<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_auteur=16531&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1781022263</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Afrique du sud : Une d&#233;mocratie indigne</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Afrique-du-sud-Une-democratie-indigne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Afrique-du-sud-Une-democratie-indigne</guid>
		<dc:date>2025-05-13T06:41:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ali Ridha Khan</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du Sud</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2025-05-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trois d&#233;cennies apr&#232;s l'apartheid, les Sud-Africains attendent toujours un logement, des terres et la dignit&#233;, tandis que les &#233;lites r&#233;clament une patience qui ne sert qu'elles-m&#234;mes. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; d'Afrique en lutte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Trente et un ans apr&#232;s la chute de l'apartheid administratif, l'Afrique du Sud se trouve &#224; un tournant d&#233;licat entre la promesse d'une d&#233;mocratie fond&#233;e sur les droits et la r&#233;alit&#233; v&#233;cue d'in&#233;galit&#233;s g&#233;n&#233;ralis&#233;es, d'inertie bureaucratique et d'une confiance publique &#233;rod&#233;e. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Afrique-208-+" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Afrique-du-Sud-+" rel="tag"&gt;Afrique du Sud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2025-05-13-+" rel="tag"&gt;Edition du 2025-05-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH85/capture_d_e_cran_le_2025-05-12_a_14.41_41-75142.png?1781914410' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trois d&#233;cennies apr&#232;s l'apartheid, les Sud-Africains attendent toujours un logement, des terres et la dignit&#233;, tandis que les &#233;lites r&#233;clament une patience qui ne sert qu'elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; d'&lt;a href=&#034;https://www.afriquesenlutte.org/afrique-australe/afrique-du-sud/article/une-democratie-indigne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrique en lutte&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trente et un ans apr&#232;s la chute de l'apartheid administratif, l'Afrique du Sud se trouve &#224; un tournant d&#233;licat entre la promesse d'une d&#233;mocratie fond&#233;e sur les droits et la r&#233;alit&#233; v&#233;cue d'in&#233;galit&#233;s g&#233;n&#233;ralis&#233;es, d'inertie bureaucratique et d'une confiance publique &#233;rod&#233;e. La Constitution de 1996 a consacr&#233; la justice administrative &#8211; le droit &#224; des d&#233;cisions l&#233;gales, raisonnables et proc&#233;duralement &#233;quitables de la part des organismes publics &#8211; et a &#233;lev&#233; la dignit&#233; humaine au rang de valeur fondamentale. Pourtant, pour des millions de Sud-Africains noirs, les interactions quotidiennes avec les services gouvernementaux trahissent ces id&#233;aux. L'ancien pr&#233;sident Thabo Mbeki a autrefois lou&#233; la &#171; patience &#187; des pauvres comme un atout politique, mais cette patience m&#234;me, ancr&#233;e dans l'espoir et la r&#233;silience, a trop souvent &#233;t&#233; exploit&#233;e pour retarder ou nier une justice r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mocratie sud-africaine est, &#224; bien des &#233;gards, devenue indigne : ses syst&#232;mes administratifs trahissent syst&#233;matiquement les plus vuln&#233;rables, obligeant les citoyens &#224; attendre ind&#233;finiment des droits garantis sur le papier, tandis qu'une &#233;lite politique et une nouvelle classe restreinte de b&#233;n&#233;ficiaires s'accaparent impun&#233;ment les ressources de l'&#201;tat. Comprendre cette r&#233;alit&#233; exige de retracer les significations de la justice administrative, de la dignit&#233; et de la patience, avant