence la vuln&#233;rabilit&#233; extr&#234;me du mod&#232;le agricole et alimentaire actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;article et photo tir&#233; de NPA 29&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-esther-vivas/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-esther-vivas/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon la FAO, cette crise alimentaire a r&#233;duit &#224; la famine 925 millions de personnes. Comme l'a not&#233; son directeur g&#233;n&#233;ral, Jacques Diouf, &#171; avant l'augmentation des prix des aliments en 2007, le nombre de personnes sous-aliment&#233;es &#233;tait de 850 millions. Seulement au cours de cette ann&#233;e il s'est accru de 75 millions pour atteindre 925 millions &#187; [2].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un chiffre qui atteindra 1,2 milliard d'affam&#233;s en 2017, selon le D&#233;partement de l'agriculture &#233;tats-unien [3]. Mais en r&#233;alit&#233; la crise alimentaire actuelle a d&#233;j&#224; une incidence directe ou indirecte sur la moiti&#233; de la population mondiale, c'est &#224; dire plus de 3 milliards de personnes [4].&lt;br class='autobr' /&gt;
Car le prix des denr&#233;es alimentaires n'a pas cess&#233; de grimper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'indice des prix des denr&#233;es alimentaires de la FAO, ces derniers ont augment&#233; de 12 % entre 2005 et 2006, de 24 % en 2007 et de pr&#232;s de 50 % entre janvier et juillet 2008. Les donn&#233;es de la Banque mondiale confirment cette hausse : au cours des ann&#233;es 2006-2008 le prix des produits alimentaires s'est accru de 83 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les c&#233;r&#233;ales et les autres aliments de base, qui constituent la nourriture de larges secteurs de la population, en particulier dans les pays du Sud (bl&#233;, soja, huiles v&#233;g&#233;tales, riz&#8230;), ont subi les augmentations les plus importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le co&#251;t du bl&#233; s'est accru de 130 %, celui du soja de 87 %, du riz de 74 % et du ma&#239;s de 31 % [5]. Malgr&#233; les pr&#233;visions favorables de la production des c&#233;r&#233;ales, la FAO estime que les prix resteront &#233;lev&#233;s au cours des ann&#233;es &#224; venir et qu'en cons&#233;quence la majorit&#233; des pays pauvres continueront &#224; souffrir des effets de la crise alimentaire [6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de ces donn&#233;es, il n'est pas surprenant qu'une vague d'&#233;meutes de la faim ait travers&#233; le Sud, car ce sont pr&#233;cis&#233;ment les produits dont les pauvres se nourrissent qui ont connu la hausse la plus importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Ha&#239;ti, au Pakistan, au Mozambique, en Bolivie, au Mexique, au Maroc, au S&#233;n&#233;gal, en Ouzb&#233;kistan, au Bangladesh, au Niger&#8230; les gens sont descendus dans les rues pour crier &#171; Assez ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines de ces r&#233;voltes ont provoqu&#233; des dizaines de morts et de bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles ne sont pas sans rappeler celles qui ont eu lieu dans les ann&#233;es 1980 et 1990 dans la Sud contre les politiques d'ajustement structurel impos&#233;es par la Banque mondiale et le Fonds mon&#233;taire international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fois de plus, la cause en est l'augmentation du prix des denr&#233;es alimentaires, du transport, des services publics&#8230; qui a aggrav&#233; les conditions de vie de la majorit&#233; de la population de ces pays et entrav&#233; leur lutte quotidienne pour la survie. L'histoire se r&#233;p&#232;te et les politiques n&#233;olib&#233;rales laissent derri&#232;re elles des millions d'affam&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me aujourd'hui ce n'est pas le manque de nourriture, mais l'impossibilit&#233; de l'obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, la production mondiale de c&#233;r&#233;ales a tripl&#233; depuis les ann&#233;es 1960, alors que la popu-lation mondiale a seulement doubl&#233; [7]. Jamais dans l'histoire autant d'aliments n'avaient &#233;t&#233; produits. Mais pour les millions de personnes qui, dans les pays du Sud, d&#233;pensent entre 50 % et 60 % de leur revenu (et m&#234;me 80 % dans les pays les plus pauvres, alors que dans les pays du Nord on estime ces d&#233;penses entre 10 % et 20 %) pour acheter la nourriture, la hausse du prix des denr&#233;es alimentaire les a rendus inaccessibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esther Vivas, journaliste et sociologue, membre de la direction de Izquierda Anticapitalista (Gauche anticapitaliste, &#201;tat espagnol) est militante de la IVe Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.preavis.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.preavis.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Crise alimentaire : Les causes conjoncturelles</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Crise-alimentaire-Les-causes-conjoncturelles</link>
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		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Changements climatiques</dc:subject>
		<dc:subject>Alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-08-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La s&#233;cheresse et d'autres ph&#233;nom&#232;nes m&#233;t&#233;orologiques, li&#233;s au changement climatique, ont touch&#233; les pays producteurs comme la Chine, le Bangladesh, l'Australie&#8230; Ils ont affect&#233; les r&#233;coltes et continuent d'avoir un impact sur la production alimentaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
photo et article tir&#233; de NPA 29 http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-4-esther-vivas/ &lt;br class='autobr' /&gt; L'augmentation de la consommation de la viande, notamment en Am&#233;rique latine et en Asie, en raison d'une modification des habitudes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Alimentation-942-+" rel="tag"&gt;Alimentation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-08-30-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-08-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton39772-2bffa.jpg?1781403686' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La s&#233;cheresse et d'autres ph&#233;nom&#232;nes m&#233;t&#233;orologiques, li&#233;s au changement climatique, ont touch&#233; les pays producteurs comme la Chine, le Bangladesh, l'Australie&#8230; Ils ont affect&#233; les r&#233;coltes et continuent d'avoir un impact sur la production alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;photo et article tir&#233; de NPA 29&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-4-esther-vivas/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-4-esther-vivas/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'augmentation de la consommation de la viande, notamment en Am&#233;rique latine et en Asie, en raison d'une modification des habitudes alimentaires (g&#233;n&#233;ralisation du mod&#232;le de consommation occidental) et du fait de la multiplication des installations pour engraisser le b&#233;tail ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les importations de c&#233;r&#233;ales par les pays qui avaient &#233;t&#233; jusque-l&#224; autosuffisants, comme l'Inde, le Vi&#234;t Nam ou la Chine, en raison de la r&#233;duction des terres agricoles ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction des r&#233;serves de c&#233;r&#233;ales dans les syst&#232;mes nationaux qui ont &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233;s &#224; la fin des ann&#233;es 1990 a contribu&#233; &#224; ce que ces pays d&#233;pendent d&#233;sormais enti&#232;rement des march&#233;s mondiaux, tr&#232;s volatiles [8].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces &#233;l&#233;ments expliquent en partie les causes de la crise alimentaire, mais il s'agit l&#224; d'arguments partiels, qui, de plus, ont &#233;t&#233; employ&#233;s pour d&#233;tourner l'attention des causes sous-jacentes [9].