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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>D&#233;claration du 25 avril 2012 pour la d&#233;fense de la soci&#233;t&#233; </title>
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		<dc:date>2012-05-01T08:49:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Beno&#238;t Coutu, &#201;ric Martin, Fran&#231;ois L'Italien, Jacques Mascotto, Jean-Michel Marcoux, Maxime Ouellet</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ducation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-05-01</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec vit actuellement une des crises les plus profondes de son histoire depuis la crise d'Octobre. Le gouvernement dit que les d&#233;s sont jou&#233;s, que la fatalit&#233; du destin aurait men&#233; la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et ses universit&#233;s &#224; int&#233;grer le capitalisme globalis&#233;. D'autres pr&#244;nent le dialogue et le consensus. Mais le dialogue est impossible. Le gouvernement autoritaire n'&#233;coute pas : il oppose les injonctions, les matraques et l'humiliation. Il demande aux &#233;tudiant-e-s de s'excuser chaque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Education-18-+" rel="tag"&gt;&#201;ducation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-05-01-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-05-01&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L143xH150/arton10119-fe260.jpg?1781490232' class='spip_logo spip_logo_right' width='143' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec vit actuellement une des crises les plus profondes de son histoire depuis la crise d'Octobre. Le gouvernement dit que les d&#233;s sont jou&#233;s, que la fatalit&#233; du destin aurait men&#233; la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et ses universit&#233;s &#224; int&#233;grer le capitalisme globalis&#233;. D'autres pr&#244;nent le dialogue et le consensus. Mais le dialogue est impossible. Le gouvernement autoritaire n'&#233;coute pas : il oppose les injonctions, les matraques et l'humiliation. Il demande aux &#233;tudiant-e-s de s'excuser chaque fois qu'une poubelle est renvers&#233;e. Ou qu'une banque est bloqu&#233;e durant l'heure du diner. Nous sommes dans l'impasse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aucune de ces deux positions n'est en mesure d'&#233;valuer la gravit&#233; de la crise qui se joue dans les soci&#233;t&#233;s occidentales, et dont la gr&#232;ve &#233;tudiante n'est qu'un sympt&#244;me. Il s'agit d'une crise civilisationnelle qui d&#233;passe la crise de 1929 : il s'agit d'une crise du capitalisme dans sa forme de reproduction qui l'oppose de fa&#231;on irr&#233;ductible au travail, &#224; la nature et aux acquis sociaux de l'humanit&#233;. Le capital, pour se valoriser, n'a d'autre choix que de s'attaquer au patrimoine commun de l'humanit&#233;, et d'obliger chacun &#224; payer le prix de son inclusion dans le syst&#232;me. Et en porte-parole du capitalisme globalis&#233;, l'&#233;lite &#233;conomique d&#233;fend bec et ongles le prix d'entr&#233;e dans ses domaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;lite a chang&#233;. Elle nest plus de ce monde. Elle a coup&#233; tout rapport avec le peuple, s'est retourn&#233;e contre le peuple. Il s'agit d'une &#233;lite transnationale et d&#233;territorialis&#233;e qui n'a qu'un but : profiter de la transformation des profits en rente. Pour ensuite se tirer. Le Plan Nord en est l'exemple achev&#233;. Le d&#233;tournement de la mission des universit&#233;s suit derri&#232;re. En cons&#233;quence, nous assistons &#224; la d&#233;possession de la capacit&#233; des individus et des peuples d'agir sur leur propre destin. D&#233;sormais, pour faire partie de cette &#171; dissoci&#233;t&#233; &#187;, il faut payer un droit d'entr&#233;e pour pouvoir esp&#233;rer b&#233;n&#233;ficier d'un revenu et d'un pouvoir d'achat. Mais il faut dissiper ce mirage du succ&#232;s qui viendra apr&#232;s la lutte concurrentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout, nous voyons la crise, en Europe comme ailleurs. Partout s'&#233;tale devant nos yeux le m&#232;rne spectacle d'&#233;lites accroch&#233;es &#224; leurs m&#234;mes privil&#232;ges, se d&#233;cha&#238;ner contre les peuples. Ne laissant ainsi aux uns que le choix de se contenter des conditions de survie de plus en plus aust&#232;res et horribles, et aux autres la course concurrentielle pour faire partie des &#171; amis de Davos &#187; et participer aux s&#233;rails de l'&#233;lite globalis&#233;e. Pour eux, il faudra payer le prix fort, et accepter de nombreux sacrifices. Tel est l'avenir que l'on pr&#233;sente &#224; cette jeunesse qui doit non seulement travailler d'arrache-pied pour atteindre un niveau d'&#233;ducation en accord avec les niveaux de la concurrence mais aussi valoriser leur dipl&#244;mes, dont la &#171; valeur &#187; d&#233;pend du prix que l'on a bien voulu accorder sur le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeunesse du Qu&#233;bec l'a bien compris et elle n'est pas dupe. Elle se bat pour d&#233;fendre la soci&#233;t&#233; et la justice contre la barbarie et les &#233;lites qui l'ont d&#233;j&#224; trahi. Nous sommes en pr&#233;sence d'un conflit proprement politique qui oppose les &#233;lites d&#233;j&#224; globalis&#233;es et d&#233;racin&#233;es &#224; ceux et celles qui savent que notre seul avenir est la justice et le commun. Nous lan&#231;ons un appel au peuple : la seule position possible est de s'opposer r&#233;solument &#224; ce gouvernement qui cherche &#224; diviser le peuple. L'existence de la soci&#233;t&#233;, la n&#244;tre, est non-n&#233;gociable. Les &#233;lites nous ont d&#233;clar&#233; la guerre avec une puissance &#233;conomique, polici&#232;re, judiciaire, m&#233;diatique qui doit trouver une r&#233;ponse politique. Contre leur violence, nous appelons &#224; la r&#233;sistance. Nous appelons &#224; l'unit&#233; dies forces en lutte, par-del&#224; les diff&#233;rences, pour la d&#233;fense du monde commun, dans un monde dont nous avons h&#233;rit&#233;, et que nous d&#233;sirons transmettre. Et pour la d&#233;fense de ce qui nous constitue comme &#234;tre humain, c'est-a-dire notre capacit&#233; de mettre en commun notre puissance de vivre : notre libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t Coutu, charg&#233; de cours, sociologie, UQAM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric Martin, professeur, philosophie, Edouard-Montpetit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maxime Ouellet, professeur associ&#233;, &#233;cole des m&#233;dias, UQAM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois L'Italien, chercheur post-doctoral, Universit&#233; Laval .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.lean-Michel Marcoux, chercheur ind&#233;pendant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Mascotto, professeur associ&#233;, sociologie, UQAM. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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