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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Interdiction de la contraception par les talibans : des femmes &#171; bris&#233;es &#187; par des grossesses mortelles et des fausses couches non trait&#233;es</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Interdiction-de-la-contraception-par-les-talibans-des-femmes-brisees-par-des</link>
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		<dc:date>2026-03-17T06:31:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Mehsa Elham, Mahtab Safi, Sana Atef</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2026-02-10</dc:subject>
		<dc:subject>Afghanistan</dc:subject>
		<dc:subject>Le mouvement des femmes dans le monde</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Parwana* ne reconna&#238;t plus ses propres enfants. Autrefois connue dans son village de Kandahar pour sa beaut&#233;, cette femme de 36 ans est d&#233;sormais assise sur le sol de la maison de sa m&#232;re, se balan&#231;ant silencieusement. Apr&#232;s neuf grossesses et six fausses couches, souvent sous la pression de son mari et de sa belle-famille, Parwana est tomb&#233;e dans un &#233;tat de confusion permanente. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de Entre les lignes et les mots (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Femmes-" rel="directory"&gt;Mouvement des femmes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2026-02-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2026-02-10&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Afghanistan-27-+" rel="tag"&gt;Afghanistan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Le-mouvement-des-femmes-dans-le-monde-+" rel="tag"&gt;Le mouvement des femmes dans le monde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH68/afghan_25-2-c712c.jpg?1781085449' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='68' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parwana* ne reconna&#238;t plus ses propres enfants. Autrefois connue dans son village de Kandahar pour sa beaut&#233;, cette femme de 36 ans est d&#233;sormais assise sur le sol de la maison de sa m&#232;re, se balan&#231;ant silencieusement. Apr&#232;s neuf grossesses et six fausses couches, souvent sous la pression de son mari et de sa belle-famille, Parwana est tomb&#233;e dans un &#233;tat de confusion permanente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de Entre les lignes et les mots&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/02/05/interdiction-de-la-contraception-par-les-talibans-des-femmes-brisees-par-des-grossesses-mortelles-et-des-fausses-couches-non-traitees/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/02/05/interdiction-de-la-contraception-par-les-talibans-des-femmes-brisees-par-des-grossesses-mortelles-et-des-fausses-couches-non-traitees/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport a &#233;t&#233; publi&#233; en partenariat avec le &lt;a href=&#034;https://www.theguardian.com/global-development/2026/jan/29/afghanistan-taliban-women-birth-control-contraceptive-ban-lethal-pregnancies-miscarriages-violence&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Guardian.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Elle est perdue &lt;/i&gt; &#187;, explique sa m&#232;re Sharifa. &#171; &lt;i&gt; Ils l'ont bris&#233;e par la peur, les grossesses et la violence.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afghanistan aujourd'hui, son histoire n'est pas une exception. Partout dans le pays, les femmes racontent le m&#234;me destin tragique : des grossesses qu'elles ne peuvent emp&#234;cher, des fausses couches qu'elles ne peuvent soigner et une violence &#224; laquelle elles ne peuvent &#233;chapper. Depuis que&lt;a href=&#034;https://www.theguardian.com/global-development/2023/feb/17/taliban-ban-contraception-western-conspiracy&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'interdiction informelle de la contraception&lt;/a&gt; par les talibans a commenc&#233; &#224; se r&#233;pandre discr&#232;tement dans les cliniques au d&#233;but de l'ann&#233;e 2023, les contraceptifs ont disparu, les cliniques ont ferm&#233; et la faim s'est aggrav&#233;e. Des entretiens men&#233;s dans sept provinces r&#233;v&#232;lent un syst&#232;me de sant&#233; reproductive en chute libre, o&#249; les grossesses forc&#233;es, les complications non trait&#233;es et la pauvret&#233; implacable d&#233;finissent d&#233;sormais la vie quotidienne. L'histoire de Parwana n'est qu'un aspect d'une crise nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Shakiba*, 42 ans, s'effondre pr&#232;s du four tandoor alors qu'elle cuit du pain, son enfant en bas &#226;ge se met &#224; pleurer. Cette m&#232;re de douze enfants originaire de Kandahar ne peut se lever sans avoir des vertiges. Ses cheveux tombent par poign&#233;es. Elle souffre constamment de douleurs osseuses. Elle est &#224; nouveau enceinte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La clinique locale ne fournit plus de contraceptifs. Son mari lui interdit d'en chercher ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fait partie des nombreuses femmes touch&#233;es par la r&#233;pression silencieuse men&#233;e par les talibans contre le planning familial. L'interdiction n'a jamais &#233;t&#233; officiellement annonc&#233;e, mais elle a &#233;t&#233; rapport&#233;e par les m&#233;dias en f&#233;vrier 2023. Lentement, province apr&#232;s province, les talibans mettent en &#339;uvre cette politique. D&#233;but 2023, les m&#233;decin&#183;es et les sages-femmes de plusieurs provinces ont signal&#233; le m&#234;me sch&#233;ma : les fournitures arrivaient en retard, puis en quantit&#233;s plus faibles, puis plus du tout. Cependant, ce n'est pas le cas dans toutes les provinces. &#192; Balkh et Takhar, dans certains districts, la contraception est toujours disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&#233;gion rurale de Jawzjan, une m&#233;decin qui dirige une clinique depuis trois d&#233;cennies affirme que la disparition a &#233;t&#233; rapide.