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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Elections g&#233;n&#233;rales en Bolivie. &#171; Le MAS est le seul parti politique &#224; avoir un projet pour le pays &#187;</title>
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		<dc:date>2014-10-07T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Amanda Chaporro, Manuel Canelas</dc:creator>


		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique latine</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-10-07</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dimanche 12 octobre, 6 millions de Boliviens vont voter pour &#233;lire pr&#233;sident, vice-pr&#233;sident et renouveler l'Assembl&#233;e l&#233;gislative (130 si&#232;ges) et leS&#233;nat (36 si&#232;ges). Toutes les enqu&#234;tes donnent l'actuel pr&#233;sident Evo Morales et le MAS grands favoris de ces &#233;lections. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous avons rencontr&#233; Manuel Canelas, candidat d&#233;put&#233; du MAS pour le d&#233;partement de La Paz. Troisi&#232;me sur les listes &#233;lectorales, il est certain de si&#233;ger au Parlement du fait du syst&#232;me &#233;lectoral mixte, o&#249; une partie des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique centrale et du sud&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton19222-bee97.jpg?1781921914' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dimanche 12 octobre, 6 millions de Boliviens vont voter pour &#233;lire pr&#233;sident, vice-pr&#233;sident et renouveler l'Assembl&#233;e l&#233;gislative (130 si&#232;ges) et leS&#233;nat (36 si&#232;ges). Toutes les enqu&#234;tes donnent l'actuel pr&#233;sident Evo Morales et le MAS grands favoris de ces &#233;lections.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous avons rencontr&#233; Manuel Canelas, candidat d&#233;put&#233; du MAS pour le d&#233;partement de La Paz. Troisi&#232;me sur les listes &#233;lectorales, il est certain de si&#233;ger au Parlement du fait du syst&#232;me &#233;lectoral mixte, o&#249; une partie des d&#233;put&#233;s est &#233;lue au scrutin proportionnel sur des listes ferm&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bio Express : Manuel Canelas a 32 ans, son p&#232;re &#233;tait militant du MNR (Mouvement Nationaliste R&#233;volutionnaire) et a toujours baign&#233; dans la politique. Il &#233;tudie &#224; Madrid en sciences politiques et milite dans des organisations de gauche puis revient en Bolivie o&#249; il co-anime une &#233;mission t&#233;l&#233;vis&#233;e de d&#233;bats politiques &#034;Esta Casa No Es Hotel&#034; (Cette maison n'est pas un hotel). Il y a quelques mois, Evo Morales lui propose d'&#234;tre candidat &#224; la d&#233;putation pour le d&#233;partement de La Paz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel bilan dresses-tu de la campagne &#233;lectorale qui s'ach&#232;ve ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les campagnes &#233;lectorales sont toujours un moment positif, un moment d'&#233;change o&#249; l'on fait de la p&#233;dagogie avec les citoyens. Ils sont particuli&#232;rement en demande d'informations et davantage &#224; l'&#233;coute. Nous avons l'opportunit&#233; d'expliquer ce que l'on a fait ces huit derni&#232;res ann&#233;es et ce que l'on va faire durant le prochain mandat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, on a le sentiment que la campagne n'a jamais d&#233;coll&#233;e et que peu de d&#233;bats ont eu lieu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les d&#233;bats, en effet, il n'y en a pas eu beaucoup car l'opposition n'a rien &#224; proposer au pays. L'opposition ne d&#233;clenche aucun enthousiasme. Elle tient un discours de confrontation et accuse en permanence le pouvoir de dictature, de corruption, de trafic de coca&#239;ne, sans proposer aucune alternative. Je crois que les gens n'y pr&#234;tent pas attention. 80 % des habitants pensent que le pays se porte bien, qu'il est stable et que l'&#233;conomie est en bonne sant&#233;. Ils ont confiance en l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais le MAS a d&#233;&#231;u sur de nombreux points, notamment dans l'&#233;lectorat de gauche. On lui reproche de ne pas &#234;tre all&#233; assez loin dans la tentative de d&#233;passement du capitalisme n&#233;olib&#233;ral, d'encourager une &#233;conomie bas&#233;e sur l'extraction polluante des mati&#232;res premi&#232;res et surtout, sa gestion d&#233;sastreuse du conflit du Tipnis[1], tr&#232;s mal v&#233;cue par de nombreux sympathisants &#171; masistas &#187;. Beaucoup d'intellectuels de gauche et indig&#232;nes se sont d'ailleurs d&#233;solidaris&#233;s du mouvement apr&#232;s cet &#233;pisode.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous menons une politique pragmatique et r&#233;aliste. Nous sommes capables de reconna&#238;tre qu'il y a des contradictions entre les discours et la r&#233;alit&#233;. Nous soutenons un d&#233;veloppement bas&#233; sur l'exploitation des mati&#232;res premi&#232;res car les ressources sont l&#224; et les retomb&#233;es &#233;conomiques nous permettent de financer nos programmes sociaux et d'am&#233;liorer les conditions de vie des Boliviens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons en faire un usage responsable et redistributif dans un premier temps et chercher dans un second temps &#224; d&#233;passer cette d&#233;pendance aux mati&#232;res premi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si certaines personnes se sont d&#233;solidaris&#233;es, d'autres ont adh&#233;r&#233;es au projet. Je sens qu'il y a toujours une forte adh&#233;sion pour le MAS. On le voit dans les sondages et sur le terrain. Evo Morales est f&#233;d&#233;rateur et le MAS est le seul parti &#224; avoir un projet pour le pays.