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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Le d&#233;clin massif de la biodiversit&#233; menace l'humanit&#233; &#8211; Un rapport alarmant sur la situation dans le monde</title>
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		<dc:date>2018-04-03T07:53:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Garric, Pierre Le Hir</dc:creator>


		<dc:subject>Plan&#232;te</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2018-04-03</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;rosion continue de la vie sauvage met en danger les conditions de vie des populations, alertent les experts mondiaux de l'IPBES, le &#171; GIEC de la biodiversit&#233; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de Europe solidaire sans fronti&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Partout sur la plan&#232;te, le d&#233;clin de la biodiversit&#233; se poursuit, &#171; r&#233;duisant consid&#233;rablement la capacit&#233; de la nature &#224; contribuer au bien-&#234;tre des populations &#187;. Ne pas agir pour stopper et inverser ce processus, c'est mettre en p&#233;ril &#171; non seulement l'avenir que nous voulons, mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Le-Monde-" rel="directory"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Planete-+" rel="tag"&gt;Plan&#232;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2018-04-03-1424-+" rel="tag"&gt;Edition du 2018-04-03&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton34272-a17c3.jpg?1781441620' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;rosion continue de la vie sauvage met en danger les conditions de vie des populations, alertent les experts mondiaux de l'IPBES, le &#171; GIEC de la biodiversit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de &lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article43744&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Europe solidaire sans fronti&#232;re&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3569 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/biodiverssite_.png?3569/871ea1cd8f885caf5c4927d66d4ff52ea2b7e45a9d307063c6bb6902734f80bc&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH1208/871ea1cd8f885caf-38be2ce5-ad33b.png?1781441622' width='500' height='1208' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Partout sur la plan&#232;te, le d&#233;clin de la biodiversit&#233; se poursuit, &#171; r&#233;duisant consid&#233;rablement la capacit&#233; de la nature &#224; contribuer au bien-&#234;tre des populations &#187;. Ne pas agir pour stopper et inverser ce processus, c'est mettre en p&#233;ril &#171; non seulement l'avenir que nous voulons, mais aussi les vies que nous menons actuellement &#187;. Tel est le message d'alerte d&#233;livr&#233; par la Plate-Forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversit&#233; et les services &#233;cosyst&#233;miques (IPBES) [1], r&#233;unie du 17 au 24 mars &#224; Medellin (Colombie), pour sa 6e session pl&#233;ni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 2012 sous la tutelle des Nations unies et rassemblant aujourd'hui 129 Etats, cette structure est qualifi&#233;e de &#171; GIEC de la biodiversit&#233; &#187;, en r&#233;f&#233;rence au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'&#233;volution du climat. Sa mission est d'&#233;tablir r&#233;guli&#232;rement la synth&#232;se des connaissances disponibles sur la biodiversit&#233; (la vari&#233;t&#233; des formes de vie sur la Terre), sur les impacts de son &#233;rosion et sur les pistes d'action possibles pour la pr&#233;server.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle livre le r&#233;sultat d'un travail colossal, qui s'est &#233;tal&#233; sur trois ann&#233;es. L'IPBES a divis&#233; le globe en quatre r&#233;gions : l'Afrique, les Am&#233;riques, l'Asie-Pacifique et l'Europe-Asie centrale &#8211; &#224; l'exception, donc, des p&#244;les et des oc&#233;ans. Chacune a fait l'objet d'un rapport de 800 &#224; 1 000 pages, r&#233;alis&#233; par plus de 550 experts b&#233;n&#233;voles de 100 pays, &#224; partir de plus de 10 000 publications scientifiques, mais aussi de sources gouvernementales ou non gouvernementales, ou encore de savoirs autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour chaque zone g&#233;ographique, cette analyse est synth&#233;tis&#233;e dans un &#171; r&#233;sum&#233; &#224; l'intention des d&#233;cideurs &#187; d'une quarantaine de pages, n&#233;goci&#233; mot &#224; mot et vot&#233; par les repr&#233;sentants des Etats membres. C'est ce document, qui constitue une sorte de consensus politique, qui doit servir de base &#224; l'action des gouvernements, m&#234;me s'il n'a pas de valeur contraignante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Au c&#339;ur de notre survie &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La biodiversit&#233; et les contributions apport&#233;es par la nature aux populations semblent, pour beaucoup, &#233;loign&#233;es de nos vies quotidiennes. Rien ne pourrait &#234;tre plus &#233;loign&#233; de la v&#233;rit&#233;, observe le pr&#233;sident de l'IPBES, le Britannique Robert Watson. Elles sont le socle de notre alimentation, de notre eau pure et de notre &#233;nergie. Elles sont au c&#339;ur non seulement de notre survie, mais aussi de nos cultures, de nos identit&#233;s et de notre joie de vivre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourra juger restrictive cette approche, qui envisage la nature &#224; l'aune des seuls services qu'elle rend &#224; l'humanit&#233;, sans consid&#233;rer que la survie des esp&#232;ces animales et v&#233;g&#233;tales est en elle-m&#234;me pr&#233;cieuse. Mais l'objet des quatre rapports est de sensibiliser l'opinion et les d&#233;cideurs &#224; une chute de la biodiversit&#233; qui &#171; met en danger les &#233;conomies, les moyens d'existence, la s&#233;curit&#233; alimentaire et la qualit&#233; de vie des populations partout dans le monde &#187;. Aucune des r&#233;gions &#233;tudi&#233;es n'&#233;chappe &#224; une r&#233;gression spectaculaire de sa faune et de sa flore, avec des projections alarmantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Afrique est le dernier endroit sur Terre avec un large &#233;ventail de grands mammif&#232;res, mais jamais par le pass&#233; il n'y a eu autant de plantes, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et grands mammif&#232;res menac&#233;s qu'aujourd'hui, par une s&#233;rie de causes humaines et naturelles &#187;, note la chercheuse sud-africaine Emma Archer. Quelque 500 000 km2 de terres sont d&#233;j&#224; d&#233;grad&#233;es du fait de la d&#233;forestation, de l'agriculture non durable, du surp&#226;turage, des activit&#233;s mini&#232;res, des esp&#232;ces invasives ou du r&#233;chauffement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela, alors qu'en zone rurale la subsistance de plus de 62 % des