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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Les priorit&#233;s f&#233;d&#233;rales 2014 : chars, nucl&#233;aire et ski-doo</title>
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		<dc:date>2014-02-18T14:19:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-02-18</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s un autre 14 G$ de compressions budg&#233;taires, nous voici de retour &#224; l'&#233;quilibre budg&#233;taire. Bien-s&#251;r, si vous questionnez Jim Flaherty, le ministre des Finances, il r&#233;pliquera au contraire qu'il lui faut toujours r&#233;sorber un d&#233;ficit de 0,1% du PIB avant d'y parvenir. Mais lorsqu'un d&#233;ficit est aussi petit, il vaut mieux parler d'un d&#233;ficit volontaire&#8230; Tout porte &#224; croire que des strat&#232;ges conservateurs tiennent &#224; retenir d'une ann&#233;e la bonne nouvelle du d&#233;ficit z&#233;ro et ainsi cueillir le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Canada-" rel="directory"&gt;Canada&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-312-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-02-18-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-02-18&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton16642-c4ac5.png?1679047754' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s un autre 14 G$ de compressions budg&#233;taires, nous voici de retour &#224; l'&#233;quilibre budg&#233;taire. Bien-s&#251;r, si vous questionnez Jim Flaherty, le ministre des Finances, il r&#233;pliquera au contraire qu'il lui faut toujours r&#233;sorber un d&#233;ficit de 0,1% du PIB avant d'y parvenir. Mais lorsqu'un d&#233;ficit est aussi petit, il vaut mieux parler d'un d&#233;ficit volontaire&#8230; Tout porte &#224; croire que des strat&#232;ges conservateurs tiennent &#224; retenir d'une ann&#233;e la bonne nouvelle du d&#233;ficit z&#233;ro et ainsi cueillir le fruit de la &#171; responsabilit&#233; fiscale &#187; en contexte pr&#233;&#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement conservateur a toutefois maintenu la m&#234;me d&#233;termination &#224; r&#233;duire la taille de l'&#201;tat. Les d&#233;penses ont &#233;t&#233; coup&#233;es certes, mais c'est au chapitre des revenus que l'on observe avec le plus d'&#233;clat l'application des valeurs conservatrices aux finances publiques. En effet, le ratio des revenus au PIB est pass&#233; de 16% &#224; 14% suite &#224; la crise et il s'est maintenu &#224; ce niveau depuis. Ce qui montre un affaiblissement des capacit&#233;s fiscales de l'&#201;tat. &#192; titre comparatif, ce ratio &#233;tait &#224; pr&#232;s 18% &#224; la fin des ann&#233;es 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dr&#244;les de priorit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux investissements du gouvernement f&#233;d&#233;ral, relativement peu nombreux, mettent en lumi&#232;re ses priorit&#233;s, discutables tant au niveau social qu'environnemental. Le plus gros investissement que nous avons rep&#233;r&#233; dans ce budget vient appuyer, &#224; hauteur de 250 M$, l'industrie automobile canadienne. La centrale nucl&#233;aire de Chalk River conna&#238;tra &#233;galement un investissement important de 114 M$ cette ann&#233;e. Ces deux investissements illustrent les priorit&#233;s du gouvernement canadien : un moyen de transport qui n'a rien d'&#233;cologique et une &#233;nergie tr&#232;s dangereuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la section du budget consacr&#233;e aux ressources, au patrimoine et aux transports, 45% des nouveaux investissements pour 2014-2015 sont destin&#233;s au secteur des transports, 38% &#224; l'exploitation des ressources et seulement 4% &#224; la protection du patrimoine, soit un montant de 13 M$. De ce dernier montant, 10 M$ sont consacr&#233;s &#224; favoriser la p&#234;che r&#233;cr&#233;ative et &#224; ouvrir&#8230; des sentiers de motoneige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le gouvernement investit en m&#234;me temps 28 M$ sur deux ans pour obtenir &#171; plus de certitude quant aux d&#233;lais &#187; de l'Office canadien de l'&#233;nergie pour faire approuver le projet d'ol&#233;oduc TransCanada &#201;nergie Est. Rappelons que cet ol&#233;oduc transportera du p&#233;trole des sables bitumineux de l'Alberta vers l'Est. On pourrait esp&#233;rer d'un gouvernement qui mise autant sur l'accroissement de la distribution de p&#233;trole qu'il fasse davantage que d'ouvrir des pistes de ski-doo comme mesure environnementale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre registre, il est int&#233;ressant de constater que les ponts autour de l'&#238;le de Montr&#233;al ont &#233;t&#233; si mal entretenus que leur entretien et r&#233;paration co&#251;tera en 2014-2015, 89 M$, soit un montant sup&#233;rieur &#224; celui qui sera consacr&#233; la m&#234;me ann&#233;e &#224; la construction d'un nouveau pont Champlain (60 M$).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille de la formation de la main d'&#339;uvre et de l'&#233;ducation&lt;br class='autobr' /&gt;
Lors du pr&#233;c&#233;dent budget, le gouvernement f&#233;d&#233;ral avait d&#233;terr&#233; la hache de guerre &#224; propos de la formation de la main d'&#339;uvre en voulant intervenir plus directement dans l'attribution des fonds. Sans surprise, Qu&#233;bec avait r&#233;agit fortement, refusant de se faire dicter par Ottawa la fa&#231;on de former sa main d'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, le ton monte : le gouvernement f&#233;d&#233;ral annonce qu'&#224; partir d'avril 2014, il versera lui-m&#234;me les subventions aux entreprises d&#233;sireuses d'&#234;tre financ&#233;es pour la formation de la main d'&#339;uvre. Parions que cette quasi-rupture des n&#233;gociations provoquera &#224; nouveau de vives r&#233;actions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le th&#232;me plus large de l'&#233;ducation (qui, &#224; force de lire des documents budg&#233;taires, fini par se confondre avec &#171; formation de la main d'&#339;uvre &#187;), le gouvernement f&#233;d&#233;ral poursuit l'implantation de son programme de transformation de la recherche universitaire. L'investissement le plus imposant, la cr&#233;ation d'Apog&#233;e Canada (rien de moins), est un fonds qui investira 1,5 G$ en dix ans afin que &#171; les institutions postsecondaires canadiennes [soient] en mesure de livrer concurrence aux meilleurs du monde pour attirer des candidats talentueux et effectuer des d&#233;couvertes importantes, ce qui procurera des avantages &#233;conomiques &#224; long terme pour le Canada. &#187;. Comme l'IRIS l'&#233;crivait dans une note socio-&#233;conomique publi&#233;e r&#233;cemment &#224; propos des priorit&#233;s f&#233;d&#233;rales en &#233;ducation post-secondaire : la recherche au service de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les post-doctorants nous en offrent un autre exemple. Le gouvernement f&#233;d&#233;ral r&#233;serve 8 M$ &#224; l'organisme Mitacs charg&#233; de rapprocher la recherche post-doctorale &#224;&#8230; devinez quoi ? Eh oui, le secteur industriel. Consolation n&#233;anmoins du c&#244;t&#233; de la la recherche approuv&#233;e par les pairs &#224; travers les fonds de recherche traditionnels (CRSH, CRSNG) ; elle se voit aussi bonifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Menace pour les OBNL ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le fin fond d'une section obscure (&#171; Autres mesures visant &#224; am&#233;liorer l'int&#233;grit&#233; du r&#233;gime fiscal, l'observation des r&#232;gles fiscales et l'&#233;quit&#233; &#187;) des documentaires budg&#233;taires, on trouve cette annonce d'une &#171; consultation publique sur le cadre de l'imp&#244;t sur le revenu pour les organismes &#224; but non lucratif (OBNL), afin de s'assurer que l'exon&#233;ration d'imp&#244;t visant les OBNL est bien cibl&#233;e et ne fait pas l'objet d'abus par des organismes qui demandent l'exon&#233;ration mais ne fonctionnent pas de la mani&#232;re attendue, et de veiller &#224; ce que les exigences de production de d&#233;clarations s'appliquant aux OBNL l&#233;gitimes permettent au public et &#224; l'ARC d'obtenir des renseignements suffisants aux fins de l'&#233;valuation de leurs activit&#233;s. &#187; (p. 308)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens du minist&#232;re sont demeur&#233;s &#233;vasifs sur le fond de ces propositions. Pourrait-elle se traduire par la fin de l'exon&#233;ration fiscale des OBNL ? Par des mesures s&#233;lectives &#224; leur endroit ? Plus de reddition de comptes ? Est-ce que la &#171; transparence &#187; qu'on invoque est la m&#234;me que celle qu'on se propose d'exiger aux organisations syndicales ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Investissements dans les r&#233;serves&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bonnes nouvelles comprises dans le budget f&#233;d&#233;ral de cette ann&#233;e sont du c&#244;t&#233; des autochtones. Peu mis de l'avant dans les communiqu&#233;s gouvernementaux (parce que susceptible de d&#233;plaire &#224; l'&#233;lectorat conservateur ?), les mesures visant &#224; am&#233;liorer les syst&#232;mes d'&#233;ducation sont pour le moins int&#233;ressantes. Elles comprennent &#171; l'octroi d'un financement de base de 1,25 milliard de dollars de 2016-2017 &#224; 2018-2019 &#224; l'appui de la loi donnant aux Premi&#232;res Nations le contr&#244;le de l'&#233;ducation des Premi&#232;res Nations &#187; (p. 87). Notons &#233;galement de nouvelles annonces pour lutter contre la violence faite aux femmes autochtones.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Concentration de la presse : qui est le monstre ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Concentration-de-la-presse-qui-est-le-monstre-15421</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Concentration-de-la-presse-qui-est-le-monstre-15421</guid>
		<dc:date>2013-10-15T12:43:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-10-15</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que la fusion Bell-Astral semble tourner &#224; l'avantage de Bell, mais pas n&#233;cessairement &#224; l'avantage du Qu&#233;bec &#8211; comme c'&#233;tait pr&#233;visible &#8211; revenons sur le d&#233;bat ayant entour&#233; cette fusion. Maintenant que les esprits se sont calm&#233;s, on se surprend &#224; relire la teneur de certaines d&#233;clarations du printemps dernier. &lt;br class='autobr' /&gt; Rappelons les faits, une fois annonc&#233;e la volont&#233; de cr&#233;er un nouveau titan des m&#233;dias, des voix se sont &#233;lev&#233;es contre cette concentration encore plus grande des m&#233;dias du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Medias-+" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-10-15-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-10-15&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton15421-4643d.jpg?1679047755' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que la fusion Bell-Astral semble tourner &#224; l'avantage de Bell, mais pas n&#233;cessairement &#224; l'avantage du Qu&#233;bec &#8211; comme c'&#233;tait pr&#233;visible &#8211; revenons sur le d&#233;bat ayant entour&#233; cette fusion. Maintenant que les esprits se sont calm&#233;s, on se surprend &#224; relire la teneur de certaines d&#233;clarations du printemps dernier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rappelons les faits, une fois annonc&#233;e la volont&#233; de cr&#233;er un nouveau titan des m&#233;dias, des voix se sont &#233;lev&#233;es contre cette concentration encore plus grande des m&#233;dias du secteur t&#233;l&#233;visuel. Les plus &#233;nergiques protestations sont venues d'un regroupement de trois entreprises Cogeco, EastLink et Qu&#233;becor qui, &#224; grand renfort de publicit&#233;, ont attaqu&#233; cette fusion. On les comprend, elle cr&#233;e un comp&#233;titeur majeur dans leur secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, ce qui n'a pas fini de nous &#233;tonner, c'est leur argument central : cette fusion amplifierait la concentration de la presse. Oui, vous avez bien lu, Qu&#233;becor et ses alli&#233;s du moment sont contre la concentration des entreprises m&#233;diatiques. Pour mieux comprendre leur position, rappelons quelques faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graphique 1 : Parts de march&#233; des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;vision&#8232;de langue fran&#231;aise au Qu&#233;bec en 2010&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1723 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/Concentration_de_la_presse_-_qui_est_le_monstre_1.jpg?1723/f7aa2398077652e4c9a79eb664cde4fcb084b5e8fae2f0348c2a8ded73b530db&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 10.7 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH90/Concentration_de_la_presse_-_qui_est_le_monstre_1-2d447-481ca.jpg?1674681805' width='150' height='90' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Source : Centre d'&#233;tudes sur les m&#233;dias, Universit&#233; Laval&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re remarque s'impose : la seule station TVA concentre plus de 25% des parts de march&#233;. Or, ce n'est pas la seule que poss&#232;de le groupe Qu&#233;becor. En effet, ses parts de march&#233; grimpent &#224; 35% du march&#233; total lorsqu'on y ajoute les LCN, Argent et consorts. Suite &#224; la d&#233;cision du Conseil de la radiodiffusion et des t&#233;l&#233;communications canadiennes (CRTC) d'accepter la fusion sous certaines conditions, Bell-Astral aura une part de march&#233; de 22,6% au Qu&#233;bec. En fait, en raison des demandes du CRTC, le g&#233;ant Bell-Astral sera un moins gros joueur sur le march&#233; qu&#233;b&#233;cois que ne l'&#233;tait Astral en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, on nous r&#233;pondra que le titan Bell-Astral se retrouve avec 35,8% des parts du march&#233; canadien-anglais. Comme d'autres l'ont soulign&#233; &#224; l'&#233;poque, on se demande comment une telle part de march&#233; est une concentration qui cr&#233;e un &#171; monstre &#187;, une &#171; machine dominante &#187; et donnerait un avantage concurrentiel exag&#233;r&#233; alors qu'au Qu&#233;bec, Qu&#233;becor b&#233;n&#233;ficie d'une concentration similaire sans que cela ne pose probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est encore plus troublante lorsqu'on ajoute &#224; ce portrait les m&#233;dias &#233;crits, comme le montre le graphique 2.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1722 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/Concentration_de_la_presse_-_qui_est_le_monstre_2.jpg?1722/67846039a6c5901abdac0fe18e6cc2913dbcf6b32dbfe1ea4b2bf199463d8d06&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 9.6 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH90/Concentration_de_la_presse_-_qui_est_le_monstre_2-7638a-aad36.jpg?1674681805' width='150' height='90' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Graphique 2 : Nombre total de lectrices et lecteurs des&#8232;quotidiens francophones qu&#233;b&#233;cois selon la propri&#233;t&#233; (2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Centre d'&#233;tudes sur les m&#233;dias, Universit&#233; Laval&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les quotidiens francophones au Qu&#233;bec, Qu&#233;becor concentre 45% du lectorat. Les deux empires de la presse &#233;crite d&#233;tiennent ensemble plus de 80% du march&#233;. Jamais Qu&#233;becor ou Gesca n'ont d&#233;nonc&#233; cette situation. Pourtant, pour paraphraser Pierre Karl P&#233;ladeau, on a plut&#244;t l'impression que c'est dans ce secteur qu'on retrouve une domination aux impacts multiples permettant &#171; d'&#233;touffer &#224; terme toute concurrence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on pense au pouvoir d&#233;tenu par Qu&#233;becor gr&#226;ce &#224; cette concentration dans le secteur t&#233;l&#233;visuel et de la presse &#233;crite au Qu&#233;bec &#8211; mais aussi dans l'&#233;dition, l'impression, la c&#226;blodistribution, la t&#233;l&#233;phonie mobile, la distribution internet et la vente au d&#233;tail &#8211; on se demande, au final, qui est le v&#233;ritable monstre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant les protestations des entreprises et de la soci&#233;t&#233; civile, le CRTC a oblig&#233; Bell &#224; se d&#233;faire de certains actifs avant d'autoriser la fusion avec Astral. Pour nous prot&#233;ger de la concentration de la presse si bien d&#233;nonc&#233;e par Cogeco, EastLink et Qu&#233;becor, cette solution ne devrait-elle pas s'appliquer aux autres joueurs du secteur des t&#233;l&#233;communications ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Prix du livre : une r&#233;glementation sens&#233;e</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Prix-du-livre-une-reglementation-sensee</link>
