<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_auteur=2846&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1781022263</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Premi&#232;res r&#233;flexions sur les &#233;lections grecques</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Premieres-reflexions-sur-les-elections-grecques</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Premieres-reflexions-sur-les-elections-grecques</guid>
		<dc:date>2015-10-13T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Panagiotis Sotiris</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233; avec la Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233; avec le peuple grec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-09-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Panagiotis Sotiris, militant d'Unit&#233; Populaire (UP), tire dans cet article un premier bilan des &#233;lections grecques, et notamment des r&#233;sultats d&#233;cevants de ce front de la gauche radicale grecque. Voulant f&#233;d&#233;rer la gauche du Non qui l'avait emport&#233; lors du r&#233;f&#233;rendum du 5 juillet, Unit&#233; populaire s'est constitu&#233; autour de courants qui &#233;taient partie int&#233;grante de Syriza mais ont rompu avec sa direction, d'autres qui militaient au sein d'Antarasya (front de la gauche r&#233;volutionnaire grecque), (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Solidarite-avec-la-Grece-+" rel="tag"&gt;Solidarit&#233; avec la Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Solidarite-avec-le-peuple-grec-+" rel="tag"&gt;Solidarit&#233; avec le peuple grec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-09-29-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-09-29&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton23512-8277d.jpg?1781283275' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Panagiotis Sotiris, militant d'Unit&#233; Populaire (UP), tire dans cet article un premier bilan des &#233;lections grecques, et notamment des r&#233;sultats d&#233;cevants de ce front de la gauche radicale grecque. Voulant f&#233;d&#233;rer la gauche du Non qui l'avait emport&#233; lors du r&#233;f&#233;rendum du 5 juillet, Unit&#233; populaire s'est constitu&#233; autour de courants qui &#233;taient partie int&#233;grante de Syriza mais ont rompu avec sa direction, d'autres qui militaient au sein d'Antarasya (front de la gauche r&#233;volutionnaire grecque), ou encore de voix dissidentes issues du KKE (parti communiste grec).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de la revue Contretemps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Panagiotis Sotiris est un th&#233;oricien marxiste, auteur de nombreux articles dont plusieurs ont &#233;t&#233; publi&#233;s par Contretemps-web. Cet article est paru initialement en anglais, le 22 septembre, sur Jacobin (&lt;a href=&#034;https://www.jacobinmag.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jacobinmag.com/&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'a pas &#233;t&#233; une bonne soir&#233;e &#233;lectorale. Je ne parle pas principalement du fait qu'Unit&#233; Populaire a &#233;chou&#233; &#224; atteindre le seuil de 3% qui lui aurait permis d'avoir une repr&#233;sentation parlementaire, mais bien du fait que les r&#233;sultats &#233;lectoraux semblent &#234;tre une justification de la capitulation de Syriza face &#224; l'Union Europ&#233;enne et de la signature du nouveau memorandum. Ce nouvel accord de pr&#234;t impliquera des coupes d&#233;vastatrices et des r&#233;formes n&#233;o-lib&#233;rales, et, maintenant, nous avons un Parlement domin&#233; par les forces pro-memorandum. Ce qui est en opposition frontale avec le r&#233;f&#233;rendum de juillet, quand des millions de personnes ont massivement rejet&#233; l'aust&#233;rit&#233; impos&#233;e par la tro&#239;ka et la d&#233;vastation sociale qui l'accompagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pari cynique de Tsipras a &#233;t&#233; de placer les &#233;lections sur le terrain du d&#233;bat de quel parti (et quel Premier Ministre) allait &#234;tre le mieux &#224; m&#234;me de mettre en &#339;uvre le memorandum qui avait d&#233;j&#224; approuv&#233; par Syriza et les partis du syst&#232;me le 14 ao&#251;t. Sa strat&#233;gie a &#233;t&#233; de pr&#233;senter le m&#233;morandum comme in&#233;vitable, in&#233;luctable. Il a &#233;vit&#233; presque toutes les r&#233;f&#233;rences &#224; l'accord, en ne pr&#233;sentant que le choix entre lui et Vangelis Meimarakis, le leader du parti de centre droit Nouvelle