<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_auteur=7997&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1781022263</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Banja Luka, Belgrade, Budapest, Tirana, un vent de col&#232;re au c&#339;ur de l'hiver</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Banja-Luka-Belgrade-Budapest-Tirana-un-vent-de-colere-au-coeur-de-l-hiver-38103</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Banja-Luka-Belgrade-Budapest-Tirana-un-vent-de-colere-au-coeur-de-l-hiver-38103</guid>
		<dc:date>2019-03-05T07:44:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Corentin Leotard</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Hongrie</dc:subject>
		<dc:subject>Albanie</dc:subject>
		<dc:subject>Bulgarie</dc:subject>
		<dc:subject>Serbie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-03-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est un v&#233;ritable hiver que nous r&#233;serve ce d&#233;but d'ann&#233;e 2019. Il neige, et les temp&#233;ratures sont tomb&#233;es bien en-dessous de z&#233;ro. Pourtant, malgr&#233; la bise glaciale, les citoyens se rassemblent, d&#233;filent et contestent des pouvoirs honnis, &#224; Banja Luka, Belgrade comme &#224; Budapest ou Tirana. &#201;ditorial commun au Courrier des Balkans et au Courrier d'Europe centrale. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; du blogue de l'auteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Banja Luka, c'est pour demander &#171; justice et v&#233;rit&#233; &#187; pour un jeune homme assassin&#233; la nuit du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Hongrie-+" rel="tag"&gt;Hongrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Albanie-+" rel="tag"&gt;Albanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Bulgarie-+" rel="tag"&gt;Bulgarie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Serbie-+" rel="tag"&gt;Serbie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-03-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-03-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton38103-6296a.jpg?1781210792' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est un v&#233;ritable hiver que nous r&#233;serve ce d&#233;but d'ann&#233;e 2019. Il neige, et les temp&#233;ratures sont tomb&#233;es bien en-dessous de z&#233;ro. Pourtant, malgr&#233; la bise glaciale, les citoyens se rassemblent, d&#233;filent et contestent des pouvoirs honnis, &#224; Banja Luka, Belgrade comme &#224; Budapest ou Tirana. &#201;ditorial commun au Courrier des Balkans et au Courrier d'Europe centrale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/edition/chroniques-deurope-centrale/article/190119/banja-luka-belgrade-budapest-tirana-un-vent-de-colere-au-coeur-de-l-hive&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blogue de l'auteur&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Banja Luka, c'est pour demander &#171; justice et v&#233;rit&#233; &#187; pour un jeune homme assassin&#233; la nuit du 17 au 18 mars de l'an pass&#233;, David Dragi&#269;evi&#263;, que des milliers de personnes d&#233;fient le r&#233;gime autoritaire, autocratique et corrompu de Milorad Dodik. Depuis la fin du mois de d&#233;cembre, les autorit&#233;s de la Republika Srpska ont interdit tous les rassemblements, interpell&#233; des dizaines de personnes et envoy&#233; les unit&#233;s sp&#233;ciales de la police d&#233;loger ceux qui continuaient &#224; vouloir d&#233;poser des bougies dans la neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'ambiance actuelle ressemble tragiquement &#224; celle qui pr&#233;valait &#224; Banja Luka en 1992 &#187;, note le journaliste Dragan Bursa&#263;. &#171; Sauf qu'&#224; l'&#233;poque, la police serbe traquait les non-Serbes, et maintenant, puisque ces derniers ont presque disparu de Banja Luka, elle s'acharne sur les Serbes &#187;. Ancien &#171; mod&#233;r&#233; &#187; longtemps soutenu par les Occidentaux, Milorad Dodik serait devenu un &#171; ultranationaliste &#187;. Mais ces mots-l&#224; ont-ils encore un sens ? La seule r&#233;alit&#233; qui int&#233;resse Dodik, c'est le pouvoir. Le pouvoir absolu, pour lequel il serait pr&#234;t &#224; sacrifier le peuple serbe tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Belgrade, c'est pour dire &#171; non aux chemises ensanglant&#233;es &#187;, non au tabassage d'un opposant par des nervis du r&#233;gime que les &lt;a href=&#034;https://courrierdeuropecentrale.fr/serbie-la-mobilisation-anti-vucic-samplifie-de-ville-en-ville/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;manifestations ont commenc&#233; le 8 d&#233;cembre&lt;/a&gt;. Depuis, chaque samedi, des dizaines de milliers de personnes se rassemblent pour dire qu'elles ne veulent plus du r&#233;gime autoritaire, manipulateur et liberticide d'Aleksandar Vu&#269;i&#263;. Pourtant d&#233;plore le sociologue Jovo Baki&#263;, &#171; les Occidentaux soutiennent Vu&#269;i&#263; comme ils ont soutenu Milo&#353;evi&#263; en 1996 &#187;. En effet, ils veulent voir en lui non seulement le garant de la &#171; stabilit&#233; r&#233;gionale &#187;, mais aussi l'homme qui pourrait enfin &#171; r&#233;gler &#187; la question du Kosovo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre Vu&#269;i&#263; et son r&#233;gime, il y a des partis de gauche, du centre, de droite et d'extr&#234;me droite, mais surtout beaucoup de citoyens qui n'accordent plus