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s l'arriv&#233;e des talibans, les contraceptifs ont commenc&#233; &#224; diminuer. En quelques mois, ils avaient disparu &#187;, explique-t-elle. &#171; Avant, au moins 30 des 70 femmes qui venaient &#224; la clinique avaient besoin d'un moyen de contraception. Maintenant, nous leur disons : nous n'avons rien. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#192; Badghis, des combattants talibans se sont pr&#233;sent&#233;s dans une clinique priv&#233;e et ont ordonn&#233; au personnel de d&#233;truire tous les contraceptifs. &#171; &#171; &lt;i&gt;Si nous vous voyons donner cela &#224; des femmes, nous fermerons votre clinique &lt;/i&gt; &#187;, ont-ils dit &#187;, se souvient la/le m&#233;decin. &#171; &lt;i&gt; Nous avons imm&#233;diatement cess&#233;&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux ans, apr&#232;s qu'un tremblement de terre a contraint Zarghona*, 29 ans, et sa famille &#224; vivre dans une tente, elle a pass&#233; trois jours sans acc&#232;s &#224; des toilettes et a d&#233;velopp&#233; une occlusion intestinale potentiellement mortelle. Les chirurgiens l'ont op&#233;r&#233;e et ont clairement averti son mari : une autre grossesse pourrait la tuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s son op&#233;ration, sans moyen de contraception disponible et avec un mari qui insistait pour avoir &#171; une fille &#187;, Zarghona est tomb&#233;e &#224; nouveau enceinte. Elle a pass&#233; neuf mois dans la peur, a tent&#233; d'interrompre sa grossesse &#224; l'aide d'herbes et de safran, et n'a pu se rendre qu'&#224; une seule visite pr&#233;natale. Lorsque le travail a commenc&#233;, les m&#233;decin&#183;es de Herat lui ont dit que tant la c&#233;sarienne que l'accouchement naturel comportaient un risque &#233;lev&#233; de d&#233;c&#232;s. Elle a surv&#233;cu, mais plusieurs semaines plus tard, elle saigne encore, ne peut pas dormir et vit dans une douleur constante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;decins lui ont dit qu'elle ne devait plus jamais tomber enceinte. Pourtant, il n'y a pas d'injections ni de contraceptifs dans sa r&#233;gion. &#171; &lt;i&gt; J'ai fr&#244;l&#233; la mort et je suis revenue &#187;, dit-elle. &#171; Mais je suis toujours terrifi&#233;e. Je n'ai aucun moyen de me prot&#233;ger.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interdiction des contraceptifs s'applique dans un syst&#232;me de sant&#233; d&#233;j&#224; au bord du gouffre. Selon les Nations Unies et l'Organisation mondiale de la sant&#233;, plus de 440 h&#244;pitaux et cliniques ont ferm&#233; leurs portes ou r&#233;duit leurs services depuis la r&#233;duction des financements internationaux en 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les femmes des provinces rurales, cela signifie des heures de marche ou un accouchement &#224; domicile, souvent seules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Ghor, o&#249; les villages sont isol&#233;s par des montagnes et des routes boueuses, les sages-femmes affirment que les femmes saignent pendant des jours avant d'atteindre une clinique. Certaines meurent en chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise reproductive est d&#233;sormais indissociable de l'effondrement &#233;conomique. La malnutrition affecte d&#233;sormais toutes les grossesses. Une m&#233;decin de Jawzjan estime que 80% des femmes enceintes et allaitantes qu'elle examine souffrent de malnutrition.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elles souffrent d'an&#233;mie, de carences en vitamines, d'hypotension. Leur corps est trop faible pour mener une grossesse &#224; terme en toute s&#233;curit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La violence domestique revient sans cesse dans les t&#233;moignages des femmes, &#224; la fois comme cause de fausses couches et comme moyen de contr&#244;le dans les foyers o&#249; les femmes ne peuvent ni s'&#233;chapper, ni trouver refuge, ni avoir acc&#232;s &#224; la contraception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Kandahar, Reyhana* raconte comment sa s&#339;ur Sakina*, une jeune veuve, a &#233;t&#233; contrainte par sa belle-famille d'&#233;pouser son beau-fr&#232;re. Lorsqu'elle s'y est oppos&#233;e, ils l'ont battue &#224; plusieurs reprises. &#171; &lt;i&gt; Chaque fois qu'ils la frappaient, elle saignait &#187;, explique Reyhana. &#171; Elle a perdu son b&#233;b&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hamida*, sage-femme dans une maternit&#233; bond&#233;e de Kandahar, affirme que la violence est l'une des principales causes de fausses couches qu'elle constate.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Toutes les 24 heures, nous assistons &#224; plus de 100 accouchements &#8212; normaux, pr&#233;matur&#233;s, par c&#233;sarienne et fausses couches &#187;, explique-t-elle. &#171; Environ six fausses couches se produisent chaque jour. Beaucoup sont dues &#224; des coups. Beaucoup sont caus&#233;es par les lourdes charges port&#233;es par les femmes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#192; Herat, une femme explique qu'elle a fait une fausse couche apr&#232;s avoir &#233;t&#233; battue lors d'une dispute familiale. &#192; Badakhshan, Humaira*, 38 ans, a pris des pilules abortives lorsqu'elle a d&#233;couvert qu'elle &#233;tait enceinte d'une fille. &#171; &lt;i&gt; Mon mari voulait un fils &#187;, dit-elle. &#171; Si je donnais naissance &#224; une autre fille, il me battrait ou divorcerait. J'ai donc achet&#233; des m&#233;dicaments en secret.