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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>S&#233;n&#233;gal : la fracture au sommet</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Senegal-la-fracture-au-sommet</link>
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		<dc:date>2026-03-17T06:22:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Serigne Sarr</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;n&#233;gal</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2026-03-17</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous pr&#233;sentons la premi&#232;re partie d'une analyse de notre correspondant &#224; Dakar sur les tensions au sommet de l'&#201;tat entre le pr&#233;sident Bassirou Diomaye Faye et le premier ministre Ousmane Sonko, tous deux des membres dirigeants du parti Pastef. Rappelons que les deux ont &#233;t&#233; emprisonn&#233;s durant le mandat de l'ancien pr&#233;sident, Macky Sall. Devant l'in&#233;ligibilit&#233; de Sonko, le plus populaire des deux protagonistes, &#224; se pr&#233;senter &#224; la pr&#233;sidence en 2024, Faye fut pr&#233;sent&#233; comme le substitut &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Afrique-208-+" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Senegal-+" rel="tag"&gt;S&#233;n&#233;gal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2026-03-17-+" rel="tag"&gt;Edition du 2026-03-17&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/senegal_le_2026-03-15_a_23.18_16-67138.png?1781025246' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous pr&#233;sentons la premi&#232;re partie d'une analyse de notre correspondant &#224; Dakar sur les tensions au sommet de l'&#201;tat entre le pr&#233;sident Bassirou Diomaye Faye et le premier ministre Ousmane Sonko, tous deux des membres dirigeants du parti Pastef. Rappelons que les deux ont &#233;t&#233; emprisonn&#233;s durant le mandat de l'ancien pr&#233;sident, Macky Sall. Devant l'in&#233;ligibilit&#233; de Sonko, le plus populaire des deux protagonistes, &#224; se pr&#233;senter &#224; la pr&#233;sidence en 2024, Faye fut pr&#233;sent&#233; comme le substitut &#224; Sonko et gagna d&#232;s le premier tour l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. La deuxi&#232;me partie sera disponible dans une semaine. La r&#233;daction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; d'&lt;a href=&#034;https://alter.quebec/senegal-la-fracture-au-sommet/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;alter.quebec&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a moins de deux ans, le S&#233;n&#233;gal vivait un moment historique rare sur le continent africain : deux hommes sortis de prison, port&#233;s par une vague populaire de rupture, acc&#233;daient au pouvoir avec une majorit&#233; &#233;crasante et la promesse solennelle d'une gouvernance nouvelle. &#171; Diomaye moy Sonko &#187; &#8212; Diomaye est Sonko &#8212; r&#233;sumait en trois mots ce que le peuple s&#233;n&#233;galais avait choisi : non pas un homme, mais un projet ; non pas un leader, mais un tandem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ce slogan fondateur et f&#233;d&#233;rateur semble s'essouffler au grand d&#233;sarroi de la population et la Nation retient son souffle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anatomie d'une rupture annonc&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2025 restera grav&#233;e dans la m&#233;moire collective nationale en raison des divergences apparues au sommet de l'ex&#233;cutif entre le chef de l'&#201;tat, Bassirou Diomaye Faye, et son premier ministre Ousmane Sonko. Ces tensions ont &#233;clat&#233; publiquement le 10 juillet 2025, &#224; l'occasion de l'installation du Conseil national du Pastef, le parti du pouvoir, lorsque Sonko d&#233;non&#231;a le silence du Pr&#233;sident face aux attaques r&#233;p&#233;t&#233;es dont il estimait &#234;tre la cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le casus belli d&#233;cisif surgit en novembre 2025. La d&#233;cision de Bassirou Diomaye Faye de nommer Aminata Tour&#233;, ancienne ministre de Macky Sall, &#224; la t&#234;te de la coalition pr&#233;sidentielle a suscit&#233; de vives critiques au sein du Pastef. Je participais publiquement &#224; interpeller Mimi Tour&#233; afin de plut&#244;t d&#233;cliner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'Ousmane Sonko avait affirm&#233; publiquement en 8 novembre qu'il n'y aurait pas de changement &#224; la t&#234;te de la coalition, le Pr&#233;sident Diomaye, par une lettre du 11 novembre, mit fin &#224; la mission de Madame A&#239;da Mbodj &#8212; proche alli&#233;e de Sonko pour la remplacer par Aminata Tour&#233;. La r&#233;ponse du Pastef fut cinglante : le parti d'Ousmane Sonko estima que le chef de l'&#201;tat n'avait tout simplement pas le pouvoir de prendre une telle d&#233;cision, affirmant ne partager avec Aminata Tour&#233; &#171; ni les m&#234;mes valeurs ni les m&#234;mes principes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 d&#233;cembre 2025, lors de la Journ&#233;e des Martyrs, Ousmane Sonko admit sans &#233;quivoque ses divergences avec le Pr&#233;sident, devant une foule de militantes et militants. Le slogan originel &#171; Diomaye moy Sonko &#187; s'&#233;tait d&#233;sormais invers&#233; dans la rue en &#171; Diomaye du Sonko &#187; &#8212; Diomaye n'est pas Sonko.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une divergence de nature, pas seulement de m&#233;thode&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait r&#233;ducteur de ramener cette crise &#224; une simple querelle d'&#233;gos politiques &#224; une bataille de positionnement pour 2029. La fracture est plus profonde, plus structurelle et j'esp&#232;re beaucoup me fourvoyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sonko pr&#233;sente une orientation politique dominante au sens de la valeur centrale comme levier de transformation. Diomaye manifeste une orientation davantage sociale et th&#233;orique, privil&#233;giant la coh&#233;sion et la l&#233;gitimit&#233; institutionnelle sur l'affirmation de puissance. Ces orientations diff&#233;rentes expliquent non pas un d&#233;saccord sur les fins &#8212; les deux partagent le projet souverainiste et panafricaniste &#8212; mais une divergence profonde sur les moyens, le rythme et la m&#233;thode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Pr&#233;sident Faye semble privil&#233;gier le dialogue et la pr&#233;servation de l'unit&#233; nationale, agissant avec prudence dans les r&#233;formes judiciaires et le traitement des dignitaires de l'ancien r&#233;gime. Le premier ministre Ousmane Sonko lui reproche une d&#233;rive technocratique &#233;loign&#233;e des id&#233;aux du projet initial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain &#233;conomique, la divergence est tout aussi nette. Le S&#233;n&#233;gal traverse une p&#233;riode &#233;conomique d&#233;licate. Ousmane Sonko adopte une position ferme face aux propositions de restructuration du Fonds mon&#233;taire international, refusant certaines mesures jug&#233;es inacceptables. Bassirou Diomaye Faye privil&#233;gie pour sa part une approche plus diplomatique, visant &#224; rassurer les march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux visions du souverainisme s'affrontent : l'une radicale et populiste, l'autre pragmatique et institutionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les r&#233;seaux sociaux : amplificateurs d'une crise, fossoyeurs du dialogue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette confrontation, les r&#233;seaux sociaux jouent un r&#244;le aussi puissant que pernicieux. Facebook, Twitter/X, TikTok et les groupes WhatsApp ne se contentent pas de relayer l'information : ils la fabriquent, l'amplifient et la polarisent. Les adeptes des deux camps s'y affrontent avec une virulence qui rend tout espace de nuance impossible. Chaque d&#233;claration pr&#233;sidentielle est accueillie par des &#171; Vive Diomaye, &#224; bas Sonko &#187; ; chaque discours du premier ministre suscite l'op&#233;ration inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette polarisation num&#233;rique a un effet r&#233;el et document&#233; sur les positions des leaders eux-m&#234;mes. Conscients de la puissance de leurs bases respectives sur les r&#233;seaux, ils sont tent&#233;s de durcir le ton pour ne pas para&#238;tre faibles aux yeux de leurs adeptes. La radicalisation de la base devient ainsi un carburant pour l'escalade