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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Apr&#232;s Fukushima : des m&#232;res de famille &#224; la pointe du combat contre le nucl&#233;aire</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Apres-Fukushima-des-meres-de-famille-a-la-pointe-du-combat-contre-le-nucleaire</link>
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		<dc:date>2013-09-03T08:02:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Guiller</dc:creator>


		<dc:subject>Japon</dc:subject>
		<dc:subject>Asie/Proche-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-09-03</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que des tonnes d'eau radioactive continuent &#224; s'&#233;couler de la centrale de Fukushima, les mouvements antinucl&#233;aires japonais se battent pour que les 52 r&#233;acteurs actuellement &#224; l'arr&#234;t le restent. En pointe de ce mouvement : les femmes du collectif Mama Gen. Face &#224; un gouvernement pro-nucl&#233;aire, &#224; une population qui pense tourner la page en jouant l'autruche, et &#224; des m&#233;dias qui les ignorent, la t&#226;che est ardue. Basta ! vous emm&#232;ne &#224; leur rencontre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; de Basta Mag. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 21 ao&#251;t (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Japon-+" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Asie-Proche-Orient-423-+" rel="tag"&gt;Asie/Proche-Orient&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-09-03-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-09-03&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/arton14962-515c3.png?1781104331' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que des tonnes d'eau radioactive continuent &#224; s'&#233;couler de la centrale de Fukushima, les mouvements antinucl&#233;aires japonais se battent pour que les 52 r&#233;acteurs actuellement &#224; l'arr&#234;t le restent. En pointe de ce mouvement : les femmes du collectif Mama Gen. Face &#224; un gouvernement pro-nucl&#233;aire, &#224; une population qui pense tourner la page en jouant l'autruche, et &#224; des m&#233;dias qui les ignorent, la t&#226;che est ardue. Basta ! vous emm&#232;ne &#224; leur rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; de Basta Mag.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 21 ao&#251;t dernier, pour la premi&#232;re fois depuis l'accident du r&#233;acteur nucl&#233;aire Daiichi &#224; Fukushima, l'Autorit&#233; japonaise de r&#233;gulation du nucl&#233;aire a qualifi&#233; un nouvel incident de grave : au moins 300 tonnes d'eau radioactive ont fuit&#233; d'un r&#233;servoir de stockage d&#233;fectueux et, m&#233;lang&#233;es aux eaux pluviales, se d&#233;versent dans l'oc&#233;an Pacifique. Tepco, l'op&#233;rateur de la centrale, a reconnu le &#171; probl&#232;me &#187;. Mais a pr&#233;cautionneusement choisi de le faire apr&#232;s les &#233;lections au Parlement national, remport&#233;es par le parti pro-nucl&#233;aire de l'actuel Premier ministre, Shinzo Abe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup est dur pour les militants des mouvements anti-nucl&#233;aires locaux, r&#233;unis dans des coalitions dont la plus importante est &#034;Sayonara Genpatsu Issenmannin Akushon&#034; (Au revoir le nucl&#233;aire). &#171; L'accident de Fukushima a r&#233;ellement fait na&#238;tre le mouvement antinucl&#233;aire japonais, auparavant invisible, explique Steve Zeltzer, Californien auteur du documentaire Fukushima never again. Des manifestations ont fleuri partout. Le mouvement a cru que cette expression, rare au Japon, serait &#233;cout&#233;e par le gouvernement. Mais 2 des 54 r&#233;acteurs mis &#224; l'arr&#234;t ont rouvert et Abe, pr&#244;nant la r&#233;ouverture totale, a &#233;t&#233; &#233;lu. Les gens ont &#233;t&#233; sonn&#233;s. &#187; M&#234;me si la r&#233;cente &#233;lection parlementaire a, pour la premi&#232;re fois, permis &#224; deux militants antinucl&#233;aires d'obtenir des si&#232;ges, le mouvement semble un barrage bien t&#233;nu face &#224; la volont&#233; gouvernementale de rouvrir tous les r&#233;acteurs &#224; l'&#233;t&#233; 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Seuls contre tous&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayamo, cheveux longs et