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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>&#171; Un nouveau syst&#232;me d'&#233;changes &#233;merge &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Un-nouveau-systeme-d-echanges-emerge</link>
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		<dc:date>2019-05-20T21:33:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Benito Perez</dc:creator>


		<dc:subject>V&#233;n&#233;zuela</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;n&#233;zuela</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-05-21</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;P. C. : La premi&#232;re loi de sanctions date de d&#233;cembre 2014 et visait des membres des autorit&#233;s v&#233;n&#233;zu&#233;liennes (suivies depuis par la Suisse et l'UE, ndlr). Mais l'embargo se met en place principalement depuis 2016, lorsque des comptes bancaires sont ferm&#233;s sans explication, par exemple &#224; la Citibank ou &#224; la Commerzbank. On fait courir des bruits de faillite et des plaintes sont d&#233;pos&#233;es contre des int&#233;r&#234;ts v&#233;n&#233;zu&#233;liens. Les blocages vont croissant jusqu'aux premi&#232;res sanctions financi&#232;res (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique centrale et du sud&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Venezuela-+" rel="tag"&gt;V&#233;n&#233;zuela&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Venezuela-351-+" rel="tag"&gt;V&#233;n&#233;zuela&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-05-21-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-05-21&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton39234-2920a.png?1782023439' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;P. C. : La premi&#232;re loi de sanctions date de d&#233;cembre 2014 et visait des membres des autorit&#233;s v&#233;n&#233;zu&#233;liennes (suivies depuis par la Suisse et l'UE, ndlr). Mais l'embargo se met en place principalement depuis 2016, lorsque des comptes bancaires sont ferm&#233;s sans explication, par exemple &#224; la Citibank ou &#224; la Commerzbank. On fait courir des bruits de faillite et des plaintes sont d&#233;pos&#233;es contre des int&#233;r&#234;ts v&#233;n&#233;zu&#233;liens. Les blocages vont croissant jusqu'aux premi&#232;res sanctions financi&#232;res globales, notamment contre PDVSA, prises en 2017.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les sanctions &#233;tasuniennes impactent-elles l'&#233;conomie du Venezuela ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P. C. : La premi&#232;re loi de sanctions date de d&#233;cembre 2014 et visait des membres des autorit&#233;s v&#233;n&#233;zu&#233;liennes (suivies depuis par la Suisse et l'UE, ndlr). Mais l'embargo se met en place principalement depuis 2016, lorsque des comptes bancaires sont ferm&#233;s sans explication, par exemple &#224; la Citibank ou &#224; la Commerzbank. On fait courir des bruits de faillite et des plaintes sont d&#233;pos&#233;es contre des int&#233;r&#234;ts v&#233;n&#233;zu&#233;liens. Les blocages vont croissant jusqu'aux premi&#232;res sanctions financi&#232;res globales, notamment contre PDVSA, prises en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis lors, le pays ne peut plus emprunter, ni ren&#233;gocier sa dette aupr&#232;s des op&#233;rateurs traditionnels. Le fait de devoir &#233;viter le syst&#232;me swift (r&#233;seau interbancaire, ndlr) pour effectuer des transactions induit aussi des co&#251;ts importants. Le gouvernement des &#201;tats-Unis a aussi pris un d&#233;cret qui sanctionne les pays qui commerceraient avec le Venezuela contre de l'or. Il faut aussi citer les saisies de biens v&#233;n&#233;zu&#233;liens aux &#201;tats-Unis et dans des pays alli&#233;s. Et bien s&#251;r les restrictions aux ventes de p&#233;trole&#8230; L'ensemble des mesures unilat&#233;rales de Washington ont d&#233;j&#224; co&#251;t&#233; 21 milliards de dollars. Ce qui correspond &#224; trois ans et demi d'importation d'aliments pour l'ensemble des V&#233;n&#233;zu&#233;liens !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre aspect, moins connu, est la manipulation de l'indice du risque-pays&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon Wikipedia, cet indice &#224; destination des investisseurs est composite : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; par les agences de notation financi&#232;re. D&#232;s 2016, le Venezuela s'est retrouv&#233; avec l'indice le plus &#233;lev&#233; au monde, au-dessus des pays en guerre ! Or l'Etat paie rigoureusement et ponctuellement ses dettes. Aujourd'hui, avec un indice de 5000 points, nous devrions accepter des int&#233;r&#234;ts de 50% sur les march&#233;s des capitaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On peine &#224; croire que les agences de notation mettent en jeu leur cr&#233;dibilit&#233;, qui est leur atout premier, en trafiquant leurs calculs pour des raisons politiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant : nous avons reproduit l'indice dans toutes ses dimensions &#8211; dette, paiement des traites, production, exportations, etc. &#8211;, nos r&#233;sultats&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire La Mano visible del mercado (La Main visible du march&#233;) sur le site de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; divergent totalement ! Et l'on remarque que les d&#233;tenteurs de bons v&#233;n&#233;zu&#233;liens les ont conserv&#233;s malgr&#233; ce &#171; risque &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;changes entre le Venezuela et l'Europe sont-ils affect&#233;s par les mesures unilat&#233;rales &#233;tasuniennes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les relations commerciales se maintiennent. De tr&#232;s nombreuses entreprises europ&#233;ennes et m&#234;me suisses, comme Nestl&#233;, continuent de produire et de vendre au Venezuela. Le probl&#232;me est principalement financier, le syst&#232;me international &#233;tant r&#233;gi par le dollar et des organismes li&#233;s aux Etats-Unis. Des acteurs europ&#233;ens, tels que [la chambre de compensation] Euroclear, ont saisi des avoirs v&#233;n&#233;zu&#233;liens ou refusent de travailler avec le Venezuela, comme le Credit Suisse. Enfin, nous rencontrons des difficult&#233;s avec nos bateaux retenus dans les ports, ce qui induit des co&#251;ts multiples (personnel, entretien, pertes de marchandises, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il des actifs du Venezuela retenus &#224; l'&#233;tranger ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principales saisies concernent la filiale &#233;tasunienne de PDVSA, CITGO, &#233;valu&#233;es autour de 18 milliards. En Europe, la principale perte provient d'Euroclear, qui bloque 1,6 milliard de dollars et provoque une perte de valeur de nos titres d'un demi-milliard. La Banque d'Angleterre retient, elle, 1,2 milliard en or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui a donn&#233; l'ordre de r&#233;aliser ces blocages ? Y a-t-il une base l&#233;gale comme aux Etats-Unis ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne conna&#238;t pas le motif de ces blocages. Aucune