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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Les f&#233;d&#233;rations m&#233;dicales ne manquent pas de culot</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-federations-medicales-ne-manquent-pas-de-culot</link>
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		<dc:date>2016-09-20T08:28:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume H&#233;bert, Philippe Hurteau</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-09-20</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette semaine, une rare bonne nouvelle nous est venue de Qu&#233;bec. Le gouvernement, son ministre de la Sant&#233; en t&#234;te, a annonc&#233; son intention d'&#233;liminer les frais accessoires que les m&#233;decins exigent de leurs patients en clinique priv&#233;e. Ces frais ill&#233;gaux ont &#233;t&#233; tol&#233;r&#233;s de nombreuses ann&#233;es, mais il semble bien qu'avec le toll&#233; g&#233;n&#233;ral que suscitent les augmentations de la r&#233;mun&#233;ration g&#233;n&#233;rale de ces m&#234;mes m&#233;decins, il devenait de plus en plus difficile de fermer les yeux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Sante-" rel="directory"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Sante-137-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-theme-quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-09-20-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-09-20&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton27708-50e77.jpg?1781865286' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette semaine, une rare bonne nouvelle nous est venue de Qu&#233;bec. Le gouvernement, son ministre de la Sant&#233; en t&#234;te, a annonc&#233; son intention d'&#233;liminer les frais accessoires que les m&#233;decins exigent de leurs patients en clinique priv&#233;e. Ces frais ill&#233;gaux ont &#233;t&#233; tol&#233;r&#233;s de nombreuses ann&#233;es, mais il semble bien qu'avec le toll&#233; g&#233;n&#233;ral que suscitent les augmentations de la r&#233;mun&#233;ration g&#233;n&#233;rale de ces m&#234;mes m&#233;decins, il devenait de plus en plus difficile de fermer les yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Donc voil&#224;, nos distingu&#233;s m&#233;decins ont factur&#233; aux Qu&#233;b&#233;cois et aux Qu&#233;b&#233;coises des frais ill&#233;gaux. Pour vous donner une id&#233;e, et selon les donn&#233;es du minist&#232;re de la sant&#233;, les m&#233;decins facturaient 83 M$ pour des services d'une valeur de 10 &#224; 13 M$. Une pratique inacceptable qui devrait prendre fin en janvier et il faut s'en r&#233;jouir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aurait pu penser qu'en se faisant prendre la main dans le sac, les m&#233;decins auraient humblement accept&#233; ce changement, surtout qu'aucune punition ni exigence de remboursement de leur sera impos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre fait servir une vol&#233;e de bois vert sur la question des frais accessoires, les f&#233;d&#233;rations m&#233;dicales sont aussit&#244;t reparties en croisade. Cette fois, elles y vont de menaces : si les m&#233;decins ne sont pas compens&#233;s pour la perte de ces revenus (des revenus ill&#233;gaux !), des cliniques priv&#233;es pourraient fermer, ce qui engorgerait encore plus le r&#233;seau public de la sant&#233;. En clair, si vous ne l&#233;galisez pas les revenus que nous nous sommes arrog&#233;s de force et ill&#233;galement, cela risque de vous co&#251;ter plus cher encore. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce genre de menace serait normale si elle provenait de la mafia ou d'un quelconque groupe criminel, mais que les m&#233;decins s'abaissent &#224; ce niveau de chantage est pour le moins scandaleux et doit &#234;tre d&#233;nonc&#233;. Sur le principe, il est d&#233;plorable que les m&#233;decins r&#233;clament une n&#233;gociation sur la fin d'une pratique ill&#233;gale. Un Hell's Angels arr&#234;t&#233; pour traffic de drogue va-t-il demander une compensation aux services politiques pour perte de revenu ? Lorsque le gouvernement f&#233;d&#233;ral aura l&#233;galis&#233; le cannabis, faudra-t-il compenser les trafiquants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation pr&#233;sente, les m&#233;decins qu&#233;b&#233;cois peuvent d&#233;j&#224; compter sur des revenus 12 % sup&#233;rieurs (en tenant compte du co&#251;t de la vie) &#224; ceux de leurs homologues ontariens. Entre 2010 et 2020, pendant que les Qu&#233;b&#233;cois&#183;e&#183;s auront subi une aust&#233;rit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent qui les prive de services publics parfois &#233;l&#233;mentaires, qu'ils se seront vu imposer des hausses de tarifs, les m&#233;decins auront pratiquement doubl&#233; leurs revenus (+88%). En 2004, la r&#233;mun&#233;ration moyenne des m&#233;decins &#233;tait d&#233;j&#224; six fois sup&#233;rieure &#224; celle de la moyenne des salari&#233;&#183;e&#183;s qu&#233;b&#233;cois&#183;e&#183;s. L'augmentation fulgurante des derni&#232;res ann&#233;es a augment&#233; cet &#233;cart et la r&#233;mun&#233;ration moyenne d'un m&#233;decin sp&#233;cialiste est aujourd'hui sup&#233;rieure &#224; 450 000$ alors celle d'un omnipraticien s'approche des 300 000$.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non contents de d&#233;j&#224; faire partie du 1 % des plus riches, le tout en se payant par le tr&#233;sor public, les m&#233;decins ne veulent m&#234;me pas abandonner ne serait-ce qu'un once de leur privil&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est d&#233;plorable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'aust&#233;rit&#233; ou la violence budg&#233;taire</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-austerite-ou-la-violence-budgetaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/L-austerite-ou-la-violence-budgetaire</guid>
		<dc:date>2015-02-17T08:09:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Hurteau</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique d'aust&#233;rit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Politique d'aust&#233;rit&#233; et r&#233;sistances populaires</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-17</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis la crise de 2008, l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire a durablement pris racine. Tous les pr&#233;textes sont bons pour y avoir recours, que ce soit la lutte au d&#233;ficit, &#224; l'endettement public ou encore pour affronter les &#171; privil&#232;ges &#187; des employ&#233;.e.s de l'&#201;tat. Dans chacun de ces cas, l'aust&#233;rit&#233; se pr&#233;sente comme &#233;tant in&#233;vitable, incontournable. Bien entendu, la r&#233;alit&#233; est bien plus complexe et une compr&#233;hension juste de la conjoncture budg&#233;taire de nombreux &#201;tats ne peut se contenter de cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-International-101-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-d-austerite-+" rel="tag"&gt;Politique d'aust&#233;rit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-d-austerite-et-resistances-populaires-+" rel="tag"&gt;Politique d'aust&#233;rit&#233; et r&#233;sistances populaires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-02-17-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-02-17&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton20901-0b954.png?1781865286' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis la crise de 2008, l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire a durablement pris racine. Tous les pr&#233;textes sont bons pour y avoir recours, que ce soit la lutte au d&#233;ficit, &#224; l'endettement public ou encore pour affronter les &#171; privil&#232;ges &#187; des employ&#233;.e.s de l'&#201;tat. Dans chacun de ces cas, l'aust&#233;rit&#233; se pr&#233;sente comme &#233;tant in&#233;vitable, incontournable. Bien