{{}}&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, nous avons fait des erreurs et le gouvernement l'a reconnu. Tout d'abord dans le cas du Tipnis, il y a eu une tr&#232;s mauvaise gestion de la crise. Le projet est aujourd'hui suspendu, ce sera aux communaut&#233;s qui vivent dans le parc national de d&#233;cider du trac&#233; de la route. L'autre grande erreur a &#233;t&#233; celle du &#171; gazolinazo[2] &#187; mais le gouvernement a entendu le m&#233;contentement populaire et a annul&#233; le d&#233;cret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Evo Morales est parti pour un nouveau mandat de 5 ans, en 2019 il aura &#233;t&#233; 14 ans au pouvoir. N'y a-t-il pas un risque d'essoufflement du pouvoir ; a-t-il encore des choses &#224; proposer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 ans de pouvoir c'est finalement assez commun en Europe, je pense &#224; Felipe Gonzalez, Margaret Thatcher ou encore Fran&#231;ois Mitterrand. Le pays n'est pas sous la coupe d'un parti, ce sont les gens qui d&#233;cident de le porter au pouvoir. C'est le verdict populaire et d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, ce nouveau mandat est n&#233;cessaire pour renforcer le &#171; processus de changement[3] &#187;. Le 1er mandat a &#233;t&#233; celui de l'accomplissement des deux grandes promesses &#233;lectorales de 2005, &#224; savoir la nationalisation des hydrocarbures et la convocation de l'Assembl&#233;e constituante. Le 2&#232;me mandat a &#233;t&#233; celui de l'impl&#233;mentation des r&#233;formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3&#232;me doit &#234;tre celui de la continuit&#233;, il doit permettre de changer d&#233;finitivement les mentalit&#233;s et de renforcer le processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense &#224; une anecdote. Lorsqu'on a demand&#233; &#224; M. Thatcher quelle avait &#233;t&#233; sa plus grande r&#233;ussite, elle a r&#233;pondu : &#171; le New Labour et Tony Blair &#187;. Le MAS doit pouvoir dire la m&#234;me chose de ses successeurs. La plus grande des r&#233;ussites serait que les acquis soient int&#233;gr&#233;s dans la soci&#233;t&#233; de mani&#232;re &#224; ce qu'on ne puisse plus jamais revenir en arri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels vont &#234;tre les grands objectifs des cinq prochaines ann&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vice-pr&#233;sident, Alvaro Garcia Linera, a d&#233;fini 12 piliers dont 4 fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, il faut poursuivre et accroitre l'industrialisation du pays, notamment dans le domaine des hydrocarbures et des mines pour ne pas rester dans la d&#233;pendance. Cela permettra de renforcer les politiques sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, nous visons &#224; convertir la Bolivie en c&#339;ur &#233;nerg&#233;tique de la r&#233;gion. Le pays a la capacit&#233; de produire beaucoup d'&#233;nergie et d'&#234;tre un fournisseur important. D'une production de 1500 m&#233;gawatt (Mw) actuellement, nous voulons passer &#224; 3000 Mw d'ici 2020, dont 1000 pour exporter &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre pilier fondamental, parvenir &#224; la souverainet&#233; alimentaire. La Bolivie a un potentiel de production agricole tr&#232;s important. Il faut repousser la fronti&#232;re agricole[4], produire davantage et devenir leader sur le march&#233; international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous voulons d&#233;velopper l'&#233;conomie de la connaissance. Parier sur production du savoir et de la technologie en construisant une &#171; citadelle de la connaissance &#224; Cochabamba &#187;, comme l'a fait l'Equateur avec Yachay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ville est une r&#233;f&#233;rence pour nous et une source d'inspiration. Je reviens d'Equateur o&#249; j'ai &#233;chang&#233; avec les promoteurs de ce projet : universit&#233;s, acteurs priv&#233;s, Etat. La future cit&#233; doit &#234;tre le c&#339;ur du savoir, des technologies, des sciences et proposer des formations universitaires diversifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que jeune c'est ce qui m'int&#233;resse le plus. Je vais me consacrer &#224; construire cette cit&#233;, source d'emplois futurs et d'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis le 2 ao&#251;t et le 6 octobre 2014 &#224; La Paz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Projet de route transamazonienne devant traverser et couper en deux le territoire indig&#232;ne du parc national Isiboro Secure. Le projet a d&#233;clench&#233; en 2011 une forte opposition populaire, dont les manifestations ont &#233;t&#233; violemment r&#233;prim&#233;es par les forces de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Le gazolinaso d&#233;signe la crise d&#233;clench&#233;e &#224; la suite de l'annonce d'augmentation des prix de l'essence en d&#233;cembre 2010 (fin des subventions de l'Etat) et qui a entrain&#233; un m&#233;contentement populaire in&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Le &#8220;proceso de cambio&#8221; renvoie au processus politique &#224; l'oeuvre en Bolivie depuis l'&#233;lection d'Evo Morales en 2005. Les points cl&#233;s, selon le vice-pr&#233;sident Garcia Linera, sont la &#171; d&#233;colonisation interne &#187;, le renouvellement des &#233;lites, la prise pouvoir par des organisations syndicales paysannes et indig&#232;nes, la souverainet&#233; nationale r&#233;affirm&#233;e, les nationalisations des grandes entreprises, la redistribution des richesses et l'industrialisation du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Repousser la fronti&#232;re agricole signifie transformer des terres (foresti&#232;res ou non) en terres agricoles et ainsi augmenter la superficie de production.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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