<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_auteur=14868&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1692368156</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>L'Union sovi&#233;tique, pionni&#232;re de la discrimination positive</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-Union-sovietique-pionniere-de-la-discrimination-positive</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/L-Union-sovietique-pionniere-de-la-discrimination-positive</guid>
		<dc:date>2025-09-30T12:34:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Coline Ferrant</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2025-09-30</dc:subject>
		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Loin d'imposer une russification massive, l'Union sovi&#233;tique des ann&#233;es 1920 institua une politique in&#233;dite de discrimination positive en faveur de ses minorit&#233;s nationales. Territorialisation, promotion des langues nationales, formation d'&#233;lites locales et acceptation des symboles identitaires : autant d'outils visant, paradoxalement, &#224; int&#233;grer l'Etat f&#233;d&#233;ral. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour le Premier Ministre britannique Winston Churchill (1939) : &#171; La politique &#233;trang&#232;re de l'Union sovi&#233;tique est un myst&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2025-09-30-+" rel="tag"&gt;Edition du 2025-09-30&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Russie-+" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Loin d'imposer une russification massive, l'Union sovi&#233;tique des ann&#233;es 1920 institua une politique in&#233;dite de discrimination positive en faveur de ses minorit&#233;s nationales. Territorialisation, promotion des langues nationales, formation d'&#233;lites locales et acceptation des symboles identitaires : autant d'outils visant, paradoxalement, &#224; int&#233;grer l'Etat f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour le Premier Ministre britannique Winston Churchill (1939) : &#171; La politique &#233;trang&#232;re de l'Union sovi&#233;tique est un myst&#232;re dans une devinette envelopp&#233;e dans une &#233;nigme, et la cl&#233; est le nationalisme russe. &#187; L'Union Sovi&#233;tique &#233;tait-elle oppresseuse des minorit&#233;s nationales et promotrice de la supr&#233;matie russe ? Dans The Affirmative Action Empire, l'historien Terry Martin affirme pourtant : &#171; L'Union Sovi&#233;tique fut le premier empire de la discrimination positive. La Russie du nouveau gouvernement r&#233;volutionnaire fut le premier des anciens &#201;tats multiethniques d'Europe &#224; &#234;tre confront&#233; &#224; une vague montante de nationalisme et &#224; y r&#233;pondre en promouvant syst&#233;matiquement la conscience nationale de ses minorit&#233;s ethniques et en &#233;tablissant pour elles une grande partie des formes institutionnelles caract&#233;ristiques de l'&#201;tat-nation. &#187;1 Attardons-nous donc cette curiosit&#233; historique, en contextualisant la discrimination positive dans le projet d'Union Sovi&#233;tique et en d&#233;crivant les politiques par lesquelles elle s'op&#233;rationnalisa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;bat sur la question nationale au sein du Parti communiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1919, le congr&#232;s du Parti communiste russe s'empara de la question de la gestion du nationalisme. S'oppos&#232;rent alors, selon la typologie de Terry Martin, les internationalistes, dont Gueorgui Piatakov et Nikhola&#239; Boukharine, et les b&#226;tisseurs de nation (nation-builders), dont L&#233;nine. Pour Piatakov : &#171; Une fois que le prol&#233;tariat a pris le pouvoir, l'auto-d&#233;termination pour les nations n'est plus pertinente. &#187; Pour L&#233;nine, au contraire : &#171; Les masses laborieuses sont pleines de m&#233;fiance envers la Grande Russie, en tant que nation koulak et oppresseuse. Seul le droit &#224; l'auto-d&#233;termination pourrait surmonter cette m&#233;fiance. &#187; Il d&#233;veloppa son analyse en trois points :&lt;br class='autobr' /&gt; 1. Le nationalisme rel&#232;ve de l'&#233;volutionnisme historique : c'est une &#233;tape n&#233;cessaire de la voie vers l'internationalisme (en th&#233;orie) et la modernisation de l'Union Sovi&#233;tique (en pratique).&lt;br class='autobr' /&gt; 2. Le nationalisme des minorit&#233;s ethniques non-russes est avant tout une r&#233;action contre l'oppression tsariste assimil&#233;e &#224; la Grande Russie.&lt;br class='autobr' /&gt; 3. Accorder des formes de statut national aux minorit&#233;s ethniques permet de contr&#244;ler le sentiment nationaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contours de la korennizatsia (&#171; indig&#233;nisation &#187;)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; des d&#233;l&#233;gu&#233;s vot&#232;rent pour la motion de L&#233;nine. Sur ces bases th&#233;oriques, le gouvernement bolch&#233;vique instrumenta une politique de discrimination positive &#8211; en russe, korennizatsia (litt&#233;ralement, &#171; indig&#233;nisation &#187;) &#8211; d&#232;s les ann&#233;es 1920. Elle comprenait quatre dimensions : territoriale, linguistique, &#233;litiste et symbolique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, les bolch&#233;viques refusaient d'une part une conception austromarxiste de la nation (comme communaut&#233; de destin) excluant la notion de territoire, et d'autre part une conception territoriale ignorant l'importance de la culture pour les individus. Leur solution fut d'institutionnaliser des unit&#233;s territoriales hi&#233;rarchis&#233;es de l'Union Sovi&#233;tique aux nations de fa&#231;on &#224; ce que chaque citoyen sovi&#233;tique vive dans une unit&#233; territoriale