entendu, la r&#233;alit&#233; est bien plus complexe et une compr&#233;hension juste de la conjoncture budg&#233;taire de nombreux &#201;tats ne peut se contenter de cette aust&#232;re id&#233;e. Pourtant, il semble pertinent de comprendre les dynamiques en cours comme venant renforcir le virage autoritaire que connait notre &#171; d&#233;mocratie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on parle d'autoritarisme, nous avons l'habitude de r&#233;f&#233;rer &#224; une plus forte pr&#233;sence polici&#232;re, au renforcement des forces militaires ou encore au durcissement du Code criminel. Les politiques d'aust&#233;rit&#233; sont &#224; ajouter &#224; cette liste. En les imposant, comme si aucune alternative n'existait et en pr&#233;supposant que couper dans les d&#233;penses sociales de l'&#201;tat allait de soi, c'est la valeur m&#234;me du d&#233;bat d&#233;mocratique qui est d&#233;consid&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien facile et utile de se pr&#233;senter devant des journalistes, comme le fait M. Couillard, et d'affirmer que son option politique est la seule possible tout en pr&#233;sentant les opposant.e.s comme des gens qui ne comprennent rien aux finances publiques ou encore comme des privili&#233;gi&#233;.e.s d'un syst&#232;me qu'il faut corriger avant qu'il ne soit trop trad. Malheureusement, en proc&#233;dant de la sorte, il n'est pas possible de pr&#233;tendre agir en respect de la d&#233;mocratie, m&#234;me lorsque l'on vient de recevoir un mandat majoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du n&#233;olib&#233;ralisme sur les st&#233;ro&#239;des&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi vouloir passer outre les d&#233;bats ? Pourquoi s'efforcer de refuser toute validit&#233; aux analyses qui s'opposent &#224; la n&#233;cessit&#233; de l'aust&#233;rit&#233; ? Se pourrait-il que derri&#232;re l'urgence budg&#233;taire se trouve d'autres imp&#233;ratifs ? En fait, il semble que les &#233;lites politiques et &#233;conomiques soient d&#233;cid&#233;es &#224; appliquer l'adage voulant qu'il ne faille pas laisser se gaspiller une bonne crise. Ce qu'a ouvert la p&#233;riode d'instabilit&#233; instaur&#233;e en 2008, c'est la possibilit&#233; pour nos &#171; &#233;lites d&#233;mocratiques &#187; de rompre avec certains compromis sociaux faits au cours des d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quelque sorte, la violence r&#233;pressive &#224; laquelle nous sommes habitu&#233;s trouve son revers dans le cadre des politiques d'aust&#233;rit&#233;. Il s'agit l&#224; d'une forme de violence qui existe sous le couvert neutre et froid d'objectifs comptables. &#171; Faire plus avec moins &#187;, comme dit le dicton, revient le plus souvent &#224; pressurer davantage les personnes qui offrent concr&#232;tement des services &#224; la population. L'aust&#233;rit&#233; est une forme de violence lorsqu'elle oblige &#224; couper dans les services offerts aux plus vuln&#233;rables sous pr&#233;texte de respecter les crit&#232;res budg&#233;taires d&#233;cid&#233;s dans le confort des bureaux minist&#233;riels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de six ans apr&#232;s le d&#233;clenchement de la crise qui devait changer le capitalisme &#224; tout jamais, on constate que la fen&#234;tre d'opportunit&#233; qu'offrait cette derni&#232;re fut belle et bien mis &#224; profit. Malheureusement, elle ne le fut pas dans le sens d'une plus grande protection des plus d&#233;muni.e.s ou encore d'une d&#233;mocratisation &#233;largie de l'espace public. La crise ne fut en fait, qu'une magnifique occasion de poursuivre et d'approfondir l'agenda n&#233;olib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un projet politique de classe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette poursuite du projet n&#233;olib&#233;ral refuse pourtant de s'assumer. On parle de r&#233;duire les d&#233;penses de l'&#201;tat afin d'aider la relance &#233;conomique, on dit qu'il faut faire des gains d'efficacit&#233; afin d'optimiser les ressources limit&#233;es des pouvoirs publics. Pourtant, les politiques de compression mises de l'avant ont surtout comme effet de nuire &#224; une v&#233;ritable reprise &#233;conomique. Comment se peut-il que des politiques dont la l&#233;gitimit&#233; soit li&#233;e au contexte &#233;conomique difficile en viennent &#224; rendre encore plus fragile la situation qu'elles devaient aider &#224; redresser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie de la r&#233;ponse &#224; cette question nous vient des strat&#233;gies d'accumulation qu'utilisent les membres du 1 % pour voir leurs revenus augmenter malgr&#233; la stagnation &#233;conomique. Si pour les salari&#233;.e.s, la croissance &#233;conomique s'av&#232;re n&#233;cessaire afin qu'ils et elles puissent maintenir leurs acquis salariaux, il en va tout autrement pour les repr&#233;sentant.e.s de l'&#233;lite &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le dire simplement, une p&#233;riode prolong&#233;e de stagnation permet de sabrer directement dans des services qui ont un haut niveau d'appui dans la population sans pour autant devoir en assumer un fort prix politique. Aussi longtemps que chacun.e sera convaincu que les coupures sont in&#233;vitables, le train de l'aust&#233;rit&#233; pourra avancer tranquillement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les missions sociales de l'&#201;tat sont mises &#224; mal, que fait notre &#233;lite &#233;conomique ? Sans croissance, n'est-elle pas condamn&#233;e &#224; voir ses profits diminuer ? Eh bien non, les plus fortun&#233;.e.s ont d&#233;velopp&#233; des strat&#233;gies pour se passer de la croissance. Trois d'entre elles sont &#224; prendre en consid&#233;ration plus particuli&#232;rement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de la financiarisation de l'&#233;conomie, une part grandissante des revenus du 1 % provient des actifs qu'ils d&#233;tiennent sur les march&#233;s boursiers et non de l'activit&#233; concr&#232;te d'une entreprise. Il est alors possible pour cette partie de la population de voir leurs revenus augmenter, et ce, m&#234;me en l'absence de croissance du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, les politiques de privatisation et de marchandisation des services publics ont cr&#233;&#233; des occasions d'affaires pour les plus fortun&#233;s, sans pour autant aider &#224; la relance &#233;conomique. Encore ici, en faisant entrer dans la sph&#232;re de l'accumulation capitaliste ce qui en &#233;tait ant&#233;rieurement exclu, les politiques d'aust&#233;rit&#233; prot&#232;gent la capacit&#233; des plus fortun&#233;s &#224; accro&#238;tre leur richesse sans aucune contrepartie &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, notons que le taux d'imposition effectif du 1 % est pass&#233;, depuis 1998, de 37,1 % &#224; 30,5 %. Cette baisse de 6,6 points de pourcentage revient &#224; d&#233;fiscaliser une part importante des revenus des gens au sommet de la pyramide sociale et correspond &#224; une troisi&#232;me strat&#233;gie mise de l'avant afin d'accro&#238;tre leur revenu disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aust&#233;rit&#233; est une ligne id&#233;ologique qui veut d&#233;faire ce qui reste d'acquis sociaux b&#233;n&#233;ficiant &#224; la majorit&#233; de la population tout en refusant tout d&#233;bat. Elle est en fait le visage budg&#233;taire de la crispation autoritaire qui traverse les r&#233;gimes d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les syndicats, une affaire de vieux ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-syndicats-une-affaire-de-vieux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-syndicats-une-affaire-de-vieux</guid>