base l&#233;gale ni d&#233;cision de justice ne le justifient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement a-t-il saisi les tribunaux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a annonc&#233; des recours l&#233;gaux. Mais concr&#232;tement, je ne sais pas s'il y a eu des actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles mesures le Venezuela a-t-il mis en place pour r&#233;pondre &#224; l'embargo ? Qu'en est-il de la monnaie alternative &#171; petro &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le petro est une cryptodevise lanc&#233;e pour contourner le syst&#232;me financier international. Mais Donald Trump a r&#233;agi en mena&#231;ant de r&#233;torsions tout acteur qui accepterait cette monnaie, comme il l'avait fait avec l'or. Au final, l'alternative a consist&#233; &#224; traiter avec nos principaux alli&#233;s &#8211; Turquie, Iran, Russie, Chine &#8211;, malgr&#233; le fait que la distance qui nous s&#233;pare de ces pays rench&#233;rit aussi les co&#251;ts. Cela se fait notamment par le troc ou avec le petro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Venezuela peut-il se relever ? La Chine et la Russie repr&#233;sentent-ils une alternative cr&#233;dible ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le Venezuela a de grandes ressources naturelles et sa dette externe, en comparaison internationale, est parfaitement soutenable. Bien s&#251;r, &#224; court terme, le pays rencontrera de tr&#232;s graves difficult&#233;s &#224; se passer des Etats-Unis, dont nous d&#233;pendions encore pour 30% &#224; 40% de nos &#233;changes, ainsi que de ses proches alli&#233;s. Notre d&#233;pendance est aussi technologique, pour la production ou le transport. Mais la Russie, la Chine et aussi l'Inde sont d'importantes puissances &#233;conomiques. Qui plus est, cela fait des ann&#233;es que nos &#233;changes commerciaux se renforcent. Ces pays peuvent absorber une bonne part de notre p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouveau syst&#232;me d'&#233;changes internationaux est en train d'&#233;merger. Les BRICS, notamment la Chine, ont d&#233;cid&#233; d'adosser leur monnaie &#224; l'or. Cela inqui&#232;te beaucoup les Etats-Unis, qui viennent de prendre une mesure similaire. Ce n'est pas un hasard s'ils attaquent violemment le Venezuela, pays disposant des premi&#232;res r&#233;serves mondiales d'or, soit plus de 7000 tonnes, dont 165 dans les r&#233;serves de la Banque centrale ! Nous sommes un rouage d'une bataille g&#233;opolitique. Mais &#224; moyen terme, je ne suis pas pessimiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PROPOS RECUEILLIS PAR BPZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon Wikipedia, cet indice &#224; destination des investisseurs est composite : contexte politique, situation financi&#232;re ext&#233;rieure, solvabilit&#233; de l'Etat, vuln&#233;rabilit&#233; &#224; un retrait de capitaux, fragilit&#233; du secteur bancaire, croissance et solidit&#233; de la croissance &#224; long terme, comportement de paiement pour les grands contrats.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire La Mano visible del mercado (La Main visible du march&#233;) sur le site de Pasqualina Curcio.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Selon les &#233;conomistes &#233;tasuniens Jeffrey Sachs et Mark Weisbrot, sans cette intervention, le pays aurait pu se relever </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Selon-les-economistes-etasuniens-Jeffrey-Sachs-et-Mark-Weisbrot-sans-cette</link>
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		<dc:date>2019-05-20T21:22:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Benito Perez</dc:creator>


		<dc:subject>V&#233;n&#233;zuela</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;n&#233;zuela</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-05-21</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Courrier - Suisse &lt;br class='autobr' /&gt; L'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne s'enfonce jour apr&#232;s jour dans la crise, tout le monde en convient. Mais l'impact des pressions &#233;conomiques &#233;trang&#232;res, &#233;tasuniennes, dans ces immenses difficult&#233;s fait d&#233;bat. Excuse du gouvernement pour masquer la faillite de sa politique (lire ci-dessous), ou principale cause des difficult&#233;s v&#233;n&#233;zu&#233;liennes, partisans et adversaires du processus bolivarien s'accrochent &#224; leurs certitudes. D'o&#249; l'importance du rapport1 publi&#233; &#224; la fin avril (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique centrale et du sud&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Venezuela-+" rel="tag"&gt;V&#233;n&#233;zuela&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Venezuela-351-+" rel="tag"&gt;V&#233;n&#233;zuela&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-05-21-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-05-21&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L114xH150/arton39232-3344f.png?1782023439' class='spip_logo spip_logo_right' width='114' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Courrier - Suisse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne s'enfonce jour apr&#232;s jour dans la crise, tout le monde en convient. Mais l'impact des pressions &#233;conomiques &#233;trang&#232;res, &#233;tasuniennes, dans ces immenses difficult&#233;s fait d&#233;bat. Excuse du gouvernement pour masquer la faillite de sa politique (lire ci-dessous), ou principale cause des difficult&#233;s v&#233;n&#233;zu&#233;liennes, partisans et adversaires du processus bolivarien s'accrochent &#224; leurs certitudes. D'o&#249; l'importance du rapport1 publi&#233; &#224; la fin avril par le Center for Economic and Policy Research (CEPR), un think tank bas&#233; &#224; Washington, progressiste mais peu suspect de propagandisme chaviste, qui accuse les sanctions &#233;tasuniennes d'avoir accentu&#233; les p&#233;nuries au point d'&#234;tre responsables de la mort de quelque 40 000 V&#233;n&#233;zu&#233;liens en 2018.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'embargo dict&#233; par Donald Trump met le Venezuela au supplice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sanctions d&#233;vastatrices&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les auteurs de l'&#233;tude, le codirecteur du CEPR Mark Weisbrot et le professeur Jeffrey Sachs, de la Columbia University, les entraves mises en place par le gouvernement de Donald Trump aux transactions financi&#232;res du Venezuela ont non seulement &#171; aggrav&#233; la crise &#187; mais elles rendraient &#171; presque impossible la stabilisation de l'&#233;conomie &#187;. Concr&#232;tement, les chercheurs notent que si le PIB du pays avait d&#233;j&#224; chut&#233; de 24% en quatre ans (20132016), la d&#233;gringolade s'est tr&#232;s nettement acc&#233;l&#233;r&#233;e apr&#232;s le 25 ao&#251;t 2017, date des premi&#232;res sanctions d'envergure contre Caracas. Pour la seule ann&#233;e 2018, la chute est estim&#233;e &#224; 16,7%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Facteur principal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parall&#232;le