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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>L'Union europ&#233;enne &#224; l'offensive : une machine de guerre contre les travailleurs</title>
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		<dc:date>2011-07-19T08:28:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvia Nerina </dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-07-19</dc:subject>

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&lt;p&gt;Si l'Union Europ&#233;enne tentait encore ces derni&#232;res ann&#233;es de montrer un visage d'Europe sociale qu'elle n'a jamais eu, les r&#233;centes d&#233;cisions ont d&#233;truit l'illusion, ne laissent place qu'&#224; l'Europe de, par et pour le grand capital. &lt;br class='autobr' /&gt; Avant d'entamer n'importe quelle r&#233;flexion, il est n&#233;cessaire de d&#233;m&#234;ler un peu les noeuds et de r&#233;ussir &#224; mettre en lumi&#232;re ce que nous concocte cette Union Europ&#233;enne. Car les mesures qui ont &#233;t&#233; prises pour r&#233;pondre &#224; la crise de l'eurozone n'ont pas &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-07-19-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-07-19&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/arton7702-d3c06.png?1781091852' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si l'Union Europ&#233;enne tentait encore ces derni&#232;res ann&#233;es de montrer un visage d'Europe sociale qu'elle n'a jamais eu, les r&#233;centes d&#233;cisions ont d&#233;truit l'illusion, ne laissent place qu'&#224; l'Europe de, par et pour le grand capital.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant d'entamer n'importe quelle r&#233;flexion, il est n&#233;cessaire de d&#233;m&#234;ler un peu les noeuds et de r&#233;ussir &#224; mettre en lumi&#232;re ce que nous concocte cette Union Europ&#233;enne. Car les mesures qui ont &#233;t&#233; prises pour r&#233;pondre &#224; la crise de l'eurozone n'ont pas &#233;t&#233; beaucoup &#233;voqu&#233;es par les m&#233;dias et lorsqu'elles l'ont &#233;t&#233;, ce sont l'opacit&#233; et l'information partielle qui ont fait loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or c'est important que nous comprenions les enjeux de ces mesures, car l'ampleur des cons&#233;quences qu'elles auront sur les travailleurs, en Belgique mais aussi dans toute l'Europe, n'a d'&#233;quivalent que l'incroyable absence de d&#233;mocratie dans les processus de d&#233;cisions qui les ont mis en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Semestre Europ&#233;en et Pacte euro-plus &#8211; l'arnaque dans le d&#233;tail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des premi&#232;res initiatives issues du groupe de travail sur la gouvernance &#233;conomique est le Semestre Europ&#233;en. Ce programme de surveillance des budgets nationaux est mis en place d&#232;s 2011 par le Conseil et la Commission Europ&#233;enne (pour rappel, la seule institution pour laquelle on vote, c'est le Parlement, dont l'avis consultatif n'a que peu &#224; faire ici).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment fonctionne ce semestre europ&#233;en ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re &#233;tape : la Commission r&#233;dige chaque ann&#233;e une &#034;Enqu&#234;te G&#233;n&#233;rale de Croissance&#034; qui d&#233;termine ce que les Etats membres devront faire pour &#234;tre des &#034;bons &#233;l&#232;ves&#034;. Pour l'ann&#233;e prochaine, cette enqu&#234;te est d&#233;j&#224; publi&#233;e, sans &#234;tre pass&#233;e par la case &#034;consultation d&#233;mocratique des pays membres&#034;. Au menu, le d&#233;sormais tristement classique recul de l'&#226;ge de la retraite, la flexibilisation du march&#233; du travail (le contrat pr&#233;caire doit devenir la r&#232;gle), la mod&#233;ration salariale stricte et soutenue&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, et avant m&#234;me que les parlements nationaux ne puissent en discuter, les Etats membres doivent pr&#233;senter leurs plans budg&#233;taires &#224; la Commission et au Conseil (le Parlement Europ&#233;en, le seul pour lequel on vote, n'a toujours rien &#224; dire). Supposons que la Commission estime que le plan budg&#233;taire de la Belgique ne convient pas. Elle va &#233;mettre des recommandations qui consistent le plus souvent &#224; revoir &#224; la baisse les niveaux de salaires et des d&#233;penses sociales. Si la Belgique n'int&#232;gre pas ces recommandations, elle est alors punie et devra payer une amende (qui se compte en milliards d'euros). La Commission peut