		<dc:date>2014-10-28T08:09:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Hurteau</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-10-28</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les syndicats sont-ils une affaire de vieux ? Une sorte de gamique destin&#233;e &#224; soutirer des fonds aux travailleuses et aux travailleurs les plus jeunes au profit de leurs a&#238;n&#233;.e.s ? Le principe de l'anciennet&#233;, de ligne de d&#233;fense des salari&#233;.e.s contre les d&#233;cisions arbitraires des employeurs, aurait &#233;t&#233;, selon certain.e.s, d&#233;voy&#233; de son intention d'origine. Ce serait devenu aujourd'hui une structure permettant de prot&#233;ger les &#171; pommes pourries &#187; en sacralisant les droits des employ&#233;&#183;e&#183;s qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Syndicalisme-+" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-10-28-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-10-28&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH68/arton19468-00267.jpg?1781865286' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='68' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les syndicats sont-ils une affaire de vieux ? Une sorte de gamique destin&#233;e &#224; soutirer des fonds aux travailleuses et aux travailleurs les plus jeunes au profit de leurs a&#238;n&#233;.e.s ? Le principe de l'anciennet&#233;, de ligne de d&#233;fense des salari&#233;.e.s contre les d&#233;cisions arbitraires des employeurs, aurait &#233;t&#233;, selon certain.e.s, d&#233;voy&#233; de son intention d'origine. Ce serait devenu aujourd'hui une structure permettant de prot&#233;ger les &#171; pommes pourries &#187; en sacralisant les droits des employ&#233;&#183;e&#183;s qui poss&#232;dent le plus d'anciennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Hurteau est chercheur &#224; l'IRIS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*(Article tir&#233; de la lettre de l'IRIS)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'en est-il vraiment ? Quand on regarde le portrait statistique de qui est syndiqu&#233; au Qu&#233;bec, les st&#233;r&#233;otypes g&#233;n&#233;rationnels sont loin de se confirmer. En lieu et place d'une structure o&#249; se sont les baby-boomers qui occuperaient le gros de l'espace, on d&#233;couvre une r&#233;alit&#233; bien diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Analysons donc le portrait d&#233;mographique des cohortes syndicales. Le groupe d'&#226;ge le plus repr&#233;sent&#233; au sein des effectifs syndiqu&#233;s n'est pas celui des baby-boomers (55 ans et plus). En fait, cette cat&#233;gorie d'&#226;ge arrive m&#234;me en 3e position (16,9 %), tandis que les 45-54 se classent en seconde (27,1 %) et les 25-44 ans en premi&#232;re place (46,1 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Employ&#233;.e.s syndiqu&#233;.e.s selon le groupe d'&#226;ge, 2013, en % du total&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L362xH218/d6dc76327d37f6a4-ea0d6054-f4ebc.jpg?1781099867' width='362' height='218' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : Institut de la statistique du Qu&#233;bec, Travail et r&#233;mun&#233;ration : Annuaire qu&#233;b&#233;cois des statistiques du travail, Gouvernement du Qu&#233;bec, 2014, p. 94.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une description du &#171; syndiqu&#233; moyen &#187; en termes d&#233;mographiques d&#233;ment donc le st&#233;r&#233;otype qui en ferait un travailleur ou une travailleuse plus &#226;g&#233;.e. Il est &#233;galement int&#233;ressant de remarquer que durant les dix derni&#232;res ann&#233;es, le vieillissement des cohortes de salari&#233;.e.s syndiqu&#233;.e.s a &#233;volu&#233; moins rapidement que celui des non syndiqu&#233;.e.s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Variation selon le groupe d'&#226;ge des employ&#233;.e.s syndiqu&#233;.e.s et non syndiqu&#233;.e.s, 2003-2013, en %&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2078 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH325/539524b0034bcd3f-de596ad4-6d23d.png?1781865287' width='500' height='325' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : Institut de la statistique du Qu&#233;bec, Travail et r&#233;mun&#233;ration : Annuaire qu&#233;b&#233;cois des statistiques du travail, Gouvernement du Qu&#233;bec, 2014, p. 94.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez les jeunes travailleurs et travailleuses (15-24 ans), la tendance des dix derni&#232;res ann&#233;es est radicalement diff&#233;rente, selon que l'on soit syndiqu&#233; ou non. Le premier groupe a cr&#251; de 9,3 % tandis que le second a subi une baisse de 0,8 %. C'est donc dire que, depuis une d&#233;cennie, les emplois syndiqu&#233;s semblent, &#224; l'inverse des pr&#233;tentions de plusieurs, plus accessibles aux jeunes que les emplois non syndiqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il faudrait se poser la question : pourquoi certains tentent-ils de cr&#233;er une opposition imaginaire entre jeunes et vieux dans le portrait du syndicalisme qu&#233;b&#233;cois ? Dans une &#233;poque marqu&#233;e par les &#233;carts de richesse et la flexibilisation du travail, les plus jeunes devraient peut-&#234;tre se tourner vers leurs patrons et non leurs a&#238;n&#233;.e.s s'ils cherchent quelqu'un &#224; bl&#226;mer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le virage vert kaki du gouvernement f&#233;d&#233;ral</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-virage-vert-kaki-du-gouvernement-federal</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-virage-vert-kaki-du-gouvernement-federal</guid>
		<dc:date>2014-02-11T08:14:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Hurteau</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-02-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans moins d'une semaine, le gouvernement f&#233;d&#233;ral d&#233;voilera son budget pour l'ann&#233;e &#224; venir. Avec des pr&#233;dictions tablant sur l'atteinte d'un surplus de 3,7 milliards $ en 2015-2016, tout porte &#224; croire que le gouvernement Harper pourra se pr&#233;senter devant l'&#233;lectorat le torse bien bomb&#233;. Il aura les poches pleines et sera en position de mettre de l'avant ses priorit&#233;s, sans compromis. Si le pass&#233; est garant de l'avenir, parions que lors de la prochaine campagne &#233;lectorale, en plus des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-312-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-02-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-02-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH98/arton16582-ab555.jpg?1781865287' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans moins d'une semaine, le gouvernement f&#233;d&#233;ral d&#233;voilera son budget pour l'ann&#233;e &#224; venir. Avec des pr&#233;dictions tablant sur l'atteinte d'un surplus de 3,7 milliards $ en 2015-2016, tout porte &#224; croire que le gouvernement Harper pourra se pr&#233;senter devant l'&#233;lectorat le torse bien bomb&#233;. Il aura les poches pleines et sera en position de mettre de l'avant ses priorit&#233;s, sans compromis. Si le pass&#233; est garant de l'avenir, parions que lors de la prochaine campagne &#233;lectorale, en plus des enjeux li&#233;s &#224; l'&#233;conomie, il sera beaucoup question de &#171; l'urgence &#187; d'investir massivement dans la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure et ext&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur ce dernier point, une note de recherche que j'ai publi&#233;e ce matin avec mon coll&#232;gue Guillaume H&#233;bert incite &#224; reconsid&#233;rer certains lieux communs. Certes, l'h&#233;ritage que l&#232;guera Stephan Harper et ses troupes sera teint&#233; de vert kaki. Toutefois, la tendance &#224; prioriser les d&#233;penses de &#171; s&#233;curit&#233; &#187; avant les d&#233;penses &#171; sociales &#187; est ancr&#233;e dans les dynamiques fondamentales de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral, et ce, depuis le milieu des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Escalade s&#233;curitaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En scrutant attentivement les documents budg&#233;taires en provenance d'Ottawa, l'explosion des d&#233;penses destin&#233;es &#224; satisfaire les exigences des corps policiers, des organismes de renseignement ou militaires saute aux yeux. En accumulant l'&#233;volution des cr&#233;dits allou&#233;s &#224; la D&#233;fense nationale, &#224; Service correctionnel du Canada, au Service canadien du renseignement de s&#233;curit&#233; (SCRS) et &#224; la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ; les r&#233;sultats parlent d'eux-m&#234;mes. En 16 ans, il est question d'une augmentation de 56 % correspondant &#224; 9,4 milliards $, en dollars constants de 2013.