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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>La crise post&#233;lectorale en Cor&#233;e du Sud</title>
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		<dc:date>2026-06-16T10:41:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jiyu Choi</dc:creator>


		<dc:subject>08_02 - 2 ou 4 articles</dc:subject>
		<dc:subject>Asie/Proche-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Cor&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2026-06-16</dc:subject>

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&lt;p&gt;La p&#233;nurie de bulletins de vote lors des &#233;lections municipales et provinciales du 3 juin dernier en Cor&#233;e du Sud a provoqu&#233; une s&#233;rie de manifestations pour exiger une r&#233;&#233;lection. L'enjeu est particuli&#232;rement important pour S&#233;oul o&#249; le parti conservateur l'a emport&#233; de peu face au parti d&#233;mocrate du pr&#233;sident Lee Jae Myung, tout en restant minoritaire &#224; l'&#233;chelle du pays. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de The asialyst. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des milliers de Cor&#233;ens se sont rassembl&#233;s dimanche 7 juin &#224; Jamsil, l'un des quartiers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH113/capture_d_e_cran_le_2026-06-15_a_13.45_25-9911a.png?1781606471' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La p&#233;nurie de bulletins de vote lors des &#233;lections municipales et provinciales du 3 juin dernier en Cor&#233;e du Sud a provoqu&#233; une s&#233;rie de manifestations pour exiger une r&#233;&#233;lection. L'enjeu est particuli&#232;rement important pour S&#233;oul o&#249; le parti conservateur l'a emport&#233; de peu face au parti d&#233;mocrate du pr&#233;sident Lee Jae Myung, tout en restant minoritaire &#224; l'&#233;chelle du pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de &lt;a href=&#034;https://asialyst.com/fr/2026/06/11/crise-postelectorale-coree-sud/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The asialyst&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de Cor&#233;ens se sont rassembl&#233;s dimanche 7 juin &#224; Jamsil, l'un des quartiers centraux de S&#233;oul, pour protester contre les &#233;lections municipales et provinciales du 3 juin o&#249; des bureaux de vote ont manqu&#233; de bulletins, emp&#234;chant certains citoyens de voter. Cette manifestation, port&#233;e principalement par des jeunes de vingt &#224; trente ans, s'est d&#233;roul&#233;e dans une ambiance pacifique et patriotique, tous les participants scandant &#171; r&#233;&#233;lection. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du vote, les &#233;lecteurs ont d&#251; attendre longtemps en raison de la p&#233;nurie de bulletins de vote, ce qui a entra&#238;n&#233; des retards dans le scrutin et raviv&#233; la pol&#233;mique sur les d&#233;faillances de la Commission &#233;lectorale centrale dans la gestion des &#233;lections. Le nombre total de bulletins de vote manquants le jour du scrutin a &#233;t&#233; estim&#233; &#224; 7 194 dans 91 bureaux de vote &#224; travers le pays. Vingt-trois bureaux ont manqu&#233; de plus de 100 bulletins, dont 17 &#224; S&#233;oul, ce qui a mis en &#233;vidence une concentration du ph&#233;nom&#232;ne dans la capitale. Le vote avait &#233;t&#233; temporairement suspendu pendant une dur&#233;e allant jusqu'&#224; 105 minutes. Les &#233;lecteurs ont d&#251; attendre apr&#232;s la fermeture des bureaux de vote ou renoncer &#224; voter. Beaucoup se sont exprim&#233;s, d&#233;clarant se sentir flou&#233;s, &#171; comme si on leur avait vol&#233; leur droit de vote, &#187; et se demandant &#171; comment est-il possible de ne pas pouvoir voter par manque de bulletins ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la p&#233;nurie de bulletins de vote est devenue &#233;vidente, les habitants se sont rassembl&#233;s sur place le soir m&#234;me, cr&#233;ant des manifestations, qui ont ensuite d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en une confrontation autour du retrait des urnes. &#192; l'heure de la cl&#244;ture