aucune confiance aux partis politiques, quels qu'ils soient. Non seulement ces mouvements sont souvent corrompus, mais le discours post-politique de Vu&#269;i&#263;, l'ancien ministre de Milo&#353;evi&#263; qui proposait de tuer &#171; 100 musulmans pour un Serbe &#187;, devenu chantre de l'int&#233;gration europ&#233;enne, a fait perdre toute r&#233;alit&#233; aux mots et aux concepts. La gauche, la droite, le nationalisme, les valeurs fondamentales de l'&#201;tat de droit ? Tout cela a disparu, emport&#233; par la rh&#233;torique du nouveau ma&#238;tre de Belgrade. La premi&#232;re ministre Ana Brnabi&#263; veille au grain : c'est elle qui est charg&#233;e d'appliquer les mesures ultra-lib&#233;rales qui doivent achever de transformer la Serbie en un petit atelier de fa&#231;onnage et de sous-traitance, en p&#233;riph&#233;rie proche de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre un avenir p&#233;riph&#233;ris&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi cela, cet avenir &#233;conomique et social &#224; jamais p&#233;riph&#233;ris&#233; que refusent les Serbes comme les Bosniens, comme d'ailleurs tous les citoyens des Balkans. Depuis le mouvement des pl&#233;nums en Bosnie-Herz&#233;govine en 2014, jusqu'&#224; l'inaboutie &#171; r&#233;volution des couleurs &#187; de Mac&#233;doine en 2016, c'est la m&#234;me aspiration profonde qui s'exprimer : nous ne voulons pas partir, nous voulons vivre et travailler dans notre pays, d&#233;cemment. Pourtant, l'exode s'impose, encore et toujours, vidant tous les pays des Balkans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi contre cette r&#233;alit&#233; injuste que se sont r&#233;volt&#233;s les &#233;tudiants albanais en d&#233;cembre, d&#233;non&#231;ant les logiques lib&#233;rales et les Partenariats-Public-Priv&#233; promus comme une panac&#233;e universelle par le gouvernement &#171; social-d&#233;mocrate &#187; d'Edi Rama. Les ressortissants d'Albanie forment depuis quelques ann&#233;es la premi&#232;re nationalit&#233; parmi les demandeurs d'asile en France. Le pays pourtant est en paix, mais c'est cette violence radicale du lib&#233;ralisme tel qu'il se pratique dans la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne qui pousse toute la jeunesse d'un pays &#224; s'enfuir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les citoyens d'Albanie, de Bosnie-Herz&#233;govine, du Kosovo ou de Serbie r&#234;vent bien s&#251;r d'aller en Europe occidentale, mais beaucoup s'arr&#234;tent dans les pays de la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne, en Hongrie, en Slovaquie ou en Tch&#233;quie&#8230; &#192; Budapest, par un beau paradoxe, c'est une &lt;a href=&#034;https://courrierdeuropecentrale.fr/hongrie-nouveau-coup-de-boutoir-du-fidesz-contre-le-droit-du-travail/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;loi ultra-lib&#233;rale&lt;/a&gt; du r&#233;gime soi-disant &#171; illib&#233;ral &#187; de Viktor Orb&#225;n qui a d&#233;clench&#233; un mouvement de contestation &#224; la mi-d&#233;cembre. Pr&#233;voyant de flexibiliser le recours aux heures suppl&#233;mentaires pour la plus grande joie du patronat allemand, la &#171; loi esclavagiste &#187; agr&#232;ge d&#233;sormais contre elle partis politiques comme syndicats, et plus largement tous ceux qui s'opposent &#224; un pouvoir despotique qui a phagocyt&#233; l'appareil d'&#201;tat, l&#233;galis&#233; la corruption, qui gouverne par l'intimidation et attise la haine contre les groupes sociaux vuln&#233;rables (les r&#233;fugi&#233;s, les sans-abri). Et comme &#224; Belgrade, les m&#233;dias publics sont mis au pas par un pouvoir autoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que la Hongrie a ouvert la voie dans la r&#233;gion, et essaime aujourd'hui ailleurs en Europe centrale. Les cl&#233;ricaux-conservateurs polonais du parti Droit et Justice, dans le collimateur de Bruxelles pour atteinte &#224; l'ind&#233;pendance de la Justice et plus largement &#224; l'&#201;tat de droit, sont emmen&#233;s par un Jaros&#322;aw Kaczy&#324;ski qui trouve l'inspiration en Viktor Orb&#225;n. La tentation autoritaire se fait aussi sentir chez le voisin slovaque. &lt;a href=&#034;https://courrierdeuropecentrale.fr/slovaquie-ce-que-on-sait-de-assassinat-de-jan-kuciak/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L&#8216;assassinat en f&#233;vrier 2018 du journaliste J&#225;n Kuciak&lt;/a&gt; a jet&#233; une lumi&#232;re crue sur la corruption qui gangr&#232;ne l'&#201;tat slovaque, pourtant consid&#233;r&#233; comme le &#171; bon &#233;l&#232;ve &#187; de l'Europe centrale. D&#233;boulonn&#233; par la rue, l'homme fort du pays depuis une d&#233;cennie, le pr&#233;tendument social-d&#233;mocrate Robert Fico, continue pourtant &#224; tirer les ficelles en coulisses. Particuli&#232;rement v&#233;h&#233;mentes &#224; Bratislava tout au long de l'ann&#233;e pass&#233;e, les jeunes g&#233;n&#233;rations sont d&#233;sormais aux premi&#232;res loges de l'exigence d&#233;mocratique et sociale dans la r&#233;gion. Comme &#224; Varsovie, Prague et Budapest, le message qu'elles d&#233;livrent est on ne peut plus explicite : soit on leur donne voix au chapitre, soit elles rejoignent la cohorte de centaines de milliers de leurs a&#238;n&#233;s, qui ont &#233;migr&#233; vers l'Europe du Nord et de l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'avenir de l'Europe se joue dans ses marges&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href=&#034;http://courrierdesbalkans.