colombien : des revenus du p&#233;trole dont la baisse, d&#233;j&#224; constat&#233;e depuis vingt mois, se multiplie d&#232;s lors par trois. Une chute partiellement due aux difficult&#233;s pour Caracas de rapatrier le produit de ses ventes mais aussi &#224; entretenir ses puits et ainsi maintenir la production. En comparant la courbe v&#233;n&#233;zu&#233;lienne et celle du voisin colombien, les &#233;conomistes montrent notamment que l'impact de la crise internationale puis la stabilisation des cours a &#233;t&#233; sym&#233;trique dans les deux pays jusqu'&#224; ce que les sanctions ne viennent casser la reprise. Sur cette base, le duo d'&#233;conomistes &#233;tasuniens calcule que la politique ext&#233;rieure de leur gouvernement a induit une perte suppl&#233;mentaire de recettes de 6 milliards de dollars pour l'Etat v&#233;n&#233;zu&#233;lien en 2018. En comparaison, Caracas n'a pu importer cette ann&#233;e-l&#224; que pour 2,6 milliards de dollars en m&#233;dicaments et aliments. Le d&#233;rapage vers l'hyperinflation est attribu&#233; &#224; cette m&#234;me cause. Les deux &#233;conomistes rappellent que la hausse des prix &#233;tait encore ma&#238;tris&#233;e &#224; environ 1000% par ann&#233;e durant la premi&#232;re moiti&#233; de 2017, contre probablement cent fois plus &#224; fin 2018. Sur la base de pr&#233;c&#233;dents hyper-inflationnistes en Am&#233;rique latine, Mark Weisbrot et Jeffrey Sachs estiment que, sans l'embargo, le gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien &#233;tait en mesure de stopper la spirale &#224; condition de laisser flotter sa monnaie et de mener des r&#233;formes fiscales et mon&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Menaces contre l'Inde &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la crise politique d&#233;but&#233;e en janvier 2019, une nouvelle salve de pressions &#233;tasuniennes s'est abattue sur le pays. Principale mesure : la fin de l'activit&#233; p&#233;troli&#232;re de PDVSA aux EtatsUnis. Or, la soci&#233;t&#233; publique v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, principale source de devises de l'Etat, y poss&#232;de sa plus importante filiale, CITGO. En 2018, le march&#233; US avait absorb&#233; plus du tiers des exportations v&#233;n&#233;zu&#233;liennes. Et gare &#224; ceux qui voudraient se substituer aux EtatsUnis. Ainsi l'Inde, qui lorgnait sur le brut de l'Or&#233;noque, et les maisons de trading internationales sont menac&#233;es de r&#233;torsions. R&#233;sultat : entre fin janvier et avril, les exportations de p&#233;trole v&#233;n&#233;zu&#233;lien ont encore chut&#233; d'un tiers, et la tendance devrait se maintenir&#8230; Pratiquement coup&#233; de tout acc&#232;s au syst&#232;me bancaire international, le pays a vu &#233;galement ses actifs &#224; l'&#233;tranger &#234;tre immobilis&#233;s : au moins 5,2 milliards de dollars &#224; travers CITGO, 1,2 milliard saisis par la Banque d'Angleterre, ainsi que des cr&#233;dits commerciaux estim&#233;s &#224; quelque 3,4 milliards&#8230; Sans compter que les 9 milliards de r&#233;serves en or du gouvernement pourraient avoir de la peine &#224; trouver preneur (lire aussi en page 12). Plus pernicieux, l'embargo prive celui qui fut longtemps son alli&#233; d'un acc&#232;s aux fournitures made in USA. L'absence de pi&#232;ces de rechange met notamment en p&#233;ril le syst&#232;me &#233;lectrique national nagu&#232;re fourni par General Electrics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Punition collective &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, les rapporteurs n'h&#233;sitent pas &#224; qualifier les mesures unilat&#233;rales prises par Washington comme une &#171; punition collective &#187; inflig&#233;e &#224; une population civile, une pratique interdite par les conventions de Gen&#232;ve et de La Haye. Avec la circonstance aggravante qu'&#224; plusieurs reprises, les actuels responsables &#233;tasuniens n'ont pas cach&#233; l'int&#233;r&#234;t &#233;conomique que repr&#233;senterait pour les Etats-Unis le renversement du pr&#233;sident Nicol&#225;s Maduro.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les sanctions &#233;conomiques comme punition collective : le cas du Venezuela (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA R&#201;FUTATION DE HAUSMANN &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ne bl&#226;mez pas Washington pour les probl&#232;mes p&#233;troliers du Venezuela ! &#187; L'&#233;tude de Mark Weisbrot et de Jeffrey Sachs n'est pas rest&#233;e sans r&#233;ponse. D&#233;but mai, deux &#233;conomistes de Harvard, Frank Musi et Ricardo Hausmann, conseiller du pr&#233;sident reconnu par Washington, Juan Guaid&#243;, la contestaient dans un article paru sur americasquarterly.org. La r&#233;futation porte en premier lieu sur la m&#233;thode de Weisbrot et Sachs qui portent leur regard sur les cinq derni&#232;res ann&#233;es et s'appuient sur une comparaison avec la Colombie pour pointer les sanctions comme source principale de la crise actuelle. Deux options contest&#233;es par Musi et Hausmann, selon lesquels le rapide r&#233;tablissement colombien, lors de la hausse des prix du brut, serait le produit d'un secteur p&#233;trolier r&#233;cent et dynamique tandis que le Venezuela paierait deux d&#233;cennies de reculs. Selon la m&#234;me logique, la chute des importations de m&#233;dicaments et d'aliments, l'exclusion du Venezuela des march&#233;s financiers ainsi que la hausse du taux de mortalit&#233; ne seraient que les prolongements de tendances tr&#232;s lourdes observ&#233;es d&#232;s avant les sanctions. Et de proc&#233;der par inversion de la preuve : qu'est-ce qui prouve que ces courbes se seraient invers&#233;es sans les sanctions ? Mais en second lieu, c'est la lecture politique qui &#233;loigne le plus radicalement les deux &#233;tudes. Si la premi&#232;re regrette que les sanctions emp&#234;chent le Venezuela de relever la t&#234;te, la seconde s'en r&#233;jouit : &#171; Les politiques perverses et la mauvaise gestion extr&#234;me expliquent l'essentiel de l'effondrement du Venezuela. Et si personne ne conteste que les sanctions vont nuire &#224; PDVSA, elles rapprochent plus que jamais le Venezuela d'un changement de r&#233;gime &#187;, conclut-elle. BPZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt; &#171; Les sanctions &#233;conomiques comme punition collective : le cas du Venezuela &#187;, disponible en anglais et espagnol sur &lt;a href=&#034;http://cepr.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://cepr.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Une guerre non conventionnelle &#187; au Venezuela</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Une-guerre-non-conventionnelle-au-Venezuela</link>
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		<dc:date>2019-05-20T21:17:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Benito Perez</dc:creator>