robe hippie, pr&#233;pare le go&#251;ter pour ses enfants. Elle est responsable de Mama Gen, un collectif de m&#232;res anti-nucl&#233;aires &#233;tabli &#224; Fukuoka, dans le Sud du pays. Elle ne m&#226;che pas ses mots pour d&#233;crire la politique du Premier ministre : &#171; Il a vendu son &#226;me au diable. Non seulement il souhaite rouvrir les centrales, en construire de nouvelles, mais aussi en exporter ! &#187; Alors que le r&#233;acteur de Fukushima d&#233;verse encore sa radioactivit&#233;, Shinzo Abe multiplie les voyages au Moyen-Orient, en Afrique et en Turquie pour y vendre sa technologie. &#171; Le gouvernement est &#233;conomiquement englu&#233; et contr&#244;l&#233; par l'industrie nucl&#233;aire, estime Hajime Matsukubo, porte-parole du Centre citoyen et ind&#233;pendant d'informations sur le nucl&#233;aire (Cnic). De plus, les antinucl&#233;aires n'ont pas le soutien des syndicats, qui croient encore dans une &#233;nergie nucl&#233;aire sans danger. Et les votes du mouvement se sont divis&#233;s entre plusieurs partis verts. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, 60% de la population se d&#233;clare hostile &#224; la politique pro-nucl&#233;aire du gouvernement, selon un sondage de juin 2013 [1]. Le mouvement peut-il s'appuyer sur cette opinion publique ? &#171; Malheureusement, deux ans apr&#232;s l'accident, les Japonais ne veulent plus parler de Fukushima, ils veulent oublier &#187;, soupire Hajime Matsukubo. Subtilit&#233; d'un peuple &#224; la culture singuli&#232;re. &#171; Les Japonais sont &#233;duqu&#233;s &#224; ne pas se plaindre, ne pas s'extraire du groupe, ne pas cr&#233;er de conflit en parlant de sujets qui f&#226;chent ou en exprimant un d&#233;saccord &#187;, d&#233;code Nonoko Kameyama, photographe et chef de file du mouvement des m&#232;res contre le nucl&#233;aire. Difficile donc pour les organisations de recruter ou m&#234;me de rassembler pour des manifestations. &#171; A Fukuoka, les gens semblent frapp&#233;s d'amn&#233;sie, s'insurge doucement un militant. Les manifestations deviennent rares. Les activistes marchent silencieusement, tournesols &#224; la main et les passants leur crient : &#034;Qu'est-ce que c'est que ce raffut ? De quoi parlez-vous ? Taisez-vous !&#034; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Nonoko Kameya, les mobilisations du mouvement antinucl&#233;aire n'ont pas &#233;t&#233; assez massives pour peser. &#171; La population japonaise est tr&#232;s secr&#232;te et pas active politiquement : la moiti&#233; des gens ne votent pas &#187;, rench&#233;rit Ayamo. Pour elle, le salut viendrait d'ailleurs : &#171; Si nous ne sommes pas assez nombreux, il faut que les gouvernements &#233;trangers fassent pression sur le Japon pour que l'on sorte du nucl&#233;aire. Nous avons besoin de l'aide internationale. &#187; Le 7 juin dernier, Fran&#231;ois Hollande recevait Shinzo Abe pour l'appuyer dans ses projets d'exportation de centrales nucl&#233;aires. Le 26 juin, le Japon r&#233;ceptionnait, pour la premi&#232;re fois depuis Fukushima, une cargaison de carburant radioactif... venant de France. Le salut ne viendra pas de l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fissurer le mur de la d&#233;sinformation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous pouvons surmonter les radiations et nous pouvons d&#233;contaminer Fukushima &#187; : tel est le leitmotiv du gouvernement. Face &#224; cette posture, les antinucl&#233;aires proposent une contre-information. &#171; Depuis l'accident, le gouvernement dispose de moyens pr&#233;cis de calcul de radiations. Ils font beaucoup de simulations, mais cachent tous les r&#233;sultats &#187;, explique Hajime Matsukubo, du Cnic, qui s'acharne &#224; collecter et diffuser donn&#233;es et analyses, via des r&#233;seaux cr&#233;&#233;s sur Internet. A l'&#233;cole, le gouvernement a institu&#233; des modules d'&#233;ducation pour parler des radiations [2] o&#249; les enseignants sont pri&#233;s de &#171; faire comprendre aux &#233;l&#232;ves qu'il n'y a aucun lien prouv&#233; entre une exposition &#224; de faibles degr&#233;s de radiations et des maladies &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement arrive &#224; &#171; fissurer ce blocus de d&#233;sinformation &#187;. Mais il lui manque malheureusement l'acc&#232;s &#224; la t&#233;l&#233;vision, qui