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; titre comparatif, la hausse de l'ensemble des d&#233;penses du gouvernement f&#233;d&#233;ral fut, pour la m&#234;me p&#233;riode, limit&#233;e &#224; 29 %. Si les d&#233;penses s&#233;curitaires avaient &#233;t&#233; limit&#233;es &#224; ce niveau, Ottawa aurait cette ann&#233;e 4,5 milliards $ dans ses coffres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc dire qu'&#224; une &#233;poque d'hyst&#233;rie budg&#233;taire, l'appel &#224; g&#233;rer les finances de l'&#201;tat comme un bon p&#232;re de famille ne semble pas s'appliquer &#224; l'achat d'avions de chasse, aux prisons et aux autres organes charg&#233;s des missions r&#233;pressives. Au m&#234;me moment qu'est exig&#233; des ch&#244;meurs et ch&#244;meuses de faire des sacrifices, l'&#201;tat affirme, sans aucune g&#234;ne, que le rehaussement des capacit&#233;s op&#233;rationnelles de nos forces arm&#233;es est une priorit&#233; nationale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regardons-y de plus pr&#232;s. En 16 ans, les cr&#233;dits allou&#233;s &#224; la D&#233;fense nationale ont grimp&#233; de 6,5 milliards $ (48 %). Durant la m&#234;me p&#233;riode, les fonds d&#233;di&#233;s &#224; notre service correctionnel ont explos&#233; de 1,5 milliard $ (95 %), ceux de la GRC de 1,1 milliard $ (70 %) et ceux du SCRS de 308 millions $ (141 %). Bref, quand vient le temps de surveiller et punir, les finances publiques vivent un &#233;tat d'abondance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Canada, plus meilleur pays au monde ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imaginaire canadien est relativement simple. Le &#171; Nous &#187; est facile &#224; d&#233;crire : nos soldats sont de sympathiques casques bleus, notre syst&#232;me de sant&#233; est public coast to coast et quand vient le temps de gagner un tournoi international de hockey masculin, c'est la m&#233;daille d'or ou rien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous ce portrait d'un pays o&#249; il fait bon vivre, se cache pourtant un autre visage. Un visage qui fait la promotion de la r&#233;pression et de la force. Il est pertinent de rappeler qu'en laissant le champ libre aux politiques de type &#171; loi et ordre &#187;, en plus de transformer le Canada en une sorte d'&#201;tats-Unis o&#249; il fait plus froid, on rend n&#233;cessaire les coupures dans les d&#233;penses sociales. Dans un contexte d'&#233;largissement des in&#233;galit&#233;s au sein du Dominion canadien, il s'agit d'une bien malheureuse hi&#233;rarchisation des priorit&#233;s budg&#233;taires du f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sous-financement : &#224; quand un d&#233;bat sur les fins ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Sous-financement-a-quand-un-debat-sur-les-fins</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Sous-financement-a-quand-un-debat-sur-les-fins</guid>
		<dc:date>2012-10-30T09:49:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Martin, Philippe Hurteau, Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ducation</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ducation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-10-30</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La semaine derni&#232;re, un d&#233;bat a oppos&#233; dans Le Devoir l'ancien recteur de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, Robert Lacroix, dans le camp des d&#233;fenseurs de la th&#232;se du pr&#233;tendu &#171; sous-financement universitaire &#187;, &#224; Martine Desjardins (FEUQ) et Yves Gingras, professeur &#224; l'UQAM. &#192; Lacroix qui r&#233;clame toujours les 620 millions dont manquerait l'universit&#233; qu&#233;b&#233;coise, Martine Desjardins a r&#233;pliqu&#233; que les chiffres de la CREPUQ ne &#171; val[ai]ent rien &#187; et que la FEUQ avait eu tort d'y faire confiance dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH99/arton12095-f0ca7.jpg?1781865287' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La semaine derni&#232;re, un d&#233;bat a oppos&#233; dans Le Devoir l'ancien recteur de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, Robert Lacroix, dans le camp des d&#233;fenseurs de la th&#232;se du pr&#233;tendu &#171; sous-financement universitaire &#187;, &#224; Martine Desjardins (FEUQ) et Yves Gingras, professeur &#224; l'UQAM. &#192; Lacroix qui r&#233;clame toujours les 620 millions dont manquerait l'universit&#233; qu&#233;b&#233;coise, Martine Desjardins a r&#233;pliqu&#233; que les chiffres de la CREPUQ ne &#171; val[ai]ent rien &#187; et que la FEUQ avait eu tort d'y faire confiance dans le pass&#233; ; mieux vaudrait, disait-elle couper &#171; dans le gras &#187;, notamment celui des d&#233;penses administratives, que d'endetter les &#233;tudiant-e-s. Yves Gingras a lui aussi mis en doute la th&#232;se du sous-financement, soulignant que &#171; contrairement &#224; ce qu'annonce la publicit&#233; r&#233;cente des comptables, le dernier mot n'est jamais un chiffre, car un chiffre doit toujours &#234;tre interpr&#233;t&#233; ; or certaines hypoth&#232;ses de calcul sont parfois lourdes de pr&#233;jug&#233;s ou d'id&#233;ologie&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces interventions, appuy&#233;es par la divulgation d'une &#233;tude gouvernementale viennent soutenir ce que l'IRIS annon&#231;ait d&#233;j&#224; depuis 2010 (&lt;a href=&#034;http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201012/03/01-4348909-le-sous-financement-universitaire-une-construction-trompeuse.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201012/03/01-4348909-le-sous-financement-universitaire-une-construction-trompeuse.php&lt;/a&gt;) : le sous-financement universitaire est une construction trompeuse qui recouvre, au moyen d'un d&#233;bat sur les ressources, la question &#171; lourde d'id&#233;ologie &#187; dont parle le Pr. Gingras : &#224; quoi serviront toutes ces ressources nouvelles que cherche &#224; engloutir l'universit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remettre en doute le sous-financement ne signifie pas seulement faire un d&#233;bat de chiffres ou un combat d'&#233;tudes : il faut se demander quelles sont les pressions, notamment internationales, qui poussent les universit&#233;s &#224; entrer dans une guerre concurrentielle qui leur demande sans cesse davantage de munitions. C'est cette question essentielle, recouverte par le spectacle de la guerre des chiffres, qu'il faut aborder ouvertement afin que le d&#233;bat sur le r&#244;le de l'universit&#233; qu&#233;b&#233;coise ne soit pas uniquement un d&#233;bat de moyens, mais un d&#233;bat de fins. C'est ce questionnement que cherche &#224; faire avancer le texte suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une m&#233;thodologie trompeuse &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude pr&#233;par&#233;e en 2010 par la Conf&#233;rence des recteurs (CREPUQ) avance que les universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises sont &#8220;sous-financ&#233;es&#8221; &#224; hauteur de 620 M$ lorsque l'on compare leurs revenus avec ceux des autres universit&#233;s canadiennes. Le calcul des recteurs compare le