du scrutin, alors que le vote n'avait pas repris, la commission &#233;lectorale a tent&#233; de r&#233;cup&#233;rer les urnes, ce qui a conduit plus d'une centaine de citoyens &#224; bloquer le bureau de vote en s'opposant &#224; la police. Cela a entra&#238;n&#233; un retard de 35 heures dans le d&#233;pouillement des votes. Ce d&#233;sordre a &#233;galement perturb&#233; le calcul du taux de participation &#224; l'&#233;chelle nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission &#233;lectorale centrale a d&#233;clar&#233; que la p&#233;nurie de bulletins dans certains bureaux de vote &#233;tait due &#224; une sous-estimation du taux de participation. Cependant, au-del&#224; de la controverse sur la gestion d&#233;faillante de l'&#233;lection, le fait que cette p&#233;nurie de bulletins de vote se soit produite &#224; S&#233;oul, o&#249; la course &#224; la mairie &#233;tait particuli&#232;rement serr&#233;e, et plus pr&#233;cis&#233;ment dans un quartier o&#249; le soutien &#224; l'opposition (le Parti du pouvoir du peuple) est fort, a soulev&#233; des questions quant &#224; l'impartialit&#233; du scrutin. Les citoyens r&#233;clament l'annulation des r&#233;sultats, la tenue d'un nouveau scrutin et une investigation approfondie sur la mani&#232;re dont l'&#233;lection s'est d&#233;roul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de cette affaire, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Commission &#233;lectorale centrale, Heo Cheol-hoon, a pr&#233;sent&#233; ses excuses &#224; la population d&#233;clarant : &#171; Il n'y a aucune excuse pour ce qui s'est produit, un &#233;v&#233;nement inacceptable qui porte atteinte au droit de vote des citoyens. &#187; Il a par la suite d&#233;missionn&#233; le 5 juin, de m&#234;me que le pr&#233;sident de cette Commission, Noh Tae-ak. Pour autant, la vague de protestations &#224; l'encontre de la Commission &#233;lectorale ne semble pas pr&#232;s de s'apaiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une s&#233;rieuse atteinte au droit de vote&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui s'est produit en juin 2026 ne s'&#233;tait pas produit sous Syngman Rhee ou Chun Doo-hwan, &#187; a d&#233;clar&#233; l'ancien Premier ministre Lee Nak-yon lors d'une interview accord&#233;e au journal Kyunggi Ilbo le 4 juin. Cette affirmation fait r&#233;f&#233;rence &#224; une p&#233;riode consid&#233;r&#233;e comme celle o&#249; la d&#233;mocratie &#233;tait la plus fragile dans l'histoire moderne de la Cor&#233;e du Sud. Le gouvernement de Syngman Rhee dans les ann&#233;es 1950 a fini par provoquer la r&#233;volution du 19 avril 1960 en raison de fraudes &#233;lectorales et de r&#233;pressions politiques, tandis que le r&#233;gime de Chun Doo-hwan dans les ann&#233;es 1980 est consid&#233;r&#233; comme un r&#233;gime autoritaire qui a restreint la d&#233;mocratie en s'appuyant sur un coup d'&#201;tat militaire et la loi martiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette p&#233;riode o&#249; la d&#233;mocratie &#233;tait menac&#233;e, il n'&#233;tait encore jamais arriv&#233; qu'un &#233;lecteur ne puisse pas voter faute de bulletins. Cette affaire d&#233;passe manifestement le simple cadre d'une erreur administrative : il s'agit d'un &#233;v&#233;nement qui a &#233;branl&#233; la confiance dans les proc&#233;dures fondamentales de la d&#233;mocratie, les institutions de l'&#201;tat ayant directement port&#233; atteinte au droit de vote, qui est le droit constitutionnel le plus fondamental des citoyens (article 24 de la Constitution de la R&#233;publique de Cor&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Association des avocats de Cor&#233;e a publi&#233; un communiqu&#233; dans lequel elle critique vivement les d&#233;faillances de la Commission &#233;lectorale centrale dans la gestion des &#233;lections, qualifiant cette situation d'&#171; incident sans pr&#233;c&#233;dent qui porte atteinte au droit de vote des citoyens garanti par la Constitution. &#187; Des voix s'&#233;l&#232;vent &#233;galement dans les universit&#233;s de tout le pays et au sein du Conseil national des associations &#233;tudiantes