D&#233;mocratie. Finalement, les Grecs ont choisi de donner une seconde chance &#224; Syriza plut&#244;t qu'aux autres partis syst&#233;miques, pro-m&#233;morandum. Il ne s'agit pas d'un vote d'espoir, mais d'un vote pour le &#171; moindre mal &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que les Grecs Ind&#233;pendants (ANEL) aient r&#233;ussi &#224; entrer au Parlement a donn&#233; &#224; Tsipras la possibilit&#233; de renouveler sa coalition gouvernementale avec eux. En ce qui concerne les autres partis pro memorandum, Nouvelle D&#233;mocratie n'a pas r&#233;ussi &#224; concurrencer efficacement Syriza, en particulier parce qu 'elle porte la responsabilit&#233; de diriger les coalitions pro memorandum depuis 2011. Le Pasok a r&#233;ussi &#224; am&#233;liorer son r&#233;sultat de janvier, mais le fait qu'Anel ait r&#233;ussi &#224; entrer au Parlement signifie que Syriza n'avait plus besoin de son soutien. To Potami, un parti ouvertement n&#233;olib&#233;ral ( l' &#187;extr&#234;me-centre &#187; de la vie politique grecque) a perdu un tiers de ses &#233;lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, l'augmentation dramatique de l'abstention, 773 000 votants de moins qu'en janvier, est l'expression de la crise politique et, en particulier, d'un sentiment de d&#233;faite largement r&#233;pandu dans la classe ouvri&#232;re grecque. De m&#234;me, les 3,4% de voix en faveur de l'Union du Centre sont une autre expression de cette d&#233;sillusion. Le leader du parti, Vassilis Leventis, est connu pour avoir propos&#233; ses &#171; analyses politiques &#187; sur des cha&#238;nes de t&#233;l&#233; de seconde zone dans les ann&#233;es 1990. Son travail &#233;tait consid&#233;r&#233; comme une sorte de th&#233;&#226;tre sans aucun s&#233;rieux, mais aujourd'hui, l'Union du Centre est apparue comme le principal volet d'un vote de protestation &#171; anti-politique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, les n&#233;o-nazis d'Aube Dor&#233;e, dont le leader a cyniquement reconnu la responsabilit&#233; politique dans le meurtre de l'artiste anti-fasciste Pavlos Fyssas, ont augment&#233; leur pourcentage, m&#234;me si, en raison d'une plus faible participation, le parti a l&#233;g&#232;rement recul&#233; en nombre de voix depuis janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unit&#233; Populaire, bien s&#251;r, n'a pas connu le succ&#232;s dimanche. Avec 2,86%, elle n'a pas r&#233;ussi &#224; obtenir une repr&#233;sentation parlementaire. Il s'agit d'un &#233;chec politique &#233;vident, sp&#233;cialement si l'on prend en consid&#233;ration le fait qu'elle a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par une scission massive de Syriza et qu'elle &#233;tait l'une des principales forces politiques &#224; insister sur la signification du vote &#171; Non &#187;. Antarsya, quant &#224; elle, a r&#233;ussi &#224; progresser tant en voix qu'en pourcentage, atteignant 0,85%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer le r&#233;sultat d'Unit&#233; Populaire ? Voici quelques r&#233;flexions rapides, la discussion sur ces r&#233;sultats n'ayant qu'&#224; peine d&#233;but&#233;. Unit&#233; Populaire a sous-estim&#233; le fait qu'une grande partie du &#171; peuple du Non &#187;, trahi et vaincu a vot&#233; non pas pour indiquer la poursuite d'une r&#233;sistance, mais dans les limites d'une mentalit&#233; du &#171; rien ne peut r&#233;ellement changer &#187;, choisissant d'accepter l'appel de Tsipras &#224; lui donner une &#171; seconde chance &#187; et pr&#233;f&#233;rant Syriza &#224; Nouvelle D&#233;mocratie pour superviser le nouveau memorandum. Unit&#233; Populaire a pens&#233; qu'&#224; la scission dans le parti correspondrait une scission correspondante dans le corps &#233;lectoral de Syriza. En r&#233;alit&#233;, les relations de repr&#233;sentation politique se sont r&#233;v&#233;l&#233;es bien plus complexes. Et le fait qu'il y ait eu un d&#233;lai et des allers et retours dans le processus de sortie de Syriza n'ont pas non plus arrang&#233; les choses. Unit&#233; Populaire a enfin &#233;chou&#233; &#224; faire appel efficacement &#224; la col&#232;re de la jeunesse sans avenir et au d&#233;sespoir qui a conduit de nombreux &#233;lecteurs &#224; l'abstention ou &#224; des choix tels que l'Union du Centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas r&#233;ussi &#224; faire d'Unit&#233; Populaire ce nouveau front indispensable, cette sorte de front qui s' engagerait s&#233;rieusement dans le d&#233;bat et l'action &#224; propos des probl&#232;mes