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Courrier des Balkans&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;https://courrierdeuropecentrale.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Courrier d'Europe centrale&lt;/a&gt; ont d&#233;cid&#233; de se rapprocher, pour mieux vous informer de cette effervescence qui gagne la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne, mais le rapprochement n'est pas que d'occasion. Les pays dans lesquels nous travaillons, qu'ils soient d&#233;j&#224; membre de l'UE ou seulement encore candidats, ont en effet en commun d'appartenir &#224; une p&#233;riph&#233;rie marginalis&#233;e, une p&#233;riph&#233;rie qui n'aurait pas d'autre destin que d'&#234;tre une banlieue manufacturi&#232;re de l'Europe &#171; riche &#187;, voire un simple r&#233;servoir de main d'&#339;uvre, tout en devant aussi une fonction de gardes des fronti&#232;res, face aux exil&#233;s qui arrivent de plus loin, d'Afrique, du Proche ou du Moyen Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapprochement entre nos deux Courriers est donc la r&#233;ponse &#233;ditoriale &#224; une convergence politique profonde. Les deux sites d'information vont mettre en commun leurs forces pour am&#233;liorer leur offre aupr&#232;s de leurs abonn&#233;s, &#224; travers le d&#233;veloppement de nouveaux sites Internet &#224; l'horizon de fin 2019 ou d&#233;but 2020, mais &#233;galement en multipliant des initiatives &#233;ditoriales communes (enqu&#234;tes, reportages, analyses).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous partageons en effet une conviction, celle que l'avenir de l'Europe se joue dans ses marges, dans cette p&#233;riph&#233;rie d'o&#249; peut rejaillir l'hydre du nationalisme guerrier, mais o&#249; peuvent na&#238;tre aussi des alternatives nouvelles et citoyennes que nul n'est encore capable d'imaginer. L'Europe, et c'est peut-&#234;tre bien cela la singularit&#233; de son destin depuis quelques si&#232;cles, n'a pas d'autre choix que de se r&#233;inventer ou de p&#233;rir. Si nous vivons cette &#233;trange p&#233;riode de &#171; transition &#187;, ce &#171; clair-obscur o&#249; surgissent les monstres &#187; dont parlait Gramsci, nous croyons aussi, avec H&#246;lderlin, que &#171; l&#224; est le danger, l&#224; est aussi ce qui sauve &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Banja Luka, Belgrade, Budapest, Tirana, un vent de col&#232;re au c&#339;ur de l'hiver</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Banja-Luka-Belgrade-Budapest-Tirana-un-vent-de-colere-au-coeur-de-l-hiver</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Banja-Luka-Belgrade-Budapest-Tirana-un-vent-de-colere-au-coeur-de-l-hiver</guid>
		<dc:date>2019-01-22T07:11:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Corentin Leotard</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Hongrie</dc:subject>
		<dc:subject>Pologne</dc:subject>
		<dc:subject>Kosovo</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;publique Tch&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Bosnie-Herz&#233;govine</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-01-22</dc:subject>
		<dc:subject>Serbie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est un v&#233;ritable hiver que nous r&#233;serve ce d&#233;but d'ann&#233;e 2019. Il neige, et les temp&#233;ratures sont tomb&#233;es bien en-dessous de z&#233;ro. Pourtant, malgr&#233; la bise glaciale, les citoyens se rassemblent, d&#233;filent et contestent des pouvoirs honnis, &#224; Banja Luka, Belgrade comme &#224; Budapest ou Tirana. &#201;ditorial commun au Courrier des Balkans et au Courrier d'Europe centrale. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; du blogue de l'auteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Banja Luka, c'est pour demander &#171; justice et v&#233;rit&#233; &#187; pour un jeune homme assassin&#233; la nuit du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Hongrie-+" rel="tag"&gt;Hongrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Pologne-+" rel="tag"&gt;Pologne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Kosovo-370-+" rel="tag"&gt;Kosovo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Republique-Tcheque-+" rel="tag"&gt;R&#233;publique Tch&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Bosnie-Herzegovine-+" rel="tag"&gt;Bosnie-Herz&#233;govine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-01-22-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-01-22&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Serbie-+" rel="tag"&gt;Serbie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton37499-c71a1.jpg?1782003084' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est un v&#233;ritable hiver que nous r&#233;serve ce d&#233;but d'ann&#233;e 2019. Il neige, et les temp&#233;ratures sont tomb&#233;es bien en-dessous de z&#233;ro. Pourtant, malgr&#233; la bise glaciale, les citoyens se rassemblent, d&#233;filent et contestent des pouvoirs honnis, &#224; Banja Luka, Belgrade comme &#224; Budapest ou Tirana. &#201;ditorial commun au Courrier des Balkans et au Courrier d'Europe centrale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/edition/chroniques-deurope-centrale/article/190119/banja-luka-belgrade-budapest-tirana-un-vent-de-colere-au-coeur-de-l-hive&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blogue