fonds de fonctionnement g&#233;n&#233;ral et le fonds &#224; objectif sp&#233;cifique des diff&#233;rentes institutions ; le niveau de financement des universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises appara&#238;t alors effectivement plus bas que celui pr&#233;valant ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, cette perspective tronqu&#233;e escamote le fait que les revenus des universit&#233;s du Qu&#233;bec sont plus &#233;lev&#233;s en ce qui concerne le fonds de la recherche subventionn&#233;e et les fonds d'immobilisation. En plus de situer uniquement ses dol&#233;ances sur le terrain d'une approche relative, comparative et concurrentielle qui ne fait jamais mention des besoins concrets des universit&#233;s, M. Robert Lacroix laisse de c&#244;t&#233; des fonds qui repr&#233;sentent pourtant 39 % du financement de nos universit&#233;s. Pourtant, au niveau des d&#233;penses totales, nos universit&#233;s d&#233;pensent 507 $ de plus par ann&#233;e que leurs vis-&#224;-vis du Canada ; voil&#224; qui devrait amener les d&#233;fenseurs de la th&#232;se du sous-financement &#224; refaire leurs devoirs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qualit&#233; ou quantit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours des recteurs se r&#233;sume ainsi : l'universit&#233; a besoin de plus de ressources pour concurrencer les autres universit&#233;s et pour garantir une &#233;ducation de meilleure &#171; qualit&#233; &#187;. Comme le financement public n'augmentera vraisemblablement pas, il faut faire comme les universit&#233;s du &#171; Rest of Canada &#187; (ROC) et augmenter les frais de scolarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, cette pens&#233;e suppose que la qualit&#233; de l'&#233;ducation se mesure &#224; l'argent dont dispose une institution, ce qui est loin d'&#234;tre une corr&#233;lation certaine. Le MBA de McGill est-il soudainement devenu de meilleure &#171; qualit&#233; &#187; quand son prix a explos&#233; a plus de 30 000$ du jour au lendemain ? C'&#233;tait pourtant le m&#234;me programme. On sait d'autre part que le terme &#171; d'assurance-qualit&#233; &#187; est aujourd'hui plus utilis&#233; pour d&#233;signer la pertinence d'une formation sur le march&#233; et sa valeur &#233;conomique, la &#171; qualit&#233; &#187; se r&#233;sumant du reste souvent au branding d'un programme ou d'un &#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le discours des recteurs n'explique jamais la finalit&#233; v&#233;ritable de la comp&#233;titivit&#233; : &#234;tre concurrentiel pour quoi faire ? Or, dans le cadre du processus de Bologne, en Europe, les augmentations de frais de scolarit&#233; se combinent avec les r&#233;formes vers la gouvernance manag&#233;riale, la p&#233;dagogie utilitaire et l'instauration de m&#233;canismes d'&#233;valuation de la performance dans le but de soumettre le secteur de l'enseignement &#224; de nouvelles normes de fonctionnement qui permettent de l'arrimer au secteur de l'&#233;conomie. Ainsi, l'augmentation des frais et la concurrence, loin de renflouer les universit&#233;s, participent en fait d'une &#171; grande mutation &#187; qui permet de modifier la finalit&#233; des institutions universitaires pour en faire des organisations cens&#233;es appuyer la relance de la croissance &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;tournement des finalit&#233;s de l'enseignement sup&#233;rieur &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction des transferts f&#233;d&#233;raux a servi de levier pour mettre le syst&#232;me universitaire sous tension, et pour rendre les universit&#233;s d&#233;pendantes de sources de revenus (frais individuels, fonds de recherche, dons priv&#233;s, etc.). L'argent qui provient de la recherche subventionn&#233;e se trouve dans un fonds &#8220;avec restrictions&#8221;, et ne peut donc pas &#234;tre utilis&#233; pour l'enseignement. De plus, ce sont les secteurs les plus proches d'une activit&#233; commerciale qui re&#231;oivent 90% du financement en recherche au d&#233;triment des humanit&#233;s. Le lobby de la technoscience ne cherche pas &#224; corriger cette disparit&#233;, mais milite plut&#244;t pour que &#171; la recherche &#187; prenne une place encore plus grande dans l'universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette logique, qui correspond &#224; la r&#233;orientation commerciale des universit&#233;s que pr&#233;conise depuis des d&#233;cennies l'OCDE, force le secteur de l'&#233;ducation &#224; importer des m&#233;canismes de concurrence qui participent d'une &#171; mise-en-march&#233; &#187; du champ &#233;ducatif, c'est-&#224;-dire &#224; l'institution d'un quasi-march&#233; dans un secteur autrefois r&#233;gul&#233; par une culture plus proche du service public. Mais ce mod&#232;le bas&#233; sur l'universalit&#233; d'acc&#232;s, la transmission de la connaissance et l'ind&#233;pendance &#233;ducative est de plus en plus battu en br&#232;che par l'universalisation du mod&#232;le anglo-am&#233;ricain, lequel mesure l'utilit&#233; de l'universit&#233; &#224; ses &#171; retomb&#233;es &#233;conomiques &#187; imm&#233;diates et d&#233;tourne les ressources publiques vers des objectifs int&#233;ress&#233;s. Voil&#224; la nouvelle finalit&#233; que les r&#233;centes transformations institutionnelles permettent de faire entrer dans l'Universit&#233; &#224; la mani&#232;re d'un cheval de Troie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sous-financement &#187;, &#171; concurrence &#187;, &#171; qualit&#233; &#187; sont autant de mots &#233;crans qui masquent le d&#233;tournement instrumental et commercial des finalit&#233;s institutionnelles de l'universit&#233;. Les recteurs devraient discuter du projet de fond plut&#244;t que de pr&#233;senter la chose comme un simple rattrapage comptable avec le ROC, puisque c'est une d&#233;naturation profonde de nos institutions d'enseignement qui est &#224; l'&#339;uvre sans avoir le courage de se dire ouvertement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Campagne &#233;lectorale qu&#233;b&#233;coise : trois partis, trois &#233;lites</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Campagne-electorale-quebecoise-trois-partis-trois-elites</link>
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		<dc:date>2012-09-11T08:30:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Hurteau</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections du Qu&#233;bec 2012</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;lection qu&#233;b&#233;coise est finalement derri&#232;re nous. Les r&#233;sultats sont connus, le suspense est pass&#233;. Il ne sera pas question dans ce texte de faire un bilan de cette campagne ou du degr&#233; de satisfaction ou de d&#233;sespoir que sa conclusion peut permettre. Cette campagne fut toutefois tr&#232;s int&#233;ressante lorsque l'on s'int&#233;resse &#224; la vision de l'&#233;conomie projet&#233;e par les principaux partis. Il ne s'agit pas de se demander, comme trop d'analystes le font, si l'&#233;conomie a occup&#233; suffisamment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton11586-06200.png?1781057417' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;lection qu&#233;b&#233;coise est finalement derri&#232;re nous. Les r&#233;sultats sont connus, le suspense est pass&#233;. Il ne sera pas question dans ce texte de faire un bilan de cette campagne ou du degr&#233; de satisfaction ou de d&#233;sespoir que sa conclusion peut permettre. Cette campagne fut toutefois tr&#232;s int&#233;ressante lorsque l'on s'int&#233;resse &#224; la vision de l'&#233;conomie projet&#233;e par les principaux partis. Il ne s'agit pas de se demander, comme trop d'analystes le font, si l'&#233;conomie a occup&#233; suffisamment d'espace dans les d&#233;bats ou encore de faire la d&#233;clinaison des th&#232;mes abord&#233;s, mais bien de comprendre de quelle &#233;conomie il a &#233;t&#233; question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La campagne des trois principaux partis, soit le Parti Qu&#233;b&#233;cois (PQ), le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec (PLQ) et la Coalition avenir Qu&#233;bec (CAQ) r&#233;v&#232;le bien &#233;videmment de grandes similitudes chez les partis qui aspirent &#224; gouverner le Qu&#233;bec. D'un point de vue d'ensemble, les trois partis en pr&#233;sence partagent une m&#234;me vision du d&#233;veloppement &#233;conomique et de la cr&#233;ation de la richesse. Comme le relevait le pr&#233;sident du Conseil du patronat du Qu&#233;bec l'automne dernier dans une lettre ouverte, la cr&#233;ation de la richesse doit primer sur sa distribution. Cette assertion, que l'on nous r&#233;p&#232;te ad nauseam, refl&#232;te tr&#232;s fid&#232;lement la conception &#233;conomique des partis en pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant pour le PQ, le PLQ et la CAQ, l'&#233;conomie existe de mani&#232;re ind&#233;pendante de la soci&#233;t&#233; et est donc en mesure d'imposer ses priorit&#233;s &#224; l'ensemble des diff&#233;rents plans sociaux d'existence. C'est au nom de l'&#233;conomie que les trois partis se rejoignent et font la promotion, par exemple, de la cr&#233;ation de nouvelles zones de libre-&#233;change, de l'accroissement du support &#233;tatique &#224; l'investissement priv&#233;, de l'acc&#233;l&#233;ration de l'exploitation des ressources non-renouvelables, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans chacun des partis, les dogmes socio-lib&#233;raux et n&#233;olib&#233;raux ont fait leur bout de chemin : la prise en charge par l'&#201;tat des questions sociales ne devient justifiable que si une rentabilit&#233; de nature &#233;conomique peut en &#234;tre d&#233;gag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer, malgr&#233; cette homog&#233;n&#233;it&#233; d'ensemble, les diff&#233;rences qui subsistent dans l'articulation des propositions &#233;conomiques des partis ? Pourquoi le PLQ s'acharne-t-il autant &#224; soutenir le secteur de la finance et l'industrie mini&#232;re et &#233;nerg&#233;tique ? Pourquoi le PQ favorise-t-il un positionnement strat&#233;gique de l'&#201;tat comme moteur de prosp&#233;rit&#233; ? Et pourquoi la CAQ fait-elle la promotion d'une &#233;conomie de propri&#233;taires ? Une piste de r&#233;ponse &#224; ces questions se trouve dans les divisions propres aux &#233;lites qu&#233;b&#233;coises et &#224; l'alignement politique de ces derni&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PLQ : secteur financier et investissements internationaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traditionnellement, le PLQ est consid&#233;r&#233; comme &#233;tant tr&#232;s proche du milieu des affaires en g&#233;n&#233;ral, mais encore plus particuli&#232;rement du monde de la finance qui, au Qu&#233;bec, est encore aujourd'hui &#224; forte pr&#233;dominance de souche anglaise. Cette accointance historique entre d'une part un des secteurs du patronat le plus farouchement oppos&#233; aux politiques sociales et, d'autre part, le parti politique qui a gouvern&#233; le Qu&#233;bec durant neuf ans a produit son lot de r&#233;sultats d&#233;sastreux pour la population qu&#233;b&#233;coise. L'action &#233;conomique des trois mandats du gouvernement Charest est sans &#233;quivoque. D&#232;s que l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois a eu une occasion de favoriser le secteur de la finance, il l'a fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons quelques exemples. En 2007, le gouvernement Charest a annonc&#233; l'&#233;limination progressive de la taxe sur le capital des institutions financi&#232;res ; sous couvert de lutter contre la dette publique il cr&#233;e en 2006 le fonds des g&#233;n&#233;rations (qui n'est en fait qu'un fonds sp&#233;culatif) en finan&#231;ant ce fonds au prix d'un alourdissement de l'endettement public contract&#233; &#224; m&#234;me des emprunts aupr&#232;s des compagnies financi&#232;res ; il annonce en 2011 la hausse des droits de scolarit&#233;, ce qui ne ferait qu'augmenter la capacit&#233; des banques &#224; b&#233;n&#233;ficier encore davantage de l'endettement des &#233;tudiant-es ; lors du dernier budget avant les &#233;lections, le gouvernement a cr&#233;&#233; les R&#233;gimes volontaires d'&#233;pargne-retraite (RVER), un outil de placement qui permet d'augmenter les sommes confi&#233;es aux gestionnaires de fonds priv&#233;s ; etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re campagne ne fait pas exception &#224; cette constante du PLQ. La priorit&#233; du gouvernement d&#233;fait &#233;tait d'ouvrir le Nord qu&#233;b&#233;cois aux grandes entreprises mini&#232;res et de poursuivre ses strat&#233;gies de d&#233;veloppement bas&#233;es sur sa proximit&#233; avec le monde de la finance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PQ : technocratisme et nationalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ se distingue bien &#233;videmment du PLQ, tant par sa position sur l'avenir politique du Qu&#233;bec que par son origine historique. Plusieurs historiens soutiennent que le PQ, &#224; son origine, fut le premier parti politique de type populaire de l'histoire du Qu&#233;bec. &#171; Populaire &#187; en raison de son grand nombre d'adh&#233;rents, mais surtout parce qu'il aura r&#233;ussi &#224; incarner les volont&#233;s d'&#233;mancipation et de progr&#232;s social port&#233;es par une part non n&#233;gligeable de la population qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le PQ s'est rapidement dissoci&#233; de cette base historique pour devenir un parti de gouvernement. Il conserve pourtant un fort ancrage au sein des mouvements populaires et parvient, souvent par cooptation, &#224; maintenir dans sa sph&#232;re d'influence diff&#233;rents leaders de la gauche institutionnelle (syndicale, &#233;tudiante, communautaire). Dans l'univers politique qu&#233;b&#233;cois, le PQ est le parti de la concertation qui appuie la r&#233;alisation de son programme social et &#233;conomique sur la collaboration entre une technocratie d'&#201;tat progressiste, une classe d'affaires nationaliste et des repr&#233;sentants des mouvements sociaux &#171; raisonnables &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un virage &#224; droite durant les ann&#233;es 1990, la derni&#232;re campagne &#233;lectorale a vu la r&#233;surgence du projet techno-nationaliste p&#233;quiste, notamment sur la question du contr&#244;le des ressources naturelles. Le PQ partage la plupart des objectifs &#233;conomiques de ses adversaires (croissance &#233;conomique soutenue, cr&#233;ation de la richesse par stimulation des investissements, etc.), &#224; la diff&#233;rence qu'il pense leur r&#233;alisation au moyen d'une alliance entre &#233;lite d'&#201;tat et &#233;lite &#233;conomique et non, comme c'est le cas au PLQ, par la soumission de la premi&#232;re &#224; la seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CAQ : &#233;lites r&#233;gionales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CAQ est un parti issu d'une scission double et d'une rencontre in&#233;dite au Qu&#233;bec. Le monde des affaires est traditionnellement divis&#233; en deux au Qu&#233;bec. Une classe d'entrepreneurs nationalistes qui se soumettent, bon gr&#233; mal gr&#233;, &#224; voir l'&#201;tat intervenir massivement dans l'&#233;conomie et une autre classe d'entrepreneurs, plus souvent farouchement f&#233;d&#233;ralistes, et qui s'opposent &#224; toutes formes de pr&#233;sence de l'&#201;tat dans l'&#233;conomie par crainte de voir se d&#233;velopper une infrastructure &#233;conomique capable de concr&#233;tiser le projet d'ind&#233;pendance. Des parts substantielles de ces deux groupes, depuis le r&#233;f&#233;rendum de 1995, se sont d&#233;solidaris&#233;es de leurs partis politiques traditionaux (PQ-PLQ). La CAQ, comme parti, est la tentative d'op&#233;rer