		<dc:subject>V&#233;n&#233;zuela</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;n&#233;zuela</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-05-21</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Professeure d'&#233;conomie &#224; l'universit&#233; Sim&#243;n Bol&#237;var de Caracas, docteure en sciences politiques, ancienne consultante pour la Banque mondiale mais aussi &#171; chaviste &#187; convaincue, Pascualina Curcio est une observatrice attentive des pressions politiques et &#233;conomiques exerc&#233;es sur l'exp&#233;rience bolivarienne. Blogeuse, auteure de plusieurs ouvrages en libre acc&#232;s sur internet1, Mme Curcio nous a accord&#233; un long entretien lors de sa venue au Palais des Nations pour d&#233;noncer la &#171; guerre &#233;conomique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique centrale et du sud&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Venezuela-+" rel="tag"&gt;V&#233;n&#233;zuela&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Venezuela-351-+" rel="tag"&gt;V&#233;n&#233;zuela&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-05-21-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-05-21&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH118/arton39233-17878.png?1782023440' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Professeure d'&#233;conomie &#224; l'universit&#233; Sim&#243;n Bol&#237;var de Caracas, docteure en sciences politiques, ancienne consultante pour la Banque mondiale mais aussi &#171; chaviste &#187; convaincue, Pascualina Curcio est une observatrice attentive des pressions politiques et &#233;conomiques exerc&#233;es sur l'exp&#233;rience bolivarienne. Blogeuse, auteure de plusieurs ouvrages en libre acc&#232;s sur internet1, Mme Curcio nous a accord&#233; un long entretien lors de sa venue au Palais des Nations pour d&#233;noncer la &#171; guerre &#233;conomique &#187; dont serait victime le pays.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;cession au Venezuela commence en 2014 et les principales sanctions datent de 2017. Comment peut-on faire un lien entre les deux ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pasqualina Curcio :&lt;/strong&gt; Le pays est soumis &#224; une guerre non conventionnelle qui d&#233;passe les seules sanctions &#233;conomiques internationales. Depuis que le Venezuela a commenc&#233; &#224; changer de mod&#232;le &#233;conomique, il est soumis &#224; des tentatives de d&#233;stabilisation soutenues depuis l'&#233;tranger. Souvenez-vous du coup d'Etat manqu&#233; de 2002 et du lockout p&#233;trolier qui avait suivi. Apr&#232;s la mort de Hugo Ch&#225;vez et l'&#233;lection de Nicol&#225;s Maduro en 2013, une premi&#232;re phase de &#171; guerre &#233;conomique &#187; a d&#233;marr&#233;, qui s'est traduite par l'organisation de p&#233;nuries. Le but &#233;tait de d&#233;moraliser la population et d'affaiblir le gouvernement en accusant ses politiques &#233;conomiques interventionnistes d'avoir &#233;chou&#233;. Les sanctions financi&#232;res et commerciales internationales ont progressivement aggrav&#233; la situation. Au total, nous calculons que cette attaque &#8211; sanctions externes et sabotages r&#233;alis&#233;s &#224; l'interne &#8211; a co&#251;t&#233; 114 milliards de dollars au Venezuela en six ans. Une somme colossale qui correspond environ &#224; la dette externe (ou &#224; plus de la moiti&#233; du PIB de 2017, ndlr). Les sanctions proprement dites p&#232;sent, elles, pour 21 milliards, soit moins du cinqui&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que les p&#233;nuries sont provoqu&#233;es. Mais ne sont-elles pas simplement dues au fait que l'Etat, qui pratique le contr&#244;le des changes et qui est presque le seul exportateur national, n'a pu fournir assez de devises pour les importations ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, si cela avait &#233;t&#233; le cas, les p&#233;nuries auraient d&#251; frapper l'ensemble de l'assortiment ! Or, la p&#233;nurie touche principalement des produits d'hygi&#232;ne et les m&#233;dicaments, des secteurs en mains d'entreprises multinationales. Et s'ils sont absents des march&#233;s officiels, on les trouve sur les circuits parall&#232;les, ce qui signifie qu'ils sont bel et bien import&#233;s ou produits mais d&#233;tourn&#233;s. A contrario, les produits d&#233;pendants de circuits locaux ou de petites entreprises n'ont jamais fait d&#233;faut. Ces pratiques occultes ne sont pas nouvelles, le Chili des ann&#233;es 1970 et le Nicaragua des ann&#233;es 1980 les ont subies avant le Venezuela. Aux p&#233;nuries de biens, il faut ajouter des &#171; gr&#232;ves &#187; patronales du transport ou des sabotages. Rappelons que le Chili avait connu une gr&#232;ve des transports financ&#233;e par la CIA &#8211; des documents d&#233;classifi&#233;s l'attestent &#8211; et une grande panne &#233;lectrique peu avant le coup d'Etat de Pinochet&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Outre la distribution, n'y a-t-il pas aussi un probl&#232;me de production de biens de consommation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Contrairement &#224; ce que certains disent sur l'&#233;chec du &#171; mod&#232;le socialiste &#187;, la production est demeur&#233;e &#224; 98% aux mains des priv&#233;s. C'est en 2016, lorsque l'Etat d&#233;cide d'organiser la distribution, gr&#226;ce &#224; la mobilisation des Comit&#233;s locaux de distribution et de production (CLAP) que le volume des produits tombe soudain ! Malgr&#233; cela, les CLAP sont parvenus &#224; assurer l'approvisionnement de millions de familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face &#224; cet effondrement de l'activit&#233;, comment a r&#233;agi le gouvernement ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord, il a tent&#233; de maintenir le pouvoir d'achat en ajustant les salaires par exemple. Ensuite, il a concentr&#233; ses investissements dans des secteurs dits multiplicateurs, tels que la construction de logements. Non seulement cela a permis de poursuivre le rattrapage de la dette sociale &#8211; la Mission Logement &#8211; mais cela a contribu&#233; &#224; maintenir l'emploi. La sant&#233; et l'&#233;ducation ont aussi capt&#233; une grande part du budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi l'Etat n'a-t-il pas nationalis&#233; les entreprises qui ne jouaient pas le jeu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une bonne question&#8230; Il aurait pu exproprier les soci&#233;t&#233;s. Il a pr&#233;f&#233;r&#233; prendre le contr&#244;le des importations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que l'hyperinflation a &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;e par la manipulation des taux de change gr&#226;ce au site dolartoday. Comment est-ce possible ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de taux officiel sur le march&#233; noir, les gens qui veulent commercialiser un produit import&#233; recherchent une r&#233;f&#233;rence. Et ont tendance &#224; prendre la plus haute, afin de rentabiliser leur investissement. Or dolartoday a toujours sous-&#233;valu&#233; le bolivar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en avoir le c&#339;ur net, nous avons compar&#233; la courbe de son taux de change avec les indicateurs habituels de l'inflation : elle ne correspond &#224; aucune logique. La d&#233;pr&#233;ciation du bolivar a &#233;t&#233; brutale. De 1 dollar pour 8 bolivars, on