<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_auteur=17728&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1781022263</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; Cannes, les films africains cherchent leur place</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/A-Cannes-les-films-africains-cherchent-leur-place</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/A-Cannes-les-films-africains-cherchent-leur-place</guid>
		<dc:date>2026-05-26T08:13:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine Jeannin</dc:creator>


		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2026-05-26</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Festival de Cannes s'ach&#232;ve ce week-end, sans avoir vraiment r&#233;pondu &#224; une question r&#233;currente : quelle place le plus grand rendez-vous mondial du cin&#233;ma r&#233;serve-t-il aux films africains ? Pour cette 79e &#233;dition, la pr&#233;sence du continent aura, une nouvelle fois, &#233;t&#233; marginale parmi une s&#233;lection pourtant riche d'une soixantaine de films. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; d'Afrique XXI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette ann&#233;e aura pourtant apport&#233; quelques symboles. L'actrice franco-malienne Eye Ha&#239;dara est devenue la premi&#232;re femme noire &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Arts-culture-et-societe-+" rel="tag"&gt;Arts culture et soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2026-05-26-+" rel="tag"&gt;Edition du 2026-05-26&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/capture_d_e_cran_le_2026-05-25_a_11.55_32-908ec.png?1781022368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Festival de Cannes s'ach&#232;ve ce week-end, sans avoir vraiment r&#233;pondu &#224; une question r&#233;currente : quelle place le plus grand rendez-vous mondial du cin&#233;ma r&#233;serve-t-il aux films africains ? Pour cette 79e &#233;dition, la pr&#233;sence du continent aura, une nouvelle fois, &#233;t&#233; marginale parmi une s&#233;lection pourtant riche d'une soixantaine de films.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; d'&lt;a href=&#034;https://afriquexxi.info/A-Cannes-les-films-africains-cherchent-leur-place&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrique XXI&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e aura pourtant apport&#233; quelques symboles. L'actrice franco-malienne Eye Ha&#239;dara est devenue la premi&#232;re femme noire &#224; pr&#233;senter les c&#233;r&#233;monies d'ouverture et de cl&#244;ture de l'&#233;v&#232;nement. Le jury de la Palme d'or comptait &#233;galement deux acteurs africains, l'Ivoirien-&#201;tats-unien Isaach de Bankol&#233; et l'Irlando-&#201;thiopienne Ruth Negga. Mais derri&#232;re cette maigre visibilit&#233; institutionnelle, aucun film africain n'&#233;tait en comp&#233;tition officielle, et la r&#233;compense supr&#234;me du festival, la Palme d'Or, ne reviendra pas, cette ann&#233;e non plus, &#224; un cin&#233;aste du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette absence s'explique en partie par le calendrier des festivals internationaux, plusieurs cin&#233;astes africains majeurs ayant r&#233;serv&#233; leurs nouveaux films &#224; d'autres comp&#233;titions. Dao, d'Alain Gomis (voir notre billet dans notre &lt;a href=&#034;https://afriquexxi.info/Au-Benin-Patrice-Talon-et-le-match-amical-pour-sa-succession&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lettre n&#176; 223&lt;/a&gt; du 10 avril), et &#192; voix basse, de Leyla Bouzid, &#233;taient ainsi pr&#233;sent&#233;s en comp&#233;tition officielle &#224; la Berlinale en f&#233;vrier, de m&#234;me que Soumsoum, la nuit des astres, de Mahamat Saleh Haroun, qui a re&#231;u le prix Fipresci (le prix de la critique internationale du festival de Cannes) du meilleur film. &#192; la Mostra de Venise, en septembre 2025, la r&#233;alisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania avait re&#231;u le Lion d'argent pour son documentaire The Voice of Hind Rajab, consacr&#233; aux travailleurs du Croissant-Rouge palestinien. Reste qu'&#224; Cannes la pr&#233;sence africaine demeure l'exception plut&#244;t que la norme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du Festival est cependant jalonn&#233;e de quelques (rares) r&#233;ussites africaines. Les premiers cin&#233;astes du continent foulent le tapis rouge d&#232;s les ann&#233;es 1960, avec La Noire de&#8230; (1966), d'Ousmane Semb&#232;ne, consid&#233;r&#233; comme le premier long m&#233;trage d'Afrique subsaharienne s&#233;lectionn&#233; &#224; Cannes. Il est suivi en 1971 par Sarah Maldoror avec