de l'auteur&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Banja Luka, c'est pour demander &#171; justice et v&#233;rit&#233; &#187; pour un jeune homme assassin&#233; la nuit du 17 au 18 mars de l'an pass&#233;, David Dragi&#269;evi&#263;, que des milliers de personnes d&#233;fient le r&#233;gime autoritaire, autocratique et corrompu de Milorad Dodik. Depuis la fin du mois de d&#233;cembre, les autorit&#233;s de la Republika Srpska ont interdit tous les rassemblements, interpell&#233; des dizaines de personnes et envoy&#233; les unit&#233;s sp&#233;ciales de la police d&#233;loger ceux qui continuaient &#224; vouloir d&#233;poser des bougies dans la neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'ambiance actuelle ressemble tragiquement &#224; celle qui pr&#233;valait &#224; Banja Luka en 1992 &#187;, note le journaliste Dragan Bursa&#263;. &#171; Sauf qu'&#224; l'&#233;poque, la police serbe traquait les non-Serbes, et maintenant, puisque ces derniers ont presque disparu de Banja Luka, elle s'acharne sur les Serbes &#187;. Ancien &#171; mod&#233;r&#233; &#187; longtemps soutenu par les Occidentaux, Milorad Dodik serait devenu un &#171; ultranationaliste &#187;. Mais ces mots-l&#224; ont-ils encore un sens ? La seule r&#233;alit&#233; qui int&#233;resse Dodik, c'est le pouvoir. Le pouvoir absolu, pour lequel il serait pr&#234;t &#224; sacrifier le peuple serbe tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Belgrade, c'est pour dire &#171; non aux chemises ensanglant&#233;es &#187;, non au tabassage d'un opposant par des nervis du r&#233;gime que &lt;a href=&#034;https://courrierdeuropecentrale.fr/serbie-la-mobilisation-anti-vucic-samplifie-de-ville-en-ville/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les manifestations ont commenc&#233; le 8 d&#233;cembre&lt;/a&gt;. Depuis, chaque samedi, des dizaines de milliers de personnes se rassemblent pour dire qu'elles ne veulent plus du r&#233;gime autoritaire, manipulateur et liberticide d'Aleksandar Vu&#269;i&#263;. Pourtant d&#233;plore le sociologue Jovo Baki&#263;, &#171; les Occidentaux soutiennent Vu&#269;i&#263; comme ils ont soutenu Milo&#353;evi&#263; en 1996 &#187;. En effet, ils veulent voir en lui non seulement le garant de la &#171; stabilit&#233; r&#233;gionale &#187;, mais aussi l'homme qui pourrait enfin &#171; r&#233;gler &#187; la question du Kosovo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre Vu&#269;i&#263; et son r&#233;gime, il y a des partis de gauche, du centre, de droite et d'extr&#234;me droite, mais surtout beaucoup de citoyens qui n'accordent plus aucune confiance aux partis politiques, quels qu'ils soient. Non seulement ces mouvements sont souvent corrompus, mais le discours post-politique de Vu&#269;i&#263;, l'ancien ministre de Milo&#353;evi&#263; qui proposait de tuer &#171; 100 musulmans pour un Serbe &#187;, devenu chantre de l'int&#233;gration europ&#233;enne, a fait perdre toute r&#233;alit&#233; aux mots et aux concepts. La gauche, la droite, le nationalisme, les valeurs fondamentales de l'&#201;tat de droit ? Tout cela a disparu, emport&#233; par la rh&#233;torique du nouveau ma&#238;tre de Belgrade. La premi&#232;re ministre Ana Brnabi&#263; veille au grain : c'est elle qui est charg&#233;e d'appliquer les mesures ultra-lib&#233;rales qui doivent achever de transformer la Serbie en un petit atelier de fa&#231;onnage et de sous-traitance, en p&#233;riph&#233;rie proche de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre un avenir p&#233;riph&#233;ris&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi cela, cet avenir &#233;conomique et social &#224; jamais p&#233;riph&#233;ris&#233; que refusent les Serbes comme les Bosniens, comme d'ailleurs tous les citoyens des Balkans. Depuis le mouvement des pl&#233;nums en Bosnie-Herz&#233;govine en 2014, jusqu'&#224; l'inaboutie &#171; r&#233;volution des couleurs &#187; de Mac&#233;doine en 2016, c'est la m&#234;me aspiration profonde qui s'exprimer : nous ne voulons pas partir, nous voulons vivre et travailler dans notre pays, d&#233;cemment. Pourtant, l'exode s'impose, encore et toujours, vidant tous les pays des Balkans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi contre cette r&#233;alit&#233; injuste que se sont r&#233;volt&#233;s les &#233;tudiants albanais en d&#233;cembre, d&#233;non&#231;ant les logiques lib&#233;rales et les Partenariats-Public-Priv&#233; promus comme une panac&#233;e universelle par le gouvernement &#171; social-d&#233;mocrate &#187; d'Edi Rama. Les ressortissants d'Albanie forment depuis quelques ann&#233;es la premi&#232;re nationalit&#233; parmi les demandeurs d'asile en France. Le pays pourtant est en paix, mais c'est cette violence radicale du lib&#233;ralisme tel qu'il se pratique dans la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne qui pousse toute la jeunesse d'un pays &#224; s'enfuir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les citoyens d'Albanie, de Bosnie-Herz&#233;govine, du Kosovo ou de Serbie r&#234;vent bien s&#251;r d'aller en Europe occidentale, mais beaucoup s'arr&#234;tent dans les pays de la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne, en Hongrie, en Slovaquie ou en Tch&#233;quie&#8230; &#192; Budapest, par un beau paradoxe, c'est une &lt;a href=&#034;https://courrierdeuropecentrale.fr/hongrie-nouveau-coup-de-boutoir-du-fidesz-contre-le-droit-du-travail/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;loi