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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Hezbollah : le bras de fer avec l'&#201;tat libanais s'intensifie</title>
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		<dc:date>2026-06-16T12:16:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Natasha Metni Torbey</dc:creator>


		<dc:subject>Guerre au Proche-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Liban</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2026-06-16</dc:subject>
		<dc:subject>02_03 - 3 ou 6 articles</dc:subject>

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&lt;p&gt;Au Liban, la guerre et le d&#233;bat sur les armes du Hezbollah r&#233;v&#232;lent un foss&#233; devenu central : celui qui s&#233;pare l'&#201;tat, incarn&#233; par le pr&#233;sident de la R&#233;publique, Joseph Aoun, et le Premier ministre, Nawaf Salam, d'une formation chiite refusant de renoncer &#224; son autonomie militaire. Derri&#232;re le dialogue, deux visions irr&#233;conciliables du pays se font d&#233;sormais face ouvertement, dangereusement. Un article sign&#233; Natasha Metni Torbey repris du site partenaire Ici Beyrouth. &lt;br class='autobr' /&gt; Il est des moments (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH80/capture_d_e_cran_le_2026-06-14_a_23.38_59-69474.png?1781613220' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Liban, la guerre et le d&#233;bat sur les armes du Hezbollah r&#233;v&#232;lent un foss&#233; devenu central : celui qui s&#233;pare l'&#201;tat, incarn&#233; par le pr&#233;sident de la R&#233;publique, Joseph Aoun, et le Premier ministre, Nawaf Salam, d'une formation chiite refusant de renoncer &#224; son autonomie militaire. Derri&#232;re le dialogue, deux visions irr&#233;conciliables du pays se font d&#233;sormais face ouvertement, dangereusement. Un article sign&#233; Natasha Metni Torbey repris du site partenaire &lt;a href=&#034;https://icibeyrouth.com/articles/1338372/lexecutif-libanais-et-le-hezbollah-la-fracture-des-visions&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ici Beyrouth&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est des moments o&#249; la politique cesse d'&#234;tre une gestion du compromis pour devenir un face-&#224;-face de conceptions irr&#233;conciliables. C'est le cas du Liban, o&#249; la s&#233;quence actuelle, marqu&#233;e par la guerre et la r&#233;surgence du d&#233;bat sur les armes du Hezbollah, agit comme un r&#233;v&#233;lateur d'un clivage de plus en plus structurant entre l'&#201;tat et la formation chiite. D&#232;s lors, une question se pose : quelle est, aujourd'hui, l'ampleur r&#233;elle de ce foss&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis leur arriv&#233;e au pouvoir en 2025, le pr&#233;sident, Joseph Aoun et le Premier ministre, Nawaf Salam, ont maintenu la m&#234;me ligne, celle du dialogue, de l'int&#233;gration politique et du retour de l'ensemble des d&#233;cisions strat&#233;giques sous l'autorit&#233; de l'&#201;tat. Et pourtant, &#224; mesure que les discussions avan&#231;aient, une &#233;vidence s'est impos&#233;e. La divergence entre l'ex&#233;cutif libanais et le Hezbollah ne rel&#232;ve plus d'un simple d&#233;saccord sur les modalit&#233;s du d&#233;sarmement. Elle touche d&#233;sormais &#224; la d&#233;finition m&#234;me de l'&#201;tat libanais et &#224; la place qu'y occupe la milice chiite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'&#233;lection, en janvier 2025, de M. Aoun &#224; la pr&#233;sidence de la R&#233;publique et la formation du gouvernement de Nawaf Salam, un mois plus tard, les signaux envoy&#233;s au Hezbollah ont toujours &#233;t&#233; constants. L'objectif n'&#233;tait pas d'exclure la formation de la vie politique ni de provoquer une confrontation interne, mais de l'amener &#224; s'inscrire dans un projet &#233;tatique fond&#233; sur un principe central, celui du monopole de la force l&#233;gitime par l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, c'est pr&#233;cis&#233;ment sur ce point que les chemins semblent aujourd'hui, et de plus en plus, se s&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une ligne pr&#233;sidentielle inchang&#233;e depuis le premier jour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s son discours d'investiture, le pr&#233;sident Aoun avait plac&#233; la restauration de la souverainet&#233; de l'&#201;tat au c&#339;ur de son mandat. Il y affirmait que la d&#233;cision de guerre et de paix devait revenir exclusivement aux institutions constitutionnelles et que l'&#201;tat devait exercer son autorit&#233; sur l'ensemble du territoire libanais. Cette orientation n'a jamais vari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des mois, le chef de l'&#201;tat a multipli&#233; les d&#233;clarations r&#233;affirmant que la question des armes ne pouvait &#234;tre dissoci&#233;e de la reconstruction de l'&#201;tat. En avril 2025, il expliquait d&#233;j&#224; que la d&#233;cision de limiter les armes &#224; l'&#201;tat avait &#233;t&#233; prise et que sa mise en &#339;uvre devait passer par un dialogue direct avec le