de se pencher sur les mani&#232;res dont les Sud-Africains se sont historiquement rebell&#233;s contre la trahison politique. Il est &#233;galement n&#233;cessaire de prendre en compte l'incapacit&#233; des partis politiques &#224; rendre des comptes, les dysfonctionnements administratifs qui creusent les in&#233;galit&#233;s, et les cas embl&#233;matiques &#8211; logement, r&#233;parations de la CVR, anciens combattants et restitution des terres &#8211; qui r&#233;v&#232;lent les failles de la promesse constitutionnelle. Enfin, cet essai examine comment le privil&#232;ge blanc, amplifi&#233; par des groupes comme AfriForum et des acteurs internationaux pendant et apr&#232;s l'administration Trump, aggrave les frustrations nationales et alimente un d&#233;clin alarmant de la participation &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de l'ordre constitutionnel se trouve l'id&#233;al de justice administrative. Tout exercice du pouvoir public doit &#234;tre l&#233;gal, raisonnable et &#233;quitable sur le plan proc&#233;dural, prot&#233;g&#233; par des m&#233;canismes tels que la loi de 2000 sur la promotion de la justice administrative. Comme l'a soutenu la juriste Cora Hoexter, le droit administratif constitue un contr&#244;le essentiel de l'autorit&#233; de l'&#201;tat, garantissant que les d&#233;cisions affectant les droits sont prises de mani&#232;re transparente et responsable. Au niveau international, la justice administrative est reconnue comme un pilier fondamental des droits de l'homme &#8211; une garantie n&#233;cessaire lorsque des fonctionnaires outrepassent leurs mandats ou violent les r&#232;gles de proc&#233;dure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engagement constitutionnel en faveur de la dignit&#233; humaine est &#233;troitement li&#233; &#224; cette structure. S'inspirant de l'&#233;thique kantienne et ancr&#233;e dans la jurisprudence sud-africaine, la dignit&#233; n'est pas simplement un droit parmi d'autres, mais le fil conducteur de l'interpr&#233;tation de tous les droits. La juge Laurie Ackermann a soulign&#233; son importance centrale. Au-del&#224; du canon juridique, des penseurs de la conscience noire comme Steve Biko et des th&#233;oriciens d&#233;coloniaux comme Frantz Fanon ont insist&#233; sur le fait que la dignit&#233; n'&#233;tait pas une fioriture abstraite, mais la condition pr&#233;alable &#224; la lib&#233;ration. Biko cherchait &#224; &#171; revivifier la coquille vide [de l'homme noir]&#8230; pour lui insuffler fiert&#233; et dignit&#233; &#187;, tandis que Fanon soutenait que la v&#233;ritable libert&#233; politique exigeait la restauration de l'estime de soi vol&#233;e par la domination coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la dignit&#233; repr&#233;sentait l'espoir du projet post-apartheid, la patience en &#233;tait la monnaie d'&#233;change. Mbeki c&#233;l&#233;brait la patience des pauvres comme un signe de maturit&#233; politique, une volont&#233; d'endurer des difficult&#233;s temporaires au nom d'un avenir d&#233;mocratique. Mais d'autres avertissaient que la patience pouvait facilement se transformer en r&#233;signation. Robert Sobukwe a mis en garde contre le gradualisme, avertissant que &#171; plus on attend, plus la blessure est profonde &#187;. Biko, lui aussi, reconnaissait que l'endurance passive servait en fin de compte les int&#233;r&#234;ts de l'oppresseur. Dans un pays o&#249; les promesses sont si souvent rest&#233;es lettre morte, la patience est une vertu &#224; double tranchant : signe de r&#233;silience, mais aussi sympt&#244;me d'une d&#233;mocratie qui exige trop de souffrances de ceux qui en ont d&#233;j&#224; trop support&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, patience n'a jamais &#233;t&#233; synonyme de passivit&#233;. Bien que les Sud-Africains n'aient pas men&#233; une seule r&#233;volution unifi&#233;e depuis 1994, la dissidence a &#233;clat&#233; lors de soul&#232;vements &#233;pisodiques et localis&#233;s. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. L'&#233;thique de r&#233;conciliation pr&#244;n&#233;e par Nelson Mandela et l'approche r&#233;paratrice de la Commission v&#233;rit&#233; et r&#233;conciliation ont encourag&#233; la foi en une r&#233;forme progressive plut&#244;t qu'en un bouleversement radical. Des d&#233;cennies de r&#233;gime colonial et d'apartheid ont favoris&#233; une culture de soumission et de d&#233;f&#233;rence, renforc&#233;e par les appels de l'&#201;glise et des chefs traditionnels &#224; attendre des jours meilleurs. Le souvenir des violences dans les townships des ann&#233;es 1980, ainsi que les exemples mondiaux de conflits civils, ont instill&#233; une profonde m&#233;fiance face &#224; l'effondrement de la soci&#233;t&#233;. Et en l'absence d'un mouvement r&#233;volutionnaire unifi&#233; pour ancrer les revendications post-apartheid, les protestations sont souvent rest&#233;es fragment&#233;es et ax&#233;es sur des enjeux sp&#233;cifiques. Le pouvoir coercitif de l'&#201;tat et l'&#233;puisement des manifestations r&#233;p&#233;t&#233;es et infructueuses ont encore temp&#233;r&#233; l'app&#233;tit pour la confrontation de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, les Sud-Africains se sont rebell&#233;s de mani&#232;re significative. Depuis 2004, des milliers de manifestations contre les services publics ont &#233;clat&#233; chaque ann&#233;e, les communaut&#233;s bloquant les routes et affrontant la police en raison de pannes d'eau, d'&#233;lectricit&#233; et d'assainissement. L'&#233;tude phare de Karl Von Holdt, &#171; The Smoke That Calls &#187;, a montr&#233; comment les townships pauvres ont eu recours &#224; des manifestations incendiaires pour se faire entendre d'un &#201;tat indiff&#233;rent. Les &#233;tudiants de tout le pays ont lanc&#233; un puissant d&#233;fi lors du mouvement #FeesMustFall de 2015 et 2016, fermant les campus et prenant d'assaut le Parlement pour exiger la fin des augmentations de frais. En 2012, la gr&#232;ve des mineurs de Marikana pour un salaire d&#233;cent s'est sold&#233;e par un massacre policier qui a galvanis&#233; l'indignation nationale face &#224; l'exploitation des travailleurs et &#224; la violence d'&#201;tat. Plus r&#233;cemment, des mouvements comme #TotalShutdown ont vu des milliers de femmes se mobiliser contre la violence sexiste, tandis que les troubles de juillet 2021 &#8211; un m&#233;lange instable de factionnalisme politique et de pillages opportunistes &#8211; ont transform&#233; certaines parties du KwaZulu-Natal et du Gauteng en sc&#232;nes de quasi-insurrection, avec plus de 300 morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;bellions fragment&#233;es r&#233;v&#232;lent &#224; la fois l'ampleur de la frustration populaire et la difficult&#233; persistante de traduire des troubles sporadiques en une transformation syst&#233;mique durable. Depuis 1994, la domination du Congr&#232;s national africain (ANC) a profond&#233;ment fa&#231;onn&#233; le paysage politique sud-africain. Sous le gouvernement d'unit&#233; nationale, l'ANC a recherch&#233; un &#233;quilibre d&#233;licat entre r&#233;conciliation et politique &#233;conomique, rempla&#231;ant le Programme de reconstruction et de d&#233;veloppement (RDP) par la strat&#233;gie plus n&#233;olib&#233;rale de croissance, d'emploi et de redistribution (GEAR) en 1996. Ce changement a an&#233;anti les espoirs de redistribution radicale et sem&#233; les graines de d&#233;sillusions futures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La corruption s'est rapidement install&#233;e. Le contrat d'armement de 1999, le scandale de Nkandla, qui a vu la r&#233;novation de la propri&#233;t&#233; du pr&#233;sident Jacob Zuma pour un co&#251;t public de 246 millions de rands, et la p&#233;riode de captation de l'&#201;tat entre 2009 et 2018 ont illustr&#233; la d&#233;rive constante de l'ANC vers le client&#233;lisme et la corruption. Les