qui corresponde &#224; sa nationalit&#233;. L'impl&#233;mentation de cette politique confina parfois au nettoyage ethnique. Par exemple, au d&#233;but des ann&#233;es 1920, le gouvernement central autorisa l'expulsion des Russes du Kazakhstan et du Nord-Caucase afin de lib&#233;rer des terres pour les populations natives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, le gouvernement central valorisait les langues nationales face au russe. Le cas le plus c&#233;l&#232;bre fut la politique d'ukrainisation, qui eut l'effet impr&#233;vu de cr&#233;er une hi&#233;rarchie entre l'ukrainien comme langue de la culture et du milieu rural et le russe comme langue des milieux politiques et &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;mement, pour cr&#233;er des &#233;lites nationales, le gouvernement central promouvait les fonctionnaires locaux jug&#233;s les plus talentueux &#8211; quoique de mani&#232;re in&#233;galitaire. Le politiste David Laitin2 &#233;tablit trois types d'opportunit&#233;s d'ascension hi&#233;rarchique des &#233;lites nationales, en fonction de leurs origines : le type privil&#233;gi&#233;, &#224; l'acc&#232;s facile aux postes du gouvernement central (cas de l'Ukraine), le type int&#233;graliste, o&#249; les fonctionnaires locaux passaient tr&#232;s rarement les fronti&#232;res de leur r&#233;publique (cas des pays baltes) et le type colonial, o&#249; les fonctionnaires locaux se trouvaient en comp&#233;tition avec des fonctionnaires russes &#224; l'int&#233;rieur de leur r&#233;publique et ne pouvaient pas non plus acc&#233;der au gouvernement central (cas de l'Asie centrale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le gouvernement central tol&#233;rait l'utilisation de symboles identitaires (par exemple, les classiques de la litt&#233;rature, les &#233;v&#232;nements historiques, le folklore) et manifestait une attitude hostile vis-&#224;-vis de la culture russe en tant que dominante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'Union sovi&#233;tique &#8211; &#201;tat pourtant porteur d'une id&#233;ologie internationaliste &#8211; institua une politique de discrimination positive attentive aux questions territoriales, linguistiques, &#233;litaires et symboliques. Si cette politique servit &#224; stabiliser l'Union sovi&#233;tique dans ses premi&#232;res d&#233;cennies, elle eut aussi pour effet impr&#233;vu de renforcer les nationalismes &#8211; lesquels ont, incontestablement, jou&#233; un r&#244;le majeur dans sa dislocation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coline Ferrant&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma&#238;tresse de conf&#233;rences en d&#233;veloppement et politiques sociales (Assistant Professor in Social Development &amp; Policy) &#224; Habib University (Karachi, Pakistan).&lt;br class='autobr' /&gt;
coline.ferrant@ahss.habib.edu.pk&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Terry Martin, The Affirmative Action Empire : Nations and Nationalism in the Soviet Union, 1923-1939, Ithaca, Cornell University Press, 2001, p. 1.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. David Laitin, Identity in Formation : The Russian-Speaking Populations in the Near Abroad, Ithaca, Cornell University Press, 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir acc&#232;s aux articles publi&#233;s chaque semaine. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses diff&#233;rentes rubriques (&#233;conomie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualit&#233;s internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir acc&#232;s &#224; ces articles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner &#224; la lettre de PTAG :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;h5 class=&#034;widget-title&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; la lettre&lt;/h5&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- Begin MailChimp Signup Form --&gt;&lt;/p&gt;
&lt;form action=&#034;//pressegauche.us9.list-manage.com/subscribe/post?u=730411ce9b6e72cf02b79c890&amp;id=5abe61d847&#034; method=&#034;post&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; name=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; class=&#034;validate newsletter-form clearfix&#034; target=&#034;_blank&#034; novalidate&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;email&#034; name=&#034;EMAIL&#034; class=&#034;required email&#034; id=&#034;mce-EMAIL&#034; placeholder=&#034;Adresse courriel&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;FNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-FNAME&#034; placeholder=&#034;Pr&#233;nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;LNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-LNAME&#034; placeholder=&#034;Nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;input type=&#034;submit&#034; value=&#034;GO&#034; name=&#034;subscribe&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe&#034; class=&#034;submit&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id=&#034;mce-responses&#034; class=&#034;clear&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-error-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-success-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;position: absolute; left: -5000px;&#034; aria-hidden=&#034;true&#034;&gt;&lt;input type=&#034;text&#034; name=&#034;b_730411ce9b6e72cf02b79c890_5abe61d847&#034; tabindex=&#034;-1&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/form&gt;
&lt;p&gt;&lt;!--End mc_embed_signup--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour sur la r&#233;volution mexicaine (1910-1945)</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Retour-sur-la-revolution-mexicaine-1910-1945</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Retour-sur-la-revolution-mexicaine-1910-1945</guid>