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		<dc:creator>Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Livres et revues</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-08-20</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, j'irai d&#233;poser le m&#233;moire de l'IRIS &#224; propos d'une r&#232;glementation sur le prix du livre en commission parlementaire &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Il porte sur la proposition d'un regroupement du milieu du livre de limiter les rabais &#224; hauteur de 10% pendant les neuf premiers mois de vie commerciale d'un livre. Globalement, apr&#232;s recherches et analyses, nous trouvons que cette proposition est tout &#224; fait raisonnable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site de l'IRIS. &lt;br class='autobr' /&gt; En premier lieu, parce qu'elle ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres et revues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-08-20-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-08-20&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH112/arton14842-dd188.jpg?1679047755' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, j'irai d&#233;poser le m&#233;moire de l'IRIS &#224; propos d'une r&#232;glementation sur le prix du livre en commission parlementaire &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Il porte sur la proposition d'un regroupement du milieu du livre de limiter les rabais &#224; hauteur de 10% pendant les neuf premiers mois de vie commerciale d'un livre. Globalement, apr&#232;s recherches et analyses, nous trouvons que cette proposition est tout &#224; fait raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En premier lieu, parce qu'elle ne changera pas grand chose au monde du livre qu&#233;b&#233;cois. En effet, ce milieu est plut&#244;t une situation d'exception en terre d'Am&#233;rique : beaucoup de petits joueurs ind&#233;pendants, pr&#233;sents sur tout le territoire et une vitalit&#233; d'&#233;dition peu commune pour une si petite communaut&#233;. Nous avons affaire ici &#224; une mesure qui agira en tant que parapluie pour prot&#233;ger cette exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ? En rendant impossible les guerres de prix importantes &#224; l'&#233;gard des best-sellers. Si demain matin, un gros joueur d&#233;cidait d'inonder le march&#233; avec des produits &#224; 50% de rabais et une campagne promotionnelle, il pourrait venir d&#233;stabiliser de fa&#231;on importante le milieu du livre. Les r&#233;glementations en place permettraient aux petits joueurs de survivre un moment, mais probablement pas &#224; une guerre de longue haleine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;fense de la diversit&#233; du livre se fait-elle aux d&#233;pens des consommatrices et consommateurs, comme le d&#233;fendait un article r&#233;cent de La Presse et l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al (IEDM) depuis le d&#233;but de ce d&#233;bat. En fait, lorsqu'on observe ce qui se produit r&#233;ellement dans le monde du livre, limiter en ce moment les rabais &#224; 10% n'aurait &#224; peu pr&#232;s pas de cons&#233;quences, car les rabais sup&#233;rieurs &#224; cette limite sont relativement rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, dans le cadre d'une enqu&#234;te sommaire r&#233;alis&#233;e cet &#233;t&#233;, nous avons parcouru 14 d&#233;taillants de livres et v&#233;rifi&#233; le prix de 12 titres parus r&#233;cemment. Eh bien si vous achetez vos livres dans des librairies &#8211; ce qui est le cas pour 65% des livres achet&#233;s-, vous ne rencontrez en fait, presque jamais de rabais au-del&#224; de 10% sur les nouveaut&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est seulement si vous achetez vos livres chez Costco ou Walmart (qui ont 11% de la part du march&#233; du livre) que les rabais moyens d&#233;passent le 10% en question. Ces d&#233;taillants offrent-ils une s&#233;lection de livres int&#233;ressante ? Proposent-ils une grande vari&#233;t&#233; d'ouvrages &#233;crits au Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, ces d&#233;taillants tiennent seulement des gros vendeurs tr&#232;s r&#233;cents et quelques formats de poche de romans policiers et de romans &#224; l'eau de rose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils &#233;taient tenus de r&#233;duire leurs rabais &#224; 10% aujourd'hui, l'effet haussier sur le prix g&#233;n&#233;ral des livres serait inf&#233;rieur &#224; 1,8%, soit probablement moins que l'inflation. Le tout, en supposant que les autres commer&#231;ants n'en profiteraient pas pour augmenter leurs rabais autour du 10% sur ces produits sp&#233;cifiques pour entrer en concurrence avec les grandes surfaces.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bref, la proposition avanc&#233;e nous semble une protection int&#233;ressante pour pr&#233;server un milieu du livre vivant et ce, sans risque de voir une importante hausse de prix pour les livres. Pourquoi s'en priver ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Budget 2013 : ent&#234;tement et cachotteries</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Budget-2013-entetement-et-cachotteries</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Budget-2013-entetement-et-cachotteries</guid>
		<dc:date>2013-03-22T11:48:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume H&#233;bert, Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-03-19</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le budget f&#233;d&#233;ral d&#233;pos&#233; aujourd'hui (21 mars NDLR) prend des airs d'exercice &#233;conomique minimal. Le gouvernement met au premier plan une mesure sur la formation de la main-d'&#339;uvre qui existait d&#233;j&#224; et pour laquelle il modifie seulement les modes de distribution des fonds. Cette apparente modestie du budget cache pourtant des constats d'&#233;chec sur la strat&#233;gie &#233;conomique du gouvernement dans les derni&#232;res ann&#233;es et soul&#232;ve des doutes &#224; propos de nouvelles initiatives, notamment au chapitre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-03-19-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-03-19&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH129/arton13497-ca6ee.jpg?1679047755' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='129' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le budget f&#233;d&#233;ral d&#233;pos&#233; aujourd'hui (21 mars NDLR) prend des airs d'exercice &#233;conomique minimal. Le gouvernement met au premier plan une mesure sur la formation de la main-d'&#339;uvre qui existait d&#233;j&#224; et pour laquelle il modifie seulement les modes de distribution des fonds. Cette apparente modestie du budget cache pourtant des constats d'&#233;chec sur la strat&#233;gie &#233;conomique du gouvernement dans les derni&#232;res ann&#233;es et soul&#232;ve des doutes &#224; propos de nouvelles initiatives, notamment au chapitre des fonds de travailleurs et des investissements en infrastructures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aust&#233;rit&#233; : l'&#233;chec&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral a choisi de maintenir le cap sur le retour &#224; l'&#233;quilibre budg&#233;taire d&#232;s l'exercice 2015-2016, ann&#233;e durant laquelle il pr&#233;voit m&#234;me d&#233;gager un surplus. Le ministre Flaherty aura donc c&#233;d&#233; aux partisans de la ligne dure au sein du gouvernement en ne repoussant pas d'une ann&#233;e la r&#233;sorption du d&#233;ficit, un choix que m&#234;me Alain Dubuc qualifiait hier dans le journal La Presse d'&#171; assez id&#233;ologique &#187;. En effet, outre les motifs &#233;lectoraux, on saisit mal comment le gouvernement peut maintenir l'aust&#233;rit&#233; en d&#233;pit des cons&#233;quences sur la croissance de l'&#233;conomie &#8211; sa faiblesse aura cette ann&#233;e durement affect&#233; les revenus de l'&#201;tat &#8211; et malgr&#233; un contexte international dont l'incertitude devrait encourager &#224; beaucoup plus de prudence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;ficit pour l'exercice 2013-2014 sera donc de 18,7 G$ (1% du PIB), plus important de 2G$ &#224; ce qui &#233;tait pr&#233;vu &#224; l'automne et plus de 8G$ en-de&#231;&#224; des pr&#233;visions du budget de 2012. Malgr&#233; ces rat&#233;s majeurs dans la r&#233;sorption du d&#233;ficit, le gouvernement croit pouvoir le r&#233;duire des deux tiers au terme du prochain exercice (2014-2015) afin qu'il atteigne 6,6 G$, en route vers l'&#233;quilibre budg&#233;taire (et m&#234;me un surplus) en 2015-2016. Cet optimisme est surprenant &#233;tant donn&#233; les effets de tant d'aust&#233;rit&#233; sur la croissance. Selon les calculs de nos coll&#232;gues du Centre canadien des politiques alternatives (CCPA), les mesures d'aust&#233;rit&#233; r&#233;duisent de 0,8% la croissance du PIB en 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons d'ailleurs que la strat&#233;gie de r&#233;duction du d&#233;ficit du gouvernement f&#233;d&#233;ral porte surtout sur des compressions de d&#233;penses et n&#233;glige l'augmentation des revenus. Le budget nous offre d'ailleurs une synth&#232;se des imposantes compressions des derni&#232;res ann&#233;es qui atteindront en 2017-2018 plus de 16 G$.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1593 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_1-3.png?1593/2405959008c67f19db8b40f1daeb698f703de75b50d16c4f8681322f47eda467&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 95.7 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L109xH150/IRIS_graphique_1-3-23db2-a44e5.png?1674697482' width='109' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au plan des comparatifs internationaux, cet acharnement &#224; brusquer le retour au d&#233;ficit z&#233;ro est encore plus dur &#224; comprendre. Le &#171; plan d'action &#233;conomique &#187; (surnom donn&#233; au budget &#224; Ottawa) du gouvernement va jusqu'&#224; affirmer que la situation budg&#233;taire du &#171; Canada suscite l'envie du reste du monde &#187; (p. 310). Pourquoi dans ce contexte imposer une telle cure d'aust&#233;rit&#233; &#224; l'&#233;conomie canadienne et ce, en d&#233;pit de l'&#233;chec d'une telle approche dans les derni&#232;res ann&#233;es et ce, partout en Occident ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transformation du financement de la formation &#224; l'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mesure phare du budget, celle que le ministre des Finances place bien en vue au sommet de toutes les autres, est une mesure qui n'a &#224; peu pr&#232;s aucun impact budg&#233;taire &#224; br&#232;ve &#233;ch&#233;ance. Selon Ottawa, la formation des travailleurs canadiens ne correspond pas aux demandes du march&#233; de l'emploi, il faudrait donc ajuster la premi&#232;re enfin qu'elle corresponde &#224; la seconde. Dans un contexte de restriction budg&#233;taire, Ottawa pr&#233;voit le faire sans mettre un sou de plus&#8230; et peut-&#234;tre m&#234;me en &#233;conomisant dans ce poste budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'op&#233;ration est assez simple. Le gouvernement f&#233;d&#233;ral donne aux provinces un montant total de 500 M$ annuellement pour appuyer le retour &#224; l'emploi. Les provinces utilisent ce montant pour financer leur programme d'aide &#224; la recherche d'emploi : on paie des fonctionnaires pour offrir des conseils et donner des outils &#224; ceux et celles qui se cherchent des emplois. On paie &#233;galement des formations qui semblent correspondre au profil des employ&#233;s. Au Qu&#233;bec, Emploi-Qu&#233;bec semble bien faire son travail &#224; ce chapitre dans les derni&#232;res ann&#233;es et certains pr&#233;tendent m&#234;me que le ch&#244;mage aurait diminu&#233; &#224; cause des pratiques de l'organisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral annonce maintenant que 60% de cette somme (300 M$) servira d&#233;sormais &#224; financer la subvention canadienne pour l'emploi. Cette subvention servira &#224; payer des formations d'employ&#233;s (et non des fonctionnaires) et elle sera vers&#233;e uniquement si les entreprises et les gouvernements provinciaux participent &#224; m&#234;me hauteur que le f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple r&#233;p&#233;t&#233; &#224; maintes reprises dans les documents budg&#233;taires est le suivant : le gouvernement f&#233;d&#233;ral donne 5000$ au provincial pour former un travailleur sp&#233;cifique, le provincial doit alors verser lui aussi 5000$ et l'employeur doit faire &#224; son tour la m&#234;me chose. Lorsque toutes ces conditions sont remplies, le travailleur peut b&#233;n&#233;ficier d'une formation d'une valeur de 15 000$. Le 40% restant (200 M$) continuera d'&#234;tre utilis&#233; pour les programmes d'appui &#224; la recherche d'emploi existant. Le 500 M$ reste donc le m&#234;me, mais il doit &#234;tre utilis&#233; autrement. Un peu d'argent suppl&#233;mentaire vient s'y ajouter (soit 60 M$ pour favoriser l'emploi chez les jeunes, les personnes handicap&#233;es, les autochtones et les nouveaux arrivants, des montants somme toute marginaux lorsque distribu&#233;s &#224; la grandeur du Canada &#8211; ce montant sera port&#233; &#224; 71M$ en 2014-2015).