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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Ce que les &#233;lections r&#233;v&#232;lent de la Turquie</title>
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		<dc:date>2023-05-23T07:18:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sarra Grira, Yohanan Benha&#239;m</dc:creator>


		<dc:subject>Asie/Proche-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Turquie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2023-05-23</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle et les &#233;lections l&#233;gislatives du 14 mai ont d&#233;jou&#233; pr&#233;dictions et sondages, et mis en position favorable Recep Tayyip Erdo&#287;an pour le second tour du 28 mai. Comment expliquer ces r&#233;sultats ? Trois questions au chercheur Yohanan Benha&#239;m par Sarra Grira. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; d'Orient XXI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sarra Grira. &#8212; On dit que celui qui remporte les &#233;lections &#224; Istanbul les remporte dans toute la Turquie. Pourtant cette fois, cela ne s'est pas produit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Yohanan Benha&#239;m. &#8212; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Asie-Proche-Orient-" rel="directory"&gt;Asie/Proche-Orient&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH98/capture_d_e_cran_le_2023-05-22_a_11.20_14-62bdc.png?1781529928' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle et les &#233;lections l&#233;gislatives du 14 mai ont d&#233;jou&#233; pr&#233;dictions et sondages, et mis en position favorable Recep Tayyip Erdo&#287;an pour le second tour du 28 mai. Comment expliquer ces r&#233;sultats ? Trois questions au chercheur Yohanan Benha&#239;m par Sarra Grira.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; d'&lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/ce-que-les-elections-revelent-de-la-turquie,6470&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Orient XXI&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sarra Grira.&lt;/strong&gt; &#8212; On dit que celui qui remporte les &#233;lections &#224; Istanbul les remporte dans toute la Turquie. Pourtant cette fois, cela ne s'est pas produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yohanan Benha&#239;m.&lt;/strong&gt; &#8212; Ce dicton met en &#233;vidence l'importance disproportionn&#233;e du vote d'Istanbul sur le r&#233;sultat des &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/turquie-les-incertitudes-electorales-desorientent-une-societe-fracturee,6437&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;lections&lt;/a&gt; du fait de sa tr&#232;s nombreuse population : sur les 600 d&#233;put&#233;s de l'Assembl&#233;e nationale, 98 sont &#233;lus &#224; Istanbul. &#192; titre de comparaison, Ankara qui est la seconde ville la plus peupl&#233;e n'est repr&#233;sent&#233;e &#171; que &#187; par 36 d&#233;put&#233;s &#224; l'Assembl&#233;e. C'est aussi un rappel du fait que les municipalit&#233;s ont servi de tremplin au mouvement islamiste dans sa conqu&#234;te du pouvoir, Recep Tayyip Erdo&#287;an avait ainsi d'abord &#233;t&#233; maire d'Istanbul entre 1994 et 1998 avant que le Parti de la justice et du d&#233;veloppement (AKP) ne remporte les &#233;lections en 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux derni&#232;res &#233;lections municipales en 2019, les deux grandes m&#233;tropoles, Istanbul et Ankara, avaient &#233;t&#233; gagn&#233;es par l'opposition, gr&#226;ce aux candidatures d'Ekrem &#304;mamo&#287;lu et de Mansur Yava&#351;. On s'attendait donc &#224; de bons scores dans ces deux villes pour l'opposition. Cependant, m&#234;me si Kemal K&#305;l&#305;&#231;daro&#287;lu devance Recep Tayyip Erdo&#287;an d'un ou deux points, on aurait pu s'attendre &#224; de meilleurs r&#233;sultats, sachant que les municipalit&#233;s sont d&#233;sormais g&#233;r&#233;es par l'opposition, cela aurait d&#251; avoir davantage d'effet sur le vote. Il est possible que cette candidature n'ait pas permis de capitaliser au maximum sur cette exp&#233;rience municipale. Ekrem &#304;mamo&#287;lu et Mansur Yava&#351; pouvaient attirer des &#233;lectorats conservateurs et nationalistes au-del&#224; du simple &#233;lectorat du Parti r&#233;publicain du peuple (CHP) ; au contraire Kemal K&#305;l&#305;&#231;daro&#287;lu, malgr&#233; ses efforts, est assimil&#233; &#224; l'id&#233;ologie k&#233;maliste du parti dont il est pr&#233;sident et il a plus de mal &#224; attirer des personnes d'autres &#233;lectorats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des r&#233;sultats aux &#233;lections parlementaires &#224; Istanbul, on voit que la coalition au pouvoir reste en t&#234;te, mais perd des voix par rapport aux derni&#232;res &#233;lections de 2018. Cela ne se fait pas au profit de l'opposition qui reste stable, mais une partie des &#233;lecteurs d&#233;&#231;us par le pouvoir se sont orient&#233;s vers la coalition d'extr&#234;me droite men&#233;e par Sinan O&#287;an, le troisi&#232;me candidat &#224; la pr&#233;sidentielle. &#192; Ankara aussi le pouvoir perd des voix, mais cette perte se fait au profit de la coalition d'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc m&#234;me si l'opposition devance le pouvoir dans ces deux grandes villes &#224; la pr&#233;sidentielle, aux l&#233;gislatives le pouvoir reste en t&#234;te. C'est sans doute li&#233; au fait que les r&#233;seaux de l'AKP sont encore tr&#232;s pr&#233;sents dans les deux villes o&#249; le maire m&#233;tropolitain est d'opposition depuis 2019, tandis que les conseils municipaux restent domin&#233;s par l'AKP. Ceci explique aussi la difficult&#233; de l'opposition au niveau national : la coalition au pouvoir continue &#224; b&#233;n&#233;ficier d'importants relais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pays riche contre un pays pauvre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S. G. &#8212; Quand on observe la carte des votes, on voit qu'&#224; part Ankara, les r&#233;gions de l'int&#233;rieur ont vot&#233; pour le pr&#233;sident sortant, et les zones c&#244;ti&#232;res pour l'opposition. &#192; part le Kurdistan, dont on comprend facilement le vote-sanction, ce vote est-il le reflet de la disparit&#233; &#233;conomique entre les r&#233;gions c&#244;ti&#232;res et celles de l'int&#233;rieur ? Et comment expliquer que les zones les plus pauvres votent Erdo&#287;an malgr&#233; la crise &#233;conomique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. B.&lt;/strong&gt; &#8212; En effet quand on regarde la carte c'est ce qui frappe en premier, mais c'est un constat &#224; relativiser. D'abord les r&#233;gions les plus pauvres du pays, des r&#233;gions kurdes du sud et de l'est, mais aussi non kurdes au nord-est, ont vot&#233; pour l'opposition. Ensuite des provinces parmi les plus d&#233;velopp&#233;es comme Bursa, ou tr&#232;s industrielles comme Konya, ou Kayseri ont vot&#233; pour Recep Tayyip Erdo&#287;an. C'est encore plus vrai aux l&#233;gislatives o&#249; on a vu que m&#234;me les m&#233;tropoles d'Ankara ou Istanbul ont vot&#233; davantage pour la coalition au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, au-del&#224; de la g&#233;ographie &#233;lectorale, ce qui frappe c'est en effet que la &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/la-turquie-dans-la-tourmente-economique,3105&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;terrible crise mon&#233;taire et &#233;conomique&lt;/a&gt; que traverse le pays n'ait pas affect&#233; le pouvoir en place. La coalition d'opposition n'a pas su capitaliser sur ce contexte. La faute sans doute &#224; la diversit&#233; des partis qui la composent, avec des partis conservateurs plut&#244;t lib&#233;raux &#233;conomiquement d'un c&#244;t&#233; et un parti k&#233;maliste plut&#244;t social-d&#233;mocrate. Elle a donc surtout trouv&#233; son d&#233;nominateur commun dans la remise en question du r&#233;gime pr&#233;sidentiel et la demande d'un retour &#224; un &#201;tat de droit. En cons&#233;quence, m&#234;me si certains de ses dirigeants disposaient de l&#233;gitimit&#233; dans le domaine &#233;conomique, l'opposition a surtout insist&#233; sur un retour au respect des institutions, avec notamment le renforcement de l'ind&#233;pendance de la Banque centrale. Mais il n'y a pas eu de grande mesure phare propos&#233;e dans ce domaine qui &#233;tait pourtant la premi&#232;re source de pr&#233;occupation des &#233;lecteurs, notamment dans les classes moyennes et populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, l'AKP a pu profiter de sa longue pr&#233;sence au pouvoir pour utiliser les moyens de l'&#201;tat dans la campagne : quelques jours avant l'&#233;lection a &#233;t&#233; annonc&#233;e une nouvelle hausse du salaire minimum et des retraites, ainsi que la gratuit&#233; du gaz. Ces mesures concr&#232;tes, bien que temporaires, ont pu avoir un impact sur le vote des cat&#233;gories les plus pr&#233;caires. De plus, l'un des grands slogans de l'AKP a &#233;t&#233; d'insister sur l'id&#233;e que cette &#233;lection, qui co&#239;ncide avec l'ann&#233;e du centi&#232;me anniversaire de la R&#233;publique, marquait l'entr&#233;e dans un nouveau centenaire, &#171; Le Si&#232;cle de la Turquie &#187;. Ce slogan est utilis&#233; pour mettre en lumi&#232;re les &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/istanbul-au-coeur-des-reves-de-grandeur-d-erdogan,0929&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;grands projets port&#233;s par le pouvoir&lt;/a&gt;, qu'il s'agisse d'infrastructures ou de projets technologiques de pointe. Malgr&#233; un quotidien marqu&#233; par une crise s&#233;v&#232;re et une inflation galopante, cela projette l'&#233;lectorat de l'AKP dans un imaginaire de d&#233;veloppement