Hezbollah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident a constamment privil&#233;gi&#233; une approche graduelle et n&#233;goci&#233;e. Loin d'une logique d'affrontement, il a cherch&#233; &#224; ouvrir des canaux de discussion avec la formation milicienne afin de trouver une formule permettant son int&#233;gration compl&#232;te dans le cadre institutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, et parall&#232;lement &#224; cette ouverture, la ligne de fond est demeur&#233;e inchang&#233;e. En juillet, Joseph Aoun r&#233;affirmait que le monopole des armes par l'&#201;tat constituait une &#171; d&#233;cision irr&#233;vocable &#187; et que les d&#233;cisions de guerre et de paix relevaient exclusivement du Conseil des ministres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette position a &#233;t&#233; r&#233;it&#233;r&#233;e &#224; l'occasion de la f&#234;te de l'Arm&#233;e, lorsqu'il a appel&#233; &#224; l'extension de l'autorit&#233; de l'&#201;tat sur l'ensemble du territoire et &#224; la remise des armes de tous les groupes arm&#233;s, y compris le Hezbollah, &#224; l'arm&#233;e libanaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nawaf Salam dans le prolongement de Baabda&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me coh&#233;rence se retrouve du c&#244;t&#233; du Grand S&#233;rail. D&#232;s sa d&#233;signation, le Premier ministre, Nawaf Salam, s'&#233;tait engag&#233; &#224; &#233;tendre l'autorit&#233; de l'&#201;tat sur l'ensemble du territoire libanais et &#224; appliquer pleinement les dispositions de l'accord de Ta&#235;f ainsi que la r&#233;solution 1701 du Conseil de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;claration minist&#233;rielle de son gouvernement s'inscrivait dans cette m&#234;me logique, en reprenant le principe selon lequel l'&#201;tat doit &#234;tre seul d&#233;tenteur de la force arm&#233;e l&#233;gitime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derniers mois, le chef du cabinet a syst&#233;matiquement rejet&#233; l'id&#233;e d'une coexistence durable entre l'&#201;tat et une structure militaire autonome. Fin juillet, il affirmait qu'il n'y aurait &#171; aucun retour en arri&#232;re &#187; sur le principe du monopole des armes par l'&#201;tat, rappelant que cet objectif figurait &#224; la fois dans le discours d'investiture du pr&#233;sident et dans la d&#233;claration minist&#233;rielle approuv&#233;e par le Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ex&#233;cutif a ainsi tent&#233; de maintenir un &#233;quilibre d&#233;licat qui consiste &#224; pr&#233;server le dialogue avec le Hezbollah tout en affirmant progressivement les pr&#233;rogatives de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le refus du Hezbollah de changer de paradigme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette approche, le Hezbollah a continu&#233; de d&#233;fendre une vision radicalement diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la guerre avec Isra&#235;l et malgr&#233; l'affaiblissement militaire subi par la milice, son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, Na&#239;m Kassem, n'a cess&#233; de rejeter l'id&#233;e d'un d&#233;sarmement. Pour lui, les armes du Hezbollah ne constituent pas une anomalie institutionnelle mais une composante permanente de la strat&#233;gie de &#171; d&#233;fense &#187; du Liban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, ses discours des derniers mois traduisent plus que jamais le refus de dissocier la notion de &#171; r&#233;sistance &#187; de l'existence d'une force arm&#233;e ind&#233;pendante de l'&#201;tat. Na&#239;m Kassem a notamment affirm&#233; que toute pression en faveur du d&#233;sarmement servait les int&#233;r&#234;ts isra&#233;liens et que le Hezbollah n'accepterait pas d'abandonner ses armes sous la contrainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire que l&#224; o&#249; l'ex&#233;cutif d&#233;fend un mod&#232;le fond&#233; sur un &#201;tat unique, d&#233;tenteur exclusif de la d&#233;cision militaire, le Hezbollah, lui, continue de revendiquer une l&#233;gitimit&#233; propre en mati&#232;re de d&#233;fense et de confrontation r&#233;gionale. C'est cette incompatibilit&#233; de visions qui explique aujourd'hui les tensions croissantes entre les deux parties, mais aussi et surtout la guerre en cours et la quasi-impossibilit&#233; de faire sortir le pays du gouffre dans lequel le Hezbollah l'a plong&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, qui dit incompatibilit&#233;, dit rupture. &#192; mesure que l'&#201;tat tente de r&#233;affirmer son autorit&#233;, le Hezbollah continue de consid&#233;rer ses armes comme un acquis strat&#233;gique non n&#233;gociable. D&#232;s lors, le foss&#233; qui se creuse n'est plus seulement politique. Il oppose deux conceptions du Liban. D'un c&#244;t&#233;, celle d'un &#201;tat souverain exer&#231;ant seul l'autorit&#233; sur son territoire et, de l'autre, celle d'une organisation qui agit comme un pouvoir arm&#233; autonome, en marge des institutions et de leur autorit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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