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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Qui veut vraiment la paix au Congo ?</title>
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		<dc:date>2012-11-13T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Juan Branco</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
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		<dc:subject>Edition du 2012-11-13</dc:subject>

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&lt;p&gt;En visite &#224; Kinshasa pour le sommet de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), le 13 octobre dernier, le pr&#233;sident fran&#231;ais Fran&#231;ois Hollande a ostensiblement marqu&#233; ses distances avec son homologue congolais Joseph Kabila. Si celui-ci fait preuve d'autoritarisme, les diplomates lui reprochent surtout son incapacit&#233; &#224; r&#233;tablir la paix dans les Kivus. &lt;br class='autobr' /&gt; KAMPALA, ao&#251;t 2012. La capitale de l'Ouganda est le th&#233;&#226;tre d'un de ces bals masqu&#233;s dont les diplomates semblent avoir le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH104/arton12230-9625e.png?1782324899' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En visite &#224; Kinshasa pour le sommet de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), le 13 octobre dernier, le pr&#233;sident fran&#231;ais Fran&#231;ois Hollande a ostensiblement marqu&#233; ses distances avec son homologue congolais Joseph Kabila. Si celui-ci fait preuve d'autoritarisme, les diplomates lui reprochent surtout son incapacit&#233; &#224; r&#233;tablir la paix dans les Kivus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;KAMPALA, ao&#251;t 2012. La capitale de l'Ouganda est le th&#233;&#226;tre d'un de ces bals masqu&#233;s dont les diplomates semblent avoir le secret. R&#233;unis au sein de la Conf&#233;rence internationale sur la r&#233;gion des Grands Lacs (CIRGL) (1) par M. Yoweri Museveni, les pr&#233;sidents congolais et rwandais, MM. Joseph Kabila et Paul Kagam&#233;, se livrent &#224; un simulacre de n&#233;gociations sur la crise qui ravage le Nord- Kivu (R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, RDC) depuis 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tension au Nord-Kivu est, depuis le printemps 2012, &#224; nouveau mont&#233;e d'un cran avec la mutinerie de plusieurs centaines de soldats, anciens rebelles r&#233;cemment int&#233;gr&#233;s dans l'arm&#233;e officielle. Formant un nouveau mouvement rebelle majoritairement tutsi, le M23 (ex- Conseil national pour la d&#233;fense du peuple, CNDP) &#8211; soutenu en sous-main par le Rwanda &#8211;, ils ont pris le contr&#244;le de la plus grande partie de la r&#233;gion en quelques semaines, provoquant la mort de plusieurs milliers de civils et la r&#233;surgence de dizaines de milices oubli&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette situation dangereuse pour la paix r&#233;gionale, les chefs d'Etat de la CIRGL, sachant les positions irr&#233;conciliables, se s&#233;parent sur un accord en trompe-l'oeil pr&#233;voyant la cr&#233;ation d'une &#171; force internationale neutre &#187;. Il s'agit surtout d'apaiser les chancelleries europ&#233;ennes et am&#233;ricaines, inqui&#232;tes d'un conflit qui peut &#224; tout moment d&#233;g&#233;n&#233;rer en guerre r&#233;gionale. Congolais et Rwandais ont en effet une conception radicalement diff&#233;rente de cette force internationale cens&#233;e r&#233;tablir l'ordre dans la r&#233;gion. Alors que les premiers y voient le moyen de ren&#233;gocier le mandat de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), la plus importante force de maintien de la paix de l'Organisation des Nations unies (ONU) en exercice, afin de lui donner des pr&#233;rogatives offensives, les seconds privil&#233;gient au contraire une force r&#233;gionale, non pas neutre, mais incluant des &#233;l&#233;ments... rwandais. Une cotutelle de Kigali sur le Nord-Kivu inenvisageable pour Kinshasa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise qui ravage le Nord-Kivu n'est qu'une &#233;ni&#232;me r&#233;plique des conflits incessants entre les deux voisins depuis le g&#233;nocide des Tutsis, en 1994, et la contre-offensive du Front patriotique rwandais (FPR) de M. Kagam&#233;, laquelle avait pouss&#233; des millions de Hutus rwandais &#224; fuir au Za&#239;re voisin (future RDC). Ce flux massif, que le Za&#239;re d&#233;liquescent du mar&#233;chal Joseph Mobutu n'avait pas cherch&#233; &#224; contr&#244;ler, incluait de nombreux cadres