&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette mesure, qui peut sembler int&#233;ressante &#224; premi&#232;re vue, soul&#232;ve plusieurs questions importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, l'argent sera-t-il investi au complet ? Les conditions &#224; remplir sont importantes : il faut que la province et l'employeur emboitent le pas avec des sommes &#233;quivalentes. Que se passe-t-il si cette condition n'est pas remplie, ou qu'elle ne l'est pas assez souvent pour utiliser tout le montant rendu disponible pr&#233;sentement par le gouvernement f&#233;d&#233;ral ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le gouvernement qu&#233;b&#233;cois est, lui aussi, en lutte (pr&#233;cipit&#233;e) au d&#233;ficit, l'id&#233;e de devoir mettre le m&#234;me montant qu'Ottawa pour l'obtenir pourrait grandement le refroidir. Avons-nous plus d'argent pour la formation de la main-d'&#339;uvre &#224; la fin de tout &#231;a ? Ce n'est pas s&#251;r. Bien s&#251;r, les gouvernements provinciaux pourraient simplement d&#233;cider de r&#233;affecter des sommes qu'ils investissent d&#233;j&#224; dans la formation directe pour se plier aux normes du f&#233;d&#233;ral, mais alors qu'elle aura &#233;t&#233; l'utilit&#233; de la mesure ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me question, &#224; quoi servira cet argent ? Imaginons une situation o&#249; l'entreprise dit : &#171; je veux embaucher cet employ&#233;, mais il n'a pas les comp&#233;tences requises. Cependant, j'ai dans mon entreprise des gens qui peuvent le former &#187;, pourrait-elle recevoir 10 000$ du provincial et du f&#233;d&#233;ral et investir un &#233;quivalent de 5 000$ en salaire d'un employ&#233; d&#233;j&#224; embauch&#233; et de facto d&#233;sign&#233; pour offrir une formation ? R&#233;ponse au minist&#232;re des Finances : probablement. La subvention canadienne pour l'emploi est alors un moyen de transformer un montant qui allait aux gouvernements provinciaux pour former des travailleurs et travailleuses en subvention directe aux entreprises, en for&#231;ant la main, au passage, aux gouvernements provinciaux pour qu'ils fassent de m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fin du cr&#233;dit d'imp&#244;t f&#233;d&#233;ral aux fonds de travailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral d&#233;cide de retirer son cr&#233;dit d'imp&#244;t pour les soci&#233;t&#233;s &#224; capital de risque de travailleurs. Selon le budget, &#171; cette &#233;limination graduelle du cr&#233;dit d'imp&#244;t correspond &#224; l'augmentation des placements en capital de risque d&#233;coulant de la mise en &#339;uvre du Plan d'action pour le capital de risque de 400 millions de dollars &#187; (p.230). Donc on &#233;limine un cr&#233;dit d'imp&#244;t pour les fonds de travailleurs pour financer la strat&#233;gie de capital de risque, d&#233;j&#224; annonc&#233;e l'an dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que des donn&#233;es ventil&#233;es par province de l'utilisation de ce cr&#233;dit ne soient pas disponibles, les plus gros joueurs dans ce secteur sont au Qu&#233;bec de l'aveu m&#234;me du minist&#232;re. Comme on le sait, ces fonds de travailleurs ont des politiques d'investissements qui favorisent tout particuli&#232;rement les entreprises locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par quoi les remplace-t-on ? Par une strat&#233;gie de capitaux de risque qui investit dans des &#171; fonds de fonds &#187; enti&#232;rement g&#233;r&#233;s par le secteur priv&#233;. Est-ce qu'une part de ces investissements sera r&#233;alis&#233;e au Canada ? Le budget ne mentionne rien d'explicite. L'important &#224; retenir c'est qu'il s'agit d'une strat&#233;gie financi&#232;re et non d'une strat&#233;gie de d&#233;veloppement &#233;conomique. Les gens du minist&#232;re &#233;taient &#224; ce sujet tr&#232;s clairs : l'objectif c'est le rendement, qu'il vienne d'ici ou d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plan d'infrastructures pour&#8230; moins d'infrastructures&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan &#171; Chantiers Canada &#187; apparait d'abord comme l'une des autres pi&#232;ces maitresses de ce huiti&#232;me budget Flaherty. Certains s'attendaient justement &#224; ce que le gouvernement relance les investissements en infrastructures. Comme il se produit souvent lors de pr&#233;sentations budg&#233;taires, les sommes annonc&#233;es, dans ce cas-ci 53 G$, s'av&#232;rent en fait, une fois d&#233;gonfl&#233;es, &#234;tre une r&#233;duction d'un milliard par ann&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majeure partie de cette somme correspond &#224; des investissements d&#233;j&#224; annonc&#233;s. Le seul v&#233;ritable nouveau fonds, le &#171; Nouveau Fonds Chantiers Canada &#187;, comprend un cumulatif de 14 G$ d'investissements qui s'effectueront majoritairement apr&#232;s&#8230; 2020. Ce qui est imm&#233;diatement appliqu&#233;, une d&#233;pense annuelle de 210 M$, remplace un fonds qui en pr&#233;voyait auparavant 1 250M$ chaque ann&#233;e. Au final, on annonce donc une r&#233;duction des investissements en infrastructures, sauf si les Canadiens r&#233;&#233;lisent le gouvernement Harper en 2015 et en 2019&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fiscalit&#233; : les taxes et le PIB</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Fiscalite-les-taxes-et-le-PIB</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Fiscalite-les-taxes-et-le-PIB</guid>
		<dc:date>2013-03-05T14:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis Fortier, Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-03-12</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous avons re&#231;u plusieurs r&#233;actions &#224; propos de notre analyse sur la comparaison de la charge fiscale nette des contribuables au Qu&#233;bec, au Canada et aux &#201;tats-Unis. Alain Dubuc, Francis Vailles, Youri Chassin et Jean-Claude Cloutier ont contest&#233; nos r&#233;sultats de diverses fa&#231;ons. Avant que ces critiques ne viennent nous avions tent&#233; d'&#233;clairer certaines confusions r&#233;pandues par un billet de blogue. Depuis, nous avons r&#233;pondu en partie (l'espace offert &#233;tant tellement mince !) &#224; MM. Dubuc et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-03-12-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-03-12&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton13355-8df08.jpg?1674684637' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous avons re&#231;u plusieurs r&#233;actions &#224; propos de notre analyse sur la comparaison de la charge fiscale nette des contribuables au Qu&#233;bec, au Canada et aux &#201;tats-Unis. Alain Dubuc, Francis Vailles, Youri Chassin et Jean-Claude Cloutier ont contest&#233; nos r&#233;sultats de diverses fa&#231;ons. Avant que ces critiques ne viennent nous avions tent&#233; d'&#233;clairer certaines confusions r&#233;pandues par un billet de blogue. Depuis, nous avons r&#233;pondu en partie (l'espace offert &#233;tant tellement mince !) &#224; MM. Dubuc et Vailles. Par ce billet nous voulons aller plus en profondeur sur les diverses critiques qui nous sont formul&#233;es et qui, &#224; notre avis, ratent leur cible et ne semblent pas comprendre notre propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous voulons ici nous concentrer sur deux accusations qui nous sont faites. La premi&#232;re nous accuse d'avoir une d&#233;finition limit&#233;e de la fiscalit&#233; au Qu&#233;bec, entre autres parce que nous n'avons pas inclus les taxes et tarifs dans la comparaison. Ensuite, nous souhaitons nous pencher sur le ratio entre le niveau d'imposition des particuliers et le produit int&#233;rieur brut, une m&#233;thode de calcul des niveaux d'imposition qui a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e comme plus porteuse que celle que nous utilisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les taxes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; la parution de notre note, beaucoup de gens ont dit : &#171; oui, mais les taxes ? &#187;. Nous n'avons pas inclus les taxes dans nos calculs simplement parce pour des donn&#233;es de comparaison similaires, l'OCDE ne le faisait pas. Il aurait &#233;t&#233; fort peu probant d'ajouter des taxes au Qu&#233;bec alors que les donn&#233;es avec lesquelles nous le comparions ne comprenait pas les taxes.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, nous croyons qu'il est plus int&#233;ressant m&#233;thodologiquement d'analyser ces donn&#233;es de fa&#231;on distincte que de les amalgamer. Nous nous sommes d'ailleurs d&#233;j&#224; pench&#233;s sur la question des hausses de tarifs ailleurs, et nous avions alors d&#233;fendu qu'il s'agissait d'une fort mauvaise id&#233;e. Le choix m&#233;thodologique de recherche que nous avons fait visant &#224; fragmenter les charges fiscales nous permet, selon nous, de mieux comprendre le syst&#232;me fiscal qu&#233;b&#233;cois par la comparaison. Cela nous permet de r&#233;fl&#233;chir, &#224; terme, &#224; toutes les facettes de la fiscalit&#233; qu&#233;b&#233;coise afin d'avoir un d&#233;bat le plus large possible sur les choix politiques qui sont faits sur la fiscalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, &#233;tudier l'effet des taxes ne nous semble pas inint&#233;ressant et nous n'avons aucun probl&#232;me &#224; nous y livrer. Bien entendu, nous n'avons ni les ressources ni le temps de reproduire les syst&#232;mes de taxation de l'ensemble des pays &#233;tudi&#233;s dans notre note. Cependant, depuis que la demande nous en a &#233;t&#233; faite, nous avons pris le temps de comparer notre syst&#232;me de taxation avec l'Ontario pour l'ensemble des mod&#232;les choisis par l'OCDE &#8211; sauf les cas des familles monoparentales pour lesquelles l'Enqu&#234;te sur les d&#233;penses des m&#233;nages offre trop peu de donn&#233;es. Nous y avons ajout&#233; des revenus plus &#233;lev&#233;s, comme nous n'&#233;tions pas limit&#233;s aux m&#233;nages fix&#233;s par l'OCDE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'exposer les r&#233;sultats de l'analyse, il est important de pr&#233;senter ce que nous avons inclus dans le calcul du tableau qui suit. Nous pr&#233;sentons diff&#233;rents types de m&#233;nages (c&#233;libataire sans enfant, couple avec enfants et couple sans enfant) avec des revenus diff&#233;rents bas&#233;s sur le pourcentage du salaire annuel moyen de la province (Qu&#233;bec : 44 000$ ; Ontario : 49 000$). Pour chacun des cas nous avons calcul&#233; le poids en pourcentage du revenu brut des taxes de vente (TPS et TVQ) et des taxes sur l'essence (taxe d'accise et taxe d'essence provinciale), car il s'agit des taxes les plus importantes et dont le paiement est le plus g&#233;n&#233;ralis&#233;. Ce calcul s'effectue sur la consommation moyenne de chacun des m&#233;nages en tenant compte de la province dans laquelle ce m&#233;nage habite. Globalement, cette m&#233;thode nous permet de pr&#233;senter des conclusions sur la charge des taxes par rapport au revenu en prenant en compte le revenu, le co&#251;t de la vie et les diff&#233;rences des taux de taxation de l'Ontario et du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 1 : Part du salaire brut consacr&#233; au paiement des taxes de vente et des taxes sur l'essence, Qu&#233;bec et Ontario&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1583 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/Tableau_1-2.png?1583/b465f7b2912a184e91b362a6f625bee42f89253a2ea7b11e61b4a1d276c4649d&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 40.8 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L104xH150/Tableau_1-2-be43e-80aaa.png?1674684637' width='104' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Source : Statistique Canada, Enqu&#234;te sur les d&#233;penses des m&#233;nages (EDM), Gouvernement du Qu&#233;bec, Gouvernement de l'Ontario, Ressources naturelles du Canada, calculs des auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible de tirer deux conclusions principales &#224; la lecture du tableau. La premi&#232;re n'est pas vraiment une nouvelle, mais confirme que la taxation est une ponction fiscale r&#233;gressive. Tant au Qu&#233;bec qu'en Ontario, plus le revenu augmente, plus le poids relatif au revenu des taxes diminue.&lt;br class='autobr' /&gt;
La seconde conclusion &#233;merge de l'analyse de la diff&#233;rence du poids des taxes de vente et d'essence entre l'Ontario et le Qu&#233;bec. La diff&#233;rence maximale n'atteint m&#234;me pas 1%. &#192; plusieurs reprises, la charge est presque &#233;gale. En ce qui concerne sp&#233;cifiquement ces taxes, les m&#233;nages &#233;tudi&#233;s sont l&#233;g&#232;rement plus tax&#233;s au Qu&#233;bec qu'en Ontario, mais &#224; des niveaux marginaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons, pour l'exercice, que l'Ontario a la m&#234;me charge fiscale nette que la moyenne canadienne et qu'on y ajoute les taxes que nous venons de calculer, pour ensuite comparer les situations du Qu&#233;bec et de l'Ontario. Concentrons-nous sur les cas qui sont pr&#232;s du revenu m&#233;dian qu&#233;b&#233;cois des familles concern&#233;es, soit les cas mentionn&#233;s dans notre billet, exception faite des familles monoparentales pour les raisons soulign&#233;es plus haut (or, comme le Qu&#233;bec avait un avantage de dix points de pourcentage sur le Canada &#224; propos de ces m&#233;nages, il est &#224; peu pr&#232;s impossible que l'ajout des taxes dans le calcul, qui repr&#233;sentent au maximum moins de 6% du revenu, soit d&#233;terminant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 2 : Charge fiscale nette, Qu&#233;bec et Ontario, incluant les taxes de vente et les taxes d'essence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1581 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/Tableau_2.png?1581/00f534a87e7c210e7220c40d404a122592c42f82685078aaa74217334e1d81c6&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 22.9 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH111/Tableau_2-89c28-c75e5.png?1674684637' width='150' height='111' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour les cas se rapprochant des revenus m&#233;dians, l'ajout des taxes fait augmenter l'ensemble des charges fiscales nettes, mais ne change pas qui, d'entre les Qu&#233;b&#233;cois-es et les Ontarien-nes, a la charge fiscale nette la plus &#233;lev&#233;e. Plus important encore, l'ajout des taxes ne change pas de fa&#231;on d&#233;terminante la situation g&#233;n&#233;rale : ces m&#233;nages ont n&#233;anmoins des charges fiscales tr&#232;s similaires. Une comparaison rapide avec les autres cas &#233;tudi&#233;s dans notre note nous m&#232;ne &#224; la m&#234;me conclusion, les charges fiscales demeurant tr&#232;s proches les unes des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas sans int&#233;r&#234;t de comparer les taux de taxation et nous souhaiterions, si l'occasion nous en est donn&#233;e, pousser plus loin cette &#233;tude. Toutefois, &#224; premi&#232;re vue, les r&#233;sultats ne semblent pas aller &#224; l'encontre de nos principales conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, nous pourrions ajouter une s&#233;rie d'autres variables (imp&#244;ts fonciers, services de garde, valeur des services publics, parit&#233; de pouvoir d'achat, etc.) mais nous avons toutes les raisons de croire que la plupart de ces variables conforteraient nos hypoth&#232;ses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le PIB et l'imp&#244;t&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son article, Alain Dubuc &#233;voque le poids de la fiscalit&#233; sur le PIB pour d&#233;terminer quels pays sont les plus impos&#233;s, un argument que met &#233;galement de l'avant Jean-Claude Cloutier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces intervenants n'ont pas tort de mentionner cet indicateur, qui n'est pas sans int&#233;r&#234;t. Il permet de prendre un indicateur stable et comparable et d'&#233;tablir une proportion v&#233;rifiable dans les diff&#233;rents pays. De ce point de vue, le Qu&#233;bec semblerait effectivement l&#233;g&#232;rement plus impos&#233; que ses voisins imm&#233;diats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le montre le tableau 1, en 2009, si on se fie aux donn&#233;es de Statistique Canada, les imp&#244;ts pay&#233;s par les particuliers qu&#233;b&#233;cois correspondaient &#224; 12,63% de son PIB, alors qu'au Canada la proportion &#233;tait de 12,09%. Selon l'OCDE, ce taux &#233;tait de 8,1% aux Etats-Unis la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 3 : Ratio entre l'imp&#244;t des particuliers et le PIB, Qu&#233;bec et Canada, 2009&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1582 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/Tableau_3.png?1582/9cfb98f62ec73eb36fc95f6607bc5ef129354f3ae9fe18baa9210f4baa6fbe36&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 23.7 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH109/Tableau_3-270a7-ee915.png?1674684637' width='150' height='109' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sources : Statistique Canada, CANSIM, Tableau 385-0001 et Tableaux de donn&#233;es des comptes &#233;conomiques territoriaux et provinciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le signale aussi M. Dubuc, le Qu&#233;bec aurait donc des imp&#244;ts plus &#233;lev&#233;s que la Norv&#232;ge (10,3%) &#8211; il parle aussi de la Su&#232;de, mais toujours selon les chiffres de l'OCDE, en 2009, les Su&#233;dois &#233;taient l&#233;g&#232;rement au-dessus du Qu&#233;bec (13,4%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attendez, la Norv&#232;ge et la Su&#232;de ? Ces pays qui dans tous nos cas-types sont syst&#233;matiquement plus tax&#233;s que chez nous, et ce de plusieurs points ? &#201;trange non ? M&#234;me l'Allemagne obtient 9,5% selon l'OCDE &#224; quelques pas des Etats-Unis, alors