		<dc:date>2024-04-02T11:56:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Coline Ferrant</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2024-04-02</dc:subject>
		<dc:subject>Mexique</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;volution mexicaine (1910-1945) a non seulement modifi&#233; les structures du pouvoir politique, mais a &#233;galement port&#233; la promesse de la justice sociale et du d&#233;veloppement &#233;conomique. Via une analyse de la structure sociale du Mexique pr&#233;r&#233;volutionnaire et des luttes des classes sociales pendant le conflit arm&#233;, cet article revient sur la r&#233;volution mexicaine comme un processus contrast&#233; de restructuration sociale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction &#171; La bourgeoisie veut les choses que la minorit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique centrale et du sud&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2024-04-02-+" rel="tag"&gt;Edition du 2024-04-02&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Mexique-+" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH74/tierra_et_libertad2-8b697.png?1712062438' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='74' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;volution mexicaine (1910-1945) a non seulement modifi&#233; les structures du pouvoir politique, mais a &#233;galement port&#233; la promesse de la justice sociale et du d&#233;veloppement &#233;conomique. Via une analyse de la structure sociale du Mexique pr&#233;r&#233;volutionnaire et des luttes des classes sociales pendant le conflit arm&#233;, cet article revient sur la r&#233;volution mexicaine comme un processus contrast&#233; de restructuration sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;&#171; La bourgeoisie veut les choses que la minorit&#233; scientifique n'a pas &#224; lui donner. Le prol&#233;tariat, pour sa part, veut le bien-&#234;tre &#233;conomique et la dignit&#233; sociale au moyen de la prise de possession de la terre et de l'organisation sociale, ce &#224; quoi s'opposent autant le gouvernement que les partis bourgeois1&lt;/i&gt;. &#187; D&#233;but novembre 1910, le r&#233;volutionnaire Ricardo Flores Mag&#243;n analysait ainsi les probl&#232;mes politiques et sociaux auxquels le Mexique faisait face. Le 20 novembre, un soul&#232;vement arm&#233; renversa le r&#233;gime de Porfirio D&#237;az, au pouvoir depuis 34 ans.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il s'agit d'un processus &#224; la fois politique et social, il est d&#233;licat de d&#233;finir temporellement la r&#233;volution mexicaine. L'historiographie s'accorde &#224; consid&#233;rer le soul&#232;vement arm&#233; du 20 novembre 1910 comme le d&#233;but, tandis que la fin est d&#233;battue. Nous utilisons la chronologie propos&#233;e par les historiens William Beezley et Michael Meyer2. La premi&#232;re &#233;tape est le conflit arm&#233; (1910-1920). Dans la deuxi&#232;me, caract&#233;ris&#233;e par une relative stabilit&#233; politique, les leaders r&#233;volutionnaires cherchaient &#224; changer la soci&#233;t&#233; (1920-1938). Dans la troisi&#232;me, les leaders r&#233;volutionnaires entreprenaient la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; juste par le d&#233;veloppement &#233;conomique (1938-1945).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article revient sur la r&#233;volution mexicaine en tant que r&#233;volution sociale, c'est-&#224;-dire affectant la structure sociale et les in&#233;galit&#233;s de participation politique. Nous d&#233;crivons la structure sociale du Mexique pr&#233;r&#233;volutionnaire, documentons la participation des classes sociales au conflit arm&#233;, et examinons la restructuration sociale du Mexique sur le temps long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Structure sociale du Mexique pr&#233;r&#233;volutionnaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es du recensement de 1910 permettent de d&#233;crire la structure de classes. Sur les 4,6 millions d'actifs, il y avait environ 3 millions de peones de hacienda (ouvriers agricoles), 400 000 agriculteurs et 830 hacendados (propri&#233;taires terriens). Parmi les 15 millions de Mexicains, l'historien Jes&#250;s Silva Herzog estime ainsi &#224; 12 millions ceux qui d&#233;pendaient directement de l'agriculture, soit 80% de la population. Le monde paysan se structurait donc en trois classes :&lt;br class='autobr' /&gt; 1. Les 830 hacendados &#8211; moins de 1% de la population &#8211; poss&#233;daient 97% du territoire national. Ils se partageaient 8245 haciendas, dont certaines se mesuraient en milliers d'hectares. Selon les &#201;tats, entre 88,2% et 99,8% des habitants n'avaient aucune propri&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; 2. La classe des agriculteurs est difficile &#224; d&#233;finir. J. Silva Herzog fait l'hypoth&#232;se qu'elle inclut les propri&#233;taires de terrains dans des aires urbaines et les ouvriers agricoles proches de l'hacendado. En somme, il s'agissait d'actifs vivant de l'agriculture et formant une classe interm&#233;diaire entre hacendados et peones.