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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>&#171; Plus proche de Mai 68 que de d&#233;cembre 95 &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Plus-proche-de-Mai-68-que-de-decembre-95</link>
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		<dc:date>2010-10-19T12:20:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Vacquin</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Luttes sociales</dc:subject>
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		<dc:subject>Edition du 2010-10-19</dc:subject>

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&lt;p&gt;* Cet entretien a &#233;t&#233; publi&#233; le 14 octobre 2010 par le site Rue89. Henri Vacquin sp&#233;cialiste des questions sociales. Entretien men&#233; par David Servenay (17 octobre 2010) (tir&#233; du site &#192; l'encontre) &lt;br class='autobr' /&gt; Les grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales ont lanc&#233; un mouvement de gr&#232;ves reconductibles. Elles ont c&#233;d&#233; &#224; la pression de la base ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Henri Vacquin : Essayons d'abord de situer le cadre. Les retraites, en soi, sont plus un pr&#233;texte et un sympt&#244;me lourd d'autre chose. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce conflit, on est dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Luttes-sociales-+" rel="tag"&gt;Luttes sociales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-240-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-10-19-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-10-19&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH131/arton5612-09aba.png?1676713148' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='131' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;* Cet entretien a &#233;t&#233; publi&#233; le 14 octobre 2010 par le site Rue89. Henri Vacquin sp&#233;cialiste des questions sociales. Entretien men&#233; par David Servenay&lt;br class='autobr' /&gt;
(17 octobre 2010)&lt;br class='autobr' /&gt;
(tir&#233; du site &#192; l'encontre)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales ont lanc&#233; un mouvement de gr&#232;ves reconductibles. Elles ont c&#233;d&#233; &#224; la pression de la base ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Vacquin : Essayons d'abord de situer le cadre. Les retraites, en soi, sont plus un pr&#233;texte et un sympt&#244;me lourd d'autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce conflit, on est dans une conjoncture plus large. La question de l'&#226;ge du d&#233;part &#224; la retraite n'est pas nouvelle : souvenons-nous de ceux qui avaient des activit&#233;s p&#233;nibles, &#224; partir de 50-55 ans, dans la sid&#233;rurgie des ann&#233;es 80. Il y avait d&#233;j&#224; de fortes disparit&#233;s. Le fond du probl&#232;me n'est donc pas l'&#226;ge de la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est pour les jeunes de moins de 25 ans qui sont au ch&#244;mage et les plus de 55 ans qui sont pouss&#233;s vers la sortie (cette ann&#233;e, il y a eu 350 000 licenciements conventionnels).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, on a une majorit&#233; de l'opinion qui est pour la r&#233;forme, mais cette majorit&#233; la consid&#232;re aussi comme injuste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A r&#233;duire la r&#233;forme au probl&#232;me financier du syst&#232;me ou au couperet de l'&#226;ge, on est &#224; c&#244;t&#233; de la plaque&#8230; Le sujet, c'est l'emploi et la mani&#232;re de le g&#233;rer depuis trente ans, comme la principale variable d'ajustement des entreprises. Les retraites servent de pr&#233;texte &#224; la formulation de la col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, cela ne peut pas &#234;tre dissoci&#233; de : la crise de 2008, o&#249; rien n'a chang&#233; depuis ; la d&#233;cr&#233;dibilisation de la politique ; les affaires en cours &#8722; Bettencourt-Woerth, etc. C'est une col&#232;re &#224; l'&#233;gard d'une forme d'ultra-lib&#233;ralisme. On a une situation compliqu&#233;e, tr&#232;s impr&#233;visible et perverse : on crie contre les 65 ans, mais on est en fait dans le discr&#233;dit de l'ultra-lib&#233;ralisme. La mutation du travail a &#233;t&#233; v&#233;cu dans un certain fatalisme et les affaires r&#233;veillent une col&#232;re morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment g&#233;rer cette &#171; col&#232;re &#187; du c&#244;t&#233; des syndicats ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la manif du 24 juin, c'&#233;tait quitte ou double. Les syndicats voulaient