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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>L'UGTT tunisienne : plus qu'un syndicat</title>
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		<dc:creator>COSATU Daily News</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
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		<dc:subject>Edition du 2025-01-21</dc:subject>

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&lt;p&gt;D&#233;cid&#233; &#224; &#233;liminer toute institution qui pourrait faire office de contre-pouvoir, Kais Said souhaite que l'UGTT abandonne son r&#244;le d'acteur politique et se limite &#224; repr&#233;senter les int&#233;r&#234;ts de ses adh&#233;rents, qui sont quelque 800 000 dans un pays de 12 millions d'habitants. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; d'Afrique en lutte. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'UGTT est plus qu'un syndicat, mais moins qu'un parti. &#187; C'est ainsi que H&#233;la Yousfi, chercheuse et auteure du livre L'UGTT, une passion tunisienne, d&#233;finit le premier syndicat tunisien. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;cid&#233; &#224; &#233;liminer toute institution qui pourrait faire office de contre-pouvoir, Kais Said souhaite que l'UGTT abandonne son r&#244;le d'acteur politique et se limite &#224; repr&#233;senter les int&#233;r&#234;ts de ses adh&#233;rents, qui sont quelque 800 000 dans un pays de 12 millions d'habitants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; d'&lt;a href=&#034;https://www.afriquesenlutte.org/afrique-du-nord/tunisie/article/l-ugtt-tunisienne-plus-qu-un-syndicat&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrique en lutte&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'UGTT est plus qu'un syndicat, mais moins qu'un parti. &#187; C'est ainsi que H&#233;la Yousfi, chercheuse et auteure du livre L'UGTT, une passion tunisienne, d&#233;finit le premier syndicat tunisien. Interrog&#233; sur cette description, Sami Tahri, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint charg&#233; de la communication, pr&#233;cise en souriant : &#171; C'est plus qu'un syndicat, certes, mais aussi plus qu'un parti. &#187; Quoi qu'il en soit, il est clair que l'UGTT a jou&#233; un r&#244;le cl&#233; dans l'histoire contemporaine de la Tunisie, et de nombreux analystes la consid&#232;rent comme le syndicat le plus influent du monde arabe. Ces derni&#232;res ann&#233;es, elle traverse une crise, comme le pays tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le central jou&#233; par l'UGTT dans la soci&#233;t&#233; tunisienne remonte &#224; l'&#233;poque de la lutte anticoloniale. Le syndicat a &#233;t&#233; fond&#233; en 1924, apr&#232;s s'&#234;tre s&#233;par&#233; de la CGT fran&#231;aise en raison de d&#233;saccords sur la &#171; question nationale &#187;. &#171; Le syndicat a jou&#233; un r&#244;le actif dans la lutte de lib&#233;ration nationale, en organisant des manifestations, des gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales, etc. C'est pourquoi le gouvernement fran&#231;ais l'a dissous, et a m&#234;me arr&#234;t&#233; et tu&#233; certains de ses dirigeants, dont un secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, Farhat Hached &#187;, explique Tahri depuis son bureau au si&#232;ge du quotidien de l'UGTT, Al-Shaab (Le Peuple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois l'ind&#233;pendance obtenue, les relations avec le gouvernement n'ont pas &#233;t&#233; sans tensions. &#171; L'UGTT s'est toujours battue pour maintenir son autonomie, malgr&#233; le r&#233;gime du parti unique du pr&#233;sident [Habib] Bourguiba [qui a dirig&#233; la Tunisie de 1957 &#224; 1987]. &#171; Et cela a r&#233;ussi, dans l'ensemble &#187;, affirme H&#233;la Yousfi, soulignant que ce n'est pas le cas dans d'autres pays de la r&#233;gion, comme l'Alg&#233;rie ou l'&#201;gypte. Cette diff&#233;rence tient peut-&#234;tre au fait que les dirigeants syndicaux alg&#233;riens et &#233;gyptiens professaient la m&#234;me id&#233;ologie panarabiste que leurs r&#233;gimes respectifs. En Tunisie, il n'y avait pas de tel alignement id&#233;ologique. Bourguiba avait une position plus pro-occidentale, alors que, selon Yousfi, toutes les grandes id&#233;ologies du pays ont toujours &#233;t&#233; repr&#233;sent&#233;es parmi les militants et