habitants d&#233;pend de la bonne sant&#233; des milieux naturels et que la population du continent est appel&#233;e &#224; doubler d'ici &#224; 2050, pour atteindre 2,5 milliards de personnes. Le d&#233;fi est immense : &#224; la fin du si&#232;cle, certaines esp&#232;ces de mammif&#232;res et d'oiseaux pourraient avoir perdu plus de la moiti&#233; de leurs effectifs, et la productivit&#233; des lacs (en poissons) avoir baiss&#233; de 20 % &#224; 30 %, en raison du d&#233;r&#232;glement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Asie-Pacifique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Asie-Pacifique, la biodiversit&#233; est confront&#233;e &#224; des menaces sans pr&#233;c&#233;dent, allant des ph&#233;nom&#232;nes m&#233;t&#233;orologiques extr&#234;mes et de l'&#233;l&#233;vation du niveau de la mer aux esp&#232;ces exotiques envahissantes, &#224; l'intensification de l'agriculture, &#224; la surp&#234;che et &#224; l'augmentation des d&#233;chets et de la pollution. Malgr&#233; quelques succ&#232;s pour prot&#233;ger ces &#233;cosyst&#232;mes vitaux &#8211; les aires marines prot&#233;g&#233;es ont augment&#233; de 14 % en vingt-cinq ans et le couvert forestier a progress&#233; de 23 % en Asie du Nord-Est &#8211;, les experts craignent qu'ils ne suffisent pas &#224; enrayer le d&#233;clin de la biodiversit&#233; et des services que retirent les 4,5 milliards d'humains qui vivent dans ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, 60 % des prairies d'Asie sont d&#233;grad&#233;es, pr&#232;s de 25 % des esp&#232;ces end&#233;miques sont menac&#233;es et 80 % des rivi&#232;res les plus pollu&#233;es par les d&#233;chets plastiques dans le monde se trouvent dans cette zone. Si les pratiques de p&#234;che se poursuivent au m&#234;me rythme, la r&#233;gion ne comptera plus de stocks de poissons exploitables d'ici &#224; 2048. Jusqu'&#224; 90 % des coraux souffriront d'une grave d&#233;gradation avant le milieu du si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Am&#233;riques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le continent am&#233;ricain aussi, l'impact du d&#233;r&#232;glement climatique sur la biodiversit&#233; va s'intensifier d'ici au milieu du si&#232;cle, devenant un facteur de d&#233;clin aussi puissant que le changement d'affectation des terres. Les populations d'esp&#232;ces indig&#232;nes ont d&#233;cru de 31 % depuis la colonisation par les Europ&#233;ens, et ce taux pourrait monter &#224; 40 % au milieu du si&#232;cle. Par rapport &#224; leur &#233;tat originel, plus de 95 % des prairies d'herbes hautes d'Am&#233;rique du Nord, 50 % de la savane tropicale et 17 % de la for&#234;t amazonienne en Am&#233;rique du Sud ont &#233;t&#233; transform&#233;s en des paysages domin&#233;s par l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs notent que, jusqu'ici, &#171; les peuples autochtones et les communaut&#233;s locales ont cr&#233;&#233; une diversit&#233; de syst&#232;mes de polyculture et d'agroforesterie &#187; qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; &#224; la biodiversit&#233;. Mais ces savoirs locaux sont eux aussi en voie d'extinction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Europe-Asie centrale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, en Europe et Asie centrale, la situation n'est gu&#232;re meilleure : 42 % des animaux terrestres et des plantes ont enregistr&#233; un d&#233;clin de leurs populations au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie, de m&#234;me que 71 % des poissons et 60 % des amphibiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re cause de cette h&#233;catombe r&#233;side dans l'intensification de l'agriculture et de l'exploitation foresti&#232;re, et particuli&#232;rement dans l'usage excessif de produits agrochimiques (pesticides, engrais). R&#233;sultat : la r&#233;gion consomme plus de ressources naturelles renouvelables qu'elle n'en produit, l'obligeant &#224; en importer massivement d'autres zones du monde. Le rapport souligne aussi le r&#244;le du changement climatique, qui sera l'un des principaux fl&#233;aux pesant sur la biodiversit&#233; d'Europe et d'Asie centrale dans les prochaines d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre rapports confirment que la Terre est en train de subir sa sixi&#232;me extinction de masse : selon les scientifiques, les disparitions d'esp&#232;ces ont &#233;t&#233; multipli&#233;es par 100 depuis 1900, soit un rythme sans &#233;quivalent depuis l'extinction des dinosaures il y a 66 millions d'ann&#233;es. Mardi 20 mars, une &#233;tude du Mus&#233;um national d'histoire naturelle et du Centre national de la recherche scientifique alertait sur la &#171; disparition massive &#187; des oiseaux dans les campagnes fran&#231;aises &#8211; leurs populations se sont effondr&#233;es d'un tiers en quinze ans &#8211; tandis que, fin 2017, des chercheurs montraient que le nombre d'insectes volants a d&#233;clin&#233; de 75 % &#224; 80 % en Allemagne depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;velopper les aires prot&#233;g&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'y a-t-il donc aucun espoir ? Les scientifiques veulent croire qu'il est encore possible d'agir pour enrayer ce d&#233;clin. Ils appellent, p&#234;le-m&#234;le, &#224; d&#233;velopper les aires prot&#233;g&#233;es, &#224; restaurer les &#233;cosyst&#232;mes d&#233;grad&#233;s (notamment les for&#234;ts), &#224; limiter les subventions &#224; l'agriculture et &#224; l'exploitation foresti&#232;re intensives, &#224; int&#233;grer la protection de la biodiversit&#233; dans toutes les politiques publiques, &#224; sensibiliser davantage le grand public ou encore &#224; poursuivre les efforts de conservation. En Europe, ces politiques ont par exemple conduit &#224; sauver d'une extinction locale les populations de bisons ou de lynx ib&#233;riques, et &#224; r&#233;habiliter les r&#233;gions bois&#233;es des A&#231;ores, de Mad&#232;re et des Canaries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour la premi&#232;re fois, en Europe, nous indiquons qu'il faut une transformation plus radicale des modes de vie et de consommation, sans quoi nous n'atteindrons pas les objectifs de d&#233;veloppement durable et de protection de la biodiversit&#233; &#187;, souligne Sandra Lavorel, &#233;cologue des &#233;cosyst&#232;mes (universit&#233; de Grenoble), qui a particip&#233; &#224; la r&#233;daction du rapport. &#171; L'un des chapitres importants de notre travail est celui de la gouvernance. La question de la biodiversit&#233; doit &#234;tre prise en charge &#224; tous les &#233;chelons, Etats, communaut&#233;s, citoyens &#187;, compl&#232;te J&#233;r&#244;me Chave, &#233;cologue au CNRS, qui a contribu&#233; &#224; la synth&#232;se sur les Am&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un cinqui&#232;me rapport sera publi&#233; lundi 26 mars, sur l'&#233;tat des sols du