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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title> COP24 : enfin de vraies d&#233;cisions pour le climat ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/COP24-enfin-de-vraies-decisions-pour-le-climat</link>
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		<dc:date>2018-12-04T07:21:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ana&#239;s Degache-Masperi</dc:creator>


		<dc:subject>Changements climatiques</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2018-12-04</dc:subject>
		<dc:subject>COP24</dc:subject>

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&lt;p&gt;https://lvsl.fr/cop24-enfin-de-vraies-decisions-pour-le-clima &lt;br class='autobr' /&gt;
Du 3 au 14 d&#233;cembre aura lieu la Conf&#233;rence de Katowice de 2018 sur les changements climatiques, en Pologne. Cette conf&#233;rence est cruciale pour la poursuite des n&#233;gociations climatiques et pour l'engagement de tous les &#201;tats dans la transition &#233;cologique et &#233;nerg&#233;tique. De r&#233;elles d&#233;cisions pour le climat sauront-elles enfin &#234;tre prises cette ann&#233;e ? &lt;br class='autobr' /&gt; Le changement climatique est une r&#233;alit&#233; incontestable aujourd'hui. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Environnement-41-" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Changements-climatiques-+" rel="tag"&gt;Changements climatiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2018-12-04-+" rel="tag"&gt;Edition du 2018-12-04&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-COP24-+" rel="tag"&gt;COP24&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH98/arton37141-8f761.png?1781621197' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lvsl.fr/cop24-enfin-de-vraies-decisions-pour-le-clima&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lvsl.fr/cop24-enfin-de-vraies-decisions-pour-le-clima&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 3 au 14 d&#233;cembre aura lieu la Conf&#233;rence de Katowice de 2018 sur les changements climatiques, en Pologne. Cette conf&#233;rence est cruciale pour la poursuite des n&#233;gociations climatiques et pour l'engagement de tous les &#201;tats dans la transition &#233;cologique et &#233;nerg&#233;tique. De r&#233;elles d&#233;cisions pour le climat sauront-elles enfin &#234;tre prises cette ann&#233;e ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le changement climatique est une r&#233;alit&#233; incontestable aujourd'hui. La temp&#233;rature moyenne globale a d&#233;j&#224; augment&#233; de +1&#176;C depuis l'&#232;re pr&#233;-industrielle, et les cons&#233;quences du d&#233;r&#232;glement global se font d&#233;j&#224; ressentir partout dans le monde [1] : augmentation du niveau de la mer, s&#233;cheresses, incendies, coul&#233;es de boue, affaissements des sols &#8230; Les effets sont d&#233;j&#224; l&#224; et impactent les activit&#233;s humaines [2]. L'Accord de Paris de 2015 avait r&#233;ussi &#224; faire signer &#224; tous les &#201;tats &#8211; &#224; l'unanimit&#233; tout de m&#234;me ! &#8211; un engagement pour une limitation globale &#224; +2&#176;C par rapport &#224; l'&#232;re-pr&#233;industrielle et m&#234;me, au mieux, &#224; +1.5&#176;C. Soit un texte historique, le premier sign&#233; par l'ensemble des &#201;tats de la plan&#232;te et donc universel. Un v&#233;ritable succ&#232;s &#8230; mais &#8220;&#224; confirmer&#8221;, comme le soulignait justement le Monde en d&#233;cembre 2015.[3] Il faut dire que ces inqui&#233;tudes &#233;taient fond&#233;es : car les contributions volontaires des &#201;tats signataires mises bout &#224; bout nous conduisent en r&#233;alit&#233; &#224; une augmentation de +3,2&#176;C, bien loin des +2&#176;C ! De plus, en 2017, Trump, fra&#238;chement &#233;lu, a fait retirer les &#201;tats-Unis de l'accord, alors qu'ils sont parmi les plus gros producteurs de Gaz &#224; Effet de Serre (GES) dans le monde &#8230; De quoi doucher le joyeux optimisme post-COP21.