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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Quelle que soit la saison, la dette odieuse r&#232;gne sur la RDC</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Quelle-que-soit-la-saison-la-dette-odieuse-regne-sur-la-RDC</link>
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		<dc:date>2017-12-11T19:13:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ninon Nkulu, Pablo Laixhay </dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Congo (RDC)</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-12-12</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 15 novembre, une premi&#232;re journ&#233;e de mobilisation &#233;tait organis&#233;e par la soci&#233;t&#233; civile et l'opposition depuis la publication du calendrier &#233;lectoral qui renvoie la pr&#233;sidentielle &#224; la fin de l'ann&#233;e 2018. La Monusco a communiqu&#233; pour appeler au respect du droit de manifester dans le calme et a mis en garde contre d'&#171; &#233;ventuelles violations des droits de l'Homme &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
tir&#233; de : [CADTM-INFO] BULLETIN &#201;LECTRONIQUE - Vendredi 8 d&#233;cembre 2017 &lt;br class='autobr' /&gt; Le pr&#233;sident Joseph Kabila, au pouvoir depuis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Afrique-208-+" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Congo-RDC-+" rel="tag"&gt;Congo (RDC)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-12-12-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-12-12&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH80/arton33058-ad093.jpg?1781284891' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 15 novembre, une premi&#232;re journ&#233;e de mobilisation &#233;tait organis&#233;e par la soci&#233;t&#233; civile et l'opposition depuis la publication du calendrier &#233;lectoral qui renvoie la pr&#233;sidentielle &#224; la fin de l'ann&#233;e 2018. La Monusco a communiqu&#233; pour appeler au respect du droit de manifester dans le calme et a mis en garde contre d'&#171; &#233;ventuelles violations des droits de l'Homme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tir&#233; de : [CADTM-INFO] BULLETIN &#201;LECTRONIQUE - Vendredi 8 d&#233;cembre 2017&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 suite &#224; l'assassinat de son p&#232;re, qui avait lui-m&#234;me particip&#233; au renversement du dictateur Mobutu, devait en effet quitter le pouvoir le 19 d&#233;cembre 2016. Cependant, les &#233;lections ne furent pas organis&#233;es pour cause de manque de moyens et de recensement de la population. Que le fait d'organiser des &#233;lections dans un pays de la taille de l'Europe occidentale, avec tr&#232;s peu d'avions et des routes quasiment inexistantes, ne fasse pas partie des t&#226;ches les plus ais&#233;es est tout &#224; fait compr&#233;hensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le pr&#233;sident Kabila n'en est pas &#224; son premier coup d'essai. Apr&#232;s avoir remport&#233; les &#233;lections de 2006, les premi&#232;res &#233;lections libres que connaissait le pays depuis 1960, celui-ci avait en janvier 2011 chang&#233; la constitution qui pr&#233;voyait une limitation de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle &#224; un seul tour pour s'assurer la victoire lors des &#233;lections de la m&#234;me ann&#233;e. Depuis des mois, il cherche &#224; se maintenir au pouvoir et cette situation bloque le pays &#224; de nombreux niveaux. Ne parvenant pas &#224; faire sauter le verrou constitutionnel du nombre maximum de mandats, il a tent&#233;, en janvier 2015, de modifier la loi &#233;lectorale afin de retarder les &#233;lections de plusieurs ann&#233;es. Ainsi, le 19 septembre 2016, jour durant lequel devait initialement se tenir le scrutin, de fortes mobilisations furent r&#233;prim&#233;es dans la capitale, causant la mort de 32 personnes |1|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;lections sont pourtant d'un enjeu capital. G&#233;ant au pied d'argile, le Congo-Kinshasa (RDC) est l'un des pays les plus riches en ressources naturelles de la plan&#232;te et vit cet avantage comme une mal&#233;diction. Une multitude d'acteurs s'affronte sur ce territoire pour tenter d'en saisir une part du g&#226;teau. De plus, ces m&#234;mes richesses perdant de leurs valeurs depuis plus de deux ans sur le march&#233; international, la RDC voit sa principale source de revenus s'effondrer, ce qui n'est pas sans effet sur son budget, ses politiques et ses objectifs de r&#233;duction de la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le budget de l'ann&#233;e 2017 est &#233;valu&#233; &#224; cinq-mille-six-cent-septante-deux-milliards-quatre-cents-millions de Francs Congolais |2| (4,5 milliards de dollars US) contrastant ainsi fortement avec le budget initial de l'ann&#233;e 2016 qui se chiffrait &#224; huit-mille-quatre-cent-septante-six milliards de Francs Congolais (7,9 milliards de dollars US), soit une r&#233;duction de pr&#232;s de la moiti&#233; des d&#233;penses annuelles |3|. Dans le courant de l'ann&#233;e 2016, le gouvernement a d&#251; couper 22 % des d&#233;penses pr&#233;vues afin de faire face &#224; une conjoncture internationale d&#233;favorable pour les minerais sur les march&#233;s internationaux. Le pays tire la majorit&#233; de ses revenus dus aux taxes et imp&#244;ts de la part des entreprises multinationales &#233;trang&#232;res qui exploitent nos ressources naturelles, principalement le cuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un pays o&#249; une grande majorit&#233; de la population vit dans une extr&#234;me pauvret&#233; et qui doit remplir de nombreux objectifs socio-&#233;conomiques, une telle restriction repr&#233;sente un frein plus que consid&#233;rable. Elle t&#233;moigne &#233;galement de la d&#233;pendance du pays &#224; ses exportations, le maintenant au rang de fournisseur du march&#233; international, et de la fragilit&#233; de son &#233;conomie nationale. Bien que cette situation d&#233;coule directement des politiques