au sommet. Ce cercle vicieux transforme une divergence politique &#8212; normale et saine dans toute d&#233;mocratie &#8212; en crise d'&#201;tat potentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le citoyen ou la citoyenne ordinaire, bombard&#233; de montages, de rumeurs et de prises de position partisanes, perd de vue l'essentiel : l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de la Nation s&#233;n&#233;galaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Pastef entre loyaut&#233;s contradictoires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coalition &#171; Diomaye Pr&#233;sident &#187; est clairement divis&#233;e. Une dynamique &#171; Pro-Sonko &#187; s'oppose &#224; une dynamique &#171; Pro-Diomaye &#187;, aggravant la crise. Le Bureau politique du Pastef a r&#233;affirm&#233; sa volont&#233; de restructurer la coalition en pla&#231;ant le Pastef au centre, refusant de reconstruire avec des dignitaires recycl&#233;s de l'ancien r&#233;gime de Macky Sall.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la l&#233;gitimit&#233; populaire cristallise les tensions internes. Lors des derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives, le Pastef sous la direction de Sonko a remport&#233; 130 des 165 si&#232;ges, et beaucoup de cette d&#233;putation ont affirm&#233; leur loyaut&#233; envers le premier ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Diomaye venait &#224; rompre avec le noyau dur du Pastef, sa coalition &#171; Diomaye Pr&#233;sident &#187; aurait du mal &#224; rivaliser avec la l&#233;gitimit&#233; populaire d'Ousmane Sonko, au S&#233;n&#233;gal et dans la diaspora, et pourrait peiner &#224; faire voter des lois importantes avant la prochaine pr&#233;sidentielle de 2029.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des m&#233;diateurs de bonne volont&#233; sont intervenus pour tenter d'aplanir les diff&#233;rends, notamment des membres de la soci&#233;t&#233; civile, des marabouts, et m&#234;me des proches des familles des deux hommes. Mais selon la presse s&#233;n&#233;galaise, le foss&#233; Diomaye-Sonko continuerait de se creuser.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&#192; suivre d&#232;s la semaine prochaine : L'alerte rouge : le S&#233;n&#233;gal ne peut pas se payer le luxe de cette crise&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mali : La R&#233;publique est peu &#224; peu d&#233;vor&#233;e par une B&#234;te &#224; Galon</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Mali-La-Republique-est-peu-a-peu-devoree-par-une-Bete-a-Galon</link>
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		<dc:date>2025-09-02T09:12:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Serigne Sarr</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Mali</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2025-09-02</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au Mali, la R&#233;publique est peu &#224; peu d&#233;vor&#233;e par une b&#234;te &#224; galons, une arm&#233;e transform&#233;e en carri&#232;re politique, un uniforme devenu costume d'ambition personnelle, un grade militaire arrach&#233; non par m&#233;rite, mais par man&#339;uvre. Depuis le coup d'&#201;tat de 2020, une &#233;lite militaire autoproclam&#233;e dirige le pays, non au nom de la nation, mais au service d'elle-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; d'Alter Qu&#233;bec. &lt;br class='autobr' /&gt;
Autrefois, le grade militaire &#233;tait l'aboutissement d'un parcours de service, de discipline, de sacrifices. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2025-09-02-+" rel="tag"&gt;Edition du 2025-09-02&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH109/capture_d_e_cran_le_2025-08-31_a_22.23_40-b93c0.png?1781049109' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Mali, la R&#233;publique est peu &#224; peu d&#233;vor&#233;e par une b&#234;te &#224; galons, une arm&#233;e transform&#233;e en carri&#232;re politique, un uniforme devenu costume d'ambition personnelle, un grade militaire arrach&#233; non par m&#233;rite, mais par man&#339;uvre. Depuis le coup d'&#201;tat de 2020, une &#233;lite militaire autoproclam&#233;e dirige le pays, non au nom de la nation, mais au service