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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Moyen-Orient : &#171; Une guerre est &#224; l'horizon &#187;</title>
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		<dc:date>2018-05-21T19:15:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philip Golub</dc:creator>


		<dc:subject>Proche-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Syrie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2018-05-22</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux jours apr&#232;s le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucl&#233;aire iranien, Isra&#235;l a men&#233; des raids a&#233;riens meurtriers contre des cibles iraniennes en Syrie en repr&#233;sailles &#224; des tirs attribu&#233;s &#224; la R&#233;publique islamique. D&#233;cryptage de cette escalade de tensions avec Philip Golub, professeur de relations internationales &#224; l'Universit&#233; am&#233;ricaine de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de la revue Regards. &lt;br class='autobr' /&gt;
Philip Golub est professeur de relations internationales &#224; l'Universit&#233; am&#233;ricaine de Paris et auteur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2018-05-22-+" rel="tag"&gt;Edition du 2018-05-22&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton34899-65153.jpg?1781251937' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux jours apr&#232;s le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucl&#233;aire iranien, Isra&#235;l a men&#233; des raids a&#233;riens meurtriers contre des cibles iraniennes en Syrie en repr&#233;sailles &#224; des tirs attribu&#233;s &#224; la R&#233;publique islamique. D&#233;cryptage de cette escalade de tensions avec Philip Golub, professeur de relations internationales &#224; l'Universit&#233; am&#233;ricaine de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de la &lt;a href=&#034;http://www.regards.fr/monde/article/moyen-orient-une-guerre-est-a-l-horizon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;revue Regards&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philip Golub est professeur de relations internationales &#224; l'Universit&#233; am&#233;ricaine de Paris et auteur notamment de East Asia's Reemergence et de Une autre histoire de la puissance am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Regards. Cette nuit, pour la premi&#232;re fois, des roquettes attribu&#233;es &#224; l'Iran ont &#233;t&#233; tir&#233;es vers Isra&#235;l qui a ripost&#233;. S'agit-il de la premi&#232;re cons&#233;quence concr&#232;te de la sortie de l'accord iranien par les Etats-Unis de Donald Trump ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philip Golub. Il y a une dynamique d'escalade en cours au Moyen-Orient et dans le Golfe stimul&#233;e par la d&#233;cision de Donald Trump de sortir de l'accord nucl&#233;aire avec l'Iran. Depuis l'annonce du pr&#233;sident am&#233;ricain, le gouvernement de Netanyahu en Isra&#235;l se sent beaucoup plus libre que par le pass&#233; d'engager des op&#233;rations offensives contre l'Iran et ses alli&#233;s en Syrie o&#249; l'Iran a d&#233;velopp&#233; une influence importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de Trump de se retirer de l'accord nucl&#233;aire avec l'Iran ouvre n&#233;cessairement la voie &#224; une escalade des hostilit&#233;s entre Isra&#235;l et l'Iran, et, de facto, &#224; une confrontation entre les Etats-Unis et l'Iran. Les cons&#233;quences pourraient donc &#234;tre tr&#232;s p&#233;rilleuses pour la paix r&#233;gionale, mais aussi pour la paix mondiale dans la mesure o&#249; la Russie est un acteur important dans la r&#233;gion et que d'autres acteurs comme la Turquie ont des int&#233;r&#234;ts importants sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette sortie de l'accord iranien &#233;tait pourtant attendue&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cision de Donald Trump est un choix qu'il a annonc&#233; depuis longtemps ; il l'a finalement mise en &#339;uvre en d&#233;pit des tensions diplomatiques que cela engendre avec les pays europ&#233;ens signataires de l'accord JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action) et avec la Russie et la Chine qui en sont cosignataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retrait est fond&#233; sur l'id&#233;e d'un changement de r&#233;gime en Iran, m&#234;me si cet objectif n'a jamais &#233;t&#233; formul&#233; explicitement. Pour la droite am&#233;ricaine, il s'agit de faire tomber la R&#233;publique islamique et d'y installer un nouveau r&#233;gime, sans que l'on ait la moindre id&#233;e de ce que pourrait &#234;tre ce dernier. Il ne fait aucun doute que le calcul est erron&#233; : les pression ext&#233;rieures, &#233;conomiques et militaires, vont consolider les &#233;l&#233;ments les plus intransigeants de la R&#233;publique islamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif d'un changement de r&#233;gime par la force &#8211; une combinaison de pressions &#233;conomiques et militaires &#8211; est partag&#233; &#224; la fois par le gouvernement de Netanyahu en Isra&#235;l et par