commissions judiciaires &#8211; Seriti sur le contrat d'armement, Zondo sur la captation de l'&#201;tat &#8211; ont minutieusement document&#233; les irr&#233;gularit&#233;s, mais n'ont donn&#233; lieu qu'&#224; peu de poursuites, ce qui a aliment&#233; ce que l'on appelle d&#233;sormais la &#171; lassitude des commissions &#187; et aggrav&#233; le cynisme de l'opinion publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition, pour sa part, n'a pas r&#233;ussi &#224; proposer d'alternative cr&#233;dible. L'Alliance d&#233;mocratique (DA) a pein&#233; &#224; s'&#233;tendre significativement au-del&#224; de sa base &#233;lectorale traditionnelle, blanche et m&#233;tisse, tandis que le Parti de la libert&#233; Inkatha reste cantonn&#233; &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale. Les Combattants pour la libert&#233; &#233;conomique (EFF) ont anim&#233; les d&#233;bats nationaux en r&#233;clamant l'expropriation et la nationalisation des terres, mais restent confin&#233;s au sein du Parlement, capables de faire du bruit, mais incapables d'apporter un r&#233;el changement depuis les bancs de l'opposition. Les gouvernements de coalition des grandes m&#233;tropoles ont souvent sombr&#233; dans des luttes intestines, renfor&#231;ant le sentiment d'incomp&#233;tence politique g&#233;n&#233;ralis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;ficit croissant de responsabilit&#233; suit un sc&#233;nario pr&#233;visible. Lorsque des scandales de corruption &#233;clatent, le gouvernement annonce la cr&#233;ation d'une commission d'enqu&#234;te. Des ann&#233;es d'audiences s'&#233;coulent. Des rapports sont d&#233;pos&#233;s, souvent volumineux et accablants. Mais les cons&#233;quences tangibles restent insaisissables. Des individus puissants exploitent les lenteurs proc&#233;durales, fuient le pays ou comptent sur des interventions politiques pour &#233;chapper &#224; la justice. M&#234;me les manifestations de masse sont souvent accueillies non pas par des r&#233;formes s&#233;rieuses, mais par la r&#233;pression polici&#232;re ou des excuses performatives qui finissent par &#233;touffer la dissidence sans s'attaquer &#224; ses causes profondes. Il en r&#233;sulte une d&#233;mocratie riche en formes &#8211; &#233;lections r&#233;guli&#232;res, m&#233;dias dynamiques, constitution solide &#8211; mais vid&#233;e de son essence. Les rituels de responsabilisation perdurent, mais la substance s'est fl&#233;trie. L'impunit&#233;, plut&#244;t que les cons&#233;quences, d&#233;finit le paysage politique sud-africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des &#233;checs des responsables politiques, l'effondrement de la justice administrative se ressent particuli&#232;rement au quotidien de la fonction publique. Il est devenu courant pour les ministres d'&#234;tre publiquement surpris par les crises qu'ils sont cens&#233;s superviser, convoquant des r&#233;unions d'urgence pour demander, perplexes, &#171; Que se passe-t-il ? &#187; Le client&#233;lisme politique, notamment par le biais du d&#233;ploiement de cadres, a progressivement &#233;rod&#233; l'expertise technique dans les minist&#232;res cl&#233;s, laissant de nombreux dirigeants mal &#233;quip&#233;s pour g&#233;rer les portefeuilles dont ils sont charg&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adoption des outils de la nouvelle gestion publique &#8211; indicateurs cl&#233;s de performance, planification ax&#233;e sur les r&#233;sultats, cadres strat&#233;giques &#8211; a enracin&#233; une culture du &#171; cocher toutes les cases &#187;, de plus en plus d&#233;connect&#233;e de la prestation de services concrets. Le succ&#232;s se mesure &#224; l'aune des formalit&#233;s administratives plut&#244;t qu'&#224; l'impact ; lorsque les objectifs ne sont pas atteints, ils sont simplement r&#233;vis&#233;s, sans &#234;tre atteints. Parall&#232;lement, pour &#233;viter l'arbitraire par des proc&#233;dures rigides, la bureaucratie