les dirigeants de l'UGTT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie du syndicat a donn&#233; lieu &#224; plusieurs collisions frontales avec le pouvoir, qui ont fait des dizaines de morts, comme lors des r&#233;voltes de 1978 et 1985, ou lors de la R&#233;volution de 2011, qui a d&#233;clench&#233; ce que l'on a appel&#233; le &#171; printemps arabe &#187;. Pour de nombreux militants, l'UGTT a jou&#233; un r&#244;le d&#233;terminant dans le triomphe de la R&#233;volution. &#171; Le jour o&#249; l'UGTT de Sfax a rejoint les manifestations de rue, j'ai su que les jours de Ben Ali &#233;taient compt&#233;s &#187;, se souvient Lamine Bouazizi, un militant de la ville de Sidi Bouzid, berceau du soul&#232;vement. Ben Ali a finalement fui le pays deux jours plus tard, inaugurant un processus de transition qui devait durer une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conflit entre le pr&#233;sident Kais Saied et l'UGTT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si ce n'est pas avec la m&#234;me intensit&#233; que par le pass&#233;, le syndicat est de nouveau en d&#233;saccord avec le gouvernement. &#192; l'&#233;t&#233; 2021, le pr&#233;sident Kais Saied a organis&#233; un coup d'&#201;tat, dissous le Parlement et s'est octroy&#233; les pleins pouvoirs. L'ann&#233;e suivante, il a institu&#233; une r&#233;forme constitutionnelle qui a transform&#233; la Tunisie en une r&#233;publique &#171; hyper-pr&#233;sidentielle &#187;. Presque tous les partis politiques ont rejet&#233; cette initiative de Saied, un homme politique ind&#233;pendant, populiste et d'id&#233;ologie conservatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UGTT a propos&#233; de jouer un r&#244;le de m&#233;diateur entre la pr&#233;sidence et les partis, en proposant de lancer un processus de dialogue national, comme elle l'avait d&#233;j&#224; fait en 2013, lorsqu'une crise politique avait mis en p&#233;ril la transition d&#233;mocratique. &#192; l'&#233;poque, l'UGTT avait men&#233; la m&#233;diation entre le gouvernement et l'opposition qui avait permis d'&#233;viter un conflit civil. C'est pour ce travail que l'UGTT, avec trois autres organisations de la soci&#233;t&#233; civile, a re&#231;u le prix Nobel de la paix en 2015. Mais, &#224; cette occasion, Saied a rejet&#233; l'offre du syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;termin&#233; &#224; &#233;liminer toute institution qui pourrait agir comme un contre-pouvoir, le pr&#233;sident Saied veut que l'UGTT abandonne son r&#244;le d'acteur politique et se limite &#224; repr&#233;senter les int&#233;r&#234;ts de ses membres, qui sont environ 800 000 dans un pays de 12 millions d'habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier affrontement entre Saied et l'UGTT a suivi la publication, en 2022, de la circulaire 20, qui interdisait &#224; toute institution de l'&#201;tat de n&#233;gocier avec les syndicats sans l'autorisation pr&#233;alable de la pr&#233;sidence. Quelques mois plus tard, le gouvernement a retir&#233; la circulaire. La pression sur le syndicat n'en a pas moins continu&#233;, avec des syndicalistes arr&#234;t&#233;s et poursuivis en justice, par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Plus d'une douzaine de syndicalistes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s depuis 2021. Un seul est toujours en prison, mais les autres ont des proc&#232;s en cours. Et je crains que la liste ne s'allonge &#187;, a d&#233;clar&#233; Sami Tahri, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint de l'UGTT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime a envoy&#233; un autre message au syndicat le 2 f&#233;vrier 2023, lorsqu'elle a expuls&#233; Esther Lynch, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES), qui se rendait en Tunisie pour t&#233;moigner sa solidarit&#233; avec l'UGTT au milieu de ce harc&#232;lement, qui s'est &#233;tendu jusqu'aux repr&#233;sentants r&#233;gionaux du syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; toutes ces provocations, la centrale syndicale &#233;vite un conflit frontal avec le r&#233;gime, se limitant &#224; organiser des manifestations et &#224; faire des d&#233;clarations critiques dans les m&#233;dias. &#171; L'UGTT est en position de faiblesse. La principale raison est qu'elle a perdu le soutien populaire. Les gens la per&#231;oivent comme