n&#233;olib&#233;rales pr&#244;n&#233;es par la Banque mondiale (BM) et le Fonds mon&#233;taire international (FMI), un tel manque &#224; gagner risque de repousser davantage la RDC, d&#233;j&#224; particuli&#232;rement d&#233;pendante aux financements ext&#233;rieurs, dans le sillon de l'endettement et de ces m&#234;mes institutions. L'histoire nous montre pourtant o&#249; celles-ci ont men&#233; le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'o&#249; vient la dette ext&#233;rieure de la RDC ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dette coloniale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#233;mices de la dette ext&#233;rieure de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo sont issues de sa dette coloniale, c'est-&#224;-dire la dette contract&#233;e par la m&#233;tropole belge lors de la colonisation, entre 1887 et 1959, qui a ensuite &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;e &#224; la colonie lors de son ind&#233;pendance. Cette d&#233;cision avait &#233;t&#233; prise par les principaux actionnaires pour transmettre la charge de la dette coloniale contract&#233;e par la Belgique aupr&#232;s de la Banque mondiale. Ainsi, au 30 juin 1960, jour de l'ind&#233;pendance du Congo, la dette directe s'&#233;l&#232;ve a&#768; 46 milliards de francs belges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#233;gime de Mobutu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'histoire ne s'arr&#234;te pas l&#224;, elle ne fait d'ailleurs que commencer pour ce pays nouvellement ind&#233;pendant. Suite &#224; l'assassinat en 1961 de Patrice Lumumba, qui constituait un v&#233;ritable espoir pour le pays qui voulait acc&#233;der pleinement &#224; sa souverainet&#233;, le mar&#233;chal Mobutu prend le pouvoir. &#192; cette &#233;poque et jusqu'&#224; la fin de la guerre froide, la RDC &#8212; renomm&#233;e Za&#239;re par Mobutu&#8212; repr&#233;sente un pilier strat&#233;gique face au bloc sovi&#233;tique durant la guerre froide. Du fait de cet enjeu g&#233;opolitique, Mobutu pourra imposer une dictature de plus de trente ans tout en b&#233;n&#233;ficiant de l'appui financier de ses partenaires, les puissances occidentales et les institutions financi&#232;res internationales, qui fermeront les yeux sur l'exercice de son pouvoir despotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quelle a &#233;t&#233; l'utilit&#233; de ces pr&#234;ts si ce n'est pas pour aider le pays &#224; sortir sa population de la pauvret&#233; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que le Za&#239;re s'endette sous l'aide au d&#233;veloppement et les pr&#234;ts, sans bien s&#251;r que ses cr&#233;anciers ne se pr&#233;occupent de la destination de ces derniers. De cette mani&#232;re, sous Mobutu, la dette du pays est pass&#233;e de 32 millions de dollars en 1965 &#224; environ 13 milliards de dollars en 1998. Alors, quelle a &#233;t&#233; l'utilit&#233; de ces pr&#234;ts si ce n'est pas pour aider le pays &#224; sortir sa population de la pauvret&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, une partie importante de ces pr&#234;ts a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;e par le pouvoir en place. &#192; son d&#233;part, la fortune de Mobutu &#233;tait estim&#233;e &#224; plus de 8 milliards de dollars soit pr&#232;s de deux tiers du montant de la dette |4|. Ceci sans compter la fortune de ses proches qui ont &#233;galement fortement b&#233;n&#233;fici&#233; des pr&#234;ts octroy&#233;s. Joseph Stiglitz, ancien vice-pr&#233;sident de la Banque mondiale et prix Nobel d'&#233;conomie, affirme : &#171; Quand le FMI et la Banque mondiale pr&#234;taient de l'argent &#224; Mobutu, ils savaient que ces sommes, pour l'essentiel, ne serviraient pas &#224; aider les pauvres de ce pays, mais &#224; enrichir Mobutu. On payait ce dirigeant corrompu pour qu'il maintienne son pays fermement align&#233; sur l'occident &#187; |5|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, des sommes consid&#233;rables ont &#233;t&#233; emprunt&#233;es pour financer des m&#233;gas-projets soutenus par la Banque mondiale, aussi appel&#233;s &#171; &#233;l&#233;phants blancs &#187;. La situation d'endettement r&#233;sulte donc &#233;galement de la mauvaise gestion de ces projets par la BM. Prenons l'exemple du barrage d'Inga, sur le fleuve Congo. Au lieu de fournir de l'&#233;lectricit&#233; &#224; la population des r&#233;gions alentour, cette m&#233;ga-infrastructure permit de tirer une ligne &#224; haute tension sans pr&#233;c&#233;dent de 1900 kilom&#232;tres vers l'ex-Katanga, province riche en minerais, en vue de leur extraction et exportation vers les pays industrialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ligne ne s'est cependant pas accompagn&#233;e de l'installation de transformateurs qui auraient permis de fournir de l'&#233;lectricit&#233; aux villages qu'elle survole. L'impact financier de ce projet fut responsable de 60 % de la dette accumul&#233;e au milieu des ann&#233;es 70 qui passa alors de 500 millions de dollars en 1972 &#224; pr&#232;s de 3 milliards de dollars en 1975. Cette somme repr&#233;sentait alors 90 % du PIB |6|. Ainsi ces pr&#234;ts, qui ont servi &#224; financer des projets extractivistes soutenus par la BM, ne tinrent pas compte des besoins profonds de la population. Ce sont des projets con&#231;us &#224; l'&#233;tranger, pour l'&#233;tranger. Ceux-ci visent uniquement &#224; favoriser l'exploitation des ressources naturelles du pays en vue d'approvisionner le march&#233; international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, une partie importante de ces pr&#234;ts se fait sous forme d'aide dite &#171; li&#233;e &#187;, qui s'accompagne de conditions diverses. L'argent sert alors &#224; acheter des produits fabriqu&#233;s par les pays cr&#233;anciers, contribuant &#224; redresser leur balance commerciale. C'est la conditionnalit&#233;. &#192; titre d'exemple, sur un pr&#234;t d'une valeur de 120 millions d'euros accord&#233; par l'&#201;tat belge, 105 millions devaient &#234;tre directement d&#233;pens&#233;s