monde, de plus en plus d&#233;grad&#233;s par la pollution, la d&#233;forestation, l'exploitation mini&#232;re et les pratiques agricoles. Enfin, lors de sa prochaine r&#233;union pl&#233;ni&#232;re en mai 2019, l'IPBES produira son bilan mondial de la biodiversit&#233; et non plus des analyses r&#233;gionales. Une session que la France a propos&#233; d'accueillir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Audrey Garric et Pierre Le Hir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conflits d'int&#233;r&#234;ts sur les pollinisateurs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IPBES a produit un premier rapport en 2016 sur la pollinisation, dont la publication avait &#233;t&#233; entach&#233;e de doutes. Deux de ses chapitres-cl&#233;s &#233;taient en effet sous la responsabilit&#233; de scientifiques salari&#233;s de Bayer et Syngenta, les deux principaux producteurs d'insecticides dits &#171; n&#233;onicotino&#239;des &#187;, fortement suspect&#233;s de d&#233;cimer les populations d'abeilles, bourdons, papillons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les experts doivent remplir un formulaire d&#233;taillant leurs liens d'int&#233;r&#234;ts, mais ces d&#233;clarations ne sont pas rendues publiques. De m&#234;me, le financement du budget de la plateforme, qui s'&#233;l&#232;ve &#224; 5 millions de dollars (4 millions d'euros) en 2018, n'est pas connu dans le d&#233;tail. Une vingtaine d'Etats y participent, en premier lieu l'Allemagne, la Norv&#232;ge, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* LE MONDE | 23.03.2018 &#224; 14h00 &#8226; Mis &#224; jour le 24.03.2018 &#224; 10h22 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/23/sur-tous-les-continents-la-nature-et-le-bien-etre-humain-sont-en-danger_5275433_3244.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/23/sur-tous-les-continents-la-nature-et-le-bien-etre-humain-sont-en-danger_5275433_3244.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] &lt;a href=&#034;https://www.ipbes.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ipbes.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bilan biodiversit&#233; du WWF : La Terre a perdu la moiti&#233; de ses populations d'esp&#232;ces sauvages en 40 ans</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Bilan-biodiversite-du-WWF-La-Terre-a-perdu-la-moitie-de-ses-populations-d</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Bilan-biodiversite-du-WWF-La-Terre-a-perdu-la-moitie-de-ses-populations-d</guid>
		<dc:date>2014-11-25T08:07:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Garric</dc:creator>


		<dc:subject>Le Monde</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-11-25</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La plan&#232;te est malade, et sa gu&#233;rison semble de plus en plus incertaine. La pression exerc&#233;e par l'humanit&#233; sur les &#233;cosyst&#232;mes est telle qu'il nous faut chaque ann&#233;e l'&#233;quivalent d'une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le d&#233;clin de la biodiversit&#233; est sans pr&#233;c&#233;dent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixi&#232;me &#233;dition de son rapport Plan&#232;te vivante, le bilan de sant&#233; le plus complet de la Terre. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Le-Monde-" rel="directory"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Le-Monde-614-+" rel="tag"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-11-25-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-11-25&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH61/arton19940-ed6e9.png?1781441622' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='61' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La plan&#232;te est malade, et sa gu&#233;rison semble de plus en plus incertaine. La pression exerc&#233;e par l'humanit&#233; sur les &#233;cosyst&#232;mes est telle qu'il nous faut chaque ann&#233;e l'&#233;quivalent d'une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le d&#233;clin de la biodiversit&#233; est sans pr&#233;c&#233;dent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixi&#232;me &#233;dition de son rapport Plan&#232;te vivante, le bilan de sant&#233; le plus complet de la Terre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce rapport bisannuel, r&#233;alis&#233; avec la soci&#233;t&#233; savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et pr&#233;sent&#233; &#224; l'Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs. Le premier, l'indice plan&#232;te vivante (IPV), mesure l'&#233;volution de la biodiversit&#233; &#224; partir du suivi de 10 380 populations (groupes d'animaux sur un territoire) appartenant &#224; 3 038 esp&#232;ces vert&#233;br&#233;es de mammif&#232;res, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;clin massif des esp&#232;ces sauvages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2111 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH296/63e65a4ecd91a7d1-69d07b6c-dae82.png?1781441626' width='500' height='296' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;clin de la biodiversit&#233; entre 1970 et 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : les effectifs de ces esp&#232;ces sauvages ont d&#233;clin&#233; de 52 % entre 1970 et 2010. Autrement dit, la taille de ces populations a fondu de moiti&#233; en moins de deux g&#233;n&#233;rations, ce qui repr&#233;sente un recul beaucoup plus marqu&#233; que celui pr&#233;c&#233;demment estim&#233; (&#8211; 28 %). Dans le d&#233;tail, les esp&#232;ces d'eau douce sont les plus durement touch&#233;es avec une chute de 76 % entre 1970 et 2010, contre un d&#233;clin de 39 % pour les esp&#232;ces marines et les esp&#232;ces terrestres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous avons enrichi notre base de donn&#233;es d'un millier de populations, mais surtout, nous avons chang&#233; de m&#233;thodologie, explique Christophe Roturier, directeur scientifique du WWF France. Nous avions auparavant surrepr&#233;sent&#233; dans notre indice les esp&#232;ces de mammif&#232;res et d'oiseaux par rapport aux reptiles, amphibiens et poissons. Nous avons donc pond&#233;r&#233; chaque esp&#232;ce par rapport &#224; sa r&#233;elle importance dans les &#233;cosyst&#232;mes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce d&#233;clin touche l'ensemble du globe, les pertes les plus lourdes sont observ&#233;es sous les tropiques (&#8211; 56 % contre &#8211; 36 % dans les zones temp&#233;r&#233;es). L'Am&#233;rique latine est la r&#233;gion la plus affect&#233;e (&#8211; 83 %), suivie par l'Asie-Pacifique. Au contraire, dans les aires terrestres prot&#233;g&#233;es, l'IPV a diminu&#233; de &#171; seulement &#187; 18 %.