du &#171; Hutu power &#187; g&#233;nocidaire. Ils allaient rapidement se constituer en milices arm&#233;es, dont la plus c&#233;l&#232;bre demeure les Forces d&#233;mocratiques de lib&#233;ration du Rwanda (FDLR). A l'&#233;poque, la violence et la mis&#232;re dans les immenses camps de r&#233;fugi&#233;s o&#249; circulent toutes sortes d'armes, ainsi que la volont&#233; de Kigali comme de Kampala de mettre la main sur les immenses richesses congolaises, ont form&#233; un cocktail rendu encore plus explosif par les conflits de pouvoir au Za&#239;re m&#234;me. Ainsi, en 1996, l'opposant congolais Laurent-D&#233;sir&#233; Kabila (1941-2001) s'appuya sur la volont&#233; proclam&#233;e du FPR et des troupes ougandaises de lutter contre les milices hutues pour s'emparer des provinces du Kivu avant de renverser le r&#233;gime de Mobutu et prendre le pouvoir en 1997. Ce fut sa rupture avec Kigali qui pr&#233;cipita la deuxi&#232;me guerre du Congo (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui encore, Kigali soutient un mouvement politico-militaire comme le M23 pour accaparer les ressources naturelles congolaises tout en s'assurant une protection militaire vis-&#224;-vis des groupes arm&#233;s hutus, de plus en plus faibles. De son c&#244;t&#233;, pour lutter contre le M23 et maintenir un semblant d'autorit&#233; sur son territoire, la RDC n'h&#233;site pas &#224; s'appuyer sur de multiples milices, dont, &#233;pisodiquement, les FDLR de M. Sylvestre Mudacumura, inculp&#233; de crimes de guerre par la Cour p&#233;nale internationale (CPI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bon exemple des louvoiements du pr&#233;sident Kabila est fourni le 11 avril dernier, quand le chef de l'Etat congolais annonce, de mani&#232;re tr&#232;s calcul&#233;e, son intention d'arr&#234;ter M. Bosco Ntaganda, surnomm&#233; &#171; Terminator &#187;. Ex-dirigeant du groupe rebelle tutsi CNDP, soutenu par le Rwanda, celui-ci avait &#233;t&#233; inculp&#233; en 2006 par la CPI de crimes de guerre et crimes contre l'humanit&#233;. Ce qui n'avait pas emp&#234;ch&#233; M. Kabila de le nommer g&#233;n&#233;ral de l'arm&#233;e congolaise le 23 mars 2009, &#224; la faveur d'un accord pr&#233;voyant la r&#233;int&#233;gration des CNDP au sein des forces r&#233;guli&#232;res. M. Ntaganda a jou&#233; un r&#244;le crucial dans les &#233;lections congolaises contest&#233;es de novembre 2011 &#8211; le principal opposant, M. Etienne Tshisekedi, refuse de reconna&#238;tre la victoire de M. Kabila &#8211; en s'assurant que les deux Kivus &#171; choisissent la bonne voie &#187; &#233;lectorale. Menaces et violences en tout genre conditionnent le vote des populations locales, qui s'av&#232;re d&#233;terminant dans la victoire finale de M. Kabila. Les nombreuses irr&#233;gularit&#233;s entachant le processus, financ&#233; &#224; hauteur de 250 millions d'euros par l'Union europ&#233;enne, poussent d'ailleurs les bailleurs de fonds &#224; hausser le ton, pendant que des voix dans la soci&#233;t&#233; d&#233;noncent les violences et les r&#233;seaux de corruption constitu&#233;s &#224; cette &#233;poque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jamais tr&#232;s loin des terrains de tennis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LORSQUE M. Kabila &#233;num&#232;re les &#171; cent raisons &#187; d'arr&#234;ter M. Ntaganda, il tente de donner des gages de bonne conduite &#224; la &#171; communaut&#233; internationale &#187;, sans mettre en application cette mesure. Nul n'ignore pourtant ses lieux de vill&#233;giature &#224; Gisenyi (Rwanda) et Goma (RDC), o&#249; des responsables de la Monusco le croisent r&#233;guli&#232;rement sur les terrains de tennis de l'h&#244;tel Ihusi. A la suite de la d&#233;claration pr&#233;sidentielle, il a tout loisir de fuir &#224; Masisi (RDC), o&#249;, encercl&#233;, il profitera d'une &#233;tonnante &#171; tr&#234;ve &#187; de cinq jours pour partir &#224; nouveau vers le Rwanda &#8211; il y fondera le M23, le 6 mai, avec M. Laurent Nkunda, lui aussi inculp&#233; par la CPI, et M. Sultani Makenga, son ancien aide de camp, devenu la vitrine l&#233;gale du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il d&#233;mente toute implication dans la crise, le pr&#233;sident rwandais s'y engage r&#233;solument. Tributaire de l'exploitation ill&#233;gale des ressources naturelles des deux Kivus et de l'Ituri, qui p&#232;sent pour pr&#232;s d'un quart dans le produit int&#233;rieur brut de son pays, et cherchant &#224; se d&#233;faire d&#233;finitivement des FDLR, il soutient