la rencontre de ces sections du patronat politiquement orphelines. Elle r&#233;ussit particuli&#232;rement bien dans les r&#233;gions o&#249; les entrepreneurs doivent adh&#233;rer au mod&#232;le p&#233;quiste de &#171; subventionariat &#187; ou, selon la vision du PLQ, vivre au crochet d'une &#233;conomie propuls&#233;e sur les march&#233;s financiers &#224; partir du dynamisme de la m&#233;tropole ou de l'exploitation &#224; tout crin des ressources. La CAQ offre une alternative, bien vague encore et proche de l'autonomisme ad&#233;quiste, &#224; ces deux perspectives peu r&#233;jouissantes pour le petit entreprenariat local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut donc cohabiter au sein de ce parti des &#233;l&#233;ments qui pourtant s'opposaient les uns aux autres. Plus fondamentalement, nous voyons une forme de ralliement des petites bourgeoisies r&#233;gionales autour de la CAQ, autant en raison du discours nationaliste de cette derni&#232;re qu'en raison de la mobilisation d'un discours populiste anti&#233;tatique et antisocial. Le &#171; d&#233;passement &#187; &#224; droite de la question nationale, qui ne pourrait se produire &#224; gauche tellement les forces progressistes qu&#233;b&#233;coises sont acquises &#224; l'id&#233;e d'ind&#233;pendance, voit donc advenir sur la sc&#232;ne politique un parti rigoureusement similaire au PLQ &#224; la diff&#233;rence pr&#232;s que les all&#233;geances pass&#233;es de son chef et de plusieurs de ses membres le rendent encore suspect aux yeux des repr&#233;sentants de la haute finance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les minces diff&#233;rences en mati&#232;re de pens&#233;e &#233;conomique entre les partis pouvant pr&#233;tendre au pouvoir tiennent donc du c&#244;t&#233; des priorit&#233;s mises de l'avant et ces priorit&#233;s sont dict&#233;es par les assemblages de groupes qui composent leur membership, mais surtout leurs t&#234;tes dirigeantes. Pour penser les campagnes &#233;lectorales &#233;conomiques, on doit d'abord penser l'&#233;conomie des campagnes &#233;lectorales. En effet, ceux qui organisent les financements (licite ou non, on le sait maintenant) des partis, ont gros &#224; voir avec l'uniformit&#233; de la pens&#233;e &#233;conomique distill&#233;e par les diff&#233;rents partis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sortir du n&#233;olib&#233;ralisme</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Sortir-du-neoliberalisme</link>
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		<dc:date>2012-08-07T08:26:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Hurteau</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-08-07</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La version originale (et plus longue) de ce texte a &#233;t&#233; publi&#233;e dans la revue Vie &#233;conomique. Pour la consulter voir : http://www.eve.coop/?a=11 &lt;br class='autobr' /&gt;
Article tir&#233; du site de l'IRIS : http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/sortir-du-neoliberalisme/#more-1486 &lt;br class='autobr' /&gt; Le &#171; mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois &#187;, comme incarnation des id&#233;aux progressistes de la R&#233;volution tranquille, posait ses assises sur la r&#233;alisation d'un compromis entre croissance &#233;conomique et partage de la richesse. L'&#233;quilibre pr&#233;caire entre ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Quebec-" rel="directory"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-08-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-08-07&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH95/arton11105-8a49e.png?1781865287' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La version originale (et plus longue) de ce texte a &#233;t&#233; publi&#233;e dans la revue Vie &#233;conomique. Pour la consulter voir : &lt;a href=&#034;http://www.eve.coop/?a=11&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.eve.coop/?a=11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article tir&#233; du site de l'IRIS : &lt;a href=&#034;http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/sortir-du-neoliberalisme/#more-1486&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/sortir-du-neoliberalisme/#more-1486&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le &#171; mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois &#187;, comme incarnation des id&#233;aux progressistes de la R&#233;volution tranquille, posait ses assises sur la r&#233;alisation d'un compromis entre croissance &#233;conomique et partage de la richesse. L'&#233;quilibre pr&#233;caire entre ces deux objectifs permettrait d'att&#233;nuer &#8211; sans les r&#233;soudre &#8211; les contradictions qui les opposent. La rupture de ce compromis social propuls&#233;e par un ensemble de facteurs &#233;conomiques, id&#233;ologiques et politiques (lib&#233;ralisation des &#233;changes, stagflation des ann&#233;es 70, mont&#233;e des gouvernements conservateurs, etc.) a ouvert la porte &#224; l'&#233;mergence d'une nouvelle id&#233;ologie &#233;conomique et sociale qui s'est impos&#233;e rapidement : le n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;e &#224; cette restructuration id&#233;ologique de l'h&#233;g&#233;monie capitaliste, la pens&#233;e &#233;conomique &#171; progressiste &#187; s'est souvent vue contrainte de ranger ses objectifs sociaux au second plan en raison de son incapacit&#233; th&#233;orique et politique &#224; renoncer &#224; l'objectif de la croissance &#233;conomique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, il est important que les acteurs et actrices de la gauche &#233;conomique se posent la question suivante : est-il toujours raisonnable, suite &#224; la crise de 2008, &#224; l'imposition du principe de l'utilisateur-payeur, aux strat&#233;gies de relance bas&#233;es sur l'endettement public et l'exploitation acc&#233;l&#233;r&#233;e des ressources naturelles, etc., de continuer &#224; faire n&#244;tre l'objectif de croissance &#233;conomique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan de la pens&#233;e &#233;conomique, il est urgent de r&#233;apprendre &#224; affirmer la pr&#233;dominance des principes &#233;galitaires et d&#233;mocratiques pour ainsi d&#233;finir un contre-discours cr&#233;dible et coh&#233;rent &#224; opposer aux crit&#232;res d'efficacit&#233; &#233;conomique du n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un premier crit&#232;re caract&#233;ristique de gauche doit &#234;tre la satisfaction des besoins de la population comme imp&#233;ratif d'interpr&#233;tation et d'acceptation d'un service, d'une institution ou d'une politique &#233;conomique. Ainsi, des propositions telles que l'augmentation du salaire minimum au seuil de faible revenu ou encore le maintien de bas tarifs hydro-&#233;lectriques sont &#224; &#233;valuer selon leur capacit&#233; &#224; r&#233;pondre &#224; des besoins essentiels et non en fonction des variations du PIB qu'elles peuvent cr&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un deuxi&#232;me crit&#232;re caract&#233;ristique doit &#234;tre de soumettre nos modes de production et de consommation aux limites &#233;cosyst&#233;miques de la plan&#232;te. Viser un accroissement constant du pouvoir d'achat des salari&#233;-e-s n'est en fait que le reflet d'une droite qui n'a que la croissance sans fin comme leitmotiv. Ainsi, une r&#233;flexion sur les transformations &#224; apporter au mode de vie propre aux soci&#233;t&#233;s occidentales devrait occuper une place centrale au sein d'une pens&#233;e &#233;conomique progressiste renouvel&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche &#233;conomique doit s'opposer au principe de l'utilisateur-payeur qui r&#233;organise l'accessibilit&#233; des services publics selon les moyens financiers de chacun, tout en fragmentant notre repr&#233;sentation de leur utilit&#233; &#8211; dans cette optique, un service public ne serait utile qu'&#224; son utilisateur ou son utilisatrice et non &#224; la collectivit&#233;. La gauche &#233;conomique doit se faire le porte-voix de l'accessibilit&#233; universelle et de la gratuit&#233; des services publics. Ces deux principes sont la base m&#234;me de la solidarit&#233; sociale et la concr&#233;tisation d'un &#171; sens &#187; de la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;actualisation de la pens&#233;e &#233;conomique &#233;quivaut &#224; repenser l'attitude des progressistes par rapport aux objectifs fondamentaux du syst&#232;me &#233;conomique. S'il faut choisir entre d'un c&#244;t&#233; la croissance &#233;conomique et de l'autre un principe de solidarit&#233;, la gauche &#233;conomique devrait assumer pleinement et sans d&#233;tour son attachement &#224; la seconde alternative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La fin d'une &#233;poque : adieu recherche fondamentale</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-fin-d-une-epoque-adieu-recherche-fondamentale</link>
