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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Cons&#233;quences au Japon de l'accident de Fukushima Daiichi : une contamination massive, durable et tr&#232;s &#233;tendue</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Consequences-au-Japon-de-l-accident-de-Fukushima-Daiichi-une-contamination</link>
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		<dc:date>2011-07-19T08:33:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>CRIIRAD</dc:creator>


		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-07-19</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le laboratoire de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Ind&#233;pendantes sur la Radioactivit&#233; - France) a effectu&#233; une mission au Japon du 24 mai au 3 juin 2011 [1]. Le pr&#233;sent document fait &#233;tat des constatations issues des premiers r&#233;sultats d'analyse. Les d&#233;p&#244;ts de c&#233;sium radioactif sur les sols ont &#233;t&#233; tr&#232;s importants. Ils g&#233;n&#232;rent, et vont g&#233;n&#233;rer pendant longtemps, un flux de rayonnements gamma responsable de l'irradiation de la population sur des tr&#232;s vastes &#233;tendues. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Asie-Proche-Orient-" rel="directory"&gt;Asie/Proche-Orient&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Nucleaire-+" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Japon-+" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-07-19-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-07-19&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH104/arton7696-d6a90.png?1781846082' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le laboratoire de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Ind&#233;pendantes sur la Radioactivit&#233; - France) a effectu&#233; une mission au Japon du 24 mai au 3 juin 2011 [1]. Le pr&#233;sent document fait &#233;tat des constatations issues des premiers r&#233;sultats d'analyse. Les d&#233;p&#244;ts de c&#233;sium radioactif sur les sols ont &#233;t&#233; tr&#232;s importants. Ils g&#233;n&#232;rent, et vont g&#233;n&#233;rer pendant longtemps, un flux de rayonnements gamma responsable de l'irradiation de la population sur des tr&#232;s vastes &#233;tendues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En l'absence de mesures de protection, des centaines de milliers d'habitants vont recevoir, du fait de cette exposition externe, des doses de rayonnement tr&#232;s sup&#233;rieures &#224; la limite de 1 mSv/an. Il faut ajouter &#224; cela l'exposition interne (du fait notamment de l'ingestion d'aliments contamin&#233;s) et surtout toutes les doses re&#231;ues depuis le 12 mars derniers, des doses qui ont &#233;t&#233; ont pu &#234;tre extr&#234;mement &#233;lev&#233;es au cours de la premi&#232;re semaine du fait de la quasi absence de mesures de protection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 / Importance de la contamination &#224; plus de 60 km : l'exemple de la ville de Fukushima&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'irradiation externe conduit &#224; un niveau de risque inacceptable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures de terrain et analyses de sol effectu&#233;es par le laboratoire de la CRIIRAD sur la ville de Fukushima, situ&#233;e &#224; 60-65 km de la centrale nucl&#233;aire de Fukushima Daiichi, indiquent que les retomb&#233;es de c&#233;sium 134 et 137 radioactif sont de plusieurs centaines de milliers de Bq/m2 : 490 000 Bq/m2 sur la pelouse de l'&#233;cole primaire Moriai ; plus de 700 000 Bq/m2 dans le quartier Watari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En se d&#233;sint&#233;grant, les atomes de c&#233;sium &#233;mettent des radiations gamma tr&#232;s p&#233;n&#233;trantes. Elles peuvent parcourir dans l'air plus de 60 m&#232;tres, c'est ce qui a permis aux am&#233;ricains d'&#233;tablir une carte des retomb&#233;es au moyen de sondes h&#233;liport&#233;es. Ces radiations traversent &#233;galement les murs et les fen&#234;tres des habitations et irradient les gens dans leur domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin mai 2011, les d&#233;bits de dose relev&#233;s par la CRIIRAD dans la ville de