est devenue r&#233;ticente au risque, jusqu'&#224; la paralysie. Les citoyens doivent s'y retrouver dans des processus labyrinthiques simplement pour enregistrer une entreprise, obtenir une pi&#232;ce d'identit&#233; ou demander une aide sociale, en violation flagrante des principes Batho Pele (&#171; Les citoyens d'abord &#187;) qui visaient autrefois &#224; guider la transformation du service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;moralis&#233;s par les interf&#233;rences politiques et les exigences impossibles des objectifs manag&#233;riaux, les professionnels qualifi&#233;s ont quitt&#233; le secteur public en masse. Les rapports du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral des comptes montrent que plus de 70 % des municipalit&#233;s font d&#233;sormais appel &#224; des consultants externes pour leurs fonctions financi&#232;res essentielles, signe r&#233;v&#233;lateur de l'affaiblissement des capacit&#233;s de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tels dysfonctionnements portent directement atteinte &#224; la dignit&#233; humaine. Des retrait&#233;s &#226;g&#233;s sont contraints de faire la queue pendant des heures pour finalement s'entendre dire &#171; syst&#232;me hors service &#187;. Des familles croupissent pendant des d&#233;cennies sur les listes d'attente pour un logement. Les petits commer&#231;ants restent prisonniers des limbes bureaucratiques. Pour de nombreux citoyens, le visage de l'&#201;tat n'est pas le pr&#233;sident &#224; Pretoria, mais un employ&#233; d&#233;sint&#233;ress&#233; derri&#232;re une vitre &#8211; une exp&#233;rience qui incarne une d&#233;mocratie indigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de logement, les promesses de l'&#201;tat post-apartheid sont cruellement d&#233;&#231;ues. Un logement convenable est un droit constitutionnel, mais plus de 1,2 million de demandes restent sans r&#233;ponse dans le seul Gauteng, certaines remontant &#224; 1996. En mars 2025, des habitants &#226;g&#233;s de Soweto &#8211; certains aujourd'hui sexag&#233;naires &#8211; ont manifest&#233; devant la mairie apr&#232;s pr&#232;s de trente ans d'attente. Les all&#233;gations de corruption, de resquillage et d'attribution de logements &#224; des personnes ayant des liens politiques aggravent les retards, transformant une promesse de dignit&#233; en source de honte et aggravant les conflits sociaux. De nombreuses familles d&#233;plac&#233;es se r&#233;fugient dans des quartiers informels ou des baraques construites par leurs soins, pour finalement &#234;tre victimes d'expulsions violentes. De tels actes d&#233;clenchent souvent des protestations et alimentent parfois des comportements x&#233;nophobes de boucs &#233;missaires, les habitants accusant les &#171; &#233;trangers &#187; d'attributions corrompues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une trahison similaire caract&#233;rise le sort de ceux qui ont cherch&#233; r&#233;paration aupr&#232;s de la Commission v&#233;rit&#233; et r&#233;conciliation. Entre 1996 et 1998, la CVR a promis des pensions, un logement, des soins de sant&#233; et d'autres formes de r&#233;paration &#224; plus de 22 000 victimes en &#233;change de la r&#233;v&#233;lation de la v&#233;rit&#233;. En pratique, la plupart des victimes n'ont re&#231;u qu'une subvention unique de 30 000 rands en 2001, et en 2022, pr&#232;s de 1,9 milliard de rands du Fonds pr&#233;sidentiel n'ont toujours pas &#233;t&#233; d&#233;pens&#233;s. &#194;g&#233;s et souvent malades, nombreux sont ceux qui continuent de saisir la Cour constitutionnelle pour obtenir des prestations m&#233;dicales et une r&#233;insertion sociale. Les poursuites p&#233;nales contre les auteurs de l'apartheid qui s'&#233;taient vu refuser l'amnistie ont &#233;t&#233; confi&#233;es &#224; l'Autorit&#233; nationale des poursuites, mais la plupart des affaires sont rest&#233;es en suspens pendant des d&#233;cennies. Le message est d'une clart&#233; accablante : &#171; Nous avons pardonn&#233; au nom de la nation, mais la nation nous a oubli&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anciens combattants ont eux aussi &#233;t&#233; laiss&#233;s pour compte. Les combattants de l'uMkhonto weSizwe et de l'Arm&#233;e populaire de lib&#233;ration d'Azan, autrefois reconnus et soutenus par la loi sur les anciens combattants militaires, vivent aujourd'hui dans la pauvret&#233; et sont sans abri. En octobre 2021, d'anciens combattants, dont beaucoup &#233;taient septuag&#233;naires, ont pris en otage le ministre de la D&#233;fense pour r&#233;clamer des pensions et des logements impay&#233;s, ce qui a conduit &#224; l'arrestation de 53 anciens combattants. L'ancien soldat du MK, Lesley Kgogo, campant devant le si&#232;ge de l'ANC, a saisi l'ironie am&#232;re de la situation : &#171; J'ai lib&#233;r&#233; le pays&#8230; Maintenant, je ne suis plus rien pour mon propre gouvernement. &#187; Les excuses bureaucratiques concernant la v&#233;rification des identit&#233;s ou les contraintes de financement sonnent creux face &#224; l'incapacit&#233; morale de l'&#201;tat &#224; tenir ses promesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dossier inachev&#233; de la restitution des terres compl&#232;te ce sombre tableau. Sous l'apartheid, les Sud-Africains noirs &#233;taient confin&#233;s &#224; seulement 13 % du territoire du pays. Bien que la loi sur la restitution des droits fonciers pr&#233;voyait une indemnisation ou la restitution des terres pour les revendications d&#233;pos&#233;es avant 1998, les progr&#232;s ont &#233;t&#233; lamentables. Seulement 10 % environ des terres agricoles commerciales ont &#233;t&#233; redistribu&#233;es, bien en de&#231;&#224; de l'objectif de 30 % fix&#233; pour 2014. Au Cap, le District Six reste un symbole persistant de promesses non tenues : sur 2 760 familles requ&#233;rantes, seules 108 avaient les cl&#233;s pour reconstruire leur maison d'ici 2020, la restitution int&#233;grale devant prendre des d&#233;cennies et co&#251;ter des milliards de rands. Les demandeurs ruraux, d&#233;pourvus de soutien pour exploiter leurs terres, ont souvent opt&#233; pour de maigres indemnisations en esp&#232;ces, compromettant ainsi le projet de r&#233;forme agraire. Parall&#232;lement, les occupations de terres par des mouvements comme Abahlali baseMjondolo et les campements dirig&#233;s par l'EFF t&#233;moignent d'une impatience croissante &#8211; et d'un risque croissant de reprise du conflit &#8211; si la restitution continue de stagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, alors que des millions de personnes languissent dans des conditions pr&#233;caires, le privil&#232;ge blanc demeure largement intact. Malgr&#233; les id&#233;aux de la transition d&#233;mocratique, les Sud-Africains blancs &#8211; environ 8 % de la population &#8211; continuent de poss&#233;der plus de 70 % des terres agricoles et de dominer les secteurs &#224; hauts revenus du pays. Nombre d'entre eux se sont prot&#233;g&#233;s des &#233;checs de l'&#201;tat post-apartheid en se retranchant dans des enclaves de s&#233;curit&#233; priv&#233;es, des lotissements s&#233;curis&#233;s et des &#233;coles priv&#233;es d'&#233;lite, se d&#233;solidarisant ainsi efficacement des cons&#233;quences de l'effondrement de la gouvernance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des groupes comme AfriForum ont particuli&#232;rement bien r&#233;ussi &#224; internationaliser les r&#233;cits de victimisation des Blancs. En 2018, AfriForum a r&#233;ussi &#224; convaincre l'administration Trump d'enqu&#234;ter sur les pr&#233;tendues &#171; saisies de fermes &#187; et les &#171; massacres massifs d'agriculteurs &#187; en Afrique du Sud. Le tweet d&#233;sormais tristement c&#233;l&#232;bre de Donald Trump demandant au D&#233;partement d'&#201;tat d'enqu&#234;ter sur les attaques de fermes &#8211; et plus tard, les offres sp&#233;culatives de r&#233;installation des