d'elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; d'&lt;a href=&#034;https://alter.quebec/mali-la-republique-est-peu-a-peu-devoree-par-une-bete-a-galon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alter Qu&#233;bec&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrefois, le grade militaire &#233;tait l'aboutissement d'un parcours de service, de discipline, de sacrifices. Aujourd'hui, il est attribu&#233; comme une m&#233;daille de participation &#224; un putsch. Des colonels deviennent g&#233;n&#233;raux sans victoire, sans r&#233;forme, sans bataille. L'arm&#233;e a perdu sa rigueur ; elle a troqu&#233; la discipline pour la flatterie, la loyaut&#233; pour le client&#233;lisme, et l'honneur pour l'apparat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du m&#233;rite &#224; la mise en sc&#232;ne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette militarisation du pouvoir n'a plus rien de r&#233;publicain. Elle repose sur une logique de fa&#231;ade : promouvoir des individus en treillis pour l&#233;gitimer un pouvoir qui, sur le terrain, reste d&#233;sesp&#233;r&#233;ment inefficace. Le Nord est hors de contr&#244;le. Le Centre est &#224; l'agonie. Le Sud, autrefois refuge, est de plus en plus instable. Pourtant, &#224; Bamako, les galons pleuvent comme s'il s'agissait de distribuer des d&#233;corations lors d'un carnaval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne est grotesque. Les villas poussent comme des champignons, les v&#233;hicules blind&#233;s s'accumulent, les conf&#233;rences s'encha&#238;nent. Mais dans les campagnes, on ne parle plus de l'&#201;tat : on parle de survie. Les populations n'attendent plus rien du pouvoir central. Elles composent avec les groupes arm&#233;s, par n&#233;cessit&#233;, pendant que les G&#233;n&#233;raux d'op&#233;rette pr&#233;parent leurs prochaines promotions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'insulte &#224; la m&#233;moire des r&#233;volutionnaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire africaine regorge pourtant d'exemples contraires. Thomas Sankara est rest&#233; capitaine toute sa vie, sans jamais chercher &#224; grimper dans les rangs pour asseoir son autorit&#233;. Sa l&#233;gitimit&#233; venait de sa vision, de son int&#233;grit&#233;, de son action. Jerry Rawlings, Fidel Castro, ou encore Kadhafi, qu'on approuve ou non leur parcours, n'ont pas eu besoin de se faire adouber par la hi&#233;rarchie militaire pour gouverner. Ils ont b&#226;ti leur pouvoir sur un cap, pas sur un grade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce contraste est brutal. L&#224; o&#249; les grands leaders s'imposaient par la clart&#233; de leur id&#233;ologie, les cadres militaires maliens d'aujourd'hui s'imposent par la confusion de leurs ambitions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'arm&#233;e comme entreprise familiale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pouvoir militaire n'a pas seulement trahi la R&#233;publique. Il a trahi l'arm&#233;e elle-m&#234;me. Car la discipline militaire, ce n'est pas ob&#233;ir aveugl&#233;ment &#224; un chef autod&#233;sign&#233;. C'est servir une cause plus grande que soi. Or, dans le Mali de 2025, chaque poste devient un butin &#224; se partager entre connaissances ou proches. On ne parle plus de strat&#233;gie, mais de r&#233;partition. On ne parle plus de s&#233;curit&#233;, mais de contrats. Le pouvoir est g&#233;r&#233; comme une soci&#233;t&#233; anonyme o&#249; chacun veille &#224; maximiser ses dividendes personnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un effondrement civil sous uniforme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que traverse le Mali n'est pas un redressement militaire, mais un effondrement civil. Le camouflage militaire n'a plus rien de protecteur : il masque un vide. Un vide de projet, un vide de vision, un vide de comp&#233;tence. Ce vide est d'autant plus dangereux qu'il s'entoure de certitudes, d'autosatisfaction, de propagande creuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pays ne peut pas se permettre d'&#234;tre dirig&#233; par des carri&#233;ristes en treillis. Il a besoin d'une arm&#233;e au service du peuple, non d'un peuple &#224; genoux devant des militaires d&#233;vor&#233;s