ultra-lib&#233;rale&lt;/a&gt; du r&#233;gime soi-disant &#171; illib&#233;ral &#187; de Viktor Orb&#225;n qui a d&#233;clench&#233; un mouvement de contestation &#224; la mi-d&#233;cembre. Pr&#233;voyant de flexibiliser le recours aux heures suppl&#233;mentaires pour la plus grande joie du patronat allemand, la &#171; loi esclavagiste &#187; agr&#232;ge d&#233;sormais contre elle partis politiques comme syndicats, et plus largement tous ceux qui s'opposent &#224; un pouvoir despotique qui a phagocyt&#233; l'appareil d'&#201;tat, l&#233;galis&#233; la corruption, qui gouverne par l'intimidation et attise la haine contre les groupes sociaux vuln&#233;rables (les r&#233;fugi&#233;s, les sans-abri). Et comme &#224; Belgrade, les m&#233;dias publics sont mis au pas par un pouvoir autoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que la Hongrie a ouvert la voie dans la r&#233;gion, et essaime aujourd'hui ailleurs en Europe centrale. Les cl&#233;ricaux-conservateurs polonais du parti Droit et Justice, dans le collimateur de Bruxelles pour atteinte &#224; l'ind&#233;pendance de la Justice et plus largement &#224; l'&#201;tat de droit, sont emmen&#233;s par un Jaros&#322;aw Kaczy&#324;ski qui trouve l'inspiration en Viktor Orb&#225;n. La tentation autoritaire se fait aussi sentir chez le voisin slovaque. L&#8216;&lt;a href=&#034;https://courrierdeuropecentrale.fr/slovaquie-ce-que-on-sait-de-assassinat-de-jan-kuciak/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;assassinat en f&#233;vrier 2018 du journaliste J&#225;n Kuciak&lt;/a&gt; a jet&#233; une lumi&#232;re crue sur la corruption qui gangr&#232;ne l'&#201;tat slovaque, pourtant consid&#233;r&#233; comme le &#171; bon &#233;l&#232;ve &#187; de l'Europe centrale. D&#233;boulonn&#233; par la rue, l'homme fort du pays depuis une d&#233;cennie, le pr&#233;tendument social-d&#233;mocrate Robert Fico, continue pourtant &#224; tirer les ficelles en coulisses. Particuli&#232;rement v&#233;h&#233;mentes &#224; Bratislava tout au long de l'ann&#233;e pass&#233;e, les jeunes g&#233;n&#233;rations sont d&#233;sormais aux premi&#232;res loges de l'exigence d&#233;mocratique et sociale dans la r&#233;gion. Comme &#224; Varsovie, Prague et Budapest, le message qu'elles d&#233;livrent est on ne peut plus explicite : soit on leur donne voix au chapitre, soit elles rejoignent la cohorte de centaines de milliers de leurs a&#238;n&#233;s, qui ont &#233;migr&#233; vers l'Europe du Nord et de l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'avenir de l'Europe se joue dans ses marges&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://courrierdesbalkans.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Courrier des Balkans&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;https://courrierdeuropecentrale.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Courrier d'Europe centrale&lt;/a&gt; ont d&#233;cid&#233; de se rapprocher, pour mieux vous informer de cette effervescence qui gagne la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne, mais le rapprochement n'est pas que d'occasion. Les pays dans lesquels nous travaillons, qu'ils soient d&#233;j&#224; membre de l'UE ou seulement encore candidats, ont en effet en commun d'appartenir &#224; une p&#233;riph&#233;rie marginalis&#233;e, une p&#233;riph&#233;rie qui n'aurait pas d'autre destin que d'&#234;tre une banlieue manufacturi&#232;re de l'Europe &#171; riche &#187;, voire un simple r&#233;servoir de main d'&#339;uvre, tout en devant aussi une fonction de gardes des fronti&#232;res, face aux exil&#233;s qui arrivent de plus loin, d'Afrique, du Proche ou du Moyen Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapprochement entre nos deux Courriers est donc la r&#233;ponse &#233;ditoriale &#224; une convergence politique profonde. Les deux sites d'information vont mettre en commun leurs forces pour am&#233;liorer leur offre aupr&#232;s de leurs abonn&#233;s, &#224; travers le d&#233;veloppement de nouveaux sites Internet &#224; l'horizon de fin 2019 ou d&#233;but 2020, mais &#233;galement en multipliant des initiatives &#233;ditoriales communes (enqu&#234;tes, reportages, analyses).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous partageons en effet une conviction, celle que l'avenir de l'Europe se joue dans ses marges, dans cette p&#233;riph&#233;rie d'o&#249; peut rejaillir l'hydre du nationalisme guerrier, mais o&#249; peuvent na&#238;tre aussi des alternatives nouvelles et citoyennes que nul n'est encore capable d'imaginer. L'Europe, et c'est peut-&#234;tre bien cela la singularit&#233; de son destin depuis quelques si&#232;cles, n'a pas d'autre choix que de se r&#233;inventer ou de p&#233;rir. Si nous vivons cette &#233;trange p&#233;riode de &#171; transition &#187;, ce &#171; clair-obscur o&#249; surgissent les monstres &#187; dont parlait Gramsci, nous croyons aussi, avec H&#246;lderlin, que &#171; l&#224; est le danger, l&#224; est aussi ce qui sauve &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le r&#233;sultat du r&#233;f&#233;rendum anti-migrant n'est qu'un demi-&#233;chec pour Orb&#225;n </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-resultat-du-referendum-anti-migrant-n-est-qu-un-demi-echec-pour-Orban</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-resultat-du-referendum-anti-migrant-n-est-qu-un-demi-echec-pour-Orban</guid>