pour d&#233;noncer cette situation. Les &#233;tudiants, dans une d&#233;claration sur la situation actuelle, exigent que la v&#233;rit&#233; soit faite sur les d&#233;faillances dans la gestion des &#233;lections, que les responsables soient sanctionn&#233;s et que le syst&#232;me soit r&#233;form&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'occasion du 39e anniversaire du Mouvement pour la d&#233;mocratisation de juin, les associations &#233;tudiantes de 18 universit&#233;s &#224; travers le pays, dont l'Universit&#233; de S&#233;oul, ont publi&#233; conjointement une d&#233;claration d&#233;non&#231;ant la crise sur leurs campus respectifs. Dans cette d&#233;claration, elles ont qualifi&#233; la p&#233;nurie de bulletins de vote de &#171; grave atteinte &#224; la d&#233;mocratie, &#187; l'&#201;tat n'ayant pas su garantir correctement le droit de vote des citoyens. La d&#233;claration souligne qu'&#171; en 1987, les &#233;tudiants et les citoyens ont conquis dans la rue une d&#233;mocratie fond&#233;e sur le principe une personne, une voix, &#187; ajoutant : &#171; le fait que le droit de vote, obtenu au prix d'une lutte acharn&#233;e &#224; travers de nombreux mouvements de d&#233;mocratisation, soit aujourd'hui, 39 ans plus tard, bafou&#233; par les institutions de l'&#201;tat constitue un probl&#232;me extr&#234;mement grave. &#187; Ils exigent &#233;galement une enqu&#234;te approfondie sur la p&#233;nurie de bulletins de vote, la sanction des responsables, une r&#233;forme structurelle de la Commission &#233;lectorale centrale et la cr&#233;ation d'un organisme ind&#233;pendant de surveillance des &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le changement de visage des manifestations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les citoyens qui manifestaient devant le bureau de vote de Jamsil, dans le district de Songpa &#224; S&#233;oul, ont &#233;t&#233; dispers&#233;s par la police, puis se sont rendus devant le centre de d&#233;pouillement situ&#233; au stade de handball du parc Olympique pour y poursuivre leur manifestation. Le nombre de citoyens qui se sont rassembl&#233;s ce week-end post&#233;lectoral est estim&#233; &#224; environ 30 000 selon des chiffres non officiels de la police. Le 10 juin les manifestants sont encore rassembl&#233;s aux huit entr&#233;es du bureau de vote afin de surveiller tout transfert des urnes et poursuivent leur manifestation 24 heures sur 24. Les participants sur place affirment que &#171; le probl&#232;me, c'est que le droit de vote nous a &#233;t&#233; retir&#233;, peu importe que ce soit le Parti du pouvoir peuple ou le Parti d&#233;mocrate. &#187; Ils soulignent que ce rassemblement n'a pas pour but de soutenir un parti ou une force politique en particulier, mais qu'il s'agit d'une action citoyenne visant &#224; r&#233;cup&#233;rer le droit de vote garanti par la Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture de la manifestation se distingue &#233;galement des rassemblements traditionnels. Au lieu de grandes sc&#232;nes, de discours de politiciens et de mobilisation organis&#233;e, c'est la participation spontan&#233;e des citoyens ordinaires qui occupe le devant de la sc&#232;ne, et une atmosph&#232;re s'est install&#233;e o&#249; l'on n'utilise aucun support imprim&#233; autre que des pancartes &#233;crites &#224; la main. Si certains politiciens de l'opposition et des personnalit&#233;s se sont rendus sur place, ils se sont surtout fait remarquer en participant aux c&#244;t&#233;s des citoyens plut&#244;t qu'en se tenant devant la foule. Les participants s'impliquent activement dans le ramassage des d&#233;chets et le maintien de l'ordre, soulignant ainsi le caract&#232;re pacifique et autonome de cette action citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation des jeunes de 20 &#224; 30 ans attire particuli&#232;rement l'attention. Partout sur place, des voix s'&#233;l&#232;vent pour affirmer : &#171; Ce n'est pas une question de gauche ou de droite, mais une question de droits civiques. &#187; Les participants expriment un profond rejet &#224; l'&#233;gard de ceux qui les qualifient d'extr&#234;me