par leur propre ego. Il est temps de nommer les choses : ces galons, dans bien des cas, ne sont que des d&#233;corations de pacotille. Ils ne symbolisent ni l'honneur, ni la victoire, ni la loyaut&#233;. Ils symbolisent une trahison silencieuse de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Refuser la normalisation de l'anormal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette d&#233;rive, le silence est une complicit&#233;. L'acceptation est une abdication. Il est urgent de refuser d'applaudir ceux qui confondent service public et service de soi. Le peuple malien m&#233;rite mieux que cette mascarade. Il m&#233;rite des b&#226;tisseurs. Il m&#233;rite des cadres. Et surtout, il m&#233;rite une R&#233;publique o&#249; les galons retrouvent leur sens : celui du m&#233;rite, et non du mensonge.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;******&lt;/center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir acc&#232;s aux articles publi&#233;s chaque semaine.&lt;/h2&gt;
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		<title>S&#233;n&#233;gal : Appel &#224; la mobilisation pour l'annulation de la dette ill&#233;gitime | &#209;oo Ba&#241;, Du &#209;u Fay Bor Bi !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Senegal-Appel-a-la-mobilisation-pour-l-annulation-de-la-dette-illegitime-Noo</link>
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		<dc:date>2025-04-08T06:44:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Serigne Sarr</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;n&#233;gal</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2025-04-08</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Fonds mon&#233;taire international (FMI) a r&#233;cemment r&#233;v&#233;l&#233; qu'entre 2019 et 2023, une dette de 7 milliards de dollars (soit plus de 4 000 milliards de FCFA) aurait &#233;t&#233; dissimul&#233;e sous la pr&#233;sidence de Macky Sall. Cette annonce a provoqu&#233; un choc au sein de l'opinion publique s&#233;n&#233;galaise, soulevant des interrogations majeures sur la gouvernance &#233;conomique du pays et sur la responsabilit&#233; des institutions internationales. Si cette dette a &#233;t&#233; tenue secr&#232;te, comment expliquer le silence du FMI (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Afrique-208-+" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Senegal-+" rel="tag"&gt;S&#233;n&#233;gal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2025-04-08-+" rel="tag"&gt;Edition du 2025-04-08&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH117/capture_d_e_cran_le_2025-04-07_a_09.09_02-5374a.png?1781025248' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Fonds mon&#233;taire international (FMI) a r&#233;cemment r&#233;v&#233;l&#233; qu'entre 2019 et 2023, une dette de 7 milliards de dollars (soit plus de 4 000 milliards de FCFA) aurait &#233;t&#233; dissimul&#233;e sous la pr&#233;sidence de Macky Sall. Cette annonce a provoqu&#233; un choc au sein de l'opinion publique s&#233;n&#233;galaise, soulevant des interrogations majeures sur la gouvernance &#233;conomique du pays et sur la responsabilit&#233; des institutions internationales. Si cette dette a &#233;t&#233; tenue secr&#232;te, comment expliquer le silence du FMI pendant toutes ces ann&#233;es ? L'institution, cens&#233;e veiller &#224; la transparence et &#224; la stabilit&#233; financi&#232;re des pays qu'elle surveille, n'a-t-elle pas failli &#224; sa mission en ne r&#233;v&#233;lant cette anomalie que maintenant ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du &lt;a href=&#034;https://www.cadtm.org/Senegal-Appel-a-la-mobilisation-pour-l-annulation-de-la-dette-illegitime-Noo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site du CADTM&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;quipe des services du FMI, dirig&#233;e par M. Edward Gemayel, a effectu&#233; une mission au S&#233;n&#233;gal du 18 au 26 mars 2025 afin d'&#233;changer avec les autorit&#233;s sur les conclusions du rapport d'audit de la Cour des comptes, publi&#233; le 12 f&#233;vrier 2025. Cet audit approfondi a examin&#233; l'ex&#233;cution budg&#233;taire sur la p&#233;riode 2019-2023 et confirm&#233; des d&#233;clarations erron&#233;es importantes des