Fukushima, &#224; 1 m&#232;tre du sol, en ext&#233;rieur, &#233;taient typiquement plus de 10 fois, voire plus de 20 fois sup&#233;rieurs &#224; la normale (sup&#233;rieurs &#224; 1 et 2 &#956;Sv/h). L'irradiation est encore mesurable dans les &#233;tages des b&#226;timents. Des mesures effectu&#233;es au 4e &#233;tage d'un immeuble ont montr&#233; un exc&#232;s de radiation qui augmente lorsqu'on se rapproche des fen&#234;tres (m&#234;me ferm&#233;es). A l'int&#233;rieur d'une maison individuelle du quartier Watari, la CRIIRAD a mesur&#233; un d&#233;bit de dose plus de 3 fois sup&#233;rieur &#224; la normale au contact du tatami dans la chambre des enfants (0,38 &#956;Sv/h) et 6 fois sup&#233;rieur dans le salon &#224; 1 m&#232;tre du sol (0,6 &#956;Sv/h). Devant la maison, on mesure, 2,2 &#956;Sv/h dans le jardin d'agr&#233;ment et 2,9 &#956;Sv/h au niveau de la pelouse d'une &#233;cole proche (mesures &#224; 1 m&#232;tre du sol).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette irradiation ne diminuera que tr&#232;s lentement. Elle est due en effet principalement au c&#233;sium 137 et au c&#233;sium 134 dont les p&#233;riodes physiques sont longues (30 ans et 2 ans respectivement). Cela signifie que la radioactivit&#233; du c&#233;sium 137 sera divis&#233;e par 2 dans 30 ans. On peut estimer que dans les douze mois &#224; venir, la radioactivit&#233; du c&#233;sium 134 ne sera abaiss&#233;e que de 30 % et celle du c&#233;sium 137 de 3%. La radiation ambiante ne sera r&#233;duite que de quelques dizaines de %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si rien n'est fait, les habitants de la ville de Fukushima pourraient subir dans les douze mois &#224; venir une irradiation externe de plusieurs milliSieverts alors que la dose au-del&#224; de laquelle le risque de cancer mortel est jug&#233; inacceptable par la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) est de 1 milliSievert par an, ce qui correspond &#224; 5 d&#233;c&#232;s pour 100 000 personnes&lt;br class='autobr' /&gt;
expos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or les autorit&#233;s japonaises ont fix&#233; une limite de dose de 20 milliSieverts comme crit&#232;re pour d&#233;cider d'&#233;vacuer d&#233;finitivement ou non les populations. Ceci correspond &#224; un risque de cancer mortel &#224; terme 20 fois sup&#233;rieur au risque acceptable. Ceci est d'autant plus grave que les habitants de Fukushima ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fortement expos&#233;s. Il faut &#233;galement tenir compte des doses li&#233;es &#224; la contamination interne que ces populations continuent &#224; subir par ingestion de denr&#233;es contamin&#233;es et des risques li&#233;s &#224; l'inhalation de poussi&#232;res &#224; partir du sol contamin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la ville de Fukushima, la CRIIRAD a mesur&#233; par exemple dans la terre pr&#233;lev&#233;e sous les balan&#231;oires de l'&#233;cole primaire Moriai, une contamination en c&#233;sium 137 + 134 de 370 000 Bq/kg. Ce sol est devenu un d&#233;chet radioactif qui devrait &#234;tre stock&#233; dans les meilleurs d&#233;lais sur un site appropri&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une population d&#233;j&#224; tr&#232;s expos&#233;e aux radiations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La persistance de la contamination en iode 131 des sols pr&#233;lev&#233;s par la CRIIRAD fin mai 2011 dans la ville de Fukushima permet d'&#233;valuer les retomb&#233;es initiales en iode 131 &#224; des millions de Bq/m2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'iode 131 a une p&#233;riode physique de 8 jours, sa radioactivit&#233; &#233;tait donc plus de 600 fois sup&#233;rieure lors des retomb&#233;es. Ceci t&#233;moigne de la forte contamination de l'air lors de l'arriv&#233;e des panaches contamin&#233;s en particulier le 15 mars 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait &#233;galement d'autres substances radioactives qui se sont largement d&#233;sint&#233;gr&#233;es depuis comme le c&#233;sium 136, le tellure 129, le tellure 132, l'iode 132, l'iode 133, etc.. ainsi que des gaz radioactifs comme le x&#233;non 133 et le krypton 85 qui ne sont pas accumul&#233;s dans les