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; mon avis deux facteurs conjoncturels ont jou&#233; un r&#244;le d&#233;terminant dans le d&#233;clenchement de la hausse rapide des prix alimentaires : l'augmentation du prix du p&#233;trole, qui s'est r&#233;percut&#233;e directement et indirectement, et les investissements sp&#233;culatifs croissants dans les mati&#232;res premi&#232;res. Ces deux facteurs ont d&#233;s&#233;quilibr&#233; le syst&#232;me agro-alimentaire tr&#232;s fragile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Regardons le de mani&#232;re d&#233;taill&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation du prix du p&#233;trole, qui a doubl&#233; au cours des ann&#233;es 2007 et 2008, a provoqu&#233; une flamb&#233;e du prix des engrais et des transports. Elle a aussi eu pour cons&#233;quence des investissements accrus dans la production des combustibles alternatifs d'origine v&#233;g&#233;tale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements des &#201;tats-Unis, de l'Union europ&#233;enne, du Br&#233;sil et d'autres encore, ont subventionn&#233; la production des biocarburants en tant qu'alternative &#224; la p&#233;nurie du p&#233;trole et au r&#233;chauffement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette production de carburants &#171; verts &#187; entre en concurrence directe avec la production alimentaire. Pour ne prendre qu'un exemple, en 2007 aux &#201;tats-Unis 20 % de la r&#233;colte des c&#233;r&#233;ales a &#233;t&#233; employ&#233; pour produire de l'&#233;thanol et on estime qu'au cours de la prochaine d&#233;cennie ce taux atteindra 33 %. Imaginez cette situation dans les pays du Sud&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 2008, la FAO a reconnu qu'&#171; &#224; court terme, il est tr&#232;s probable que l'expansion rapide de carburants verts au niveau mondial aura des effets importants sur l'agriculture en Am&#233;rique latine &#187; [10]. Et le d&#233;tournement de 5 % de la production mondiale des c&#233;r&#233;ales s'est directement r&#233;percut&#233; sur l'augmentation de leurs prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure ou le ma&#239;s, le bl&#233;, le soja ou les betteraves ont &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;s pour la production des biocarburants, leur offre sur le march&#233; a &#233;t&#233; r&#233;duite et leurs prix ont augment&#233; en cons&#233;-quence. Selon diverses sources cet impact a &#233;t&#233; plus ou moins important, mais toujours d&#233;cisif : le D&#233;partement de l'agriculture des &#201;tats-Unis consid&#232;re que les biocarburants ont g&#233;n&#233;r&#233; un accroissement du prix des c&#233;r&#233;ales d'entre 5 % et 20 % ; l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) consid&#232;re que ce chiffre atteindrait les 30 % alors qu'une fuite d'un rapport de la Banque mondiale affirme que la production des biocarburants provoquera une augmentation de 75 % du prix des c&#233;r&#233;ales [11].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre cause conjoncturelle &#224; prendre en compte en tant que g&#233;n&#233;rateur de cette hausse des prix a &#233;t&#233; les investissements sp&#233;culatifs croissants dans les mati&#232;res premi&#232;res, apr&#232;s les krach des march&#233;s de la &#171; nouvelle &#233;conomie &#187; (ou dot.com) et de l'immobilier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'effondrement du march&#233; des cr&#233;dits hypoth&#233;caires &#224; risque (&#171; subprimes &#187;) aux &#201;tats-Unis, les investisseurs institutionnels (banques, compagnies d'assurances, fonds de placement, etc.) et d'autres ont cherch&#233; des investissements plus s&#251;rs et de plus grande rentabilit&#233; pour placer leurs capitaux. Dans la mesure o&#249; les prix alimentaires montaient, ils les ont orient&#233;s vers les march&#233;s alimentaires &#224; terme, poussant leurs prix vers le haut et aggravant encore l'inflation de ce secteur [12].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui on estime qu'une part significative des investissements financiers dans le secteur agricole est de nature sp&#233;culative. Selon les chiffres les plus conservateurs, il s'agirait de 55 % du total de ces investissements, un volume qui augmente &#224; mesure que la lib&#233;ralisation de la production agricole s'accro&#238;t. Notons aussi une &#233;tude de Lehman Brothers de 2008, qui indique que depuis 2003 l'indice de la sp&#233;culation sur les mati&#232;res premi&#232;res (qui int&#232;gre pour 30 % les produits agricoles) a augment&#233; de 1900 % [13].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esther Vivas, journaliste et sociologue, membre de la direction de Izquierda Anticapitalista (Gauche anticapitaliste, &#201;tat espagnol), est militante de la IVe Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.preavis.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.preavis.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Crise alimentaire : Les causes structurelles</title>
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		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Changements climatiques</dc:subject>
		<dc:subject>Alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-08-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'application aveugle de la politique n&#233;olib&#233;rale au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es &#224; l'&#233;chelle mondiale (la lib&#233;ralisation du commerce &#224; tout prix, le paiement de la dette ext&#233;rieure des pays du Sud, la privatisation des services et des biens publics&#8230;) ainsi qu'un mod&#232;le de l'agriculture et de l'alimentation au service de la logique capitaliste sont principalement responsables de cette situation. &lt;br class='autobr' /&gt;
article tir&#233; de NPA 29 http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-3-esther-vivas/ (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton39773-0ebe2.png?1781403686' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'application aveugle de la politique n&#233;olib&#233;rale au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es &#224; l'&#233;chelle mondiale (la lib&#233;ralisation du commerce &#224; tout prix, le paiement de la dette ext&#233;rieure des pays du Sud, la privatisation des services et des biens publics&#8230;) ainsi qu'un mod&#232;le de l'agriculture et de l'alimentation au service de la logique capitaliste sont principalement responsables de cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;article tir&#233; de NPA 29&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-3-esther-vivas/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-3-esther-vivas/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En fait, nous sommes confront&#233;s &#224; un probl&#232;me syst&#233;mique plus profond avec un mod&#232;le alimentaire mondial extr&#234;mement vuln&#233;rable devant les crises &#233;conomiques, &#233;cologiques et sociales. Comme le signale Eric Holt-Gim&#233;nez [14], les politiques de &#171; d&#233;veloppement &#187; &#233;conomique impuls&#233;es par les pays du Nord depuis les ann&#233;es 1960 (la r&#233;volution verte, les programmes d'ajustement structurel, les trait&#233;s r&#233;gionaux de libre-&#233;change, l'Organisation mondiale du commerce et les subventions agricoles dans le Nord) ont conduit &#224; la destruction syst&#233;matique des syst&#232;mes alimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les ann&#233;es 1960 et les ann&#233;es 1990 nous avons assist&#233; &#224; ladite &#171; r&#233;volution verte &#187;, promue par divers centres de recherche agricole et les institutions internationales avec l'objectif &#171; th&#233;orique &#187; de moderniser l'agriculture dans les pays non industrialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers r&#233;sultats au Mexique et, plus tard, dans le sud et le sud-est asiatique, ont &#233;t&#233; spectaculaires du point de vue de la production par hectare, mais cette augmentation du rendement de la terre n'a pas eu d'impact direct sur la diminution de la faim dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la production agricole mondiale augmentait de 11 %, le nombre d'affam&#233;s augmentait &#233;galement de 11 %, passant de 536 millions &#224; 597 millions [15].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le signalent Rosset, Collins et Moore Lapp&#233; [16], &#171; l'augmentation de la production, coeur de la r&#233;volution verte, ne suffit pas &#224; soulager la famine car elle ne modifie pas le mod&#232;le de concentration du pouvoir &#233;conomique, de l'acc&#232;s &#224; la terre ou du pouvoir d'achat. [...] Le nombre de personnes qui souffrent de la faim peut &#234;tre r&#233;duit seulement par la redistribution du pouvoir d'achat et des ressources au profit de ceux qui souffrent de la malnutrition. [...] 'Si les pauvres n'ont pas l'argent n&#233;cessaire pour l'achat de la nourriture, l'augmentation de la production ne leur sert &#224; rien. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution verte a eu des cons&#233;quences collat&#233;rales n&#233;fastes pour un grand nombre de paysans pauvres et moyens et pour la s&#233;curit&#233; alimentaire &#224; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, ce processus a renforc&#233; la domination des corporations de l'agrobusiness sur toute la cha&#238;ne de la production, a provoqu&#233; la perte de 90 % de la biodiversit&#233; et de la diversit&#233; agricole, a r&#233;duit massivement les nappes phr&#233;atiques, a accru la salinit&#233; et l'&#233;rosion des sols, a d&#233;plac&#233; des millions d'agriculteurs de la campagne vers les bidonvilles, a d&#233;mantel&#233; les syst&#232;me agricoles traditionnels garants de la s&#233;curit&#233; alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long des ann&#233;es 1980 et 1990, l'application syst&#233;matiques des Programmes d'ajustement structurel [17] a encore aggrav&#233; les conditions de vie d&#233;j&#224; difficiles de la majorit&#233; de la population des pays du Sud. Le but principal des PAS &#233;tait d'assujettir l'&#233;conomie de ces pays au payement de la dette en y appliquant la maxime &#171; exporter plus et gagner moins &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures impos&#233;es par les PAS visaient &#224; forcer les gouvernements du Sud :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A supprimer les subventions aux produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;e, tels le pain, le riz, le lait, le sucre&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