aussi retirer &#224; un Etat l'acc&#232;s aux Fonds structurels de l'Union Europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre r&#233;jouissance au programme, le Pacte de Comp&#233;titivit&#233;, qui, apr&#232;s quelques am&#233;nagements, a &#233;t&#233; adopt&#233; en mars 2011 sous le nom de &#034;Pacte pour l'euro-plus&#034; en associant au processus les pays hors zone euro qui souhaitent s'y joindre. Invent&#233; par Merkel et soutenu par Sarkozy, il s'agit d'un accord entre les pays membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de ce Pacte est &#224; la fois simple et horrible socialement. Les pays europ&#233;ens qui sont surendett&#233;s peuvent avoir acc&#232;s au FESF (Fonds Europ&#233;en de Stabilit&#233; Financi&#232;re), notre petit FMI &#224; nous, qui a &#233;t&#233; inaugur&#233; en 2010 pour &#034;r&#233;pondre&#034; &#224; la crise grecque. Mais, dans la grande tradition du FMI, pour acc&#233;der &#224; ce soutien, il faut prendre les plans d'ajustement qui vont avec. Et dans ce cas-ci, le plan d'ajustement tient en six points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commence gentiment avec la reconnaissance mutuelle des dipl&#244;mes et un r&#233;gime de gestion des crises pour les banques. Puis on harmonise la fiscalit&#233; des entreprises (mais pas celles des personnes, ne nous y trompons pas). Et ensuite on acc&#233;l&#232;re avec les trois derni&#232;res conditions qui se r&#233;sument &#224; supprimer l'indexation des salaires sur les prix &#224; la consommation, int&#233;grer les r&#232;gles d'encadrement budg&#233;taire dans la constitution des pays et appliquer les recommandations d&#233;crites plus haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de mots pour dire que si un pays veut recevoir du FESF l'argent pour r&#233;gler la dette ph&#233;nom&#233;nale qu'il a contract&#233;, entre autres, en sauvant les banques, il doit accepter des mesures de r&#233;cession sociale drastique et que ses budgets publics ne soient plus d&#233;cid&#233;s par son parlement mais par les r&#232;gles impos&#233;es via la Commission Europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antid&#233;mocratique et antisociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'empire du non concert&#233;, de l'intrusif dans les souverainet&#233;s nationales et du danger d'une r&#233;cession encore plus grave. Hors de tout cadre d&#233;mocratique, sans possibilit&#233; pour les Etats membres de s'opposer ou m&#234;me de peser sur les d&#233;cisions, des r&#232;gles ont &#233;t&#233; &#233;mises au niveau europ&#233;en et vont &#234;tre int&#233;gr&#233;es dans les constitutions nationales des pays. Et c'est de la m&#234;me mani&#232;re que les budgets nationaux vont maintenant &#234;tre sous le joug complet du Conseil et de la Commission Europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que nous perdons notre temps &#224; tenter d'&#233;lire les parlementaires pour qu'ils se disputent sur le couleur du drapeau, ce sont une centaine de personnes pay&#233;es en centaines de milliers d'euros qui d&#233;cident que notre salaire sera gel&#233;, que l'enseignement devra &#234;tre moins financ&#233;, que la retraite par r&#233;partition c'est du pass&#233; et que la fiscalit&#233; doit &#234;tre au service des entreprises et pas des services publics&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est ce qu'il se passe en r&#233;alit&#233;. Au travers de tous ces processus compliqu&#233;s pour &#034;contr&#244;ler les d&#233;ficits macro-&#233;conomiques&#034;, on assiste &#224; une intrusion en r&#232;gle dans tous les champs qui ne relevaient pas des comp&#233;tences communautaires europ&#233;ennes : la politique salariale, l'adaptation des syst&#232;mes de retraite, tous les &#034;domaines qui rel&#232;vent de la comp&#233;tence nationale et sont cruciaux pour renforcer la comp&#233;titivit&#233; et &#233;viter tout d&#233;s&#233;quilibre pr&#233;judiciable&#034; (extrait des conclusions des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro du 11 mars 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, pour l'Europe, depuis l'introduction de l'euro, le facteur d'ajustement ce n'est plus la monnaie, c'est le salaire. Qui est &#233;galement le facteur premier de la comp&#233;titivit&#233;. Ce n'est donc pas une vue de l'esprit quand la CES (Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats) exprime sa crainte d'un gel g&#233;n&#233;ralis&#233; des revenus au niveau europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le matraquage id&#233;ologique est tellement