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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Mayotte, laboratoire des violences de l'Etat n&#233;olib&#233;ral</title>
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		<dc:date>2025-03-11T07:00:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aur&#233;lie Trouv&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Mayotte</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2025-03-11</dc:subject>

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&lt;p&gt;R&#233;flexions au retour d'un d&#233;placement &#224; Mayotte avec la Commission des affaires &#233;conomiques, deux mois apr&#232;s la d&#233;vastation de l'&#238;le par le cyclone Chido. Mayotte pourrait &#234;tre un laboratoire, non pas de la violence de l'Etat telle qu'elle s'exerce aujourd'hui, mais d'un d&#233;veloppement autonome et &#233;conome, alternative au n&#233;o-colonialisme ou au libre-&#233;changisme mondialis&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; L'autrice est d&#233;put&#233;e LFI-NUPES de Seine-Saint-Denis. &lt;br class='autobr' /&gt;
Imaginez un endroit de France o&#249; le SMIC est &#224; 1330&#8364; bruts au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Mayotte-+" rel="tag"&gt;Mayotte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2025-03-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2025-03-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH99/capture_d_e_cran_le_2025-03-10_a_19.34_55-315c2.png?1781127282' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;flexions au retour d'un d&#233;placement &#224; Mayotte avec la Commission des affaires &#233;conomiques, deux mois apr&#232;s la d&#233;vastation de l'&#238;le par le cyclone Chido. Mayotte pourrait &#234;tre un laboratoire, non pas de la violence de l'Etat telle qu'elle s'exerce aujourd'hui, mais d'un d&#233;veloppement autonome et &#233;conome, alternative au n&#233;o-colonialisme ou au libre-&#233;changisme mondialis&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'autrice est d&#233;put&#233;e LFI-NUPES de Seine-Saint-Denis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez un endroit de France o&#249; le SMIC est &#224; 1330&#8364; bruts au lieu de 1780&#8364;, le RSA &#224; 330&#8364; au lieu de 607&#8364;. O&#249; la retraite est en moyenne de 267&#8364; par mois. O&#249; les allocations logement, familiales, rentr&#233;e scolaire... sont bien inf&#233;rieures, alors que le co&#251;t de la vie est bien plus &#233;lev&#233; que dans l'hexagone. O&#249; les conventions collectives n'existent pas ou presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez qu'&#224; cet endroit de France, il n'y ait de l'eau qu'un jour sur deux. A cet endroit, la plupart des maisons sont faites de t&#244;le, les enfants vont &#224; l'&#233;cole seulement la moiti&#233; de la journ&#233;e faute de place, les d&#233;chets jonchent les rues et seule une d&#233;charge &#224; ciel ouvert existe pour au moins 320.000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet endroit, c'est Mayotte. J'en reviens. En d&#233;l&#233;gation transpartisane de la commission des affaires &#233;conomiques que je pr&#233;side, avec mes coll&#232;gues vice-pr&#233;sidents - Charles Fournier, Pascal Lecamp, Jean-Pierre Vigier -, nous y avons rencontr&#233; des repr&#233;sentants de l'Etat, des collectivit&#233;s locales, des organisations patronales, syndicales, agricoles, environnementales, de solidarit&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cyclone Chido qui a frapp&#233; l'&#238;le en d&#233;cembre dernier n'est qu'une crise parmi d'autres. Mayotte est en crise permanente. Fallait-il que l'&#238;le soit fran&#231;aise, d&#233;li&#233;e du reste de l'archipel des Comores ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu importe, c'est d&#233;sormais un d&#233;partement fran&#231;ais, suite &#224; un r&#233;f&#233;rendum. Qui arrange bien la France, puisque Mayotte lui permet une pr&#233;sence &#171; incontournable &#187; dans le Canal de Mozambique, une base militaire et 74.000 km2 de zone &#233;conomique exclusive, ainsi que l'indique le minist&#232;re des Arm&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France doit &#224; pr&#233;sent l'assumer. Un principe devrait pr&#233;valoir : l'&#233;galit&#233; des droits sur tout le territoire national. Mais Mayotte est truff&#233;e de d&#233;rogations qui font de l'&#238;le un enfer de mis&#232;re sociale, un laboratoire de r&#233;gressions sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impossible de partir de Mayotte sans reconna&#238;tre le probl&#232;me de l'ins&#233;curit&#233;. Tout le monde dit la subir et la craindre. Il r&#232;gne une forme de couvre-feu informel : &#224; partir de 20h, tout le monde reste chez soi autant que possible. Avec un taux de pauvret&#233; de 77%, des jeunes en g&#233;n&#233;ral sans travail, des mineurs isol&#233;s livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes, des in&#233;galit&#233;s sociales b&#233;antes, les vols et violences se r&#233;pandent. Mais la r&#233;ponse la plus simple consiste &#224; mettre en cause uniquement les migrants. Ce qui fait prosp&#233;rer le Rassemblement national sur l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Mayotte, la question migratoire ne peut pas &#234;tre &#233;vit&#233;e car l'Etat fran&#231;ais a tout fait pour imposer une situation intenable. Pr&#232;s d'un habitant sur deux est de nationalit&#233; &#233;trang&#232;re (selon l'INSEE, en 2017) et qu'on le veuille ou non, l'endiguement des arriv&#233;es est illusoire : les Comores sont &#224; 50 km de mer ! Le d&#233;veloppement de relations diplomatiques avec les Comores est donc in&#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, les migrants sont bel et bien bloqu&#233;s &#224; Mayotte : les titres de s&#233;jour sont territorialis&#233;s, avec l'impossibilit&#233; de se rendre dans un autre d&#233;partement fran&#231;ais. Encore une rupture de