qu'ils sont, avec le Danemark (26,3%), syst&#233;matiquement en bas de la liste de nos exemples-types, imposant un c&#233;libataire faisant 167% du revenu moyen &#224; 44% de son revenu (pr&#232;s de 15% de plus que chez nous !). Ils seraient donc moins impos&#233;s que nous ? &#192; l'inverse, la Nouvelle-Z&#233;lande, qui est un mod&#232;le de libert&#233; &#233;conomique &#8211; lire ici, entre autres, de bas taux d'imposition &#8211; selon le Economic Freedom Index du Fraser Institute, a un ratio imp&#244;t/PIB de 13%, soit un taux sup&#233;rieur &#224; celui du Qu&#233;bec. Pourtant, son taux d'imposition marginal maximal est &#224; 33% alors que celui du Qu&#233;bec est &#224; 53%. Les taux marginaux sont loin d'&#234;tre tout, mais une si importante diff&#233;rence devrait avoir une cons&#233;quence, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui peut expliquer ces situations ? Simplement le fait &#8211; oblit&#233;r&#233; par des pr&#233;sentations simplistes &#8211; qu'il n'y pas de lien causal direct entre le paiement des imp&#244;ts et la taille du PIB ; le lien est indirect et multifactoriel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le PIB est un agr&#233;gat et une s&#233;rie de facteurs peuvent causer des variations d'un pays &#224; l'autre. D'abord, la productivit&#233; &#233;conomique qui n'est pas li&#233;e automatiquement aux salaires, ce qui explique une partie du cas Allemand. Les Allemands sont tr&#232;s tax&#233;s, mais leur &#233;conomie produit tellement de richesses que quand on compare le PIB avec les imp&#244;ts per&#231;us on a l'impression qu'ils le sont assez peu. Cependant, cela ne veut pas dire que les imp&#244;ts ne grugent pas une part tr&#232;s importante de leurs revenus personnels. Une simple comparaison du rapport imp&#244;ts/PIB occulte compl&#232;tement cette r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre variation qui influe sur le r&#233;sultat : la part des services qui sont offerts sans que du profit soit r&#233;alis&#233;. Voil&#224; qui d&#233;savantage de petits &#201;tats ayant d'importants services publics gratuits (comme le Danemark ou le Qu&#233;bec) en diminuant artificiellement leur PIB en comparaison avec les autres pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me chose pour la part de production de valeur qui n'est pas li&#233;e au travail (et donc &#224; l'augmentation des revenus personnels) dans le PIB. Cela donne un PIB plus grand sans pour autant qu'il y ait plus de revenus pour payer de l'imp&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a ne signifie pas que le ratio de l'imp&#244;t personnel sur le PIB n'est pas utile. Il peut nous donner une id&#233;e de la situation et ouvrir des pistes de recherche. Cependant, sur des comparatifs entre &#201;tats il trouve rapidement ses limites. Dans ce cas, il est bien t&#233;m&#233;raire d'affirmer que les Qu&#233;b&#233;cois-es sont les plus impos&#233;s en Am&#233;rique du Nord sur la simple diff&#233;rence de 0,54% de ce taux entre le Qu&#233;bec et le Canada. &#192; une si br&#232;ve distance, le taux pourrait bien changer de c&#244;t&#233; l'an prochain et toute l'hypoth&#232;se s'effondrerait. Sur cette seule base, il semble plus prudent de dire que les taux d'imposition sont tr&#232;s proches et comparables, ce que nous soutenons dans notre note. &#192; notre avis, la m&#233;thode comparative que nous avons emprunt&#233;e &#224; l'OCDE nous semble plus porteuse et plus pr&#233;cise pour se donner une id&#233;e de ce que la plupart des m&#233;nages paient effectivement en imp&#244;t au Qu&#233;bec, au Canada et aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, les arguments utilis&#233;s pour attaquer et parfois vilipender notre note ne nous convainquent pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Qu&#233;b&#233;cois&#183;es : les plus impos&#233;&#183;es en Am&#233;rique du Nord ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-Quebecois-es-les-plus-impose-es-en-Amerique-du-Nord</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-Quebecois-es-les-plus-impose-es-en-Amerique-du-Nord</guid>
		<dc:date>2013-03-05T14:32:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis Fortier, Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-03-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On entend dire fr&#233;quemment que le fardeau fiscal des Qu&#233;b&#233;cois-es est trop lourd, et que le Qu&#233;bec serait le territoire ayant les taux d'imposition les plus &#233;lev&#233;s en Am&#233;rique du Nord. L'Institut de recherche et d'informations socio&#233;conomiques (IRIS) a souhait&#233;, dans cette note, v&#233;rifier la v&#233;racit&#233; de cette affirmation souvent pr&#233;sent&#233;e comme une &#233;vidence. Pour ce faire, nous comparerons l'imposition de diff&#233;rents m&#233;nages types au Qu&#233;bec et dans d'autres &#201;tats &#224; travers le monde pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Quebec-" rel="directory"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Fiscalite-+" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-03-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-03-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton13312-d471e.jpg?1674684637' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On entend dire fr&#233;quemment que le fardeau fiscal des Qu&#233;b&#233;cois-es est trop lourd, et que le Qu&#233;bec serait le territoire ayant les taux d'imposition les plus &#233;lev&#233;s en Am&#233;rique du Nord. L'Institut de recherche et d'informations socio&#233;conomiques (IRIS) a souhait&#233;, dans cette note, v&#233;rifier la v&#233;racit&#233; de cette affirmation souvent pr&#233;sent&#233;e comme une &#233;vidence. Pour ce faire, nous comparerons l'imposition de diff&#233;rents m&#233;nages types au Qu&#233;bec et dans d'autres &#201;tats &#224; travers le monde pour ensuite jeter un oeil sur l'&#233;volution de la fiscalit&#233; des particuliers au Qu&#233;bec depuis trente ans (1).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant d'&#233;tudier l'&#233;volution de la fiscalit&#233; des particuliers et de la comparer &#224; celle d'autres pays, il n'est pas mauvais de situer ce que rapporte cette fiscalit&#233; aux deux paliers de gouvernement concern&#233;s. Le graphique 1 montre que la fiscalit&#233; des particuliers est une part importante des revenus des deux paliers de gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une confusion r&#233;pandue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, ceux et celles qui affirment que le taux d'imposition est tr&#232;s &#233;lev&#233; au Qu&#233;bec additionnent simplement les taux d'imposition des paliers de Qu&#233;bec et d'Ottawa, ce qui donne des taux d'imposition des Qu&#233;b&#233;cois&#183;es variant entre 31 % et 53 %. Or, ces chiffres n'ont rien &#224; voir avec ce que les contribuables paient en imp&#244;t. Par exemple, il est strictement impossible au Qu&#233;bec pour un individu de voir l'ensemble de ses gains impos&#233;s &#224; plus de 50 %. En effet, il y a une diff&#233;rence importante entre le taux th&#233;orique que sugg&#232;re cette simple addition (le &#171; taux marginal &#187;) et la charge fiscale nette des individus et des m&#233;nages (le &#171; taux effectif &#187;). Il y a plusieurs &#233;l&#233;ments fiscaux &#224; prendre en compte afin de bien distinguer ces deux taux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1558 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_1-2.png?1558/5245a5921c459a36590ca7f83f8c65946374cc4a8e94ea70c18cab02f027a749&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 48.8 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L87xH150/IRIS_graphique_1-2-2c80e-2c43b.png?1674684638' width='87' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'abord, le taux marginal est le taux d'imposition sur le dernier dollar impos&#233;, et non sur l'ensemble des revenus. Notre r&#233;gime fiscal fonctionne par paliers : chaque contribuable voit ses 40 000 $ premiers dollars de revenu impos&#233;s &#224; un taux tr&#232;s bas, m&#234;me s'il fait 200 000 $ en revenu total. Donc, m&#234;me si son dernier dollar est impos&#233; &#224; 50 %, il se peut bien que l'ensemble de ses revenus soit impos&#233; plut&#244;t &#224; un taux avoisinant les 20 %. C'est ce qu'on appelle l'imp&#244;t progressif. &#192; l'oppos&#233;, les taxes et les tarifs, dont la charge proportionnelle au revenu d'un individu ou d'un m&#233;nage diminue &#224; mesure que ses revenus augmentent, sont des modes de perception &#171; r&#233;gressifs &#187;. Par exemple, si on demande &#224; tous les m&#233;nages de payer 200 $, un m&#233;nage au revenu moyen sacrifie une plus grosse part de ses revenus pour le faire qu'un m&#233;nage plus riche.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1559 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_2.png?1559/294443967ac0760e4a4e5e7a3329f16345be2e41d35676773e6ad84dc78a282b&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 32.9 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH93/IRIS_graphique_2-cab7c-64a51.png?1674684638' width='150' height='93' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il faut prendre en consid&#233;ration le nombre imposant de cr&#233;dits et d'all&#232;gements fiscaux qui viennent &#233;galement r&#233;duire le revenu imposable, et ce principalement pour les revenus les plus &#233;lev&#233;s comme le montre le graphique 2. Enfin, il est n&#233;cessaire de tenir compte du statut des m&#233;nages (le fait d'&#234;tre c&#233;libataire ou en couple, avec ou sans enfant) pour bien comprendre le v&#233;ritable taux d'imposition, que nous appelons dans cette note la &#171; charge fiscale nette &#187;. Une fois ces facteurs pris en compte, l'examen de l'ensemble de la r&#233;alit&#233; fiscale au Qu&#233;bec donne &#224; l'affirmation comme quoi nous serions les plus impos&#233;s en Am&#233;rique du Nord l'apparence d'un slogan plut&#244;t que d'un fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re partie : comparaison entre le Qu&#233;bec et d'autres r&#233;gimes fiscaux &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;thodologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'&#233;tablir une analyse comparative de la charge fiscale nette au Qu&#233;bec par rapport &#224; d'autres r&#233;gimes fiscaux, il est imp&#233;ratif d'&#233;laborer une m&#233;thodologie qui nous permette de faire cette comparaison sur des bases communes (2). Nous comparerons le Qu&#233;bec aux pays du G7 (&#201;tats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada (3)), aux pays scandinaves (Danemark, Norv&#232;ge, Finlande et Su&#232;de), qui sont souvent inclus dans le d&#233;bat sur la fiscalit&#233; au Qu&#233;bec comme pays de r&#233;f&#233;rence, et finalement &#224; l'Australie dont le PIB per capita est semblable &#224; celui du Qu&#233;bec (4). Afin de bien comparer la charge fiscale nette de ces pays et du Qu&#233;bec, nous empruntons les cas de m&#233;nages types d&#233;finis par l'OCDE (5). La cat&#233;gorisation des m&#233;nages types se fait selon la composition des m&#233;nages &#8211; c&#233;libataire avec ou sans enfants, couple avec ou sans enfant &#8211; et selon leur salaire (6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons emprunt&#233; la m&#233;thodologie de l'OCDE pour d&#233;terminer le salaire moyen au Qu&#233;bec sur les m&#234;mes bases que pour les pays de r&#233;f&#233;rence (7). Selon ce calcul, le salaire moyen annuel au Qu&#233;bec pour 2011 est estim&#233; &#224; 43 710 $. Pour le calcul de la charge fiscale qu&#233;b&#233;coise (8), nous consid&#233;rons l'imp&#244;t provincial et f&#233;d&#233;ral en y incluant certains cr&#233;dits d'imp&#244;t et cotisations obligatoires pour le Qu&#233;bec (9). De plus, il est n&#233;cessaire d'int&#233;grer au calcul les principaux cr&#233;dits d'imp&#244;t remboursables ainsi que les prestations et certaines mesures de soutien particuli&#232;res. On obtient ainsi la charge fiscale nette au Qu&#233;bec pour tous les m&#233;nages soumis &#224; cette analyse comparative (10). Il est &#233;galement &#224; noter que nous n'avons pas cr&#233;&#233; de cas type ayant droit &#224; des cr&#233;dits d'imp&#244;t non remboursables. Par cons&#233;quent, les donn&#233;es que nous obtenons ici repr&#233;sentent la charge fiscale nette maximale pouvant incomber aux m&#233;nages &#233;tudi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1560 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_3.png?1560/b1b8e4beb0944a2e4a203dd984ddb72fdf2b7b19675199332561695772bc3711&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 21.3 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH90/IRIS_graphique_3-dfb47-d4ce8.png?1674684638' width='150' height='90' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1561 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_4.png?1561/e0f77deed41793d2b5de6b388c90dbf671e6fb7995c616bb1d2b6a6b550a846d&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 20.6 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L64xH64/png-a88b2.svg?1779553968' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1563 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_5.png?1563/6ed9b9daeed5b95f4f5dd4ed89a416c9fe89cf23b6b8ce290515e2d2e97f21be&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 20.9 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L64xH64/png-a88b2.svg?1779553968' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les c&#233;libataires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous remarquons dans un premier temps avec l'analyse des m&#233;nages types des c&#233;libataires (graphiques 3, 4 et 5), c'est que le Qu&#233;bec impose peu les c&#233;libataires gagnant les deux tiers du salaire moyen (29 285 $ par ann&#233;e). &#192; 17 % de charge fiscale nette, ce cas type pr&#233;sente le deuxi&#232;me plus bas taux d'imposition, juste apr&#232;s l'Australie dont le taux est inf&#233;rieur &#224; celui du Canada et des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le positionnement change lorsque l'analyse porte sur les c&#233;libataires gagnant soit le salaire moyen (43 710 $ au Qu&#233;bec), soit 167 % du salaire moyen (72 995 $). Le Qu&#233;bec se positionne alors aux 7e et 6e rangs respectivement pour la plus faible charge fiscale. S'en d&#233;gage un premier &#233;l&#233;ment d'analyse de la situation qu&#233;b&#233;coise : la progressivit&#233; de notre charge fiscale se fait davantage en fonction du revenu brut de travail que dans les autres r&#233;gimes fiscaux &#233;tudi&#233;s (11). L'&#233;cart entre le pourcentage de la charge fiscale nette d'une personne gagnant les deux tiers du salaire moyen et celui des deux autres cas types est plus important au Qu&#233;bec que dans les autres pays analys&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre d'exemple, la diff&#233;rence au Qu&#233;bec entre la charge fiscale de la personne gagnant 29 285 $ et celle gagnant 72 995 $ est de 13 % tandis que cette diff&#233;rence au Canada et aux &#201;tats-Unis est respectivement de 9 % et de 10 %. Cette diff&#233;rence avec le Canada est attribuable &#224; certains soutiens contenus dans la fiscalit&#233; qu&#233;b&#233;coise, dont le cr&#233;dit pour personne vivant seule, ainsi qu'&#224; des cr&#233;dits d'imp&#244;t remboursables plus &#233;lev&#233;s tels que le cr&#233;dit sur l'imp&#244;t foncier (maintenant inclus dans le cr&#233;dit d'imp&#244;t pour solidarit&#233;) et le cr&#233;dit de TVQ ; tous deux offrent des montants maximums plus &#233;lev&#233;s que dans la plupart des autres provinces canadiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela permet aux personnes ayant des revenus inf&#233;rieurs &#224; la moyenne provinciale d'&#234;tre plus avantag&#233;es au Qu&#233;bec que dans d'autres provinces et territoires canadiens. Par contre, ces personnes subissent plus fortement les hausses de taxes et tarifs observ&#233;es dans les derni&#232;res ann&#233;es au Qu&#233;bec et qui sont plus &#233;lev&#233;es que dans