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2110 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH241/d9959d518814cf6a-beaacb1b-436c8.png?1781441626' width='500' height='241' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;clin de la biodiversit&#233; touche davantage les tropiques (&#8211; 56 %) que les zones temp&#233;r&#233;es (&#8211; 36 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principales menaces pesant sur les esp&#232;ces sauvages sont la disparition et de la d&#233;gradation de leurs habitats (du fait de la d&#233;forestation, de l'urbanisation ou encore de l'agriculture), la chasse et la p&#234;che (intentionnelle, &#224; des fins alimentaires ou sportives, ou accidentelle comme les prises accessoires), la pollution et le changement climatique, dont les effets devraient &#234;tre de plus en plus forts.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2109 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH319/3a2b498970c120f2-6040f1c8-0ab3e.png?1781441627' width='500' height='319' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Principales menaces pour les esp&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'humanit&#233; consomme 1,5 Terre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second indice du rapport, l'empreinte &#233;cologique mesure la pression qu'exerce l'homme sur la nature. Elle calcule pr&#233;cis&#233;ment les surfaces terrestres et maritimes n&#233;cessaires pour produire chaque ann&#233;e les biens et services que nous consommons (nourriture, combustibles, espace pour les constructions, etc) et absorber les d&#233;chets que nous g&#233;n&#233;rons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le WWF, l'empreinte &#233;cologique de l'humanit&#233; atteignait 18,1 milliards d'hectares globaux (hag, hectares de productivit&#233; moyenne) en 2010, soit 2,6 hag par personne. Le probl&#232;me, c'est que cette empreinte mondiale, qui a doubl&#233; depuis les ann&#233;es 1960, exc&#232;de de 50 % la biocapacit&#233; de la plan&#232;te, c'est-&#224;-dire sa facult&#233; &#224; r&#233;g&#233;n&#233;rer les ressources naturelles et absorber le CO2, qui elle, s'&#233;levait &#224; 12 milliards de hag (1,7 hag par personne). Au final, en 2010, l'humanit&#233; a utilis&#233; l'&#233;quivalent d'une plan&#232;te et demie pour vivre, et a donc entam&#233; son &#171; capital naturel &#187;. La moiti&#233; de cette surconsommation est imputable aux &#233;missions de CO2 (53 %), en grande partie dus aux combustibles fossiles (charbon, p&#233;trole et gaz naturel).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2108 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH359/185ee18798915f6d-b70e7dba-b6be4.png?1781441627' width='500' height='359' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Composantes de l'empreinte &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &#171; d&#233;passement &#187;, o&#249; ce jour &#224; partir duquel l'humanit&#233; vit &#224; cr&#233;dit &#8211; qui intervient de plus en plus t&#244;t dans l'ann&#233;e &#8211; est possible car nous coupons des arbres &#224; un rythme sup&#233;rieur &#224; celui de leur croissance, nous pr&#233;levons plus de poissons dans les oc&#233;ans qu'il n'en na&#238;t chaque ann&#233;e, et nous rejetons davantage de carbone dans l'atmosph&#232;re que les for&#234;ts et les oc&#233;ans ne peuvent en absorber. Cons&#233;quence : les stocks de ressources s'appauvrissent et les d&#233;chets s'accumulent plus vite qu'ils ne peuvent &#234;tre absorb&#233;s ou recycl&#233;s, comme en t&#233;moigne l'&#233;l&#233;vation de la concentration de CO2 dans l'atmosph&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si l'innovation technologique, telle que l'am&#233;lioration de l'efficacit&#233; de la consommation des ressources et de l'&#233;nergie peut permettre de r&#233;duire le d&#233;passement, elle nous expose aussi &#224; de nouveaux dilemmes : ainsi, la progression de la biocapacit&#233; agricole gr&#226;ce &#224; l'emploi d'engrais et &#224; la m&#233;canisation s'est-elle effectu&#233;e en consommant davantage de combustibles fossiles, donc en augmentant l'empreinte carbone &#187;, pr&#233;vient le rapport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Koweit, plus forte empreinte &#233;cologique par habitant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels pays exercent la plus grande pression sur les &#233;cosyst&#232;mes ? Ce sont ceux qui &#233;mettent le plus de CO2 : la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, le Br&#233;sil et la Russie. A eux cinq, ils p&#232;sent pr&#232;s de la moiti&#233; de l'empreinte &#233;cologique mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ramen&#233; par habitant, cet indice donne un classement tr&#232;s diff&#233;rent. Cette fois, ce sont les pays aux revenus les plus &#233;lev&#233;s qui sont les plus fautifs. Ainsi, l'empreinte &#233;cologique record par t&#234;te est d&#233;tenue par le Kowe&#239;t (10,5 hag par habitant, soit 6 fois ce que la Terre peut produire), suivi du Qatar, des Emirats arabes unis, du Danemark et de la Belgique, qui se situent autour de 8 hag par habitant. La France se classe &#224; la 23e position, avec 4,5 hag, soit bien plus que la moyenne mondiale (2,6) ou que la biocapacit&#233; de la Terre (1,7). L'Afghanistan, Ha&#239;ti, l'Erythr&#233;e, la Palestine et le Timor oriental poss&#232;dent quant &#224; eux l'empreinte la plus faible, avec environ 0,4 hag par habitant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2107 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH280/2aefec2535d0f530-240b7c17-d2c63.png?1781441627' width='500' height='280' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'empreinte &#233;cologique par habitant, par pays, en 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trop d'eau consomm&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le troisi&#232;me indice du rapport Plan&#232;te vivante, l'empreinte eau permet de saisir l'ampleur des volumes d'eau douce (pr&#233;lev&#233;e dans les lacs, rivi&#232;res, r&#233;servoirs et aquif&#232;res) et d'eau de pluie n&#233;cessaires &#224; nos modes de vie. La production agricole engloutit 92 % de l'empreinte eau globale, devant la production industrielle (4,4 %) et les usages domestiques (3,6 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'Inde et la Chine sont en t&#234;te (avec les Etats-Unis) des pays ayant la plus forte empreinte eau, c'est qu'elles exportent massivement des biens intensifs en eau, qu'ils soient agricoles ou industriels, &#224; destination des pays d&#233;velopp&#233;s. Ce qui augmente les pressions sur des zones fragiles souvent d&#233;pourvues de politiques de conservation de cette ressource rare. Aujourd'hui, plus d'un tiers de la population mondiale, soit environ 2,7 milliards de personnes, vit dans des bassins fluviaux connaissant une grave p&#233;nurie d'eau pendant au moins un mois par an.