droits avec l'Hexagone, qui refuse toute solidarit&#233; nationale dans l'accueil des migrants. Les droits du sol, de l'asile et du regroupement familial sont eux aussi restreints &#224; Mayotte. Main d'&#339;uvre corv&#233;able &#224; merci pour l'&#233;conomie ill&#233;gale, les migrants en situation irr&#233;guli&#232;re n'ont droit ni &#224; l'aide m&#233;dicale d'Etat, ni &#224; l'aide au retour, ni &#224; l'allocation pour demandeurs d'asile. A Mayotte doivent &#234;tre garantis les principes de l'&#233;galit&#233; r&#233;publicaine, qui permettrait justement aux Mahorais de sortir des crises perp&#233;tuelles : l'&#233;galit&#233; des droits dans la Nation (des minimas sociaux jusqu'au titre de s&#233;jour nationalis&#233; leur permettant de se rendre dans l'hexagone, faisant jouer ainsi la solidarit&#233; nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'ainsi que les TPE-PME, artisans et entreprises de l'Economie sociale et solidaire mahoraises pourront se d&#233;velopper et reconstruire, au-del&#224; des monopoles de Vinci et Bouygues. Avec des conditions de vie, des &#233;coles publiques et une formation professionnelle &#233;quivalentes au reste de la France, elles pourront b&#233;n&#233;ficier de travailleurs qualifi&#233;s. Avec un acc&#232;s au cr&#233;dit bancaire et aux assurances &#233;gal &#224; ceux de l'hexagone, une Banque publique d'investissement mahoraise, elles pourront investir. Peut-&#234;tre faudra-t-il des exon&#233;rations fiscales provisoires et conditionn&#233;es le temps de ce d&#233;veloppement. Mais pas une zone franche globale, ou un d&#233;sert de normes environnementales, laboratoires d'une France dont pourraient r&#234;ver des coupeurs &#224; la tron&#231;onneuse fa&#231;on Javier Milei. Avec des effets induits redoutables. Ainsi face &#224; la proposition faite par le Premier ministre Bayrou d'une zone franche de 5 ans, l'ancienne pr&#233;sidente du Medef mahorais redoute &#034;un appel d'air&#034; au d&#233;triment des acteurs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jardins mahorais, les coop&#233;ratives agricoles qui s'organisent progressivement, les petits &#233;levages coupl&#233;s aux productions v&#233;g&#233;tales... assurent d&#233;j&#224; une partie de l'autonomie alimentaire de l'&#238;le. Mayotte peut &#234;tre un territoire pilote de l'agro&#233;cologie comme de l'&#233;conomie de la mer, &#224; commencer par la p&#234;che qui pour l'instant n'arrive &#224; fournir que la moiti&#233; de la consommation en poissons faute de moyens. Elle peut devenir un territoire pilote de l'autonomie &#233;nerg&#233;tique, fond&#233;e sur la force des courants marins ou le photovolta&#239;que. Un d&#233;partement pilote d'une &#233;conomie en harmonie avec sa nature et sa for&#234;t. Car Mayotte peut &#234;tre un laboratoire, non pas de la violence de l'Etat telle qu'elle s'exerce aujourd'hui, mais d'un d&#233;veloppement autonome et &#233;conome, dans le cadre d'une coop&#233;ration r&#233;gionale repens&#233;e, alternative au n&#233;o-colonialisme ou au libre-&#233;changisme mondialis&#233;. A condition enfin que l'Etat fran&#231;ais y mette des moyens &#224; la hauteur des besoins, au lieu de multiplier les n&#233;gations de droits.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;******&lt;/center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir acc&#232;s aux articles publi&#233;s chaque semaine.&lt;/h2&gt;
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&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>VID&#201;O. Quand la CGT, Greenpeace et Attac d&#233;battent d'un Green New Deal europ&#233;en</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/VIDEO-Quand-la-CGT-Greenpeace-et-Attac-debattent-d-un-Green-New-Deal-europeen</link>
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		<dc:date>2020-02-18T09:28:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Philippe Martinez, Aur&#233;lie Trouv&#233;, Jean-Fran&#231;ois Julliard</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Changements climatiques</dc:subject>
		<dc:subject>Plan&#232;te</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2020-02-18</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il n'est pas anodin que la CGT, Greenpeace et Attac discutent de la sorte. Il faut dire que la gauche a grand besoin de d&#233;bats, d'id&#233;es fra&#238;ches, notamment concernant la conjugaison du social et de l'&#233;cologie. En attendant la traduction politique. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de regards.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17 janvier &#224; Saint-Denis, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT Philippe Martinez, le directeur g&#233;n&#233;ral de Greenpeace France Jean-Fran&#231;ois Julliard et la porte-parole d'Attac Aur&#233;lie Trouv&#233; &#233;taient rassembl&#233;s autour de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-environnementaliste-" rel="directory"&gt;Mouvement environnementaliste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Changements-climatiques-+" rel="tag"&gt;Changements climatiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Planete-+" rel="tag"&gt;Plan&#232;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2020-02-18-+" rel="tag"&gt;Edition du 2020-02-18&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH105/arton42100-f285f.jpg?1781127282' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il n'est pas anodin que la CGT, Greenpeace et Attac discutent de la sorte. Il faut dire que la gauche a grand besoin de d&#233;bats, d'id&#233;es fra&#238;ches, notamment concernant la conjugaison du social et de l'&#233;cologie. En attendant la traduction politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de &lt;a href=&#034;http://www.regards.fr/ecologie/article/video-quand-la-cgt-greenpeace-et-attac-debattent-d-un-green-new-deal-europeen&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;regards.