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pilules ont fonctionn&#233;, mais elles l'ont rendue st&#233;rile, lui ont caus&#233; des saignements chroniques et l'ont terrifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son histoire fait &#233;cho &#224; celle d'autres femmes de Kandahar et de Jawzjan qui ont d&#233;crit des fausses couches forc&#233;es, provoqu&#233;es par elles-m&#234;mes ou r&#233;sultant de violences apr&#232;s que les &#233;chographies aient r&#233;v&#233;l&#233; que le f&#339;tus &#233;tait une fille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Ghor, une jeune fille de 15 ans a fait une fausse couche apr&#232;s avoir transport&#233; deux jerrycans pleins en haut d'une colline escarp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'avais honte pour le dire &#224; qui que ce soit &#187;, raconte-t-elle. &#171; Quand ma m&#232;re m'a vue, il &#233;tait trop tard. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&#233;gion recul&#233;e de Herat, Shamsia*, 38 ans, raconte qu'elle a travaill&#233; dans le b&#226;timent et la fabrication de briques pendant ses grossesses. &#171; Ma belle-m&#232;re m'a forc&#233;e &#224; allaiter son b&#233;b&#233; aussi &#187;, dit-elle. &#171; &lt;i&gt;Je m'affaiblissais de jour en jour. &#187; Lorsque le m&#233;decin lui a dit qu'elle avait besoin d'une transfusion sanguine, sa famille a refus&#233;, qualifiant cela de &#171; haram &lt;/i&gt; &#187; [interdit &#8211; NdT].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant l'interdiction, les cliniques rurales organisaient r&#233;guli&#232;rement des s&#233;ances d'information sur l'espacement des naissances. Aujourd'hui, ces programmes ont disparu.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il ne sert &#224; rien de sensibiliser la population quand il n'y a pas de m&#233;dicaments &#187;, explique un&#183;e m&#233;decin de Jawzjan. &#171; Les talibans n'ont pas donn&#233; d'ordres &#233;crits, mais la peur est bien r&#233;elle. Si nous parlons ouvertement, ils pourraient nous faire fermer boutique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans des foyers d&#233;j&#224; marqu&#233;s par la pauvret&#233; et la violence, la perte des moyens de contraception a ferm&#233; toutes les issues aux femmes. Elles ne peuvent pas choisir quand avoir des enfants. Elles ne peuvent pas se reposer apr&#232;s l'accouchement. Elles ne peuvent pas fuir les mauvais traitements. Elles ne peuvent pas assurer la s&#233;curit&#233; de leurs filles. Et avec la fermeture des cliniques, elles ne peuvent m&#234;me plus demander de l'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Les noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s pour des raisons de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sana Atef, Mahtab Safi et Mahsa Elham, 29 janvier 2026&lt;br class='autobr' /&gt;
Sana Atef, Mahsa Elham et Mahtab Safi sont des pseudonymes utilis&#233;s par des femmes journalistes en Afghanistan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Freshta Ghani a contribu&#233; &#224; cet article.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://zantimes.com/2026/01/29/taliban-birth-control-ban-women-broken-by-lethal-pregnancies-and-untreated-miscarriages/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://zantimes.com/2026/01/29/taliban-birth-control-ban-women-broken-by-lethal-pregnancies-and-untreated-miscarriages/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction DE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
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	</item>
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		<title>Les enfants travailleurs sont rassembl&#233;s, battus et emprisonn&#233;s par les talibans</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-enfants-travailleurs-sont-rassembles-battus-et-emprisonnes-par-les-talibans</link>
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		<dc:date>2025-12-02T06:38:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mahtab Safi, Yalda Amini</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2025-12-02</dc:subject>
		<dc:subject>Afghanistan</dc:subject>
		<dc:subject>Monde du travail et syndicalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Haron avait cinq ans lorsqu'il a commenc&#233; &#224; travailler dans les rues de Kaboul. Aujourd'hui &#226;g&#233; de 11 ans, il vend des chaussettes dans un panier tress&#233; et transporte une petite balance pour que les gens puissent se peser. Les bons jours, il gagne 200 afghanis, juste assez pour nourrir sa famille de six personnes, dont son p&#232;re paralys&#233; et sa m&#232;re qui n'a pas le droit de travailler &#224; l'ext&#233;rieur. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de Entre les lignes et les mots &lt;br class='autobr' /&gt;