la majorit&#233; de l'Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les familles et les couples&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est probablement pour les familles que le Qu&#233;bec se distingue le plus au niveau de la charge fiscale nette. Pour l'ensemble des cas &#233;tudi&#233;s, le Qu&#233;bec affiche des charges plus basses que la grande majorit&#233; des pays analys&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1564 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_6.png?1564/56fb9d75b67e3245bbe08e9f53b423062665fbbc5c269dc707e4d99cf2637e5b&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 23.2 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH145/IRIS_graphique_6-a22d9-05709.png?1674684638' width='150' height='145' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit au graphique 6, les familles monoparentales avec un salaire annuel de 29 285 $ obtiennent par le biais de l'imp&#244;t un suppl&#233;ment important &#224; leurs revenus. Ce suppl&#233;ment est apport&#233; par les politiques de soutien aux familles, qui sont plus g&#233;n&#233;reuses au Qu&#233;bec que dans les autres pays. C'est ce qui explique &#233;galement la charge fiscale nulle pour un couple avec un seul salaire de 43 710 $, comme le montre le graphique 7. Le Qu&#233;bec pr&#233;sente un avantage fiscal majeur pour ces familles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1565 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_rgaphique_7.png?1565/27a04d6fb2a713e1770adbad119a29fa98d463aed9fb4bc43ac1c528e8696e8a&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 21.8 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH140/IRIS_rgaphique_7-97818-fe461.png?1674684638' width='150' height='140' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me pour les m&#233;nages &#224; salaire plus &#233;lev&#233; pr&#233;sent&#233;s aux graphiques 8 et 9, la charge fiscale nette des familles en question n'est pas vraiment plus &#233;lev&#233;e au Qu&#233;bec qu'au Canada et aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1567 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_8.png?1567/cb3fa262211ba8cef423a37ad9427d2ba61e0e3b661d8ea2342a4ab407c155b0&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 23.9 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH143/IRIS_graphique_8-3e9a5-8f31f.png?1674684638' width='150' height='143' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1568 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_9.png?1568/b0befe74a373265d7057029c9f40be4edc6ffd07de73609fb20b459e8be0644c&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 23.9 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH145/IRIS_graphique_9-6aff1-8a36b.png?1674684638' width='150' height='145' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En effet, les diff&#233;rences avec ces pays oscillent entre 0,5 % et 2 %, parfois &#224; l'avantage du Qu&#233;bec, parfois &#224; l'avantage du Canada ou des &#201;tats-Unis. Une situation bien diff&#233;rente du cas des personnes c&#233;libataires dont le taux d'imposition varie beaucoup au Qu&#233;bec suivant leur revenu. Comme le montre le tableau 1, cette diff&#233;rence s'explique principalement par les politiques fiscales dans le cas des familles avec enfants, qui constituent une grande part de la population.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1570 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_tableau_1.png?1570/1e70d1ace65efafb3ef9e694439e80a47a51d20592996ddcc436efc3a5b90902&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 44.5 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH63/IRIS_tableau_1-9f051-5106d.png?1674684638' width='150' height='63' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce facteur explique &#233;galement, comme l'illustre le graphique 10, la charge nette fiscale plus importante pour un couple sans enfant (bien que cette diff&#233;rence ne d&#233;passe pas 3 % en regard de la situation au Canada et aux &#201;tats-Unis).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1569 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_10.png?1569/d3c90b6a783d615e558a7a58f46f82b7c937839da75c28797c74c1770f29662e&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 22.9 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH140/IRIS_graphique_10-b218a-06163.png?1674684638' width='150' height='140' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'analyse des diff&#233;rents cas types nous permet de voir que le Qu&#233;bec n'est pas, au final, le territoire le plus impos&#233; en Am&#233;rique du Nord et affiche, au contraire, des charges fiscales nettes plus basses que la majorit&#233; des pays du G7, de l'Australie et des pays scandinaves. Dans plusieurs cas (personne vivant seule avec un salaire de 29 285 $ avec ou sans enfant et couple avec deux enfants gagnant 43 710 $), la charge fiscale qu&#233;b&#233;coise est nettement plus basse qu'aux &#201;tats-Unis et au Canada. Dans les deux autres cas types de m&#233;nages avec ou sans enfant &#233;tudi&#233;s, la diff&#233;rence entre le Qu&#233;bec et ses deux voisins n'est pas notable. C'est seulement pour les personnes vivant seules et ayant un salaire &#233;lev&#233; que le Qu&#233;bec se d&#233;marque significativement du Canada et des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de donner un chiffre pr&#233;cis sur quelle part de la population a un taux d'imposition effectif plus bas que les &#201;tats- Unis ou le Canada, car les situations d'imposition diff&#232;rent beaucoup d'un cas &#224; l'autre. Cependant, il est certain qu'il s'agit de la majorit&#233; des Qu&#233;b&#233;cois&#183;es. En effet, comme nous l'avons vu, avec un salaire de 29 285 $ une personne seule est moins impos&#233;e qu'au Canada ou aux &#201;tats-Unis. De la m&#234;me fa&#231;on, &#224; 72 995 $ une famille a un taux d'imposition &#233;quivalent &#224; celui du Canada et des &#201;tats-Unis. Or, la m&#233;diane des revenus au Qu&#233;bec est soit semblable soit inf&#233;rieure &#224; ces montants (12), ce qui signifie que 50 % de la population fait un revenu moins &#233;lev&#233; que ce montant et a donc un taux d'imposition plus bas ou &#233;gal au Canada et aux &#201;tats-Unis. Il est donc faux de pr&#233;tendre que le Qu&#233;bec est le territoire le plus impos&#233; en Am&#233;rique du Nord. Par contre, comme nous l'avons soulign&#233; ailleurs (13), la d&#233;cision politique prise ces derni&#232;res ann&#233;es d'opter pour des hausses de taxes et tarifs alourdit la charge impos&#233;e des personnes plus d&#233;munies et des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me partie : L'&#233;volution de la fiscalit&#233; des Qu&#233;b&#233;cois&#183;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;thodologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La comparaison de notre r&#233;gime fiscal avec ceux d'autres territoires ne nous informe pas de la fa&#231;on dont celui-ci a &#233;volu&#233; dans le temps. Dans cette deuxi&#232;me partie, nous tenterons de r&#233;sumer l'&#233;volution du taux d'imposition des Qu&#233;b&#233;cois&#183;es sur trente ans (de 1980 &#224; 2010). Il est important de mentionner que la fiscalit&#233; qu&#233;b&#233;coise a connu un nombre important de transitions pendant cette p&#233;riode. Par exemple, avant 1988 le syst&#232;me fiscal qu&#233;b&#233;cois comprenait 16 paliers d'imposition variant de 13 % &#224; 28 %. Apr&#232;s la r&#233;forme de 1988, il n'en comprenait plus que cinq, compris entre 16 % et 24 %. Enfin, une nouvelle r&#233;forme apport&#233;e en 1998 n'en a laiss&#233; que trois, &#233;chelonn&#233;s de 20 % &#224; 26 % (14). De 1998 &#224; 2008, la fiscalit&#233; qu&#233;b&#233;coise a donc connu d'importantes r&#233;formes de ses paliers d'imposition, qui ont men&#233; &#224; des pertes de revenus consid&#233;rables pour le gouvernement (15). En 2013, un quatri&#232;me palier a &#233;t&#233; ajout&#233;, et les taux varient maintenant de 16 % &#224; 25,75 % (16).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; la section pr&#233;c&#233;dente, il ne sera pas question ici de m&#233;nages types. On &#233;valuera plut&#244;t comment la charge fiscale moyenne du f&#233;d&#233;ral et du provincial a des effets sur les diff&#233;rents niveaux de revenu de la population qu&#233;b&#233;coise. Ainsi, nous partagerons aux fins de cette analyse la population en cinq groupes &#233;gaux comprenant chacun 20 % de la population et ordonn&#233;s par revenus. Ces groupes, que nous appellerons quintiles, iront donc du quintile inf&#233;rieur (le plus pauvre) au quintile sup&#233;rieur (le plus riche). Nous essaierons ainsi de voir quelle part de la population a &#233;t&#233; favoris&#233;e par l'&#233;volution des revenus et de l'imp&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Part des revenus et part de l'imp&#244;t&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;buter, il nous faut regarder l'&#233;volution du partage des revenus entre les diff&#233;rents quintiles. Le graphique 11 permet de constater la part de l'ensemble des gains des Qu&#233;b&#233;cois&#183;es que s'approprient les diff&#233;rents quintiles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1571 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_11.png?1571/755de5de4cb897325c2627dcaf989d6ee59ac247f31b33541e0b2c3cfdb80c68&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 30.6 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L132xH150/IRIS_graphique_11-3d839-0314e.png?1674684638' width='132' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On le voit, le quintile sup&#233;rieur voit sa part du revenu total &#233;voluer de fa&#231;on importante, passant de 45 % &#224; 52 % des revenus. Les 20 % des personnes les plus riches concentrent donc en leurs mains plus de 50 % de la richesse totale. &#192; l'inverse, tous les autres quintiles ont vu leur part descendre ou stagner depuis 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui permet de r&#233;&#233;quilibrer cette situation, c'est l'intervention de l'&#201;tat. Le graphique 12 pr&#233;sente la part du total de l'imp&#244;t (f&#233;d&#233;ral et provincial) pay&#233; par les Qu&#233;b&#233;cois&#183;es de chacun des quintiles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1572 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_12.png?1572/b3aa428c77a928e57c7f726450f4ccffa5b537439ed43800f41a0926f6f1fa05&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 31.3 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L134xH150/IRIS_graphique_12-de203-01dc8.png?1674684638' width='134' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout comme la part du revenu du quintile le plus riche a augment&#233;, la part d'imp&#244;t qu'il paie a cr&#251; elle aussi. Leur croissance a d'ailleurs suivi un rythme similaire. La part du revenu total d&#233;tenue par les 20% de la population ayant les plus hauts revenus a augment&#233; de 6 points de pourcentage tandis que leur part de l'imp&#244;t global augmentait de 7 points de pourcentage. &#192; premi&#232;re vue, cette situation peut nous para&#238;tre juste : les riches s'enrichissent, mais paient &#233;galement une part grandissante de l'imp&#244;t. La richesse serait donc redistribu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la part de l'imp&#244;t total pay&#233; n'indique pas quelle part de son revenu on consacre au paiement de l'imp&#244;t. Si le gouvernement per&#231;oit moins d'imp&#244;t relativement &#224; la richesse produite, les riches peuvent payer une plus grande part des imp&#244;ts totaux tout en consacrant une plus petite part de leur revenu &#224; le faire. Le graphique 13 met en lumi&#232;re dans quelle mesure les diff&#233;rents quintiles ont pay&#233; plus ou moins d'imp&#244;ts en regard de leurs revenus au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es. Si l'on ne regarde que les ann&#233;es 1980 et 2010, le taux d'imposition effectif du cinqui&#232;me quintile est redevenu exactement le m&#234;me. Le trois quintiles du centre ont connu, eux, une l&#233;g&#232;re diminution de leur taux d'imposition, tandis que le premier quintile aurait connu une hausse importante. Statistique Canada nous met cependant en garde contre l'usage des donn&#233;es concernant ce quintile, souvent fauss&#233;es du fait que plusieurs postes de revenu sont nuls pour cette part de la population.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1573 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_13.png?1573/3d0c2cb5a8d488869059d2d86e352f3d3874bbe9db3d3ca806b8966514a38b65&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 37.1 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L124xH150/IRIS_graphique_13-cdcdf-1c584.png?1674684638' width='124' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie pas pour autant que les taux d'imposition ont stagn&#233;. En effet, de 1980 &#224; 1998 le taux d'imposition de tous les quintiles avait augment&#233; consid&#233;rablement, en particulier pour les quatri&#232;me et cinqui&#232;me quintiles dont la charge fiscale a alors cru de 5 et 6 points de pourcentage respectivement. Mais les politiques fiscales mises en place de 1998 &#224; 2010 ont fait compl&#232;tement dispara&#238;tre cette hausse de l'imposition &#224; caract&#232;re progressiste pour nous ramener aux taux de 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chaque quintile regroupe des centaines de milliers de contribuables, il peut se trouver &#224; l'int&#233;rieur de ces ensembles des dynamiques in&#233;galitaires. Comme le montre le graphique 14, la perspective est tout autre lorsque qu'on isole les contribuables les plus fortun&#233;s au sein des 20 % ayant les plus hauts revenus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1574 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_14.png?1574/96756d1b8bb011de30c5622df4c883a917327c3460409a00e065ab53a4a2df75&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 29.3 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L149xH150/IRIS_graphique_14-cc9ad-33ae8.png?1674684638' width='149' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit, les 10 %, 5 % et 1 % ayant les plus hauts revenus ont vu leur taux d'imposition effectif diminuer respectivement de trois, trois et quatre points de pourcentage de 1982 &#224; 2010. La courbe de leur taux d'imposition conna&#238;t une variation similaire &#224; celle de l'ensemble de leur quintile, sauf qu'au lieu de voir la p&#233;riode 1998 &#224; 2010 ramener leurs taux d'imposition au niveau du d&#233;but des ann&#233;es 1980, ils sont revenus quelques points en dessous de ce palier (17). Les politiques fiscales de la derni&#232;re d&#233;cennie ont donc favoris&#233; les plus hauts revenus parmi le quintile le plus riche. Cette conclusion n'est pas surprenante : des recherches pr&#233;c&#233;dentes sur le traitement fiscal des revenus &#233;lev&#233;s au Canada indiquent qu'apr&#232;s une p&#233;riode de meilleure r&#233;partition des revenus entre 1950 et 1980, les personnes les plus riches ont &#233;t&#233; autoris&#233;es &#224; s'accaparer davantage de richesse &#224; partir des derni&#232;res ann&#233;es du si&#232;cle dernier (18).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se demander comment il se fait que le taux d'imposition des plus riches stagne ou diminue alors que la part de l'imp&#244;t qu'ils paient augmente. Tel que mentionn&#233; plus t&#244;t, cette situation tient &#224; ce que la croissance des recettes fiscales n'a pas suivi celle de l'&#233;conomie et des plus hauts revenus. C'est ce qu'on peut constater au graphique 15 qui illustre la variation du rapport entre le PIB et les recettes fiscales.