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l'&#233;cart abyssal entre les efforts &#224; faire pour rester &#224; +1,5&#176;C d'augmentation et les politiques mises en place actuellement ne peut que sauter aux yeux. Il faudrait que mondialement, nos &#233;missions soient neutres d'ici &#224; 2100, de mani&#232;re &#224; rester en-dessous de +2&#176;C [4]. Mais &#224; l'heure actuelle, nos &#233;missions continuent d'augmenter : en 2017, les &#233;missions de CO2 mondiales sont reparties &#224; la hausse. [5] Et comme il s'agit d'un probl&#232;me mondial, la r&#233;ponse doit venir en grande partie de la communaut&#233; internationale. C'est pourquoi les n&#233;gociations internationales cristallisent nombre d'enjeux politiques autour de la question climatique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;QUELS SONT LES ENJEUX PRINCIPAUX ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La COP24 est une COP &#224; forts enjeux politiques, mais ceux-ci sont masqu&#233;s par les questions techniques. Difficile de s'y retrouver dans la novlangue des n&#233;gociations internationales : &#8220;rulebook&#8221;, &#8220;global stocktake&#8221; &#8230; Les articles de presse ou acad&#233;miques ne manquent pas, mais tr&#232;s peu sont r&#233;ellement accessibles. Or, l'enjeu est tellement important qu'il m&#233;riterait d'&#234;tre plus transparent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux premiers enjeux peuvent d'embl&#233;e &#234;tre soulign&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, il faut traduire les grands principes arr&#234;t&#233;s &#224; Paris en un ensemble de r&#232;gles de droit international : il s'agit de l'&#233;criture du &#8220;rulebook&#8221;. La communaut&#233; internationale s'&#233;tait laiss&#233;e jusqu'&#224; la COP24, qui commencera la semaine prochaine, pour en d&#233;cider. Or on est loin du compte : les n&#233;gociations sont particuli&#232;rement ardues depuis 2015, &#224; tel point qu'une session de n&#233;gociations suppl&#233;mentaire a &#233;t&#233; organis&#233;e &#224; Bangkok en septembre 2018 [6] afin de pr&#233;parer la COP24. Rappelons que pour avancer, il faut l'unanimit&#233; de toutes les Parties signataires &#8211; autrement dit, tous les &#201;tats de la plan&#232;te doivent tomber d'accord sur un texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple de n&#233;gociation difficile parmi d'autres : le degr&#233; de flexibilit&#233; des &#201;tats sur la transparence de ses actions. En effet, lors de la COP21 avait &#233;t&#233; act&#233; le fait de pouvoir suivre, de mani&#232;re transparente et r&#233;guli&#232;re, les efforts de chaque pays pour la baisse des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Tel que stipul&#233; par l'Institut du d&#233;veloppement durable et des relations internationales (IDDRI), &lt;i&gt;&#8220;un cadre de transparence solide est le pendant d'engagements non-contraignants librement d&#233;termin&#233;s par chaque &#201;tat : chacun d&#233;cide de son niveau d'efforts &#224; condition que l'on puisse collectivement suivre leur mise en &#339;uvre&#8221; &lt;/i&gt;[7].Mais, en 2015, certains pays en voie de d&#233;veloppement ayant peur d'&#234;tre montr&#233;s du doigt, l'article 13 de l'accord de Paris a donc m&#233;nag&#233; une entorse &#224; ce principe en pronon&#231;ant la &#8220;flexibilit&#233;&#8221; pour les pays &#8220;en d&#233;veloppement&#8221; et &#8220;qui en ont besoin, compte tenu de leurs capacit&#233;s&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'inscrit directement dans l'h&#233;ritage de la CCNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, le texte fondateur des n&#233;gociations climatiques), qui reconna&#238;t la responsabilit&#233; commune &#8230; mais diff&#233;renci&#233;e. [8]&lt;br class='autobr' /&gt;