&lt;br class='autobr' /&gt; 3. Les peones d&#233;pendaient des hacendados par un lien de subordination pouvant prendre plusieurs formes juridiques. Les salaires &#233;taient faibles et en nature. Il &#233;tait courant que les peones contractent des emprunts aupr&#232;s de l'hacendado, ce qui les contraignait &#224; rester ind&#233;finiment sur ses terres pour tenter de rembourser leur dette, constituant une situation d'esclavage de fait3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur industriel comprenait surtout des industries traditionnelles : mines, textile, agroalimentaire. L'industrie lourde &#233;mergea &#224; la fin du porfiriat ; elle se caract&#233;risait par une hi&#233;rarchisation entre une bourgeoisie d'affaires et un milieu ouvrier pauvre. Enfin, le secteur tertiaire &#233;tait tr&#232;s peu d&#233;velopp&#233;. Par exemple, il y avait 3000 m&#233;decins pour 15 millions d'habitants, soit 2 pour 100 0004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces in&#233;galit&#233;s de classe intersectaient avec des in&#233;galit&#233;s r&#233;gionales. Comme dans tout le continent, la structure sociale ne se r&#233;duisait pas &#224; une opposition universelle entre peones et hacendados : dans Rural Guerrillas in Latin America, l'historien Richard Gott d&#233;crit des conditions variantes &#171; non seulement de pays &#224; pays, ou de province &#224; province, mais de vall&#233;e &#224; vall&#233;e &#187;5. Les &#201;tats du nord (Hidalgo, Nuevo Le&#243;n) et la ville de Mexico profit&#232;rent davantage de l'industrialisation, avec l'installation d'industries lourdes comme des aci&#233;ries et des cimenteries. Les &#201;tats ruraux du centre (Puebla, Oaxaca, Guerrero, Michoac&#225;n) restaient en retard de d&#233;veloppement. Ces in&#233;galit&#233;s s'observaient aussi &#224; l'int&#233;rieur des &#201;tats. Prenons l'exemple de Tlaxcala. Dans le nord dominaient des haciendas de plusieurs milliers d'hectares o&#249; vivaient des peones. Dans le centre et le sud, les haciendas &#233;taient moins grandes et coexistaient avec un tissu industriel et artisanal. Enfin, le bassin du fleuve Atoyac-Zahuap&#225;n &#233;tait caract&#233;ris&#233; par une agriculture davantage sp&#233;cialis&#233;e et les peones r&#233;sidaient en dehors des haciendas6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les classes sociales face au conflit arm&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Une r&#233;volution populaire bourgeoise de caract&#232;re agraire&lt;/i&gt; &#187;7 : par cette belle expression oxymorique, le sociologue Jorge Mart&#237;nez R&#237;os d&#233;crit la participation politique des classes sociales au conflit arm&#233; (1910-1920). La r&#233;volution &#233;tait de caract&#232;re agraire par ses objectifs et populaire mais surtout bourgeoise par son leadership. Par exemple, le leader r&#233;volutionnaire Francisco Madero &#233;tait originaire d'une riche famille d'entrepreneurs et avait &#233;tudi&#233; &#224; HEC et &#224; l'Universit&#233; de Californie &#224; Berkeley. Les classes populaires souffraient d'un d&#233;ficit d'inclusion politique en raison d'une part du faible acc&#232;s au syst&#232;me &#233;ducatif, et d'autre part de l'id&#233;ologie positiviste et des pratiques excluantes du porfiriat. Miguel Salvador Macedo, entrepreneur proche du r&#233;gime, les d&#233;crit ainsi : seuls les scientifiques (cient&#237;ficos) peuvent &#234;tre dirigeants politiques et sociaux parce que &#171; la science et la morale sont hors de port&#233;e &#187;8 des classes populaires. Le r&#233;gime r&#233;primait syst&#233;matiquement les mouvements sociaux, notamment d'importantes gr&#232;ves ouvri&#232;res au d&#233;but du XXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que ces conditions fassent supposer une participation populaire plut&#244;t faible, les historiens ne parviennent pas &#224; l'&#233;valuer validement. J. Mart&#237;nez R&#237;os souligne : &#171; &lt;i&gt; Jusqu'&#224; quel point furent connues les th&#232;ses agraires et ouvri&#232;res dans les grands secteurs de la population ? Nous ne le savons pas9. &lt;/i&gt; &#187; Observons toutefois le d&#233;veloppement du mouvement ouvrier, organis&#233; par les structures syndicales. Par exemple, d&#232;s 1915, environ 100 000 ouvriers &#233;taient membres du syndicat anarchosyndicaliste Casa del Obrero Mundial. Enfin, la participation variait selon les r&#233;gions. Par exemple, la strat&#233;gie d'agitation permanente des gu&#233;rillas r&#233;volutionnaires dans les &#201;tats de Morelos, Guerrero, Veracruz et Puebla encouragea de nombreux paysans &#8211; y compris hacendados &#8211; &#224; participer au conflit arm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble des leaders r&#233;volutionnaires reconnaissaient l'importance fondamentale du probl&#232;me agraire, mais divergeaient sur la solution. Ceux originaires du nord, o&#249; la soci&#233;t&#233; rurale comprenait des agriculteurs cherchant &#224; devenir hacendados, concevaient que le probl&#232;me se posait en termes de productivit&#233; de la terre et de coexistence pacifique entre les classes sociales. Le centre et le sud, au contraire, &#233;taient caract&#233;ris&#233;s par la cohabitation parfois violente de grands hacendados et de nombreux peones. Les leaders r&#233;volutionnaires qui en &#233;taient originaires &#233;taient plus radicaux et projetaient l'abolition du syst&#232;me des haciendas10.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une restructuration sociale contrast&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les divergences originelles des leaders r&#233;volutionnaires furent suivies, sur le temps long, de politiques sociales &#224; l'instrumentation et aux effets contrast&#233;s. La premi&#232;re loi agraire fut adopt&#233;e en 1915. Ses principales dispositions furent la redistribution de la terre, notamment la restitution aux communaut&#233;s indig&#232;nes des terres acquises sous le porfiriat, et la cr&#233;ation d'un statut par la suite embl&#233;matique, les ejidos, c'est-&#224;-dire des terrains attribu&#233;s &#224; un groupe de paysans qui en sont propri&#233;taires collectivement mais dont le fruit des r&#233;coltes revient &#224; chaque paysan individuellement. En vertu de la loi des Ejidos de 1920, ces paysans &#233;taient assur&#233;s de poss&#233;der une parcelle de terre &#171; &lt;i&gt;suffisante pour produire [&#8230;] le double du salaire journalier moyen de la r&#233;gion&lt;/i&gt; &#187;. Toutefois, la r&#233;forme agraire fut instrument&#233;e de mani&#232;re incoh&#233;rente selon les r&#233;gions. Elle ne supprima pas le syst&#232;me des haciendas, bien que celles-ci ne couvraient plus qu'environ la moiti&#233; des terres agricoles apr&#232;s la r&#233;volution (8 millions sur 16 en 1958). Elle ne r&#233;solut pas l'aggravation de l'exode rural : selon le recensement de 1940, 1,5 million d'hectares d'ejidos &#233;taient &#224; l'abandon11.