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2106 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH275/2b007224c443640e-f2239283-09cfb.png?1781441627' width='500' height='275' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les p&#233;nuries d'eau dans le monde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tendance devrait aller en s'aggravant avec l'augmentation de la population, qui a d&#233;j&#224; presque tripl&#233; depuis 1950, pour atteindre 7 milliards en 2011, et devrait encore cro&#238;tre &#224; 9,6 milliards en 2050 et 11 milliards en 2100. &#171; L'humanit&#233; peut r&#233;ussir &#224; d&#233;corr&#233;ler son d&#233;veloppement de son empreinte &#233;cologique, assure Philippe Germa, directeur g&#233;n&#233;ral du WWF France. Il faut pour cela pr&#233;server le capital naturel, notamment en arr&#234;tant de surexploiter les stocks halieutiques, produire mieux, avec moins d'intrants et de d&#233;chets et plus d'&#233;nergies renouvelables, et r&#233;orienter les flux financiers, en prenant en compte les co&#251;ts environnementaux et sociaux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Audrey Garric est journaliste au service Plan&#232;te du journal Le Monde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Le Monde.fr | 30.09.2014 &#224; 00h00 &#8226; Mis &#224; jour le 30.09.2014 &#224; 10h28.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les opposants au gaz de schiste de plus en plus mobilis&#233;s dans le monde</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-opposants-au-gaz-de-schiste-de-plus-en-plus-mobilises-dans-le-monde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-opposants-au-gaz-de-schiste-de-plus-en-plus-mobilises-dans-le-monde</guid>
		<dc:date>2013-10-22T09:31:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Garric</dc:creator>


		<dc:subject>Gaz de schiste</dc:subject>
		<dc:subject>Le Monde</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-10-22</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que de plus en plus de pays autorisent l'exploration et l'exploitation des p&#233;trole et gaz de schiste, les contestations se succ&#232;dent. Samedi 19 octobre, ils doivent &#234;tre des milliers &#224; manifester, en France (&#224; Paris, Toulouse, Lille ou Nice), aux Etats-Unis, Canada, Angleterre, Allemagne ou encore Roumanie &#224; l'occasion de la Journ&#233;e mondiale contre le gaz de schiste. &lt;br class='autobr' /&gt; Car si ces hydrocarbures non conventionnels font miroiter aux entreprises et aux pays revenus, recettes fiscales et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-environnementaliste-" rel="directory"&gt;Mouvement environnementaliste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Gaz-de-schiste-399-+" rel="tag"&gt;Gaz de schiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Le-Monde-614-+" rel="tag"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-10-22-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-10-22&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton15503-afd94.png?1781441629' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que de plus en plus de pays autorisent l'exploration et l'exploitation des p&#233;trole et gaz de schiste, les contestations se succ&#232;dent. Samedi 19 octobre, ils doivent &#234;tre des milliers &#224; manifester, en France (&#224; Paris, Toulouse, Lille ou Nice), aux Etats-Unis, Canada, Angleterre, Allemagne ou encore Roumanie &#224; l'occasion de la Journ&#233;e mondiale contre le gaz de schiste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Car si ces hydrocarbures non conventionnels font miroiter aux entreprises et aux pays revenus, recettes fiscales et emplois &#8211; jusqu'au r&#234;ve d'une ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique &#8211;, ils sont vivement critiqu&#233;s pour leurs cons&#233;quences n&#233;fastes sur l'environnement ainsi que sur le climat. Tour d'horizon de ces mouvements d'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Roumanie : le recul de Chevron&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une victoire importante remport&#233;e par les opposants au gaz de schiste. Les deux mois de protestations de villageois contre des projets d'exploration &#224; Silistea, dans le nord-est du pays, ont eu raison de Chevron. Le g&#233;ant am&#233;ricain de l'&#233;nergie a annonc&#233; la suspension de ses activit&#233;s jeudi 17 octobre, au lendemain d'&#233;chauffour&#233;es entre gendarmes et protestataires qui bloquaient depuis lundi l'unique voie d'acc&#232;s au site o&#249; le p&#233;trolier comptait forer son premier puits d'exploration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe avait obtenu en juillet des permis d'exploration dans trois villages de cette r&#233;gion pauvre, juste apr&#232;s la lev&#233;e, en mars, par le gouvernement, du moratoire instaur&#233; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Apr&#232;s avoir vivement combattu ces hydrocarbures non conventionnels lorsque la coalition de centre gauche, &#224; laquelle il appartient, &#233;tait dans l'opposition, le premier ministre Victor Ponta s'est finalement ralli&#233; &#224; cette nouvelle source d'&#233;nergie, rejoignant le pr&#233;sident de centre droit Traian Basescu, fervent d&#233;fenseur du gaz de schiste. Objectif : s'affranchir des co&#251;teuses importations de gaz russe. Selon les derni&#232;res estimations de l'Agence d'information sur l'&#233;nergie am&#233;ricaine (EIA &#8211; Energy Information Administration), publi&#233;es en juin, le pays abriterait, avec l'Ukraine et la Bulgarie, 5 500 milliards de m&#232;tres cubes de gaz de schiste et 1,6 milliard de barils de p&#233;trole de schiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les opposants, eux, ne l'entendent pas de cette oreille. Pour eux, la fracturation hydraulique, qui consiste &#224; injecter &#224; haute pression dans la roche d'&#233;normes quantit&#233;s d'eau additionn&#233;es de sable et d'additifs chimiques, pollue les nappes phr&#233;atiques, fragilise les sols, voire favorise les tremblements de terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Ukraine : une mobilisation naissante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple roumain a fait des &#233;mules dans l'Ukraine voisine : jeudi 17 octobre, ce sont des centaines d'Ukrainiens qui ont manifest&#233; contre les projets de Chevron d'exploiter le gaz de schiste dans leur pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'an dernier, le g&#233;ant am&#233;ricain avait remport&#233; un appel d'offres pour exploiter le gisement d'Olesky, dans l'ouest du pays, dont le gouvernement estime les r&#233;serves &#224; 2 980 milliards de m&#232;tres cubes de gaz. Un enjeu capital pour cette ex-r&#233;publique sovi&#233;tique qui cherche &#224; r&#233;duire sa d&#233;pendance par rapport &#224; la Russie. Mais les populations locales s'inqui&#232;tent de l'impact sur l'environnement dans une r&#233;gion montagneuse qui est &#233;galement un site touristique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Canada : une opposition muscl&#233;e &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coup