Derri&#232;re cette question technique se cache donc une r&#233;elle probl&#233;matique politique : quels sont les &#201;tats qui peuvent pr&#233;tendre &#224; entrer dans cette d&#233;finition ? De quoi parle-t-on exactement ? Et pour combien de temps ces pays peuvent-ils d&#233;roger &#224; leurs obligation de transparence ? Sachant que la Chine, premier pollueur mondial, se dit encore &#8220;en voie de d&#233;veloppement&#8221;, la question fait grincer des dents &#8230; et fera l'objet d'un point de discorde majeur lors de cette COP24.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Prenons un autre exemple, encore plus &#233;pineux : les financements climat. Le sommet de Copenhague de 2009 est g&#233;n&#233;ralement per&#231;u comme un &#233;chec, cependant il a eu le m&#233;rite de fixer l'objectif d'aide par les pays d&#233;velopp&#233;s pour les pays en voie de d&#233;veloppement &#224; 100 milliards de dollars par an. Pour ces derniers, cette aide est indispensable afin de mettre en &#339;uvre des politiques d'att&#233;nuation (r&#233;duire les &#233;missions de GES) et d'adaptation (anticiper les risques du changement climatique et s'y adapter). Ils voudront donc s'assurer que ces flux financiers vont se poursuivre et augmenter. Or pour l'instant, selon un rapport d'Oxfam de 2018 [9]&lt;i&gt; &#8220;on estime que le montant total d&#233;clar&#233; par les bailleurs pour les financements climat publics sur la p&#233;riode 2015&#8211;2016 s'&#233;l&#232;ve &#224; 48 milliards de dollars par an. Toutefois, ces chiffres ne peuvent pas &#234;tre pris &#224; leur valeur nominale : Oxfam estime que l'assistance nette sp&#233;cifique au climat pourrait avoisiner seulement 16 &#224; 21 milliards de dollars&#8220;&lt;/i&gt;, contre les 100 annonc&#233;s. Pourquoi ? Parce que les &#201;tats recyclent des anciens programmes pour le d&#233;veloppement et y ajoutent une partie &#8220;climat&#8221; afin de ne pas avoir &#224; d&#233;bourser de l'argent en plus, ce qui est autoris&#233; par l'OCDE&#8230; Par ailleurs, une des grandes questions de cette COP sera celle de la caract&#233;risation de ces flux financiers : doivent-ils &#234;tre uniquement publics ? Peuvent-ils &#234;tre priv&#233;s et publics ? On s'aper&#231;oit d&#232;s lors que la question politique rev&#234;t &#233;galement une dimension technique. Comme les pays d&#233;velopp&#233;s veulent le moins possible financer les pays en voie de d&#233;veloppement, chacun fait sa petite comptabilit&#233; de son c&#244;t&#233; en y ajoutant p&#234;le-m&#234;le fonds priv&#233;s, aides publiques et/ou dons d'associations. Une r&#233;alit&#233; que d&#233;noncent les pays en voie de d&#233;veloppement, pour qui le financement devrait &#234;tre uniquement public, pr&#233;visible et transparent ! Cette question m&#233;riterait donc d'&#234;tre enfin tranch&#233;e lors de cette COP.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me enjeu figure dans le bilan de &#8220;l'action collective&#8221; du dialogue de Talanoa. Ce &#8220;dialogue&#8221; est une id&#233;e annonc&#233;e &#224; la COP23 par le 1er ministre fidjien, qui visait &#224; cr&#233;er un dialogue inclusif, participatif et plus informel (bien que cela soit en r&#233;alit&#233; plut&#244;t difficile) afin de faciliter les prises de d&#233;cisions et les contributions pour la baisse des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Il partait d'un constat, d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; pr&#233;c&#233;demment : toutes les contributions nationales, mises bout &#224; bout, ne sont pas assez ambitieuses pour respecter l'Accord de Paris. Le dialogue de Talanoa visait &#224; construire un climat de confiance de mani&#232;re &#224; impliquer activement tous les &#201;tats : c'est un mode de discussion traditionnel fidjien visant &#224; r&#233;soudre les tensions, sur la base de l'empathie. Sur ce point, il semble que le dialogue ait &#233;t&#233; plut&#244;t r&#233;ussi[10] : il a inclus la soci&#233;t&#233; civile, les pays ont pu partager leurs contributions aux autres &#8230; Faire parler d'empathie aux &#201;tats est d&#233;j&#224; un exploit, mais cette empathie peut-elle se traduire par des engagements r&#233;els de leur part, et d'ici &#224; combien de temps ? Ce sera la surprise de cette COP24.