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur industriel b&#233;n&#233;ficia d'une politique d'investissement, notamment les industries lourdes et d'extraction et les r&#233;seaux ferroviaire et routier. Ceci favorisa la croissance &#233;conomique, puis l'augmentation des ressources des gouvernements f&#233;d&#233;ral et f&#233;d&#233;r&#233;s, et finalement le d&#233;veloppement des services publics et de l'&#201;tat-providence. Le taux d'alphab&#233;tisation augmenta de 38,5% en 1930 &#224; 56,8% en 1950 ; une classe moyenne urbaine &#233;mergeait12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la soci&#233;t&#233; mexicaine devenait plus &#233;galitaire par la distribution des ressources &#233;conomiques et territoriales, la bourgeoisie continuait &#224; s'approprier les ressources politiques. La culture politique restait autoritaire. Le sociologue Pablo Gonz&#225;lez Casanova explique comment le syst&#232;me &#233;ducatif participait &#224; son inculcation aux classes populaires : &#171; Dans toute structure sociale il y a une &#233;ducation politique. [&#8230;] Le peuple est constamment &#233;duqu&#233;, et est &#233;duqu&#233; de mani&#232;re autoritaire o&#249; la structure du pouvoir et l'attitude des strates dominantes sont autoritaires13. &#187; Le nouveau r&#233;gime se fondait sur une alliance entre l'ancienne l'oligarchie porfiriste et une partie des classes populaires qui particip&#232;rent au conflit arm&#233; ; il fonctionnait selon une alternance de r&#233;pression et de compromis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant 1910, la soci&#233;t&#233; mexicaine, structur&#233;e en classes dot&#233;es de diff&#233;rentes ressources sociales et politiques, &#233;tait profond&#233;ment in&#233;galitaire. Les leaders r&#233;volutionnaires, dont l'ancrage populaire ou non reste difficile &#224; &#233;valuer, s'accordaient sur la n&#233;cessit&#233; de la changer, mais divergeaient sur les mani&#232;res d'y arriver. Ces divergences originelles contribuent &#224; expliquer le caract&#232;re contrast&#233; de la restructuration sociale entreprise par les gouvernements de la r&#233;volution. Bien que l'industrialisation et le d&#233;veloppement de l'&#201;tat-providence contribu&#232;rent &#224; la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s, la r&#233;forme agraire resta inachev&#233;e et la socialisation politique des classes populaires marqu&#233;e par l'autoritarisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan social de la r&#233;volution mexicaine est donc &#224; bien des &#233;gards complexe et contrast&#233;. L'&#233;tablir n'est pas neutre politiquement. Comme l'exprimait l'&#233;ditorialiste Sabino Bastidas Colinas &#224; l'occasion du centenaire de la r&#233;volution : &#171; La r&#233;volution est-elle bien termin&#233;e ? A-t-elle rempli sa mission ? En avait-elle ? Quel est son bilan ? A-t-elle &#233;t&#233; couronn&#233;e de succ&#232;s ? La r&#233;volution s'est-elle &#233;puis&#233;e ? S'est-elle fatigu&#233;e ? Pourquoi sommes-nous si nostalgiques de la r&#233;volution ? Reste-t-il quelque chose &#224; faire ? Que faire aujourd'hui de la r&#233;volution mexicaine ?14 &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coline Ferrant&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma&#238;tresse de conf&#233;rences en d&#233;veloppement et politiques sociales (Assistant Professor in Social Development &amp; Policy) &#224; Habib University (Karachi, Pakistan).&lt;br class='autobr' /&gt;
coline.ferrant@ahss.habib.edu.pk&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;br class='autobr' /&gt;
1.Adolfo Gilly, La revoluci&#243;n interrumpida, Mexico, Ediciones Era, 2007, p. 81.&lt;br class='autobr' /&gt;
2.William H. Beezley, Michael C. Meyer, (dir.), The Oxford History of Mexico, New York, Oxford University Press, 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
3.Jes&#250;s Silva Herzog, Breve historia de la revoluci&#243;n mexicana, Mexico, Fondo de Cultura Econ&#243;mica, 1960.&lt;br class='autobr' /&gt;
4.Collectif, Nueva historia general de M&#233;xico, Mexico, El Colegio de M&#233;xico, 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
5.Richard Gott, Rural Guerrillas in Latin America, Londres, Penguin Books, 1973, p. 573.&lt;br class='autobr' /&gt;
6.Raymond Buve, &#171; Agricultores, dominaci&#243;n pol&#237;tica y estructura agraria en la revoluci&#243;n mexicana : el caso de Tlaxcala (1910-1918) &#187;, Revista mexicana de sociolog&#237;a, vol. 52, n&#176;2, 1989, p. 181-236.&lt;br class='autobr' /&gt;
7.Jorge Mart&#237;nez R&#237;os, &#171; Revoluci&#243;n y conciencia social en M&#233;xico &#187;, in Collectif, Estudios sociol&#243;gicos. Sociolog&#237;a de la revoluci&#243;n, tome II, Mexico, Instituto de Ciencias de Zacatecas, 1959, p. 394.&lt;br class='autobr' /&gt;
8.Cit&#233; dans L&#233;opoldo Zea, El positivismo en M&#233;xico, Mexico, El Colegio de M&#233;xico, 1943, p. 171-173.&lt;br class='autobr' /&gt;
9.Jorge Mart&#237;nez R&#237;os, op. cit., p. 389.&lt;br class='autobr' /&gt;