Haron r&#234;ve d'aller &#224; l'&#233;cole comme les autres enfants, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Le-mouvement-syndical-international-" rel="directory"&gt;Le mouvement syndical international&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2025-12-02-+" rel="tag"&gt;Edition du 2025-12-02&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Afghanistan-27-+" rel="tag"&gt;Afghanistan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Monde-ouvrier-et-syndicalisme-+" rel="tag"&gt;Monde du travail et syndicalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/enfant_afghan-c2bf2.webp?1781304866' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Haron avait cinq ans lorsqu'il a commenc&#233; &#224; travailler dans les rues de Kaboul. Aujourd'hui &#226;g&#233; de 11 ans, il vend des chaussettes dans un panier tress&#233; et transporte une petite balance pour que les gens puissent se peser. Les bons jours, il gagne 200 afghanis, juste assez pour nourrir sa famille de six personnes, dont son p&#232;re paralys&#233; et sa m&#232;re qui n'a pas le droit de travailler &#224; l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de &lt;a href=&#034;https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/29/les-enfants-travailleurs-sont-rassembles-battus-et-emprisonnes-par-les-talibans/?jetpack_skip_subscription_popup&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Entre les lignes et les mots&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haron r&#234;ve d'aller &#224; l'&#233;cole comme les autres enfants, mais il sait que cela n'est pas possible, compte tenu de ses responsabilit&#233;s pour subvenir aux besoins de sa famille. Ces jours-ci, sa plus grande crainte n'est pas la faim. Ce sont les talibans. Il a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; six fois depuis l'hiver dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haron fait partie d'un nombre croissant d'enfants pouss&#233;s dans la rue par la faim qui menace pr&#232;s de 23 millions de personnes en Afghanistan, dont 12 millions d'enfants, selon l'UNICEF. Une fois dans la rue, ils sont pris pour cible par les talibans et leur campagne de longue date visant &#224; &#171; &lt;i&gt; rassembler les mendiants &lt;/i&gt; &#187;. Avec plus de 800 000 enfants qui devraient &#234;tre expuls&#233;s vers l'Afghanistan depuis l'Iran et le Pakistan rien que cette ann&#233;e, le nombre d'enfants vuln&#233;rables dans les rues augmente consid&#233;rablement, tout comme le danger auquel ils sont confront&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zan Times s'est entretenu avec certains de ces enfants qui ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s par les talibans. Ils ont racont&#233; leur exp&#233;rience de l'arrestation, du travail forc&#233; et des coups brutaux inflig&#233;s par les forces talibanes. Certains ont pass&#233; jusqu'&#224; 15 nuits en prison. Les enfants racontent des histoires similaires, r&#233;v&#233;lant un sch&#233;ma de violence &#224; l'int&#233;rieur des centres de d&#233;tention comme Badam Bagh, o&#249; des gar&#231;ons &#226;g&#233;s d'&#224; peine neuf ans d&#233;crivent avoir vu des t&#234;tes fendues &#224; la suite de coups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haron se souvient de chacune de ses six arrestations. La premi&#232;re fois, c'&#233;tait &#224; Pul-e-Sorkh. &#171; &lt;i&gt;Je vendais des chaussettes quand plusieurs talibans m'ont appel&#233; &lt;/i&gt; &#187;, raconte-t-il. &#171; &lt;i&gt;Quand je me suis approch&#233; d'eux, ils m'ont fait monter dans leur Ranger et m'ont emmen&#233; en prison. &lt;/i&gt; &#187; Il a pass&#233; 15 jours en d&#233;tention. Ses parents l'ont cherch&#233; toute la premi&#232;re nuit, jusqu'&#224; ce qu'ils trouvent d'autres enfants des rues qui leur ont dit qu'il avait &#233;t&#233; emmen&#233; par les talibans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de son exp&#233;rience et de celle d'autres mendiants des rues, Haron explique au Zan Timescomment fonctionne la r&#233;pression &#224; Kaboul : les enfants, qu'ils soient mendiants ou travailleurs des rues, sont d'abord emmen&#233;s &#224; Badam Bagh, une prison pour femmes qui accueille d&#233;sormais &#233;galement des enfants. Il raconte que certains enfants ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s de Badam Bagh &#224; Qasaba. Deux des amis de Haron, Murtaza et Nasir, &#171; &lt;i&gt;sont toujours port&#233;s disparus&lt;/i&gt; &#187; apr&#232;s avoir &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s &#224; Qasaba, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne visant &#224; &#171; &lt;i&gt; rassembler les mendiants&lt;/i&gt; &#187; a pris de l'ampleur en avril 2024, lorsque le chef des talibans a approuv&#233; la loi sur le rassemblement des mendiants et la pr&#233;vention de la mendicit&#233;. En vertu de cette loi, toute personne disposant de &#171; &lt;i&gt;suffisamment de nourriture pour une journ&#233;e&lt;/i&gt; &#187; est consid&#233;r&#233;e comme un criminel si elle est surprise en train de mendier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission charg&#233;e de mettre en &#339;uvre cette loi est dirig&#233;e par l'adjoint &#224; la lutte contre les stup&#233;fiants du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur des talibans. En octobre 2024, son chef a d&#233;clar&#233; &#224; la radio et &#224; la t&#233;l&#233;vision nationales afghanes que les autorit&#233;s avaient rassembl&#233; environ 58 000 mendiants dans tout le pays, dont un grand nombre d'enfants. L'&#233;mission montrait des rang&#233;es d'enfants effray&#233;s, certains ne semblant pas avoir plus de cinq ans, qui regardaient directement la cam&#233;ra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les responsables ont d&#233;clar&#233; que les d&#233;tenus &#233;taient class&#233;s dans les cat&#233;gories &lt;i&gt;&#171; indigents &#187;, &#171; professionnels &#187; ou &#171; en r&#233;seau &#187;&lt;/i&gt; et que leurs donn&#233;es biom&#233;triques avaient &#233;t&#233; collect&#233;es et stock&#233;es dans une base de donn&#233;es. Ceux qui sont soup&#231;onn&#233;s d'&#234;tre &lt;i&gt;&#171; professionnels &#187; et &#171; en r&#233;seau &#187;&lt;/i&gt; s'exposent &#224; des sanctions, affirment-ils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Haron et d'autres enfants interrog&#233;s par Zan Times, les conditions &#224; Badam Bagh sont difficiles et violentes. &#171; &lt;i&gt;Ils nous ont fait nettoyer les murs &lt;/i&gt; &#187;, raconte le gar&#231;on de 11 ans, d&#233;crivant le travail forc&#233; impos&#233; aux enfants &#224; leur arriv&#233;e au centre de d&#233;tention. Les enfants qui d&#233;sob&#233;issent ou &#171; travaillent trop lentement &#187;, dit-il, sont transf&#233;r&#233;s &#224; Qasaba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se souvient aussi avoir entendu les cris des femmes. &#171; &lt;i&gt;Des mendiantes y &#233;taient &#233;galement amen&#233;es&lt;/i&gt; &#187;, dit-il. &#171; &lt;i&gt;Nous pouvions entendre les coups qu'elles recevaient.