		<dc:date>2016-10-04T07:43:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lie Poinssot, Corentin Leotard</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Hongrie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-10-04</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;3 octobre 2016 | tir&#233; de m&#233;diapart.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
Le seuil de 50 % de participation n'a pas &#233;t&#233; atteint lors du r&#233;f&#233;rendum de ce dimanche 2 octobre en Hongrie. Les &#233;lecteurs &#233;taient somm&#233;s de se prononcer contre la politique europ&#233;enne de quotas de r&#233;partition des r&#233;fugi&#233;s. En r&#233;alit&#233;, cela fait longtemps que le premier ministre hongrois a gagn&#233; cette bataille &#224; Bruxelles. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour le pouvoir &#224; Budapest, c'est &#224; la fois une victoire et une d&#233;faite. 98,3 % des &#233;lecteurs hongrois qui se sont rendus aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Hongrie-+" rel="tag"&gt;Hongrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-10-04-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-10-04&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH121/arton27946-7fffb.png?1782006962' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='121' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;3 octobre 2016 | tir&#233; de m&#233;diapart.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seuil de 50 % de participation n'a pas &#233;t&#233; atteint lors du r&#233;f&#233;rendum de ce dimanche 2 octobre en Hongrie. Les &#233;lecteurs &#233;taient somm&#233;s de se prononcer contre la politique europ&#233;enne de quotas de r&#233;partition des r&#233;fugi&#233;s. En r&#233;alit&#233;, cela fait longtemps que le premier ministre hongrois a gagn&#233; cette bataille &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour le pouvoir &#224; Budapest, c'est &#224; la fois une victoire et une d&#233;faite. 98,3 % des &#233;lecteurs hongrois qui se sont rendus aux urnes ce dimanche 2 octobre ont suivi l'appel de Victor Orb&#225;n et vot&#233; &#171; non &#187; &#224; la question pos&#233;e par le r&#233;f&#233;rendum :&lt;i&gt; &#171; Voulez-vous que l'Union europ&#233;enne soit en mesure de d&#233;cider l'installation de citoyens non-Hongrois sans l'aval du parlement ? &#187;&lt;/i&gt; Mais au total, 43,35 % des &#233;lecteurs se sont mobilis&#233;s : une participation nettement inf&#233;rieure au seuil de 50 % n&#233;cessaire pour rendre la consultation valide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe que ce r&#233;sultat peut &#234;tre lu de deux mani&#232;res, les deux camps ont revendiqu&#233; la victoire : l'opposition estime avoir r&#233;ussi son coup, en politisant &#224; l'extr&#234;me l'abstention par son appel au boycott. Et Viktor Orb&#225;n refuse de s'avouer vaincu, ayant r&#233;ussi &#224; donner aux suffrages exprim&#233;s une nette inclination en faveur du &#171; non &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; premi&#232;re vue, le r&#233;sultat du scrutin r&#233;v&#232;le surtout un d&#233;crochage entre la capitale et la province, qui s'est av&#233;r&#233;e beaucoup plus perm&#233;able au matraquage anti-migrants orchestr&#233; par le pouvoir (sur les 20 000 panneaux publicitaires que compte le pays, 5 888 ont &#233;t&#233; utilis&#233;s pour la campagne du gouvernement selon une &#233;tude de Transparency International). Budapest r&#233;colte ainsi le plus faible taux de participation (39 %) et le plus faible taux de &#171; non &#187; (86 %), tandis que la plupart des r&#233;gions affichent des taux de participation compris entre 43 et 48 %, les meilleurs scores &#233;tant atteints par les deux r&#233;gions du nord-ouest du pays : 52 % pour la r&#233;gion de Vas, et 51 % pour la r&#233;gion de Gy&#337;r-Moson-Sopron, o&#249; Mediapart &#233;tait en reportage en amont du scrutin (voir &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/international/011016/referendum-anti-migrants-en-hongrie-voyage-au-bout-de-la-xenophobie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le r&#233;cit&lt;/a&gt; de notre envoy&#233; sp&#233;cial Antoine Perraud).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, dans la capitale, les partis de l'opposition, qui avaient appel&#233; au boycott, ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une certaine audience. Dimanche apr&#232;s-midi, le parti de gauche &#171; Dialogue pour la Hongrie &#187; avait r&#233;uni quelques centaines de personnes sur la place Lajos Kossuth, devant le parlement. Les autres partis de gauche et les ONG avaient &#233;galement manifest&#233; de leur c&#244;t&#233; les jours pr&#233;c&#233;dents. &#171; Nous n'avons pas peur ! &#187;, clamaient dimanche les manifestants. De retour de son bureau de vote dans le IXe arrondissement de la capitale, Katalin, 29 ans, expliquait avoir coch&#233; les deux cases &#171; oui &#187; et &#171; non &#187; sur son bulletin et m&#234;me ajout&#233; &lt;i&gt;&#171; &#192; question con, r&#233;ponse con ! &#187;&lt;/i&gt;, suivant ainsi&lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/international/280916/hongrie-la-derision-politique-devient-une-arme-anti-orban&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les consignes du parti&lt;/a&gt;satirique du Chien &#224; deux queues. La jeune femme avait aussi