droite ou de conservateurs radicaux. Cette g&#233;n&#233;ration est ainsi d&#233;crite comme ayant pris position face aux probl&#232;mes de d&#233;mocratie et d'&#233;quit&#233; qui ont secou&#233; le pays, et comme &#233;tant descendue dans la rue pour renouveler son espoir dans la d&#233;mocratie. Les citoyens rassembl&#233;s, mettant de c&#244;t&#233; toute affiliation politique, scandaient initialement le seul slogan &#171; Nouvelles &#233;lections, &#187; en se concentrant sur le droit de vote. Cependant, &#224; mesure que les lacunes et le manque de rigueur dans la gestion de l'affaire sont mis en lumi&#232;re, leurs slogans ont &#233;volu&#233; vers &#171; Fraude &#233;lectorale ! Nouveau scrutin ! Vote le jour du scrutin ! D&#233;pouillement manuel ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &#233;lection irr&#233;guli&#232;re &#233;quivaut &#224; une &#233;lection frauduleuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, les all&#233;gations de &#171; fraude &#233;lectorale &#187; formul&#233;es en Cor&#233;e du Sud provenaient principalement de certains groupes issus des milieux conservateurs et d'extr&#234;me droite. La controverse sociale s'est particuli&#232;rement amplifi&#233;e apr&#232;s les &#233;lections l&#233;gislatives de 2020 (21e l&#233;gislature), lorsque certains politiciens, youtubeurs et associations civiques ont commenc&#233; &#224; diffuser activement l'id&#233;e que les r&#233;sultats avaient &#233;t&#233; truqu&#233;s. Ces acteurs ont fond&#233; leurs soup&#231;ons sur les &#233;carts entre les r&#233;sultats du vote anticip&#233; et ceux du scrutin principal, l'utilisation d'&#233;quipements &#233;lectroniques et la victoire &#233;crasante d'un parti politique sp&#233;cifique, mais la Commission &#233;lectorale centrale et les tribunaux ont estim&#233; qu'aucune preuve objective ne venait &#233;tayer ces all&#233;gations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce discours sur la fraude &#233;lectorale pr&#233;sentait des similitudes avec les th&#233;ories du complot sur la manipulation &#233;lectorale qui se sont r&#233;pandues apr&#232;s l'&#233;lection pr&#233;sidentielle am&#233;ricaine de 2020. Certaines all&#233;gations se sont rapidement propag&#233;es via les communaut&#233;s en ligne et YouTube, et se sont encore amplifi&#233;es en s'associant au m&#233;contentement politique de ceux qui avaient du mal &#224; accepter les r&#233;sultats &#233;lectoraux. Par cons&#233;quent, le cadre conceptuel existant de la &#171; fraude &#233;lectorale &#187; a &#233;t&#233; qualifi&#233; de &#171; th&#233;orie du complot &#187; d'extr&#234;me droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cette fois-ci, le d&#233;bat sur la &#171; fraude &#233;lectorale &#187; refait surface parmi les citoyens. Alors que les controverses pass&#233;es sur la fraude &#233;lectorale se concentraient sur des soup&#231;ons de manipulation &#233;lectorale organis&#233;e, tels que la falsification des r&#233;sultats ou le piratage des syst&#232;mes informatiques, cette fois-ci, de plus en plus de voix s'&#233;l&#232;vent pour qualifier de &#171; fraude &#233;lectorale &#187; au sens large les diverses erreurs et les d&#233;faillances administratives survenues au cours du processus &#233;lectoral. Parmi les exemples &#233;voqu&#233;s, citons notamment la p&#233;nurie de bulletins de vote, l'impression de bulletins suppl&#233;mentaires le jour du scrutin, la controverse entourant l'annonce des r&#233;sultats provisoires avant la cl&#244;ture du scrutin, le d&#233;placement et l'ouverture des urnes en l'absence d'observateurs, l'apparition de scores identiques lors du vote anticip&#233; dans certaines circonscriptions, ainsi que le recours &#224; des forces de police contre des citoyens ordinaires lors du transport des urnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le fait que certains &#233;lecteurs aient signal&#233; avoir re&#231;u des bulletins de vote sur lesquels ne figuraient que certains candidats, et non tous, a &#233;galement fait l'objet de controverses. La Commission &#233;lectorale centrale explique &#224; ce propos que des scores