Sud-Africains blancs sous une &#233;ventuelle seconde pr&#233;sidence Trump &#8211; illustrent comment des r&#233;cits marginaux peuvent gagner en influence g&#233;opolitique. Parall&#232;lement, les v&#233;ritables luttes des Sud-Africains noirs &#8211; des familles qui attendent des d&#233;cennies pour se loger, des v&#233;t&#233;rans qui dorment sur les trottoirs, des &#233;tudiants confront&#233;s aux violences polici&#232;res &#8211; re&#231;oivent peu d'attention internationale. Cette inversion de l'empathie mondiale aggrave la frustration nationale, alimentant l'id&#233;e que la justice ne d&#233;pend pas du droit moral, mais de celui qui contr&#244;le le m&#233;gaphone le plus fort &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique a aliment&#233; une dangereuse lassitude d&#233;mocratique. La participation &#233;lectorale a fortement chut&#233;, passant de 86,9 % aux &#233;lections de 1994 &#224; seulement 59 % aux &#233;lections g&#233;n&#233;rales de 2024, soit seulement 41 % des adultes &#233;ligibles, compte tenu de la non-inscription. Les &#233;lections locales de 2021 ont vu la participation chuter encore plus bas, &#224; 45,9 %. La participation des jeunes s'est effondr&#233;e : moins de 20 % des 18-35 ans se sont inscrits sur les listes &#233;lectorales en 2021. D&#233;sillusionn&#233;s par la corruption, les promesses non tenues et la stagnation des conditions de vie, de nombreux Sud-Africains choisissent de plus en plus l'apathie plut&#244;t qu'un vote qu'ils estiment peu susceptible d'apporter un changement significatif. &#192; mesure que la participation diminue, le mandat d&#233;mocratique des organes &#233;lus s'affaiblit, ce qui &#233;rode encore davantage leur motivation &#224; tenir la promesse constitutionnelle de justice administrative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mocratie sud-africaine se trouve &#224; un tournant p&#233;rilleux. L'architecture juridique de la justice administrative et de la dignit&#233; demeure parmi les plus progressistes au monde, mais pour des millions de citoyens, le quotidien est synonyme d'ali&#233;nation, d'indignit&#233; et de promesses constitutionnelles non tenues. Les vertus de la patience et de la r&#233;conciliation, autrefois essentielles &#224; une transition pacifique, ont &#233;t&#233; instrumentalis&#233;es en outils de complaisance, permettant aux &#233;lites politiques et bureaucratiques de diff&#233;rer l'obligation de rendre des comptes et de trahir les plus vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;bellions &#233;pisodiques nous rappellent le pouvoir latent du peuple, mais sans contestation syst&#233;mique soutenue, le statu quo perdure largement. Transformer une d&#233;mocratie indigne en une d&#233;mocratie digne de ses promesses constitutionnelles exige non seulement des r&#233;formes techniques de la gouvernance, mais aussi un r&#233;veil moral et politique plus profond. Une v&#233;ritable responsabilisation doit &#234;tre r&#233;tablie. Les fonctionnaires corrompus doivent &#234;tre poursuivis rapidement et les recommandations de la commission mises en &#339;uvre avec urgence et transparence. Une administration r&#233;active doit &#234;tre reconstruite en reprofessionnalisant la fonction publique, en renfor&#231;ant l'expertise technique et en revigorant les principes Batho Pele qui privil&#233;gient le v&#233;cu des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une justice tangible doit &#233;galement &#234;tre rendue visible. Fournir des logements, verser les r&#233;parations pr&#233;vues par la CVR, honorer les prestations des anciens combattants et acc&#233;l&#233;rer la restitution des terres sont des mesures urgentes pour r&#233;tablir la confiance du public. L'inclusion &#233;conomique doit &#234;tre favoris&#233;e, non seulement par la redistribution, mais aussi en soutenant les entrepreneurs &#233;mergents, les b&#233;n&#233;ficiaires de la r&#233;forme agraire et en investissant