dans des importations de produits belges |7| et retournaient donc imm&#233;diatement dans les caisses des &#201;tats du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'achat d'armes ou de mat&#233;riel militaire alimentant les conflits locaux et servant &#224; opprimer les peuples a aussi compt&#233; dans la mont&#233;e de l'endettement. Ceci implique un accroissement exceptionnel de la dette dite odieuse, c'est-&#224;-dire la dette qui vise, non pas les besoins et les int&#233;r&#234;ts de l'&#201;tat, mais qui vise &#224; fortifier un r&#233;gime autoritaire et despotique, et qui ne b&#233;n&#233;ficie donc pas &#224; la population qui se voit l&#233;s&#233;e |8|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Crise de la dette et Plans d'ajustement structurel (PAS)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1970 &#224; 1980, la dette bancaire des PED aupr&#232;s des banques occidentales passe de 36 &#224; 380 milliards de dollars. En effet, &#224; cette &#233;poque, plusieurs facteurs viennent provoquer une augmentation consid&#233;rable de l'endettement des pays du Sud. Dans le contexte de la guerre froide, la BM multiplie les pr&#234;ts qu'elle octroie pour contrer les mouvements communistes et incite les pays du Sud &#224; s'endetter. De plus, au d&#233;but des ann&#233;es 80, la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine d&#233;cide d'augmenter ses taux d'int&#233;r&#234;t afin de relancer sa machine &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le taux d'int&#233;r&#234;t des emprunts des pays du Sud &#233;tant index&#233; sur ceux de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale, ceux-ci voient le montant &#224; rembourser se multiplier. Les r&#232;gles viennent de changer en cours de jeu et l'&#233;tau se referme. Plusieurs pays, &#233;trangl&#233;s par l'endettement, sont alors dans l'incapacit&#233; de rembourser leurs dettes. Pour r&#233;pondre &#224; cette situation, le Consensus de Washington de 1989 (programme &#233;labor&#233; par le Congr&#232;s des &#201;tats-Unis, la Banque mondiale et le FMI &#224; Washington, d'o&#249; son nom) pr&#233;sente un pack de r&#233;formes &#233;conomiques impos&#233; par le FMI aux pays endett&#233;s, cens&#233; leur permettre de payer leurs dettes. Ce sont les plans d'ajustement structurel (PAS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces PAS sont fond&#233;s sur trois piliers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. R&#233;duction des d&#233;ficits publics : aust&#233;rit&#233;, privatisations, hausse de la TVA, coupes dans les d&#233;penses publiques, c'est-&#224;-dire la sant&#233;, la culture, l'&#233;ducation, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Le tout &#224; l'exportation : abandon des cultures vivri&#232;res pour la monoculture et l'exportation massive de mati&#232;res premi&#232;res afin d'attirer des capitaux &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. L'attraction des capitaux priv&#233;s : lib&#233;ralisation et d&#233;r&#233;glementation financi&#232;re, hausse des taux d'int&#233;r&#234;t et droits de propri&#233;t&#233;, acheminement des d&#233;penses publiques dans des directions qui promettent la croissance &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC) n'est &#233;videmment pas &#233;pargn&#233;e par ces programmes. &#192; titre d'exemple, le dernier point cit&#233; favorise les investissements dans des secteurs permettant une croissance &#233;conomique. C'est le cas des secteurs minier, &#233;nerg&#233;tique, financier, ou encore des transports et de la t&#233;l&#233;communication. En revanche, les secteurs de la sant&#233;, de l'&#233;ducation, de la culture, et autres secteurs dits &#171; non productifs &#187; ne font pas partie des priorit&#233;s des institutions internationales qui luttent contre la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, une partie importante des financements d'&#201;tat vont directement au secteur minier afin de favoriser l'exportation des nombreux minerais que contiennent les terres du Congo. Cependant, suite aux pressions de la BM, notamment dans le cadre des privatisations, la grande majorit&#233; des entreprises et concessions mini&#232;res sont pass&#233;es dans les mains de multinationales &#233;trang&#232;res via leurs soci&#233;t&#233;s off-shore. De cette mani&#232;re, ces financements arrivent directement dans les poches d'entreprises australiennes, canadienne, londonienne, am&#233;ricaine ou encore isra&#233;lienne, indienne, sud-africaine, chinoise |9|, etc. cela en plus des financements de leurs pays d'origine, rendant ainsi la concurrence plus qu'in&#233;gale avec les entreprises congolaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Malgr&#233; le fait que la RDC soit un des pays les plus riches en ressources naturelles de la plan&#232;te, sa population se meurt &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces investissements permettent une extraction intensive des ressources naturelles du pays en vue de fournir le march&#233; mondial et d'attirer les devises n&#233;cessaires pour le remboursement de la dette |10|. De la m&#234;me mani&#232;re, les exportations agricoles massives entra&#238;nent l'abandon des cultures vivri&#232;res qui permettraient &#224; la population de se nourrir, de g&#233;n&#233;rer un surplus et de l'exporter. Ainsi, malgr&#233; le fait que la RDC soit un des pays les plus riches en ressources naturelles de la plan&#232;te, sa population se meurt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne permettant pas de redresser l'&#233;conomie du pays, ces PAS sont donc suivis d'un cycle d'endettement ext&#233;rieur par Mobutu au nom de l'&#201;tat, situation qui a pouss&#233; le pays un peu plus &#224; la d&#233;rive. Les difficult&#233;s financi&#232;res rencontr&#233;es par la RDC exacerbent davantage sa situation socio-&#233;conomique. Malgr&#233; des r&#233;&#233;chelonnements &#224; r&#233;p&#233;tition de la dette ext&#233;rieure et la mise en &#339;uvre d'un programme d'ajustement structurel, la situation a continu&#233; de