est pass&#233; &#224; 1 dollar pour 3 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel d&#233;sastre peut expliquer cela ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les dix jours qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; l'assermentation du pr&#233;sident au d&#233;but de 2019 le bolivar a perdu 300% de sa valeur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'y a-t-il eu comme &#233;v&#233;nement macro-&#233;conomique ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun. Par contre, on observe que la baisse du taux de change s'accentue avant chaque &#233;v&#233;nement politique&#8230; Ce processus est, avec la chute des prix internationaux du p&#233;trole, le principal facteur de la crise, car en r&#233;duisant le pouvoir d'achat, il a d&#233;prim&#233; la consommation. Selon nos calculs, 40% de la contraction du PIB est cons&#233;quence de cette inflation artificiellement induite. Elle est de loin la plus couteuse des attaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face &#224; la chute du bolivar, une solution aurait pu &#234;tre de &#171; dollariser &#187; l'&#233;conomie &#224; l'instar de l'Equateur. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypoth&#232;se a &#233;t&#233; avanc&#233;e par l'opposition. Mais cela signifierait renoncer &#224; un &#233;l&#233;ment essentiel de la souverainet&#233;. C'est incompatible avec le projet politique bolivarien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PROPOS RECUEILLIS PAR BENITO PEREZ&lt;br class='autobr' /&gt;
1 &lt;a href=&#034;https://pasqualinacurcio.wixsite.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pasqualinacurcio.wixsite.com/&lt;/a&gt; pasqualinacurcio&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; L'&#233;chec du chavisme &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-echec-du-chavisme</link>
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		<dc:date>2019-02-19T07:13:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Benito Perez</dc:creator>


		<dc:subject>V&#233;n&#233;zuela</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;n&#233;zuela</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-02-19</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S'il partage l'avis de Maurice Lemoine sur le &#171; chantage humanitaire des Etats-Unis &#187;, d&#233;crit comme &#171; une nouvelle op&#233;ration de d&#233;stabilisation du Venezuela &#187;, Pierre Mouterde se montre beaucoup plus s&#233;v&#232;re quant aux responsabilit&#233;s du gouvernement dans la crise actuelle. Le sociologue et essayiste franco-qu&#233;b&#233;cois, auteur en 2012 d'une analyse extr&#234;mement nuanc&#233;e de la R&#233;volution bolivarienne, sign&#233;e avec Patrick Guillaudat1, pr&#233;pare en ce moment un bilan des exp&#233;riences progressistes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-02-19-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-02-19&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH79/arton37911-caf62.png?1782023440' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S'il partage l'avis de Maurice Lemoine sur le &#171; chantage humanitaire des Etats-Unis &#187;, d&#233;crit comme &#171; une nouvelle op&#233;ration de d&#233;stabilisation du Venezuela &#187;, Pierre Mouterde se montre beaucoup plus s&#233;v&#232;re quant aux responsabilit&#233;s du gouvernement dans la crise actuelle. Le sociologue et essayiste franco-qu&#233;b&#233;cois, auteur en 2012 d'une analyse extr&#234;mement nuanc&#233;e de la R&#233;volution bolivarienne, sign&#233;e avec Patrick Guillaudat1, pr&#233;pare en ce moment un bilan des exp&#233;riences progressistes latino-am&#233;ricaines &#171; dont le Venezuela fut l'une des plus prometteuses &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Or, au dire de Pierre Mouterde, &#171; les conqu&#234;tes obtenues de haute lutte durant les premi&#232;res ann&#233;es de la R&#233;volution bolivarienne ont &#233;t&#233; balay&#233;es &#187; pour laisser place &#224; &#171; une situation critique de p&#233;nuries de biens alimentaires de base, une inflation ph&#233;nom&#233;nale et un exode &#187;. Une &#171; multicrise tr&#232;s profonde &#187; que &#171; les pratiques de sabotage de l'&#233;conomie par la droite v&#233;n&#233;zu&#233;lienne &#187;, les sanctions et la chute des cours du p&#233;trole &#8211; &#171; bien r&#233;els &#187; &#8211; ne suffisent absolument pas &#224; expliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;volution inachev&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'analyste, le naufrage a des causes internes &#233;videntes, dont certaines remontent aux ann&#233;es d'Hugo Ch&#225;vez (1999-2013) et notamment &#224; son incapacit&#233; &#224; sortir le pays de sa d&#233;pendance au p&#233;trole. Plus : la dite R&#233;volution bolivarienne paierait en fait l'absence de r&#233;formes structurelles d'envergure. &#171; Hugo Ch&#225;vez est rest&#233; au milieu du gu&#233;, il n'a pas voulu prendre les mesures draconiennes qui lui auraient permis de prendre vraiment en mains les r&#234;nes de l'&#233;conomie afin de la transformer. On parle beaucoup des septante nationalisations r&#233;alis&#233;es sous le chavisme mais la part du secteur priv&#233; dans l'&#233;conomie nationale &#8211; 70% &#8211; est rest&#233;e stable en vingt ans. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Parall&#232;lement, le gouvernement investissait des sommes importantes dans la cr&#233;ation d'un tiers secteur, les coop&#233;ratives, &#171; sans leur donner les moyens de subsister face &#224; leurs concurrentes priv&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les conqu&#234;tes des premi&#232;res ann&#233;es de la R&#233;volution bolivarienne ont &#233;t&#233; balay&#233;es &#187; Pierre Mouterde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, &#171; la supr&#233;matie du libre-march&#233; et, notamment les activit&#233;s sp&#233;culatives et financi&#232;res, n'a jamais &#233;t&#233; remise en cause &#187;, estime le sociologue. Et de pointer l'opportunit&#233; manqu&#233;e de 2008, quand la crise du secteur bancaire a conduit &#224; certaines faillites : &#171; Le gouvernement s'est refus&#233; &#224; nationaliser les principales banques, dont on conna&#238;t pourtant la toxicit&#233;, &#224; travers la sp&#233;culation, pour l'ensemble de l'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne &#187;. Une mod&#233;ration que M. Mouterde explique par l'implication de la &#171; bolibourgeoisie &#187; (supporteurs du gouvernement enrichis sous le chavisme, ndlr) dans ces op&#233;rations financi&#232;res. En cause, tout particuli&#232;rement, la manipulation des taux de change qui a fait la fortune de certains proches du pouvoir et de militaires &#171; avec le blanc-seing du gouvernement &#187;. A la d&#233;charge du chavisme, rel&#232;ve M. Mouterde, la corruption et l'accaparement de la rente p&#233;troli&#232;re ont toujours exist&#233; au Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du chaos au d&#233;pe&#231;age&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de l'image convenue de la &#171; dictature tropicale &#187;, Pierre Mouterde d&#233;crit au