pris soin de rayer dans la question les termes &lt;i&gt;&#171; citoyens non-Hongrois &#187;&lt;/i&gt; pour les remplacer par&lt;i&gt; &#171; r&#233;fugi&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. Au total, 6,23 % de bulletins nuls ou invalides ont ainsi &#233;t&#233; enregistr&#233;s&#8230; ce qui fait tomber la participation effective &#224; ce scrutin &#224; moins de 40 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le clivage participation / abstention recoupe au fond la division entre l'&#233;lectorat de droite et d'extr&#234;me droite d'un c&#244;t&#233;, et le reste du corps &#233;lectoral de l'autre. Aux derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives, en 2014, les nationalistes du Fidesz avait r&#233;colt&#233; 44 % des suffrages et l'extr&#234;me droite du Jobbik 20 %, pour une participation de 62 %. Ramen&#233; au nombre de votants, cela faisait pr&#232;s de 2,3 millions d'&#233;lecteurs pour le Fidesz et un peu plus d'1 million d'&#233;lecteurs pour le Jobbik, soit un total de 3,2 millions d'&#233;lecteurs&#8230; C'est pr&#233;cis&#233;ment le nombre de Hongrois qui se sont mobilis&#233;s dimanche (sur les 8,2 millions d'&#233;lecteurs que compte au total le pays).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appel au boycott n'a toutefois port&#233; ses fruits que de mani&#232;re toute relative : les r&#233;f&#233;rendums en Hongrie n'ont jamais &#233;t&#233; tr&#232;s mobilisateurs. Ainsi en 2003, le r&#233;f&#233;rendum portant sur l'adh&#233;sion de la Hongrie &#224; l'Union europ&#233;enne ne mobilise que 45,6 % des &#233;lecteurs. L'ann&#233;e suivante, une consultation pour octroyer la citoyennet&#233; hongroise aux Magyars d'outre-fronti&#232;re ne recueille le vote que de 37,5% des inscrits. Seul le dernier r&#233;f&#233;rendum en date d&#233;passe le seuil de validit&#233; : en 2008, pour une consultation portant sur la r&#233;vocation de frais m&#233;dicaux et d'universit&#233;, 50,5 % des &#233;lecteurs se rendent aux urnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ne parvenant pas &#224; mieux faire que les pr&#233;c&#233;dents r&#233;f&#233;rendums organis&#233;s en Hongrie, alors qu'il s'&#233;tait donn&#233; &#224; corps perdu dans la bataille, Viktor Orb&#225;n a grill&#233; toutes ses cartouches. Sur le plan int&#233;rieur, il est maintenant bloqu&#233; dans son ascension : difficile, au vu du r&#233;sultat de ce dimanche, de poursuivre sur des &#233;lections anticip&#233;es et de viser la majorit&#233; des deux tiers au parlement, n&#233;cessaire &#224; la r&#233;forme constitutionnelle qu'il escomptait. Celui qui voulait &#224; tout prix s'en remettre &#224; la voix du peuple s'est fait pi&#233;ger &#224; son propre jeu : plus de la moiti&#233; de l'&#233;lectorat du pays a refus&#233; de r&#233;pondre &#224; sa question.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&#171; La capacit&#233; de mobilisation du gouvernement n'est pas infinie &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, Viktor Orb&#225;n reste ma&#238;tre en son pays et va continuer &#224; le diriger d'une main de fer. Mais une alternative semble d&#233;sormais possible, pour peu que la gauche soit capable de se reconstruire autour d'un projet et d'une &#233;quipe rassembl&#233;e. Car le r&#233;sultat de ce r&#233;f&#233;rendum montre aussi la r&#233;silience du peuple hongrois : si des pans entiers de la soci&#233;t&#233; ont c&#233;d&#233; face &#224; la propagande anxiog&#232;ne et x&#233;nophobe, elle n'a pas sombr&#233; dans la panique morale dans laquelle le pouvoir a tent&#233; de la noyer pendant un an et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait d'ailleurs ce qui ressortait dans la presse de gauche ce lundi matin &#224; Budapest. Dans les colonnes de &lt;i&gt;N&#233;pszabads&#224;g (&#171; La Libert&#233; du peuple &#187;&lt;/i&gt;), on pouvait lire : &lt;i&gt;&#171; Orb&#225;n ne peut s'en prendre qu'&#224; lui-m&#234;me pour la d&#233;faite. Dans deux ans, le fait de brandir l'immigration ne suffira pas. &#187; Selon le politologue Zolt&#225;n Lakner, cit&#233; par le journal, &#171; la premi&#232;re le&#231;on du scrutin, c'est que pour la premi&#232;re fois en dix ans, Viktor Orb&#225;n n'est pas parvenu &#224; obtenir le r&#233;sultat politique qu'il visait. Les 3 millions de votants, c'est bien s&#251;r &#233;norme, le Fidesz n'obtiendrait pas un tel score &#224; des &#233;lections l&#233;gislatives, mais l'objectif du scrutin n'&#233;tait pas celui-ci, il &#233;tait de tenir une consultation avec un r&#233;sultat valide au bout [&#8230;]. Ce qui ressort ici, c'est le fait qu'une campagne unilat&#233;rale sans pr&#233;c&#233;dent a aussi ses limites, que la capacit&#233; de mobilisation du gouvernement n'est pas infinie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'image du gouffre qui traverse d&#233;sormais l'&#233;lectorat du pays, le site Internet du quotidien de droite pro-gouvernemental &lt;i&gt;Magyar Hirlap&lt;/i&gt; titrait hier soir sur &#171; une superbe victoire &#187; du camp conservateur et nationaliste. &lt;i&gt;&#171; Les Hongrois ont &#233;crit l'histoire &#187;&lt;/i&gt;, affichait le site ce lundi matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Viktor Orb&#225;n n'a d'ailleurs pas l'intention de changer de cap. Au moment de voter dimanche, dans une &#233;cole du XIIe arrondissement de Budapest, le premier ministre hongrois