de feu, cocktails Molotov et v&#233;hicules de la gendarmerie br&#251;l&#233;s : au Canada, la mobilisation contre l'exploitation du gaz de schiste a &#233;galement pris un tour violent jeudi 17 octobre. Une quarantaine d'opposants ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s &#224; la suite de heurts avec les forces de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le mois dernier, ces opposants, dont des Am&#233;rindiens, cherchent &#224; emp&#234;cher une entreprise gazi&#232;re canadienne, SNW Ressources, d'effectuer des tests sismiques dans l'est du Nouveau-Brunswick, sur la c&#244;te atlantique. Des travaux de prospection ont d&#233;but&#233; dans ces zones qui seraient riches en hydrocarbures &#8211; le pays compterait 16 000 milliards de m&#232;tres cubes de r&#233;serves de gaz de schiste selon l'EIA. Les opposants ont notamment &#233;rig&#233; des barrages sur une route &#224; proximit&#233; de l'entrep&#244;t qui abrite l'&#233;quipement d'exploration de l'entreprise, mais la justice a prononc&#233; une injonction pour mettre fin au blocus. Le soir, deux cents personnes ont march&#233; dans les rues de Montr&#233;al en signe de solidarit&#233; avec les manifestants du Nouveau-Brunswick.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Royaume-Uni : un m&#233;contentement grandissant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'une campagne de forage est en cours dans le sud de l'Angleterre, l'engouement de la population britannique pour le gaz de schiste s'&#233;rode. Selon un sondage publi&#233; le 1er octobre par l'universit&#233; de Nottingham, 55 % des Anglais soutiennent aujourd'hui la fracturation hydraulique, contre 62 % en juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre ces deux mois, des manifestations de milliers d'opposants ont secou&#233; la r&#233;gion du Sussex, apr&#232;s le d&#233;but des forages par l'entreprise Cuadrilla Resources le 2 ao&#251;t. La soci&#233;t&#233; britannique avait obtenu du gouvernement, en d&#233;cembre 2012, l'autorisation de reprendre ses explorations qu'elle avait d&#251; interrompre en 2011 en raison de secousses telluriques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre sujet de m&#233;contentement des opposants : le co&#251;t de la fracturation hydraulique se r&#233;v&#232;le deux fois plus &#233;lev&#233; qu'aux Etats-Unis, ce qui devrait entra&#238;ner une baisse tr&#232;s limit&#233;e du prix de l'&#233;lectricit&#233; dans le pays, selon des donn&#233;es de l'agence Bloomberg. Le gouvernement, au contraire, assure que les promesses de ressources de gaz de schiste avanc&#233;es par Cuadrilla (3 000 milliards de m&#232;tres cubes) sont un gage d'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique accrue. Mais rien ne dit &#224; ce jour que les r&#233;serves se concr&#233;tiseront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En France : la crainte d'exp&#233;rimentations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contentieux qui d&#233;cha&#238;nait depuis plusieurs mois les passions en France a &#233;t&#233; tranch&#233; : la fracturation hydraulique reste interdite dans l'Hexagone. Le Conseil constitutionnel a en effet d&#233;cid&#233;, le 11 octobre, de valider la loi du 13 juillet 2011, dite loi Jacob, qui interdit l'usage de cette technique, la seule qui existe &#224; ce jour pour extraire du gaz de schiste. Il a ainsi rejet&#233; la question prioritaire de constitutionnalit&#233; (QPC) d&#233;pos&#233;e par l'entreprise texane Schuepbach apr&#232;s l'annulation, en octobre 2011, de ses deux permis miniers du sud de la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si &#233;cologistes et ONG se sont r&#233;jouis de cette d&#233;cision, ils estiment que le d&#233;bat n'est pas totalement clos puisque la loi Jacob pr&#233;voit la mise en place d'une commission charg&#233;e, entre autres, d'&#034;&#233;mettre un avis public sur les conditions de mise en &#339;uvre d'exp&#233;rimentations r&#233;alis&#233;es &#224; des fins scientifiques, sous contr&#244;le public&#034;. Or, cette commission, dont les membres n'ont pas tous &#233;t&#233; nomm&#233;s, n'a jamais &#233;t&#233; r&#233;unie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les industriels ont d&#233;j&#224; commenc&#233; leur lobbying sur cette question de l'exp&#233;rimentation, d&#233;noncent plusieurs ONG, dont les Amis de la Terre, Attac et le R&#233;seau action climat dans un communiqu&#233;. Ils jouent sur les difficult&#233;s de preuve et jusqu'ici des incertitudes l&#233;gales pour poursuivre les recherches d'hydrocarbures non conventionnels, comme en Seine-et-Marne avec Hess Oil.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qui consomme vraiment l'eau de la plan&#232;te ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Qui-consomme-vraiment-l-eau-de-la-planete</link>
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		<dc:date>2012-02-21T08:25:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Garric</dc:creator>


		<dc:subject>alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-02-21</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plus d'un cinqui&#232;me de l'eau consomm&#233;e sur la plan&#232;te est englouti par des produits destin&#233;s &#224; l'exportation. Et en important de la sorte des biens intensifs en eau, les pays d&#233;velopp&#233;s augmentent les pressions sur des zones fragiles souvent d&#233;pourvues de politiques de conservation de cette ressource rare. Voil&#224; les conclusions d'une &#233;tude, publi&#233;e lundi 13 f&#233;vrier dans les Proceedings of the national academy of sciences, qui mod&#233;lise les flux d'eau autour du globe et met en &#233;vidence les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L133xH150/arton9460-9bc94.png?1781441630' class='spip_logo spip_logo_right' width='133' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plus d'un cinqui&#232;me de l'eau consomm&#233;e sur la plan&#232;te est englouti par des produits destin&#233;s &#224; l'exportation. Et en important de la sorte des biens intensifs en eau, les pays d&#233;velopp&#233;s augmentent les pressions sur des zones fragiles souvent d&#233;pourvues de politiques de conservation de cette ressource rare. Voil&#224; les conclusions d'une &#233;tude, publi&#233;e lundi 13 f&#233;vrier dans les Proceedings of the national academy of sciences, qui mod&#233;lise les flux d'eau autour du globe et met en &#233;vidence les disparit&#233;s dans son utilisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; partir d'indicateurs commerciaux, de donn&#233;es d&#233;mographiques et de statistiques sur l'usage de l'eau, souterraine, de surface mais aussi de pluie et celle recycl&#233;e, l'&#233;quipe de recherche de l'universit&#233; de Twente aux Pays-Bas a quantifi&#233; et cartographi&#233; l'empreinte mondiale sur l'eau &#224; une &#233;chelle g&#233;ographique tr&#232;s