en sous-main la cr&#233;ation du M23 d&#232;s le mois de f&#233;vrier, accueillant ses responsables et l'approvi- sionnant tant en hommes qu'en mat&#233;riel. C'est dans ces circonstances, et alors que les preuves accablantes de ce soutien (4) suscitent une r&#233;probation internationale, mena&#231;ant les flux d'aide qui alimentent Kigali, que le Rwanda tente de gagner du temps en acceptant, &#224; Kampala, la cr&#233;ation d'une force internationale qu'il sait illusoire. Il cherche &#233;galement &#224; apaiser le feu des critiques venues des Etats-Unis, dont l'ambas sadeur Stephen Rapp menace les dirigeants rwandais de poursuites devant la CPI. La France en profite pour condamner, d&#232;s le 2 ao&#251;t, le M23 et tout soutien &#233;tranger &#224; ce mouvement, sans cependant mentionner explicitement le Rwanda, avec lequel les relations restent tendues depuis le g&#233;nocide de 1994 (5). Paris semble privil&#233;gier, dans un certain isolement, une diplomatie particuli&#232;rement peu offensive vis-&#224;-vis du &#171; pays des mille collines &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, l'Afrique du Sud a d&#233;cid&#233; d'utiliser le sommet de la Communaut&#233; de d&#233;veloppement d'Afrique australe (SADC) de Maputo (Mozambique), dont est membre la RDC, et qui a refus&#233; l'adh&#233;sion du Rwanda en 2005, pour condamner, le 19 ao&#251;t, le soutien de ce pays &#224; la r&#233;bellion. Une d&#233;cision tardive, qui s'explique par la tentative de rapprochement de Pretoria avec Kigali, symbolis&#233;e par la pr&#233;sence de M. Kagam&#233; au centenaire du Congr&#232;s national africain (ANC). Les relations entre les deux Etats s'&#233;taient tendues apr&#232;s l'assassinat &#224; Johannesburg d'un g&#233;n&#233;ral rwandais en exil, en juillet 2011. Avec la d&#233;cision de la SADC, l'Afrique du Sud revient &#224; sa position traditionnelle, en appuyant son alli&#233; historique congolais. Elle apporte &#224; M. Kabila une bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne, apr&#232;s plusieurs mois de relatif isolement sur la sc&#232;ne continentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#233;diatisation comme moyen de pression&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EN EFFET, malgr&#233; l'intense activit&#233; de son ministre des affaires &#233;trang&#232;res Raymond Tshibanda, la RDC peine &#224; rallier &#224; sa cause ses alli&#233;s traditionnels &#8211; du moins au-del&#224; des d&#233;clarations d'intention et des condamnations de pure forme. L'Angola, notamment, membre de la CIRGL, semble temporiser face aux demandes pressantes d'assistance formul&#233;es par Kinshasa, tandis que le pr&#233;sident centrafricain Fran&#231;ois Boziz&#233; est accapar&#233; par la r&#233;bellion tchadienne qui &#233;cume son pays. M. Boziz&#233; se trouve &#233;galement aux prises avec une r&#233;volte de la jeunesse ; des craintes de complot l'ont r&#233;cemment amen&#233; &#224; limoger son ministre des finances, qui &#233;tait aussi son neveu. Dans le m&#234;me temps, l'affaire Faustin Munene, du nom d'un g&#233;n&#233;ral de M. Kabila accueilli &#224; Brazzaville en tant que &#171; r&#233;fugi&#233; politique &#187;, empoisonne les relations de la RDC avec sa voisine, la R&#233;publique du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affaiblie, la RDC a adopt&#233; une strat&#233;gie de m&#233;diatisation du conflit au Kivu destin&#233;e &#224; accentuer la pression humanitaire sur Kigali. De fait, associations et m&#233;dias internationaux concentrent depuis le mois d'avril leur attention sur les exactions commises par les ennemis d&#233;clar&#233;s du pr&#233;sident congolais, faisant ainsi oublier les d&#233;boires &#233;lectoraux et les nombreuses accusations de corruption qui touchent son entourage. Cette strat&#233;gie lui a vraisemblablement permis de conserver la capitale provinciale, Goma, malgr&#233; un rapport de forces clairement en faveur du M23. Ce faisant, Kinshasa se donne du temps pour r&#233;organiser ses forces arm&#233;es et &#233;tablir des rapprochements avec les milices locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2009, la proposition du pr&#233;sident fran&#231;ais Nicolas Sarkozy de partager l'administration des ressources de la r&#233;gion entre la RDC et le Rwanda avait &#233;t&#233; re&#231;ue comme un camouflet et rejet&#233;e en bloc par Kinshasa. Il n'en reste pas moins que l'Etat congolais se montre incapable d'exercer sa souverainet&#233; sur de larges pans de son territoire. Objet de tous les