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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Famine : la FAO pointe les biocarburants et la surexploitation des sols</title>
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		<dc:date>2011-08-09T07:58:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Angela Bolis</dc:creator>


		<dc:subject>Crise alimentaire</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-08-09</dc:subject>

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&lt;p&gt;D&#233;j&#224; au programme du G20 de l'agriculture en juin dernier, la volatilit&#233; des prix alimentaires est une des causes de la famine qui ravage l'Afrique de l'Est. A Mogadiscio, par exemple, les prix du ma&#239;s et du sorgho, une c&#233;r&#233;ale, ont plus que doubl&#233; (avec des hausses respectives de 106 % et 180 %) en un mois, selon la FAO. &lt;br class='autobr' /&gt; En f&#233;vrier d&#233;j&#224;, la branche alimentaire de l'ONU mettait en garde contre la hausse continue des prix des c&#233;r&#233;ales en Somalie depuis cinq mois. Au-del&#224; du cas somalien, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Crise-alimentaire-+" rel="tag"&gt;Crise alimentaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-08-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-08-09&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L142xH150/arton7804-9b810.jpg?1781491650' class='spip_logo spip_logo_right' width='142' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;j&#224; au programme du G20 de l'agriculture en juin dernier, la volatilit&#233; des prix alimentaires est une des causes de la famine qui ravage l'Afrique de l'Est. A Mogadiscio, par exemple, les prix du ma&#239;s et du sorgho, une c&#233;r&#233;ale, ont plus que doubl&#233; (avec des hausses respectives de 106 % et 180 %) en un mois, selon la FAO.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En f&#233;vrier d&#233;j&#224;, la branche alimentaire de l'ONU mettait en garde contre la hausse continue des prix des c&#233;r&#233;ales en Somalie depuis cinq mois. Au-del&#224; du cas somalien, un rapport de la FAO publi&#233; en juillet (PDF &lt;a href=&#034;http://www.fao.org/fileadmin/user_u..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.fao.org/fileadmin/user_u..&lt;/a&gt;.) montre que les prix alimentaires tendent globalement &#224; &#234;tre de plus en plus &#233;lev&#233;s et instables depuis une dizaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils fluctuent actuellement &#224; un niveau deux fois plus &#233;lev&#233; que dans les ann&#233;es 1990-2005. Cette courbe ascendante vient aggraver la situation en cas de pic des prix, comme ce fut le cas en 2008 lorsque des &#233;meutes de la faim ont &#233;clat&#233; dans plusieurs pays, de l'Afrique &#224; Ha&#239;ti. Le second pic, entam&#233; mi-2010, n'est toujours pas termin&#233;, souligne ce rapport. L'indice des prix des c&#233;r&#233;ales a ainsi augment&#233; de 57 % entre juin et d&#233;cembre 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une demande croissante, port&#233;e par les agrocarburents&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De multiples facteurs permettent d'expliquer ces hausses : fermeture des exportations en temps de crise, sp&#233;culation, diminution et distribution in&#233;gale des stocks alimentaires &#8211; la Chine contr&#244;le, depuis les ann&#233;es 1990, 75 % des stocks mondiaux de ma&#239;s, 50 % du bl&#233; et 78 % du riz &#8211; mais aussi d&#233;clin des investissements et des d&#233;penses publiques dans l'agriculture depuis les ann&#233;es 1980. Mais au-del&#224; de ce faisceau, la FAO met en cause des ph&#233;nom&#232;nes &#224; plus long terme. L'organisation pointe ainsi la demande toujours grandissante en denr&#233;es agricoles. &#034;Ce n'est pas qu'il n'y a pas assez de ressources pour satisfaire les besoins des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, il n'y en a pas assez pour r&#233;pondre &#224; leur demande&#034;, r&#233;sume le rapport. La demande en mati&#232;re d'alimentation, consid&#233;r&#233;e comme peu flexible, s'est encore acc&#233;l&#233;r&#233;e entre les ann&#233;es 1990 et 2000, boost&#233;e par la hausse des revenus et l'urbanisation, notamment dans les pays &#233;mergents. Cons&#233;quence : une modification des habitudes alimentaires