refuse de les m&#233;diatiser. &#171; La t&#233;l&#233;vision, surtout publique, cache l'action des antinucl&#233;aires, observe un activiste. Les gens ne sont pas inform&#233;s des cons&#233;quences des radiations sur la sant&#233;. Comme ils construisent leur opinion en fonction de ce qu'ils voient &#224; la t&#233;l&#233;, tant que les mouvements en seront absents, ils n'auront pas de l&#233;gitimit&#233;. &#187; Neil Witkin, photographe am&#233;ricain install&#233; au Japon, a men&#233; un remarquable travail de photographies et d'interviews (en anglais) intitul&#233; &#034;Non-dit, pens&#233;es intimes apr&#232;s Fukushima&#034; montrant ce que les habitants de la pr&#233;fecture de Fukuoka pensent et savent des radiations. Le r&#233;sultat est touchant autant que d&#233;sesp&#233;rant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin de journ&#233;e &#224; Kitakyushu, &#224; 1 000 kilom&#232;tres au Sud de Fukushima. Quelques manifestants marchent derri&#232;re un camion semblant transporter des d&#233;bris. Ce que d&#233;noncent les activistes ? Dans l'usine d'incin&#233;ration de leur ville sont br&#251;l&#233;s des d&#233;chets radioactifs issus de la centrale de Fukushima. Le gouvernement rassure : seuls sont concern&#233;s les d&#233;bris ayant une concentration de c&#233;sium radioactif inf&#233;rieure &#224; la norme. Sauf que... avant Fukushima, selon la norme, les d&#233;bris pr&#233;sentant une radioactivit&#233; de plus de 100 becquerels par kilo &#233;taient des d&#233;chets dangereux. Depuis, la norme a chang&#233; : les d&#233;bris qui ne d&#233;passent pas 8 000 becquerels par kilo ne sont plus consid&#233;r&#233;s comme potentiellement dangereux ! &#171; En terme de contamination, le transport et l'incin&#233;ration de ces d&#233;bris repr&#233;sente un deuxi&#232;me Fukushima &#187;, a analys&#233; Arnold Gundersen, expert &#233;tats-unien en &#233;nergie nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand les m&#233;dias stigmatisent les m&#232;res de famille&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chaque mardi soir depuis l'accident de Fukushima, Ryo Irie, coiffeur, et quatre autres acolytes prennent place devant l'immense b&#226;timent de Kyushu Electric Power Co, le gestionnaire des centrales nucl&#233;aires de l'&#238;le de Kyushu. Pendant deux heures, pancartes &#224; bout de bras, ils interpellent l'entreprise. Derri&#232;re les stores du si&#232;ge social, jamais rien ne bouge. Les activistes saluent les passants, qui les ignorent en retour. &#171; Nous voulons, par notre pers&#233;v&#233;rance, que les gens n'oublient pas le probl&#232;me du nucl&#233;aire, explique Ryo Irie. On devient familiers, on les maintient conscients sans les agresser. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les militants antinucl&#233;aires, les femmes sont les plus convaincantes. &#171; &#201;tonnamment, les m&#232;res, traditionnellement plut&#244;t effac&#233;es au Japon, sont devenues les contestatrices de premier plan &#187;, souligne le documentariste Steve Zeltzer [3]. La photographe Nonoka Kameyama, auteure du livre &#171; 100 mothers &#187; [4], qui d&#233;voile de beaux portraits de m&#232;res antinucl&#233;aires, a quitt&#233; Tokyo juste apr&#232;s l'accident. Tout juste m&#232;re de jumeaux, elle a pris la mesure de la catastrophe et a craint pour la sant&#233; de ses enfants : &#171; A cette &#233;poque, les m&#233;dias stigmatisaient les m&#232;res comme des hyst&#233;riques, qui p&#233;taient les plombs &#224; cause de la radioactivit&#233;. J'ai voulu faire un livre pour montrer des femmes belles, normales, tranquilles, mais qui agissent, car elles ont l'instinct de prot&#233;ger leur enfant. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux autres militants, ces mamans ont &#233;t&#233; m&#233;diatis&#233;es. &#171; L'image de gentilles femmes et enfants qui veulent la paix est plus recevable par le grand public que celle d'hommes en col&#232;re qui crient dans la rue &#187;, poursuit-elle. Le mouvement des m&#232;res a &#233;crit &#224; Shinzo Abe pour demander, outre l'abandon des centrales, l'&#233;vacuation des enfants habitant encore la zone de Fukushima. &#171; Le taux actuel de radiation sur place est &#233;quivalent &#224; celui de Tchernobyl. Eux avaient &#233;vacu&#233; la zone. Nous, on a balay&#233; les cours de r&#233;cr&#233;ation et dit aux enfants de reprendre leur vie comme avant. &#187; Le Premier ministre n'a pas r&#233;pondu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Fukuoka, les m&#232;res pr&#233;parent actions, tracts et manifestations au sein du collectif Mama Gen. Elles s'&#233;changent aussi des bons plans : o&#249; acheter des fruits et de l'eau non contamin&#233;s ? Les femmes cultivent des l&#233;gumes pour les envoyer aux familles de Fukushima. Le groupe les aide aussi &#224; tenir un engagement difficile : &#171; Ici, beaucoup de m&#232;res ont fui le Nord, mais ont d&#251; divorcer, car leurs maris ne partageaient pas leurs inqui&#233;tudes et ne voulaient pas sacrifier leurs carri&#232;res. On a des petits boulots, on g&#232;re l'&#233;ducation des enfants, c'est dur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;duire la consommation d'&#233;nergie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au supermarch&#233;, les militants v&#233;rifient la r&#233;gion de production des fruits qu'ils ach&#232;tent. Il n'est pas rare de voir des Japonais acheter des aliments ou de l'eau fi&#232;rement estampill&#233;s &#034;Fukushima&#034;, par solidarit&#233; avec leurs compatriotes. &#171; Notre mission, en tant qu'organisation antinucl&#233;aire, est aussi de sensibiliser les gens &#224; leur consommation, y compris la consommation d'&#233;nergie &#187;. Au Japon, elle &#233;tait en 2010 30% plus &#233;lev&#233;e qu'en Europe. Apr&#232;s l'accident nucl&#233;aire et l'arr&#234;t des centrales, le gouvernement a lanc&#233; le mouvement &#034;Setsuden&#034; (Economie d'&#233;nergie), visant une r&#233;duction de consommation &#233;lectrique de 15%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On a baiss&#233; la temp&#233;rature des climatiseurs, r&#233;duit les &#233;clairages publics, install&#233; des LED. Les industries, moins approvisionn&#233;es en &#233;nergie, ont adapt&#233; leurs process et une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'appareils &#233;lectrom&#233;nagers moins gourmands a &#233;t&#233; fabriqu&#233;e &#187;, &#233;num&#232;re Ton Kocken, ing&#233;nieur solaire n&#233;erlandais install&#233; &#224; Fukuoka. Les politiciens ont m&#234;me lanc&#233; le &#034;Cool biz&#034; (vent frais) sugg&#233;rant s&#233;rieusement aux employ&#233;s de tomber cravate et veste, l'&#233;t&#233;, pour &#233;pargner le climatiseur. Ces mesures ont eu impact r&#233;el : la consommation &#233;nerg&#233;tique a baiss&#233; de 4,7% en 2011, par rapport &#224; 2010 [5]. Mais les experts doutent que ces efforts soient durables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut investir dans les &#233;nergies renouvelables, scandent les mouvements antinucl&#233;aire. Jusqu'&#224; r&#233;cemment, elles repr&#233;sentaient moins d'1% de la production totale d'&#233;nergie. Mais cette ann&#233;e, l'investissement dans le solaire a explos&#233;. &#171; Le potentiel est r&#233;el, mais nous n'en sommes qu'aux fr&#233;missements, poursuit l'ing&#233;nieur. Pour les particuliers, les panneaux solaires co&#251;tent quatre fois plus cher qu'en Europe et personne ne sait les installer. Ici, le r&#233;seau de connexion &#233;lectrique est archa&#239;que et sa puissance minuscule. Passer au solaire demandera d'&#233;normes am&#233;nagements. &#187; Ayamo n'y croit pas : &#171; Le gouvernement nous annonce ici et l&#224; des centrales solaires, mais c'est pour donner le change, pour montrer combien ils sont gentils et cr&#233;dibles. Depuis le d&#233;but, ils nous mentent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Sondage Jiji press, juin 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voir le manuel (en japonais.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Voir la pr&#233;sentation de son prochain documentaire : Mothers of Fukushima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Voir son livre et site attach&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Source : Minist&#232;re japonais de l'environnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Canada : vers la fin de l'industrie de l'amiante ? </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Canada-vers-la-fin-de-l-industrie-de-l-amiante</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Canada-vers-la-fin-de-l-industrie-de-l-amiante</guid>