contraire un &#171; laisser-faire &#187;, un &#171; chaos &#187; o&#249; l'&#233;conomie parall&#232;le s'est faite reine mais aussi o&#249; certains profitent de la crise pour &#171; d&#233;pecer &#187; le pays. Symbole de la rapine : la riche faja (bande, ceinture) de l'Orinoco o&#249; Caracas a octroy&#233; faveurs et exemptions l&#233;gales &#224; quelque 150 multinationales extractives d'une trentaine de pays. Sans compter les d&#233;pendances cr&#233;&#233;es aupr&#232;s des cr&#233;anciers, notamment chinois et russes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fuite en avant sans avenir, selon Pierre Mouterde, qui ne voit d'autre alternative aux difficult&#233;s &#233;conomiques qu'une n&#233;gociation visant &#224; pacifier la soci&#233;t&#233; et &#224; trouver un accord politique. Des &#233;lections g&#233;n&#233;rales ? &#171; Maduro doit l&#226;cher quelque chose. Il a d&#233;j&#224; accept&#233; des &#233;lections l&#233;gislatives, mais &#231;a ne sera pas suffisant &#187;, pense Pierre Mouterde. Qui avertit : &#171; On n'en est plus &#224; sauver la r&#233;volution bolivarienne : l'urgence est de redonner force &#224; des m&#233;caniques institutionnelles, d&#233;mocratiques. &#187; D'abord, afin de sauver le pays du pillage, d'une intervention &#233;trang&#232;re ou d'une guerre civile. Ensuite pour redonner une chance &#224; la gauche de se reconstruire dans un avenir pas trop lointain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mission difficile &#8211; &#171; Juan Guaid&#243; appartient &#224; la droite dure, on ne peut gu&#232;re lui faire confiance &#187; &#8211; &#224; laquelle la gauche internationale devrait toutefois se consacrer &#224; 200%, conclut le sociologue. Benito Perez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;1 Hugo Ch&#225;vez et la r&#233;volution bolivarienne : Promesses et d&#233;fis d'un processus de changement social, M &#201;diteurs, coll. Mouvements, sept. 2012. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; L'apport d'une aide humanitaire peut sembler l&#233;gitime mais la mani&#232;re dont celle-ci est orchestr&#233;e par les &#201;tats-Unis pose probl&#232;me, car elle n'est pas pens&#233;e pour am&#233;liorer la situation des V&#233;n&#233;zu&#233;liens mais pour donner de la l&#233;gitimit&#233; &#224; Juan Guaid&#243; et tend ainsi &#224; exacerber le conflit. &#187; KEYSTONE&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;gitimit&#233; discutable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;gitime, le gouvernement de Nicolas Maduro ? La r&#233;ponse n'est pas simple, r&#233;pond Pierre Mouterde. D'un c&#244;t&#233;, &#171; le pr&#233;sident a bel et bien r&#233;colt&#233; 6 millions de votes lors de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de mai 2018, ce n'est pas rien ! &#187; De l'autre, &#171; il s'&#233;tait arrang&#233; pour qu'aucun candidat de valeur &#8211; comme Capriles ou Lopez &#8211; ne puisse l'affronter &#187;, rel&#232;ve-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sociologue, auteur &#233;galement d'un ouvrage sur le renversement de Salvador Allende, fait porter &#224; Nicolas Maduro la responsabilit&#233; premi&#232;re dans l'affrontement politique actuel. &#171; Il y a dans la droite v&#233;n&#233;zu&#233;lienne des &#233;l&#233;ments ultraradicaux mais elle compte aussi des mod&#233;r&#233;s, sur lesquels le pr&#233;sident &#8211; qui dispose de grandes pr&#233;rogatives au Venezuela &#8211; aurait pu s'appuyer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le virage &#171; anticonstitutionnel, antid&#233;mocratique &#187; daterait des &#233;lections l&#233;gislatives de 2015, tr&#232;s nettement perdues par les chavistes. &#171; Maduro aurait pu faire le dos rond, essayer de n&#233;gocier avec les plus mod&#233;r&#233;s voire avec l'opposition de gauche. &#187; Au lieu de cela, le pouvoir refuse alors la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum r&#233;vocatoire puis convoque une pr&#233;tendue assembl&#233;e constituante, &#224; laquelle la droite ne voudra pas participer. Au final, alors qu'Hugo Ch&#225;vez avait us&#233; de ces deux instruments &#171; pour &#233;largir les espaces d&#233;mocratiques du pays &#187;, &#171; Maduro l'a fait pour b&#226;illonner l'opposition &#187;, se d&#233;sesp&#232;re Pierre Mouterde. Un choix de fermeture qui a fait le lit de la droite la plus radicale et &#171; conduit le gouvernement &#224; s'enfermer dans une spirale de l'affrontement &#187; et une &#171; politique de plus en plus r&#233;pressive &#187;. BPZ&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;GARDER L'ESPOIR, Comprendre l'&#201;chec&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la ferme volont&#233; de Juan Guaid&#243;, repr&#233;sentant de la droite dure, et de Washington de refuser tout dialogue, Pierre Mouterde voit un symbole. &#171; Le Venezuela est un marqueur, il a longtemps repr&#233;sent&#233; pour beaucoup de Latino-am&#233;ricains une formidable esp&#233;rance. En pleine mont&#233;e du n&#233;olib&#233;ralisme et sous l'impulsion d'importants mouvements sociaux, on entrevoyait la possibilit&#233; d'un changement de paradigme, une volont&#233; de cr&#233;er un pays qui mette ses ressources au service des plus d&#233;favoris&#233;s. Derri&#232;re les d&#233;rives maduristes, il est important de ne pas oublier ce mouvement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que la gauche ne s'&#233;pargnera pas un bilan critique des quinze ans de domination des gouvernements progressistes en Am&#233;rique latine, dans un contexte &#233;conomique relativement favorable. &#171; Pourquoi la gauche a-t-elle &#233;chou&#233; ? Pourquoi les r&#233;formes politiques et culturelles n'ont-elles pas &#233;t&#233; accompagn&#233;es de r&#233;formes &#233;quivalentes sur le plan &#233;conomique ? Pourquoi l'Etat a-t-il syst&#233;matiquement pris le pas sur les mouvements sociaux ? Pourquoi le pouvoir populaire, la socialisation de l'Etat ne s'est impos&#233;e nulle part ? Bien s&#251;r la priorit&#233; est &#224; emp&#234;cher l'intervention &#233;tasunienne. Mais il faudra bien un jour affronter cet &#233;chec. &#187; BPZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>G7 : un &#171; Sommet d'hypocrisie &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/G7-un-Sommet-d-hypocrisie</link>
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		<dc:date>2018-06-12T08:10:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Benito Perez</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>G7</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2018-06-12</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alors que le G7 r&#233;glait ses comptes &#224; La Malbaie en faisant mine de s'int&#233;resser aux probl&#232;mes du monde, des milliers de Qu&#233;b&#233;cois ont fait entendre une autre voix malgr&#233; une pr&#233;sence polici&#232;re intimidante. &lt;br class='autobr' /&gt;
tir&#233; du journal Le Courrier : www.lecourrier.ch, 11 juin 2018 - par Bruno Perez, correspondant &#224; Qu&#233;bec. &lt;br class='autobr' /&gt; Altermondialisme &lt;br class='autobr' /&gt;
