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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>La gr&#232;ve de n&#233;cessit&#233; </title>
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		<dc:date>2015-09-08T10:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jeanne Reynolds</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ducation</dc:subject>
		<dc:subject>N&#233;gociations du secteur public</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-09-08</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que le gouvernement tente de nous rassurer sur les impacts moindres des compressions budg&#233;taires qu'il administre dans le syst&#232;me d'&#233;ducation, les concern&#233;-e-s t&#233;moignent pr&#233;sentement du contraire. Nous, &#233;tudiantes et &#233;tudiants, sommes les principaux perdants mais il ne s'agit que de la pointe de l'iceberg. D'ici quelques ann&#233;es, si nous ne bougeons pas, nous assisterons &#224; la disparition du r&#233;seau coll&#233;gial tel que nous l'avons connu. Les recommandations du rapport Demers nous font (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-etudiant-" rel="directory"&gt;Mouvement &#233;tudiant&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Education-136-+" rel="tag"&gt;&#201;ducation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Negociations-du-secteur-public-2014-2016-+" rel="tag"&gt;N&#233;gociations du secteur public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-09-08-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-09-08&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/arton23196-fa627.png?1781061699' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que le gouvernement tente de nous rassurer sur les impacts moindres des compressions budg&#233;taires qu'il administre dans le syst&#232;me d'&#233;ducation, les concern&#233;-e-s t&#233;moignent pr&#233;sentement du contraire. Nous, &#233;tudiantes et &#233;tudiants, sommes les principaux perdants mais il ne s'agit que de la pointe de l'iceberg. D'ici quelques ann&#233;es, si nous ne bougeons pas, nous assisterons &#224; la disparition du r&#233;seau coll&#233;gial tel que nous l'avons connu. Les recommandations du rapport Demers&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le rapport Demers est issu du Sommet sur l'&#233;ducation organis&#233; par le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;nous font effectivement craindre le pire : si celles-ci sont toutes appliqu&#233;es, les c&#233;geps deviendront des instituts techniques et professionnels, au diapason des demandes du march&#233; de l'emploi. Et la formation g&#233;n&#233;rale l&#224;-dedans ? Elle ne sera plus qu'une option&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; de Ultimatum, Un mouvement de 10 milliards de solutions, Association pour une solidarit&#233; syndicale &#233;tudiante, 2015)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeanne Reynolds est &#233;tudiante en sociologie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si aucune action n'est entreprise pour arr&#234;ter ce gouvernement qui ravage tout sur son passage, nous pouvons dire adieu &#224; notre syst&#232;me d'&#233;ducation public. Dans les faits, c'est l'ensemble des services publics qui est menac&#233; par ce bulldozer n&#233;olib&#233;ral. Cette fois, nous ne pouvons pas plus en prendre par crainte de voir notre filet social se dissoudre. La dette que nous ne pouvons l&#233;guer &#224; nos enfants, c'est celle d'un monde o&#249; les in&#233;galit&#233;s s'accroissent et o&#249; notre air s'empoisonne alors qu'une petite classe de propri&#233;taires et de financiers s'en mettent plein les poches. Cet automne, les &#233;tudiantes et les &#233;tudiants n'auront pas &#224; prendre une d&#233;cision facile mais plus que jamais la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e s'av&#232;re un choix n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maints pr&#233;jug&#233;s circulent sur la gr&#232;ve et sur ceux et celles qui en font la promotion, mais qu'en est-il r&#233;ellement ? Bien plus qu'un &#171; boycott &#187;, la gr&#232;ve &#233;tudiante est un