pr&#233;sent et tellement continu qu'&#224; la fin on ne r&#233;agit m&#234;me plus lorsqu'on entend des expressions comme &#171; gel g&#233;n&#233;ralis&#233; des salaires &#187;, &#171; r&#233;forme des pensions &#187;, &#171; flexibilisation des contrats &#187;,... Or, tout ce qu'ils sont en train de nous reprendre, ce sont les quelques &#233;l&#233;ments qui nous distinguent de ces g&#233;n&#233;rations de travailleurs/euses qui vivaient dans la mis&#232;re et la pr&#233;carit&#233;, qui n'avaient rien &#224; dire, rien &#224; eux, aucun avenir, aucun espoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le genre de travailleurs/euses qu'on commence &#224; rencontrer de plus en plus souvent dans la g&#233;n&#233;ration 500 euros et qui repr&#233;sentera certainement la majorit&#233; de nos enfants. Parce que si des travailleurs/euses se sont r&#233;volt&#233;-e-s, sont mort-e-s, on fait gr&#232;ve pendant des semaines pour obtenir un temps de travail d&#233;cent, un salaire d&#233;cent index&#233; sur le co&#251;t de la vie, une s&#233;curit&#233; dans les contrats, la possibilit&#233; d'avoir une retraite correcte,... ce n'&#233;tait pas par go&#251;t du luxe, mais par souci de survie. Et l'Union Europ&#233;enne veut nous reprendre tout &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une des plus grosses escroqueries jamais vues ! Pour r&#233;pondre &#224; une crise des dettes publiques qui s'est construite d'abord sur une politique de cadeaux au patronat et ensuite sur le sauvetage par le public du secteur financier priv&#233;, les Etats membres doivent maintenant mendier de l'aide &#224; un Fonds europ&#233;en qui peut, en &#233;change, exiger le d&#233;mant&#232;lement de l'Etat providence dans chaque pays. Le pire &#233;tant que le r&#233;sultat ne garantit m&#234;me pas la r&#233;solution de cette crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si d&#233;mocratiquement, c'est incoh&#233;rent et injuste, &#231;a l'est &#233;conomiquement aussi. Le cas de la Gr&#232;ce ne restera pas un cas isol&#233;. Alors qu'elle en est &#224; son troisi&#232;me plan de sauvetage, son d&#233;ficit augmente aussi vite que la pauvret&#233; dans sa population. Ces plans de sauvetage sont &#233;conomiquement injustes parce qu'apr&#232;s que les march&#233;s financiers aient &#233;t&#233; sauv&#233;s par les Etats dans des conditions plus que &#034;amicales&#034;, la situation est maintenant inverse. Les banques se financent aupr&#232;s de la Banque Centrale Europ&#233;enne (BCE) &#224; des taux d&#233;risoires et peuvent ensuite tranquillement pr&#234;ter aux Etats &#224; des taux bien sup&#233;rieurs (le taux de remboursement de la Gr&#232;ce est de 25% !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces plans sont aussi &#233;conomiquement incoh&#233;rents. Comment imaginer que les conditions qui sont impos&#233;es aux Etats pour acc&#233;der aux financements europ&#233;ens afin de r&#233;duire leurs dettes puissent entrainer une &#034;relance&#034; ? La r&#233;ponse capitaliste froide et pragmatique face &#224; une crise devrait &#234;tre de renforcer les stabilisateurs sociaux pour emp&#234;cher les revenus de plonger, de recourir au ch&#244;mage partiel pour diminuer le temps de travail et pr&#233;server une grande partie de l'emploi, etc. Ce ne serait certainement pas une r&#233;ponse pleinement socialiste, mais ce serait en tout cas une r&#233;ponse capitaliste classique pour que consommation et production se remettent en marche. Mais ici ce n'est pas le but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, le but de toute cette man&#339;uvre est de profiter de la crise pour faire de l'Europe une entreprise comp&#233;titive sur le march&#233; mondial. Pour que l'Europe devienne comp&#233;titive face &#224; des pays comme les Etats-Unis, o&#249; l'Etat providence est un mythe, ou face &#224; la Chine, o&#249; la main d'&#339;uvre est durement exploit&#233;e, il faut que nous retombions tout en bas. Cette gouvernance &#233;conomique sert &#224; provoquer une d&#233;flation massive dans toute l'Europe. Pour obtenir un march&#233; du travail plus flexible, avec des salaires bas, des pensions basses, des services publics privatis&#233;s, un remaniement de l'enseignement et de la recherche pour qu'ils correspondent aux &#034;besoins&#034; des march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pendant que le FESF, le FMI et la BCE profitent des besoins de financement des Etats europ&#233;ens pour blanchir les actifs douteux du secteur bancaire europ&#233;en, c'est au final les travailleur/euses, les