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1575 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_15.png?1575/396e39d778bc601eceb044d2a1ec7b649009a6f6c9e2b1484be64581628835ce&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 22.9 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L142xH150/IRIS_graphique_15-aeb33-9fc78.png?1674684638' width='142' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De 1991 &#224; 2012, la part des recettes fiscales f&#233;d&#233;rales et provinciales est de plus en plus faible dans l'&#233;conomie canadienne. Cette diminution de 1,2 % peut sembler n&#233;gligeable, mais sur des montants aussi imposants que le PIB (pr&#232;s de 1 450 G$ en 2012, au Canada), on parle de plusieurs milliards de dollars. En effet, si les recettes fiscales f&#233;d&#233;rales et provinciales &#233;taient demeur&#233;es proportionnelles aux taux de 1991, elles seraient aujourd'hui sup&#233;rieures de plus de 19 G$.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'effet de l'imp&#244;t&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les imp&#244;ts ont pour fonction de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s, il est l&#233;gitime de v&#233;rifier, sur une longue p&#233;riode, si cet objectif est atteint. Il est aussi important de se demander si le r&#233;gime fiscal actuel r&#233;ussit &#224; freiner la tendance &#224; l'accroissement des in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le graphique 16 pr&#233;sente les variations de la part de revenus capt&#233;e par les diff&#233;rents quintiles, avant et apr&#232;s imp&#244;ts et transferts.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1576 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_16.png?1576/1041523f5a5a1fd571a0c9eb23be4847c07c340ed0532226b7e68c5645059601&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 38.6 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L114xH150/IRIS_graphique_16-a306d-f6429.png?1674684638' width='114' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit, la pr&#233;sence de l'imp&#244;t et des transferts a pour effet, dans l'ensemble de la p&#233;riode &#233;tudi&#233;e, de r&#233;duire les revenus des deux quintiles les plus riches (en particulier le cinqui&#232;me) et d'augmenter les revenus des trois quintiles les plus pauvres (en particulier le premier et le deuxi&#232;me). L'imp&#244;t a donc effectivement un effet de redistribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, de 1980 &#224; 2010 le cinqui&#232;me quintile r&#233;ussit &#224; capter une part grandissante de revenus, m&#234;me apr&#232;s l'application de l'imp&#244;t et des transferts fiscaux vers les quintiles les plus pauvres. De la m&#234;me fa&#231;on, tous les autres quintiles ont vu l&#233;g&#232;rement baisser leur part du revenu total. Donc, malgr&#233; sa capacit&#233; &#224; r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s, le r&#233;gime fiscal actuel n'est pas en mesure d'en freiner l'accroissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment cette r&#233;alit&#233; se traduit-elle en dollars ? C'est ce qu'on peut constater avec les trac&#233;s des revenus moyens avant et apr&#232;s imp&#244;ts au graphique 17.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1577 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_graphique_17.png?1577/f0be5d0e3099ccb8297f421b80ae82103cdcefad3b19ef105243b04c4df6de9e&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 41.5 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L116xH150/IRIS_graphique_17-72270-f2703.png?1674684638' width='116' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avant imp&#244;t, on constate que les quatre premiers quintiles voient leurs revenus diminuer, alors que le quintile sup&#233;rieur les voit cro&#238;tre de fa&#231;on importante. Si les revenus moyens des trois quintiles inf&#233;rieurs sont plus &#233;lev&#233;s apr&#232;s imp&#244;ts, leur progression ne diff&#232;re pas beaucoup de 1980 &#224; 2010. Au lieu d'une diminution, on peut parler d'une relative stagnation face au co&#251;t de la vie. Le quatri&#232;me quintile voit ses revenus l&#233;g&#232;rement r&#233;duits par l'effet des imp&#244;ts et transferts, mais ils demeurent relativement stables entre 1980 et 2010. Le quintile sup&#233;rieur voit son revenu diminuer substantiellement du fait de l'imp&#244;t, cependant son revenu conna&#238;t &#233;galement une imposante croissance de 16 % en dollars constants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, l'imp&#244;t que les Qu&#233;b&#233;cois&#183;es paient aux deux paliers de gouvernement permet de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s de revenus. Cependant, l'effet redistributif de l'imp&#244;t ne permet pas de freiner la tendance d'une hausse de revenus pour les plus riches, alors que les 80 % restant de la soci&#233;t&#233; voient plut&#244;t leurs revenus stagner ou diminuer. Cette tendance est d'autant plus marqu&#233;e depuis la fin des ann&#233;es 1990 alors que le taux d'imposition effectif des plus fortun&#233;s a grandement diminu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous venons de le voir, le portrait qui se d&#233;gage d'une &#233;tude approfondie de la fiscalit&#233; qu&#233;b&#233;coise est bien diff&#233;rent de celui associ&#233; &#224; certains pr&#233;jug&#233;s tenaces. En effet, les Qu&#233;b&#233;cois&#183;es ne sont pas la population la plus impos&#233;e au monde ou m&#234;me en Am&#233;rique du Nord. La majorit&#233; des contribuables sont en fait moins ou autant impos&#233;s qu'ils ne le seraient aux &#201;tats-Unis ou dans le reste du Canada. Voil&#224; qui met un b&#233;mol important au discours pr&#233;conisant plus de comp&#233;titivit&#233; fiscale au Qu&#233;bec. Parmi les 13 pays de l'OCDE, la charge fiscale de nos diff&#233;rentes cat&#233;gories de contribuables ne d&#233;passe jamais le 7e rang. Comment dans ces conditions affirmer que le Qu&#233;bec fait figure d'exception en imposant trop lourdement ses contribuables ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1578 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_tableau_2.png?1578/924145a77cb61fc58c116389f5cea21d74416391b0430c71484536727af09e84&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 19.8 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH90/IRIS_tableau_2-313f2-fc88b.png?1674684638' width='150' height='90' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De plus, l'&#233;volution de la fiscalit&#233; au Qu&#233;bec nous montre que les plus hauts revenus ont vu baisser leurs taux d'imposition depuis la fin des ann&#233;es 1990. Si l'action de l'imp&#244;t vient diminuer le revenu des plus riche et hausser celui de plus pauvres, il n'a pas pour autant r&#233;ussi &#224; freiner la tendance &#224; l'&#233;largissement des in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces perspectives donnent beaucoup plus de marge de manoeuvre au gouvernement qu'on ne l'admet g&#233;n&#233;ralement. Non seulement la fiscalit&#233; provinciale et f&#233;d&#233;rale pourrait-elle reprendre plus d'importance dans le PIB &#8211; ce qui aurait pour effet de fournir &#224; leurs tr&#233;sors respectifs un total de 19 G$ suppl&#233;mentaires &#8211; mais il serait &#233;galement possible d'imposer davantage les contribuables aux revenus les plus &#233;lev&#233;s, en particulier les 10 % les plus riches qui ont vu leurs taux d'imposition diminuer de 3 % depuis 1980, alors que leurs revenus ont consid&#233;rablement augment&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous avons d&#233;j&#224; propos&#233; ailleurs d'aller chercher davantage de revenus pour le gouvernement par le retour &#224; un syst&#232;me de paliers d'imposition plus nombreux (20). Le tableau 2 pr&#233;sente l'&#233;chelonnement que nous proposions, lequel nous permettait d'augmenter de 1,3 G$ les revenus du gouvernement du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ce soit avec une augmentation du nombre de paliers ou une r&#233;duction des d&#233;ductions fiscales, il est donc fort possible pour le gouvernement d'augmenter sa marge de man&#339;uvre gr&#226;ce &#224; la fiscalit&#233; des particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 L'analyse de la fiscalit&#233; des particuliers au Qu&#233;bec fait suite &#224; une demande de consultation externe pr&#233;sent&#233;e &#224; l'IRIS par le Comit&#233; consultatif de lutte contre la pauvret&#233; et l'exclusion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Pour ce faire nous empruntons la m&#233;thodologie d&#233;velopp&#233;e par Luc Godbout, Suzie St-Cerny et Chantal Amiot, que nous avons adapt&#233;e &#224; la derni&#232;re ann&#233;e d'imposition disponible, soit 2011. Godbout , Luc, Suzie St-Cern y et Chantal Amiot . Ann&#233;e d'imposition 2008 : Une charge fiscale nette plus faible et des imp&#244;ts sur le revenu plus &#233;lev&#233;s qu'ailleurs, est-ce possible ?, Chaire de recherche en fiscalit&#233; et finances publiques, Universit&#233; de Sherbrooke, 17 mars 2010. Cette m&#233;thodologie est bas&#233;e en majeure partie sur celle de l'OCDE : OCDE, Les imp&#244;ts sur les salaires &#8211; &#233;dition 2007-2008, 2009, p. 442 et s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 Le calcul de l'OCDE inclut le Qu&#233;bec dans le calcul de la fiscalit&#233; du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 Pour &#233;tudier nomm&#233;ment la situation de l'Am&#233;rique du Nord, il aurait fallu ajouter le Mexique. Or, ce pays n'est pas dans une situation &#233;conomique comparable aux autres territoires &#233;tudi&#233;s. De plus, les donn&#233;es de l'OCDE nous informent que ses taux sont de plusieurs points inf&#233;rieurs &#224; ceux des autres territoires nord-am&#233;ricains faisant l'objet de notre analyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 OCDE, portail statistique : Imp&#244;t sur le revenu et cotisations de s&#233;curit&#233; sociale salariales, &lt;a href=&#034;http://stats.oecd.org/Index.aspx&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://stats.oecd.org/Index.aspx&lt;/a&gt; ?DataSetCode=AWCO MP&amp;Lang=fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 Il est &#224; noter que la seule source de revenu qui est prise en compte pour le revenu total des diff&#233;rents cas types soumis &#224; l'&#233;tude dans cette note sont des revenus provenant d'un travail salari&#233; et que ces cas types ne poss&#232;dent donc aucun autre revenu que celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 Godbout , Luc, Suzie St-Cern y et Chantal Amiot . Ann&#233;e d'imposition 2008 : Une charge fiscale nette plus faible et des imp&#244;ts sur le revenu plus &#233;lev&#233;s qu'ailleurs, est-ce possible ?, Chaire de recherche en fiscalit&#233; et finances publiques, Universit&#233; de Sherbrooke, 17 mars 2010, p. 25.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 Nous reprenons ici les &#233;l&#233;ments de calcul d&#233;finis dans Godbout , Luc, Suzie St-Cern y et Chantal Amiot . Ann&#233;e d'imposition 2008 : Une charge fiscale nette plus faible et des imp&#244;ts sur le revenu plus &#233;lev&#233;s qu'ailleurs, est-ce possible ?, Chaire de recherche en fiscalit&#233; et finances publiques, Universit&#233; de Sherbrooke, 17 mars 2010, p. 26-27.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 Il s'agit des cr&#233;dits suivants :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; cr&#233;dit personnel (f&#233;d&#233;ral et Qu&#233;bec) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; cr&#233;dit pour &#233;quivalent de conjoint (f&#233;d&#233;ral) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; cr&#233;dit pour personne vivant seule (Qu&#233;bec) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; cotisations au RRQ (f&#233;d&#233;ral et Qu&#233;bec) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; cotisation &#224; l'assurance-emploi (f&#233;d&#233;ral et Qu&#233;bec) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; cotisation au r&#233;gime qu&#233;b&#233;cois d'assurance parentale ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; prestation fiscale pour le revenu de travail (f&#233;d&#233;ral) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; prime au travail (Qu&#233;bec).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 Il s'agit des cr&#233;dits suivants :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; cr&#233;dit d'imp&#244;t remboursable pour la TPS ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; cr&#233;dit d'imp&#244;t remboursable pour la TVQ (pour la premi&#232;re moiti&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'ann&#233;e fiscale ; pour la seconde moiti&#233;, nous avons fait le calcul en&lt;br class='autobr' /&gt;
fonction du remboursement moyen du cr&#233;dit d'imp&#244;t pour solidarit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
ajust&#233; &#224; la situation de chacun des m&#233;nages) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; prestation fiscale pour enfants (f&#233;d&#233;ral) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&#8226; soutien aux enfants (Qu&#233;bec).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 Bien que nous ne puissions faire la comparaison avec des salaires plus &#233;lev&#233;s vu les limites des donn&#233;es fournies par l'OCDE, la tendance d&#233;gag&#233;e par la progression de la charge fiscale des trois cas types expos&#233;s laisse croire que les c&#233;libataires ayant de hauts revenus auraient une charge fiscale plus importante au Qu&#233;bec que dans le reste de l'Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 En 2010, le revenu m&#233;dian des personnes seules &#233;tait de 19 900$, des familles monoparentales de 30 600$ celui des couple sans enfants &#233;tait de 45 700$ et celui de couples avec enfants 74 700$. Institut de la statistique du Qu&#233;bec , Revenus, in&#233;galit&#233;s et fabiles revenus, Qu&#233;bec, 1996-2010, &lt;a href=&#034;http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_&lt;/a&gt; niv_vie/revenus_depense/revenus/mod1_p_1_3_5_0.htm [consult&#233; le 25 f&#233;vrier 2013].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 Fortier , Francis, Cr&#233;dit d'imp&#244;t pour solidarit&#233; : une mesure de lutte contre la pauvret&#233;, IRIS, d&#233;cembre 2012, &lt;a href=&#034;http://www.iris-recherche.qc.ca/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.iris-recherche.qc.ca/&lt;/a&gt; publications/cis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 LAMBERT, CHARRON et P&#201;AN, Le syst&#232;me fiscal qu&#233;b&#233;cois est-il vraiment progressiste ?, UQAM, juin 2000, tableaux 1 et 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 HURTEAU, Philippe, D'o&#249; vient la &#171; crise &#187; des finances publiques ?, IRIS, mars 2008, p. 6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 REVENU QU&#201;BEC, Taux d'imposition, &lt;a href=&#034;http://www.revenuquebec.ca/fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.revenuquebec.ca/fr/&lt;/a&gt; citoyen/impots/rens_comp/taux.aspx [Consult&#233; le 17 f&#233;vrier 2013].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 De plus, les donn&#233;es accessibles par quintiles nous laissent croire que si nous disposions des donn&#233;es jusqu'en 1980, l'&#233;cart serait encore plus important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 Yalni zyan , Armin, The Rise of Canada's Richest 1 %, CCPA, 2010, p. 22.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 Malheureusement, les donn&#233;es de Statistique Canada pour ces revenus ne sont disponibles qu'&#224; partir de 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 COUTURIER, HURTEAU et TREMBLAY-PEPIN, Budget 2010 : Comment financer les services publics, IRIS, mars 2010, p. 10.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les cerises, la m&#233;diane, la moyenne et une erreur</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-cerises-la-mediane-la-moyenne-et-une-erreur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-cerises-la-mediane-la-moyenne-et-une-erreur</guid>