se d&#233;grader jusqu'&#224; la fin de la guerre froide et la rupture entre Mobutu et la Communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chute de Mobutu et Initiative PPTE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la chute du mur et de l'empire sovi&#233;tique, Mobutu perd son r&#244;le de rempart contre le communisme. Ayant un bilan plus qu'entach&#233; sur le plan des droits humains et devenant particuli&#232;rement encombrant, il perd les soutiens des puissances occidentales et des IFI qui lui avaient permis de rester si longtemps au pouvoir. Il sera alors ais&#233;ment renvers&#233; par Laurent-D&#233;sir&#233; Kabila avec le soutien des forces rwandaises qui entr&#232;rent dans Kinshasa le 17 mai 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; raison d'ann&#233;es de pillages et de guerres suite &#224; la situation tr&#232;s instable du pays, la RDC dut r&#233;gulariser sa situation financi&#232;re ext&#233;rieure pour se reconnecter aux circuits internationaux. En effet, &#224; la fin des ann&#233;es 90, la RDC est retenue pour b&#233;n&#233;ficier de l'Initiative des pays pauvres tr&#232;s endett&#233;s (IPPTE). Cette initiative pr&#233;voit un all&#232;gement partiel de la dette ext&#233;rieure des b&#233;n&#233;ficiaires. Mais ne nous y trompons pas. Cet all&#232;gement ne vise qu'&#224; r&#233;tablir la dette &#224; son montant maximal soutenable, c'est-&#224;-dire qu'est supprim&#233;e toute cr&#233;ance qui n&#233;cessiterait une restructuration de la dette. De plus, plusieurs conditions s'imposent pour en &#234;tre b&#233;n&#233;ficiaire comme : ne pas avoir d'arri&#233;r&#233;s de paiement envers la BM et le FMI, ou encore avoir appliqu&#233; docilement les politiques n&#233;olib&#233;rales pr&#244;n&#233;es par ces institutions pendant au moins 3 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de l'ajustement structurel, la RDC a donc d&#251;, en plus d'effectuer de nouveaux pr&#234;ts aupr&#232;s des IFI afin de payer ses arri&#233;r&#233;s (permettant aux cr&#233;anciers de recycler leurs vieilles cr&#233;ances contract&#233;es par Mobutu et qui pourraient facilement &#234;tre qualifi&#233;es d'odieuses), ouvrir son &#233;conomie aux soci&#233;t&#233;s multinationales et ainsi leur donner encore plus d'acc&#232;s &#224; ses abondantes ressources naturelles et humaines |11|. Comme l'explique O. Bonfond dans son livre &#171; Il faut tuer TINA &#187;, &#171; cette op&#233;ration, en plus d'&#234;tre un leurre, n'est pas &#171; gratuite &#187; : en &#233;change de ce magnifique &#171; cadeau &#187;, le gouvernement congolais a d&#251; modifier sa l&#233;gislation en mati&#232;re d'exploitation mini&#232;re et foresti&#232;re pour faciliter l'exploitation des ressources naturelles du pays par les transnationales &#187; |12|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions pour participer &#224; l'initiative &#233;tant remplies, s'en est suivi une gigantesque op&#233;ration de restructuration de sa dette ext&#233;rieure en 2002 puis un programme de stabilisation macro&#233;conomique et une strat&#233;gie de croissance et de r&#233;duction de la pauvret&#233; cens&#233;e &#234;tre ponctu&#233;e mi-2008 par un all&#232;gement d'une partie de sa dette ext&#233;rieure. Le point d'ach&#232;vement de l'initiative est finalement atteint en 2010 et la dette ext&#233;rieure de la RDC fut all&#233;g&#233;e de pr&#232;s de 9 milliards de dollars |13|. S'&#233;tant, entre temps, r&#233;-endett&#233;e pour 1,5 milliard de dollars, sa dette passe ainsi d'un peu plus de 13 milliards de dollars en 2009 &#224; environ 5,5 milliards en 2010 |14|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces programmes et all&#232;gements, la situation &#233;conomique et sociale de la RDC reste tr&#232;s fragile. En effet, &#171; dans un pays o&#249; plus de trois millions de personnes ont &#233;t&#233; victimes de la guerre depuis [20 ans] et o&#249; 80 % de la population vit avec moins de 0,2 dollar par jour, le remboursement de la dette restera un poids insupportable, m&#234;me &#224; l'issue de l'initiative PPTE. En r&#233;alit&#233;, on peut interpr&#233;ter l'IPPTE, dans le cas de la RDC, comme un jeu d'&#233;critures qui permet surtout aux cr&#233;anciers d'effacer les cr&#233;ances insolvables et de gommer les traces d'une dette que chacun s'accorde &#224; qualifier d'odieuse. &#187; |15|&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, bien que l'initiative PPTE ait effac&#233; plus de la moiti&#233; de la dette ext&#233;rieure du pays, la RDC fait partie des grands perdants de la course aux Objectifs du mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement (OMD) dont 2015 &#233;tait l'&#233;ch&#233;ance. &#192; titre d'exemple, l'objectif 1 des OMD &#233;tait de r&#233;duire de moiti&#233; la part d'individus vivant avec moins de 1$ par jour. En RDC, m&#234;me si le taux de pauvret&#233; a recul&#233; de 80 % de la population &#224; la fin des ann&#233;es 90 &#224; 65 % en 2015, l'objectif est loin d'&#234;tre atteint. Dans un de ces derniers rapports, la BM d&#233;clare : &#171; le nombre d'Africains vivant dans l'extr&#234;me pauvret&#233; a consid&#233;rablement augment&#233; depuis 1990 &#187;. De 280 millions de personnes vivant avec moins de 1,25$/jour en 1990, nous sommes pass&#233;s en 2012 &#224; 330 millions de personnes. Ce qu'elle ne pr&#233;cise pas, c'est l'impact qu'ont eu les mesures n&#233;olib&#233;rales qu'elle pr&#244;ne sur ces m&#234;mes populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; une courte hausse des cours des mati&#232;res premi&#232;res et malgr&#233; une croissance particuli&#232;rement forte du PIB, les tranches moyennes et inf&#233;rieures de la population n'ont que tr&#232;s peu b&#233;n&#233;fici&#233; de cette derni&#232;re et n'ont, globalement, pas r&#233;ussi &#224; sortir de la pauvret&#233; de mani&#232;re drastique. En revanche, une poign&#233;e d'individus se situant au sommet de la pyramide en a profit&#233; pour asseoir ses fortunes. Le m&#234;me rapport pr&#233;cise d'ailleurs qu'&#171; on assiste &#224; une augmentation du nombre de personnes tr&#232;s fortun&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pourquoi la BM, qui &#339;uvre sous le slogan &#171; un monde sans pauvret&#233; &#187; depuis les ann&#233;es 90, ne parvient-elle pas &#224; atteindre des r&#233;sultats un minimum satisfaisant dans la plupart des pays dit en voie de d&#233;veloppement ? Un pays avec une telle capacit&#233; de production agricole ne devrait pas voir la majeure partie de sa population dans de telles situations de pauvret&#233; et de faim. Il est &#233;vident que le remboursement de la dette n'y est pas pour rien. Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU affirme d'ailleurs dans sa r&#233;solution 20/10 du 18 juillet 2012 que le fardeau de la dette &#171; contribue &#224; l'extr&#234;me pauvret&#233;, constitue un obstacle au d&#233;veloppement humain durable et, par cons&#233;quent, compromet gravement la r&#233;alisation de tous les droits de l'Homme &#187; |16|. Le document d&#233;clare explicitement que &#171; les politiques d'ajustement structurel n'ont pas fonctionn&#233; &#187; et que &#171; les exigences dogmatiques en mati&#232;re de privatisation et de limitation des services publics &#187; nuisent aux biens des populations et ne doivent pas &#234;tre reproduites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment dans cette optique que la Charte politique du CADTM souligne que &#171; dans la plupart des pays du Sud, le remboursement de la dette publique repr&#233;sente chaque ann&#233;e une somme sup&#233;rieure aux d&#233;penses d'&#233;ducation, de sant&#233;, de d&#233;veloppement rural et de cr&#233;ation d'emplois &#187;. Ainsi, La RDC, pays dot&#233; d'immenses ressources naturelles, mais dont la population demeure parmi les plus pauvres de la plan&#232;te, occupe la 176e place sur 187 au classement 2015 de l'indice de d&#233;veloppement humain des Nations unies (IDH).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dette ext&#233;rieure et services sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2015, le stock de la dette publique de la RDC s'&#233;l&#232;ve &#224; 6,18 milliards de dollars pour un Produit int&#233;rieur brut (PIB) de 35,24 milliards de dollars, repr&#233;sentant ainsi 17,5 % de celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il appara&#238;t que les institutions financi&#232;res internationales telles que la BM et le FMI d&#233;tiennent plus d'un tiers de la dette congolaise, leur permettant ainsi d'imposer leurs quatre volont&#233;s, &#224; savoir gestion des taux d'int&#233;r&#234;t et du remboursement, d&#233;cision des politiques mon&#233;taires et &#233;conomiques, choix des politiques prioritaires, etc. En 2017, sur un budget de 5 672,4 milliards de francs congolais, 5,3 % sont allou&#233;s au remboursement de la dette. Elle constitue ainsi une d&#233;pense plus importante que l'agriculture qui repr&#233;sente 2,3 % du budget et presque aussi importante que le secteur de la sant&#233; qui en repr&#233;sente un peu plus de 6 %. Ce dernier a d'ailleurs &#233;t&#233; coup&#233; de plus de moiti&#233; entre les budgets 2016 et 2017 passant de pr&#232;s de 650 milliards de francs congolais en 2016 &#224; peine 300 milliards en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le budget de l'ann&#233;e 2017 contraste, en effet, fortement avec le budget initial de l'ann&#233;e 2016 qui se chiffrait initialement &#224; 8.476,4 milliards de francs congolais, soit une r&#233;duction de pr&#232;s d'un tiers en l'espace d'un an. En effet, dans le courant de l'ann&#233;e 2016, le gouvernement dut couper 22 % des d&#233;penses pr&#233;vues pour faire face &#224; une conjoncture internationale d&#233;favorable pour les minerais sur les march&#233;s internationaux. Depuis 2015, le budget de l'&#201;tat a &#233;t&#233; divis&#233; par 2, passant de plus de 8 milliards de dollars &#224; pr&#232;s de 4 milliards en 2017 |18|. Cette restriction t&#233;moigne bien de la d&#233;pendance du pays &#224; ses exportations et de la fragilit&#233; de l'&#233;conomie nationale. De telles coupes dans le budget peuvent avoir de lourdes cons&#233;quences. Elles entravent, la mise en &#339;uvre des politiques &#233;tatiques, l'atteinte d'objectifs visant &#224; la r&#233;duction de la pauvret&#233;, la mise en &#339;uvre du processus d&#233;mocratique et des &#233;lections, mais &#233;galement le bon fonctionnement de l'&#201;tat qui comprend, entre autres, le financement de l'&#233;ducation, priorit&#233; du gouvernement ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que l'objectif 2 des OMD &#8212; assurer l'&#233;ducation primaire pour tous &#8212; fut presque atteint en RDC, un pays de 70 millions d'habitants, o&#249; 60 % de la population a moins de 20 ans, promouvoir l'&#233;ducation est un objectif majeur pour assurer un avenir socio-&#233;conomique stable et viable. En effet, selon les Nations unies, le taux brut de scolarisation dans le primaire a atteint 98 % au terme des OMD. Ces chiffres peuvent cependant &#234;tre nuanc&#233;s. Par exemple, la finalit&#233; du second objectif des OMD r&#233;sidait dans l'acc&#232;s au cycle complet d'&#233;tudes primaires. Les enfants qui ne parviennent pas au bout de leur scolarit&#233; sont donc malgr&#233; tout compris dans ces chiffres. Ajout&#233; &#224; cela, la RDC, en plus de faire face &#224; de gros probl&#232;me de recensement, conna&#238;t de fortes disparit&#233;s entre les milieux ruraux et urbains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'atteindre l'objectif 2 des OMD, le gouvernement a consacr&#233; entre 15 et 20 % de son budget &#224; l'enseignement ces derni&#232;res ann&#233;es. Cependant, ce secteur m&#233;rite et n&#233;cessite un investissement soutenu sur la dur&#233;e et les r&#233;centes coupes dans le budget ne vont pas dans ce sens. La partie du budget consacr&#233;e &#224; l'enseignement a en effet &#233;t&#233; amput&#233;e de 20 % entre les exercices 2016 et 2017. Ce budget &#8212; qui comprend une partie du salaire des enseignants, la fourniture du