vers plus de sucre, plus d'huile et plus de viande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en Chine, la consommation de lait a d&#233;cupl&#233; et celle de viande a quadrupl&#233; depuis les ann&#233;es 1960. Pourtant, &#224; un niveau global, la consommation de c&#233;r&#233;ales n'a augment&#233; que de 1,8 % depuis les ann&#233;es 1980. C'est donc du c&#244;t&#233; des agrocarburants que se trouve la cause principale de la hausse de la demande. L'industrie des agrocarburants, bas&#233;e dans les pays &#233;mergents comme dans les pays d&#233;velopp&#233;s, absorbe 40 % du ma&#239;s produit aux Etats-Unis et les deux tiers des huiles v&#233;g&#233;tales de l'UE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;veloppement spectaculaire a &#233;t&#233; rendu possible, souligne la FAO, par un soutien public massif sous formes de subventions, d'exon&#233;ration de taxes et d'obligations d'achat, estim&#233; &#224; 5,6 milliards d'euros en Europe et aux Etats-Unis. En parall&#232;le, le soutien &#224; tous les autres secteurs agricoles s'amenuisait. Ce qui am&#232;ne la FAO &#224; conclure que &#034;l'actuel emballement de la demande mondiale n'est pas la cons&#233;quence du d&#233;veloppement &#233;conomique mondial, mais le r&#233;sultat d'une politique publique men&#233;e par les Etats-Unis et les gouvernements de l'UE, le r&#233;sultat d'un choix politique clair et r&#233;versible.&#034; Pour Jayati Ghosh, &#233;conomiste indienne tenant un blog sur le Guardian, ce rapport renverse ainsi &#034;le mythe selon lequel la consommation accrue des pays en d&#233;veloppement (Inde et Chine avant tout) m&#232;ne &#224; une hausse de la demande globale et donc &#224; une hausse des prix des c&#233;r&#233;ales.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'offre suit-elle encore la demande ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette demande d&#233;vorante, la FAO redoute que les crises alimentaires soient annonciatrices de la fin d'une longue p&#233;riode de hausse de la production agricole. Certes, la production mondiale a tripl&#233; entre 1960 et 2005, mais la courbe a tendance &#224; se tasser depuis quelques ann&#233;es. Par exemple, les rendements de riz stagnent dans plusieurs r&#233;gions d'Asie. Car les vari&#233;t&#233;s am&#233;lior&#233;es des produits alimentaires de base ont un rendement &#224; peine &#233;quivalent &#224; celles con&#231;ues il y a trente ans, les innovations ayant seulement servi &#224; contrer les nouveaux parasites et maladies, de plus en plus r&#233;sistants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ressources bon march&#233; sur lesquelles repose cette agriculture &#8211; phosphate pour les engrais, p&#233;trole et eau &#8211; se rar&#233;fient. Quant &#224; la terre, 10 millions d'hectares sont d&#233;truits chaque ann&#233;e par la surexploitation des sols. De 10 &#224; 15 % des terres irrigu&#233;es sont touch&#233;es par la salinisation (accumulation de sels dans les sols), &#224; cause du surplus d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; pollution, l'impact global de la contamination par l'azote &#8211; fortement suspect&#233;e par ailleurs dans la prolif&#233;ration des algues vertes &#8211; co&#251;terait de 70 &#224; 320 milliards d'euros par an, soit plus du double des b&#233;n&#233;fices mon&#233;taires issus de l'agriculture. Enfin, l'agriculture est l'une des premi&#232;res causes d'&#233;missions de gaz &#224; effet de serre, contribuant davantage au r&#233;chauffement climatique que les transports. Apr&#232;s avoir remis en question les fondements de la demande croissante en denr&#233;es agricoles, la FAO pose donc la question des limites de l'offre. En tout cas, les deux parties du march&#233; agricole ont, semble-t-il, de plus en plus de mal &#224; se rejoindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir en ligne : &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/03/famine-la-fao-pointe-les-biocarburants-et-la-surexploitation-des-sols_1555498_3244.html#ens_id=1541883&amp;#38;xtor=RSS-3208&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/03/famine-la-fao-pointe-les-biocarburants-et-la-surexploitation-des-sols_1555498_3244.html#ens_id=1541883&amp;#38;xtor=RSS-3208&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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