trafics, les ressources naturelles des deux Kivus comme de l'Ituri sont syst&#233;matiquement pill&#233;es. De l'or aux diamants en passant par la cassit&#233;rite et m&#234;me l'uranium, l'administration n'enregistre qu'une part infime de l'activit&#233; mini&#232;re. En parall&#232;le, l'int&#233;gration d'anciens mouvements rebelles dans l'arm&#233;e r&#233;guli&#232;re en vertu d'accords de paix, avec de belles promotions &#224; la cl&#233;, a ouvert un cycle d'impunit&#233; favorisant la multiplication des r&#233;bellions. Dans une r&#233;gion &#233;conomiquement sinistr&#233;e, la violence est devenue le meilleur moyen d'exister et de gravir les &#233;chelons, voire de se construire un destin national. L'espoir repr&#233;sent&#233; par la justice internationale, qui semble seule &#224; m&#234;me de rompre ce cycle, n'a pour l'instant pas port&#233; ses fruits, faute de concr&#233;tisation quelconque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que l'Union africaine maintient une ligne agressive &#224; l'encontre de la CPI, y compris depuis l'&#233;lection, en juillet dernier, de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma &#224; la pr&#233;sidence de la commission de l'organisation, en remplacement du Gabonais Jean Ping. Conflictuelles d&#232;s l'origine, les relations de l'Union avec la Cour ont connu une importante d&#233;t&#233;rioration avec l'&#233;mission du mandat d'arr&#234;t pour g&#233;nocide contre le pr&#233;sident soudanais Omar Al-Bachir : l'Union a enjoint &#224; ses pays membres de ne pas coop&#233;rer avec la CPI, comme elle le fera lors de l'inculpation de Mouammar Kadhafi. Un &#233;chec r&#233;v&#233;lateur de la nature du multilat&#233;ralisme africain, trop souvent r&#233;duit &#224; un r&#233;seau infrapolitique de solidarit&#233;s personnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terrain de jeu des puissances r&#233;gionales comme elle le fut des puissances coloniales, pays &#224; l'indice de d&#233;velop pement humain (IDH) le plus faible du monde malgr&#233; ses innombrables res sources, la RDC se trouve une fois encore au coeur d'une crise violente &#224; l'issue incertaine. Alors que le conflit aurait fait entre trois et dix millions de morts depuis 1997, les &#233;v&#233;nements en cours depuis le mois de mai ont provoqu&#233; la fuite de plus de cinq cent mille r&#233;fugi&#233;s et une &#171; &#233;pid&#233;mie de viols &#187;, selon M&#233;decins du monde. Depuis le mois d'ao&#251;t, les violences ethniques resurgissent tandis que trois sommets de la CIRGL se sont succ&#233;d&#233; sans aucune avanc&#233;e, les protagonistes ne semblant avoir, encore et toujours, qu'un seul point d'accord : le d&#233;sint&#233;r&#234;t le plus total pour le destin des populations.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Structure fond&#233;e en 2000 par l'Organisation des Nations unies (ONU) et l'Union africaine, la CIRGL, qui a son si&#232;ge &#224; Bujumbura (Burundi), est le principal forum diplomatique de la r&#233;gion des Grands Lacs africains. Elle r&#233;unit onze Etats : Angola, Burundi, Centrafrique, Congo-Brazzaville, Kenya, Ouganda, R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, Rwanda, Soudan, Tanzanie et Zambie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) La premi&#232;re guerre du Congo d&#233;bute en 1996 et s'ach&#232;ve par la chute du pr&#233;sident Mobutu en 1997. Il est remplac&#233; par Laurent-D&#233;sir&#233; Kabila, qui change le nom de Za&#239;re en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC). La deuxi&#232;me guerre du Congo (1998- 2002) implique huit pays : Angola, Namibie, RDC, Tchad et Zimbabwe d'un c&#244;t&#233; ; Burundi, Ouganda et Rwanda de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) Lire Tristan Coloma, &#171; Congo, la soci&#233;t&#233; en campagne &#187;, Le Monde diplomatique, d&#233;cembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations unies, addendum au rapport int&#233;rimaire du groupe d'experts sur la RDC, 27 juin 2012, S / 2012 / 348 /Add.1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) La France n'a plus d'ambassadeur au Rwanda depuis le refus de Kigali, en f&#233;vrier 2012, d'accr&#233;diter Mme H&#233;l&#232;ne Le Gal, devenue entre-temps conseill&#232;re Afrique du pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;PAR JUAN BRANCO * * Chercheur, ancien assistant sp&#233;cial du procureur de la Cour p&#233;nale internationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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