identiques ou des tendances statistiques similaires peuvent &#234;tre le fruit du hasard ou r&#233;sulter de la structure m&#234;me du scrutin, et que les probl&#232;mes li&#233;s aux bulletins de vote sont &#233;galement dus &#224; des erreurs ponctuelles ou &#224; des d&#233;faillances administratives survenues lors de l'impression ou de la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, ceux qui soul&#232;vent ces soup&#231;ons affirment que ces cas sont trop nombreux et d'une ampleur trop importante pour &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme de simples erreurs, et r&#233;clament un recomptage de l'ensemble des votes. De ce fait, la controverse sur la fraude &#233;lectorale a d&#233;sormais d&#233;pass&#233; les th&#233;ories d'une manipulation organis&#233;e du pass&#233; pour s'&#233;tendre &#224; la n&#233;gligence dans la gestion &#233;lectorale et aux probl&#232;mes de proc&#233;dure ; en conclusion, des voix s'&#233;l&#232;vent affirmant que &#171; la gestion d&#233;faillante de l'&#233;lection elle-m&#234;me constitue une fraude &#233;lectorale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, certains r&#233;clament la suppression ou la r&#233;duction du syst&#232;me de vote anticip&#233;, invoquant un manque de transparence dans sa gestion et sa supervision. &#192; l'inverse, la Commission &#233;lectorale et d'autres parties prenantes affirment que le vote anticip&#233; est un syst&#232;me destin&#233; &#224; garantir le droit de vote des &#233;lecteurs et que les soup&#231;ons soulev&#233;s jusqu'&#224; pr&#233;sent ne suffisent pas &#224; remettre en cause la fiabilit&#233; de ce syst&#232;me. En fin de compte, cette controverse d&#233;passe le simple d&#233;bat sur les th&#233;ories du complot et s'&#233;tend &#224; un d&#233;bat politico-social portant sur la transparence des proc&#233;dures &#233;lectorales, la fiabilit&#233; du syst&#232;me de gestion &#233;lectorale et la l&#233;gitimit&#233; du syst&#232;me de vote anticip&#233;. Cependant, les avis restent partag&#233;s quant &#224; savoir quels cas rel&#232;vent de simples erreurs administratives et lesquels constituent des probl&#232;mes graves portant atteinte &#224; la l&#233;gitimit&#233; des &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;action des cercles politiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;bats politiques se poursuivent. Le parti d'opposition, le &#171; Parti du pouvoir du peuple, &#187; a adopt&#233; une position intransigeante d&#232;s le d&#233;but de l'affaire. Le jour du scrutin, il a d&#233;clar&#233; que &#171; l'&#233;quit&#233; des &#233;lections &#224; S&#233;oul avait &#233;t&#233; compromise &#187; et a exig&#233; l'arr&#234;t du d&#233;pouillement ainsi que la tenue d'un nouveau scrutin ; par la suite, des d&#233;put&#233;s du parti se sont rendus sur les lieux des manifestations pour continuer &#224; d&#233;noncer le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8, le parti a d&#233;pos&#233; une demande d'enqu&#234;te parlementaire, incluant dans le champ d'investigation non seulement la p&#233;nurie de bulletins de vote, mais aussi la gestion de la situation par la police lors des manifestations. Par la suite, ses 110 d&#233;put&#233;s ont propos&#233;, au nom de l'ensemble du groupe, une loi visant &#224; nommer un procureur sp&#233;cial charg&#233; d'enqu&#234;ter sur la Commission &#233;lectorale nationale. Cette loi d&#233;finit comme objets d'enqu&#234;te la violation du droit de vote due &#224; la p&#233;nurie de bulletins, la poursuite du d&#233;pouillement malgr&#233; les probl&#232;mes, les soup&#231;ons de sortie et de transport ill&#233;gaux des urnes et du mat&#233;riel &#233;lectoral, ainsi que les cas de votes identiques observ&#233;s lors du vote anticip&#233; dans certaines circonscriptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, le parti souligne qu'il ne s'agit pas d'une simple erreur administrative, mais d'un incident r&#233;v&#233;lant des probl&#232;mes structurels au sein de la Commission &#233;lectorale, et r&#233;clame notamment la discussion d'une loi sp&#233;ciale sur la tenue d'&#233;lections partielles, la