mat&#233;riel scolaire, la construction d'&#233;coles, etc. &#8212; a pour but d'assurer la gratuit&#233; de l'enseignement, encore tr&#232;s loin d'&#234;tre &#233;tablie. Si celui-ci est menac&#233;, c'est toute la promotion de l'enseignement qui s'en voit entrav&#233;e. Sans ces politiques, les parents perdent le peu d'aide qu'ils re&#231;oivent pour financer l'&#233;ducation de leurs enfants et doivent y consacrer davantage d'argent, ce qui n'est pas &#224; la port&#233;e de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une ville o&#249; on lutte chaque jour pour tenter de manger &#224; sa faim, il faut en plus chercher l'argent pour le minerval (pay&#233; chaque trimestre), car dans la plupart des cas, si les familles ne sont pas &#224; jour de leurs cotisations, les enfants sont renvoy&#233;s de l'&#233;cole sans autre forme de proc&#232;s. Anny Boloko, une jeune veuve et m&#232;re de trois enfants explique : &#171; Je n'ose pas envoyer mes enfants &#224; l'&#233;cole &#187;, dit-elle, ajoutant n'avoir m&#234;me pas pu r&#233;unir de quoi acheter crayons ou uniformes. &#192; cette allure, &#171; je risque de ne pas les scolariser cette ann&#233;e &#187;, chuchote-t-elle |19|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a, par exemple, mis en place les &#171; frais d'intervention ponctuelle &#187; cens&#233;e r&#233;mun&#233;rer partiellement les professeurs et ainsi diminuer le co&#251;t exig&#233; aupr&#232;s des parents. Cependant les enseignants restent, dans plusieurs r&#233;gions, mal et souvent non r&#233;guli&#232;rement pay&#233;s par l'&#201;tat. Par cons&#233;quent, l'offre d'enseignant sur le march&#233; du travail est insuffisante. Les parents n'ont alors d'autres choix que de prendre en charge ces frais ou de d&#233;scolariser leurs enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les enfants des mines sont estim&#233;s &#224; plusieurs milliers rien que dans les mines au sud de Katanga &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants qui ne sont pas scolaris&#233;s faute d'argent doivent g&#233;n&#233;ralement travailler afin de participer aux minces revenus de la famille. Ils se retrouvent alors &#224; mendier dans la rue, &#224; ramasser des d&#233;chets ou &#224; travailler dans les mines o&#249; ils y sont recrut&#233;s pour leur moindre co&#251;t et leur docilit&#233;. Ces enfants des mines sont estim&#233;s &#224; plusieurs milliers rien que dans les mines au sud de Katanga et leur nombre, en perp&#233;tuelle augmentation, explose en p&#233;riode de vacances scolaires. En plus d'&#234;tre expos&#233;s aux risques d'&#233;boulement de galeries, ceux-ci peuvent travailler plus de 12 heures par jours, pieds nus, sans &#233;quipement ad&#233;quat et parfois expos&#233;s &#224; des mati&#232;res uranif&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre domaine qui illustre tr&#232;s justement les probl&#232;mes li&#233;s au budget et &#224; la situation &#233;conomique de la RDC, le secteur p&#233;nitencier. Bien que trop peu souvent abord&#233;, ce sujet donne une autre id&#233;e des difficult&#233;s rencontr&#233;es dans l'acc&#232;s aux services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Absence de protection sociale dans l'allocation du budget de l'administration p&#233;nitentiaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans la plupart de ces services, l'allocation du budget aux services p&#233;nitentiaires (la gestion des prisons) pose un s&#233;rieux probl&#232;me en RDC notamment en raison du manque de transparence dans la gestion des fonds re&#231;us. Cette opacit&#233; emp&#234;che un bon fonctionnement du syst&#232;me p&#233;nitentiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemple avec la prison de Makala. Cette prison, la seule de Kinshasa et ses 11 millions d'habitants, fut construite en 1958 sous la domination coloniale &#8212; au moment o&#249; la capitale &#233;tait peupl&#233;e de 500 000 habitants. Sa capacit&#233; d'accueil est de 1 500 personnes, mais elle compte &#224; ce jour un effectif qui avoisine 8000 prisonniers, dont 200 femmes et une centaine d'enfants. En analysant la part allou&#233;e &#224; l'administration p&#233;nitentiaire dans les Lois des Finances portant sur le budget de l'&#201;tat pour 2014, 2015 et 2016, on s'aper&#231;oit que le volume financier est dramatiquement faible, ce qui ne permet pas au gestionnaire de la prison de couvrir les besoins alimentaires de tous les prisonniers. Le budget allou&#233; n'est pas donn&#233; en fonction de l'effectif carc&#233;ral mais en fonction du budget disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; en 2015, Amnesty international d&#233;clarait que &#171; les prisonniers [sont] d&#233;tenus dans des &#233;tablissements d&#233;labr&#233;s, surpeupl&#233;s et insalubres. Plusieurs dizaines d'entre eux sont morts de malnutrition ou faute de soins adapt&#233;s &#187; |20|. Le budget d'&#201;tat ayant &#233;t&#233; r&#233;duit de 50 % depuis, les conditions de d&#233;tention ne peuvent qu'empirer. La prison fut d'ailleurs priv&#233;e d'eau durant plus de deux semaines au d&#233;but de l'ann&#233;e 2017. &#171; Les pensionnaires de la prison n'ont plus d'eau &#224; boire ni pour se laver ou encore pour cuire &#224; manger. L'environnement devient malsain &#187; alertait alors le directeur de la prison centrale |21|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, ces d&#233;tenus ne b&#233;n&#233;ficient pas des protections sociales et sanitaires minimales, ce qui entrave les initiatives de r&#233;duction de la pauvret&#233; et de pr&#233;vention de crise sanitaire. Ils ont th&#233;oriquement droit &#224; un repas /jour &#8212; le m&#234;me tous les jours et pendant toute l'ann&#233;e&#8212; servi habituellement le soir, constitu&#233; de haricots m&#233;lang&#233;s au ma&#239;s commun&#233;ment appel&#233; &#171; Vungul&#233; &#187;, transformation de l'expression &#171; vous mourez &#187;. En principe, l'autorit&#233; budg&#233;taire devrait d&#233;terminer la quantit&#233; et la qualit&#233; du repas par individu /jour, ce qui