Leur voix a-t-elle port&#233; ? Maintenus &#224; bonne distance des chefs d'Etat r&#233;unis &#224; La Malbaie, 130 km plus au nord, les altermondialistes ont quand m&#234;me pu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-altermondialiste-" rel="directory"&gt;Mouvement altermondialiste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-mot1436-+" rel="tag"&gt;G7&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2018-06-12-+" rel="tag"&gt;Edition du 2018-06-12&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH96/arton35153-863a9.jpg?1781397485' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que le G7 r&#233;glait ses comptes &#224; La Malbaie en faisant mine de s'int&#233;resser aux probl&#232;mes du monde, des milliers de Qu&#233;b&#233;cois ont fait entendre une autre voix malgr&#233; une pr&#233;sence polici&#232;re intimidante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tir&#233; du journal Le Courrier : &lt;a href=&#034;http://www.lecourrier.ch&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lecourrier.ch&lt;/a&gt;, 11 juin 2018 - par Bruno Perez, correspondant &#224; Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Altermondialisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur voix a-t-elle port&#233; ? Maintenus &#224; bonne distance des chefs d'Etat r&#233;unis &#224; La Malbaie, 130 km plus au nord, les altermondialistes ont quand m&#234;me pu manifester leur opposition au G7 dans les rues de Qu&#233;bec. Trois jours de mobilisations qui ont regroup&#233; au total quelque 4000 personnes, avec pour moment fort un d&#233;fil&#233; color&#233; et ensoleill&#233;, samedi apr&#232;s-midi, &#224; travers le Vieux-Qu&#233;bec, sous l'&#339;il ravi et m&#233;dus&#233; des touristes. Tout avait d&#233;but&#233; jeudi en fin d'apr&#232;s-midi dans une ambiance bien diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clin d'&#339;il des organisateurs de cette premi&#232;re manif, le rendez-vous est fix&#233; au Parc des Braves. Car du courage, il en faut pour se rassembler dans la nasse polici&#232;re install&#233;e dans ce quartier r&#233;sidentiel de Montcalm. Arriv&#233;s en petites grappes, les manifestants sont accueillis par un interminable cordon anti&#233;meute qui resserre progressivement son dispositif, au son du tonfa frappant le bouclier ! Ambiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Militants communautaires, autochtones, anarchistes, &#233;cologistes, communistes, d&#233;fenseurs de l'eau et de l'air, de l'Am&#233;rique latine, de l'&#233;cole publique ou du logement social, &#224; d&#233;faut du nombre &#8211; quelque 1300 personnes &#8211;, la diversit&#233; du mouvement altermondialiste est au rendez-vous. Tout comme la presse qui n'a qu'une question &#224; la bouche : &#171; Condamnez-vous les violences ? &#187; &#171; Nous ne condamnons pas des violences qui n'ont pas &#233;t&#233; commises, r&#233;p&#232;te en boucle la porte-parole des organisateurs, Alice-Anne Simard. La seule violence que nous condamnons est celle des politiques n&#233;olib&#233;rales des pays du G7. &#187; Au c&#244;t&#233; des collectifs militants et communautaires, le R&#233;seau de r&#233;sistance anti-G7 (RRAG7) fait partie des signataires de l'appel &#224; manifester. Le 1er mai, &#224; Montr&#233;al, des militants de cette mouvance autogestionnaire se sont affront&#233;s &#224; la police. M&#233;dias et policiers les attendent de pied ferme. Prudents, les syndicats ont d&#233;cid&#233; de se tenir &#224; l'&#233;cart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aucune cr&#233;dibilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la pluralit&#233; des causes repr&#233;sent&#233;es, les prises de parole convergent. &#171; L'hypocrisie &#187; du programme du Sommet est soulign&#233;e. &#171; Des misogynes vont parler d'&#233;galit&#233;, des militaristes vont parler de paix et des capitalistes vont parler d'&#233;cologie &#187;, raille Mathieu, du RRAG7. La discussion sur la &#171; croissance &#233;conomique &#187; b&#233;n&#233;fique &#224; tous n'a pas davantage de cr&#233;dit face &#224; l'inexorable augmentation des in&#233;galit&#233;s depuis la naissance du G7. Anne-C&#233;line Guyon, du Front commun pour la transition &#233;nerg&#233;tique, rench&#233;rit : &#171; Quelle est la cr&#233;dibilit&#233; de Justin Trudeau pour faire la le&#231;on &#224; Donald Trump sur son d&#233;ni du changement climatique, alors qu'il emprisonne le Canada dans une d&#233;pendance &#224; l'industrie la plus sale de la plan&#232;te &#187;, soit l'extraction des sables bitumineux dont le premier ministre vient de sauver le pipeline en le nationalisant ? Une politique men&#233;e sans le consentement des autochtones peuplant ces r&#233;gions, pr&#233;cise Andr&#233; Pikutelekan, Innu de Pessamit. Le repr&#233;sentant du Regroupement des Premi&#232;res Nations pour l'environnement se dit d&#232;s lors &#171; surpris &#187; que des chefs des communaut&#233;s huron-wendate et innus aient accept&#233; de jouer les faire-valoir de M. Trudeau au Sommet du G7. Et sa coll&#232;gue &#233;cologiste de conclure, en donnant le ton du rassemblement : &#171; Lorsque toutes les lignes rouges sont franchies, se taire c'est &#234;tre complice. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cort&#232;ges parall&#232;les&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le cort&#232;ge se met en mouvement, direction le centre-ville, le cordon policier s'ouvre et se met &#224; coulisser le long de la route, formant une sorte de haie d'honneur rapproch&#233;e, mouvante et mena&#231;ante. Les rares manifestants qui se hasardent sur le trottoir sont repouss&#233;s sans m&#233;nagement sur la chauss&#233;e, de m&#234;me que quelques passants devenus manifestants involontaires ! La proximit&#233; et l'agressivit&#233; des forces anti&#233;meute font craindre que le moindre d&#233;rapage n'allume la m&#232;che. &#171; Tout le monde d&#233;teste la police &#187;, scande la foule, tandis que cent &#224; deux cent jeunes masqu&#233;s abreuvent les pandores d'insultes et de gestes de d&#233;fiance. Mais l'&#233;tincelle ne vient pas et la bonhomie de la majorit&#233; prend le dessus. La fanfare Tint'anar fournit les notes, et les voisins &#8211; apparus aux fen&#234;tres &#8211; des applaudissements nourris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur d'autres balcons r&#233;sonnent des concerts de casseroles, comme au temps des manifs &#233;tudiantes de 2012. Apr&#232;s des mois d'alarmisme m&#233;diatique, la travers&#233;e de la rue Cartier, haut-lieu de la f&#234;te &#224; Qu&#233;bec, en devient presque cocasse, avec ses terrasses bond&#233;es de consommateurs faisant &#233;cran, un bref instant, entre le d&#233;fil&#233; des anti&#233;meute et celui des militant.e.s. La bonne humeur a d&#233;finitivement pris le dessus. &#171; Nos slogans sont pourris, le G7 aussi &#187;, entonnent, hilares, les manifestants. Parvenu sur la colline parlementaire, sous le regard d'un drone et de deux tireurs embusqu&#233;s sur le toit du Hilton, le cort&#232;ge se dissout dans le calme. Des drapeaux du G7 br&#251;l&#233;s devant les barricades polici&#232;res et quelques engins pyrotechniques permettent de satisfaire