&lt;/i&gt; &#187; Haron et deux autres enfants d&#233;tenus racontent avoir vu des gar&#231;ons se faire battre jusqu'&#224; ce que leur cr&#226;ne se fende. &#171; &lt;i&gt;Un gar&#231;on a &#233;t&#233; tellement battu que son &#339;il a &#233;clat&#233; &lt;/i&gt; &#187;, se souvient Haron. Un seul m&#233;decin &#233;tait pr&#233;sent dans la prison. Bien que celui-ci pansait les blessures, aucun d&#233;tenu n'&#233;tait autoris&#233; &#224; recevoir des soins m&#233;dicaux &#224; l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nourriture &#233;tait rare : un pain sec et un bol de lentilles &#233;taient partag&#233;s entre trois personnes toutes les 24 heures. &#171; &lt;i&gt;Aucun d'entre nous n'&#233;tait rassasi&#233;&lt;/i&gt; &#187;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de leur admission, les forces talibanes ont pris de force les empreintes digitales et photographi&#233; les enfants. &#171; &lt;i&gt; Ils nous ont attrap&#233;s par le col pour prendre nos donn&#233;es biom&#233;triques&lt;/i&gt; &#187;, raconte Haron. &#171; &lt;i&gt;Ils ont dit qu'ils nous donneraient des cartes d'aide, mais ils ne nous ont rien donn&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Ils ont &#233;galement confisqu&#233; les effets personnels et l'argent de poche des enfants. &#171; Ils ont tout pris &#187;, dit-il. &#171; &lt;i&gt;Quand ils nous ont lib&#233;r&#233;s, ils ne nous ont rien rendu&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette enqu&#234;te fait suite &#224; un pr&#233;c&#233;dent reportage du Zan Times sur une femme d&#233;tenue pour &#171; &lt;i&gt; mendicit&#233;&lt;/i&gt; &#187; qui a &#233;t&#233; t&#233;moin de la mort de deux enfants sous la garde des talibans. Elle a d&#233;clar&#233; au Zan Times que les gardes avaient battu les gar&#231;ons avec des c&#226;bles &#171; jusqu'&#224; ce qu'ils meurent &#187;, rappelant que les d&#233;tenus &#233;taient menac&#233;s de coups s'ils protestaient ou parlaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi des talibans semble anticiper la mort des d&#233;tenus en d&#233;tention. L'article 25 de la loi de 2024 d&#233;crit les proc&#233;dures d'inhumation pour toute personne d&#233;c&#233;d&#233;e en d&#233;tention sans famille pour r&#233;clamer le corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour de nombreuses familles, la faim &#224; la maison ne leur laisse d'autre choix que d'envoyer leurs enfants dans la rue, m&#234;me s'ils risquent d'&#234;tre arr&#234;t&#233;s par les talibans. Esmat, un enfant travailleur de neuf ans &#224; Kaboul, a pass&#233; dix jours &#224; Badam Bagh. Il a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; apr&#232;s que ses parents aient suppli&#233; les responsables talibans et sign&#233; une garantie. &#171; Ils nous ont dit de ne plus travailler dans la rue &#187;, raconte-t-il. Mais ni lui ni ses parents n'ont re&#231;u d'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salima doit envoyer son fils de 12 ans ramasser les ordures, car elle n'a pas le droit de travailler et son mari a disparu il y a 12 ans. &#171; Parfois, mon fils pleure &#187;, confie-t-elle au Zan Times. &#171; &lt;i&gt; Les gens le battent. C'est tr&#232;s difficile de l'envoyer avec une charrette fouiller les poubelles. Mais je n'ai pas d'autre choix.&lt;/i&gt; &#187; Aucune agence humanitaire ni aucun bureau taliban ne lui a propos&#233; d'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pression sur les familles s'intensifie dans tout l'Afghanistan. Selon Save the Children, des enfants sont expuls&#233;s d'Iran vers l'Afghanistan &#224; raison d'un enfant toutes les 30 secondes. Des milliers de ces enfants arrivent seuls et beaucoup sont n&#233;s &#224; l'&#233;tranger et n'ont jamais v&#233;cu en Afghanistan. Ils retournent dans un pays en proie &#224; une famine s&#233;v&#232;re, &#224; des d&#233;placements internes massifs, &#224; des tremblements de terre et &#224; des s&#233;cheresses climatiques dans le nord qui d&#233;truisent les r&#233;coltes et ass&#232;chent les sources d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Kandahar, Ali, 12 ans, raconte que sa famille de 13 personnes a &#233;t&#233; renvoy&#233;e de force de Karachi il y a six mois. Son p&#232;re est paralys&#233;, ce qui fait d'Ali le principal soutien de famille. &#171; &lt;i&gt;Je pars de chez moi &#224; cinq heures du matin et je reste dehors jusqu'&#224; onze heures du soir&lt;/i&gt; &#187;, dit-il. Il ramasse des canettes dans un sac. &#171; &lt;i&gt; Je gagne 60 &#224; 70 afghanis par jour. Nous achetons du pain sec. Parfois, nous nous couchons le ventre vide. Notre loyer est de 2 500 afghanis et nous sommes toujours endett&#233;&#183;es.