h&#233;rit&#233;s de Syriza. Nous sommes apparus comme une variante de Syriza qui aurait &#233;t&#233; fid&#232;le &#224; ses principes plut&#244;t que comme un nouveau front &#233;mergeant de mani&#232;re organique du mouvement et de la dynamique des antagonismes sociaux. Le manque d'auto-critique &#224; propos de la participation de membres de la Plate-Forme de Gauche au gouvernement de Syriza a &#233;galement contribu&#233; &#224; cette image. Durant la campagne, nous avons &#233;chou&#233; &#224; insister sur ce qui &#233;tait, peut-&#234;tre, notre point le plus fort, &#224; savoir que nous avions un discours alternatif &#224; propos de l'annulation de la dette et de la sortie de l'Eurozone. Les &#233;lecteurs attendaient un programme complet et une sch&#233;ma de sortie de l'Eurozone et non pas une simple rh&#233;torique anti-aust&#233;rit&#233; et anti-memorandum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unit&#233; Populaire n'a pas r&#233;ussi &#224; s'ouvrir &#224; toutes les formes de radicalit&#233; apparues avec la crise de Syriza ni &#224; toutes les exp&#233;riences du mouvement social. Plus encore, les probl&#232;mes de communication r&#233;els entre les diff&#233;rentes sensibilit&#233;s et vari&#233;t&#233;s de la gauche radicale, tant &#224; l'ext&#233;rieur qu'&#224; l'int&#233;rieur de Syriza, ont perdur&#233;, y compris le fait que la direction de la Plate-forme de Gauche &#233;tait plus m&#233;fiante qu'elle ne l'aurait d&#251; vis-&#224;-vis d'autres tendances et qu'elle n'a pas su r&#233;aliser le besoin d'un appel largement ouvert &#224; tous les participants potentiels &#224; Unit&#233; Populaire. De plus, la formation n'a pas r&#233;ussi &#224; offrir suffisamment de garanties qu'elle serait ouverte et d&#233;mocratique, lib&#233;r&#233;e de la logique bureaucratique qui minait Syriza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, les &#233;lections ont eu lieu. Nous devons faire face &#224; la mise en &#339;uvre du troisi&#232;me m&#233;morandum, &#224; une aust&#233;rit&#233; agressive et &#224; une nouvelle s&#233;rie de r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales. Nous sommes confront&#233;s au d&#233;fi de la reconstruction du mouvement et de la confiance dans les capacit&#233;s de victoire du mouvement. Unit&#233; Populaire et toute la gauche radicale (ce qui comprend aussi Antarsya, des militants qui ont quitt&#233; Syriza et qui n'ont pas rejoint Unit&#233; Populaire, des voix critiques issues du milieu du KKE et des militants des mouvements sociaux) doit s'engager dans le processus n&#233;cessaire, n&#233;cessairement douloureux, d'auto-critique et de relecture de la conjoncture dans une tentative de r&#233;inventer la gauche radicale en tant que projet contre-h&#233;g&#233;monique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera une t&#226;che difficile, mais il n'y a l&#224; rien de nouveau : la politique de gauche, c'est construire un bateau quand on est d&#233;j&#224; au milieu d'une mer d&#233;mont&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit par Mathieu Dargel pour le site d'Ensemble ! (&lt;a href=&#034;https://www.ensemble-fdg.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ensemble-fdg.org/&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Date : 28/09/2015 - 09:14&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Europe/Gr&#232;ce : L'avenir commence maintenant &#8211; &#8220;La crise grecque a ouvert une br&#232;che historique qui cr&#233;&#233; les conditions n&#233;cessaires &#224; un nouveau bloc historique&#8221;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Europe-Grece-L-avenir-commence-maintenant-La-crise-grecque-a-ouvert-une-breche</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Europe-Grece-L-avenir-commence-maintenant-La-crise-grecque-a-ouvert-une-breche</guid>
		<dc:date>2015-07-14T11:05:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Panagiotis Sotiris</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233; avec la Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233; avec le peuple grec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-06-30</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La gauche pro-euro arrive &#233;galement au bout du chemin. Il nous faut construire un front de la gauche sur la base des lignes de clivage r&#233;v&#233;l&#233;es par le Non. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon Panagiotis Sotiris, l'heure a sonn&#233; pour la gauche grecque de former un front uni contre l'aust&#233;rit&#233; et pour la rupture avec la zone euro. &lt;br class='autobr' /&gt;