Monangamb&#233;e (1968), puis par Djibril Diop Mamb&#233;ty et son film culte Touki Bouki (1973), prim&#233; par la critique internationale et devenu une &#339;uvre majeure du cin&#233;ma mondial. Et en 1975, Chroniques des ann&#233;es de braise, de l'Alg&#233;rien Mohamed Lakhdar Hamina, remporte la Palme d'or, la seule africaine de toute l'histoire du Festival de Cannes &#224; ce jour. En 1987, Souleymane Ciss&#233; re&#231;oit le Prix du jury pour Yeelen, premi&#232;re grande distinction pour un cin&#233;aste d'Afrique subsaharienne en comp&#233;tition officielle, exploit r&#233;it&#233;r&#233; en 2010 par le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun avec Un homme qui crie n'est pas un ours qui danse. Le cin&#233;aste &#233;gyptien Youssef Chahine a lui &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233; sept fois &#224; Cannes, dont quatre fois en comp&#233;tition officielle, et a re&#231;u en 1997 le Prix du cinquantenaire du festival pour l'ensemble de son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, il faut attendre 2019 pour que la r&#233;alisatrice franco-s&#233;n&#233;galaise Mati Diop, qui entre en comp&#233;tition officielle avec Atlantique, devienne la premi&#232;re femme noire africaine &#224; obtenir le Grand Prix du festival. Entre ces jalons en forme de pointill&#233;s, les cin&#233;mas africains peinent toujours &#224; s'imposer dans la s&#233;lection officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi les amateurs ont-ils pris l'habitude de se consoler avec les sections parall&#232;les, moins expos&#233;es m&#233;diatiquement. Cette ann&#233;e, &#171; Un Certain Regard &#187;, consacr&#233; aux voix &#233;mergentes, comptait trois films africains. Le jury, pr&#233;sid&#233; par l'actrice fran&#231;aise d'origine alg&#233;rienne Le&#239;la Bekhti, incluait aussi la r&#233;alisatrice s&#233;n&#233;galaise Ang&#232;le Diabang. On y retrouvait notamment Congo Boy, de Rafiki Fariala, premi&#232;re participation centrafricaine &#224; Cannes, autofiction inspir&#233;e de son exp&#233;rience d'immigr&#233; congolais en Centrafrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre film remarqu&#233;, La M&#225;s Dulce (Les Fraises), de la r&#233;alisatrice marocaine La&#239;la Marrakchi, sur l'exploitation des travailleuses saisonni&#232;res marocaines en Andalousie, dans le sud de l'Espagne. Et Ben'Imana, de la Rwandaise Marie-Cl&#233;mentine Dusabejambo, coproduit avec le Gabon et la C&#244;te d'Ivoire, en lice pour la Cam&#233;ra d'or, qui explore le Rwanda post-g&#233;nocide &#224; travers la figure d'une survivante tutsie engag&#233;e dans les tribunaux populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la section &#171; Quinzaine des cin&#233;astes &#187;, les fr&#232;res Chuko Esiri et Arie Esiri rappellent &#233;galement l'existence d'un cin&#233;ma d'auteur nig&#233;rian, hors de l'industrie ultra-populaire &#8211; et rentable &#8211; des soaps nollywoodiens, en transposant dans Clarissa l'intrigue du roman de Virginia Woolf, Mrs Dalloway (1925), dans la haute soci&#233;t&#233; contemporaine de Lagos, marqu&#233;e par un syst&#232;me de castes toujours puissant, le pass&#233; colonial et la menace terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est important que l'Afrique soit pr&#233;sente &#224; Cannes, interpellait Mahamat-Saleh Haroun en 2013, &#224; l'occasion de la pr&#233;sentation de son film Grigris, en comp&#233;tition officielle. Et il faut que l'on se batte pour faire des films importants. Le cin&#233;ma a besoin d'Afrique, et l'Afrique a besoin de ces rendez-vous importants comme Cannes, parce que nos films sont d&#233;j&#224; invisibles. Il n'y a pas de circuits de distribution, pas de visibilit&#233; dans notre propre continent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette sous-repr&#233;sentation persistante, des initiatives ind&#233;pendantes tentent d'ouvrir d'autres espaces de visibilit&#233;. &#192; Cannes m&#234;me, le Festival international du film panafricain, fond&#233; et pr&#233;sid&#233; par l'entrepreneur culturel d'origine camerounaise Eitel Basile Ngangue, organise chaque automne une programmation parall&#232;le. Dans la capitale, la deuxi&#232;me &#233;dition du Paris Ivoire Cin&#233;ma, initi&#233; par l'animatrice de t&#233;l&#233;vision ivoirienne Sonia Guiza, est attendue du 29 au 31 mai. Autant de contre-espaces qui rappellent que le cin&#233;ma africain, malgr&#233; sa vitalit&#233; et quelques victoires, continue de chercher sa pleine reconnaissance dans les lieux o&#249; se fabrique encore la l&#233;gitimit&#233; mondiale du septi&#232;me art.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