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 janvier &#224; Saint-Denis, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT Philippe Martinez, le directeur g&#233;n&#233;ral de Greenpeace France Jean-Fran&#231;ois Julliard et la porte-parole d'Attac Aur&#233;lie Trouv&#233; &#233;taient rassembl&#233;s autour de l'&#233;conomiste Pavlina Tcherneva, &#171; une des inspiratrices du volet social du Green New Deal port&#233; par la gauche am&#233;ricaine &#187;, lit-on sur Le Monde, pour une conf&#233;rence intitul&#233;e &#171; Le Green New Deal et la garantie de l'emploi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour vous, nous avons &#233;cout&#233; ces deux heures de discussions. Voici ce qu'il fallait en retenir.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/kiLwGOy0Tx0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pavlina Tcherneva&lt;/strong&gt; pose en introduction trois questions : &#171; Pourquoi combiner les dimensions sociales et &#233;conomiques pour r&#233;pondre au d&#233;fi climatique ? ; Qu'est-ce que la &#034;garantie d'emploi&#034; et quel r&#244;le cette id&#233;e a dans le Green New Deal ? ; Comment finance-t-on tout &#231;a ? &#187; Elle fait ensuite une br&#232;ve pr&#233;sentation du Green New Deal : &#171; Le Green New Deal combine des mesures socio-&#233;conomiques et environnementales. Il y a une strat&#233;gie sur l'industrie, les infrastructures, les transports, l'artisanat et l'agriculture. Sont aussi abord&#233;es la question du logement et de l'acc&#232;s &#224; l'eau potable. Tout en garantissant des emplois avec des salaires d&#233;cents (15 dollars de l'heure minimum). Selon les sondages, le Green New Deal est tr&#232;s populaire. On ne peut pas dissocier la menace climatique de la menace &#233;conomique. C'est une m&#234;me crise. Il n'y a pas de solution purement technique. Fondamentalement, le Green New Deal pose la question du futur. Quel int&#233;r&#234;t de lutter contre le changement climatique s'il n'y a pas d'acc&#232;s &#224; un logement d&#233;cent, si les salaires sont bas et si, finalement, ce monde sauv&#233; du changement climatique n'est pas un monde vivable pour tous ? Inversement, quel int&#233;r&#234;t d'avoir des emplois, de bons salaires, une s&#233;curit&#233; sociale pour tous, si l'environnement est d&#233;truit ? Le choix entre emploi et environnement est un faux choix, nous n'avons pas &#224; choisir. Le ch&#244;mage cr&#233;&#233; des probl&#232;mes de sant&#233;, de logement, etc. C'est &#224; la collectivit&#233; de prendre tout &#231;a en charge, ce qui est tr&#232;s co&#251;teux. Nous voulons &#233;viter que des personnes perdent leurs emplois et leurs logements. On veut plus de stabilit&#233;. Comment paie-t-on ? Nous avons la monnaie. La monnaie, &#231;a se cr&#233;e. La souverainet&#233; mon&#233;taire permet le financement du Green New Deal. On l'a bien fait pour la Seconde Guerre mondiale ! L'UE a, institutionnellement, r&#233;duit les possibilit&#233;s de financement public, et cr&#233;&#233; une fronti&#232;re entre les banques centrales et les minist&#232;res des Finances, ce qui emp&#234;che le financement de projets. &#192; cela s'ajoute la r&#232;gle des 3%. Comment faire face &#224; l'enjeu climatique si notre marge de man&#339;uvre financi&#232;re est r&#233;duite &#224; n&#233;ant ? Un Green New Deal en Europe serait limit&#233; &#224; 1% du budget de la zone euro... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;&#171; Il faut s'appuyer sur des services publics plus importants, avec des agents ind&#233;pendants du pouvoir politique et des pouvoirs &#233;conomiques afin d'impulser des choses impossibles dans le priv&#233;. Il faut que le service public redevienne la r&#233;f&#233;rence en mati&#232;re de d&#233;veloppement. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Martinez&lt;/strong&gt;. &#171; &#199;a fait un moment qu'on travail sur la garantie de l'emploi. Nous avons un projet qui date de 15 ans qui permet d'avoir une vie professionnelle qui conjugue activit&#233; et p&#233;riodes de non-emplois r&#233;mun&#233;r&#233;es &#8211; notamment des p&#233;riodes de formation. La question qui nous est pos&#233;e, c'est de convaincre qu'on peut conjuguer la pr&#233;servation de la plan&#232;te et la pr&#233;servation des droits sociaux, et donc de l'emploi. Il faut avoir toujours en t&#234;te que le social et l'environnemental ne s'oppose pas. En France, on d&#233;pense des sommes tr&#232;s importantes pour r&#233;parer les m&#233;faits du travail, je ne parle pas du ch&#244;mage mais des maladies professionnelles. Il faut soigner le travail pour faire des &#233;conomies. Il faut travailler sur de nouvelles perspectives de cr&#233;ation d'emplois dans des fili&#232;res environnementales, tout en s'appuyant plus sur le savoir-faire des ing&#233;nieurs, des cadres dans l'industrie fran&#231;aise pour faire &#233;voluer les industries traditionnelles afin qu'elles prennent mieux en compte la question environnementale. Les entreprises, ne jugeant les effets d'une politique industrielle que sur le court-terme, ne sont pas int&#233;ress&#233;es. C'est le bilan comptable de fin d'ann&#233;e qui prime. Il faut donner plus la parole aux salari&#233;s. Nous avons la chance d'avoir des services publics qui existent encore. Il faut s'appuyer sur des services publics plus importants, avec des agents ind&#233;pendants du pouvoir politique et des pouvoirs &#233;conomiques afin d'impulser des choses impossibles dans le priv&#233;. Il faut que le service public redevienne la r&#233;f&#233;rence en mati&#232;re de d&#233;veloppement. Les services publics ne peuvent pas absorber les d&#233;rives d'une soci&#233;t&#233; capitaliste qui renvoie vers le public les d&#233;g&#226;ts qu'elle g&#233;n&#232;re. La r&#232;gle des 3% ne doit pas &#234;tre une barri&#232;re infranchissable, on pourrait d&#233;j&#224; exon&#233;rer de cette r&#232;gle tous les investissements concernant l'environnement mais aussi les &#034;d&#233;penses sociales&#034;. Ce ne sont pas des d&#233;penses mais des investissements. On pourrait aussi faire des &#233;conomies. On d&#233;pense des milliards d'euros pour faire la guerre... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lie Trouv&#233;&lt;/strong&gt;. &#171; Un Green New Deal n&#233;cessite de remettre en cause le syst&#232;me &#233;conomique actuel et de renverser la tendance au n&#233;olib&#233;ralisme et son approfondissement en France depuis les ann&#233;es 80. &#199;a demanderait de recoupler les politiques budg&#233;taires et mon&#233;taires, soit une refondation de l'UE telle qu'elle fonctionne actuellement. Mais &#231;a n'est pas seulement un probl&#232;me de budget &#8211; la PAC, c'est 30-40 milliards d'euros par an, et c'est tout sauf une politique de Green New Deal &#8211;, c'est aussi un probl&#232;me de compromis &#224; 27. Je doute qu'on puisse au sein de l'UE avoir une politique ambitieuse dans les institutions actuelles. Un Green New Deal n&#233;cessite une d&#233;sob&#233;issance aux institutions europ&#233;enne, a minima. Si on veut une force politique qui porte un tel projet, il faut des liens dans la soci&#233;t&#233;. Les mouvements sociaux participent &#224; ce rapport de forces. Il y a des alliances &#224; faire entre forces sociales et organisations environnementales. La gauche politique doit prendre en compte les changements de mode de consommation pour d&#233;sinvestir dans les &#233;nergies fossiles. Du c&#244;t&#233; &#233;cologistes, comment on int&#232;gre pleinement les questions sociales ? La question de l'emploi est centrale. En France, si on veut s'attaquer &#224; l'urgence &#233;cologique, il faut cr&#233;er un million d'emplois. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Fran&#231;ois Julliard&lt;/strong&gt;. &#171; Greenpeace soutient le Green New Deal parce que l'ambition environnementale est l&#224;. Les objectifs sont parfaitement align&#233;s sur la science climatique. Il faut faciliter les transitions, qui ont un impact majeur sur l'emploi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt; &#171; Il y a une co&#239;ncidence quasi-naturelle de la dimension sociale des probl&#232;mes environnementaux. La jeunesse refuse l'id&#233;e n&#233;olib&#233;rale qui veut qu'on n'aurait pas les moyens de financer le Green New Deal. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pavlina Tcherneva&lt;/strong&gt;. &#171; Le plus grand succ&#232;s du n&#233;olib&#233;ralisme, c'est de nous avoir convaincu que les gouvernements n'ont pas les moyens financiers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le plan Marshall, nous ne nous sommes pas pos&#233;s la question. Il fallait d&#233;penser, personne ne s'est inqui&#233;t&#233; du d&#233;ficit, parce que nous avions la souverainet&#233; mon&#233;taire. La zone euro a institutionnalis&#233; ce probl&#232;me. Le Green New Deal pense la transformation industrielle et la question macro-&#233;conomique associ&#233;e &#224; la question de l'emploi. Il faut prendre en compte la formation des travailleurs de l'industrie. Le Green New Deal est fait pour aider les plus pauvres. Il y a une co&#239;ncidence quasi-naturelle de la dimension sociale des probl&#232;mes environnementaux. La jeunesse refuse l'id&#233;e n&#233;olib&#233;rale qui veut qu'on n'aurait pas les moyens de financer le Green New Deal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Martinez&lt;/strong&gt;. &#171; Quand on parle de consommation, que ce soit &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te ou &#224; celle de notre pays, tout le monde ne vit pas dans l'abondance. Si le message se veut &#234;tre percutant et bien per&#231;u, il faut faire attention aux mots qu'on emploie. Si le choix, pour sauver la plan&#232;te, c'est de perdre son boulot, le discours syndical va &#234;tre compliqu&#233;. Il faut qu'on parte des r&#233;alit&#233;s. N'opposons pas fin du monde et fin du mois. Si les chercheurs avaient plus de moyens, je suis convaincu qu'il y aurait des id&#233;es et des projets importants en mati&#232;re de d&#233;veloppement qui permettent de conjuguer cr&#233;ation d'emplois et nouvelles industries. On ferme souvent les entreprises qui puent et qui polluent pour des int&#233;r&#234;ts financiers et non pas pour sauver la plan&#232;te ! Les vieilles industries ne demandent que quelques investissements pour pr&#233;server et d&#233;velopper l'emploi tout en pr&#233;servant la plan&#232;te. On n'est pas oblig&#233; de travailler autant. Si certains travaillent moins, il y aura des emplois pour d'autres. La difficult&#233; majeure, c'est d'avoir une traduction politique. On a besoin que le mouvement social et les associations travaillent ensemble pour montrer que ces exigences sociales et &#233;cologiques ont besoin d'une traduction politique. En France, pour l'instant, on n'a pas de mouvement politique qui travaille sur le Green New Deal. Il y a urgence, les alternatives manquent entre le n&#233;olib&#233;ralisme et le fascisme. Si on interdisait seulement l'acc&#232;s aux march&#233;s publics aux pollueurs qui ne respectent pas les r&#232;gles sociales de base, on pourrait mener une guerre &#233;conomique sur une base sociale et environnementale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt; &#171; Quelle transformation des modes de production et de transformation pour &#224; la fois r&#233;pondre &#224; l'urgence &#233;cologique, mieux partager les richesses et permettre un emploi d&#233;cent &#224; tout le monde ? &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lie Trouv&#233;&lt;/strong&gt;. &#171; Le droit &#224; un travail d&#233;cent est un droit fondamental. Il faut qu'on parte d'abord de ce droit et qu'on aille chercher les besoins humains non-pourvus, les besoins &#233;cologiques et sociaux (cr&#232;ches, EHPAD, h&#244;pitaux, &#233;coles, etc.). Il faudrait parler de Green and Social New Deal. La Commission europ&#233;enne a mis le Green New Deal &#224; son agenda, c'est aussi une mani&#232;re d'&#233;vacuer le social. Il faut se m&#233;fier de ce terme, ici en France et en Europe. Quelle transformation des modes de production et de transformation pour &#224; la fois r&#233;pondre &#224; l'urgence &#233;cologique, mieux partager les richesses et permettre un emploi d&#233;cent &#224; tout le monde ? Se pose aussi la question de la relocalisation des activit&#233;s. Je ne crois pas &#224; une transition &#233;cologique et sociale sans &#231;a. Face au libre-&#233;change, que propose-t-on ? Un protectionnisme solidaire ? L'extr&#234;me droite r&#233;cup&#232;re ces questions territoriales. &#192; d&#233;faut que cela soit s&#233;rieusement pris en charge par le politique, nous, on se pose ces questions pour y apporter des r&#233;ponses syst&#233;miques. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Fran&#231;ois Julliard&lt;/strong&gt;. &#171; En France, il manque une force politique qui place cette question du Green New Deal au c&#339;ur de son projet. On ne voit pas &#231;a venir. Il faut que un, et id&#233;alement plusieurs partis s'en emparent. Ce sera d&#233;j&#224; un pr&#233;alable si on veut qu'il y ait un jour un Green New Deal &#224; la fran&#231;aise. Mais &#231;a ne sera pas suffisant. En face, il y a beaucoup d'obstacles, beaucoup de r&#233;sistance. Il y a un gouvernement tr&#232;s n&#233;olib&#233;ral qui ne veut pas en entendre parler. Les opposants, ce sont tous ceux qui vivent bien du syst&#232;me actuel. Ils sont nombreux et puissants : les patrons des multinationales, les actionnaires &#8211; quand on voit les dividendes qui tombent, on comprend pourquoi ils ne veulent pas changer le syst&#232;me &#8211;, les milieux financiers, un certain nombre d'&#233;conomistes qui n'y croient pas, une partie du milieu intellectuel qui va s'y opposer. Mais sans force politique qui s'en empare et qui parvient au pouvoir, &#231;a n'arrivera pas. Seul un gouvernement et un Parlement peuvent mettre en oeuvre ces mesures. Quand on voit l'&#233;nergie que d&#233;pense le gouvernement d'Emmanuel Macron &#224; d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de Total plut&#244;t que d&#233;fendre l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, on se dit qu'on est tr&#232;s loin d'avoir un gouvernement qui croit &#224; un Green New Deal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pavlina Tcherneva&lt;/strong&gt;. &#171; La souverainet&#233; mon&#233;taire est limit&#233;e par des probl&#232;mes d'autonomie alimentaire et &#233;nerg&#233;tique. La question du financement devrait &#234;tre une question facile &#224; r&#233;soudre. Il faut s'en d&#233;barrasser. L'id&#233;e que ce serait une perspective am&#233;ricano-centr&#233;e n'est pas pertinente. L'Inde et l'Afrique du Sud ont des projets concrets en mati&#232;re d'emplois garantis. Ce n'est pas une question d'h&#233;g&#233;monie financi&#232;re mais de souverainet&#233;. Il faut fonder des alliances internationales autour de cette id&#233;e. Nous avons besoin que les &#201;tats prennent en charge la planification &#224; la place des entreprises. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Alexis Tsipras, la rupture c'est maintenant</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Alexis-Tsipras-la-rupture-c-est-maintenant</link>
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		<dc:date>2015-06-16T07:54:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aur&#233;lie Trouv&#233;, C&#233;dric Durand, Razmig Keucheyan</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233; avec la Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233; avec le peuple grec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-06-16</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C&#233;dric Durand, &#233;conomiste, Razmig Keucheyan, sociologue et Aur&#233;lie Trouv&#233;, agro-&#233;conomiste appellent les mouvements sociaux et syndicaux &#224; se solidariser avec le peuple grec. &#171; Si la perspective p&#233;rilleuse d'une sortie de l'euro de la Gr&#232;ce se pr&#233;cise, la faute en est &#224; l'acharnement des cr&#233;anciers, et singuli&#232;rement &#224; la France et &#224; l'Allemagne. Reculer davantage ferait perdre toute consistance politique au gouvernement Syriza et affaiblirait durablement l'alternative de gauche au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton22567-d478a.jpg?1781127282' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C&#233;dric Durand, &#233;conomiste, Razmig Keucheyan, sociologue et Aur&#233;lie Trouv&#233;, agro-&#233;conomiste appellent les mouvements sociaux et syndicaux &#224; se solidariser avec le peuple grec. &#171; Si la perspective p&#233;rilleuse d'une sortie de l'euro de la Gr&#232;ce se pr&#233;cise, la faute en est &#224; l'acharnement des cr&#233;anciers, et singuli&#232;rement &#224; la France et &#224; l'Allemagne. Reculer davantage ferait perdre toute consistance politique au gouvernement Syriza et affaiblirait durablement l'alternative de gauche au n&#233;olib&#233;ralisme dans toute l'Europe &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le face &#224; face &#233;pique entre Syriza et la Tro&#239;ka dure depuis 5 mois. Au terme de cette phase initiale d'&lt;a href=&#034;http://www.mediapart.fr/journal/international/270415/grece-nous-presentons-nos-arguments-nous-repond-par-des-regles&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;affrontement riche en p&#233;rip&#233;ties&lt;/a&gt;, la partie grecque a incontestablement remport&#233; une manche. En d&#233;pit d'une disproportion consid&#233;rable de forces, David tient toujours la drag&#233;e haute &#224; Goliath. Esquives, touches agiles, reculades partielles, contre-attaques, l'inventivit&#233; tactique de l'&#233;quipe Tsipras force l'admiration. Elle a su jouer en finesse de toutes les subtilit&#233;s technico-politiques pour prolonger et publiciser au maximum le bras de fer qui l'oppose aux institutions, emp&#234;chant le n&#339;ud coulant financier