10.Lucio Mendieta y N&#250;&#241;ez, &#171; Un balance objetivo de la revoluci&#243;n mexicana &#187;, Revista mexicana de sociolog&#237;a, Mexico, vol. 22, n&#176;2, mai-ao&#251;t 1960, p. 529-542.&lt;br class='autobr' /&gt;
11.Isidro Fabela (dir.), Documentos hist&#243;ricos de la revoluci&#243;n mexicana. Revoluci&#243;n y r&#233;gimen constitucionalista, Mexico, Fondo de Cultura Econ&#243;mica, 1960.&lt;br class='autobr' /&gt;
12.Collectif, Estudios sociol&#243;gicos. Sociolog&#237;a de la revoluci&#243;n, Mexico, Instituto de Ciencias de Zacatecas, 1959.&lt;br class='autobr' /&gt;
13.Pablo Gonz&#225;lez Casanova, La democracia en M&#233;xico, Mexico, Ediciones Era, 2004, p. 211.&lt;br class='autobr' /&gt;
14.Sabino Bastidas Colinas, &#171; &#191;Ya acab&#243; la revoluci&#243;n mexicana ? &#187;, El Pa&#237;s, 17 novembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*****&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir acc&#232;s aux articles publi&#233;s chaque semaine. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses diff&#233;rentes rubriques (&#233;conomie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualit&#233;s internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir acc&#232;s &#224; ces articles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner &#224; la lettre de PTAG :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;h5 class=&#034;widget-title&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; la lettre&lt;/h5&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- Begin MailChimp Signup Form --&gt;&lt;/p&gt;
&lt;form action=&#034;//pressegauche.us9.list-manage.com/subscribe/post?u=730411ce9b6e72cf02b79c890&amp;id=5abe61d847&#034; method=&#034;post&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; name=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; class=&#034;validate newsletter-form clearfix&#034; target=&#034;_blank&#034; novalidate&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;email&#034; name=&#034;EMAIL&#034; class=&#034;required email&#034; id=&#034;mce-EMAIL&#034; placeholder=&#034;Adresse courriel&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;FNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-FNAME&#034; placeholder=&#034;Pr&#233;nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;LNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-LNAME&#034; placeholder=&#034;Nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;input type=&#034;submit&#034; value=&#034;GO&#034; name=&#034;subscribe&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe&#034; class=&#034;submit&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id=&#034;mce-responses&#034; class=&#034;clear&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-error-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-success-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;position: absolute; left: -5000px;&#034; aria-hidden=&#034;true&#034;&gt;&lt;input type=&#034;text&#034; name=&#034;b_730411ce9b6e72cf02b79c890_5abe61d847&#034; tabindex=&#034;-1&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/form&gt;
&lt;p&gt;&lt;!--End mc_embed_signup--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour sur la Seconde R&#233;publique fran&#231;aise (1848-1851) : un espoir d&#233;mocratique</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Retour-sur-la-Seconde-Republique-francaise-1848-1851-un-espoir-democratique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Retour-sur-la-Seconde-Republique-francaise-1848-1851-un-espoir-democratique</guid>
		<dc:date>2024-01-16T13:22:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Coline Ferrant</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Seconde R&#233;publique fran&#231;aise (1848-1851) a &#233;t&#233; marqu&#233;e par un espoir d&#233;mocratique, avec l'institution du suffrage universel et l'abolition de l'esclavage et de la peine de mort. Cependant, ces avanc&#233;es ont &#233;t&#233; rapidement restreintes ou r&#233;voqu&#233;es, et le r&#233;gime a &#233;t&#233; &#233;ph&#233;m&#232;re, se terminant par le coup d'&#201;tat de Louis-Napol&#233;on Bonaparte. &lt;br class='autobr' /&gt; Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
Les causes imm&#233;diates de la r&#233;volution fran&#231;aise de 1848 sont l'interdiction du banquet du XIIe arrondissement de Paris pr&#233;vu le 22 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH118/barricadehorace_vernet-barricade_rue_soufflot-a22aa.jpg?1705411435' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Seconde R&#233;publique fran&#231;aise (1848-1851) a &#233;t&#233; marqu&#233;e par un espoir d&#233;mocratique, avec l'institution du suffrage universel et l'abolition de l'esclavage et de la peine de mort. Cependant, ces avanc&#233;es ont &#233;t&#233; rapidement restreintes ou r&#233;voqu&#233;es, et le r&#233;gime a &#233;t&#233; &#233;ph&#233;m&#232;re, se terminant par le coup d'&#201;tat de Louis-Napol&#233;on Bonaparte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les causes imm&#233;diates de la r&#233;volution fran&#231;aise de 1848 sont l'interdiction du banquet du XIIe arrondissement de Paris pr&#233;vu le 22 f&#233;vrier 1848 ; les causes profondes sont l'autoritarisme du r&#233;gime monarchique de Louis-Philippe. Le nouveau r&#233;gime, la IIe R&#233;publique, fut proclam&#233; le 24 f&#233;vrier 1848 avec la constitution d'un gouvernement provisoire, et s'acheva le 2 d&#233;cembre 1851 par le coup d'&#201;tat du Pr&#233;sident de la R&#233;publique Louis-Napol&#233;on Bonaparte. La singularit&#233; de ce r&#233;gime est son caract&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re &#8211; moins de quatre ans &#8211; et le fait qu'il ait laiss&#233; dans la m&#233;moire collective fran&#231;aise deux repr&#233;sentations contradictoires. Une premi&#232;re, positive, en retient l'institution