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DE BONS SIGNAUX POLITIQUES PR&#201;-COP ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des surprises, il y en aura ; d'autant plus que l'atmosph&#232;re politique internationale avant cette COP est incertaine. Que peut-on attendre de cette COP ? Sera-elle l'occasion d'annoncer des objectifs nationaux ambitieux ? Le dialogue de Talanoa portera-t-il ses fruits ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dynamique semble globalement positive, le dialogue de Talanoa ayant renforc&#233; les liens entre Etats. De plus, en octobre 2018, le GIEC (Groupement International d'Experts sur le Climat) a publi&#233; un nouveau rapport [11] sur les risques d'un r&#233;chauffement global &#224; +1.5&#176;C par rapport &#224; l'&#232;re pr&#233;-industrielle et les moyens &#224; mettre en &#339;uvre pour le limiter &#224; cette seule augmentation. Ce rapport, qui a fait grand bruit lors de sa parution, explique pourquoi il est n&#233;cessaire, voire m&#234;me vital, de contenir le r&#233;chauffement global dans ce maximum de +1,5&#176;C : en effet, au-del&#224; de cette limite, le risque de d&#233;passer des &#8220;points de rupture&#8221; et de provoquer l'emballement climatique sont beaucoup plus grands : rel&#226;chement du m&#233;thane contenu dans la toundra, fonte totale de la banquise d'ici 2030&#8230; Des sc&#233;narios catastrophes parfois difficiles &#224; entendre, m&#234;me pour celles et ceux travaillant dans le domaine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4090 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH252/0b6bebc74d1a77aa-966ac34c-172c1.png?1781621198' width='500' height='252' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;PROJECTION DE LA TEMP&#201;RATURE GLOBALE SUIVANT LES QUATRE PROFIL D'&#201;VOLUTION DE GES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sc&#233;nario RCP 2.6, le plus optimiste (on prend des mesures drastiques de r&#233;duction d'&#233;missions de GES), nous garderait en-dessous de 2&#176;C, tandis que le RCP 8.5, le plus pessimiste (&#171; business as usual &#187;, on ne change rien par rapport &#224; aujourd'hui), avoisine les 4-5&#176;C d'ici 2100. Source : GIEC, 5&#232;me rapport, groupe I, 2013&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4091 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH278/de86dc60f8cc0f21-05eb8b01-8c93b.png?1781621198' width='500' height='278' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;PROJECTIONS DES &#201;MISSIONS LI&#201;ES AUX &#201;NERGIES FOSSILES&lt;br class='autobr' /&gt;
SUIVANT LES QUATRE PROFILS D'&#201;VOLUTION DE GES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour suivre le sc&#233;nario 2.6, nos &#233;missions devraient se diriger vers une pente descendante d&#232;s aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, avec le sc&#233;nario RCP8.5 on pourrait arriver jusqu'&#224; +5&#176;C d'augmentation globale de la temp&#233;rature d'ici 2100. Source : GIEC, 5&#232;me rapport, groupe I, 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le rapport sp&#233;cial du GIEC, pour rester sous la barre des 2&#176;C, il faudrait une transformation en profondeur de nos politiques publiques en mati&#232;re d'&#233;nergie et de climat. Il serait n&#233;cessaire de diminuer drastiquement nos &#233;missions de gaz &#224; effet de serre d'ici 2050, donc de demander d'importants changements structurels aux secteurs les plus &#233;metteurs, notamment l'agriculture et les transports. Ces d&#233;cisions ne peuvent attendre car le dioxyde de carbone, par rapport aux autres GES, reste dans l'atmosph&#232;re pendant longtemps : m&#234;me si nous devions arr&#234;ter aujourd'hui toutes nos &#233;missions, la temp&#233;rature continuerait n&#233;anmoins d'augmenter jusqu'en 2050. Ce qui signifie que ces d&#233;cisions, des d&#233;cisions hautement politiques, sont &#224; prendre d'urgence, et ne peuvent &#234;tre remises &#224; demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la parution en octobre du rapport 1.5&#176; du GIEC donne valeur de l&#233;gitimit&#233; &#224; l'urgence de la situation. L'apport de connaissances scientifiques, pour la pr&#233;paration d'une COP, est une &#233;tape incontournable. Lors de la COP21, la parution du 5&#232;me rapport en 2013-2014 avait permis d'appuyer les arguments pour un v&#233;ritable accord. Au contraire, lors du Sommet de Copenhague en 2009, le GIEC avait &#233;t&#233; discr&#233;dit&#233; &#224; cause d'erreurs dans ses parutions et de l'opacit&#233; de son fonctionnement. La COP24 est donc avant tout un