sols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants de cette ville ont donc d&#233;j&#224; &#233;t&#233; soumis &#224; une contamination interne tr&#232;s importante d'abord par inhalation d'air contamin&#233; et surtout par ingestion de denr&#233;es contamin&#233;es du fait des d&#233;p&#244;ts de substances radioactives. Les autorit&#233;s japonaises n'ont en effet &#233;dict&#233; des restrictions de consommation sur la pr&#233;fecture de Fukushima qu'&#224; partir du 21 et 23 mars (selon les types d'aliments). Les populations ont donc consomm&#233; pendant plus d'une semaine des aliments tr&#232;s contamin&#233;s, sans aucune restriction ni information. Ils ont pu de ce fait recevoir des doses efficaces de plusieurs dizaines de milliSievert et les doses &#224; la thyro&#239;de d&#233;passant le Sievert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour m&#233;moire, la contamination initiale des &#233;pinards par l'iode 131, &#224; 100 km au sud de la centrale &#233;tait telle qu'en consommant 200 grammes un jeune enfant pouvait d&#233;passer la dose maximale annuelle admissible de 1 milliSievert, &#224; 40 kilom&#232;tres au nord-ouest, les v&#233;g&#233;taux &#233;taient tellement contamin&#233;s que cette limite annuelle pouvait &#234;tre atteinte en consommant 5 grammes de v&#233;g&#233;taux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est indispensable que les populations touch&#233;es obtiennent une &#233;valuation fiable des doses d&#233;j&#224; subies et il est imp&#233;ratif de tout faire pour limiter leur exposition &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 / Ampleur de la zone touch&#233;e par les retomb&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les retomb&#233;es concernent un territoire tr&#232;s &#233;tendu, bien au-del&#224; de la zone interdite de 20 km et bien au-del&#224; de la pr&#233;fecture de Fukushima. En fonction des conditions m&#233;t&#233;orologiques, les masses d'air contamin&#233; se sont d&#233;plac&#233;es sur des centaines de kilom&#232;tres et les pr&#233;cipitations (pluie et neige) ont entrain&#233; les particules radioactives au sol. Les d&#233;p&#244;ts de c&#233;sium 134 et 137 entra&#238;nent une contamination durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est confirm&#233; par les pr&#233;l&#232;vements de sol et par les mesures de d&#233;bit de dose r&#233;alis&#233;es [2] par la CRIIRAD (&#224; 1 m&#232;tre du sol), du 24 mai au 3 juin 2011. On mesure en effet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 0,47 &#956;Sv/h &#224; Marumori (pr&#233;fecture de Miyagi), &#224; environ 60 km au nord de la centrale. Le niveau naturel calcul&#233; [3] est de 0,1 &#956;Sv/h et les retomb&#233;es [4] en c&#233;sium 137 et 134 de plus de 95 000 Bq/m2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 0,33 &#956;Sv/h pr&#232;s de Hitachi (pr&#233;fecture d'Ibaraki) environ 88 kilom&#232;tres au sud de la centrale. Le niveau naturel calcul&#233; est de 0,07 &#956;Sv/h et les retomb&#233;es en c&#233;sium de plus de 50 000 Bq/m2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'iode 131 est encore d&#233;tect&#233; dans le pr&#233;l&#232;vement du 25 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 0,28 &#956;Sv/h &#224; Ishioka (pr&#233;fecture d'Ibaraki) &#224; environ 160 km au sud sud-ouest de la centrale. Le niveau naturel calcul&#233; est de 0,06 &#956;Sv/h et les retomb&#233;es en c&#233;sium de plus de 48 000 Bq/m2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe donc, tant au niveau des pr&#233;fectures d'Ibaraki que de Miyagi, des secteurs sur lesquels le tauxde radiation artificiel est plus de 4 fois sup&#233;rieur au niveau naturel. Cela repr&#233;sente donc pour une personne qui passe 50 % de son temps en ext&#233;rieur, une dose ajout&#233;e sur les douze prochains mois&lt;br class='autobr' /&gt;
susceptible de d&#233;passer la dose maximale annuelle admissible de 1 milliSievert par an, sans tenir compte, ni de l'irradiation externe induite &#224; l'int&#233;rieur des b&#226;timents, ni de la contamination interne par ingestion de nourriture contamin&#233;e ou par inhalation des particules radioactives remises en suspension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats contredisent les informations relay&#233;es par l'Autorit&#233; de Suret&#233; Nucl&#233;aire fran&#231;aise qui &#233;crit dans un communiqu&#233; du 28 juin 2011 : &#171; A l'ext&#233;rieur du site, la d&#233;croissance des d&#233;bits de dose mesur&#233;s dans l'environnement continue. A Fukushima, le 7 juin, le d&#233;bit de dose &#233;tait 1,6 &#956;Sv&lt;br class='autobr' /&gt;