A imposer une r&#233;duction draconienne des d&#233;penses publiques (&#233;ducation, sant&#233;, logement, infrastructures&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
De les contraindre &#224; d&#233;valuer leur monnaie, avec l'objectif avou&#233; de baisser le prix des produits export&#233;s, mais qui conduisait &#233;galement &#224; r&#233;duire le pouvoir d'achat des populations ;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'augmenter les taux d'int&#233;r&#234;t pour attirer les capitaux &#233;trangers par une r&#233;mun&#233;ration forte, cr&#233;ant une spirale sp&#233;culative&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agissait donc d'une s&#233;rie de mesures qui ont plong&#233; dans la mis&#232;re les peuples de ces pays [18].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau commercial, les PAS ont promu les exportations en vue d'obtenir davantage de devises, en augmentant les monocultures exportatrices et en r&#233;duisant l'agriculture destin&#233;e &#224; l'alimentation locale avec l'impact cons&#233;cutif sur la s&#233;curit&#233; alimentaire et la d&#233;pendance envers les march&#233;s internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les barri&#232;res douani&#232;res ont &#233;t&#233; supprim&#233;es, facilitant la p&#233;n&#233;tration des produits agricoles &#233;tats-uniens et europ&#233;ens hautement subventionn&#233;s et vendus en dessous de leur co&#251;t de production, &#224; un prix inf&#233;rieur &#224; celui des produits locaux, ce qui &#224; men&#233; &#224; la faillite la production de l'agriculture locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re les &#233;conomies de ces pays se sont ouvertes aux investissements, aux produits et aux services des multinationales. Les privatisations massives des entreprises publiques, vendues souvent &#224; des prix sous-estim&#233;s et dont les multinationales ont surtout b&#233;n&#233;fici&#233;, ont &#233;t&#233; une pratique g&#233;n&#233;ralis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces politiques ont eu un impact direct sur la production agricole locale et la s&#233;curit&#233; alimentaire, en soumettant ces pays au march&#233; mondial, aux int&#233;r&#234;ts des corporations transnationales et des institutions internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Organisation mondiale du commerce (OMC), &#233;tablie en 1995, a consolid&#233; les politiques d'ajustement structurel &#224; travers les trait&#233;s internationaux, en leur soumettant les l&#233;gislations nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accords commerciaux administr&#233;s par l'OMC, tel l'Accord g&#233;n&#233;ral sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) et l'Accord sur les aspects des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) ont encore renforc&#233; le contr&#244;le du Nord sur les &#233;conomies du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMC a forc&#233; les pays en d&#233;veloppement &#224; supprimer leurs protections douani&#232;res, &#224; &#233;liminer la protection accord&#233;e aux petits producteurs locaux et les subventions qui leur &#233;taient accord&#233;es et d'ouvrir de cette mani&#232;re leurs fronti&#232;res aux produits des corporations transnationales alors qu'en m&#234;me temps les march&#233;s du Nord restaient fortement prot&#233;g&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me veine, les trait&#233;s r&#233;gionaux tels, entre autres, l'Accord de libre-&#233;change de l'Am&#233;rique du Nord (AL&#201;NA, entre les &#201;tats-Unis, le Canada et le Mexique) et l'Accord de libre-&#233;change entre l'Am&#233;rique centrale, la R&#233;publique dominicaine et les &#201;tats-Unis (CAFTA) ont approfondi la lib&#233;ralisation du commerce, mettant en faillite les agriculteurs du Sud et les rendant d&#233;pendants de l'importation des produits alimentaires du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les subventions agricoles &#233;tats-uniennes et europ&#233;ennes, dirig&#233;es principalement vers l'industrie agro-alimentaire, contournent les petits producteurs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soutien &#224; l'agro-industrie &#233;quivaut &#224; un quart de la valeur de la production agricole aux &#201;tats-Unis et &#224; 40 % dans l'Union europ&#233;enne [19]. Dans l'&#201;tat espagnol les principaux b&#233;n&#233;ficiaires des aides de la politique agricole commune sont les exploitations les plus grandes : sept producteurs, parmi lesquels la duchesse d'Alba, 3,2 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus grands agriculteurs espagnols re&#231;oivent 40 % des aides directes [20], alors que les exploitations familiales, qui assurent l'existence des zones rurales en Europe et celle des millions de paysans dans le Sud, ne peuvent pratiquement pas compter sur les aides et souffrent de la concurrence d&#233;loyale des produits fortement subventionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esther Vivas, journaliste et sociologue, membre de la direction de Izquierda Anticapitalista (Gauche anticapitaliste, &#201;tat espagnol), est militante de la IVe Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.preavis.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.preavis.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Crise alimentaire : Impacts sur le Nord</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Crise-alimentaire-Impacts-sur-le-Nord</link>
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		<dc:date>2019-08-13T07:35:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Changements climatiques</dc:subject>
		<dc:subject>Alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-08-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ainsi dans l'&#201;tat espagnol, au cours de l'ann&#233;e 2008, les agriculteurs, les p&#234;cheurs, les camionneurs, les &#233;leveurs sont descendus dans la rue contre l'augmentation du co&#251;t du carburant, celle des mati&#232;res premi&#232;res et pour demander une r&#233;mun&#233;ration juste de leur travail, alors que les prix alimentaires ne cessent de cro&#238;tre. &lt;br class='autobr' /&gt;
article et photo tir&#233; de NPA 29 http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-2-esther-vivas/ &lt;br class='autobr' /&gt; En janvier 2008, des milliers d'&#233;leveurs ont d&#233;fil&#233; &#224; Madrid &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Le-Monde-" rel="directory"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Alimentation-942-+" rel="tag"&gt;Alimentation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-08-30-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-08-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH106/arton39774-027d9.jpg?1781403686' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ainsi dans l'&#201;tat espagnol, au cours de l'ann&#233;e 2008, les agriculteurs, les p&#234;cheurs, les camionneurs, les &#233;leveurs sont descendus dans la rue contre l'augmentation du co&#251;t du carburant, celle des mati&#232;res premi&#232;res et pour demander une r&#233;mun&#233;ration juste de leur travail, alors que les prix alimentaires ne cessent de cro&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;article et photo tir&#233; de NPA 29&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-2-esther-vivas/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-2-esther-vivas/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En janvier 2008, des milliers d'&#233;leveurs ont d&#233;fil&#233; &#224; Madrid &#224; l'appel de la Coordination des organisations des agriculteurs et &#233;leveurs (COAG), exigeant des solutions concr&#232;tes pour r&#233;soudre la crise que le secteur traverse. La COAG a soulign&#233; que le principal probl&#232;me r&#233;sidait dans la hausse du prix des aliments, pendant que la tendance des prix d'achat aux producteurs &#233;tait &#224; la baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation qui menace la viabilit&#233; de 400 000 fermes petites et moyennes du fait de l'impossibilit&#233; de transf&#233;rer l'augmentation de leurs co&#251;ts de production sur leurs prix de vente. Au d&#233;but de mai 2008, une dizaine de milliers d'agriculteurs et &#233;leveurs ont manifest&#233; &#224; Madrid pour exiger du gouvernement une nouvelle loi sur les marges commerciales, qui limiterait la diff&#233;rence entre le prix pay&#233; au producteur et celui pay&#233; par le consommateur, car on note actuellement entre les deux un accroissement moyen de 400 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La grande distribution r&#233;alise ainsi des superprofits au d&#233;triment des producteurs et des consommateurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin mai 2008 plusieurs milliers de p&#234;cheurs se sont rassembl&#233;s devant le si&#232;ge du Minist&#232;re de l'environnement et des collectivit&#233;s rurales et marines, &#224; Madrid, pour protester contre la hausse continue du prix des carburants et l'absence de subventions (le p&#233;trole a augment&#233; de 320 % en cinq ans, alors que le prix de vente des poissons est stable depuis vingt ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la manifestation les p&#234;cheurs ont distribu&#233; vingt tonnes de poisson frais. La situation actuelle du secteur rend la p&#234;che quasiment intenable. Les transporteurs se sont joints &#233;galement aux protestations, bloquant les autoroutes et les routes, en raison de la hausse du prix du di&#233;sel, qui atteint d&#233;j&#224; 50 % de leurs co&#251;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et on pourrait poursuivre de tels exemples.