les photographes et leurs r&#233;dactions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Couper les ponts avec le G7&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un parking de banlieue entre deux grandes art&#232;res : le lieu de rassemblement altermondialiste, vendredi &#224; 7h30, n'a pas les atours de la veille. La journ&#233;e de &#171; perturbations &#187; et de &#171; d&#233;sob&#233;issance civile &#187; appel&#233;e par le RRAG7 vise &#224; &#171; couper les ponts avec le G7 &#187; ou, plus prosa&#239;quement, &#224; g&#234;ner le d&#233;fil&#233; des berlines officielles reliant Qu&#233;bec &#224; La Malbaie. Certes, les dignitaires sont attendus dans la matin&#233;e au Manoir Richelieu en provenance d'un lointain a&#233;roport militaire, mais une partie des d&#233;l&#233;gations log&#233;es &#224; Qu&#233;bec emprunte bel et bien ce parcours. Attendus sur l'autoroute, les quelques 200 protestataires envahissent le boulevard parall&#232;le. Ils l'occuperont pr&#232;s d'une heure avant de c&#233;der aux injonctions de la police. Au vu de la faible mobilisation, consigne a &#233;t&#233; donn&#233;e d'&#233;viter l'arrestation de masse afin de pouvoir poursuivre les actions, nous confiera un proche du mouvement. Peu avant midi, la cohorte r&#233;apparait en un autre point de l'autoroute, mais la maigre barricade constitu&#233;e d'un canap&#233; enflamm&#233; est rapidement abandonn&#233;e. Repli&#233; sur le faubourg St-Jean, o&#249; les habitants organisent un pique-nique anti-G7, le jeu du chat policier et de la souris manifestante se poursuivra quelques heures durant. Laissant un bilan d'une dizaine d'arrestations, quelques embouteillages mais aucun d&#233;g&#226;t mat&#233;riel ni affrontement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire face &#224; l'extr&#234;me droite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouveau changement de d&#233;cor, samedi aux alentours de midi. La Coalition pour un forum alternatif a investi la pelouse de l'Assembl&#233;e nationale pour d&#233;battre des politiques du G7. Tenus &#224; l'&#233;cart des mobilisations jusque-l&#224;, des enfants s'&#233;brouent entre les stands et la petite tente qui abrite le panel altermondialiste. &#171; Le G7 vit un sommet difficile, il r&#233;colte le fruit de ses politiques &#187;, rel&#232;ve le premier pan&#233;liste, Claude Vaillancourt, pr&#233;sident d'Attac-Qu&#233;bec. Pour la plupart des intervenants, la division r&#233;gnant entre les gouvernements populistes (USA, Italie et dans une certaine mesure Japon) et les &#171; globalisateurs photog&#233;niques, Macron ou Trudeau &#187;, dixit Roger Rashi, est le r&#233;sultat de la crise sociale et &#233;conomique globale provoqu&#233;e par le n&#233;olib&#233;ralisme qui renforce la concurrence entre les puissances capitalistes. Mais le diff&#233;rend est aussi strat&#233;gique. Car face au m&#233;contentement croissant, les politiciens populistes pr&#233;sentent l'avantage sur les lib&#233;raux classiques &#171; d'aller chercher le consentement perdu dans les couches populaires en faisant mine de combattre les globalisateurs &#187;, analyse le permanent de l'ONG Alternative. Inquiet, M. Rashi souligne la proximit&#233; de cette argumentation nationale-populaire avec les discours en vogue dans les ann&#233;es 1930.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; des diff&#233;rences entre les Sept, poursuit-il, leurs convergences demeurent plus fortes. Par exemple, dans leur d&#233;sint&#233;r&#234;t pour la question environnementale et par le maintien de politiques renfor&#231;ant les in&#233;galit&#233;s sociales. Ou encore dans la mise en place d'un ordre s&#233;curitaire international, en lieu et place de la coop&#233;ration. &#171; Tous les pays du G7 d&#233;pensent bien plus pour leur arm&#233;e que pour l'aide au d&#233;veloppement &#187;, regrette Mich&#232;le Asselin, directrice de l'Association qu&#233;b&#233;coise des organismes de coop&#233;ration internationale. Une priorit&#233; peu &#233;tonnante au sein d'un &#171; organe n&#233;ocolonial &#187;, selon Am&#233;lie Ngyen. &#171; Le G7 a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; il y a quarante ans pour mettre au pas des monarchies p&#233;troli&#232;res un peu trop indisciplin&#233;es notamment, car elles soutenaient des luttes de pays du Sud &#187;, rappelle la repr&#233;sentante du Centre international de solidarit&#233; ouvri&#232;re (CISO).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guerre pacifique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mesure que s'approche l'heure du grand cort&#232;ge qui doit parcourir la vieille ville, la foule se fait plus dense. Les drapeaux syndicaux sont d&#233;sormais bien repr&#233;sent&#233;s. Malgr&#233; un agenda de luttes sectorielles charg&#233;, &#171; nous nous devions d'&#234;tre pr&#233;sents pour d&#233;fendre un syndicalisme qui cultive la culture de la solidarit&#233; entre tous les travailleurs &#187;, r&#233;sume Dominique Daigneaut, de la Conf&#233;d&#233;ration des syndicats nationaux (CSN). Lorsque les manifestants empruntent enfin la Porte St-Louis, ce sont plus de 2000 personnes qui se dirigent vers le fameux Ch&#226;teau Frontenac. &#171; Le capital nous fait la guerre, guerre au capital &#187;, scandent les manifestants. Mais c'est la paix qui pr&#233;domine. La police, cette fois, r&#233;serve son cordon au tron&#231;on libertaire du cort&#232;ge, qui a t&#244;t fait de se dissoudre parmi les autres contestataires. &#171; Les vrais casseurs sont au Manoir &#187;, reprend le chorus militant. La d&#233;monstration est faite, le weekend anti-G7 peut prendre fin. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ARMES DE GUERRE &#192; LA MANIF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Z&#233;ro commerce vandalis&#233;, z&#233;ro bless&#233; &#187; : si la police de Qu&#233;bec (SPVQ) tirait dimanche un bilan positif de son G7, l'avis est diam&#233;tralement oppos&#233; chez les manifestants. Les treize arrestations, &#171; essentiellement pour attroupement ill&#233;gal &#187;, admet la SPVQ, sont vivement d&#233;nonc&#233;es, ainsi que le d&#233;ploiement extr&#234;me des forces de l'ordre. Les observateurs d'Amnesty et de la Ligue des droits et libert&#233;s du Qu&#233;bec, ais&#233;ment reconnaissables durant les manifs &#224; leur chasuble jaune, sont du m&#234;me avis : rien ne justifiait un tel dispositif, qui a pu dissuader des citoyens de s'exprimer, selon Nicole Fillion, de la LDLQ. Pas plus, d'ailleurs, que l'interdiction de certains rassemblements pacifiques : &#171; Manifester est un droit d&#233;mocratique. Ce n'est pas parce que tu d&#233;ranges que la manifestation devient ill&#233;gale &#187;, plaide-t-elle dans Le Soleil. Le port de fusils semi-automatiques (C8/AR-15) par des policiers au contact de la foule, jeudi soir, a particuli&#232;rement choqu&#233; les observateurs. Selon les m&#233;dias locaux, l'arm&#233;e canadienne en aurait c&#233;d&#233; plus de 200 exemplaires &#224; la police, pour faire face &#224; la menace terroriste. Bpz&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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