l'Arabie Saoudite. De facto, l'Arabie Saoudite a forg&#233; une alliance strat&#233;gique avec Isra&#235;l et, bien s&#251;r, avec l'administration Trump. Le royaume a pour priorit&#233; strat&#233;gique premi&#232;re l'endiguement de l'Iran et le renversement de la R&#233;publique islamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette alliance tripartite Etats-Unis &#8211; Isra&#235;l &#8211; Arabie Saoudite agit avec des motivations communes, notamment celle de contenir agressivement l'influence r&#233;gionale de l'Iran, croissante depuis l'invasion am&#233;ricaine de l'Irak en 2003. Les trois alli&#233;s sont aujourd'hui clairement dans une posture guerri&#232;re vis-&#224;-vis de l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la position de Bachar Al-Assad en Syrie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime syrien est faible et n'a surv&#233;cu ces derni&#232;res ann&#233;es que gr&#226;ce au soutien de ses alli&#233;s russe et iranien. La Syrie n'est pas en mesure d'agir comme acteur autonome dans le jeu qui s'annonce. Elle n'en a pas les moyens militaires : les batteries anti-a&#233;riens syriennes n'ont apparemment &#233;t&#233; d'aucun effet contre l'aviation isra&#233;lienne. Il est important de bien prendre en consid&#233;ration l'importante disparit&#233; technologico-militaire entre Isra&#235;l et la Syrie, tout comme entre Isra&#235;l et l'Iran. La Russie pourrait &#233;ventuellement pallier en partie cette in&#233;galit&#233;, mais cela impliquerait une entr&#233;e en conflit directe entre la Russie et Isra&#235;l, hypoth&#232;se totalement exclue &#224; ce stade par le gouvernement de Vladimir Poutine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe bien une contre-alliance Russie &#8211; Iran &#8211; Syrie de Bachar Al-Assad mais elle souffre, d'un c&#244;t&#233;, de la faiblesse &#233;conomique de la Russie dont la puissance ne peut pas &#234;tre compar&#233;e &#224; celle des Etats-Unis et, de l'autre c&#244;t&#233;, de la faible l&#233;gitimit&#233; et de la faible autonomie du gouvernement syrien : il ne repr&#233;sente qu'une partie de la population syrienne et n'est pas souverain sur la totalit&#233; du territoire. L'Iran se retrouve ainsi soutenue par une Russie aux moyens limit&#233;s, et une Syrie tr&#232;s affaiblie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle place pour l'Europe &#8211; et la France &#8211; dans ces conflits ? Ne serait-ce pas l'occasion pour la diplomatie europ&#233;enne et fran&#231;aise de reprendre le leadership dans la r&#233;gion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Penser que la France ou l'Europe pourraient reprendre le leadership au Moyen-Orient et dans le Golfe est, me semble-t-il, illusoire. Il leur faudrait faire preuve d'une unit&#233; de vision et de volont&#233; qu'elles n'ont pas. L'Europe va se retrouver dans une situation extr&#234;mement difficile puisque les Etats-Unis vont bient&#244;t r&#233;imposer des sanctions extraterritoriales sur toutes les entreprises ou instituions financi&#232;res qui, depuis l'accord de JCPOA, ont r&#233;investi l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces entreprises vont &#234;tre assujetties aux lois extraterritoriales am&#233;ricaines et se verront imposer des p&#233;nalit&#233;s lourdes si elles ne respectent pas les termes de la loi am&#233;ricaine et l'embargo am&#233;ricain. Or, le march&#233; am&#233;ricain est de la plus haute importance pour toutes les entreprises internationales ou transnationales du monde, celles de l'Europe aussi, bien entendu. Son acc&#232;s est donc une priorit&#233; &#233;conomique essentielle ; en l'absence d'une politique europ&#233;enne commune hardie, ces entreprises n'auront d'autre choix que de se plier aux sanctions am&#233;ricaines, au diktat am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'on appelle, en mati&#232;re de relations internationales, le pouvoir structurel des Etats-Unis : leur position structurelle dans le syst&#232;me &#233;conomique mondial leur permet d'imposer leurs pr&#233;f&#233;rences aux autres acteurs et de contraindre leurs choix. C'est un cas d'&#233;cole illustrant une situation d'asym&#233;trie dans la r&#233;gulation internationale : les europ&#233;ens n'ont pas, pour l'heure, les moyens de r&#233;pliquer efficacement aux lois extraterritoriales am&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Europe peut-elle s'imposer comme un interlocuteur de premier plan ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les Europ&#233;ens voulaient contrer les sanctions extraterritoriales am&#233;ricaines, il faudrait qu'ils mettent en place eux-m&#234;mes des r&#233;gimes similaires dirig&#233;s contre des entreprises am&#233;ricaines. Ce qui ne se fera pas &#233;tant donn&#233; les liens tr&#232;s &#233;troits qu'entretiennent toutes les entreprises europ&#233;ennes avec le march&#233; am&#233;ricain et la crainte des europ&#233;ens, au niveau politique, d'une rupture brutale avec les Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc : non, pour toutes ces raisons, je ne crois pas que l'Europe puisse d&#233;velopper une position de