d&#233;ficits budg&#233;taires et de la dette publique. La mission visait &#224; &#233;valuer l'ampleur des &#233;carts constat&#233;s, comprendre les m&#233;canismes ayant conduit aux incoh&#233;rences et discuter des mesures correctrices &#224; mettre en place pour &#233;viter qu'elles ne se reproduisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de la Cour des comptes, intitul&#233; &#8220;Rapport sur la situation des Finances publiques : gestion de 2019 au 31 mars 2024&#8221;, a &#233;t&#233; transmis au gouvernement avant sa publication. Ce rapport comprend deux chapitres principaux : le premier examine les op&#233;rations du budget g&#233;n&#233;ral et des comptes sp&#233;ciaux du Tr&#233;sor, tandis que le second se concentre sur la gestion de la tr&#233;sorerie et la situation de l'endettement. L'audit a r&#233;v&#233;l&#233; des anomalies significatives dans la gestion des finances publiques pendant la p&#233;riode concern&#233;e, notamment des &#233;carts importants entre les chiffres officiels et la r&#233;alit&#233; financi&#232;re du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le rapport indique que l'encours total de la dette de l'administration centrale budg&#233;taire s'&#233;levait &#224; 18 558,91 milliards de francs CFA au 31 d&#233;cembre 2023, repr&#233;sentant 99,67 % du PIB, un taux bien sup&#233;rieur &#224; celui annonc&#233; par le pr&#233;c&#233;dent r&#233;gime, qui &#233;voquait un montant de 13 854 milliards. Cet &#233;cart de 25,27 % met en lumi&#232;re une importante divergence entre les chiffres r&#233;els et les montants officiellement communiqu&#233;s. En ce qui concerne le d&#233;ficit budg&#233;taire en 2023, l'ancien r&#233;gime avait annonc&#233; un montant de 911 milliards de FCFA, soit 4,9 % du PIB. Toutefois, selon le &#8220;d&#233;ficit recalcul&#233;&#8221; par la Cour des comptes, ce d&#233;ficit atteignait en r&#233;alit&#233; 2 291 milliards de FCFA, soit 12,3 % du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;v&#233;lations soul&#232;vent des interrogations quant &#224; la responsabilit&#233; du FMI, une institution charg&#233;e de veiller &#224; la transparence et &#224; la stabilit&#233; financi&#232;re des pays membres. Si une telle somme a &#233;t&#233; dissimul&#233;e, comment expliquer le silence du FMI pendant toutes ces ann&#233;es ? L'institution n'a-t-elle pas failli &#224; sa mission en ne r&#233;v&#233;lant cette anomalie que maintenant ? Le FMI est souvent accus&#233; d'&#234;tre un acteur politique influen&#231;ant les choix budg&#233;taires des pays sous ajustement structurel tout en fermant les yeux sur certaines pratiques des gouvernements en place. Si le FMI a volontairement attendu le d&#233;part de Macky Sall pour r&#233;v&#233;ler cette dette cach&#233;e, cela signifie qu'il aurait jou&#233; un r&#244;le dans la protection de l'ancien r&#233;gime. Cette r&#233;v&#233;lation tardive pourrait alors &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme une tentative de pression sur le nouveau gouvernement, lui imposant un passif financier colossal et limitant ainsi sa marge de man&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est essentiel de comprendre les implications concr&#232;tes d'une dette cach&#233;e de cette ampleur. Si ces 7 milliards de dollars doivent &#234;tre int&#233;gr&#233;s dans les comptes publics, cela signifie que le S&#233;n&#233;gal verra sa dette officiellement augment&#233;e, ce qui risque d'affecter sa notation financi&#232;re et d'augmenter les co&#251;ts de ses futurs emprunts. De plus, le pays pourrait &#234;tre contraint d'adopter de nouvelles mesures d'aust&#233;rit&#233; pour respecter ses engagements envers les cr&#233;anciers, au d&#233;triment des investissements sociaux et &#233;conomiques n&#233;cessaires &#224; son d&#233;veloppement. Le peuple s&#233;n&#233;galais se retrouverait alors &#224; payer pour des choix financiers qu'il n'a jamais valid&#233;s ni m&#234;me connus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette situation, plusieurs solutions peuvent &#234;tre envisag&#233;es. Tout d'abord, une enqu&#234;te approfondie doit &#234;tre men&#233;e pour identifier les responsables de cette dissimulation, tant au niveau national qu'international. L'Inspection