arr&#234;t volontaire et collective des activit&#233;s normales d'apprentissage. Ce sont les &#233;tudiantes et les &#233;tudiants qui d&#233;cident en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'entr&#233;e en gr&#232;ve, de sa poursuite et de son arr&#234;t. La gr&#232;ve est avant tout un geste politique. Historiquement, elle fut employ&#233;e comme moyen d'action par les travailleurs et travailleuses pour am&#233;liorer leurs conditions de vie et d&#233;fendre leurs droits. La gr&#232;ve ne vise pas interpeller les patrons : certaines revendications s'adressent directement aux dirigeants politiques. R&#233;cemment, un mouvement politique r&#233;clamant la hausse du salaire minimum &#224; 15 $ aux &#201;tats-Unis a pris une ampleur inattendue. De multiples journ&#233;es de gr&#232;ve, en grande partie organis&#233;es par des travailleuses et travailleurs du fast-food, ont finalement men&#233; &#224; l'adoption de la hausse demand&#233;e dans cinq grandes villes am&#233;ricaines, dont Los Angeles et Seattle. C'est parce que la gr&#232;ve est un moyen d'action efficace que le mouvement &#233;tudiant l'a fait sien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, il faut plus d'une journ&#233;e de gr&#232;ve pour se faire entendre : c'est &#224; ce moment que le recours &#224; une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e est envisag&#233;. Qu'elle soit illimit&#233;e ne signifie pas qu'il n'est plus possible de l'arr&#234;ter. Au contraire, les associations &#233;tudiantes invitent leurs membres &#224; se rencontrer en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale chaque semaine afin de discuter de la pertinence ou non de poursuivre la gr&#232;ve. Elle n'est donc pas sans limites mais, mais nous n'en connaissons pas non plus sa dur&#233;e, puisque notre objectif est la satisfaction de nos revendications. La gr&#232;ve se veut aussi g&#233;n&#233;rale, c'est-&#224;-dire qu'elle rassemble autant des &#233;tudiantes et des &#233;tudiants des c&#233;geps que des universit&#233;s int&#233;ress&#233;es et qu'elle s'&#233;tend au-del&#224; des centres urbains, dans les r&#233;gions du Qu&#233;bec. Parce qu'elle est massive, &#233;tendue et cat&#233;gorique, la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e nous permet de faire pression sur le gouvernement et de le contraindre &#224; n&#233;gocier avec nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La gr&#232;ve est avant tout un geste politique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il n&#233;cessaire d'avoir recours &#224; ce moyen d'action ? Ne pourrions-nous pas envisager d'autres actions plus mod&#233;r&#233;es ? Il faut comprendre que la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e est notre dernier recours face &#224; des mesures d'aust&#233;rit&#233; qui accablent notre r&#233;seau de services publics. Les manifestations, les actions et les journ&#233;es de gr&#232;ve se sont multipli&#233;es dans les derni&#232;res ann&#233;es au sein du mouvement &#233;tudiant, communautaire et syndical mais le gouvernement continue de faire la sourde oreille. Il conna&#238;t nos revendications, mais il ne c&#233;dera pas tant qu'un mouvement d'envergur ne l'y contraindra pas. C'est parce que nous croyons que nous sommes arriv&#233;-e-s au terme d'une escalade des moyens de pression que nos revendications ont ralli&#233; une majorit&#233; de gens et que plus aucun choix ne s'offre &#224; nous que nous devons d&#233;clencher une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques-uns et quelques-unes croient que ceux et celles qui veulent faire la gr&#232;ve devraient laisser ceux et celles qui ne le souhaitent pas aller &#224; leurs cours. Or, cela est contradictoire avec l'id&#233;e m&#234;me de la gr&#232;ve. La force du nombre est notre avantage. De plus, la gr&#232;ve permet de ne pas p&#233;naliser les &#233;tudiantes et &#233;tudiants qui souhaitent s'impliquer dans le mouvement, ce que ne permettrait pas un simple &#171; boycott &#187;. La gr&#232;ve permet &#233;galement de lib&#233;rer du temps pour organiser toutes sortes d'actions dans le but de faire adh&#233;rer un grand nombre un