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quinze enfants travailleurs interrog&#233;s par Zan Times &#224; Kaboul, Kandahar et Jawzjan affirment &#234;tre les principaux soutiens financiers de leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un d'entre eux est Ahmed, 11 ans, qui vend des sambusas [beignets] dans les rues de Sheberghan. Son p&#232;re est parti en Iran apr&#232;s la prise du pouvoir par les talibans et sa famille n'a plus de nouvelles de lui depuis. Incapable de se payer un traitement m&#233;dical pour une blessure &#224; la jambe, Ahmed gagne sa vie dans la rue, survivant avec 60 afghanis par jour. &#171; &lt;i&gt;Je veux grandir et aller en Iran pour retrouver mon p&#232;re &lt;/i&gt; &#187;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme Ahmed, Saboor, 12 ans, vit &#224; Sherberghan. Il ramasse des canettes avec ses deux jeunes fr&#232;res. &#171; &lt;i&gt; il y a trop de gar&#231;ons qui ramassent maintenant &lt;/i&gt; &#187;, dit-il. &#171; &lt;i&gt; Quand quelqu'un jette une canette, tous les gar&#231;ons courent.&lt;/i&gt; &#187; Son p&#232;re est &#233;galement parti en Iran et n'est jamais revenu. &#171; &lt;i&gt;Nous portons toujours les vieux v&#234;tements des gens &lt;/i&gt; &#187;, dit-il. Il r&#234;ve d'aller &#224; l'&#233;cole et que sa s&#339;ur, souffrant de malnutrition, retrouve la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afghanistan est aujourd'hui un pays o&#249; les plus jeunes et les plus pauvres sont pris au pi&#232;ge entre la faim &#224; la maison et la violence dans les rues. Les enfants travailleurs, d&#233;j&#224; accabl&#233;s par la charge de subvenir aux besoins de leur famille, sont expos&#233;s &#224; l'arrestation, au travail forc&#233; et au risque de disparition lorsqu'ils sont d&#233;tenus par les talibans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Haron, chaque jour apporte la m&#234;me peur. Il continue &#224; vendre des chaussettes, en esp&#233;rant que les Rangers ne l'arr&#234;teront plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yalda Amini et Mahtab Safi&lt;br class='autobr' /&gt;
Les noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s afin de prot&#233;ger l'identit&#233; des personnes interrog&#233;es et de l'auteur. Mahtab Safi est le pseudonyme d'un journaliste du Zan Times en Afghanistan. Sana Atef et Hura Omar ont contribu&#233; &#224; cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://zantimes.com/2025/11/20/child-labourers-are-being-rounded-up-beaten-and-imprisoned-by-the-taliban/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://zantimes.com/2025/11/20/child-labourers-are-being-rounded-up-beaten-and-imprisoned-by-the-taliban/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduit par DE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une &#233;pid&#233;mie de violence sexiste en Afghanistan :&#171; Je ne veux pas vivre. Je veux mourir &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Une-epidemie-de-violence-sexiste-en-Afghanistan-Je-ne-veux-pas-vivre-Je-veux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Une-epidemie-de-violence-sexiste-en-Afghanistan-Je-ne-veux-pas-vivre-Je-veux</guid>
		<dc:date>2025-11-18T06:18:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Mehsa Elham, Freshta Ghani , Mahtab Safi</dc:creator>


		<dc:subject>Afghanistan</dc:subject>
		<dc:subject>Le mouvement des femmes dans le monde</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2025-11-18</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsque le p&#232;re de Tahmina a compris que les talibans &#233;taient sur le point de revenir au pouvoir, il l'a rapidement mari&#233;e &#224; un homme dont la famille avait des liens avec les militant&#183;es. Elle avait 17 ans lorsqu'elle a emm&#233;nag&#233; dans la maison familiale de son mari, dans le district de Dand-e-Ghori, dans la province de Baghlan, au nord de l'Afghanistan. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de Entre les lignes et les mots &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224;-bas, elle a &#233;t&#233; maltrait&#233;e d&#232;s qu'elle a franchi le seuil de la porte. Son mari la giflait, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Femmes-" rel="directory"&gt;Mouvement des femmes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Afghanistan-27-+" rel="tag"&gt;Afghanistan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Le-mouvement-des-femmes-dans-le-monde-+" rel="tag"&gt;Le mouvement des femmes dans le monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2025-11-18-+" rel="tag"&gt;Edition du 2025-11-18&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/violence_afghan-2064f.webp?1781495667' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lorsque le p&#232;re de Tahmina a compris que les talibans &#233;taient sur le point de revenir au pouvoir, il l'a rapidement mari&#233;e &#224; un homme dont la famille avait des liens avec les militant&#183;es. Elle avait 17 ans lorsqu'elle a emm&#233;nag&#233; dans la maison familiale de son mari, dans le district de Dand-e-Ghori, dans la province de Baghlan, au nord de l'Afghanistan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de &lt;a href=&#034;https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/11/deux-textes-sur-les-femmes-en-afghanistan/?jetpack_skip_subscription_popup&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Entre les lignes et les mots&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;-bas, elle a &#233;t&#233; maltrait&#233;e d&#232;s qu'elle a franchi le seuil de la porte. Son mari la giflait, la frappait et la battait, souvent &#224; la demande de son beau-p&#232;re. Sa nouvelle famille se moquait d'elle, l'humiliait et la maltraitait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie est devenue encore plus insupportable apr&#232;s que le mari de Tahmina a &#233;t&#233; pris en embuscade et tu&#233; par des bandits. Son p&#232;re a insist&#233; pour que la jeune veuve, alors m&#232;re d'un gar&#231;on de deux mois, &#233;pouse le fr&#232;re de son mari, &#226;g&#233; de huit ans. Lorsque Tahmina a refus&#233;, il a tu&#233; son