G&#233;n&#233;rale d'&#201;tat (IGE) doit jouer un r&#244;le actif en exploitant le rapport de la Cour des comptes et en approfondissant les investigations pour d&#233;terminer comment ces fonds ont &#233;t&#233; engag&#233;s et qui en a b&#233;n&#233;fici&#233;. Ensuite, il est imp&#233;ratif que les nouvelles autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises contestent officiellement cette dette aupr&#232;s des cr&#233;anciers et des institutions internationales, en invoquant la doctrine de la dette odieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire r&#233;cente montre que certains pays ont r&#233;ussi &#224; se lib&#233;rer d'une dette ill&#233;gitime. En 2003, l'Irak a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une annulation de dette en raison du caract&#232;re odieux des emprunts contract&#233;s sous Saddam Hussein. L'&#201;quateur, en 2008, a refus&#233; de rembourser certaines dettes apr&#232;s un audit national qui a conclu qu'elles &#233;taient ill&#233;gitimes. Le S&#233;n&#233;gal pourrait s'inspirer de ces exemples pour refuser de payer une dette qui n'a pas profit&#233; &#224; son peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le refus de cette dette ne signifie pas que le S&#233;n&#233;gal doit se plier aux exigences du FMI ou d&#233;pendre de son expertise pour g&#233;rer cette crise. Le FMI a prouv&#233; &#224; maintes reprises qu'il ne d&#233;fendait pas les int&#233;r&#234;ts des peuples, mais plut&#244;t ceux des cr&#233;anciers internationaux et des grandes puissances &#233;conomiques (cf &lt;a href=&#034;https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:eu:e2f8c3b2-0e8e-4ce4-9260-f57cf36164e4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;rapport 2025&lt;/a&gt; du Front pour une r&#233;volution anti-imp&#233;rialiste, populaire et panafricaine (FRAPP) sur les institutions de Bretton Woods). Il est donc imp&#233;ratif que le S&#233;n&#233;gal rompe avec cette institution et explore des alternatives souveraines pour atteindre les objectifs de l'Agenda National de Transformation/Vision 2050.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, le gouvernement doit rapidement lancer les concertations sur le projet de loi portant doctrine de financement de l'&#233;conomie nationale, annonc&#233; en Conseil des ministres le 16 octobre 2024. Les autorit&#233;s doivent convier les parties prenantes &#224; la r&#233;flexion et acc&#233;l&#233;rer le processus afin de faire &#233;merger des solutions endog&#232;nes. Parmi celles-ci, des instruments comme la Diaspora Bond, l'equity ou les Patriotes Bonds pourraient constituer des alternatives viables pour mobiliser des ressources sans d&#233;pendre des institutions financi&#232;res internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette affaire met en lumi&#232;re les failles d'un syst&#232;me o&#249; les d&#233;cisions financi&#232;res d'un gouvernement peuvent engager l'avenir de tout un peuple sans son consentement. La r&#233;v&#233;lation tardive du FMI pose de s&#233;rieuses questions sur sa cr&#233;dibilit&#233; et son r&#244;le dans la gestion &#233;conomique du S&#233;n&#233;gal. Le peuple s&#233;n&#233;galais ne doit pas &#234;tre tenu responsable d'une dette contract&#233;e dans l'ombre et qui ne lui a apport&#233; aucun b&#233;n&#233;fice tangible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette injustice, la mobilisation populaire est indispensable. Les citoyens doivent s'organiser pour exiger la transparence et refuser le paiement de cette dette ill&#233;gitime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Front pour une r&#233;volution anti-imp&#233;rialiste, populaire et panafricaine (FRAPP) invite donc les forces de la nation &#224; appuyer ce plaidoyer &#224; travers la mise en place d'un collectif citoyen pour l'annulation de cette dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en s'unissant que les S&#233;n&#233;galais pourront imposer un nouveau mod&#232;le &#233;conomique fond&#233; sur la souverainet&#233; et la justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dakar, le 27 Mars 2025&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serigne Sarr&lt;/p&gt;
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