		<dc:date>2010-04-27T08:01:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Guiller</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Amiante</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-04-27</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que tous les pays occidentaux ont tourn&#233; le dos &#224; la fibre r&#233;put&#233;e canc&#233;rig&#232;ne, le Canada encourage toujours sa production et son exportation. Mais la fronde des opposants monte. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; du journal Ouest France le mercredi 21 avril 2010 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous vous demandons de reconna&#238;tre la preuve scientifique d&#233;montrant que toutes les formes d'amiante s'av&#232;rent dangereuses &#187; : cette supplique d'une centaine de scientifiques internationaux a &#233;t&#233; adress&#233;e, le mois dernier, &#224; Jean Charest, Premier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Amiante-+" rel="tag"&gt;Amiante&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-04-27-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-04-27&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L97xH150/arton4584-0cb3d.png?1781104332' class='spip_logo spip_logo_right' width='97' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que tous les pays occidentaux ont tourn&#233; le dos &#224; la fibre r&#233;put&#233;e canc&#233;rig&#232;ne, le Canada encourage toujours sa production et son exportation. Mais la fronde des opposants monte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tir&#233; du journal Ouest France le mercredi 21 avril 2010&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous vous demandons de reconna&#238;tre la preuve scientifique d&#233;montrant que toutes les formes d'amiante s'av&#232;rent dangereuses &#187; : cette supplique d'une centaine de scientifiques internationaux a &#233;t&#233; adress&#233;e, le mois dernier, &#224; Jean Charest, Premier ministre du Qu&#233;bec, dans une missive de huit pages. En septembre d&#233;j&#224;, quinze experts qu&#233;b&#233;cois en sant&#233; publique lui avaient destin&#233; une lettre ouverte, l'exhortant &#224; stopper imm&#233;diatement l'extraction et l'exportation d'amiante. Depuis six mois, rapports de sant&#233; publique et recommandations d'associations m&#233;dicales en d&#233;faveur de l'amiante chrysotile &#175; vari&#233;t&#233; actuelle &#175; s'entassent sur le bureau du chef du gouvernement du Qu&#233;bec, la derni&#232;re province canadienne &#224; exploiter le minerai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un projet de loi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;cente mission &#233;conomique de Jean Charest en Inde, promouvant l'amiante, a &#233;t&#233; le geste de trop : le Qu&#233;bec vend au sous-continent plus de 95 % de sa production de chrysotile. Alors qu'au m&#234;me moment, le pays d&#233;pense des millions de dollars pour d&#233;samianter &#233;coles et h&#244;pitaux... &#171; Hypocrisie &#187;, temp&#234;tent, de plus en plus, habitants et m&#233;dias canadiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Officiellement, le gouvernement continue &#224; promouvoir l'amiante. Mais le Premier ministre est de plus en plus isol&#233;. Michael Ignatieff, chef du Parti lib&#233;ral du Canada, a publiquement d&#233;nigr&#233; le minerai. Nathan Cullen, d&#233;put&#233; du Nouveau parti d&#233;mocratique de Colombie-Britannique, a m&#234;me d&#233;pos&#233; un projet de loi contre son extraction : &#171; Les Canadiens sont frustr&#233;s et f&#226;ch&#233;s de voir le gouvernement d&#233;truire la r&#233;putation du pays par ce soutien inadmissible. Le Qu&#233;bec tient au chrysotile comme &#224; un symbole de son ind&#233;pendance &#187;, critique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visiblement alarm&#233;s, les syndicats de mineurs, plusieurs municipalit&#233;s, associations patronales et chambre de commerce qu&#233;b&#233;coises ont m&#234;me cr&#233;&#233;, cette semaine, une coalition en faveur de l'amiante chrysotile. Peut-&#234;tre le dernier sursaut d'une province o&#249; une commune peut encore porter un nom aussi provocant qu'&#171; Asbestos &#187; : &#171; amiante &#187;, en fran&#231;ais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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