(Tir&#233; du site d'Europe solidaire sans fronti&#232;res - voir Contretemps) &lt;br class='autobr' /&gt; Ce 3 juillet a &#233;t&#233; l'heure de gloire du Premier Ministre grec Alexis Tsipras. Face &#224; l'immense foule rassembl&#233;e sur la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Solidarite-avec-la-Grece-+" rel="tag"&gt;Solidarit&#233; avec la Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Solidarite-avec-le-peuple-grec-+" rel="tag"&gt;Solidarit&#233; avec le peuple grec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-06-30-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-06-30&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton22817-70203.png?1781840306' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La gauche pro-euro arrive &#233;galement au bout du chemin. Il nous faut construire un front de la gauche sur la base des lignes de clivage r&#233;v&#233;l&#233;es par le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Panagiotis Sotiris, l'heure a sonn&#233; pour la gauche grecque de former un front uni contre l'aust&#233;rit&#233; et pour la rupture avec la zone euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Tir&#233; du site d'Europe solidaire sans fronti&#232;res - voir Contretemps)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce 3 juillet a &#233;t&#233; l'heure de gloire du Premier Ministre grec Alexis Tsipras. Face &#224; l'immense foule rassembl&#233;e sur la place Syntagma, Tsipras a prononc&#233; un discours exaltant en faveur du Non au r&#233;f&#233;rendum, citant le grand po&#232;te Andreas Kalvos qui &#233;crivait : &#171; la libert&#233; exige de la vertu et du courage &#187;. Malheureusement, au cours de la longue nuit de n&#233;gociations avec l'Union europ&#233;enne (UE), lui-m&#234;me n'a fait preuve ni de vertu ni courage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 juillet marque la fin du chemin pour Tsipras comme pour Syriza. Malgr&#233; un vote populaire massif en faveur du Non, malgr&#233; l'&#233;vidente acceptation par d'importants segments de la population d'une rupture avec la zone euro comme solution possible, et malgr&#233; le positionnement d'une large partie des forces sociales et politiques de gauche en faveur d'une sortie de l'eurozone aust&#233;ritaire, v&#233;ritable cage d'acier, Tsipras et la direction de Syriza ont choisi une capitulation rapide et totale face aux exigences des cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pris de panique &#224; l'id&#233;e m&#234;me d'une sortie de la zone euro, incapables de voir que la soci&#233;t&#233; grecque est m&#251;re pour un tel sc&#233;nario, et ne s'&#233;tant nullement pr&#233;par&#233;s au chantage de l'UE ou &#224; un &#233;ventuel Grexit, Tsipras et son &#233;quipe de n&#233;gociateurs n'ont pu offrir aucune v&#233;ritable r&#233;sistance aux propositions des cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils n'ont pas retenu la le&#231;on de la trag&#233;die chypriote de 2013 : si l'on n'accepte pas la premi&#232;re s&#233;rie de mesures propos&#233;e par l'UE et que l'on n'est pas dispos&#233; &#224; sortir de la zone euro, alors on se voit contraint d'en accepter de nouvelles, encore bien pires et plus violentes que les premi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a conduit &#224; un ensemble d'engagements d&#233;vastateurs en faveur d'un programme n&#233;olib&#233;ral brutal qui comprend des privatisations et la vente des biens de l'Etat, avec davantage de mesures d'aust&#233;rit&#233;, de coupes budg&#233;taires, une r&#233;forme des retraites, de nouveaux coups port&#233;s aux conventions collectives, l'annulation des lois d&#233;j&#224; vot&#233;es par Syriza, la condition humiliante d'une souverainet&#233; limit&#233;e (voire inexistante), ainsi qu'une surveillance disciplinaire de l'UE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu du &#171; compromis honn&#234;te &#187; promis par Tsipras, nous subissons une d&#233;faite humiliante et un autre m&#233;morandum, tout aussi autoritaire et n&#233;olib&#233;ral que les deux pr&#233;c&#233;dents qui avaient d&#233;clench&#233; le mouvement de contestation de 2010-2012. Aujourd'hui, le danger est que la notion m&#234;me de &#171; gauche &#187; soit associ&#233;e &#224; la trahison et &#224; l'acceptation pleine et enti&#232;re de l'aust&#233;rit&#233;. C'est un prix que l'ensemble de la gauche va devoir payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche pro-euro arrive &#233;galement au