faisant partie de l'&#233;lite qui a gouvern&#233; le pays pendant la transition et qui n'a pas r&#233;ussi &#224; apporter la prosp&#233;rit&#233; &#187;, explique Tarek Kahlaoui, professeur de sciences politiques &#224; l'Universit&#233; Sud M&#233;diterran&#233;e de Tunis. &#171; Depuis de nombreuses ann&#233;es, une campagne est men&#233;e contre l'UGTT, imputant &#224; ses gr&#232;ves et &#224; ses manifestations la responsabilit&#233; de la crise &#233;conomique et de la corruption. Et il y a m&#234;me eu plusieurs poursuites judiciaires &#187;, ajoute Kahlaoui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le rapporte la Conf&#233;d&#233;ration syndicale internationale (CSI) dans son Global Rights Index 2024, il existe &#171; des dizaines de pages sur les r&#233;seaux sociaux consacr&#233;es &#224; l'attaque de l'organisation et &#224; la diabolisation du travail syndical et des syndicalistes &#187;. L'indice de la CSI classe la Tunisie parmi les &#171; 10 pires pays au monde pour les travailleurs &#187;, en raison de la &#171; menace constante &#187; de sanctions s&#233;v&#232;res (peines financi&#232;res et de prison) qui p&#232;se sur &#171; les militants syndicaux qui osent exercer leurs fonctions normales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Romdhane Ben Amor, chercheur au Forum tunisien pour les droits &#233;conomiques et sociaux (FTDES), pointe du doigt la crise interne au sein du syndicat comme un autre facteur expliquant sa faiblesse. &#171; En 2021, la direction actuelle a modifi&#233; les r&#232;gles internes de l'organisation concernant les &#233;lections &#224; la direction. Une grande partie du syndicat a rejet&#233; le changement et une force d'opposition interne a &#233;merg&#233;. Le r&#233;sultat est un blocage de la prise de d&#233;cision &#187;, explique Amor. Il pointe &#233;galement du doigt le conflit entre les dirigeants plus &#226;g&#233;s et plus jeunes comme &#233;tant la raison de la crise, compte tenu de leurs valeurs et de leurs perspectives diff&#233;rentes sur le r&#244;le et les strat&#233;gies du syndicat. Si les divisions internes ont &#233;t&#233; motiv&#233;es par des raisons politiques, avec une faction soutenant Saied, ces tensions se sont estomp&#233;es &#224; mesure que la d&#233;rive autoritaire du pr&#233;sident se pr&#233;cisait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tahri, de son c&#244;t&#233;, minimise le poids des divisions au sein de l'organisation. &#171; Il y a des points de vue diff&#233;rents dans chaque syndicat. C'est normal. Mais l'organisation est toujours op&#233;rationnelle. Toutes les activit&#233;s normales du syndicat, y compris celles des diff&#233;rents secteurs, se poursuivent normalement &#187;, explique le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint. Mais pour Amor, les divisions ont tenu le syndicat en &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; d'autres moments de l'histoire, l'arrestation d'un syndicaliste a &#233;t&#233; vivement r&#233;prim&#233;e. Aujourd'hui, rien ne se passe &#187; Romdhane Ben Amor, chercheur au Forum tunisien des droits &#233;conomiques et sociaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour preuve que l'UGTT n'a pas perdu de son mordant, Tahri pr&#233;vient que sa direction a d&#233;cid&#233; d'organiser une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale l'ann&#233;e prochaine, m&#234;me si la date reste &#224; fixer en concertation avec les syndicats r&#233;gionaux et sectoriels. &#171; La situation &#233;conomique et sociale est tr&#232;s pr&#233;occupante, et en plus le gouvernement a rompu tout dialogue social. De nombreuses manifestations ont d&#233;j&#224; lieu, m&#234;me si elles ne sont pour l'instant que locales ou r&#233;gionales. De plus, nous nous enfon&#231;ons de plus en plus dans la tyrannie et nous nous &#233;loignons de la d&#233;mocratie [...]. Je pense que l'ann&#233;e prochaine sera une ann&#233;e mouvement&#233;e &#187;, estime le dirigeant syndical. Si ses pr&#233;visions se confirment, une nouvelle crise sociale pourrait offrir &#224; l'UGTT l'occasion de retrouver son r&#244;le pivot.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Source : COSATU Daily News&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction automatique de l'anglais&lt;/p&gt;
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