permettrait, au regard de la d&#233;claration universelle de droit de l'Homme, de nourrir chaque d&#233;tenu par jour selon le budget qui lui est accord&#233;. Ainsi, on aurait d&#251; allouer &#224; chaque d&#233;tenu ne serait-ce que 2$/jour. Malheureusement, au niveau local comme au niveau national, le budget a toujours &#233;t&#233; d&#233;ficitaire ce qui fait qu'on alloue un forfait &#224; la prison centrale de Makala qui ne prend pas en charge plus de 4000 prisonniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, comme indiqu&#233;, celui-ci est index&#233; sur le budget d'&#201;tat et varie donc fortement. Ce fonctionnement, en plus d'entra&#238;ner des violations de droits de l'Homme, questionne la gestion de la s&#233;curit&#233; de cet &#233;tablissement, ici pris &#224; titre d'exemple. Les r&#233;cents &#233;v&#233;nements du mois de mai viennent d'ailleurs alimenter ce constat. Le mercredi 17 mai, 20 ans jour pour jour apr&#232;s l'entr&#233;e de Laurent D&#233;sir&#233; Kabila dans Kinshasa, une trentaine d'assaillants parvinrent &#224; provoquer l'&#233;vasion de plus de 4 500 prisonniers |22|. Cette attaque in&#233;dite pousse encore le pays vers une situation d'ins&#233;curit&#233; et remet d'autant plus en question les m&#233;thodes de gestion du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si cela ne suffisait pas, la situation en prison n'&#233;tant pas statique, mais dynamique, l'administration p&#233;nitentiaire re&#231;oit plus d'entr&#233;es que de sorties, ce qui bouleverse davantage la donne. Cette prison sert en effet de v&#233;ritable d&#233;barras. Au c&#244;t&#233; des violeurs et meurtriers, on y trouve de nombreuses personnes condamn&#233;es pour injure publique, simple bagarre ou insolvabilit&#233;. De m&#234;me que de nombreux prisonniers politiques comme Fred, militant du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) accus&#233; d'avoir &#171; complot&#233; contre la vie et la personne du chef de l'&#201;tat &#187;, ou encore Christopher Ngoyi Mutamba, coordonnateur de la soci&#233;t&#233; civile, incarc&#233;r&#233; lors des manifestations contre la r&#233;forme &#233;lectorale, le 20 janvier. Ainsi, cette prison, tel un lieu d'exil o&#249; l'eau et la nourriture se font rares, permet d'&#233;carter de la soci&#233;t&#233; toute personne d&#233;termin&#233;e &#224; faire entendre sa voix ou qui contrarie le pouvoir en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mal&#233;diction de la RDC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la d&#233;couverte de ces terres d'abondances, l'histoire ne fit pas de concession &#224; la RDC. L'exploitation de cet immense territoire n&#233;cessita soumission et violence &#224; grande &#233;chelle durant la p&#233;riode de colonisation. Suite &#224; l'ind&#233;pendance, le drame ne fit malheureusement que se prolonger le 5 septembre 1962 avec l'assassinat de Patrice Lumumba qui cherchait &#224; &#171; cr&#233;er une &#233;conomie nationale prosp&#232;re qui consacrera [l'] ind&#233;pendance &#233;conomique &#187; |23|. Avec le soutien des services secrets belges, ce jeune leader sera rapidement effac&#233; au profit du mar&#233;chal Joseph Mobutu. Celui-ci pillera le pays avec la complicit&#233; de la Banque mondiale et du FMI des ann&#233;es durant et, avec sa gestion et ses pratiques n&#233;olib&#233;rales, d&#233;stabilisera le pays durablement. Depuis, le peuple congolais court apr&#232;s sa souverainet&#233; et demeure mendiant de ses propres droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces institutions, la Banque mondiale et le FMI, ont pour objectif proclam&#233; d'amener le pays au d&#233;veloppement, &#224; la transparence, &#224; ce qu'ils appellent &#171; la bonne gouvernance &#187;, de promouvoir la stabilit&#233; des changes, d'&#233;radiquer la pauvret&#233;, etc. Dans la continuit&#233; de la mentalit&#233; faussement bien-pensante qui justifiait la colonisation, on impose ainsi un fonctionnement &#233;conomique au pays du tiers monde. Cette m&#233;thode a tous les effets inverses &#224; ceux annonc&#233;s puisqu'elle tue dans l'&#339;uf toute perspective de d&#233;veloppement solide, fragilise les &#201;tats du Sud et les cantonne au rang de pays de la p&#233;riph&#233;rie du monde, fournisseur en mati&#232;re premi&#232;re, dont la finalit&#233; n'est que d'assurer la prosp&#233;rit&#233; des puissances &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me dette, impos&#233; &#224; la RDC suite &#224; son ind&#233;pendance, permit donc aux pays industrialis&#233;s, aux anciennes m&#233;tropoles et aux institutions qui les repr&#233;sentent, de r&#233;pondre &#224; des besoins g&#233;ostrat&#233;giques, de maintenir les populations dans un &#233;tat de servitude et, par-dessus tout, de garder une main mise sur les importantes r&#233;serves en mati&#232;res premi&#232;res du pays, de perp&#233;tuer l'exploitation intensive et de tirer des avantages &#233;conomiques consid&#233;rables. Les diff&#233;rents programmes et initiatives ne firent que consolider l'ordre &#233;tabli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, bien que le pays ait r&#233;cemment investi dans certains services &#224; la population, comme l'&#233;ducation, son syst&#232;me &#233;conomique impos&#233; de l'ext&#233;rieur et bas&#233; sur les exportations montre ses faiblesses et entrave la prise en main d'un r&#233;el pouvoir de d&#233;cision ainsi que la mise en &#339;uvre des programmes politiques, aussi efficaces soient-ils. Se pliant aux dogmes n&#233;olib&#233;raux, la RDC s'appuie sur un &#171; revenu &#187; qui fluctue, ce qui est incompatible avec les besoins et attentes de la population. Celle-ci ne peut se permettre d'attendre plusieurs ann&#233;es que le cours des mati&#232;res premi&#232;res revienne &#224; la hausse pour pouvoir acc&#233;der &#224; ses droits les plus fondamentaux. G&#233;ant au pied d'argile, le Congo-Kinshasa (RDC), l'un des pays les plus riches en ressources naturelles de la plan&#232;te, vit cet avantage comme une mal&#233;diction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|1| &lt;a href=&#034;https://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/CESSOU/56889&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/CESSOU/56889&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|2| &lt;a href=&#034;http://www.budget.gouv.cd/2012/budget2017/1_expose_des_motifs_plf_2017.