d'une d&#233;mocratie compl&#232;te, politique (par le suffrage universel) et sociale (par le &#171; droit au travail &#187;), achev&#233;e par la r&#233;action conservatrice. Une seconde, n&#233;gative, y voit le triomphe de l'incapacit&#233; politique et de l'&#171; illusion lyrique &#187; d'une d&#233;mocratie sociale. Dans les deux cas, le probl&#232;me central est bien la d&#233;mocratie, et sp&#233;cifiquement l'espoir de la d&#233;mocratie : une aspiration que l'on souhaite voir triompher et que l'on consid&#232;re comme r&#233;alisable. Analysons dans quelle mesure, pour chaque dimension de la d&#233;mocratie &#8211; politique, institutionnelle, &#233;conomique et sociale, les structures institutionnelles de la IIe R&#233;publique et les &#233;v&#232;nements de la vie publique ont-ils r&#233;alis&#233; un espoir d&#233;mocratique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une d&#233;mocratie politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 mars 1848, le gouvernement provisoire annon&#231;a : &#171; &lt;i&gt; le suffrage sera universel et direct, sans la moindre condition de cens &lt;/i&gt; &#187;. Tous les citoyens hommes de plus de 21 ans furent appel&#233;s &#224; &#233;lire les membres de l'Assembl&#233;e constituante : le corps &#233;lectoral passa de 250 000 &#224; 9 millions d'&#233;lecteurs. Le 4 mars, le gouvernement provisoire affirma les libert&#233;s de la presse et de r&#233;union ; un d&#233;cret disposa de l'abolition de l'esclavage dans les colonies et cr&#233;a une commission &#171; &lt;i&gt;pour pr&#233;parer dans les plus brefs d&#233;lais l'acte d'&#233;mancipation imm&#233;diate de toutes les colonies &lt;/i&gt; &#187;. Le 8 mars, l'ensemble des citoyens devinrent &#233;ligibles &#224; la Garde nationale. Le 19 mars, la &#171; contrainte par corps &#187; (c'est-&#224;-dire la prison pour dettes), la peine de mort et les ch&#226;timents corporels furent abolis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les mod&#233;r&#233;s et les conservateurs du Parti de l'Ordre remport&#232;rent les &#233;lections de l'Assembl&#233;e constituante. L'extr&#234;me-gauche, vaincue, appela &#224; une manifestation le 15 mai ; celle-ci tourna &#224; l'&#233;meute. Ses dirigeants furent arr&#234;t&#233;s et condamn&#233;s &#224; la d&#233;portation. La suppression des Ateliers nationaux provoqua un violent soul&#232;vement populaire les 24 et 26 juin 1848. Les insurg&#233;s furent d&#233;port&#233;s dans les colonies, notamment en Alg&#233;rie. Le nouveau pr&#233;sident du Conseil Louis Eug&#232;ne Cavaignac restreignit les mesures d'&#233;galit&#233; politique du d&#233;but de l'ann&#233;e 1848, en disposant de la censure des journaux r&#233;volutionnaires et de la fermeture des clubs, et en dissolvant certaines l&#233;gions de la Garde nationale recrut&#233;es dans les quartiers populaires de Paris.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une d&#233;mocratie institutionnelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Constitution entra en vigueur le 4 novembre 1848. Son pr&#233;ambule dispose des droits du citoyen, mais aussi de ses devoirs, dont l'amour de la patrie et l'obligation de servir la R&#233;publique. Le Pr&#233;sident de la R&#233;publique est &#233;lu au suffrage universel pour quatre ans non renouvelables. Jules Gr&#233;vy, visionnaire, mit en garde contre le fait que le Pr&#233;sident puisse chercher &#224; rester ill&#233;galement au pouvoir sous pr&#233;texte de la l&#233;gitimit&#233; que lui conf&#232;re son &#233;lection par le peuple. En effet, les pouvoirs du Pr&#233;sident &#233;taient consid&#233;rables : initiative des lois, direction de la diplomatie et des arm&#233;es, nomination et r&#233;vocation des ministres et des hauts fonctionnaires. Le pouvoir l&#233;gislatif est exerc&#233; par une chambre unique, l'Assembl&#233;e l&#233;gislative, &#233;lue au suffrage universel. Il y a irr&#233;vocabilit&#233; mutuelle des pouvoirs. Ces deux facteurs &#8211; l&#233;gitimit&#233; du Pr&#233;sident acquise par l'&#233;lection au suffrage universel et irr&#233;vocabilit&#233; mutuelle des pouvoirs &#8211; font qu'en cas de conflit, une solution est le coup d'&#201;tat par le Pr&#233;sident, qui disposait de la force arm&#233;e. Dans ces conditions, la personnalit&#233; et la pratique du Pr&#233;sident &#233;taient cruciales. Louis-Napol&#233;on Bonaparte remporta l'&#233;lection du 10 d&#233;cembre 1848 ; il nomma au gouvernement des membres du Parti de l'Ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau gouvernement instrumenta un nouveau recul des avanc&#233;es d&#233;mocratiques du d&#233;but de l'ann&#233;e 1848. &#192; la suite de la manifestation du 13 juin 1849 contre l'invasion de la R&#233;publique romaine, l'Assembl&#233;e l&#233;gislative vota trois lois r&#233;actionnaires : suspension d'un an de la libert&#233; d'association, restriction de la libert&#233; de la presse, possibilit&#233; pour l'Assembl&#233;e et le gouvernement d'&#233;tablir l'&#233;tat de si&#232;ge. Le 31 mai 1850, les condamn&#233;s politiques et les r&#233;sidents depuis moins de trois ans dans un m&#234;me canton furent exclus du suffrage universel : le corps &#233;lectoral diminua de 9 &#224; 6 millions d'&#233;lecteurs. Comme l'avait pr&#233;dit Jules Gr&#233;vy, Louis-Napol&#233;on Bonaparte pr&#233;parait son coup d'&#201;tat. Dans la nuit du 1er au 2 d&#233;cembre 1851, il publia un d&#233;cret de dissolution de l'Assembl&#233;e l&#233;gislative et convoqua un pl&#233;biscite. Il adopta de nouvelles lois r&#233;pressives. Environ 1500 personnes, dont l'&#233;crivain Victor Hugo, furent d&#233;port&#233;es ou bannies. Le pl&#233;biscite fut accept&#233; le 21 et 22 d&#233;cembre. Il disposa de la prolongation pour dix ans