fine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : entre 1996 et 2005, 9 087 milliards de m&#232;tres cubes d'eau ont &#233;t&#233; consomm&#233;s chaque ann&#233;e &#224; travers la plan&#232;te. L'agriculture en a englouti 92 %, notamment du fait de l'irrigation intensive des c&#233;r&#233;ales telles que le ma&#239;s, le bl&#233; ou le riz (27 % de l'utilisation d'eau douce), ainsi que de la production de viande (22 %) et de produits laitiers (7 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis, qui ne repr&#233;sentent que 5 % de la population mondiale, constituent le troisi&#232;me consommateur d'eau douce (1 053 milliards de m3 par an), apr&#232;s les beaucoup plus peupl&#233;es Chine (1 207 milliards de m3) et Inde (1 182 milliards de m3). Ramen&#233;e par habitant, la consommation am&#233;ricaine d'eau s'&#233;l&#232;ve &#224; 2 842 m3 annuels, contre 1 089 m3 pour la Chine, 1 071 m3 en Inde et 1 385 m3 en moyenne mondiale, comme le montre la carte de la consommation d'eau de chaque pays, par an et par habitant :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1039 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/Eau_graphique_1.png?1039/0ee88150d872d7ac2ddcb70f45fa75c09f0e374286185f15c3a5597d37564987&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 122.3 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH63/Eau_graphique_1-a84d8-83815.png?1781024026' width='150' height='63' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la consommation directe d'eau, pour un usage domestique ou agricole, le c&#339;ur de la probl&#233;matique tourne autour du concept d'eau virtuelle, c'est-&#224;-dire de la quantit&#233; d'eau utilis&#233;e pour fabriquer un bien de consommation. Environ un cinqui&#232;me de l'eau consomm&#233;e dans le monde est ainsi de l'eau virtuelle, &#233;chang&#233;e entre les pays sous forme de produits agricoles ou industriels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est notamment le cas des produits alimentaires. Un kilo de b&#339;uf n&#233;cessite ainsi 15 500 litres d'eau, un kilo de porc, 4 900 litres, le poulet, 4 000 litres, le fromage, 4 900 litres et le riz, 3 000 litres. En les important, les pays consommateurs sous-traitent &#224; la fois la production alimentaire mais aussi les risques environnementaux et &#233;conomiques qui peuvent d&#233;couler de la surexploitation de r&#233;serves limit&#233;es en eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette carte montre les importations nettes en eau virtuelle et la direction des flux les plus importants (sup&#233;rieurs &#224; 15 milliards de m3 par an), li&#233;s au commerce de produits agricoles et industriels, entre 1996 et 2005 :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1040 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/Eau_graphique_2.jpg?1040/378ef275cae2fd7ea15839f6bf45102d91c67e42977435851f92bbe0a090efca&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 55.5 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH56/Eau_graphique_2-373b8-1fa01.jpg?1781024026' width='150' height='56' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les pays les plus d&#233;pendants de ces ressources sont, comme on pouvait s'y attendre, les &#238;les et les r&#233;gions d&#233;sertiques : Malte, qui d&#233;pend &#224; 92 % de l'eau virtuelle, le Kowe&#239;t (90 %), la Jordanie (86 %) et Isra&#235;l (82 %). Mais certains des pays qui poss&#232;dent les plus vastes ressources en eau au monde importent aussi de larges quantit&#233;s d'or bleu. Le champion de la consommation est les &#201;tats-Unis, qui importe 234 milliards de m3 chaque ann&#233;e. Suivent le Japon, qui importe 127 milliards de m3, l'Allemagne (125), la Chine (121), l'Italie (101), le Mexique (92) et la France (78).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233; de la balance, les pays qui exportent le plus d'eau virtuelle sont les &#201;tats-Unis qui, avec 314 milliards de m3 par an compense plus que largement ses importations, la Chine (143 milliards de m3 par an), l'Inde (125) et le Br&#233;sil (112).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, les auteurs de l'&#233;tude, Arjen Hoekstra et Mesfin Mekonnen, ne proposent pas de solutions directes pour limiter la consommation d'eau, virtuelle ou pas. Ils font surtout valoir que cartographier de mani&#232;re pr&#233;cise l'empreinte eau de l'humanit&#233; permet aux &#201;tats de conna&#238;tre les risques de d&#233;pendances qu'ils encourent alors que la diminution des ressources devient une pr&#233;occupation internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article tir&#233; de la section Blogues du journal Le Monde du 17 f&#233;vrier 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ces milliards de subventions aux &#233;nergies fossiles</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Ces-milliards-de-subventions-aux-energies-fossiles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Ces-milliards-de-subventions-aux-energies-fossiles</guid>
		<dc:date>2012-01-24T08:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Garric</dc:creator>


		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-01-24</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Presse-toi &#224; gauche vous offre une analyse int&#233;ressante sur les appuis &#233;tatiques et autres &#224; l'industrie des &#233;nergies fossiles ainsi que le d&#233;s&#233;quilibre provoqu&#233;s sur le d&#233;veloppement des &#233;nergies propres. L'article est tir&#233; du blogue de Audrey Garric du quotidien Le Monde du 20 janvier 20123. &lt;br class='autobr' /&gt; &#034;La maison est en feu, et pour &#233;teindre l'incendie, nous jetons des seaux... d'essence.&#034; C'est par ces mots que Damian Carrington, journaliste au Guardian, pointait l'un des pires paradoxes de nos (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L119xH150/arton9155-ab3f0.png?1781441633' class='spip_logo spip_logo_right' width='119' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Presse-toi &#224; gauche vous offre une analyse int&#233;ressante sur les appuis &#233;tatiques et autres &#224; l'industrie des &#233;nergies fossiles ainsi que le d&#233;s&#233;quilibre provoqu&#233;s sur le d&#233;veloppement des &#233;nergies propres. L'article est tir&#233; du blogue de Audrey Garric du quotidien Le Monde du 20 janvier 20123.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;La maison est en feu, et pour &#233;teindre l'incendie, nous jetons des seaux... d'essence.