d'&#233;touffer dans l'&#339;uf la premi&#232;re alternative gouvernementale au n&#233;olib&#233;ralisme sur le vieux continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En permanence sur le fil, le gouvernement grec est parvenu &#224; pr&#233;server un semblant de normalit&#233; dans le service de ses obligations financi&#232;res, sans renoncer &#224; l'esprit du programme qui l'a port&#233; au pouvoir : d&#233;fendre un attachement principiel au projet europ&#233;en tout en croisant le fer pour desserrer l'&#233;tau de l'aust&#233;rit&#233;. Ce positionnement aux limites lui a permis d'engranger un soutien populaire croissant. Et c'est l&#224; une seconde victoire. Loin de l'asphyxier sur le plan politique, l'attitude combative du gouvernement Syriza a transform&#233; l'affrontement avec les institutions en un carburant politique interne lui permettant de renforcer son assise. Les sondages donnent aujourd'hui une confortable avance au parti de la gauche radicale par rapport &#224; ses comp&#233;titeurs conservateurs de la Nouvelle D&#233;mocratie et d'un parti socialiste (PASOK) r&#233;duit &#224; une pr&#233;sence r&#233;siduelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me victoire de Syriza tient &#224; l'&#233;chec de ses adversaires. En d&#233;pit de leur acharnement, les cr&#233;anciers &#8211; Merkel, Hollande et Lagarde en t&#234;te &#8211; n'ont pas r&#233;ussi &#224; faire de Syriza un exemple du There is no alternative. Les r&#233;sultats &#233;lectoraux en Espagne et en Italie sont &#224; l'unisson des sondages qui indiquent une pouss&#233;e des forces hostiles aux politiques coordonn&#233;es &#224; Bruxelles. Ils signalent l'&#233;puisement de la logique de grande coalition qui pr&#233;side au consensus aust&#233;ritaire appliqu&#233; avec le m&#234;me enthousiasme par Manuel Valls, Matteo Renzi ou Mariano Rajoy. En regard de ce d&#233;litement de l'extr&#234;me centre &#8211; qui touche d'abord les courants sociaux-d&#233;mocrates &#8211;, l'id&#233;e que d'autres politiques sont possibles fait son chemin dans les consciences des europ&#233;ens. Et, pour l'instant, gr&#226;ce &#224; Syriza, c'est la gauche radicale &#8211; et non l'extr&#234;me droite - qui occupe le terrain de l'alternative effective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ne serait cependant plus dangereux que de se laisser &#233;blouir par ces d&#233;buts &#233;clatants. Les tactiques d'&#233;vitement, aussi habiles soient elles, ne sauraient se substituer aux d&#233;cisions strat&#233;giques qui doivent maintenant &#234;tre tranch&#233;es. Pour amadouer les cr&#233;anciers, la partie grecque a d&#233;j&#224; consenti &#224; des concessions substantielles par rapport &#224; son programme, acceptant notamment le principe de privatisations massives (3,2 milliards d'euros en 2015-2016, 15 milliards d'ici 2022), d'un recul progressif de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite et d'objectifs d'exc&#233;dent primaire &lt;a href=&#034;http://www.tagesspiegel.de/downloads/11870514/2/Regierungsvorschlag%20Griechenland&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;proches de ceux exig&#233;s par la Tro&#239;ka&lt;/a&gt; (0,6% en 2015 ; 3,5% en 2018). Les lignes rouges que Tsipras avait lui-m&#234;me fix&#233;es sont d&#233;j&#224; franchies et, &lt;a href=&#034;http://www.nytimes.com/2015/06/05/business/in-greek-debt-puzzle-the-game-theorists-have-it.html?smid=fb-share&amp;_r=0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comme le r&#233;sume Yanis Varoufakis&lt;/a&gt;, l'objectif se r&#233;duit d&#233;sormais &#224; tenter d'obtenir une restructuration de la dette en &#233;change de l'acceptation des r&#233;formes structurelles honnies. On pourrait &#224; bon droit qualifier la derni&#232;re offre du gouvernement grec comme un reniement des engagements de Syriza&#8230; Et pourtant, &lt;a href=&#034;http://www.tovima.gr/files/1/2015/06/04/000.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;de leur c&#244;t&#233;&lt;/a&gt;, les cr&#233;anciers n'ont amend&#233; qu'&#224; la marge leurs projections irr&#233;alistes concernant les niveaux d'exc&#233;dents primaires, tout en r&#233;affirmant leur exigence de voir r&#233;duit un &#233;tat providence d&#233;j&#224; exsangue et parachev&#233;e la lib&#233;ralisation de la relation salariale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;monstration politique de l'autisme n&#233;olib&#233;ral de l'UE est faite. Si la perspective p&#233;rilleuse d'une sortie de l'euro de la Gr&#232;ce se pr&#233;cise, la faute en est &#224; l'acharnement des cr&#233;anciers, et singuli&#232;rement &#224; la France et &#224; l'Allemagne. Reculer davantage ferait perdre toute consistance politique au gouvernement Syriza et affaiblirait durablement l'alternative de gauche au n&#233;olib&#233;ralisme dans toute l'Europe. Seuls un moratoire sur le r&#232;glement de la dette et l'instauration d'un contr&#244;le des capitaux peuvent d&#233;sormais lui permettre de reprendre l'initiative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la Gr&#232;ce, suivie peut-&#234;tre d'une Espagne o&#249; Podemos aura pris le pouvoir lors des &#233;lections l&#233;gislatives de novembre, venait &#224; rompre avec les politiques d'aust&#233;rit&#233;, la France sera plac&#233;e devant une alternative : ou bien pers&#233;v&#233;rer dans l'erreur, et voir son taux de ch&#244;mage continuer sa tragique envol&#233;e, ou alors rejoindre ces pays du sud dans un projet de refondation progressiste et d&#233;mocratique de l'Europe. La d&#233;cision, &#224; vrai dire, ne sera pas tant prise par le pouvoir en place que par les mouvements sociaux et syndicaux, qui auront l'occasion d&#232;s le 20 juin prochain de d&#233;montrer dans la rue leur solidarit&#233; avec la voie choisie par le peuple grec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>En pleine crise du capitalisme, vers un G20 pour rien</title>