des pouvoirs de Louis-Napol&#233;on Bonaparte et de la r&#233;daction d'une nouvelle Constitution par lui-m&#234;me, ainsi achevant la IIe R&#233;publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une d&#233;mocratie &#233;conomique et sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission du gouvernement pour les travailleurs, charg&#233;e d'&#233;valuer comment am&#233;liorer leur condition, fut cr&#233;&#233;e le 28 f&#233;vrier. Une nouvelle r&#233;partition de l'imp&#244;t en faveur des classes populaires, r&#233;duisant notamment l'imp&#244;t sur le sel, fut adopt&#233;e le 29 f&#233;vrier. Les Ateliers nationaux, application du &#171; droit au travail &#187;, furent cr&#233;&#233;s le 26 f&#233;vrier ; c'est l'exemple le plus significatif de la IIe R&#233;publique en tant que d&#233;mocratie sociale, celui dont la m&#233;moire collective fran&#231;aise se souvient. Mais ils furent un &#233;chec. Ces Ateliers ne r&#233;solurent pas le probl&#232;me du ch&#244;mage : nombre de b&#233;n&#233;ficiaires &#233;taient employ&#233;s &#224; ne rien faire. Le salaire &#8211; 2 francs par jour, sup&#233;rieur aux aides des institutions de charit&#233; &#8211; attira de nombreux provinciaux &#224; Paris. Pour l'&#201;tat, ce fut un gouffre financier, moqu&#233; par les conservateurs sous le nom de &#171; r&#226;teliers nationaux &#187;. Leur suppression le 21 juin indiqua la fin de l'espoir d'une d&#233;mocratie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;ambule de la Constitution de novembre 1848 proclame la famille et la propri&#233;t&#233; comme fondements de la soci&#233;t&#233; et supprime la notion de droit au travail. Les slogans du programme de Louis-Napol&#233;on Bonaparte &#233;taient &#171; &lt;i&gt; ordre, autorit&#233;, religion, bien du peuple&lt;/i&gt; &#187;. La loi Falloux du 15 mars 1850 autorisa les membres du clerg&#233; (m&#234;me non dipl&#244;m&#233;s) &#224; ouvrir des &#233;tablissements d'enseignement, leur attribua des places dans les instances r&#233;gulant le syst&#232;me scolaire et cr&#233;a des subventions pour l'enseignement priv&#233;. Les gr&#232;ves furent interdites en novembre 1849.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La IIe R&#233;publique n'a, finalement, pas institu&#233; les conditions d'un &#201;tat et d'une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratiques dans la mesure o&#249; les avanc&#233;es d&#233;mocratiques du d&#233;but de l'ann&#233;e 1848 furent restreintes ou r&#233;voqu&#233;es d&#232;s les premi&#232;res difficult&#233;s du gouvernement provisoire. Ensuite, les gouvernements conservateurs instrument&#232;rent des politiques r&#233;actionnaires. De plus, les structures institutionnelles facilit&#232;rent le coup d'&#201;tat de Louis-Napol&#233;on Bonaparte. Pour la post&#233;rit&#233;, retenons toutefois que la IIe R&#233;publique vit la r&#233;alisation de politiques particuli&#232;rement progressistes pour l'&#233;poque : le suffrage universel et l'abolition de l'esclavage et de la peine de mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coline Ferrant&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma&#238;tresse de conf&#233;rences en d&#233;veloppement et politiques sociales (Assistant Professor in Social Development &amp; Policy) &#224; Habib University (Karachi, Pakistan).&lt;br class='autobr' /&gt;
coline.ferrant@ahss.habib.edu.pk&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*****&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir acc&#232;s aux articles publi&#233;s chaque semaine. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses diff&#233;rentes rubriques (&#233;conomie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualit&#233;s internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir acc&#232;s &#224; ces articles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner &#224; la lettre de PTAG :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;h5 class=&#034;widget-title&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; la lettre&lt;/h5&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- Begin MailChimp Signup Form --&gt;&lt;/p&gt;
&lt;form action=&#034;//pressegauche.us9.list-manage.com/subscribe/post?u=730411ce9b6e72cf02b79c890&amp;id=5abe61d847&#034; method=&#034;post&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; name=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; class=&#034;validate newsletter-form clearfix&#034; target=&#034;_blank&#034; novalidate&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;email&#034; name=&#034;EMAIL&#034; class=&#034;required email&#034; id=&#034;mce-EMAIL&#034; placeholder=&#034;Adresse courriel&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;FNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-FNAME&#034; placeholder=&#034;Pr&#233;nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;LNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-LNAME&#034; placeholder=&#034;Nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;input type=&#034;submit&#034; value=&#034;GO&#034; name=&#034;subscribe&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe&#034; class=&#034;submit&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id=&#034;mce-responses&#034; class=&#034;clear&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-error-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-success-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;position: absolute; left: -5000px;&#034; aria-hidden=&#034;true&#034;&gt;&lt;input type=&#034;text&#034; name=&#034;b_730411ce9b6e72cf02b79c890_5abe61d847&#034; tabindex=&#034;-1&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/form&gt;
&lt;p&gt;&lt;!--End mc_embed_signup--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