suppression du vote anticip&#233; et une r&#233;forme en profondeur du syst&#232;me de gestion &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le Parti d&#233;mocrate a exprim&#233; ses regrets quant aux d&#233;faillances de la Commission &#233;lectorale centrale dans la gestion du scrutin le jour du vote, tout en rejetant cat&#233;goriquement toute demande d'interruption du d&#233;pouillement ou de nouveau scrutin. Cependant, face &#224; la controverse qui ne cesse de prendre de l'ampleur, le Parti d&#233;mocrate a d&#233;pos&#233; le 8 une motion demandant l'ouverture d'une enqu&#234;te parlementaire et a fait part de son intention de mener celle-ci dans les plus brefs d&#233;lais. Le Parti d&#233;mocrate pr&#233;voit de pr&#233;senter cette motion lors de la s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re de cette semaine et de constituer une commission sp&#233;ciale &#224; l'issue d'un vote pr&#233;vu la semaine prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, si les partis politiques s'accordent &#224; dire que la Commission &#233;lectorale centrale a manqu&#233; &#224; ses obligations, le Parti du pouvoir du peuple r&#233;clame des mesures fortes telles que la nomination d'un procureur sp&#233;cial, la tenue d'&#233;lections l&#233;gislatives anticip&#233;es et la suppression du vote par anticipation, tandis que le Parti d&#233;mocrate privil&#233;gie une approche ax&#233;e sur une enqu&#234;te parlementaire et une r&#233;forme du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lee Jae-myung n'&#233;chappe pas aux pol&#233;miques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains critiques soulignent que la r&#233;action initiale du pr&#233;sident Lee Jae-myung ne semblait pas refl&#233;ter une prise de conscience imm&#233;diate de la gravit&#233; de la situation. Il s'est content&#233; de pointer les lacunes de la Commission &#233;lectorale lors de la conf&#233;rence de presse du 8 juin, expliquant qu'il avait d'abord pens&#233; que le nombre de personnes n'ayant pas pu voter &#233;tait faible et n'aurait pas d'incidence sur le r&#233;sultat. Mais ce sont pr&#233;cis&#233;ment ces propos qui font aujourd'hui l'objet d'une controverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les voix critiques soulignent que la violation du droit de vote constitue un probl&#232;me grave en soi, ind&#233;pendamment de son impact sur le r&#233;sultat, et se demandent si le pr&#233;sident n'a pas, d&#232;s le d&#233;part, accord&#233; une attention excessive au r&#233;sultat. De plus, bien que la Commission &#233;lectorale soit un organe ind&#233;pendant en vertu de la Constitution, aux yeux du peuple, c'est le pr&#233;sident qui est le responsable ultime du fonctionnement de l'&#201;tat. Par cons&#233;quent, aux yeux d'une partie de l'opinion, le pr&#233;sident doit expliquer quelle responsabilit&#233; il ressent, en tant que chef du gouvernement et dirigeant de l'&#201;tat, face &#224; ce qui s'est produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; ces critiques, le pr&#233;sident a qualifi&#233; la situation de probl&#232;me touchant &#224; la d&#233;mocratie et au droit de vote. Il a ordonn&#233; une enqu&#234;te approfondie et une r&#233;forme du syst&#232;me, et a estim&#233; que la manifestation elle-m&#234;me constituait une contestation l&#233;gitime. Tout en se d&#233;marquant des th&#233;ories du complot sur la fraude &#233;lectorale, il a reconnu que l'&#233;chec de la gestion des &#233;lections est en effet un probl&#232;me tr&#232;s grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'un consensus se soit en parti d&#233;gag&#233; entre les citoyens et les autorit&#233;s politiques et administratives au sujet de cette affaire, les efforts visant &#224; r&#233;tablir la confiance dans les fondements de la d&#233;mocratie, qui reposent sur le droit de vote des citoyens et l'&#233;quit&#233; des &#233;lections, se poursuivront jusqu'&#224; ce qu'une vraie solution soit trouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Jiyu Choi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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