nombre croissant de gens &#224; nos revendications et d'augmenter notre rapport de force avec le gouvernement. &#201;videmment, bien que la gr&#232;ve fasse surgir de nombreux moments de complicit&#233;, d'all&#233;gresse, nous ne pouvons nier qu'elle constitue aussi un sacrifice. Les sessions sont g&#233;n&#233;ralement allong&#233;es pour pouvoir reprendre nos cours perdus. Est-il possible que nos sessions soient annul&#233;es ? Cela n'est jamais arriv&#233; au cours des neuf derni&#232;res gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales. Bien que ce soit la premi&#232;re menace que brandisse le gouvernement, celui-ci n'a aucun int&#233;r&#234;t &#224; le faire puisque l'annulation de la session engendrerait des co&#251;ts immenses, notamment parce que les cohortes finissantes n'entreraient pas sur le march&#233; du travail. Le gouvernement se voit donc dans l'obligation de trouver un terrain d'entente avec les organisations &#233;tudiantes. Voil&#224; pourquoi les mobilisations &#233;tudiantes ont permis l'obtention de gains significatifs, comme le gel des frais de scolarit&#233; pendant plus de 40 ans et l'am&#233;lioration substantielle du programme de pr&#234;ts et bourses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gr&#232;ve &#233;tudiante de 2012 : cas exemplaire !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve &#233;tudiante de 2012 contre la hausse de 1625 $ des frais de scolarit&#233; est un exemple inspirant, d&#233;montrant ce qu'il est possible d'accomplir lorsque nous avons le courage de nos convictions. Elle fut la plus importante gr&#232;ve du mouvement &#233;tudiant, d&#233;passant toutes nos attentes en termes d'&#233;tendue et d'appui populaire. Au pic du mouvement, nous &#233;tions plus de 200 000 gr&#233;vistes. De Saint F&#233;licien &#224; Sherbrooke tout le Qu&#233;bec &#233;tait anim&#233; par un sentiment d'effervescence. Chorales, occupations, mascarade : la gr&#232;ve a lib&#233;r&#233; une cr&#233;ativit&#233; militante rafra&#238;chissante. Des foules de plus en plus grosses s'emparaient des rues, jours et nuits, pour exprimer leur col&#232;re de voir toujours les m&#234;mes s'en mettent plein les poches. Le 22 mai 2012 alors que le gouvernement venait tout juste d'&#233;mettre la loi sp&#233;ciale restreignant le droit de manifester dans le but de faire avorter la mobilisation, plus de 200 000 personnes, travailleurs et travailleuses, &#233;tudiantes et &#233;tudiants, parents, artistes, ont r&#233;pondu &#224; l'appel de la Coalition large de l'ASS&#201; (CLASSE) en manifestant au centre-ville de Montr&#233;al. &#192; partir de ce moment, des tintamarres de casseroles ont commenc&#233; &#224; se faire entendre &#224; tous les coins de rue du Qu&#233;bec. L'obstination du Parti lib&#233;ral l'aura men&#233; &#224; sa perte : notre mouvement a su s'alimenter du m&#233;pris de celui-ci, cro&#238;tre et aller chercher des appuis solides dans la population. Nous avons r&#233;ussi &#224; le pousser dans un coin o&#249; il n'y avait qu'une issue : annuler la hausse des frais de scolarit&#233;. Par orgueil, il a pr&#233;f&#233;r&#233; d&#233;clencher des &#233;lections, qu'il a perdues. L'ampleur du mouvement t&#233;moignait d'une opposition forte au projet n&#233;olib&#233;ral qu'essayaient de nous faire avaler les &#233;lites au pouvoir. Aujourd'hui encore, le Parti lib&#233;ral tente de nous faire avaler de multiples coupures en &#233;ducation, en sant&#233;, en culture, mais nous devons lui opposer la m&#234;me r&#233;sistance qui nous a permis historiquement de conserver notre dignit&#233;. Cet automne, la possibilit&#233; de faire front commun contre ce gouvernement s'offre &#224; nous, saisissons-l&#224; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le rapport Demers est issu du Sommet sur l'&#233;ducation organis&#233; par le gouvernement du Parti qu&#233;b&#233;cois en 2013. Il avait pour mandat d'&#233;tudier l'avenir des programmes d'&#233;tudes au c&#233;gep ainsi que les r&#232;gles de financement et de gouvernance des programmes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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