&#034; C'est par ces mots que Damian Carrington, journaliste au Guardian, pointait l'un des pires paradoxes de nos politiques en mati&#232;re de lutte contre le changement climatique : les &#233;nergies fossiles, responsables de larges &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, re&#231;oivent un soutien financier tant substantiel que discret de la part des gouvernements, les rendant artificiellement bon march&#233; et encourageant leur usage. Au contraire, les &#233;nergies renouvelables font le plein de promesses mais beaucoup moins de financements. Au final, le p&#233;trole, le gaz et le charbon s'av&#232;rent 500 % plus subventionn&#233;s que l'&#233;olien, le solaire ou la biomasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'appui de cette d&#233;monstration, le quotidien britannique s'est livr&#233; &#224; un exercice de collecte de donn&#233;es et de r&#233;alisation d'infographies fort int&#233;ressant &#8212; domaine dans lequel il excelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce premier graphique d&#233;taille, &#224; partir des chiffres de l'Agence internationale de l'&#233;nergie (AIE), les diff&#233;rentes subventions vers&#233;es dans le domaine de l'&#233;nergie au cours des derni&#232;res ann&#233;es. Comme le sch&#233;ma le montre clairement, les combustibles fossiles repr&#233;sentent l'&#233;crasante majorit&#233; des &#233;nergies financ&#233;es : le p&#233;trole a ainsi re&#231;u 193 milliards de dollars d'aides en 2010, le gaz 91 milliards et l'&#233;lectricit&#233; produite &#224; partir d'&#233;nergies fossiles 122 milliards, contre 44 milliards de dollars pour l'&#233;lectricit&#233; d'origine renouvelable et 22 milliards pour la biomasse. En 2008, 500 milliards de dollars ont &#233;t&#233; d&#233;bours&#233;s pour soutenir l'ensemble des &#233;nergies fossiles, soit l'&#233;quivalent du PIB de la Su&#232;de ou de l'Arabie Saoudite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1018 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/nergies_fossiles_Graphique_1.jpg?1018/4777f9368b524f2d0bee642e5c417ab2c8932ef8baab2d7014310baa4cd62782&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 28.2 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH109/nergies_fossiles_Graphique_1-439f2-607e0.jpg?1781064282' width='150' height='109' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;O&#249; et comment cet argent est-il fourni ? Ces subventions consistent essentiellement dans des politiques gouvernementales visant &#224; maintenir le prix final des carburants fossiles en-dessous du co&#251;t de l'approvisionnement. Selon l'AIE, l'essentiel de ces &#034;subventions &#224; la consommation&#034; sont vers&#233;es dans les pays en d&#233;veloppement. Autre constat : ces aides sont importantes dans les pays qui exportent beaucoup de combustibles fossiles, qu'il s'agisse du p&#233;trole saoudien ou du gaz russe. L'explication, selon l'AIE, r&#233;side dans le fait que ces pays y voient une fa&#231;on de partager avec leur population les avantages de l'exportation de combustibles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1016 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/nergies_fossiles_graphique_2.jpg?1016/88af37d34ae2140eb6bbc4c6a5df63c6426e21d50391b953778cdedb8f8d5347&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 35.3 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH107/nergies_fossiles_graphique_2-5849e-d3bc4.jpg?1781064282' width='150' height='107' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays riches, ces subventions prennent aussi la forme de m&#233;canismes indirects, comme les cr&#233;dits d'imp&#244;ts. L'OCDE, qui a list&#233; 250 m&#233;canismes d'aides indirects (&lt;a href=&#034;http://www.oecd.org/dataoecd/40/35/48805150.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.oecd.org/dataoecd/40/35/48805150.pdf&lt;/a&gt;)(, reconna&#238;t que l'aide financi&#232;re totale fournie par ses Etats membres aux compagnies productrices d'&#233;nergies fossiles oscille entre 45 et 75 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passerait-il si l'on mettait fin &#224; ces aides ? Selon les mod&#232;les de l'AIE, nous assisterions &#224; une r&#233;duction massive de l'utilisation mondiale de combustibles fossiles :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1015 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/nergies_fossiles_graphique_3.jpg?1015/039c794c02e790ad90d945278b2fd23215bbad7462a90b47fcd88392674dd390&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 29 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH116/nergies_fossiles_graphique_3-a8e87-4889a.jpg?1781064282' width='150' height='116' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il en d&#233;coulerait, naturellement, une r&#233;duction tr&#232;s importante des &#233;missions de CO2. Le graphique suivant montre la r&#233;duction des &#233;missions carbon&#233;es en 2015, 2020 et 2035, qui serait engendr&#233;e par l'arr&#234;t des subventions aux &#233;nergies fossiles. En 2035, cette mesure emp&#234;cherait ainsi l'&#233;mission de 2,6 milliards de tonnes de CO2 soit, selon les estimations de l'AIE, la moiti&#233; des &#034;gains&#034; n&#233;cessaires pour limiter la hausse mondiale des temp&#233;ratures &#224; 2&#176;C.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1013 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/nergies_fossiles_Graphique_4.jpg?1013/c8d0142d8a82792652c8133e8ab400c962935681544e2fdfa7a8d2b25a37b303&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 30.7 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH116/nergies_fossiles_Graphique_4-57815-5602b.jpg?1781064282' width='150' height='116' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Manifestement, donc, la lutte contre le changement climatique passe en partie par l'arr&#234;t, ou au moins la limitation, des subventions aux combustibles fossiles, notamment dans des pays comme la Russie et l'Arabie saoudite, o&#249; l'empreinte carbone par habitant est d&#233;j&#224; plus &#233;lev&#233;e que la moyenne mondiale. Mais la t&#226;che est malais&#233;e, tant dans les pays riches, o&#249; le lobby p&#233;trolier et gazier s'av&#232;re tr&#232;s puissant, que dans les pays en d&#233;veloppement, auxquels il reste difficile de demander de limiter des subventions qui servent aussi &#224; sortir de la pr&#233;carit&#233; &#233;nerg&#233;tique les classes les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut aussi r&#233;torquer &#224; ce travail de collecte de donn&#233;es que les &#233;nergies fossiles sont plus largement subventionn&#233;es que les renouvelables dans la mesure o&#249; elles sont plus largement r&#233;pandues et utilis&#233;es &#8212; les chiffres des subventions n'ayant pas &#233;t&#233; rapport&#233;s aux volumes des &#233;nergies. Par ailleurs, rien ne garantit que l'arr&#234;t de ces aides permette de suffisamment d&#233;velopper les &#233;nergies renouvelables de mani&#232;re &#224; ce qu'elles puissent prendre le relais d'ici vingt ans. Reste que dans l'id&#233;e, financer largement un secteur autant rentable que polluant, celui des &#233;nergies fossiles, n'aide pas &#224; trouver des solutions pour pr&#233;parer une transition &#233;nerg&#233;tique rapide et efficace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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