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es les prix des produits qui sont &#224; la base de notre alimentation n'ont pas cess&#233; de grimper. Ainsi, selon les donn&#233;es publi&#233;es par le Minist&#232;re espagnol de l'industrie, du tourisme et du commerce, au cours de l'ann&#233;e 2007 le prix du lait s'est accru de pr&#232;s de 26 %, celui des oignons de 20 %, celui de l'huile de tournesol de 34 %, celui de la viande de volaille de 16 %&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en va ainsi de la majorit&#233; des produits alimentaires, alors que l'indice officiel des prix &#224; la consommation n'a grimp&#233; que de 4,1 % au cours de la m&#234;me ann&#233;e. Il est &#233;vident que les effets de la crise alimentaire sont difficilement comparables au Nord et au Sud de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Nord les achats de nourriture ne concernent qu'entre 10 % et 20 % des revenus alors que cette proportion atteint dans les pays du Sud 50 % &#224; 60 %, voire m&#234;me jusqu'&#224; 80 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en reste pas moins tr&#232;s important d'identifier l'impact de cette augmentation des prix, y compris dans le Nord, alors que les profits des multinationales continuent &#224; augmenter et que les gouvernements plaident en faveur d'une lib&#233;ralisation &#233;conomique encore plus grande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation de la paysannerie s'aggrave chaque jour.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es, dans l'&#201;tat espagnol on a assist&#233; &#224; la disparition de pr&#232;s de dix exploitations agricoles par jour. La population paysanne s'est r&#233;duite de 5,6 % et elle est compos&#233;e en majorit&#233; de personnes &#226;g&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En extrapolant ces chiffres, la Fundaci&#243; Terra a estim&#233; que l'&#201;tat espagnol sera amen&#233; &#224; importer 80 % des aliments n&#233;cessaires pour nourrir sa population dans quinze ans [28]. Le revenu agricole n'a pas cess&#233; de diminuer, atteignant aujourd'hui 65 % du niveau du revenu moyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'a rien de surprenant lorsque, par exemple, en 2005 l'indice des prix &#224; la consommation a augment&#233; de 4,2 % alors que les prix de vente des produits agricoles ont diminu&#233;, une tendance qui se r&#233;p&#232;te d'ann&#233;e en ann&#233;e. Le prix agricole peut &#234;tre multipli&#233; par onze avant d'&#234;tre achet&#233; par le consommateur et on estime que plus de 60 % du b&#233;n&#233;fice r&#233;alis&#233; se concentre dans l'ultime maillon de la cha&#238;ne : le supermarch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esther Vivas, journaliste et sociologue, membre de la direction de Izquierda Anticapitalista (Gauche anticapitaliste, &#201;tat espagnol), est militante de la IVe Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.preavis.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.preavis.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Crise alimentaire Agriculture industrielle et changement climatique</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Crise-alimentaire-Agriculture-industrielle-et-changement-climatique</link>
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		<dc:date>2019-08-13T07:34:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Changements climatiques</dc:subject>
		<dc:subject>Alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-08-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le mod&#232;le actuel industrialis&#233; de production agricole et d'&#233;levage contribue &#224; l'approfondissement de la crise &#233;cologique mondiale et a un impact direct sur la gen&#232;se du changement climatique. &lt;br class='autobr' /&gt;
article tir&#233; de NPA 29 http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-5-esther-vivas/ &lt;br class='autobr' /&gt; Comme le signale le rapport Stern [36], l'agriculture industrialis&#233;e est une source majeure de production de gaz &#224; effet de serre, d&#233;passant m&#234;me les secteurs de l'&#233;nergie et des transports. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'on prend (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-08-30-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-08-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton39775-d6f56.jpg?1781403687' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le mod&#232;le actuel industrialis&#233; de production agricole et d'&#233;levage contribue &#224; l'approfondissement de la crise &#233;cologique mondiale et a un impact direct sur la gen&#232;se du changement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;article tir&#233; de NPA 29&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-5-esther-vivas/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://npa29.unblog.fr/2019/07/27/crise-alimentaire-5-esther-vivas/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme le signale le rapport Stern [36], l'agriculture industrialis&#233;e est une source majeure de production de gaz &#224; effet de serre, d&#233;passant m&#234;me les secteurs de l'&#233;nergie et des transports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on prend en compte l'impact de la d&#233;forestation (qui g&#233;n&#232;re 18 % des gaz &#224; effet de serre) et l'impact du mod&#232;le actuel de l'agriculture et de l'&#233;levage (qui produit 14 % de ces gaz), les deux ensemble sont responsables de 32 % des gaz &#224; effet de serre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un chiffre qui peut &#234;tre attribu&#233; au mod&#232;le de l'agriculture intensive et industrielle, responsable en premier lieu du changement climatique mondial, bien devant le secteur de l'&#233;nergie (24 %) et celui des transports (14 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces donn&#233;es mettent en &#233;vidence le fort impact du mod&#232;le agricole actuel dans la destruction de l'environnement et sa contribution &#224; la crise &#233;cologique. Nous ne pouvons oublier les &#233;l&#233;ments caract&#233;ristiques de ce syst&#232;me de production alimentaire : intensif, industriel, &#233;loign&#233; des consommateurs, d&#233;pendant du p&#233;trole&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regardons le plus en d&#233;tail :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intensif, il r&#233;alise une surexploitation des sols et des ressources naturelles qui finit par engendrer les gaz &#224; effet de serre par les for&#234;ts, les champs de culture et les p&#226;turages. En opposant la productivit&#233; &#224; la protection de l'environnement et la r&#233;g&#233;n&#233;ration de la terre, il rompt l'&#233;quilibre permettant aux sols de contribuer &#224; la stabilit&#233; climatique en capturant et stockant le carbone. Ainsi l'activit&#233; agricole intensive finit par g&#233;n&#233;rer elle m&#234;me du CO2 [37].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Industriel, car il s'agit d'un mod&#232;le de production m&#233;canis&#233;, utilisant les produits agrochimiques, la monoculture, etc. L'emploi de tracteurs g&#233;ants pour labourer la terre et transformer les aliments contribue &#224; la lib&#233;ration du CO2. Les engrais chimiques, in&#233;vitables dans ce mod&#232;le d'agriculture et d'&#233;levage, produisent une grande quantit&#233; d'azote (NO2), une des sources majeures d'&#233;mission des gaz &#224; effet de serre. Ces engrais synth&#233;tiques r&#233;pandus sur la terre r&#233;agissent chimiquement en lib&#233;rant le NO2. En outre, la destruction des for&#234;ts et des jungles pour les convertir en p&#226;turages ou en monoculture affecte gravement la biodiversit&#233; et contribue &#224; la lib&#233;ration massive du carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;loign&#233; des consommateurs et d&#233;pendant du p&#233;trole, car il s'agit d'une production d&#233;localis&#233;e &#224; la recherche de la main-d'oeuvre la moins co&#251;teuse et des l&#233;gislations environnementales les moins exigeantes. Les aliments que nous consommons parcourent des milliers de kilom&#232;tres avant d'arriver sur notre table avec l'impact sur l'environnement r&#233;sultant des combustibles fossiles employ&#233;s par les transports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On estime qu'&#224; l'heure actuelle la plus grande partie des aliments voyagent entre 2 500 et 4 000 kilom&#232;tres avant d'&#234;tre consomm&#233;s, soit 25 % de plus qu'en 1980. Nous nous trouvons dans une situation insoutenable : par exemple l'&#233;nergie employ&#233;e pour envoyer quelques laitues d'Almer&#237;a aux Pays-Bas est trois fois sup&#233;rieure &#224; celle utilis&#233;e pour leur culture [38].