pensionn&#233;-e-s, les ch&#244;meurs/euses, les &#233;tudiant-e-s,&#8230; qui paient (avec de gros int&#233;r&#234;ts) pour les erreurs de ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats d&#233;nonce cet &#233;tat de fait et explique en long, en large et en d&#233;tails pourquoi ce qui se passe est dangereux et injuste, on ne peut que s'inqui&#233;ter du manque de r&#233;activit&#233; de l'ensemble des structures syndicales europ&#233;ennes. Alors m&#234;me que les possibilit&#233;s de n&#233;gociations collectives, &#171; core business &#187; du syndicat, sont &#233;galement menac&#233;es par les mesures europ&#233;ennes, les r&#233;actions ne d&#233;passent pas les mobilisations &#171; parades &#187; des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. Et pourtant dans certains pays, la &#171; base &#187; ne manquerait pas pour aller vers des actions de gr&#232;ves et d'immobilisation qui pourraient r&#233;ellement faire pression et changer la donne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Belgique, nous n'en sommes pas encore l&#224;, mais ce serait alors le r&#244;le du syndicat de secouer les consciences de travailleurs et de mettre en &#233;vidence les horreurs que l'Union Europ&#233;enne met en place et le r&#244;le plus que douteux de nos gouvernements nationaux dans cette pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La seule alternative : Un plan d'urgence sociale et &#233;cologique au niveau Europ&#233;en&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons face &#224; nous une bande d'imposteurs. Tout d'abord, si le v&#233;ritable but &#233;tait de mettre fin au chaos &#233;conomique dans lequel nous nous trouvons, la premi&#232;re chose &#224; faire ne serait pas de &#171; rassurer &#187; les march&#233;s mais bien de les d&#233;sarmer : arr&#234;ter de leur laisser la possibilit&#233; de sp&#233;culer sur les dettes publiques comme ils le font honteusement, alors qu'ils sont &#224; l'origine de la crise de ces dettes. Les interm&#233;diaires doivent &#234;tre &#233;limin&#233;s, il est inacceptable que l'argent de la BCE soit donn&#233; aux march&#233;s (c'est-&#224;-dire aux sp&#233;culateurs de tout poil) pour que ceux-ci se fassent un beurre monstrueux en pr&#234;tant aux Etats &#224; des taux impossibles et tout &#231;a en bradant les droits sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, la d&#233;fense des travailleurs/euses ne sera pas assur&#233;e par la CES qui a, lors de son 12e congr&#232;s, renouvel&#233; son soutien &#224; la construction europ&#233;enne, tout en &#233;tant critique&#8230; Il n'est plus temps d'&#234;tre critique. Il est temps de rompre. Et des directions syndicales qui, dans la situation d'urgence actuelle, ne se positionnent pas purement et simplement contre cette Europe, ne sont pas cr&#233;dibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule alternative possible passera par une rupture avec cette Europe capitaliste et sa logique de mise en concurrence des travailleurs/euses. Il faut lui opposer une autre Europe, toute &#224; construire, qui doit &#234;tre le reflet des travailleurs/euses qui la composent. Seul un plan d'urgence sociale et &#233;cologique au niveau europ&#233;en pourra r&#233;ellement r&#233;pondre &#224; la crise. Un plan bas&#233; sur l'interdiction des licenciements, sur la r&#233;duction du temps de travail avec maintien du salaire et embauche compensatoire, sur la nationalisation des secteurs financiers et &#233;nerg&#233;tiques et sur une r&#233;elle justice fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'ils osent appeler &#171; r&#233;volution silencieuse &#187; ne se passera pas dans le calme. Une offensive contre les travailleurs/euses et la souverainet&#233; des Etats de cette dimension aura forc&#233;ment des cons&#233;quences de la m&#234;me ampleur. Soit l'abattement des travailleurs sera complet et la destruction sociale sera sans pr&#233;c&#233;dant. Soit les explosions qui commencent un peu partout en Europe prennent le chemin des revendications sociales fortes et rejettent cette Union Europ&#233;enne qui ne nous repr&#233;sente pas et qui vend nos vies aux march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais face &#224; une telle machine de guerre, seule une r&#233;action coordonn&#233;e et massive pourra aboutir et pour que cela soit possible, le mouvement ouvrier doit r&#233;ellement entrer dans la bataille, se positionner nettement contre cette politique et organiser la r&#233;sistance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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