expliquait &lt;a href=&#034;http://magyarhirlap.hu/cikk/67682/The_Most_Important_is_to_Have_More_NO_Votes#sthash.LDqUidFb.dpuf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;devant la presse&lt;/a&gt; que les cons&#233;quences seraient les m&#234;mes, quel que soit le taux de participation : &lt;i&gt;&#171; Un r&#233;f&#233;rendum valide est toujours meilleur qu'un r&#233;f&#233;rendum invalide, mais les cons&#233;quences l&#233;gales seront les m&#234;mes, ind&#233;pendamment de cela, car nous avons promis que nous allions promulguer la loi en rapport avec la question : au sujet des personnes avec qui les Hongrois veulent vivre, seul le parlement hongrois peut prendre une d&#233;cision et l'incorporer dans le syst&#232;me l&#233;gislatif. &#187;&lt;/i&gt; Plus tard dans la soir&#233;e, au vu des r&#233;sultats, il r&#233;it&#233;rait sa promesse d'un amendement dans la constitution hongroise afin de rejeter le principe des quotas de r&#233;fugi&#233;s, et d&#233;clarait : &lt;i&gt;&#171; La proportion extr&#234;mement &#233;lev&#233;e de partisans du &#8220;non&#8221; me donne malgr&#233; tout un mandat pour aller &#224; Bruxelles la semaine prochaine afin d'assurer que nous ne serons pas forc&#233;s d'accepter en Hongrie des gens avec qui nous ne souhaitons pas vivre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de freiner Orb&#225;n, le r&#233;sultat de dimanche soir semble au contraire l'encourager. Plus que jamais, le chef de l'ex&#233;cutif hongrois se voit comme le pr&#233;curseur d'une nouvelle Europe, une Europe des nations qui consulterait d&#233;sormais davantage le peuple sur les d&#233;cisions prises &#224; Bruxelles. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes fiers d'&#234;tre les premiers &#187;&lt;/i&gt;, a-t-il encore ajout&#233; dans la soir&#233;e tandis que Gergely Guly&#225;s, le chef adjoint de son parti, le Fidesz, a rench&#233;ri : &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui c'est une large victoire pour tous ceux qui rejettent les mandats europ&#233;ens de quotas illimit&#233;s. C'est une large victoire pour tous ceux qui croient que les fondations pour une Union europ&#233;enne forte peuvent seulement se trouver dans des &#201;tats-nations forts. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le dossier europ&#233;en des r&#233;fugi&#233;s, Orb&#225;n est, de fait, victorieux depuis longtemps. Il n'a jamais cherch&#233; &#224; appliquer le plan de relocalisation qui pr&#233;voyait, il y a un an, la r&#233;partition de 160 000 migrants en provenance d'Italie et de Gr&#232;ce dans les vingt-six autres &#201;tats membres. Suivant ce plan, la Hongrie devait accueillir 1 294 demandeurs d'asile. Non seulement elle n'en a pas accueilli un seul, mais de plus, elle a tout fait pour faire &#233;chouer le programme : elle a d&#233;pos&#233; un recours, tout comme la Slovaquie, aupr&#232;s de la Cour de justice de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'ann&#233;e derni&#232;re, Budapest &#339;uvre en outre &#224; la constitution d'un front anti-migrants au sein de l'UE. L&#224; aussi, force est de constater qu'elle a r&#233;ussi. Depuis les &#233;lections polonaises &#224; l'automne dernier, les quatre pays du groupe dit de Visegrad se sont en effet nettement rapproch&#233;s : Hongrie, Pologne, Slovaquie et R&#233;publique tch&#232;que parlent d&#233;sormais d'une seule voix sur le dossier des r&#233;fugi&#233;s. Au dernier sommet europ&#233;en, le 16 septembre &#224; Bratislava, les quatre &#201;tats membres ont avanc&#233; leurs pions : leur proposition de &lt;i&gt;&#171; solidarit&#233; flexible &#187; &lt;/i&gt;a &#233;t&#233; entendue et l'absence de toute mention du programme de relocalisation dans les conclusions du Conseil atteste de l'abandon du projet par les dirigeants europ&#233;ens. C'est une approche s&#233;curitaire, centr&#233;e sur la surveillance des fronti&#232;res, qui domine &#224; pr&#233;sent. La chanceli&#232;re allemande Angela Merkel elle-m&#234;me semble c&#233;der : &lt;i&gt;&#171; La d&#233;claration du groupe de Visegrad, la proposition d'ajouter de la flexibilit&#233; et de regarder les solutions possibles, est une proposition positive &#187;&lt;/i&gt;, a-t-elle dit &#224; l'issue du sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois jours plus tard, le premier ministre slovaque a enfonc&#233; le clou : &lt;i&gt;&#171; Les quotas divisent clairement l'Union europ&#233;enne aujourd'hui, c'est pourquoi je pense qu'ils sont politiquement finis, a assur&#233; Robert Fico. [&#8230;] Ce que les pays de Visegrad disent depuis un an et demi devient la politique officielle de l'UE. &#187;&lt;/i&gt; Valide ou pas, le r&#233;f&#233;rendum d'Orb&#225;n est un point de plus dans le camp des dirigeants europ&#233;ens hostiles et frileux &#224; l'id&#233;e d'accueillir des exil&#233;s fuyant la guerre. La Commission europ&#233;enne, de son c&#244;t&#233;, a fait comme si elle ne voyait pas le rapport et s'est refus&#233; &#224; tout commentaire. Lors de son point presse ce lundi, le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, a d&#233;clar&#233; qu'il penait note de l'invalidit&#233; de la consultation, et qu'il appartenait au gouvernement hongrois de d&#233;cider de la mani&#232;re dont il entendait &lt;i&gt;&#171; g&#233;rer le r&#233;sultat de ce r&#233;f&#233;rendum national &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