(microSievert)/h. Les 45 autres pr&#233;fectures pr&#233;sentent des d&#233;bits de dose inf&#233;rieurs &#224; 0,1 &#956;Sv/h &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Au niveau de la ville de Tokyo, l'exposition r&#233;siduelle par irradiation externe est susceptible de conduire &#224; une exposition non n&#233;gligeable. La CRIIRAD a mesur&#233; par exemple 0,14 &#956;Sv/h d&#233;but juin, dans le parc Wadabori-Koen, &#224; Tokyo (&#224; environ 235 km de la centrale). Dans ce parc, le niveau naturel calcul&#233; est de 0,06 &#956;Sv/h et les retomb&#233;es en c&#233;sium 134 et 137 de plus de 14 000 Bq/m2. Il faudrait disposer de donn&#233;es pour toute l'agglom&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi la CRIIRAD demande aux citoyens japonais d'exiger la publication de cartes d&#233;taill&#233;es des retomb&#233;es et de la contamination r&#233;siduelle, &#224; l'&#233;chelle de tout le pays, et avec une pr&#233;cision suffisante, c'est-&#224;-dire correspondant &#224; des retomb&#233;es en c&#233;sium &#224; partir de 1 000 Bq/m2 et non pas de 300 000 Bq/m2 comme sur les cartes publi&#233;es le 6 mai 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Un premier bilan des investigations a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; lors de conf&#233;rences de presse &#224; Fukushima (30 mai) et Tokyo (31 mai et 1er juin 2011) et sont expos&#233;es dans un compte rendu disponible sur le site de la CRIIRAD (en Anglais) : disponible sur ESSF (article 22247) : Fukushima : Preliminary comments &#8212; CRIIRAD mission in Japan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Mesures r&#233;alis&#233;es par Christian Courbon, Bruno Chareyron (laboratoire CRIIRAD) et Wataru Iwata (ONG Japonaise Project 47) au moyen d'un compteur proportionnel compens&#233; en &#233;nergie, mod&#232;le LB123 de marque Berthold.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] La contamination &#233;tant d&#233;tectable partout y compris &#224; Tokyo, il est difficile de d&#233;terminer le taux de radiation naturel en&lt;br class='autobr' /&gt;
l'absence de contamination. A partir d'analyses de sol ayant permis de mesurer l'activit&#233; des radionucl&#233;ides naturels &#233;metteurs gamma, le laboratoire de la CRIIRAD a recalcul&#233; le d&#233;bit de dose naturel th&#233;orique (composante tellurique et contribution du rayonnement cosmique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Il s'agit de retomb&#233;es estim&#233;es &#224; partir des concentrations en c&#233;sium 137 et c&#233;sium 134 mesur&#233;es sur la strate 0-5 cm d'une carotte &#233;chantillonn&#233;e sur un terrain plat, non remani&#233; et donc susceptible d'avoir correctement conserv&#233; le d&#233;p&#244;t intervenu en mars 2011. L'activit&#233; surfacique donn&#233;e est une estimation pr&#233;liminaire par d&#233;faut car l'analyse des strates 5-10 cm et des fractions &gt; 2 mm se poursuit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'autorit&#233; de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire japonaise consid&#232;re que les accidents survenus &#224; la centrale de Fukushima Daichi doivent &#234;tre class&#233;s au niveau 7, le plus &#233;lev&#233;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-autorite-de-surete-nucleaire-japonaise-considere-que-les-accidents-survenus-a</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/L-autorite-de-surete-nucleaire-japonaise-considere-que-les-accidents-survenus-a</guid>
		<dc:date>2011-04-19T08:58:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>CRIIRAD</dc:creator>