massivement dans le d&#233;veloppement des comp&#233;tences des jeunes. Parall&#232;lement, l'engagement civique doit &#234;tre renforc&#233;, les obstacles &#224; la participation doivent &#234;tre lev&#233;s et la contestation doit &#234;tre valoris&#233;e non pas comme une menace, mais comme un m&#233;canisme de r&#233;troaction essentiel pour une d&#233;mocratie en difficult&#233; de renouvellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'en alignant les promesses constitutionnelles sur des r&#233;sultats concrets et visibles &#8211; o&#249; une grand-m&#232;re ordinaire pourra dire : &#171; Mes droits sont respect&#233;s et ma voix compte &#187; &#8211; que l'Afrique du Sud pourra honorer ses sacrifices pass&#233;s et restaurer son autorit&#233; morale. Les prochaines d&#233;cennies exigeront de l'impatience de la part des citoyens et de la r&#233;activit&#233; de la part des dirigeants. Si ce d&#233;fi est relev&#233;, la justice administrative ne sera plus une abstraction juridique, mais une r&#233;alit&#233; v&#233;cue au quotidien par tous.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ali Ridha Khan est chercheur au Centre de recherche en sciences humaines (CHR) de l'Universit&#233; du Cap-Occidental (UWC). Il &#233;crit et r&#233;fl&#233;chit sur les enjeux politiques de l'&#233;motion, de l'esth&#233;tique et du bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction automatique de l'anglais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://africasacountry.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://africasacountry.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
*****
&lt;/center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir acc&#232;s aux articles publi&#233;s chaque semaine. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses diff&#233;rentes rubriques (&#233;conomie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualit&#233;s internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir acc&#232;s &#224; ces articles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner &#224; la lettre de PTAG :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;h5 class=&#034;widget-title&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; la lettre&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;&lt;!-- Begin MailChimp Signup Form --&gt;&lt;/p&gt;
&lt;form action=&#034;//pressegauche.us9.list-manage.com/subscribe/post?u=730411ce9b6e72cf02b79c890&amp;id=5abe61d847&#034; method=&#034;post&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; name=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; class=&#034;validate newsletter-form clearfix&#034; target=&#034;_blank&#034; novalidate&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;email&#034; name=&#034;EMAIL&#034; class=&#034;required email&#034; id=&#034;mce-EMAIL&#034; placeholder=&#034;Adresse courriel&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;FNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-FNAME&#034; placeholder=&#034;Pr&#233;nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;LNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-LNAME&#034; placeholder=&#034;Nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;input type=&#034;submit&#034; value=&#034;GO&#034; name=&#034;subscribe&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe&#034; class=&#034;submit&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id=&#034;mce-responses&#034; class=&#034;clear&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-error-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-success-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;position: absolute; left: -5000px;&#034; aria-hidden=&#034;true&#034;&gt;&lt;input type=&#034;text&#034; name=&#034;b_730411ce9b6e72cf02b79c890_5abe61d847&#034; tabindex=&#034;-1&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/form&gt;
&lt;p&gt;&lt;!--End mc_embed_signup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