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.budget.gouv.cd/2012/budget2017/1_expose_des_motifs_plf_2017.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|3| &lt;a href=&#034;http://www.budget.gouv.cd/budget-2017/projet-du-budget-2017/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.budget.gouv.cd/budget-2017/projet-du-budget-2017/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|4| &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/planete/1997/06/04/fortune-de-mobutu-les-banques-suisses-trouvent-205-millions_207940&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.liberation.fr/planete/1997/06/04/fortune-de-mobutu-les-banques-suisses-trouvent-205-millions_207940&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|5| &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/La-dette-exterieure-de-la-RDC-Une&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/La-dette-exterieure-de-la-RDC-Une&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|6| A. ZACHARIE. Mondialisation, qui gagne, qui perd ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|7| &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/La-dette-exterieure-de-la-RDC-Une&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/La-dette-exterieure-de-la-RDC-Une&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|8| La doctrine de la dette odieuse, formul&#233;e par Alexander Sack en 1927, constitue une source du droit international public, en vertu de l'article 38 du Statut de la Cour Internationale de Justice (CIJ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|9| &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/La-dette-exterieure-de-la-RDC-Une&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/La-dette-exterieure-de-la-RDC-Une&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|10| Celle-ci &#233;tant contract&#233;e en dollars, elle doit &#234;tre rembours&#233;e en dollars. L'apport de devises via l'exportation est donc primordial au remboursement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|11| &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/La-dette-de-Mobutu,701&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/La-dette-de-Mobutu,701&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|12| O. Bonfond, dans &#171; Il faut tuer TINA &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|13| &lt;a href=&#034;https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Financial-Information/RDC%20-%20Document%20relatif%20au%20point%20d'ach&#232;vement%20PPTE%20renforc&#233;e.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Financial-Information/RDC%20-%20Document%20relatif%20au%20point%20d'ach&#232;vement%20PPTE%20renforc&#233;e.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|14| &lt;a href=&#034;http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/DT.DOD.DECT.CD?locations=CD&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/DT.DOD.DECT.CD?locations=CD&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|15| &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/La-dette-de-Mobutu,701&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/La-dette-de-Mobutu,701&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|16| ONU. R&#233;solution 20/10 du 18 juillet 2012 du Conseil des droits de l'homme. Disponible sur &lt;a href=&#034;https://documents-ddsny.un.org/doc/RESOLUTION/GEN/G12/162/02/PDF/G1216202.pdf?OpenElement&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://documents-ddsny.un.org/doc/RESOLUTION/GEN/G12/162/02/PDF/G1216202.pdf?OpenElement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|17| &lt;a href=&#034;http://dgdp-rdc.org/wp-content/uploads/2016/08/bul-stat-08-2015.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://dgdp-rdc.org/wp-content/uploads/2016/08/bul-stat-08-2015.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|18| &lt;a href=&#034;https://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-le-projet-de-budget-2017-a-nouveau-serieusement-revu-a-la-baisse?id=9440175&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-le-projet-de-budget-2017-a-nouveau-serieusement-revu-a-la-baisse?id=9440175&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|19| &lt;a href=&#034;http://www.jeuneafrique.com/depeches/356412/societe/rd-congo-a-kinshasa-rentree-scolaire-rime-toujours-galere/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.jeuneafrique.com/depeches/356412/societe/rd-congo-a-kinshasa-rentree-scolaire-rime-toujours-galere/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|20| &lt;a href=&#034;https://www.amnesty.be/je-veux-m-informer/rapports-annuels/rapport-annuel-2014-2015/afrique-2245/article/republique-democratique-du-congo-24090&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.amnesty.be/je-veux-m-informer/rapports-annuels/rapport-annuel-2014-2015/afrique-2245/article/republique-democratique-du-congo-24090&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|21| &lt;a href=&#034;http://www.radiookapi.net/2017/01/16/actualite/en-bref/kinshasa-penurie-deau-la-prison-de-makala#sthash.xN5gSkWP.dpuf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.radiookapi.net/2017/01/16/actualite/en-bref/kinshasa-penurie-deau-la-prison-de-makala#sthash.xN5gSkWP.dpuf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|22| BENETTI. P. En RDC, des centaines de d&#233;tenus de Makala &#171; se font la malle &#187; le jour de la F&#234;te de la lib&#233;ration. Le Monde. 18 mai 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|23| Patrice LUMUMBA. Discours de Patrice Lumumba du 30 juin 1960. In La Pens&#233;e politique de Patrice Lumumba. Pr&#233;sence africaine. Paris, 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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