leadership au Moyen-Orient. Au mieux, ce qu'elle pourrait faire &#8212; &#233;ventuellement sous direction fran&#231;aise (&#233;ventuellement car Emmanuel Macron n'a pas fait preuve, &#224; Washington, d'une grande autonomie vis-&#224;-vis des Etats-Unis) &#8212;, c'est essayer, en restant dans l'accord avec T&#233;h&#233;ran, de d&#233;velopper une alternative diplomatique et tenter de trouver les moyens de commercer avec l'Iran, contourner les sanctions am&#233;ricaines et assurer ainsi la d&#233;nucl&#233;arisation de l'Iran. Mais en supposant que ce soit possible, ce qui est peu probable, cela prendra du temps et n&#233;cessitera la mise en place d'une politique commune europ&#233;enne qui fait cruellement d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais est-ce que Donald Trump est suivi, sur la question iranienne, par le Parti r&#233;publicain ? Et y a-t-il une vraie opposition de la part du Parti d&#233;mocrate ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la question du JCPOA, l'ancien pr&#233;sident des Etats-Unis, Barack Obama, et son ancien ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, John Kerry, ont tous deux d&#233;nonc&#233; dans des termes assez forts la sortie de Trump de l'accord, estimant qu'il s'agit d'une tr&#232;s grave erreur au plan &#224; la fois moral et strat&#233;gique. Et cette vision est celle d'un tr&#232;s grand nombre d'experts. Seulement, le probl&#232;me, c'est que ces experts ne sont pas &#233;cout&#233;s par l'administration actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la question iranienne, le Parti r&#233;publicain fait bloc autour du pr&#233;sident. La droite am&#233;ricaine conteste depuis toujours la l&#233;gitimit&#233; de la R&#233;publique islamique, et est engag&#233;e depuis des d&#233;cennies dans une diplomatie coercitive dont l'objectif a toujours &#233;t&#233; la chute du r&#233;gime. Plus largement, les relations irano-am&#233;ricaines depuis 1979 sont ex&#233;crables, marqu&#233;es par la conflictualit&#233;. Mais il existe deux types de voix : les voix rationnelles qui estiment qu'existent des marges de man&#339;uvre diplomatiques, et les voix guerri&#232;res. Les premi&#232;res ne veulent pas un encha&#238;nement d'&#233;v&#233;nements qui conduiraient &#224; une guerre aux cons&#233;quences impr&#233;visibles ; les secondes promeuvent l'id&#233;e d'une restructuration de la r&#233;gion par la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre facteur : le Parti r&#233;publicain, mais aussi une fraction du Parti d&#233;mocrate, soutient une politique anti-iranienne agressive parce qu'ils sont tr&#232;s proches du gouvernement isra&#233;lien. Le pr&#233;sident a choisi. Et il a l'autorit&#233; et le pouvoir constitutionnel de faire ce type de choix. D'autant qu'en l'esp&#232;ce, il a le soutien d'une majorit&#233; des membres des deux chambres du Congr&#232;s. On ne voit pas de possibilit&#233; pour qu'&#233;merge une opinion majoritaire au Congr&#232;s favorable au JCPOA. Ce n'est donc pas une opposition interne qui pourrait changer la donne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui, au fond, motive Donald Trump dans cette d&#233;cision de sortie de l'accord iranien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique internationale de l'administration Trump est une politique de puissance, une politique nationaliste qui met les int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains au-dessus des accords multilat&#233;raux, du droit international et, bien s&#251;r, des institutions internationales. On assiste en ce moment au d&#233;veloppement d'un souverainisme am&#233;ricain qu'on avait d&#233;j&#224; vu &#224; l'&#339;uvre sous George W. Bush lors de l'invasion de l'Irak. Aujourd'hui, il prend toute son ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a de la part de l'administration Trump un effort d&#233;lib&#233;r&#233; de d&#233;construction de l'ordre international multilat&#233;ral construit apr&#232;s 1945, une volont&#233; de retour aux conditions d'avant 1914 caract&#233;ris&#233;es par la lutte pour le pouvoir entre nations cherchant des gains relatifs par rapport aux autres. C'est d'ailleurs pr&#233;sent&#233; ainsi explicitement dans le document National Security Strategy 2017 (le document officiel de la Maison blanche qui sort tous les ans sur la strat&#233;gie de s&#233;curit&#233; nationale). Dans sa section III sur la politique internationale, on peut lire que &#171; la lutte pour le pouvoir est une continuit&#233; centrale de l'Histoire &#187; et que &#171; la p&#233;riode actuelle ne fait pas exception &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trump porte une vision ultranationaliste d'un monde dans lequel les relations internationales seraient un jeu &#224; somme nulle o&#249; les gains des uns entra&#238;nent n&#233;cessairement les pertes des autres. Dans cette vision, qui se conjugue au militarisme, la coercition est con&#231;ue comme moyen premier (et non pas dernier) d'action dans le monde. La guerre en est l'horizon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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