		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-04-19</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Compte tenu de la quantit&#233; de produits radioactifs rejet&#233;s dans l'atmosph&#232;re, l'autorit&#233; de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire japonaise [1] consid&#232;re que les accidents survenus &#224; la centrale nucl&#233;aire de FUKUSHIMA DAIICHI doivent &#234;tre class&#233;s au niveau 7 de l'&#233;chelle INES, niveau maximum r&#233;serv&#233; jusqu'&#224; ce jour &#224; la catastrophe de TCHERNOBYL [2]. &lt;br class='autobr' /&gt; L'autorit&#233; de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire japonaise (NISA) pr&#233;cise que ce classement est provisoire, bas&#233; sur des calculs estimatifs et que les rejets ne repr&#233;senteraient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-04-19-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-04-19&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH109/arton7067-28ec5.png?1781846083' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Compte tenu de la quantit&#233; de produits radioactifs rejet&#233;s dans l'atmosph&#232;re, l'autorit&#233; de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire japonaise [1] consid&#232;re que les accidents survenus &#224; la centrale nucl&#233;aire de FUKUSHIMA DAIICHI doivent &#234;tre class&#233;s au niveau 7 de l'&#233;chelle INES, niveau maximum r&#233;serv&#233; jusqu'&#224; ce jour &#224; la catastrophe de TCHERNOBYL [2].&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'autorit&#233; de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire japonaise (NISA) pr&#233;cise que ce classement est provisoire, bas&#233; sur des calculs estimatifs et que les rejets ne repr&#233;senteraient que 7 &#224; 12% des rejets de TCHERNOBYL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les rejets de FUKUCHIMA DAIICHI soient inf&#233;rieurs ou &#233;quivalents &#224; ceux de la centrale ukrainienne 5, ils ont provoqu&#233; une contamination pr&#233;occupante qui affecte des millions de personnes. Les calculs auraient d&#251; &#234;tre faits bien plus t&#244;t et mis au service de leur protection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rie d'accidents survenus depuis le 11 mars 2011 &#224; la centrale nucl&#233;aire de Fukushima Daiichi est reclass&#233;e du niveau 5 au niveau 7 de l'&#233;chelle INES (International Nuclear Event Scale). Le reclassement est bas&#233; sur les &#233;valuations de rejets atmosph&#233;riques effectu&#233;es par l'agence japonaise de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire (NISA , nuclear and industrial safety agency) et par la commission de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire japonaise (NSC, nuclear safety commission). Les hypoth&#232;ses et calculs ne sont pas communiqu&#233;s [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le crit&#232;re pris en r&#233;f&#233;rence est celui d&#233;fini par le manuel INES (version 2008) : pour &#233;valuer l'importance d'un rejet de produits radioactifs dans l'atmosph&#232;re, &#224; savoir 50 000 TBq (5.1016 Bq) en &#233;quivalent d'iode 131 (cf. page 17 du manuel). Le syst&#232;me de pond&#233;ration de l'activit&#233; des radionucl&#233;ides s&#233;lectionn&#233;s s'effectue en r&#233;f&#233;rence &#224; l'iode 131. Pour le c&#233;sium 137, le facteur multiplicatif est fix&#233; &#224; 40 (cf. page 16 du manuel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;valuation du NISA donne pour FUKUSHIMA DAIICHI un rejet 7 fois sup&#233;rieur au seuil de classement au niveau 7 ; celle du NSC (bas&#233;e elle aussi sur un calcul exp&#233;rimental) aboutit &#224; une valeur pr&#232;s de 13 fois sup&#233;rieure (voir tableau ci-apr&#232;s). Il s'agit des rejets effectu&#233;s &#224; ce jour. Cela ne pr&#233;juge pas des &#233;volutions &#224; venir. Par ailleurs, ces &#233;valuations ne concernent que les rejets de produits radioactifs dans l'atmosph&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rejets dans l'Oc&#233;an Pacifique (massifs mais non document&#233;s) ne sont pas pris en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est utile de rappeler que le 12 mars, les autorit&#233;s japonaises avaient d'abord class&#233; au niveau 4 l'accident survenu au r&#233;acteur n&#176;1 (&#171; rejet mineur de mati&#232;res radioactives n'exigeant probablement pas la mise en &#339;uvre de contre-mesures pr&#233;vues autres que la surveillance des aliments locaux &#187;). Ce classement a &#233;t&#233; maintenu du 12 mars au 18 mars, pendant toute la phase de rejets intenses (d&#233;gazage, explosions, incendies..).