bout du chemin. Il est plus qu'&#233;vident que l'adh&#233;sion &#224; l'utopie d'un &#171; bon euro &#187; ne peut mener qu'&#224; la dystopie d'un n&#233;olib&#233;ralisme autoritaire et d'une souverainet&#233; limit&#233;e, et &#224; la mort de la d&#233;mocratie. La sortie de la zone euro, la suspension du paiement de la dette et la d&#233;sob&#233;issance aux trait&#233;s de l'UE sont les conditions imp&#233;ratives de toute sortie progressiste de la crise en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble des d&#233;put&#233;s Syriza ont l'obligation morale de voter contre ces nouvelles mesures s'ils veulent sauver l'honneur et la dignit&#233; de la gauche. Sinon, ils ne seront pas diff&#233;rents des parlementaires issus des partis dominants, qui approuvent sans m&#234;me les lire les plans d'aust&#233;rit&#233;. Ils marqueraient alors une m&#234;me hostilit&#233; aux travailleurs et aux classes populaires. H&#233;siter dans le but de maintenir en place un gouvernement de gauche n'a aucun sens ; ce n'est plus un gouvernement de gauche et Tsipras trouvera un moyen pour n&#233;gocier avec les forces dominantes et diriger en coop&#233;ration avec celles-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, il est temps &#224; pr&#233;sent que toutes les forces de gauche d&#233;fendant la voie de la rupture, la voie de &#171; Oxi &#187;, au sein de Syriza comme en dehors, prennent des initiatives. Avec courage et audace, il nous faut construire un front de la gauche sur la base des lignes de clivage r&#233;v&#233;l&#233;es par le Non et par le d&#233;bat autour de la rupture avec la zone euro. Et nous avons besoin de ce front maintenant, en s'affranchissant du sectarisme pathologique et des petites intrigues de la gauche radicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons pr&#233;cis&#233;ment besoin d'une convergence de forces politiques et des dynamiques du mouvement qui pourrait, en quelque sorte et selon une logique dialectique, incorporer et d&#233;passer l'h&#233;ritage de Syriza comme front large, l'exp&#233;rience d'unit&#233; des anticapitalistes d'Antarsya et celle de toutes les formes d'organisation au sein du mouvement. La crise grecque a ouvert une br&#232;che historique qui a travers&#233; notre soci&#233;t&#233; et cr&#233;&#233; les conditions n&#233;cessaires &#224; l'&#233;mergence d'un nouveau bloc historique. Syriza n'est pas parvenu &#224; transformer ce potentiel en praxis politique. Nous avons la responsabilit&#233; historique d'accomplir cette transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons besoin de cela pour garder vivant l'esprit du Non et l'esprit de r&#233;sistance et d'effort collectif, mais aussi pour ne pas laisser les classes populaires en &#233;tat de choc, humili&#233;es et d&#233;sabus&#233;es. Car si nous laissons cela se produire, nous ne serons pas seulement les t&#233;moins du retour &#224; la lutte individuelle pour la survie, mais aussi de la r&#233;surgence des fascistes qui tentent d&#233;j&#224; de se faire passer pour la seule force politique fid&#232;le au Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui est un jour bien triste. Mais il nous faut garder &#224; l'esprit la joie, le courage et la d&#233;termination que nous avons tous ressentis suite au r&#233;f&#233;rendum. C'est l&#224; que r&#233;side le v&#233;ritable potentiel. C'est l&#224; que nous pouvons puiser l'espoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte continue. L'avenir dure longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Panagiotis Sotiris&lt;br class='autobr' /&gt;
SOTIRIS Panagiotis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Contretemps. 14/07/2015 - 10:00 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.contretemps.eu/interventions/avenir-commence-maintenant&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.contretemps.eu/interventions/avenir-commence-maintenant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Traduit par Soraya Gu&#233;nifi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Panagiotis Sotiris est membre de la direction d'Antarsya, coalition de la gauche r&#233;volutionnaire grecque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Nos [Contretemps] contenus sont plac&#233;s sous la licence Creative Commons (CC BY-NC-ND 3.0 FR). Toute parution peut &#234;tre librement reprise et partag&#233;e &#224; des fins non commerciales, &#224; la condition de ne pas la modifier et de mentionner auteur&#183;e(s) et URL d'origine activ&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