		<dc:date>2013-03-05T14:29:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis Fortier, Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-03-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous avons re&#231;u beaucoup de r&#233;actions &#224; notre note d'hier. Il semble y avoir une certaine confusion quant &#224; la m&#233;thode employ&#233;e. Nous voulons y r&#233;agir tout de suite, pour &#233;viter que le d&#233;bat se fasse sur des choses qui n'existent pas. Nous nous concentrerons sur deux questions : ce que certaines personnes qualifient de cherry picking et le doute soulev&#233; par plusieurs comme quoi nos donn&#233;es ne couvriraient pas une part suffisamment grande de la population. De plus, une erreur s'est gliss&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Quebec-" rel="directory"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Fiscalite-+" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-03-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-03-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH93/arton13302-990d7.jpg?1674684638' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous avons re&#231;u beaucoup de r&#233;actions &#224; notre note d'hier. Il semble y avoir une certaine confusion quant &#224; la m&#233;thode employ&#233;e. Nous voulons y r&#233;agir tout de suite, pour &#233;viter que le d&#233;bat se fasse sur des choses qui n'existent pas. Nous nous concentrerons sur deux questions : ce que certaines personnes qualifient de cherry picking et le doute soulev&#233; par plusieurs comme quoi nos donn&#233;es ne couvriraient pas une part suffisamment grande de la population. De plus, une erreur s'est gliss&#233;e dans un graphique ; bien qu'elle ne change pas la tendance observ&#233;e et renforce en fait nos conclusions, nous tenions &#224; la signaler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps des cerises&#8230; bien choisies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression cherry picking en anglais d&#233;signe l'action de choisir des cas individuels qui confortent nos donn&#233;es plut&#244;t que de montrer l'ensemble de la situation. Certaines personnes semblent croire que c'est ce que nous avons fait dans la premi&#232;re partie de notre &#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que dans cette partie nous avons repris la m&#233;thodologie que l'OCDE utilise pour comparer les diff&#233;rents taux d'imposition. Cette m&#233;thode nous impose &#224; la fois des m&#233;nages types et des donn&#233;es (comment calculer le salaire, les imp&#244;ts, les d&#233;ductions, les cotisations, etc.). Comme on peut le constater apr&#232;s une rapide v&#233;rification, nous avons publi&#233; dans notre note socio-&#233;conomique non pas des cas bien choisis qui conforteraient nos donn&#233;es, mais bien l'ensemble des m&#233;nages-types rendus disponibles par l'OCDE. Dans certains cas l'imp&#244;t est plus bas au Qu&#233;bec, parfois il est plus bas ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que nous avons fait, c'est de reproduire cette m&#233;thode pour le Qu&#233;bec et l'inclure dans le calcul. Il est un peu exag&#233;r&#233; de reprocher &#224; l'IRIS les choix m&#233;thodologiques fait par l'OCDE : tant sur la quantit&#233; de m&#233;nages-types que sur les aspects inclus dans la fiscalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Salaire moyen et revenu m&#233;dian&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les donn&#233;es que l'OCDE nous oblige &#224; utiliser, il y a le salaire moyen. C'est-&#224;-dire qu'au lieu de prendre le revenu moyen (qui comprend des gens qui ne font pas de revenus), l'OCDE utilise, en gros, la moyenne des salaires de ceux et celles qui en re&#231;oivent. Pour fin de comparaison avec les autres pays de l'OCDE, nous avons suivi cette proc&#233;dure. Dans ce cas la moyenne est pertinente, car elle est un outil de comparaison entre diff&#233;rents cas et non une tentative de savoir quelle part de la population a un taux d'imposition de quel niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, pour se donner une id&#233;e de quelle portion de la population il est question (car c'est ce qui est toujours difficile d'&#233;valuer avec des m&#233;nages-types pr&#233;cis) nous avons compar&#233; ces montants &#224; la m&#233;diane des revenus des m&#233;nages comparables. La m&#233;diane est une mesure de tendance centrale diff&#233;rente de la moyenne, elle est la donn&#233;e au centre de la population &#233;tudi&#233;e, c'est donc dire que 50% des gens font un revenu moins &#233;lev&#233; que la m&#233;diane et 50% des gens font un revenu plus &#233;lev&#233; que la m&#233;diane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, comparer nos m&#233;nages-types &#224; la m&#233;diane nous permet d'avoir une id&#233;e de quelle part de la population fait des revenus &#233;quivalents ou inf&#233;rieurs &#224; nos exemples. Le tableau 1 r&#233;sume cette comparaison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 1 : Revenu m&#233;dian des m&#233;nages et revenu de m&#233;nages-types utilis&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1556 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/IRIS_Tableau_1.jpg?1556/dd522a1dab9dd3f298c0b73c7855a3d5e302f468f43af70bf89a25cf7c780101&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 24.5 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/IRIS_Tableau_1-c6a2d-fdf43.jpg?1674684639' width='150' height='100' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Source : Institut de la statistique du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous constatons c'est que le revenu m&#233;dian au Qu&#233;bec arrive soit au m&#234;me niveau que les exemples que nous avons utilis&#233; ou bien largement en-de&#231;&#224; des exemples utilis&#233;s (qui repr&#233;sentent la presque totalit&#233; des m&#233;nages totaux selon Statistique Canada). Donc, au moins 50% de ces types de m&#233;nages ont des revenus &#233;gaux ou inf&#233;rieurs aux m&#233;nages &#233;tudi&#233;s. Or, tous ces m&#233;nages &#233;tudi&#233;s ont des taux d'imposition plus bas que le Canada ou les &#201;tats-Unis. Une exception, les couples sans enfants dont la charge fiscale nette est l&#233;g&#232;rement sup&#233;rieure (1,25%) &#224; celle des Etats-Unis. Or, dans leur cas, la m&#233;diane est &#224; 13 000$ plus basse que le salaire moyen utilis&#233; dans notre m&#233;nage type, nous pouvons s&#233;rieusement envisager qu'une bonne part des m&#233;nages au revenu m&#233;dian et sous le revenu m&#233;dian aura un taux d'imposition plus bas que celui du m&#233;nage &#233;tudi&#233; (au Qu&#233;bec, si on ram&#232;ne leur salaire au salaire m&#233;dian, leur taux d'imposition diminue de 5%, mais il nous est impossible de dire ce qu'il en est au Canada et aux Etats-Unis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le niveau d'imposition tend &#224; baisser en fonction du revenu et comme le Qu&#233;bec impose moins les bas revenus (comme le montre la comparaison des graphiques 3, 6 et 7 de notre note avec les autres graphiques), cette moiti&#233; des m&#233;nages a des taux d'imposition soit similaires, soit inf&#233;rieurs &#224; ceux de nos voisins imm&#233;diats. Comment alors peut-on affirmer que les Qu&#233;b&#233;cois-es sont les plus impos&#233;s en Am&#233;rique du Nord si une majorit&#233; sont soit au m&#234;me niveau d'imposition, soit &#224; un niveau plus bas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre erreur beaucoup entendue sur les ondes : cela ne veut pas dire que 50% des contribuables sont plus impos&#233;s qu'aux Etats-Unis et au Canada. Il est &#233;vident que certains le sont et que d'autres non, mais il est impossible d'en situer les proportions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Erratum&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait n&#233;anmoins une erreur qui s'est gliss&#233;e dans cette publication, une dont personne n'a parl&#233;, car ce n'est pas une donn&#233;e qui a &#233;t&#233; beaucoup discut&#233;e. Le graphique 15 comporte une erreur qui vient fausser ses donn&#233;es. Cependant, la tendance de l'imp&#244;t dans le PIB qu'il repr&#233;sentait ne change pas, seule les proportions changent et amplifient l'&#233;cart entre 1991 et 2010, ce qui vient donc renforcer nos conclusions. Voici le nouveau tableau, la note a &#233;t&#233; mise &#224; jour en cons&#233;quence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 15 : Imp&#244;ts sur le revenu, les b&#233;n&#233;fices et les gains en capital f&#233;d&#233;raux et provinciaux dans le PIB (1991-2010)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1557 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/IRIS_Tableau_2.png?1557/fef43c887c9eb693d089462f0d6c1b7e480cd595c852ffeabacd3cdb864259e7&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 38 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L64xH64/png-a88b2.svg?1779553968' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sources : Statistique Canada, CANSIM, Tableaux 385-0032 et 384-0002, calcul des auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand merci &#224; Mario Jodoin (expert en graphiques) pour nous avoir signal&#233; cette erreur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jacques Parizeau, la taxe sur le capital et Francis Vailles</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Jacques-Parizeau-la-taxe-sur-le-capital-et-Francis-Vailles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Jacques-Parizeau-la-taxe-sur-le-capital-et-Francis-Vailles</guid>
		<dc:date>2013-02-26T11:25:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ducation</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ducation</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-02-26</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous apprenions donc la semaine derni&#232;re que l'ancien premier ministre Jacques Parizeau, consid&#233;rait la gratuit&#233; scolaire comme une option r&#233;aliste pour le Qu&#233;bec. Il mentionnait aussi qu'il trouvait peu heureuse l'id&#233;e d'avoir &#233;limin&#233; la taxe sur le capital puisque l'&#201;tat se prive ainsi d'importantes sommes d'argent. Cela suffit pour que Francis Vailles, chroniqueur &#224; La Presse, r&#233;agisse aux propos de M. Parizeau soutenant au contraire que la gratuit&#233; scolaire &#233;tait irr&#233;aliste et que la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Education-18-+" rel="tag"&gt;&#201;ducation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Education-136-+" rel="tag"&gt;&#201;ducation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-02-26-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-02-26&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L119xH150/arton13246-1f314.png?1679047756' class='spip_logo spip_logo_right' width='119' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous apprenions donc la semaine derni&#232;re que l'ancien premier ministre Jacques Parizeau, consid&#233;rait la gratuit&#233; scolaire comme une option r&#233;aliste pour le Qu&#233;bec. Il mentionnait aussi qu'il trouvait peu heureuse l'id&#233;e d'avoir &#233;limin&#233; la taxe sur le capital puisque l'&#201;tat se prive ainsi d'importantes sommes d'argent. Cela suffit pour que Francis Vailles, chroniqueur &#224; La Presse, r&#233;agisse aux propos de M. Parizeau soutenant au contraire que la gratuit&#233; scolaire &#233;tait irr&#233;aliste et que la taxe sur le capital ne rapporterait pas tant que &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le but de ce petit texte est de dissiper quelques confusions autour de la taxe sur le capital et non d'expliquer un &#233;ni&#232;me fois (comme ici, ici, ici ou l&#224;) pourquoi la gratuit&#233; scolaire est aussi r&#233;aliste que n'importe quelle autre politique publique, tant qu'on s'entend sur le fait qu'elle est b&#233;n&#233;fique et importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qu'est la taxe sur le capital&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La taxe sur le capital, &#224; peu pr&#232;s compl&#232;tement &#233;limin&#233;e au Qu&#233;bec en 2011, imposait les soci&#233;t&#233;s sur leurs immobilisations, leur capital-action, leurs dettes &#224; long terme et leurs r&#233;serves et surplus (moins une s&#233;rie de d&#233;duction qui ne sont pas l'objet de ce texte).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La taxe sur le capital a &#233;t&#233; &#233;limin&#233;e suite &#224; des ann&#233;es de pressions de diff&#233;rents groupes (Conseil du Patronat, F&#233;d&#233;ration canadienne de l'entreprise ind&#233;pendante, Chambres de commerce, etc.) pour des raisons assez simples (et bien r&#233;sum&#233; dans ce texte de Claude Picher publi&#233; en 2008). En gros, selon ces gens, le probl&#232;me de la taxe sur le capital est qu'elle taxe indument des entreprises qui ne font pas de profit et qu'elle les d&#233;courage &#224; investir pour augmenter leur productivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le probl&#232;me c'est que si ces arguments peuvent &#234;tre d&#233;fendus (et contest&#233;s) pour l'industrie manufacturi&#232;re, ils sont plus difficiles &#224; justifier pour les entreprises financi&#232;res. En effet, ces entreprises sont souvent moins faciles &#224; imposer &#224; travers les autres modes d'imposition fond&#233;s sur les revenus et la masse salariale. Elles peuvent, par exemple, r&#233;duire ou d&#233;placer leurs revenus. De plus, la masse salariale qu'on leur impute ne correspond pas n&#233;cessairement &#224; l'importance de leur entreprise. Taxer leur capital devient ainsi la meilleure fa&#231;on de s'assurer que ces entreprises paient leur juste part d'imp&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on faire de l'argent avec la taxe sur le capital ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Francis Vailles, chroniqueur de La Presse, l'id&#233;e de ramener la taxe sur le capital ne rapportera pas autant qu'on le pense et surtout pas assez pour financer la gratuit&#233; scolaire. &#192; son avis les 600 M$ que M. Parizeau pense aller y trouver sont le fruit de l'imagination. D'abord, parce que les banques ne rapportaient que 164 M$ selon les donn&#233;es des statistiques fiscales, mais aussi parce que la taxe sur le capital aurait &#233;t&#233; remplac&#233;e (pour les banques) par une &#171; taxe semblable &#187; qui rapporterait en ce moment 210 M$.