rendez-vous &#224; ne pas manquer pour les n&#233;gociations internationales. Et donne bon espoir pour la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, existent aussi des raisons de temp&#233;rer cet espoir. Tout d'abord, la conf&#233;rence sera pr&#233;sid&#233; par la Pologne, pays loin d'&#234;tre parfait en mati&#232;re de r&#233;duction des &#233;missions de GES. C'est ce pays qui doit diriger les n&#233;gociations, alors m&#234;me qu'il est loin de faire de l'ambition climatique la priorit&#233; de cette COP. Bien au contraire : le gouvernement polonais plaide pour une r&#233;duction de la contribution europ&#233;enne [12] (proposition malencontreusement oubli&#233;e dans son clip de propagande pro-climat [13]). Dans un communiqu&#233; publi&#233; le lundi 19 novembre 2018 [14], le ministre de l'&#201;nergie polonais Krzysztof Tch&#243;rzewski d&#233;fendait le mod&#232;le &#233;nerg&#233;tique de son pays bas&#233; &#224; 79% sur le charbon, et s'opposait farouchement au rehaussement de l'ambition de l'Union europ&#233;enne car cela aurait, selon lui, de mauvaises cons&#233;quences sur l'&#233;conomie polonaise. Dans l'Union europ&#233;enne, cette position est r&#233;it&#233;r&#233;e : les polonais (avec les allemands) ont bloqu&#233; les discussions au Conseil (pour un objectif &#224; -40% en 2030) malgr&#233; les propositions de la Commission (-45%) et du Parlement (-55%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, aucun leadership politique international ne se d&#233;gage pendant cette pr&#233;-COP. C'est m&#234;me plut&#244;t le contraire. La communaut&#233; internationale, d&#233;j&#224; sous le choc du d&#233;part des &#201;tats-Unis en 2017 (mais qui ne pourra pas advenir avant 2020), doit maintenant affronter l'&#233;lection de Bolsonaro &#224; la t&#234;te du Br&#233;sil et ses positions pro-industrie. Cela fait craindre un retour en arri&#232;re pour ce pays, d'autant plus que le nouveau Pr&#233;sident a fra&#238;chement nomm&#233; un climatosceptique [15] en tant que Ministre des Affaires &#201;trang&#232;res. Son &#233;lection ouvre &#233;galement la voie &#224; la destruction de la for&#234;t amazonienne, consid&#233;r&#233;e comme le &#8220;poumon vert de la plan&#232;te&#8221; [16]&#8230; mais qui regorge aussi de ressources, notamment mini&#232;res, que Bolsonaro voudrait exploiter. [17] De tr&#232;s mauvaises nouvelles pour les communaut&#233;s indig&#232;nes vivant sur place, pour la biodiversit&#233;, et pour le climat. Enfin,alors m&#234;me que la COP25 devait se d&#233;rouler au Br&#233;sil, Bolsonaro a annonc&#233; le mercredi 28 novembre 2018 qu'il renon&#231;ait &#224; l'organiser. Tout ceci rajoute un mauvais signal au paysage politique international pour le climat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;QUELS SONT LES SC&#201;NARIOS ENVISAGEABLES ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premier sc&#233;nario : un rulebook ambitieux est adopt&#233; et les contributions nationales des &#201;tats sont renforc&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce premier sc&#233;nario serait le meilleur. Comme l'avait affirm&#233; le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONU, Antonio Guterres, en septembre 2018, le monde n'a pas plus que deux ans pour agir contre le changement climatique climatique, sauf &#224; devoir affronter des &#8220;cons&#233;quences d&#233;sastreuses&#8221;. [18] Alors, que pourrait-il se passer &#224; la COP24 pour aller dans ce sens et agir au plus vite ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Imaginons. M&#234;me si les n&#233;gociations sont ardues depuis quelques temps, la COP aboutit avec une r&#233;elle d&#233;cision et non une &#8220;d&#233;claration&#8221; comme au Sommet de Copenhague. Premi&#232;rement, la question de la flexibilit&#233; de la transparence est enfin r&#233;gl&#233;e, et on d&#233;finit quels sont les &#201;tats qui peuvent ne pas rendre compte de leurs efforts : les pays en voie de d&#233;veloppement qui &#233;mettent peu de gaz &#224; effet de serre car ils ne sont pas encore assez d&#233;velopp&#233;s, comme certains pays d'Afrique ou comme certaines &#238;les du Pacifique (Kiribati, Vanuatu &#8230;). En revanche, La Chine et les pays d'Asie du Sud-Est doivent rendre compte de leurs efforts : ils sont oblig&#233;s d'&#234;tre bon &#233;l&#232;ves. L'Union europ&#233;enne s'engage &#224; la neutralit&#233; carbone d'ici 2050, et donne l'exemple pour la communaut&#233; internationale, en premier lieu les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, le Dialogue de Talanoa a port&#233; ses fruits, et tout le monde a fini par acter la n&#233;cessit&#233; de prendre des mesures d'urgence. En cons&#233;quence, les ambitions des contributions nationales sont rehauss&#233;es. Autrement dit, des pas gigantesques sont faits pour que l'humanit&#233; puisse &#234;tre sauv&#233;e, les dirigeants du monde entier ont compris l'urgence, ils sont pr&#234;ts &#224; mettre de c&#244;t&#233; un peu de leur souverainet&#233; pour r&#233;pondre tous ensemble au changement climatique. Trump et Bolsonaro reconnaissent qu'ils se sont tromp&#233;s. Les pays en voie de d&#233;veloppement r&#233;ussissent &#224; avoir les 100 milliards d'argent public par an de la part des pays d&#233;velopp&#233;s pour l'att&#233;nuation et l'adaptation, de mani&#232;re contr&#244;l&#233;e et pr&#233;visible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela semble impossible ? C'est probablement le cas. Mais pourtant, le droit international a d&#233;j&#224; donn&#233; des r&#233;ponses &#224; une situation climatique &#8211; n'oublions pas le Protocole de Montr&#233;al, en 1985, qui a interdit l'utilisation des substances appauvrissant la couche d'ozone. Et cela a fonctionn&#233; : aujourd'hui, le trou dans la couche d'ozone est en train de se refermer ! Alors pourquoi pas pour le climat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me sc&#233;nario : on s'accorde sur un rulebook qui met plus ou moins tout le monde d'accord et le bilan collectif du Dialogue de Talanoa n'aboutit &#224; rien &#8211; sauf &#224; du vent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me sc&#233;nario : tout le monde a bien compris l'urgence de la situation, notamment gr&#226;ce au rapport du GIEC, et un rulebook est adopt&#233;. Le fait d'en adopter un est d&#233;j&#224; un succ&#232;s en soi. Au moins, les r&#232;gles de l'Accord de Paris sont enfin fix&#233;es et il n'est plus possible de revenir en arri&#232;re. M&#234;me si certains gros &#233;metteurs de GES peuvent dor&#233;navant profiter de la flexibilit&#233; de la transparence (comme l'Inde ou la Chine), la question est au moins tranch&#233;e. Une victoire n&#233;anmoins en demi-teinte &#8230; L'enjeu politique se trouve dans les questions techniques : peut-on parler de succ&#232;s si le rulebook d&#233;cide d'accorder des exceptions (pour plus ou moins longtemps) &#224; plusieurs gros pays &#233;metteurs ? D'un point de vue g&#233;opolitique et de relations internationales, peut-&#234;tre. D'un point de vue climatique, nous pouvons en douter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dialogue de Talanoa n'aboutit &#224; rien de plus que quelques belles photos de dirigeants main dans la main. Pas d'augmentation des ambitions nationales, pas de mesures concr&#232;tes mises en place. Il aboutirait &#224; un &#8220;bilan collectif&#8221; qui se contente de construire la synth&#232;se de ce que les pays et les acteurs non-&#233;tatiques font d&#233;j&#224;, c'est-&#224;-dire la simple mise en commun des actions men&#233;es depuis 2015. Autrement dit, l'humanit&#233; est loin d'&#234;tre sauv&#233;e, mais les dirigeants essaient au moins de maintenir l'illusion d'un effort climatique &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisi&#232;me sc&#233;nario : personne ne se met d'accord sur le rulebook&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la COP, rien ne se passe comme pr&#233;vu. Les n&#233;gociations sont tellement difficiles qu'elles aboutissent &#224; une simple d&#233;claration, et aucune d&#233;cision n'est prise, c'est Copenhague all over again. Les Etats-Unis, le Br&#233;sil, la Chine et la Russie ne veulent pas c&#233;der une once de terrain, et refusent que leurs contributions puissent &#234;tre transparentes. Non seulement le dialogue de Talanoa