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		<dc:date>2009-03-31T06:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aur&#233;lie Trouv&#233;, Jean-Marie Harribey</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
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&lt;p&gt;C'est comme un devoir en classe, pour lequel les &#233;l&#232;ves n'ont rien r&#233;vis&#233;. Bien emb&#234;t&#233;s, ils rendent page blanche ou tentent de masquer leur panne s&#232;che par des grandes phrases qui ne veulent rien dire. Jeudi, le sujet sera la crise du syst&#232;me capitaliste et les changements qui s'imposent. &lt;br class='autobr' /&gt; Les 20 &#233;l&#232;ves, sans vision politique globale, sans volont&#233; de remettre en cause le syst&#232;me actuel ayant engendr&#233; la crise, ne produiront certainement rien de d&#233;cisif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les citoyens victimes de cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton3535-cf011.jpg?1781127282' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est comme un devoir en classe, pour lequel les &#233;l&#232;ves n'ont rien r&#233;vis&#233;. Bien emb&#234;t&#233;s, ils rendent page blanche ou tentent de masquer leur panne s&#232;che par des grandes phrases qui ne veulent rien dire. Jeudi, le sujet sera la crise du syst&#232;me capitaliste et les changements qui s'imposent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les 20 &#233;l&#232;ves, sans vision politique globale, sans volont&#233; de remettre en cause le syst&#232;me actuel ayant engendr&#233; la crise, ne produiront certainement rien de d&#233;cisif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les citoyens victimes de cette crise ne pourront sans doute que leur accorder un z&#233;ro point&#233;. Et esp&#233;rons qu'ils se f&#226;chent pour de bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#234;me copie que pour le dernier G20 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout laisse &#224; penser que le prochain sommet du G20 ne sera que la reproduction de celui du 15 novembre dernier : aucun engagement concret et le maintien des r&#232;gles internationales qui ont favoris&#233; le d&#233;veloppement de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune vision politique globale ne se d&#233;gage, mais plut&#244;t deux positions partielles et insuffisantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Les Anglo-Saxons&lt;/strong&gt; plaident pour de vastes plans de relance &#233;conomique. Mais qui seront les b&#233;n&#233;ficiaires ? Pour quels types d'activit&#233;s ? Au nom d'une croissance renouvel&#233;e, les derni&#232;res d&#233;cisions et d&#233;clarations de ces gouvernements tendent &#224; poursuivre la socialisation des pertes, le sauvetage des grandes banques et entreprises sans contrepartie, et le soutien des industries polluantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pays insistent surtout sur la n&#233;cessit&#233; de ne pas trop r&#233;guler les march&#233;s financiers, d&#233;voilant leur volont&#233; de maintenir les b&#233;n&#233;fices des d&#233;tenteurs de capitaux et de ne pas p&#233;naliser les fauteurs de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pays, Allemagne et France en t&#234;te, qui penchent du c&#244;t&#233; d'une r&#233;gulation (modeste) de la finance&lt;/strong&gt;, et refusent tout d&#233;blocage massif de fonds publics face &#224; la crise. Le serrage de ceinture reste de mise. Sans doute la situation serait-elle compl&#232;tement diff&#233;rente si on avait bien voulu mixer les vingt &#233;l&#232;ves les plus riches avec les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le G20 remplace peu &#224; peu le G7/8 &#224; la direction de l'&#233;conomie mondiale, mais il n'est pas plus l&#233;gitime : la repr&#233;sentation des pays reste fond&#233;e sur leur puissance &#233;conomique, en excluant tous les pays pauvres et des r&#233;gions enti&#232;res. Ainsi, la seule Afrique du Sud repr&#233;sentera l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'oppos&#233; d'une telle vision, le G77 a demand&#233; qu'une r&#233;ponse &#224; la crise financi&#232;re se fasse d'abord dans le cadre des Nations unies. Si tant est que l'ONU soit dot&#233;e des moyens politiques n&#233;cessaires, ce que lui refusent toujours les pays riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, une poign&#233;e de pays s'est octroy&#233;e le droit de d&#233;cider de l'avenir du monde. Pire, derri&#232;re la fa&#231;ade du G20, seuls onze pays font visiblement partie de ce club tr&#232;s s&#233;lect : selon le Financial Times, le gouvernement britannique a &#233;tabli une liste de onze pays du G20 &#224; courtiser prioritairement dans l'optique du prochain sommet du G20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques id&#233;es int&#233;ressantes... imm&#233;diatement contredites&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le G20 finances a bien tent&#233; des recommandations sur un contr&#244;le (un peu moins restreint) des hedge funds et des agences de notation financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils indiquent &#233;galement s'&#234;tre &#171; mis d'accord sur l'identification des territoires non coop&#233;ratifs par les organismes internationaux comp&#233;tents et la mise au point d'une bo&#238;te &#224; outils de contre-mesures efficaces &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant de formules polies pour d&#233;signer les paradis fiscaux et judiciaires. Dans la foul&#233;e, plusieurs de ces paradis se sont engag&#233;s &#224; renforcer l'&#233;change d'informations avec d'autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on reste loin de la lev&#233;e du secret bancaire : l'&#233;change d'informations ne se ferait qu'au &#171; cas par cas &#187; et sur &#171; demande concr&#232;te et justifi&#233;e &#187; (dixit le gouvernement suisse).