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mars, les accidents survenus sur les r&#233;acteurs n&#176;1, 2 et 3 &#233;taient class&#233;s chacun au niveau 5 de l'&#233;chelle INES [4] : &#171; accident ayant des cons&#233;quences &#233;tendues &#187; mais &#171; rejet limit&#233; de mati&#232;res radioactives &#187;, par opposition au &#171; rejet important &#187; du niveau 6 et au &#171; rejet majeur &#187; du niveau 7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant la population et l'environnement, le niveau 5 correspond &#224; un rejet sup&#233;rieur au seuil de 5.10puissance 14 Bq mais inf&#233;rieur &#224; 5.10puissance 15 Bq (seuil de classement en niveau 6). Le fait de classer s&#233;par&#233;ment chaque unit&#233; de la centrale nucl&#233;aire permet &#233;videmment un classement a minima. Pour la population, &#233;videmment, tous les rejets se confondent et se cumulent.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Crit&#232;re de classement au niveau 7 de l'&#233;chelle INES : 5.10p.16&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Tchernobyl&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;f&#233;rence *&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Fukushima n&#176;1&lt;br class='autobr' /&gt;
Estimation NISA&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Fukushima n&#176;1&lt;br class='autobr' /&gt;
Annonce NSC&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Valeur pond&#233;r&#233;e : iode 131 + (40 x c&#233;sium 137)&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourcentage par rapport &#224; Tchernobyl&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5,2E+18&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,7E+17&lt;br class='autobr' /&gt;
7%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,3E+17&lt;br class='autobr' /&gt;
12%&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Rejet d'iode 131&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourcentage par rapport &#224; Tchernobyl&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,8E+18&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,3E+17&lt;br class='autobr' /&gt;
7%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,5E+17&lt;br class='autobr' /&gt;
8%&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Rejet de c&#233;sium 137&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourcentage par rapport &#224; Tchernobyl&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;8,5E+16&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,1E+15&lt;br class='autobr' /&gt;
7%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,2E+16&lt;br class='autobr' /&gt;
14%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;(*) Comparaison avec Tchernobyl : comme la CRIIRAD l'&#233;crivait le 14 mars, vu la situation des r&#233;acteurs et des piscines de stockage des combustibles irradi&#233;s, les bilans sont pr&#233;matur&#233;s. Ceci &#233;tant, si les autorit&#233;s de s&#251;ret&#233; japonaises souhaitent effectuer des parall&#232;les sur les rejets, il importe de prendre en compte tous les &#233;l&#233;ments, notamment : 1/ la composition isotopique des rejets (et pas seulement l'iode 131 et le c&#233;sium 137) : du fait de l'explosion et du feu de graphite, le cocktail de Tchernobyl &#233;tait probablement plus radiotoxique ; 2/ l'estimation des activit&#233;s rejet&#233;es dans l'oc&#233;an Pacifique. 3/ le tonnage du combustible nucl&#233;aire pr&#233;sent sur les installations : 1760 tonnes &#224; Fukushima Daiichi ; 180 tonnes pour le r&#233;acteur n&#176;4 de Tchernobyl [5] ; etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la CRIIRAD, ce classement arrive trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hypoth&#232;ses et calculs auraient d&#251; servir &#224; prot&#233;ger les habitants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le classement s'effectue le 12 avril sur la base des rejets qui se sont produits pour l'essentiel 4 semaines plus t&#244;t ! Qu'importe d'ailleurs le classement ! La question de fond n'est pas de savoir o&#249; se situent les rejets de FUKUSHIMA DAIICHI par rapport &#224; ceux de Tchernobyl. Les experts auront tout