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par ce dernier aspect. La taxe sur le capital a-t-elle &#233;t&#233; remplac&#233;e par une contribution similaire ? En fait, la seule d&#233;finition que nous donne M. Vailles, en l'occurrence &#171; une taxe semblable qui rapporte aujourd'hui 210 M$ &#187;, n'est pas tr&#232;s explicite. Il y a n&#233;anmoins fort &#224; parier que M. Vaille fait r&#233;f&#233;rence au maintien et &#224; la modulation de la taxe compensatoire des institutions financi&#232;res, pr&#233;sent&#233;e dans le plus r&#233;cent budget (p. A.19 et H.45-46) et qui rapportera (pas aujourd'hui, mais en 2014-2015) au gouvernement 211 M$. Peut-&#234;tre est-ce que le qualificatif de &#171; compensatoire &#187; ainsi que son mode perception a induit en erreur le chroniqueur de La Presse et que ce dernier croit que cette &#171; compensation &#187; r&#233;f&#232;re &#224; l'abolition de la taxe sur le capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en est rien. Cette taxe compensatoire existe en fait depuis 1992 et elle a &#233;t&#233; con&#231;ue pour compenser l'exon&#233;ration de TVQ dont b&#233;n&#233;ficiaient les banques. Or, quand le gouvernement du Qu&#233;bec s'est entendu avec Ottawa pour harmoniser la TPS et la TVQ, cette exon&#233;ration a pris fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quemment, la taxe compensatoire devait aussi se terminer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement Marois a plut&#244;t choisi de pr&#233;server cette taxe pour quelques ann&#233;es suppl&#233;mentaires afin que les institutions financi&#232;res participent &#224; l'effort de r&#233;duction du d&#233;ficit. Bien. Mais tout &#231;a n'a aucun rapport avec la taxe sur le capital. Il s'agit d'une mesure conjoncturelle mise de l'avant pour de toutes autres raisons. Rien ne nous permet de mettre les deux face &#224; face comme le fait M. Vaille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un peu comme si on affirmait que les conducteurs ne devraient pas payer de frais d'immatriculation parce qu'ils paient d&#233;j&#224; pour leurs permis de conduire : ce sont bien les m&#234;me gens qui paient, mais pas pour les m&#234;me raisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais o&#249; sont les 600 M$ ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'emp&#234;che, cela &#233;tant dit, 164 M$, ce n'est pas 600 M$. Sur ce point, M. Vailles cherche un peu la petite b&#234;te. On s&#233;pare g&#233;n&#233;ralement dans les documents gouvernementaux les revenus de la taxe sur le capital entre &#171; entreprises financi&#232;res &#187; et &#171; entreprises non-financi&#232;res &#187;. Les &#171; banques &#187; comme tel ne forment qu'une partie seulement des entreprises financi&#232;res (dans lesquelles il faut inclure &#233;galement les compagnies d'assurances, les soci&#233;t&#233;s de placement, les services immobiliers, etc.). On peut raisonnablement supposer que M. Parizeau, comme beaucoup d'intervenant-es par ailleurs, simplifie son message pour qu'il soit bien compris et qu'il faisait r&#233;f&#233;rence &#224; toute la cat&#233;gorie des &#171; entreprises financi&#232;res &#187;. D'ailleurs, il serait &#233;tonnant qu'un &#233;conomiste de sa trempe fasse une erreur d'un demi-milliard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette supposition se confirme lorsqu'on sait que pour l'ensemble des entreprises financi&#232;res, la taxe sur le capital rapportait en 2006 (les derni&#232;res statistiques fiscales des soci&#233;t&#233;s disponibles) environ 737 M$, ce qui s'approche davantage du montant de M. Parizeau. L'on ne pourrait esp&#233;rer aller chercher l'enti&#232;ret&#233; d'une telle somme toutefois car les entreprises d'assurance paient encore une taxe sur le capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, si on fait cro&#238;tre le revenu de cette taxe suivant l'inflation depuis 2006 et qu'on fait la m&#234;me chose avec la part pay&#233;e par les entreprises d'assurance (on conna&#238;t le montant pour 2009) et qu'on soustrait l'un par l'autre, on arrive &#224;&#8230; 582 M$. Ce qui me semble assez pr&#232;s de l'&#233;valuation de M. Parizeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourrait-on aller en chercher davantage ? Tout d&#233;pend du taux auquel on veut imposer ces entreprises. Certains, comme l'Union des consommateurs (que reprennent aujourd'hui nos &#171; b&#233;d&#233;istes en r&#233;sidence &#187;) proposent de le fixer &#224; 1,2% et ainsi aller chercher 800 M$.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;p&#233;tons-le : en mati&#232;re de finances publiques, il n'y pas de fatalit&#233;. Il n'y a que des choix plus ou moins &#233;clair&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les r&#233;ductions d'imp&#244;t au Canada</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-reductions-d-impot-au-Canada</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-reductions-d-impot-au-Canada</guid>
		<dc:date>2013-02-19T13:37:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-02-19</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Hier, le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) a publi&#233; un rapport de recherche de Marc Lee et Iglika Ivanova qui montre bien &#224; la fois l'ampleur des r&#233;ductions d'imp&#244;t qui ont &#233;t&#233; octroy&#233;es aux particuliers au Canada, mais aussi le d&#233;s&#233;quilibre du syst&#232;me d'imposition en faveur des tr&#232;s fortun&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site de l'IRIS. &lt;br class='autobr' /&gt; Quelques tableaux tr&#232;s int&#233;ressants &lt;br class='autobr' /&gt; Si l'ensemble du rapport m&#233;rite une lecture attentive, quelques tableaux qu'il pr&#233;sente ont attir&#233; mon attention et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Canada-" rel="directory"&gt;Canada&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-canadienne-46-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-02-19-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-02-19&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton13161-7bed0.jpg?1679047757' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hier, le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) a publi&#233; un rapport de recherche de Marc Lee et Iglika Ivanova qui montre bien &#224; la fois l'ampleur des r&#233;ductions d'imp&#244;t qui ont &#233;t&#233; octroy&#233;es aux particuliers au Canada, mais aussi le d&#233;s&#233;quilibre du syst&#232;me d'imposition en faveur des tr&#232;s fortun&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques tableaux tr&#232;s int&#233;ressants&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'ensemble du rapport m&#233;rite une lecture attentive, quelques tableaux qu'il pr&#233;sente ont attir&#233; mon attention et doivent &#234;tre mieux connus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier est un tableau repris d'une &#233;tude d'Armine Yalnizyan qui nous rappelle que contrairement &#224; l'&#233;poque du pacte fordiste (1946-1976), les d&#233;cennies suivantes ont enrichi les tr&#232;s riches plut&#244;t que les gens ordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 1 : Croissance du revenu moyen et du revenu du 1% le plus riche (1946-1976 et 1977-2000)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1548 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/Baisse_d_impot_Canada_graphique_1.png?1548/666203e3a1e98f65e376ed28e726a0510a0a6ec4acdd32caf12c9ca040732c9c&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 31.6 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH83/Baisse_d_impot_Canada_graphique_1-211b9-02185.png?1674723903' width='150' height='83' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une fois ce constat fait, on pourrait esp&#233;rer que l'imp&#244;t vienne percevoir cette accumulation de richesse. Mais en fait un second graphique nous informe que les tr&#232;s hauts revenus sont exceptionnellement peu impos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 2 : Taux d'imposition totaux pour 1990, 1995, 2000 et 2005 par d&#233;cile de revenus et pour les revenus les plus &#233;lev&#233;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1549 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/Baisse_d_impot_Canada_graphique_2.png?1549/370e74a2edfdc8a89b17f8beb8826d9c9e4a673169f3b740ac0719c7b2a33077&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 56.8 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH86/Baisse_d_impot_Canada_graphique_2-51961-d37b1.png?1674723903' width='150' height='86' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit le taux d'imposition de tout le monde a diminu&#233; entre 2000 et 2005. Mais plus marquant encore, alors que le taux d'imposition augmente des plus pauvres jusqu'&#224; la classe moyenne, il retombe l&#233;g&#232;rement jusqu'au d&#233;cile 9 pour remonter l&#233;g&#232;rement et ensuite conna&#238;tre une descente imposante (qui l'am&#232;ne jusqu'au niveau de taxation du premier d&#233;cile) pour le 1% le plus riche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dernier graphique que nous reprendrons ici est int&#233;ressant &#224; consid&#233;rer en termes de mode de taxation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 3 : Taux d'imposition par type d'imp&#244;t, pour chaque d&#233;cile de revenus et pour les revenus les plus &#233;lev&#233;s, 2005&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1550 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/Baisse_d_impot_Canada_graphique_3.png?1550/705d8713a69a0ca0bd7af682c711762d1523ff56a5ce19dc7e0538ad598ad8f5&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 79.3 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/Baisse_d_impot_Canada_graphique_3-7ea70-1f406.png?1674723903' width='150' height='84' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit, les deux imp&#244;ts qui sont les plus d&#233;cri&#233;s dans l'espace public, l'imp&#244;t sur les entreprises et celui sur les revenus (en particulier les gains en capitaux) sont ceux qui touchent le moins les plus riches. Effectivement, c'est dans le dernier d&#233;cile que les revenus d'entreprise augmentent et si ce d&#233;cile a d'important revenus personnels, ses revenus salariaux sont relativement bas, d'o&#249; son attachement aux gains de capitaux et aux revenus par dividendes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des pistes de solutions &#224; &#233;tudier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chercheurs du CCPA proposent de mettre en place des mesures telles que l'&#233;largissement de l'assiette de revenus touch&#233;s par la fiscalit&#233;, l'augmentation du taux marginal des plus hauts revenus, l'&#233;limination de certains cr&#233;dits d'imp&#244;t, la taxation des h&#233;ritages et plusieurs mesures fiscales pour les personnes &#224; plus faible revenu. Toutes ces options m&#233;ritent d'&#234;tre &#233;tudi&#233;es plus en d&#233;tail, en particulier pour le cas qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le 1% au Qu&#233;bec (3) : facile d'entrer dans le club ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-1-au-Quebec-3-facile-d-entrer-dans-le-club</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-1-au-Quebec-3-facile-d-entrer-dans-le-club</guid>
		<dc:date>2013-02-05T14:33:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Simon Tremblay-Pepin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;partition de la richesse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-02-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les d&#233;fenseurs du mod&#232;le &#233;conomique dominant nous pr&#233;sente la mobilit&#233; sociale comme un de ses grands avantages. L'image tant c&#233;l&#233;br&#233;e du self-made man qui, partant de rien, finit millionnaire est l'exemple type de ce r&#234;ve d'une acension sociale possible pour tous. Les donn&#233;es publi&#233;es hier par Statistique Canada (voir les 1&#232;re et 2e paries sur ce site) nous permettent de v&#233;rifier un tant soit peu cette hypoth&#232;se. Est-ce difficile d'entrer dans le club s&#233;lect du 1% qu&#233;b&#233;cois ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Quebec-" rel="directory"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Repartition-de-la-richesse-+" rel="tag"&gt;R&#233;partition de la richesse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-02-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-02-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH83/arton13009-75f42.jpg?1676538442' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;fenseurs du mod&#232;le &#233;conomique dominant nous pr&#233;sente la mobilit&#233; sociale comme un de ses grands avantages. L'image tant c&#233;l&#233;br&#233;e du self-made man qui, partant de rien, finit millionnaire est l'exemple type de ce r&#234;ve d'une acension sociale possible pour tous. Les donn&#233;es publi&#233;es hier par Statistique Canada (voir les 1&#232;re et 2e paries sur ce site) nous permettent de v&#233;rifier un tant soit peu cette hypoth&#232;se. Est-ce difficile d'entrer dans le club s&#233;lect du 1% qu&#233;b&#233;cois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'abord mentionnons qu'il est complexe d'obtenir des donn&#233;es permettant de r&#233;pondre &#224; cette question. Celles que Statistique Canada nous propose ne sont pas parfaites, mais elles nous permettent d'avoir une id&#233;e. L'organisme nous informe de qui parmi le 1% le plus riche a fait partie du 5% ayant les plus hauts revenus dans les cinq derni&#232;res ann&#233;es. Cela nous permet de savoir si ce sont toujours les m&#234;mes personnes qui sont au sommet de l'&#233;chelle des revenus. Le graphique 1 pr&#233;sente trois donn&#233;es distinctes : ceux qui &#233;taient dans les 5% les plus riches il y a cinq ans, ceux qui en ont fait partie au moins une fois pendant les derni&#232;res 5 ann&#233;es et ceux qui ont toujours &#233;t&#233; parmi les 5% plus riches pendant ces cinq ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 1 : Part du 1% le plus riche ayant fait partie du 1% ou du 5% le plus riche pendant les derni&#232;res ann&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1520 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/1_Graphique_1.png?1520/b989bbc681b0825f55d32822b67ea1f4c193a2d2dad4ac37e9d326194ad637e0&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 81.4 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH102/1_Graphique_1-3e083-f525e.png?1675055007' width='150' height='102' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sources : Statistique Canada, CANSIM Tableau 204-0002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ici qu'entre la part d'arbitraire. Est-ce que le fait que 97% des gens qui composent le 1% d'aujourd'hui ont fait partie du 5% le plus riche dans les cinq derni&#232;res ann&#233;es est un signe de peu de mobilit&#233; ? Il n'y pas de bar&#232;me clair et on pourrait trouver des gens pour arguer que non. Cependant la diversit&#233; des donn&#233;es disponibles permet de se faire une id&#233;e g&#233;n&#233;rale de situation. Chose certaine cependant, la hausse d'environ 10% d'&#224; peu pr&#232;s tous les indices dans le tableau (sauf de celui qui stagne autour du maximum possible) n'est pas un signe d'&#233;volution vers l'ouverture et l'inclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La concentration&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre fa&#231;on de v&#233;rifier la facilit&#233; d'entrer dans une cat&#233;gorie sociale est de v&#233;rifier &#224; quel point la richesse y est concentr&#233;e. Est-ce qu'une fois entr&#233; dans le 1% on est aussi riche que la moyenne des riches ou est-ce que, l&#224; aussi, quelques personnent concentrent tout la richesse entre leurs mains ? Dans ses donn&#233;es Statistique Canada nous permet de voir ce qui se passe non seulement avec le 1% le plus riche mais aussi avec le 0,1% et le 0,01%. Le tableau 1 nous donne un premier indice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 1 : Part des revenus totaux du 1%, 0,1% et 0,01% en 2010&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cat&#233;gories de revenu Part du revenu total Revenu et poids d&#233;mographique&lt;br class='autobr' /&gt;
0,01% &#8211; 620 personnes 1% 100 fois&lt;br class='autobr' /&gt;
0,10% &#8211; 6180 personnes 3,30% 33 fois&lt;br class='autobr' /&gt;
1% &#8211; 61 700 personnes 10,60% 10 fois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources : Statistique Canada, CANSIM Tableau 204-0002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette strate sociale, le revenu est tr&#232;s concentr&#233;, encore plus qu'ailleurs. Les 620 personnes les plus riches font en revenu 100 fois leur poids d&#233;mographique, mais quand on les m&#233;lange avec les 61 000 autres membres du 1%, ils font ensemble &#171; seulement &#187; 10 fois leur poids d&#233;mographique. Cette concentration est aussi visible dans l'&#233;volution du revenu moyen de ces diff&#233;rentes cat&#233;gories.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 2 : Revenu moyen de 1993 &#224; 2010 en dollars constants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1519 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/1_Graphique_2.png?1519/b670d94cef3a6b8fac3e20664925fabe4b42f4656922cf0dd0982c370110939e&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 60 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH80/1_Graphique_2-7ac74-079fc.png?1675055007' width='150' height='80' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sources : Statistique Canada, CANSIM Tableau 204-0002&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme on le voit, les riches au Qu&#233;bec sont un club s&#233;lect o&#249; la richesse est concentr&#233;e entre quelques mains et o&#249; il est de plus en plus difficile d'entrer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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