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout sans compter sur les int&#233;r&#234;ts et le lobbying bruxellois et des multinationales de tous poils. Le Premier ministre tch&#232;que, Mirek Topolanek, qui pr&#233;side l'Union europ&#233;enne, les a d'ailleurs rassur&#233;s : &#171; Nous allons soutenir le Luxembourg. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Chine, soutenue par la Russie,&lt;/strong&gt; a tent&#233; pour sa part de poser la question d'une nouvelle monnaie de r&#233;serve internationale, mettant fin &#224; l'h&#233;g&#233;monie du dollar et &#224; ses perversions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l&#224; encore, pas question de toucher &#224; la sacro-sainte supr&#233;matie des &#201;tats-Unis. Barack Obama le d&#233;clare dans Le Monde du 24 mars : &#171; Les &#201;tats-Unis sont pr&#234;ts &#224; assumer leur leadership &#187;, et le Premier ministre britannique Gordon Brown, h&#244;te du sommet du G20, copie docilement sur son voisin : les monnaies de r&#233;serve ne seront pas un grand sujet de d&#233;bat &#224; cette r&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#234;me erreur, toujours et encore : le refus de partager les richesses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une logique domine : le maintien des b&#233;n&#233;fices des d&#233;tenteurs de capitaux. Et pour cela, continuer d'appliquer la loi du march&#233;. La d&#233;claration conclusive du sommet pr&#233;c&#233;dent du G20 le confirme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Notre travail sera guid&#233; par une croyance partag&#233;e dans les principes du march&#233; et de l'ouverture des fronti&#232;res au commerce et aux investissements. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les pays du G20 se sont prononc&#233;s pour une conclusion au plus vite du cycle de n&#233;gociations commerciales de l'Organisation mondiale du commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lib&#233;ralisation des march&#233;s de biens et services pourra donc continuer &#224; nourrir les profits des d&#233;tenteurs de capitaux : par une mise en concurrence g&#233;n&#233;ralis&#233;e, les r&#232;gles sociales et environnementales sont nivel&#233;es vers le bas, les travailleurs et la nature peuvent &#234;tre exploit&#233;s avec des facilit&#233;s toujours plus grandes et la privatisation de tous les secteurs vient r&#233;pondre aux app&#233;tits croissants des actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce r&#232;gne du march&#233;, la solidarit&#233; est compl&#232;tement absente. Le dernier conseil des ministres des finances europ&#233;ens Ecofin a certes d&#233;cid&#233; d'une participation plus importante des pays de l'Union europ&#233;enne au Fonds mon&#233;taire international, en particulier pour &#171; sauver &#187; les pays de l'Est en faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette aide ne sera pas d&#233;pourvue d'int&#233;r&#234;ts, puisqu'elle sera assortie de conditions drastiques, passant notamment par une r&#233;duction des salaires des fonctionnaires en Irlande, Lettonie, Lituanie, Hongrie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute que les conditions seront les m&#234;mes pour les pays du Sud. Apr&#232;s le repenti tonitruant de la Banque mondiale qui, en pleine crise alimentaire mondiale, reconnaissait ses erreurs, va-t-on revivre les d&#233;g&#226;ts des plans d'ajustement structurel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un z&#233;ro point&#233;... et apr&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'irresponsabilit&#233; des dirigeants du monde, d'autres voix &#233;mergent. L'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale est fissur&#233;e et l'explosion des in&#233;galit&#233;s sociales am&#232;ne de plus en plus de citoyens &#224; r&#233;clamer des comptes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des mesures urgentes sont &#224; prendre et ne d&#233;pendent que d'une volont&#233; politique des &#201;tats :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la suppression des paradis fiscaux et judiciaires, qui drainent la moiti&#233; des transactions financi&#232;res internationales, entretiennent l'opacit&#233; et l'instabilit&#233; du syst&#232;me financier et confisquent des ressources fiscales indispensables aux Etats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la cr&#233;ation de taxes globales (sur les transactions financi&#232;res, les activit&#233;s polluantes...) pour financer les &#233;normes besoins sociaux et environnementaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le plafonnement des hauts revenus et une redistribution des richesses plus largement, une mise sous contr&#244;le d&#233;mocratique du syst&#232;me bancaire et financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A plus long terme, se pose la question d'un nouveau projet de soci&#233;t&#233;, fond&#233; sur l'acc&#232;s de tous les &#234;tres humains aux droits fondamentaux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel projet n&#233;cessite la soustraction des biens publics &#224; la logique de profit et donc un contr&#244;le et une gestion d&#233;mocratiques par la collectivit&#233; : &#224; commencer par la monnaie. C'est l&#224; tout l'enjeu du mouvement altermondialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur ces bases que nous nous sommes retrouv&#233;s ce samedi pour une journ&#233;e d'action mondiale face au G20, dans des centaines de villes dans le monde, et &#224; Paris place de l'Op&#233;ra.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;HARRIBEY Jean-Marie, TROUVE Aur&#233;lie&lt;br class='autobr' /&gt;
* Pru sur Rue89, 28/03/2009 | 19H16 : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.rue89.com/2009/03/28/en-..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.rue89.com/2009/03/28/en-..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Jean-Marie Harribey et Aur&#233;lie Trouv&#233; sont copr&#233;sidents d'Attac.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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