le temps de le d&#233;terminer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urgence, c'est d'&#233;valuer les niveaux de risque et de dimensionner en cons&#233;quence les mesures de protection. OU, PLUS EXACTEMENT, C'ETAIT L'URGENCE D'IL Y A 4 OU 5 SEMAINES ! Il aurait fallu anticiper, &#233;valuer les doses que les habitants &#233;taient susceptibles de recevoir et d&#233;cider en cons&#233;quence des contre-mesures &#224; prendre pour limiter, autant qu'il est possible dans de telles conditions, l'irradiation et la contamination des habitants des zones les plus affect&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que l'exposition des habitants, r&#233;sulte du cumul de diff&#233;rentes voies d'exposition : 1/ l'irradiation externe par les rayonnements &#233;mis par les particules pr&#233;sentes dans l'air, puis par les d&#233;p&#244;ts radioactifs accumul&#233;s sur les sols et surfaces ; 2/ l'irradiation interne du fait des gaz et a&#233;rosols radioactifs inhal&#233;s en continu depuis le d&#233;but des rejets radioactifs ; 3/ l'irradiation interne par ingestion involontaire de particules radioactives et du fait de la consommation d'aliments contamin&#233;s .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'addition de toutes ces contributions et l'accumulation des doses dans le temps conduit &#224; un tableau particuli&#232;rement pr&#233;occupant, et bien au-del&#224; des 30 km retenus par les autorit&#233;s pour la mise en &#339;uvre des actions d'&#233;vacuation, de confinement et de distribution d'iode stable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des d&#233;bits de dose de plusieurs microSieverts par heure (&#181;Sv/h), voire de plusieurs dizaines de &#181;Sv/h, ont &#233;t&#233;, sont encore, couramment mesur&#233;s que ce soit dans la zone de mise &#224; l'abri (20-30 km) ou &#224; l'ext&#233;rieur, avec des valeurs d&#233;passant m&#234;me les 100 &#181;Sv/h ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une augmentation brutale de la radioactivit&#233; de l'air a &#233;t&#233; enregistr&#233;e &#224; TOKYO, &#224; 230 km au sud de la centrale de FUKUSHIMA DAIICHI, le 15 mars au matin (jusqu'&#224; 240 Bq/m3 &#224; 11h pour l'iode particulaire et on ignore encore la quantit&#233; d'iode gazeux !). Les conditions m&#233;t&#233;orologiques ont heureusement limit&#233; &#224; 3 heures la phase de forte contamination. Avec quelques heures suppl&#233;mentaires, il aurait fallu administrer de l'iode stable aux groupes critiques et les autorit&#233;s n'en auraient jamais eu le temps. Si Tokyo a &#233;t&#233; relativement &#233;pargn&#233;, ce n'est pas le cas des villes et villages situ&#233;s plus au nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le niveau de contamination des l&#233;gumes &#224; feuille a atteint des centaines de milliers, voire des millions de becquerels d'iode 131 par kilogramme (Bq/kg) : 690 000 Bq/kg &#224; IWAKI, ville de 345 000 habitants &#224; 45 km au sud de la centrale ; 2 540 000 Bq/kg &#224; IITATE, gros village de 7 000 habitants, &#224; 40 km au nord-ouest. A ce niveau de contamination, ce ne sont plus des aliments, ce sont des d&#233;chets radioactifs : il suffit qu'un jeune enfant avale 2 ou 3 grammes de ce l&#233;gume pour recevoir la limite maximale admissible sur 1 an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ces premi&#232;res mesures datent du 18 mars (rien avant !) et leur publication du 22 mars. Elles posent avec acuit&#233; la question des activit&#233;s incorpor&#233;es par les populations avant la mise en &#339;uvre des contr&#244;les. Certes, il faut tenir compte des terribles conditions cr&#233;&#233;es par le s&#233;isme et le tsunami mais sachant que plusieurs r&#233;acteurs n'&#233;taient plus refroidis et que les op&#233;rations de d&#233;gazage allaient probablement provoquer des rejets radioactifs massifs, comment expliquer, plusieurs jours durant, l'absence de mesure dans la pr&#233;fecture de Fukushima, secteur g&#233;ographique le plus expos&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Autre question, celle des incorporations li&#233;es &#224; l'ingestion d'aliments contamin&#233;s mais &#224; des niveaux inf&#233;rieurs aux limites applicables aux situations accidentelles (2 000 