&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon une &#233;tude britannique, un repas dominical typique en Grande-Bretagne, r&#233;alis&#233; aves des fraises de Californie, les brocolis du Guatemala, les airelles de Nouvelle-Z&#233;lande, le boeuf australien, les pommes de terre import&#233;es d'Italie, les haricots tha&#239;landais et les carottes d'Afrique du Sud g&#233;n&#232;re 650 fois plus d'&#233;missions de carbone, du fait de leur transport, que si le m&#234;me repas &#233;tait r&#233;alis&#233; avec des aliments produits localement [39]. Une pratique d'autant plus irrationnelle que bien des produits alimentaires import&#233;s sont produits localement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les aliments voyageurs ne se limitent pas &#224; accro&#238;tre la pollution de l'environnement, ils provoquent &#233;galement une uniformisation et une standardisation de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, s'il y a encore quelques ann&#233;es dans certaines r&#233;gions europ&#233;ennes existaient des centaines de vari&#233;t&#233;s de pommes, aujourd'hui dans un supermarch&#233; on ne trouvera plus qu'une dizaine de vari&#233;t&#233;s tout au cours de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a conduit &#224; n&#233;gliger la culture des vari&#233;t&#233;s locales au profit de celles dont la demande provenant de la grande distribution est plus forte en raison de leur couleur, de leur taille, etc. [40]. Une situation que l'on retrouve dans le cas de bien d'autres aliments, comme le ma&#239;s, les tomates, les pommes de terre&#8230;, o&#249; l'approche commerciale et productiviste a pr&#233;valu sur l'&#233;cologie et la soutenabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mod&#232;le d'alimentation &#171; kilom&#233;trique et voyageuse &#187;, tout comme l'emploi d&#233;mesur&#233; de l'agrochimie et des d&#233;riv&#233;s du p&#233;trole, entra&#238;ne une forte d&#233;pendance des combustibles fossiles. En cons&#233;quence, dans la mesure o&#249; le mod&#232;le productif de l'agriculture et de l'&#233;levage est fortement d&#233;pendant du p&#233;trole, la crise alimentaire et la crise &#233;nerg&#233;tique sont &#233;troitement li&#233;es et les causes qui ont conduit &#224; la premi&#232;re sont aussi responsables de la seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esther Vivas, journaliste et sociologue, membre de la direction de Izquierda Anticapitalista (Gauche anticapitaliste, &#201;tat espagnol), est militante de la IVe Internationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.preavis.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.preavis.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le 15-M et l'ind&#233;pendantisme peuvent-ils converger ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-15-M-et-l-independantisme-peuvent-ils-converger</link>
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		<dc:date>2017-09-25T19:12:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Catalogne</dc:subject>
		<dc:subject>Catalogne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-09-26</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Esther Vivas, El Periodico http://www.elperiodico.com/es/opinion/20170923/el-15-m-y-el-independentismo-pueden-confluir-6306526 | Traduction Antoine Casgrain &lt;br class='autobr' /&gt;
Les universit&#233;s sont de nouveau occup&#233;es, les gens sortent dans la rue et les casseroles retentissent. &#199;a sent l'indignation, et &#231;a ressemble aux &#233;chos du 15-M. Ce ne sont pas les m&#234;mes &#233;chos, mais autant les indign&#233;s d'alors, tout comme le mouvement ind&#233;pendantiste catalan d'aujourd'hui, ont &#233;t&#233; capables d'&#233;branler le syst&#232;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton32020-ce966.jpg?1781403687' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Esther Vivas, El Periodico&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elperiodico.com/es/opinion/20170923/el-15-m-y-el-independentismo-pueden-confluir-6306526&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.elperiodico.com/es/opinion/20170923/el-15-m-y-el-independentismo-pueden-confluir-6306526&lt;/a&gt; | Traduction Antoine Casgrain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les universit&#233;s sont de nouveau occup&#233;es, les gens sortent dans la rue et les casseroles retentissent. &#199;a sent l'indignation, et &#231;a ressemble aux &#233;chos du 15-M. Ce ne sont pas les m&#234;mes &#233;chos, mais autant les indign&#233;s d'alors, tout comme le mouvement ind&#233;pendantiste catalan d'aujourd'hui, ont &#233;t&#233; capables d'&#233;branler le syst&#232;me politique ankylos&#233; issu de la Transition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand le mouvement du 15-M a occup&#233; les places, en 2011, au cri de &#171; une r&#233;elle d&#233;mocratie maintenant &#187;, plusieurs partisans de l'ind&#233;pendance, mais pas tous, ont accus&#233; celles et ceux qui envahissaient les places d'&#171; espagnolistes &#187;. Dans les rangs des indign&#233;s, on n'a pas toujours compris &#171; cela &#187; que le droit &#224; l'autod&#233;termination. Mais pour &#234;tre juste, il faut se rappeler que le 15-M sur la place Catalunya a finalement donn&#233; son appui au droit de d&#233;cider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a de grandes diff&#233;rences entre les deux espaces et ses bases sociales. Le 15-M a signifi&#233; la contestation d&#233;mocratique de l'&#233;lite financi&#232;re et du pouvoir politique, tout en remettant en cause les mesures d'aust&#233;rit&#233;. L'ind&#233;pendantisme englobe depuis les secteurs anticapitalistes jusqu'aux partisans du rouleau compresseur n&#233;olib&#233;ral, unis par le v&#339;u d'un &#201;tat &#224; soi &#224; qui l'on pourrait confier presque tout. Nous avons vu des &#233;pisodes d'animosit&#233; r&#233;ciproque, mais autant le 15-M, et son l&#232;gue post&#233;rieur, comme le mouvement ind&#233;pendantiste, malgr&#233; leurs diff&#233;rences, partagent quelque chose : une aspiration d&#233;mocratique affrontant un ennemi commun : le r&#233;gime de 78.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Catalogne, l'une des grandes faiblesses du cycle politique actuel r&#233;side dans les difficult&#233;s d'entendement entre ces deux mondes. Ceux-l&#224; qui aspirent &#224; des politiques &#233;conomiques et sociales plus justes ne peuvent pas tourner le dos au droit de d&#233;cider. Aujourd'hui, vouloir voter le 1er octobre est une demande d&#233;mocratique de base. Ceux-l&#224; qui d&#233;sirent une R&#233;publique catalane ne devraient pas oublier que l'enjeu en vaut la peine seulement si l'on rompt avec les inerties politiques, ainsi que la subordination de la d&#233;mocratie &#224; la finance, ce que d&#233;non&#231;ait le 15-M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trouver un point de rencontre entre les deux horizons est le grand d&#233;fi pour celles et ceux qui aspirent &#224; un changement r&#233;el.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Barcelone, &#233;picentre du changement</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Barcelone-epicentre-du-changement</link>
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		<dc:date>2015-05-26T06:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-05-26</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce &#171; s&#237; se puede &#187; &#8211; &#171; oui, c'est possible &#187;,&#8211; qui, des mois durant, a r&#233;sonn&#233; sur les places et dans les rues suite &#224; l'inoubliable Printemps Indign&#233; de 2011 arrive aujourd'hui comme un tremblement de terre dans les institutions, ce qui &#233;tait inimaginable alors. La victoire de Barcelona en Com&#250; &#8211; Barcelone en Commun &#8211; &#224; Barcelone, avec Ada Colau en t&#234;te de liste, a fait voler en &#233;clat l'&#233;chiquier politique. &lt;br class='autobr' /&gt; Si, des mois durant, nous avons d&#251; subir des accusations de diff&#233;rents acabits (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH110/arton22308-428bd.png?1781403687' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce &#171; s&#237; se puede &#187; &#8211; &#171; oui, c'est possible &#187;,&#8211; qui, des mois durant, a r&#233;sonn&#233; sur les places et dans les rues suite &#224; l'inoubliable Printemps Indign&#233; de 2011 arrive aujourd'hui comme un tremblement de terre dans les institutions, ce qui &#233;tait inimaginable alors. La victoire de Barcelona en Com&#250; &#8211; Barcelone en Commun &#8211; &#224; Barcelone, avec Ada Colau en t&#234;te de liste, a fait voler en &#233;clat l'&#233;chiquier politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si, des mois durant, nous avons d&#251; subir des accusations de diff&#233;rents acabits selon lesquelles le 15M &#8211; 15 mai, date &#224; laquelle le mouvement des indign&#233;s a &#233;t&#233; initi&#233;, ndr &#8211; serait radical, antisyst&#232;me et &#171; punk &#224; chien &#187;, accompagn&#233;es de &#171; si vous voulez faire de la politique, formez un parti &#187;, comme si la politique se limitait &#224; faire de la