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		<dc:date>2012-04-24T08:05:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Hurteau</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-04-24</dc:subject>

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&lt;p&gt;Depuis maintenant pr&#232;s de deux mois, il ne se passe pas une journ&#233;e sans que la question de l'avenir de l'&#233;ducation universitaire ne soit pos&#233;e. Souvent abord&#233;e &#8211; et &#224; juste titre &#8211; sous l'angle du probl&#232;me de l'accessibilit&#233;, trop souvent sont occult&#233;es les transformations impos&#233;es au monde de la recherche dans le vaste mouvement qu'est la marchandisation du savoir. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; du site de L'IRIS : http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/la-fin-d'une-epoque-adieu-recherche-fondamentale/ (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Politique-64-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-canadienne-46-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-04-24-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-04-24&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH127/arton10068-f3e80.png?1781865288' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='127' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis maintenant pr&#232;s de deux mois, il ne se passe pas une journ&#233;e sans que la question de l'avenir de l'&#233;ducation universitaire ne soit pos&#233;e. Souvent abord&#233;e &#8211; et &#224; juste titre &#8211; sous l'angle du probl&#232;me de l'accessibilit&#233;, trop souvent sont occult&#233;es les transformations impos&#233;es au monde de la recherche dans le vaste mouvement qu'est la marchandisation du savoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du site de L'IRIS : &lt;a href=&#034;http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/la-fin-d'une-epoque-adieu-recherche-fondamentale/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/la-fin-d'une-epoque-adieu-recherche-fondamentale/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, le gouvernement f&#233;d&#233;ral est l&#224; pour nous rappeler &#224; l'ordre. Dans son budget du 29 mars, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a pr&#233;sent&#233; sa vision de ce que devrait &#234;tre la recherche universitaire au Canada. L'id&#233;e est assez simple, mais brutale : retirer le financement f&#233;d&#233;ral &#224; la recherche fondamentale au profit de la recherche appliqu&#233;e directement commercialisable. Sous pr&#233;texte de stimulation &#233;conomique et de participation &#224; la croissance, le ministre, d'un seul coup de crayon, met fin au financement public de la pens&#233;e scientifique ind&#233;pendante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est important que le travail de la science puisse trouver des d&#233;bouch&#233;s dans le monde concret, on ne peut limiter sa pertinence &#224; cet aspect. La recherche fondamentale, celle qui s'op&#232;re et s'effectue &#224; l'abri des pressions industrielles, est le moteur essentiel de l'avancement du savoir et des connaissances dans une soci&#233;t&#233;. En coupant le financement public qui lui &#233;tait r&#233;serv&#233;, les chercheurs d'aujourd'hui et de demain seront forc&#233;s d'adapter leurs travaux non pas aux besoins, interrogations ou d&#233;bats de leur discipline, mais &#224; ceux de corporations pour qui la science n'est qu'un outil d'accumulation parmi d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Canada, les entreprises priv&#233;es, comme le montre le graphique ci-dessous, investissent moins qu'ailleurs en recherche et d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1127 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/Graphique_IRIS.png?1127/3cc14f5445c4419263b77b888955571017ce7a97f749615d3da70762268d4824&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 73 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH98/Graphique_IRIS-dfc43-c7fe9.png?1781077766' width='150' height='98' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour pallier &#224; ce &#171; d&#233;savantage &#233;conomique &#187;, le gouvernement f&#233;d&#233;ral d&#233;cide de se porter au secours du secteur priv&#233;. &#192; croire que les 220 milliards $ obtenus en baisse d'imp&#244;t par les entreprises depuis 2006 ne suffisaient pas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste des sommes allou&#233;es pour op&#233;rer le d&#233;laissement de la recherche fondamentale parle d'elle-m&#234;me. En voici quelques exemples :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;0.	Donner 37 M$ aux organismes subventionnaires pour que ceux-ci r&#233;orientent la distribution de leurs fonds en fonction de crit&#232;res &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;0.	110 M$ au Conseil national de recherches du Canada afin d'aider les entreprises dans le cadre du Programme d'aide &#224; la recherche industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;0.	95 M$ sur trois ans et ensuite 40 M$ par ann&#233;e pour rendre permanent le Programme canadien pour la commercialisation des innovations en y ajoutant un volet militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;0.	67 M$ pour r&#233;orienter les activit&#233;s du Conseil national de recherches du Canada dans l'optique de diriger des recherches pertinentes pour l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;0.	500 M$ sur cinq ans &#224; partir de 2014-2015 destin&#233;s &#224; la Fondation canadienne pour l'innovation ayant pour but d'appuyer le d&#233;veloppement d'infrastructures de recherche de pointe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier budget f&#233;d&#233;ral &#233;tait tr&#232;s sombre et cela pour une multitude de raisons. Pensons par exemple &#224; la modification de l'&#226;ge auquel les Canadiens et Canadiennes auront droits &#224; leur pension de vieillesse ou au licenciement de 19 200 postes dans la fonction publique (sans jamais expliquer comment il sera possible de maintenir la qualit&#233; des services offerts &#224; la population, ni juger des effets n&#233;fastes de ces pertes d'emplois sur la reprise)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux et celles qui tiennent &#224; l'ind&#233;pendance et &#224; l'autonomie du monde universitaire par rapport aux entreprises, pour qui le d&#233;veloppement du savoir n'est pas r&#233;ductible &#224; sa participation &#224; la stimulation &#233;conomique et pour qui la qualit&#233; des connaissances n'a pas grand-chose &#224; voir avec le nombre de brevets d&#251;ment enregistr&#233;s&#8230; l'orientation d&#233;cr&#233;t&#233;e par le gouvernement f&#233;d&#233;ral la semaine derni&#232;re est lourde de cons&#233;quences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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