Bq/kg pour l'iode 131 dans les l&#233;gumes par exemple) ? Les limites instaur&#233;es par les autorit&#233;s japonaises sont globalement un peu plus protectrices que celle mises en &#339;uvre en Europe mais elles restent elles aussi trop &#233;lev&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Compte tenu des quantit&#233;s d'iode radioactif que les habitants des zones contamin&#233;es &#233;taient susceptibles d'inhaler et d'ing&#233;rer, et sachant que l'iode stable n'est efficace qu'&#224; condition d'&#234;tre ing&#233;r&#233; AVANT l'arriv&#233;e de la contamination, et en tout cas le plus pr&#233;cocement possible, comment se fait-il que le NISA indique que l'ordre d'administrer les comprim&#233;s n'a &#233;t&#233; donn&#233; que le 21 mars, soit plusieurs jours apr&#232;s la survenue de rejets radioactifs massifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CRIIRAD travaille &#224; la r&#233;daction d'un document de r&#233;f&#233;rence sur les niveaux d'exposition des habitants des r&#233;gions qui subissent depuis un mois l'impact des rejets radioactifs de la centrale nucl&#233;aire de FUKUSHIMA DAIICHI. Tous les &#233;l&#233;ments ci-dessus y seront repris et d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Documents annexes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Dans son communiqu&#233; du 14 mars 2011, la CRIIRAD critiquait le classement au niveau 4 de l'&#233;chelle INES par les autorit&#233;s japonaises. &#171; La CRIIRAD d&#233;nonce la sous-&#233;valuation de la gravit&#233; des accidents survenus sur la centrale nucl&#233;aire de FUKUSHIMA DAIICHI et le manque crucial d'information tant sur les quantit&#233;s de radioactivit&#233; rejet&#233;es depuis vendredi que sur les niveaux de contamination de l'air. Faute de ces donn&#233;es, il est impossible de se prononcer sur les niveaux de risques radiologiques. Les rares chiffres disponibles emp&#234;chent en tout cas de qualifier les rejets de &#171; mineurs &#187; (niveau 4 dans l'&#233;chelle INES) ou de &#171; faibles &#187; (d&#233;claration t&#233;l&#233;vis&#233;e de Mme KOSCIUSKO-MORIZET dimanche matin). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L'&#233;chelle INES : pr&#233;sentation synth&#233;tique en fran&#231;ais ; manuel complet en anglais (version 2008) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.criirad.org/actualites/d..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.criirad.org/actualites/d..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] &#171; The Rating of the International Nuclear and radiological Event Scale (INES) on the events in Fukushima Dai-ichi Nuclear Power Station (NPS), Tokyo Electric Power Co. Inc., caused by the Tohoku District - off the Pacific Ocean Earthquake is temporarily assessed as level 7, considering information obtained after March 18th. &#187; NISA news release, April 12, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Explosion du r&#233;acteur n&#176;4 le 26 avril 1986, il y a pr&#232;s de 25 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] En tout cas ne l'&#233;taient pas lors de la publication de ce communiqu&#233; le 12 avril &#224; 18h. Le NISA pr&#233;cise qu'il s'agit d'un calcul exp&#233;rimental utilisant notamment le r&#233;sultat des analyses de la situation des r&#233;acteurs, conduites par le JNES, Japan Nuclear Energy Safety Organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Les incendies, explosion et la perte de refroidissement sur la piscine de stockage des combustibles irradi&#233;s du r&#233;acteur n&#176;4, et les incendies et l'explosion qui s'y sont produits ont &#233;t&#233; class&#233;s au niveau 3 : &#171; incident grave &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Cf. Annexe : Fukushima radioactive fallout nears Chernobyl levels &#8211; Newscientist.com &#8211; 25 mars 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site du CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Ind&#233;pendantes sur la Radioactivit&#233;) peut &#234;tre consult&#233; &#224; l'adresse suivante : &lt;a href=&#034;http://www.criirad.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.criirad.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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