b&#233;b&#233; en lui tranchant la gorge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; L'horreur et la col&#232;re que j'ai ressenties sont si fortes que je ne veux plus vivre. Je veux mourir&lt;/i&gt; &#187;, confie Tahmina au Zan Times. Elle explique qu'elle n'a pas pu demander justice car son beau-p&#232;re avait des liens &#233;troits avec les talibans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afghanistan connaissait d&#233;j&#224; un taux &#233;lev&#233; de violence envers des femmes avant la prise de pouvoir des talibans en ao&#251;t 2021. Sous le r&#233;gime r&#233;tabli, la situation s'est encore d&#233;t&#233;rior&#233;e. Toutes les avanc&#233;es l&#233;gislatives r&#233;alis&#233;es au cours des deux derni&#232;res d&#233;cennies pour prot&#233;ger les femmes ont &#233;t&#233; rapidement an&#233;anties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande majorit&#233; des 60 femmes interrog&#233;es par Zan Times pour ce rapport dans 17 provinces d'Afghanistan ont d&#233;clar&#233; avoir &#233;t&#233; victimes de violences, notamment de tortures physiques, de violences verbales et de travail forc&#233;. Seules huit d'entre elles ont d&#233;pos&#233; une plainte officielle aupr&#232;s des autorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Il est &#224; la fois horrible et sans surprise que la violence &#224; l'&#233;gard des femmes ait augment&#233; apr&#232;s la prise de pouvoir par les talibans&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clare Heather Barr, directrice adjointe de la division des droits des femmes &#224; Human Rights Watch. &#171; &lt;i&gt; L'une des premi&#232;res mesures prises par les talibans &#8212; l'une de leurs priorit&#233;s les plus urgentes &#8212; a &#233;t&#233; de d&#233;manteler syst&#233;matiquement l'ensemble du syst&#232;me qui avait &#233;t&#233; mis en place pour prot&#233;ger les femmes et les filles contre la violence. Ce syst&#232;me promettait aux femmes et aux filles une certaine autonomie, la possibilit&#233; de faire leurs propres choix et de revendiquer leurs droits &#8211; les talibans ne peuvent pas le supporter. Leur vision de la soci&#233;t&#233; est celle o&#249; les femmes et les filles sont la propri&#233;t&#233; exclusive de leurs proches masculins, enti&#232;rement &#224; leur merci, et sont exclues de la vie publique &#8211; et ils y sont largement parvenus&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, compte tenu des restrictions officielles impos&#233;es &#224; la libert&#233; de mouvement des femmes, la plupart d'entre elles se retrouvent effectivement prisonni&#232;res de leur foyer, souvent avec des conjoints ou des beaux-parents violents. Parmi les femmes interrog&#233;es, une sur cinq a d&#233;clar&#233; avoir envisag&#233; de se suicider, tandis que deux ont tent&#233; de mettre fin &#224; leurs jours.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les femmes et les filles sont exclues de la vie publique, la dissidence pacifique n'est pas tol&#233;r&#233;e, la violence et la menace de violence sont utilis&#233;es en toute impunit&#233; pour contr&#244;ler et instiller la peur dans la population &#187;, a d&#233;clar&#233; Richard Bennett, rapporteur sp&#233;cial des Nations unies sur la situation des droits humains en Afghanistan, le 29 f&#233;vrier 2024. &#171; Cette situation est aggrav&#233;e par une crise &#233;conomique et humanitaire qui se traduit par le d&#233;ni des droits &#233;conomiques, sociaux et culturels. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Shafiqa, une jeune fille de 18 ans originaire de la ville de Firozkoh, dans la province de Ghor, raconte au Zan Times comment elle a &#233;t&#233; contrainte d'&#233;pouser un homme beaucoup plus &#226;g&#233; qu'elle, qui avait d&#233;j&#224; une femme et quatre enfants adultes.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Parfois, ses enfants me frappaient, et quand je m'en plaignais &#224; mon mari, il me r&#233;pondait que ce n'&#233;tait pas grave s'ils me frappaient, que j'avais s&#251;rement fait quelque chose de mal &#187;, explique Shafiqa. &#171; Une fois, alors que je me disputais avec son autre femme, il a coup&#233; des branches dans les arbres de la cour et m'a rou&#233;e de coups. J'avais des bleus sur tout le corps et j'ai souffert pendant une semaine. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;J'en avais vraiment marre de la vie&lt;/i&gt; &#187;, poursuit-elle. En d&#233;sespoir de cause, elle a rassembl&#233; tous les comprim&#233;s qu'elle a pu trouver dans la maison et les a aval&#233;s. Au lieu de mourir, elle est tomb&#233;e malade et a vomi les pilules. Une fois son &#233;tat am&#233;lior&#233;, son mari l'a battue pour avoir terni sa r&#233;putation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'indice &#171; &lt;i&gt; Femmes, paix et s&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; &#187; (WPS), l'Afghanistan est le pays le plus hostile aux femmes au monde. Cet indice, qui &#233;value la situation des femmes dans 177 pays, prend en compte des indicateurs tels que l'inclusion &#233;conomique, sociale et politique, ainsi que la justice et la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Afghanistan obtient le score le plus bas pour cet indicateur, avec une note de 0,37 due au r&#233;gime oppressif des talibans qui a s&#233;v&#232;rement restreint la capacit&#233; des femmes &#224; obtenir justice de mani&#232;re s&#251;re et &#233;quitable &#187;, indique le rapport de l'indice.