politique partisane, sans compr&#233;hension aucune ou volont&#233; de comprendre quoi que ce soit de ce qu'a signifi&#233; ce &#171; soul&#232;vement populaire &#187; indign&#233;, aujourd'hui les pires cauchemars de l'establishment sont devenus r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours contre-h&#233;g&#233;monique qui s'est construit &#224; ce moment-l&#224; sur toutes les places, capable de dessiner un nouvel imaginaire collectif, qui a montr&#233; sans d&#233;tours le lien entre crise &#233;conomique et d&#233;tournement de la politique et a su, comme jamais auparavant, se connecter &#224; une majorit&#233; sociale &#233;branl&#233;e par trois longues ann&#233;es de coupes budg&#233;taires, prend aujourd'hui d'assaut les institutions, d&#233;passant les limites du possible qui nous &#233;taient impos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agissait pas, comme le pr&#233;tendaient certains &#171; je sais tout &#187;, d'uniformiser l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; du mouvement dans un parti unique sans plus, mais bien de mettre sur pied de nouveaux instruments politiques, de nouvelles m&#233;thodologies et confluences et d'&#233;laborer des processus qui permettraient de faire passer cette indignation de la rue aux institutions. De faire de la majorit&#233; sociale &#233;touff&#233;e par la crise une majorit&#233; politique. Sans oublier que tout processus de changement r&#233;el viendra de la prise de conscience collective, de l'auto-organisation populaire et de la mobilisation continue. En d&#233;finitive, occuper les institutions, comme nous avions occup&#233; les places, pour les mettre au service de &#171; monsieur et madame tout le monde &#187;. Et c'est ce qui vient d'&#234;tre r&#233;alis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;closion fulgurante de Podemos il y a un an, en mai 2014, lorsque la formation obtenait de fa&#231;on inesp&#233;r&#233;e 1,2 millions de votes et 5 eurod&#233;put&#233;s aux &#233;lections europ&#233;ennes, en a &#233;t&#233; le meilleur exemple. Une feuille de route envisag&#233;e auparavant, en avril 2013, avec le Processus Constituant en Catalogne, lanc&#233; par la none b&#233;n&#233;dictine Teresa Forcades et l'&#233;conomiste Arcadi Oliveres, qui appelait &#224; construire par en bas une nouvelle majorit&#233; politico-sociale. Un d&#233;fi que Guanyem Barcelona &#8211; &#171; Gagnons Barcelone &#187;, la liste emmen&#233;e par Ada Colau, ndr &#8211; et Ahora Madrid &#8211; &#171; Madrid maintenant &#187;, la liste emmen&#233;e par Manuela Carmena, ndr &#8211;, bien que celle-ci n'ait pas gagn&#233; en termes de nombre d'&#233;lus, ont relev&#233; comme personne dans ces &#233;lections. Une exp&#233;rience &#233;tendue &#224; de nombreuses municipalit&#233;s et communaut&#233;s, comprenant l'&#233;mergence de nouvelles forces politiques, r&#233;sultat de la confluence sociale, capables d'atteindre les secteurs les plus touch&#233;s, qui se sont bien mobilis&#233;s et ont vot&#233; &#224; cette occasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de cette bataille &#233;lectorale rompent avec les sch&#233;mas de la politique telle que nous la connaissions depuis la transition. L'&#233;chiquier compte d&#233;sormais plus de deux &#233;quipes. Et l'arriv&#233;e des &#171; sans voix &#187;, des pr&#233;caires, des expuls&#233;s, des ch&#244;meurs&#8230; en fait, des &#171; outsiders &#187;, en t&#234;te de la municipalit&#233; de Barcelone d&#233;montre que l'on peut gagner et que tout est possible. C'est le moment de mettre en pratique cette fameuse consigne de &#171; diriger tout en ob&#233;issant &#187;. Mais le chemin du changement en lettres majuscules ne sera pas facile. La pression de l'establishment, de ses lobbies &#233;conomiques &#224; sa machinerie m&#233;diatique, ne se fera pas attendre. Les entraves et les tentatives de disqualification seront multiples, soyons-en assur&#233;s. La responsabilit&#233;, tout comme l'opportunit&#233; est &#233;norme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vivons aujourd'hui un moment historique. Quatre ann&#233;es se sont &#233;coul&#233;es depuis qu'on s'est mis &#224; crier sur les places : &#171; Ils ne nous repr&#233;sentent pas ! &#187; Suite au tremblement de terre politique que repr&#233;sentent ces &#233;lections, un nouveau mot d'ordre s'impose : &#171; Oui, ils nous repr&#233;sentent &#187;. En Catalogne, les &#233;lections du Parlement seront le prochain assaut. &#192; Madrid, le Congr&#232;s des D&#233;put&#233;s qui se pr&#233;pare. Comme le disait Ada Colau en cette nuit &#233;lectorale historique : &#171; Ceci est une r&#233;volution imparable &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Transatlantic Trade and Investment Partnership - &#244;tez vos pattes de notre nourriture !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Transatlantic-Trade-and-Investment-Partnership-otez-vos-pattes-de-notre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Transatlantic-Trade-and-Investment-Partnership-otez-vos-pattes-de-notre</guid>
		<dc:date>2015-03-03T09:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-03-03</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tir&#233; du site d'Esther Vivas &lt;br class='autobr' /&gt;
Un nouveau tour de vis vient d'&#234;tre donn&#233; aux politiques agroalimentaires en Europe. Il s'agit du Trait&#233; de libre-&#233;change entre les &#201;tats-Unis et l'Union europ&#233;enne (UE), plus connu sous le nom de TTIP (son sigle en anglais pour Transatlantic Trade and Investment Partnership), l'ombre grandissante de l'agroalimentaire qui s'&#233;tend des champs &#224; l'assiette. Comme des vampires assoiff&#233;s de sang, les multinationales du secteur attendent pour se sucrer, et ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-03-03-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-03-03&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH106/arton21098-05161.jpg?1781403687' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du site d'Esther Vivas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouveau tour de vis vient d'&#234;tre donn&#233; aux politiques agroalimentaires en Europe. Il s'agit du Trait&#233; de libre-&#233;change entre les &#201;tats-Unis et l'Union europ&#233;enne (UE), plus connu sous le nom de TTIP (son sigle en anglais pour Transatlantic Trade and Investment Partnership), l'ombre grandissante de l'agroalimentaire qui s'&#233;tend des champs &#224; l'assiette. Comme des vampires assoiff&#233;s de sang, les multinationales du secteur attendent pour se sucrer, et ce beaucoup, gr&#226;ce &#224; ces nouvelles mesures de lib&#233;ralisation commerciale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais en quoi consiste le TTIP ? Il s'agit d'un trait&#233; n&#233;goci&#233; en secret durant des mois, divulgu&#233; au public, attendant l'approbation du Parlement europ&#233;en, b&#233;n&#233;ficiant d'une campagne marketing en cours et qui a pour objectif final d'harmoniser &#224; la baisse les l&#233;gislations des deux c&#244;t&#233;s de l'Atlantique, au seul profit des grandes entreprises. Ses cons&#233;quences : plus de ch&#244;mage, plus de privatisations, moins de droits sociaux et environnementaux. En d&#233;finitif, il apporte sur un plateau nos droits au capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en ce qui concerne l'agriculture et l'alimentation ? Les entreprises du secteur, des soci&#233;t&#233;s de semences en passant par l'industrie de la biotechnologie, des boissons, de l'&#233;levage, de l'alimentaire, ou encore du fourrage&#8230; sont celles qui ont le plus fait pression en sa faveur, d&#233;passant m&#234;me le lobby pharmaceutique, de l'automobile et financier. L'enjeu est important pour les multinationales comme Nestl&#233;, Monsanto, Kraft Foods, Coca Cola, Unilever, Bacardi-Martine, Cargill, entre autres. Sur les 560 r&#233;unions consultatives de la Commission europ&#233;enne pour l'approbation dudit trait&#233;, 92% ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es avec des groupes d'entreprises, le restant avec des collectifs d'int&#233;r&#234;t public, comme l'indique un rapport du Corporate Europe Observatory.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Trait&#233; de libre &#233;change entre les &#201;tats-Unis et l'Union europ&#233;enne devait &#234;tre approuv&#233;, quels impacts aurait-il dans nos assiettes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus d'OGM (Organismes G&#233;n&#233;tiquement Modifi&#233;s)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e massive des OGM en Europe sera une r&#233;alit&#233;. Bien qu'aujourd'hui nous importons d&#233;j&#224; un nombre consid&#233;rable d'aliments transg&#233;niques - je pense en particulier pour le b&#233;tail et &#224; beaucoup de produits transform&#233;s contenant des d&#233;riv&#233;s du soja et du ma&#239;s transg&#233;niques, comme la l&#233;cithine, l'huile et la farine de soja, ou le sirop et la farine de ma&#239;s-, l'approbation du TTIP signifiera une augmentation desdites importations, notamment des premi&#232;res, y compris l'entr&#233;e d'OGM actuellement non autoris&#233;s par l'UE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut tenir compte du fait que la l&#233;gislation aux &#201;tats-Unis est beaucoup plus permissive que celle de l'Europe, aussi bien en qui concerne le mode de culture que la commercialisation des Organismes G&#233;n&#233;tiquement Modifi&#233;s. Aux &#201;tats-Unis par exemple, l'&#233;tiquette qui identifie un aliment comme g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;, n'existe pas, contrairement &#224; l'Europe, o&#249; malgr&#233; les limitations, les lois obligent th&#233;oriquement bien &#224; cette identification. De plus, dans l'Union Europ&#233;enne, un seul aliment transg&#233;nique est cultiv&#233; &#224; des fins commerciales : le ma&#239;s MON 810 de Monsanto, malgr&#233; l'impact environnemental n&#233;gatif de celui-ci, qui contamine d'autres champs de ma&#239;s aussi bien conventionnel que biologique. 