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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Nouvelle &#233;pid&#233;mie d'Ebola (R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo) : &#171; La difficult&#233; n'est pas sanitaire, mais g&#233;opolitique et s&#233;curitaire &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Nouvelle-epidemie-d-Ebola-Republique-democratique-du-Congo-La-difficulte-n-est</link>
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		<dc:date>2026-05-26T06:56:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caroline Coq-Chodorge, Renaud Piarroux</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2026-05-26</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une &#233;pid&#233;mie d'Ebola s'est d&#233;clar&#233;e dans l'est de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo. L'alerte est tr&#232;s tardive, une centaine de morts sont d&#233;j&#224; d&#233;clar&#233;s. L'&#233;pid&#233;miologiste Renaud Piarroux juge la situation critique, aussi parce qu'elle survient dans une zone en proie aux conflits, dans une p&#233;riode de tensions internationales. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de Europe Solidaire Sans Fronti&#232;res 20 mai 2026 &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Caroline Coq-Chodorge et Renaud Piarroux &lt;br class='autobr' /&gt;
Renaud Piarroux, chef de service de parasitologie et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Afrique-208-+" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/index-23-815eb.jpg?1782317738' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;pid&#233;mie d'Ebola s'est d&#233;clar&#233;e dans l'est de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo. L'alerte est tr&#232;s tardive, une centaine de morts sont d&#233;j&#224; d&#233;clar&#233;s. L'&#233;pid&#233;miologiste Renaud Piarroux juge la situation critique, aussi parce qu'elle survient dans une zone en proie aux conflits, dans une p&#233;riode de tensions internationales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de Europe Solidaire Sans Fronti&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
20 mai 2026&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Caroline Coq-Chodorge et Renaud Piarroux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Renaud Piarroux, chef de service de parasitologie et mycologie m&#233;dicale &#224; l'h&#244;pital de la Piti&#233; Salp&#234;tri&#232;re &#224; Paris. &#169; Photomontage Mediapart avec DR&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 mai, l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS) a d&#233;clar&#233; une urgence de sant&#233; de port&#233;e internationale. Car la veille, le 16 mai, des laboratoires d'analyses ont identifi&#233; 264 cas et 80 morts li&#233;s au virus Ebola. L'OMS a exclu le risque d'une pand&#233;mie, mais plusieurs pays d'Afrique sont menac&#233;s par ce nouveau foyer. Il s'est d&#233;clar&#233; en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC), dans les provinces d'Ituri et du Nord-Kivu, &#224; l'est du pays, le long du fleuve Congo ; deux cas sont &#233;galement suspect&#233;s sur l'autre rive, en Ouganda, chez deux personnes venues de RDC. Pour l'OMS, tous les pays frontaliers de la RDC sont &#224; haut risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;pid&#233;mie s'&#233;tait d&#233;j&#224; d&#233;clar&#233;e dans le Nord-Kivu en 2018-2019. La souche Ebola &#171; Za&#239;re &#187; &#233;tait alors en cause. Cette fois, c'est une autre souche d'Ebola, nomm&#233;e &#171; Bundibugyo &#187;, qui circule. Les sympt&#244;mes ressemblent d'abord &#224; une grippe : de la fi&#232;vre, des maux de t&#234;te, des courbatures, de la fatigue. Puis surviennent des vomissements et des diarrh&#233;es, qui peuvent &#234;tre h&#233;morragiques. Environ la moiti&#233; des malades meurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre &lt;i&gt;Sapiens et les microbes. Les &#233;pid&#233;mies d'autrefois. Des origines &#224; 1918&lt;/i&gt; (CNRS &#233;ditions, 2026), l'&#233;pid&#233;miologiste Renaud Piarroux, chercheur &#224; l'Institut Pierre-Louis d'&#233;pid&#233;miologie et de sant&#233; publique, retrace l'histoire, les origines et la dynamique des grandes &#233;pid&#233;mies contemporaines. Il consacre deux chapitres aux fi&#232;vres h&#233;morragiques, notamment Ebola, identifi&#233;e pour la premi&#232;re fois en 1976 &#224; Yambuku au Za&#239;re, rebaptis&#233;, depuis, RDC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle &#233;pid&#233;mie d'Ebola est la dixi&#232;me. Elle a &#233;t&#233; tr&#232;s tardivement rep&#233;r&#233;e, dans une r&#233;gion livr&#233;e aux guerres, o&#249; la population vit dans une extr&#234;me pr&#233;carit&#233;, avec un acc&#232;s tr&#232;s difficile aux soins. Renaud Piarroux s'inqui&#232;te de la possibilit&#233; pour les soignant&#183;es d'acc&#233;der &#224; ces zones, mais aussi du contexte g&#233;opolitique de d&#233;sengagement des principaux pays financeurs de l'OMS, alors que les &#201;tats-Unis de Trump n'en sont d&#233;j&#224; plus membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Mediapart &#187; : En 2014 et 2015, la plus grande &#233;pid&#233;mie d'Ebola a s&#233;vi en Guin&#233;e, en Sierra