franchir le cap du mois d'ao&#251;t o&#249; un conflit social peut tranquillement s'enliser. Ils y sont parvenus en le rendant populaire. D&#232;s le 7 septembre, ils &#233;taient &#224; nouveau dans la rue, alors que d'habitude, les manifs ont plut&#244;t lieu en octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ce n'est plus une succession de manifs, mais un mouvement social qui est en cours, avec un ancrage populaire dans les r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raymond Soubie [le conseiller social de l'Elys&#233;e, ndlr] et les autres ont sous-estim&#233; ce mouvement. Leur position &#224; tous (syndicats et gouvernement) est difficile, car il faut trouver une sortie &#224; la col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce diff&#233;rent de d&#233;cembre 1995 contre le plan Jupp&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H.V La donne est diff&#233;rente, pour plusieurs raisons :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'unit&#233; syndicale existe, sous la pression de l'opinion ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Soubie ne pourra pas jouer, comme d'autres l'ont fait avant lui &#8722; on se souvient de Nicole Notat sur les retraites &#8722;, sur une division CGT/CFDT. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dernier point est capital, car les liens sont tr&#232;s forts entre les deux &#233;tats-majors, ils ont port&#233; ensemble la recomposition syndicale. Ils sont tr&#232;s li&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, quels sont les comportements de l'opinion ? C'est la clef de tout conflit. Elle est favorable au mouvement. Pourquoi ? Il y a une col&#232;re autour des injustices v&#233;cues dans le partage des efforts qui n'est pas satisfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas exclure une radicalisation du mouvement, car il est port&#233; par une col&#232;re peu explicite mais profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'actualit&#233; joue un r&#244;le dans cette col&#232;re&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r. Je pense aux Roms depuis cet &#233;t&#233;, aux transgressions de la part de la police et aux affaires en tout genre. Tout cela alimente un climat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pensez que les syndicats peuvent &#234;tre d&#233;bord&#233;s par des mouvements plus radicaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#233;pondrai par une question : pourquoi les syndicats ne plongent pas dans une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ? D'abord, parce que personne n'y croit plus. Ensuite, ils ont la trouille d'une d&#233;stabilisation de l'Etat et de la soci&#233;t&#233;. Ils sont donc tr&#232;s responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que ce mouvement me fait plus penser &#224; 68 qu'&#224; 95. En Mai 68, je n'ai jamais compris pourquoi les usines ont d&#233;bray&#233; en suivant notre mouvement. La France a toujours eu une capacit&#233; &#224; d&#233;brayer tr&#232;s impr&#233;visible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est donc une affaire de tradition sociale&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut comprendre une chose : les gens de la SNCF ou de la RATP sont tranquilles avec leurs r&#233;gimes sp&#233;ciaux jusqu'en 2016. Mais l'ouverture du service public au grand capital les fait souffrir. Cela alimente leur attitude par rapport aux retraites. Ils sont directement concern&#233;s, avec une combativit&#233; latente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thibault a dit : &#171; On agira en fonction de ce que les AG d&#233;cideront. &#187; La CGT joue une attitude d&#233;mocratique, comme Sud-Solidaires. Pourquoi ? Parce que la solution, ce n'est pas forc&#233;ment 48 heures de gr&#232;ve direct, &#231;a peut &#234;tre deux heures fin de poste. On peut faire chier le pays autant, avec moins de moyens. C'est un autre processus de mobilisation, une mani&#232;re de dire : &#171; Tu donnes &#224; la retraite ce que tu peux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est exactement ce qui s'est pass&#233; le 23 septembre, j'ai pu le constater avec mon observatoire qui compte des chefs d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les marges de manoeuvre du gouvernement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois de juillet, les patrons disaient : &#171; Les retraites, c'est pli&#233;. &#187; Depuis l'&#233;t&#233;, c'est diff&#233;rent, ils disent : &#171; Avec les affaires, c'est devenu un probl&#232;me soci&#233;tal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; p&#232;re Soubie &#187; a