80% de sa production est r&#233;alis&#233;e en Aragon et en Catalogne, alors que la majeure partie des pays europ&#233;ens l'interdit. Aux &#201;tats-Unis, au contraire, le nombre de cultures est beaucoup plus &#233;lev&#233;. C'est pourquoi l'Europe est un g&#226;teau all&#233;chant pour les multinationales comme Monsanto, Syngenta, Bayer, Dupont... et le TTIP peut permettre que cela devienne une r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Porc, b&#339;uf et lait aux hormones&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le v&#233;to &#224; la viande et aux produits d&#233;riv&#233;s d'animaux trait&#233;s aux hormones et aux techniques favorisant leur croissance, jusqu'&#224; pr&#233;sent interdits en Europe, sera lev&#233; tout comme l'utilisation desdites substances, avec l'impact qui en d&#233;coule sur notre sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, les porcs et les bovins, peuvent se voir prescrire des m&#233;dicaments comme la ractopamine, un m&#233;dicament utilis&#233; comme additif alimentaire pour obtenir un meilleur engraissement de l'animal, et plus de b&#233;n&#233;fice financier pour l'industrie de l'&#233;levage. Dans l'UE, l'utilisation de ce produit et l'importation d'animaux trait&#233;s par celui-ci est interdite, de m&#234;me que dans 156 autres pays comme la Chine, la Russie, l'Inde, la Turquie, l'&#201;gypte, qui consid&#232;rent qu'il n'y a pas de donn&#233;es suffisantes qui permettent d'&#233;carter les risques pour la sant&#233; de l'Homme. 26 autres pays, comme les &#201;tats-Unis, l'Australie, le Br&#233;sil, le Canada, l'Indon&#233;sie, le Mexique, ou les Philippines, l'utilisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me sc&#233;nario va se produire avec l'utilisation de l'hormone somatotropine bovine, utilis&#233;e principalement chez les vaches laiti&#232;res afin d'augmenter leur productivit&#233; et obtenir entre 10 et 20% de lait suppl&#233;mentaire. Cependant, les effets secondaires associ&#233;s &#224; son utilisation sur les animaux sont nombreux (st&#233;rilit&#233;, inflammation des pis, augmentation de l'hormone de croissance&#8230;) et son impact sur les &#234;tres humains (certaines &#233;tudes la relient &#224; une augmentation du risque de souffrir d'un cancer du sein ou de la prostate, et &#224; la croissance des cellules canc&#233;reuses). C'est pourquoi l'Union europ&#233;enne, le Canada et d'autres pays interdisent son utilisation et son importation, alors que d'autres pays l'utilisent, notamment les &#201;tats-Unis. De plus, l'entreprise am&#233;ricaine Monsanto, num&#233;ro 1 des semences g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s, est la seule du march&#233; &#224; commercialiser cette hormone, sous le nom commercial de Posilac. Quelle co&#239;ncidence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les poulets chlor&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La viande de poulet &#034;d&#233;sinfect&#233;&#034;, avec du chlore arrivera aussi dans nos assiettes. Si en Europe, une m&#233;thode de contr&#244;le des maladies des volailles d'&#233;levage - allant de son &#233;levage jusqu'&#224; sa commercialisation, en passant par son abattage - est utilis&#233;e de mani&#232;re pr&#233;ventive, les &#201;tats-Unis ont choisi d'optimiser les co&#251;ts en baissant les standards de s&#233;curit&#233; alimentaire. Ainsi, les volailles &#233;lev&#233;es et abattues sont d&#233;sinfect&#233;es uniquement &#224; la fin de la cha&#238;ne, en les immergeant dans une solution chimique antimicrobienne g&#233;n&#233;ralement &#224; base de chlore, c'est-&#224;-dire en leur donnant &#034;un bain de chlore&#034;, point final. Ainsi les poulets sont &#034;propres&#034;, sans bact&#233;ries, bien chlor&#233;s et le traitement revient beaucoup moins cher. Une fois encore, tout pour le fric.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, quelles cons&#233;quences tout cela peut-il avoir sur notre sant&#233; ? Dans l'UE, depuis 1997, il est interdit de faire entrer de la viande de volaille de basse-cour nord-am&#233;ricaine, en raison de ces traitements et des r&#233;sidus de chlore ou autres substances chimiques utilis&#233;es pour leur d&#233;sinfection qui peuvent persister dans la viande que nous consommons ensuite. L'industrie bovine nord-am&#233;ricaine affirme que ces traitements permettent d'&#233;liminer les micro-organismes pathog&#232;nes. Cependant les infections ne diminuent pas de mani&#232;re significative, pire, l'utilisation continue de d&#233;sinfectants peut finir par g&#233;n&#233;rer des r&#233;sistances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous dit que les standards de s&#233;curit&#233; alimentaire nord-am&#233;ricains sont les plus s&#251;rs. Des rapports ne vont pas dans le m&#234;me sens en constatant qu'une personne sur quatre par an aux &#201;tats-Unis, c'est-&#224;-dire 76 millions de personnes, tombe malade &#224; cause de maladies provoqu&#233;es par la consommation d'aliments. Parmi ces millions de personnes, 325 000 sont hospitalis&#233;es et 5 000 meurent. Les experts signalent que la majorit&#233; des cas pourrait &#234;tre &#233;vit&#233;e avec des am&#233;liorations dans le syst&#232;me de contr&#244;le alimentaire. Tirez-en vos conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est grand temps que nous le disions au TTIP : &#244;tez vos sales pattes de notre nourriture !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Traduit au fran&#231;ais par Cl&#233;mence Tavernier pour Ritimo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la lutte de classes et de ce que nous mangeons</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/De-la-lutte-de-classes-et-de-ce-que-nous-mangeons</link>
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		<dc:date>2015-02-10T07:49:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les riches et les pauvres mangent-ils la m&#234;me chose ? Est-ce que nos revenus d&#233;terminent notre alimentation ? Aujourd'hui, qui est en surpoids ? Bien souvent, et dans certains cercles, l'appel en faveur d'une nourriture saine et bonne pour la sant&#233; est consid&#233;r&#233; avec d&#233;dain, comme une mode &#171; chic &#187;, &#171; hippie &#187; ou &#171; flower power &#187;. La r&#233;alit&#233; est tr&#232;s diff&#233;rente de ce que ces commentaires &#224; courte vue sugg&#232;rent. D&#233;fendre une alimentation &#233;cologique, paysanne et locale est tr&#232;s &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH131/arton20809-da154.jpg?1781403687' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='131' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les riches et les pauvres mangent-ils la m&#234;me chose ? Est-ce que nos revenus d&#233;terminent notre alimentation ? Aujourd'hui, qui est en surpoids ? Bien souvent, et dans certains cercles, l'appel en faveur d'une nourriture saine et bonne pour la sant&#233; est consid&#233;r&#233; avec d&#233;dain, comme une mode &#171; chic &#187;, &#171; hippie &#187; ou &#171; flower power &#187;. La r&#233;alit&#233; est tr&#232;s diff&#233;rente de ce que ces commentaires &#224; courte vue sugg&#232;rent. D&#233;fendre une alimentation &#233;cologique, paysanne et locale est tr&#232;s &#171; r&#233;volutionnaire &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si nous y regardons de plus pr&#232;s, nous voyons comment le mod&#232;le agricole actuel est d&#233;termin&#233; par les int&#233;r&#234;ts du capital, des grandes entreprises (du secteur agro-industriel et de la grande distribution), qui cherchent &#224; profiter de quelque chose d'aussi essentiel que l'alimentation. Le syst&#232;me capitaliste, dans sa course pour transformer les besoins en marchandises, les droits en privil&#232;ges, transforme aussi la cuisine, et en particulier les produits alimentaires de qualit&#233;, en un luxe. Tout comme il a rendu le logement accessible uniquement &#224; ceux qui peuvent se le permettre. Le m&#234;me sort attend nos syst&#232;mes de sant&#233; et d'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement la logique du capital a des r&#233;percussions sur l'alimentation, mais la main invisible du patriarcat p&#232;se aussi lourdement sur les cha&#238;nes de ce syst&#232;me. Sinon, comment expliquer que celles qui produisent le plus de nourriture, les femmes, sont aussi les plus affam&#233;es ? Il ne faut pas oublier que entre 60% et 80% de la production alimentaire dans le