Leone et au Lib&#233;ria et a caus&#233; plus de 11 000 d&#233;c&#232;s. La situation est-elle comparable aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Renaud Piarroux :&lt;/strong&gt; Cette &#233;pid&#233;mie d'Ebola en Afrique de l'Ouest avait alors &#233;t&#233; n&#233;glig&#233;e pendant plusieurs mois. Les premiers cas avaient &#233;t&#233; signal&#233;s en mars 2014, mais l'OMS a attendu le mois d'ao&#251;t pour qualifier l'&#233;pid&#233;mie d'urgence de sant&#233; publique de port&#233;e mondiale. Mais on a alors fait beaucoup de progr&#232;s dans la prise en charge des malades, la recherche de traitements et de vaccins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces progr&#232;s ont permis de ma&#238;triser l'&#233;pid&#233;mie de 2018-2019, qui a fait plus de 2 000 morts. Elle est apparue cette fois &#224; l'est de la RDC, d&#233;j&#224; dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri, qui sont parmi les r&#233;gions les plus instables d'Afrique. Malgr&#233; la difficult&#233; d'apporter des soins &#224; la population, des m&#233;dicaments ont fait baisser la mortalit&#233;, de 50 &#224; 30 % environ, et un vaccin a permis de prot&#233;ger les populations expos&#233;es au virus et les soignant&#183;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la nouvelle &#233;pid&#233;mie se pr&#233;sente mal pour plusieurs raisons. Elle est rep&#233;r&#233;e tr&#232;s tardivement, quand il y a d&#233;j&#224; aux alentours de cent d&#233;c&#232;s, ce qui est &#233;norme. Ensuite, elle ne va pas b&#233;n&#233;ficier des acquis des deux pr&#233;c&#233;dentes &#233;pid&#233;mies, qui impliquaient la souche Za&#239;re. Cette fois, c'est la souche Bundibugyo qui circule, du nom d'une ville en Ouganda o&#249; a eu lieu une premi&#232;re &#233;pid&#233;mie en 2007-2008, qui a fait 37 morts. Une deuxi&#232;me &#233;pid&#233;mie d'Ebola Bundibugyo a eu lieu en 2012 et a fait 29 morts. Celle-ci est donc la troisi&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On constate une acc&#233;l&#233;ration ces vingt derni&#232;res ann&#233;es. La cause est l'augmentation de la population dans des zones foresti&#232;res tropicales d'Afrique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle survient encore &#224; l'est de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, dans la province d'Ituri, et de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re en Ouganda. Je suis all&#233; dans cette zone en 2010 pour investiguer une &#233;pid&#233;mie de peste. C'est un endroit ravag&#233; par la guerre et tr&#232;s dangereux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des gisements d'or et de diamants, qui sont le carburant de ces guerres. Dans les mines, les conditions de vie sont calamiteuses et favorisent les &#233;pid&#233;mies. Il y a une telle ins&#233;curit&#233; que la population n'a confiance en aucune institution. Ce sont les r&#233;seaux sociaux qui ont rapport&#233; les premiers morts, et non les h&#244;pitaux, parce que le syst&#232;me de sant&#233; est &#224; terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les voies de contamination par le virus Ebola ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les fluides corporels qui transmettent le virus : le sang, la sueur, l'urine, le sperme, les mati&#232;res f&#233;cales. C'est une maladie du nursing : les personnes sont contamin&#233;es en prenant soin de leurs proches malades. Le personnel soignant qui prend en charge les malades est aussi tr&#232;s expos&#233;, ainsi que les personnels des laboratoires, qui manipulent du sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le malade est le plus contagieux quand il a des sympt&#244;mes, ou imm&#233;diatement apr&#232;s son d&#233;c&#232;s. Mais il y a aussi des contaminations &#224; distance : des malades qui ont surv&#233;cu peuvent conserver le virus et le transmettre, notamment par voie sexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment la souche Bundibugyo se distingue-t-elle de la souche Za&#239;re ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas grand-chose des particularit&#233;s de cette souche Bundibugyo. Les deux pr&#233;c&#233;dentes &#233;pid&#233;mies &#233;taient rest&#233;es limit&#233;es, mais c'&#233;tait peut-&#234;tre li&#233; au contexte. Quant &#224; la l&#233;talit&#233;, elle semble &#234;tre aux alentours de 50 % [la moiti&#233; des malades d&#233;c&#232;dent &#8211; ndlr], peut-&#234;tre moins. Lors des premi&#232;res &#233;pid&#233;mies d'Ebola Za&#239;re on &#233;tait autour de 80 % de l&#233;talit&#233;. Mais 50 %, cela reste consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'OMS a imm&#233;diatement d&#233;clar&#233; une urgence de sant&#233; publique de port&#233;e internationale. La r&#233;ponse vous para&#238;t-elle cette fois &#224; la hauteur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bonne r&#233;ponse est de mettre en place des centres de soins avec des &#233;quipements adapt&#233;s, de monter des &#233;quipes pour aller identifier les cas, de les faire hospitaliser, de faire de la pr&#233;vention communautaire aupr&#232;s de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La difficult&#233; ne sera pas sanitaire, mais g&#233;opolitique et s&#233;curitaire. On ne peut pas demander &#224; l'OMS de r&#233;gler le probl&#232;me de la guerre. Comment faire adh&#233;rer aux mesures de pr&#233;vention des populations qui vivent dans une telle ins&#233;curit&#233; ? Qui va aller apporter des soins dans des zones aussi dangereuses, et dans quelles conditions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; En termes de dangerosit&#233;, cette &#233;pid&#233;mie d'Ebola n'a rien &#224; voir avec l'hantavirus. Je crains pourtant que sa m&#233;diatisation soit moins forte. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette maladie fait le lit des rumeurs, parce qu'on ne revoit pas les corps et qu'on ne peut pas les enterrer. Si une &#233;quipe va dans un village prendre en charge un malade pour l'amener dans un centre de traitement, et que cette personne ne revient pas, l'&#233;quipe risquera d'&#234;tre lynch&#233;e si elle revient. En 2018, des centres de traitement d'Ebola ont &#233;t&#233; attaqu&#233;s par la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ebola est une zoonose, une maladie transmise d'un animal &#224; l'homme ainsi qu'aux primates. Le r&#233;servoir animal du virus est-il connu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des indices, mais pas de certitudes. En 2005, des &#233;l&#233;ments tangibles ont &#233;t&#233; apport&#233;s qui incriminaient des chauves-souris : elles &#233;taient porteuses d'anticorps contre Ebola, ou de fragments d'ARN du virus. Mais on n'a pas la preuve d&#233;finitive, car on n'a jamais trouv&#233; de virus vivant sur des chauves-souris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des hommes ont &#233;t&#233; contamin&#233;s au contact de grands singes, parce qu'eux aussi sont touch&#233;s par des &#233;pid&#233;mies violentes d'Ebola, qui ont pu d&#233;cimer jusqu'&#224; 90 % d'un groupe. On l'a vu au Gabon ou au Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le virus Ebola a &#233;t&#233; identifi&#233; pour la premi&#232;re fois en 1976. Assiste-t-on &#224; une acc&#233;l&#233;ration des &#233;mergences de ce virus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on fait une fresque temporelle, on constate une acc&#233;l&#233;ration ces vingt derni&#232;res ann&#233;es. La cause est l'augmentation de la population dans des zones foresti&#232;res tropicales d'Afrique. Le risque de voir subvenir une &#233;pid&#233;mie augmente de mani&#232;re presque exponentielle, parce qu'il y a de plus en plus de contacts avec la faune sauvage, et parce que la population humaine est de plus en plus dense, ce qui multiplie les contaminations entre humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'OMS a exclu le risque pand&#233;mique, une extension de l'&#233;pid&#233;mie sur plusieurs continents. Or, un m&#233;decin am&#233;ricain contamin&#233; a &#233;t&#233; rapatri&#233; en Allemagne pour &#234;tre soign&#233;. N'est-ce pas un risque ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les &#233;pid&#233;mies d'Ebola, il peut y avoir des contaminations de soignants europ&#233;ens ou am&#233;ricains pr&#233;sents sur place, qui sont rapatri&#233;s pour &#234;tre soign&#233;s. En 2014, il y a eu des cas de contamination secondaires dans des h&#244;pitaux en Espagne et aux &#201;tats-Unis. Mais c'est tr&#232;s marginal, m&#234;me si on en a beaucoup parl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on a aussi beaucoup parl&#233; de l'hantavirus des Andes, qui &#233;tait plus une &#233;pid&#233;mie m&#233;diatique. Il a fallu beaucoup r&#233;p&#233;ter que ce virus &#233;tait connu, qu'il &#233;tait peu transmissible, qu'il n'avait caus&#233; que de toutes petites &#233;pid&#233;mies en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de dangerosit&#233;, cette &#233;pid&#233;mie d'Ebola n'a rien &#224; voir. Je crains pourtant que sa m&#233;diatisation soit moins forte. Car elle survient &#224; une mauvaise p&#233;riode : celle de Trump et d'un d&#233;sengagement plus g&#233;n&#233;ral, y compris des Europ&#233;ens, sur la sant&#233; mondiale. C'&#233;tait d&#233;j&#224; difficile de mobiliser des fonds en 2018, alors en 2026&#8230; Cette &#233;pid&#233;mie a tous les indicateurs en rouge : pour r&#233;sumer, elle survient au mauvais endroit et &#224; la mauvaise p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Caroline Coq-Chodorge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.-S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; MEDIAPART. 20 mai 2026 &#224; 17h02 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/international/200526/nouvelle-epidemie-d-ebola-la-difficulte-n-est-pas-sanitaire-mais-geopolitique-et-securitaire&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.mediapart.fr/journal/international/200526/nouvelle-epidemie-d-ebola-la-difficulte-n-est-pas-sanitaire-mais-geopolitique-et-securitaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Les articles de Caroline Coq-Chodorge sur Mediapart :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/biographie/caroline-coq-chodorge&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.mediapart.fr/biographie/caroline-coq-chodorge&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*****&lt;/p&gt;
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