technologique dont il tire une grande fiert&#233; : voiture &#233;lectrique, &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/turquie-l-industrie-de-l-armement-a-marche-forcee-vers-l-autonomie,5127&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;drone militaire&lt;/a&gt;, satellite, etc. Ces projets sont d&#233;sign&#233;s comme autant de preuves de la r&#233;ussite du pays et de son avenir radieux. M&#234;me si les sondages montrent que l'&#233;lectorat n'est pas non plus tout &#224; fait confiant dans la capacit&#233; du pr&#233;sident actuel &#224; sortir le pays de la crise, l'opposition n'est pas prise plus au s&#233;rieux dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La capacit&#233; d'Erdogan &#224; se r&#233;inventer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S. G.&lt;/strong&gt; &#8212; Malgr&#233; la progression de l'opposition et le recul du nombre de votes pour Erdo&#287;an comparativement &#224; 2018, ce dernier a failli l'emporter d&#232;s le premier tour. Comment expliquer cette large base populaire dont il continue &#224; b&#233;n&#233;ficier, malgr&#233; le tournant tr&#232;s autoritaire ? Est-ce facilit&#233; par sa mainmise sur les m&#233;dias ? Qu'est-ce que cela dit de la soci&#233;t&#233; turque ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. B.&lt;/strong&gt; &#8212; Recep Tayyip Erdo&#287;an reste aux yeux de son &#233;lectorat le champion des classes conservatrices, celui qui a r&#233;ussi &#224; remettre en question la domination de l'&#233;lite k&#233;maliste sur l'&#201;tat. C'est aussi &#224; son cr&#233;dit qu'est mis le d&#233;veloppement du pays de ces derni&#232;res d&#233;cennies et l'importance prise par la Turquie sur le plan international. Malgr&#233; la crise, les scandales et l'usure du pouvoir, il parvient &#224; garder cette figure d'un homme politique qui remet en question l'ordre &#233;tabli au profit des opprim&#233;s, que ce soit en Turquie ou dans le monde, alors m&#234;me qu'il est au pouvoir depuis deux d&#233;cennies&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces continuit&#233;s il faut bien comprendre que c'est aussi par sa &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/surenchere-nationaliste-pour-les-elections-turques,1066&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;capacit&#233; &#224; se r&#233;inventer&lt;/a&gt; en s'appuyant sur de nouvelles alliances partisanes et &#233;lectorales qu'Erdo&#287;an se maintient au pouvoir. Alors qu'&#224; ses d&#233;buts en tant que dirigeant il s'appuyait sur un agenda de r&#233;formes d&#233;mocratiques, depuis 2015 et la reprise de la guerre contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), il scelle son alliance de fait avec l'extr&#234;me droite par la diffusion d'un discours souverainiste, &#233;tatiste, nationaliste, qui polarise la soci&#233;t&#233; en criminalisant les oppositions, notamment le mouvement kurde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1990, l'historien &#201;tienne Copeaux parlait de &#171; consensus obligatoire &#187; &#224; propos du fait qu'&#233;tait exig&#233;e du citoyen une adh&#233;sion aux valeurs du k&#233;malisme. On retrouve aujourd'hui une tendance similaire, mais cette fois uniquement concentr&#233;e autour de la valorisation d'un nationalisme exacerb&#233; qui sature l'espace m&#233;diatique et politique en prenant diff&#233;rentes formes : marginalisation du parti de la gauche kurde au point d'en faire un v&#233;ritable paria avec lequel il est impossible de forger une coalition, x&#233;nophobie &#224; l'encontre des r&#233;fugi&#233;s, etc. Ce qui est frappant c'est que cela ne s'applique pas aux partis qui sont avec le pouvoir : le H&#252;da Par est ainsi un parti islamiste qui d&#233;fend un nationalisme kurde, mais en tant qu'alli&#233; de l'AKP, il n'est pas pris pour cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, au lieu de s'attaquer de front &#224; la question &#233;conomique par des mesures fortes, le candidat de l'opposition Kemal K&#305;l&#305;&#231;daro&#287;lu court dans cet entre-deux tours apr&#232;s les voix de l'&#233;lectorat nationaliste en ayant des mots extr&#234;mement durs contre les r&#233;fugi&#233;s. Ce suivisme s'explique par la volont&#233; d'attirer les voix du troisi&#232;me candidat &#224; la pr&#233;sidentielle, Sinan O&#287;an, mais il alimente une dynamique sur le temps long qui profitera sans doute au pouvoir et &#224; ses alli&#233;s d'extr&#234;me droite. Si les r&#233;sultats du second tour confirment ceux du premier, cette nouvelle victoire d'Erdo&#287;an avec une extr&#234;me droite en position de force risque de pousser au d&#233;part un certain nombre de personnes de l'ouest comme des r&#233;gions kurdes du pays, en particulier dans la jeunesse et les classes moyennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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