Sud, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), est entre les mains des femmes, mais paradoxalement, ce sont elles qui souffrent le plus de la faim, 60% &#224; l'&#233;chelle mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes travaillent la terre, mais elles n'ont souvent pas acc&#232;s &#224; la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, aux moyens de production ni au cr&#233;dit agricole. Ce n'est pas faire de l'id&#233;ologie, mais essayer de faire comprendre &#224; tous ceux qui consid&#232;rent que l'id&#233;e de &#171; bien manger &#187; est, comme on dit en France, une id&#233;e de &#171; bobos &#187;, des&#171; bourgeois boh&#232;me &#187;, alors que c'est loin d'&#234;tre la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous r&#233;pondons aux questions initiales, les donn&#233;es confirment cela. Les riches et les pauvres mangent-ils la m&#234;me chose ? Non. Est-ce que notre revenu d&#233;termine notre alimentation ? En effet. Une &#233;tude de la Plate-forme espagnole des personnes expuls&#233;es de leur logement a r&#233;v&#233;l&#233; cela noir sur blanc : 45% des expuls&#233;Es ont des difficult&#233;s &#224; acheter assez &#224; manger. Le revenu impose des limites sur ce que nous achetons : il diminue la consommation de b&#339;uf et de poisson et, par rapport &#224; la p&#233;riode pr&#233;-crise, la consommation de fruits et l&#233;gumes frais. En revanche, il y a une augmentation d'achats de produits moins nutritifs, transform&#233;s industriellement et riches en calories, tels que les sucreries emball&#233;es : biscuits, chocolats, p&#226;tisseries et g&#226;teaux. Notre classe sociale, notre &#233;ducation et notre pouvoir d'achat d&#233;termine ce que nous mangeons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, qui est ob&#232;se aujourd'hui ? En g&#233;n&#233;ral, ceux qui ont moins d'argent mangent moins bien. Si l'on regarde la carte de la p&#233;ninsule espagnole, c'est clair : les r&#233;gions avec les taux les plus &#233;lev&#233;s de pauvret&#233;, comme l'Andalousie, les Canaries, Castille-La Manche et l'Estr&#233;madure ont le plus haut pourcentage de personnes en surpoids. Aux &#201;tats-Unis, les taux de surpoids se retrouvent beaucoup plus dans les populations d'origine afro-am&#233;ricaine et sud-am&#233;ricaine. La crise ne fait que renforcer la diff&#233;rence entre l'alimentation pour les riches et l'alimentation des pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Questionner le mod&#232;le agricole dominant et d&#233;fendre une alternative qui mise sur les besoins sociaux et le respect de la terre, c'est aller vers le c&#339;ur de la lutte de classe. Le Syndicat des travailleurs agricoles d'Andalousie qu'on peut difficilement qualifier de &#171; petit-bourgeois &#187;, est tr&#232;s clair &#224; ce sujet. Leur engagement est de d&#233;fendre une campagne vivante, la terre appartenant aux paysans qui la travaillent, en faveur de l'agriculture biologique et d'un autre mod&#232;le de consommation. Ce combat d&#233;fend les &#171; moins que rien &#187;, les opprim&#233;Es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se battre pour une alimentation qui est locale, saine et paysanne est la bataille la plus subversive qui soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir en ligne : Publi&#233; sur le blog d'Esther Vivas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction par L&#233;o | Lcr-lagauche.org.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>De la lutte de classe et de ce que nous mangeons</title>
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		<dc:date>2014-11-11T09:01:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esther Vivas</dc:creator>


		<dc:subject>Alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-11-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les riches et les pauvres mangent-ils la m&#234;me chose ? Est-ce que nos revenus d&#233;terminent notre alimentation ? Aujourd'hui, qui est en surpoids ? Bien souvent, et dans certains cercles, l'appel en faveur d'une nourriture saine et bonne pour la sant&#233; est consid&#233;r&#233; avec d&#233;dain, comme une mode &#187; &#171; chic &#187;, &#171; hippie &#187; ou &#171; flower power &#187;. La r&#233;alit&#233; est tr&#232;s diff&#233;rente de ce que ces commentaires &#224; courte vue sugg&#232;rent. D&#233;fendre une alimentation &#233;cologique, paysanne et locale est tr&#232;s &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L145xH150/arton19747-a7149.jpg?1781403687' class='spip_logo spip_logo_right' width='145' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si nous y regardons de plus pr&#232;s, nous voyons comment le mod&#232;le agricole actuel est d&#233;termin&#233; par les int&#233;r&#234;ts du capital, des grandes entreprises (du secteur agro-industriel et de la grande distribution), qui cherchent &#224; profiter de quelque chose d'aussi essentiel que l'alimentation. Le syst&#232;me capitaliste, dans sa course pour transformer les besoins en marchandises, les droits en privil&#232;ges, transforme aussi la cuisine, et en particulier les produits alimentaires de qualit&#233;, en un luxe. Tout comme il a rendu le logement accessible uniquement &#224; ceux qui peuvent se le permettre. Le m&#234;me sort attend nos syst&#232;mes de sant&#233; et d'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement la logique du capital a des r&#233;percussions sur l'alimentation, mais la main invisible du patriarcat p&#232;se aussi lourdement sur les cha&#238;nes de ce syst&#232;me. Sinon, comment expliquer que celles qui produisent le plus de nourriture, les femmes, sont aussi les plus affam&#233;es ? Il ne faut pas oublier que entre 60% et 80% de la production alimentaire dans le Sud, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), est entre les mains des femmes, mais paradoxalement, ce sont elles qui souffrent le plus de la faim, 60% &#224; l'&#233;chelle mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes travaillent la terre, mais elles n'ont souvent pas acc&#232;s &#224; la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, aux moyens de production ni au cr&#233;dit agricole. Ce n'est pas faire de l'id&#233;ologie, mais essayer de faire comprendre &#224; tous ceux qui consid&#232;rent que l'id&#233;e de &#171; bien manger &#187; est, comme on dit en France, une id&#233;e de &#171; bobos &#187;, des&#171; bourgeois boh&#232;me &#187;, alors que c'est loin d'&#234;tre la r&#233;alit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si nous r&#233;pondons aux questions initiales, les donn&#233;es confirment cela. Les riches et les pauvres mangent-ils la m&#234;me chose ? Non. Est-ce que notre revenu d&#233;termine notre alimentation ? En effet. Une &#233;tude de la Plate-forme espagnole des personnes expuls&#233;es de leur logement a r&#233;v&#233;l&#233; cela noir sur blanc : 45% des expuls&#233;Es ont des difficult&#233;s &#224; acheter assez &#224; manger. Le revenu impose des limites sur ce que nous achetons : il diminue la consommation de b&#339;uf et de poisson et, par rapport &#224; la p&#233;riode pr&#233;-crise, la consommation de fruits et l&#233;gumes frais. En revanche, il y a une augmentation d'achats de produits moins nutritifs, transform&#233;s industriellement et riches en calories, tels que les sucreries emball&#233;es : biscuits, chocolats, p&#226;tisseries et g&#226;teaux. Notre classe sociale, notre &#233;ducation et notre pouvoir d'achat d&#233;termine ce que nous mangeons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, qui est ob&#232;se aujourd'hui ? En g&#233;n&#233;ral, ceux qui ont moins mangent moins bien. Si l'on regarde la carte de la p&#233;ninsule espagnole, c'est clair : les r&#233;gions avec les taux les plus &#233;lev&#233;s de pauvret&#233;, comme l'Andalousie, les Canaries, Castille-La Manche et l'Estr&#233;madure ont le plus haut pourcentage de personnes en surpoids. Aux &#201;tats-Unis, les taux de surpoids se retrouvent beaucoup plus dans les populations d'origine afro-am&#233;ricaine et sud-am&#233;ricaine. La crise ne fait que renforcer la diff&#233;rence entre l'alimentation pour les riches et l'alimentation des pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Questionner le mod&#232;le agricole dominant et d&#233;fendre une alternative qui mise sur les besoins sociaux et le respect de la terre, c'est aller vers le c&#339;ur de la lutte de classe. Le Syndicat des travailleurs agricoles d'Andalousie qu'on peut difficilement qualifier de &#171; petit-bourgeois &#187;, est tr&#232;s clair &#224; ce sujet. Leur engagement est de d&#233;fendre une campagne vivante, la terre appartenant aux paysans qui la travaillent, en faveur de l'agriculture biologique et d'un autre mod&#232;le de consommation. Ce combat d&#233;fend les &#171; moins que rien &#187;, les opprim&#233;Es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se battre pour une alimentation qui est locale, saine et paysanne est la bataille la plus subversive qui soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Article publi&#233; &#224; Publico.es, 31/10/2014. Traduction de l'anglais en fran&#231;ais par L&#233;o&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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