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un rapport des Nations unies sur les droits humains publi&#233; en janvier 2024 a soulign&#233; &#171; un manque de clart&#233; concernant le cadre juridique applicable aux plaintes pour violence sexiste &#224; l'&#233;gard des femmes et des filles en Afghanistan, notamment en ce qui concerne la question de savoir quel acteur judiciaire est responsable de chaque &#233;tape de la cha&#238;ne judiciaire pour ce type de plaintes &#187;. Le rapport souligne que &#171; de nombreuses victimes pr&#233;f&#233;reraient apparemment recourir &#224; des m&#233;canismes traditionnels de r&#233;solution des conflits par crainte des autorit&#233;s de facto &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Un enfer pour les femmes &#187;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fanoos*, issue d'une famille de dix personnes vivant dans la province de Jawzjan, &#233;tait une &#233;tudiante brillante qui a obtenu une licence dans une universit&#233; priv&#233;e. Apr&#232;s avoir obtenu son dipl&#244;me, elle a rapidement d&#233;croch&#233; son premier emploi dans le cadre d'un projet de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;tait fi&#232;re de ses r&#233;alisations et de sa carri&#232;re. Mais son ind&#233;pendance a pris fin brutalement lorsque les talibans ont interdit aux femmes afghanes de travailler pour des ONG, l'ONU et de nombreuses autres organisations. Craignant pour sa s&#233;curit&#233; en tant qu'ancienne employ&#233;e du gouvernement pr&#233;c&#233;dent, les parents de Fanoos l'ont contrainte &#224; se fiancer &#224; un Afghan qu'elle n'avait jamais rencontr&#233; et qui vit en Turquie. Chaque fois qu'elle sugg&#233;rait de rompre ses fian&#231;ailles, son p&#232;re et ses fr&#232;res maltraitaient physiquement la jeune femme de 23 ans. Sa m&#232;re refusait &#233;galement de l'aider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sespoir de Fanoos &#233;tait tel qu'elle s'est taillad&#233; les poignets avec un couteau, perdant connaissance avant que sa s&#339;ur ne la d&#233;couvre.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les femmes n'ont pas le droit de travailler, de choisir leur partenaire de vie ou d'acc&#233;der &#224; l'&#233;ducation. L'Afghanistan est devenu un enfer pour les femmes &#187;, dit-elle. &#171; Dans ces circonstances difficiles et sombres, nous ne pouvons nous plaindre &#224; personne de nos probl&#232;mes familiaux car, pour eux, battre les femmes est normal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Selon les talibans, il n'est pas n&#233;cessaire que les femmes engagent des poursuites judiciaires et aillent devant les tribunaux. M&#234;me si elles sont victimes de violences au sein de leur famille, celles-ci sont soit justifi&#233;es, soit elles doivent les g&#233;rer en priv&#233;, au sein de leur famille &#187;, explique Shaharzad Akbar, ancienne pr&#233;sidente de la Commission ind&#233;pendante des droits humains en Afghanistan, ajoutant que les talibans ne voyaient &#171; aucun r&#244;le pour le syst&#232;me judiciaire dans la protection des femmes contre la violence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Il n'y a pas de porte officielle &#224; laquelle frapper, sauf celle de la famille, si elle est solidaire&lt;/i&gt; &#187;, explique Akbar, aujourd'hui directrice ex&#233;cutive de Rawadari, une nouvelle organisation afghane de d&#233;fense des droits humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les expert&#183;es de l'ONU &#233;tablissent &#233;galement un lien entre la r&#233;surgence des talibans et l'augmentation du nombre de mariages pr&#233;coces, qui exposent les filles &#224; un risque particulier de violence sexiste perp&#233;tr&#233;e en toute impunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nazanin* n'a que 15 ans et est prisonni&#232;re d'une vie qu'elle n'a ni choisie ni souhait&#233;e. Elle a &#233;t&#233; contrainte de se fiancer &#224; 13 ans et mari&#233;e &#224; 14 ans. Elle vit dans la ville de Sheberghan, dans la province de Jawzjan, et envie les filles qu'elle voit jouer dans les ruelles pr&#232;s de la maison qu'elle partage avec son mari de 16 ans, qui gagne sa vie en achetant et en vendant de la ferraille, et sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Il utilise la moiti&#233; de ses revenus pour acheter des cigarettes et donne le reste &#224; son p&#232;re. Il ne me donne pas d'argent, m&#234;me si j'en ai besoin&lt;/i&gt; &#187;, dit-elle. Par cons&#233;quent, bien que Nazanin soit enceinte de son premier enfant, elle n'a pas le droit de se reposer. Chaque jour, elle doit transporter deux bidons de 10 litres d'eau depuis la pompe du village. Chaque nuit, elle s'inqui&#232;te pour son avenir et celui de son b&#233;b&#233; &#224; na&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Parfois, quand je pense &#224; quitter la maison, je me demande o&#249; je pourrais aller et qui me tendrait la main et m'offrirait une vie meilleure. Je n'ai personne &#187;, dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mahtab Safi, Freshta Ghani et Mehsa Elham, 4 mars 2024&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet article du Zan Times a &#233;t&#233; publi&#233; en partenariat &#233;ditorial avec l'IWPR.&lt;br class='autobr' /&gt;
* Les noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s afin de prot&#233;ger l'identit&#233; des personnes interrog&#233;es et des journalistes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://zantimes.com/2024/03/04/an-epidemic-of-gender-based-violence-in-afghanistan-i-dont-want-to-live-i-want-to-die/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://zantimes.com/2024/03/04/an-epidemic-of-gender-based-violence-in-afghanistan-i-dont-want-to-live-i-want-to-die/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction DE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
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