sous-estim&#233; le potentiel de la gr&#232;ve. Le gouvernement a un peu discut&#233; au d&#233;but, puis le projet a &#233;t&#233; annonc&#233; et il a coup&#233; les contacts sans renouer la discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats, de leur c&#244;t&#233;, ont attendu septembre pour s'interroger sur Woerth et sa l&#233;gitimit&#233; &#224; conduire les n&#233;gociations. Ce qui est tr&#232;s responsable de leur part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela, vous ajoutez le jeu ridicule sur les chiffres des manifestants &#224; chaque nouveau rendez-vous. L&#224;, je ne suis pas s&#251;r que le gouvernement n'ait pas commis une grosse erreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sc&#233;narios de sortie de crise le gouvernement peut-il envisager ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, ils sont faibles, ces sc&#233;narios. Ils ont peur des jeunes, alors ils font un geste envers les jeunes par la voie du S&#233;nat. Idem pour les femmes. Aujourd'hui, c'est la p&#233;nibilit&#233; qui est abord&#233;e. Mais jamais ils n'atteindront par ce biais le seuil symbolique o&#249; les gens se disent : &#171; On a obtenu quelque chose. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas un anti-Sarkozy maladif (j'ai m&#234;me vot&#233; pour lui en 2007, on me l'a assez reproch&#233;), mais il a voulu faire de cette r&#233;forme un marqueur politique. Il en sortira un sentiment d'amertume int&#233;ressant pour 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que penser de l'attitude de la gauche ? On a parfois l'impression que les partis laissent les enjeux politiques aux syndicats&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On critique les syndicats, mais que penser du silence de la gauche apr&#232;s la crise financi&#232;re de 2008&#8230; Idem, en face, pour l'&#233;norme silence patronal sur les retraites. C'est dangereux, car l'Etat a une fonction d'arbitre. S'il est identifi&#233; au patronat, ce n'est pas bon pour le climat social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est trop tard pour le gouvernement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de retard est difficile &#224; rattraper. Le gouvernement s'est tromp&#233; sur l'appr&#233;ciation du mouvement et quand S&#233;gol&#232;ne [Royal, ndlr] dit qu'elle r&#233;tablira les 60 ans, personne n'y croit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme en 68, il peut y avoir des violences ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'attends plus &#224; des mini-implosions soci&#233;tales qu'&#224; un grand conflit social. En 68, on &#233;tait des boy scouts, tr&#232;s surpris d'entra&#238;ner tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de &#231;a, c'est fini l'id&#233;e re&#231;ue selon laquelle la France n'est pas r&#233;formable. Ce qui est en jeu, c'est la mani&#232;re de faire le partage des richesses et la mani&#232;re de faire cette r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les jeunes semblent un peu apathiques vis-&#224;-vis de ces enjeux&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me n'est pas l&#224;. Les jeunes savent que l'avenir sera difficile, apr&#232;s cinq &#224; six ann&#233;es de stages, m&#234;me en &#233;tant &#224; bac+4. Le fatalisme existe autant que chez les adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans ce mouvement, rien n'emp&#234;che le d&#233;clic, type Jan Palach &#224; Prague ou le Chinois face au char de la place Tian'Anmen. Il faut toujours un moment o&#249; la col&#232;re doit s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Diriez-vous, comme l'&#233;ditorial de Pierre Vianson-Pont&#233; dans Le Monde avant Mai 68, que la &#171; France s'ennuie &#187; aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A chaque conflit, on me pose cette question, mais aujourd'hui, on ne me la pose plus. Il y a beaucoup de diff&#233;rences entre les deux &#233;poques :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une pr&#233;sidence de la R&#233;publique mal incarn&#233;e (de Gaulle n'aurait pas dit &#171; casse toi pov'con &#187;) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la gauche existait, m&#234;me chez les gaullistes ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; on est dans l'inqui&#233;tude et dans l'incertitude aujourd'hui, ce n'&#233;tait pas le cas dans les ann&#233;es 60. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais deux situations aussi diff&#233;rentes peuvent g&#233;n&#233;rer des &#233;v&#233;nements similaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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