n'a rien donn&#233;, mais aucune r&#232;gle de mise en &#339;uvre de l'Accord de Paris n'est adopt&#233;e. Ce serait le pire sc&#233;nario et on passerait alors compl&#232;tement &#224; c&#244;t&#233; de l'objectif voulu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Politiquement, c'est un d&#233;sastre. Les dirigeants, en rentrant dans leurs pays, sont oblig&#233;s d'affronter une opinion publique est de plus en plus mobilis&#233;e pour la question climatique. Les mois pr&#233;c&#233;dents, les appels des scientifiques et figures publiques se sont succ&#233;d&#233;s dans la presse et les initiatives qui appellent &#224; se mobiliser comme #OnEstPr&#234;t ou #IlEstEncoreTemps [19] sont des exemples de la pression croissante de la soci&#233;t&#233; civile sur les dirigeants. Ceux-ci ont cherch&#233; &#224; sauver leur image, mais le mal est fait. Cette hypoth&#232;se est peu probable en raison des cons&#233;quences politiques qu'une telle d&#233;cision aurait, en particulier dans les d&#233;mocraties.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;FAUT-IL VRAIMENT ESP&#201;RER QUELQUE CHOSE DES N&#201;GOCIATIONS CLIMATIQUES ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me en cas d'&#233;chec ou de succ&#232;s en demi-teinte, la COP24 et toutes celles qui suivront apr&#232;s resteront bien s&#251;r des moments phares pour la construction de v&#233;ritables et ambitieuses politiques climatiques au niveau international. Au-del&#224; des questions de droit international qu'elles posent, elles portent avant tout un poids symbolique tr&#232;s fort : notre capacit&#233; &#224; nous mettre d'accord, tous ensemble, au nom de l'humanit&#233; pour sauver notre esp&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, l'opacit&#233; des n&#233;gociations entre pays et l'exclusion de pans entiers de la soci&#233;t&#233; s'oppose &#224; cette philosophie. Cela laisse supposer que les &#233;lites politiques &#224; l'&#339;uvre seront capables d'affronter la situation&#8230; alors que nous pouvons s&#233;rieusement en douter. Nous l'avons vu plus haut, les questions techniques sur &lt;i&gt;la flexibilit&#233; de la transparence&lt;/i&gt; ou sur les flux financiers entre &#201;tats d&#233;velopp&#233;s et en voie de d&#233;veloppement accaparent les n&#233;gociations et emp&#234;chent au final d'atteindre l'objectif : r&#233;duire de mani&#232;re drastique nos &#233;missions de gaz &#224; effet de serre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, faut-il esp&#233;rer quelque chose de cette COP ? Peut-&#234;tre, selon les sensibilit&#233;s. Reste que les acteurs non-gouvernementaux sont de plus en plus engag&#233;s dans la lutte contre le changement climatique de leur c&#244;t&#233; aussi, et qu'ils pourraient peut-&#234;tre agir plus en profondeur et plus efficacement que les &#201;tats. Le Sommet de Californie (Global Action Summit) en septembre 2018 r&#233;unissait tous ces acteurs qui s'engagent pour le changement climatique : entreprises, ONG, collectivit&#233;s locales et territoriales. Certes, un de ses objectifs premiers &#233;tait d'abord politique : cibler les &#233;lecteurs du pays quelques semaines avant les &#233;lections de mi-mandat et mettre des b&#226;tons dans les roues &#224; l'administration Trump qui d&#233;membre all&#232;grement tous les garde-fous l&#233;gislatifs et administratifs visant &#224; r&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Mais ce sommet visait aussi &#224; se substituer &#224; l'administration f&#233;d&#233;rale &#8211; comme le souligne l'IDDRI [20] : &lt;i&gt;&#8220;Le fait de venir signer un accord de coop&#233;ration entre la Chine et la Californie, qui se pr&#233;sente souvent comme la 5e puissance &#233;conomique mondiale, n'est pas anodin&#8221;. Cela &#8220;consacre la volont&#233; de P&#233;kin de continuer &#224; travailler avec les &#201;tats-Unis tout en contournant Washington.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Toutefois ces grands sommets, o&#249; l'on se congratule sur les solutions adopt&#233;es, tendent &#224; une certaine c&#233;cit&#233; sur les causes r&#233;elles du d&#233;r&#232;glement global plut&#244;t qu'&#224; affronter la r&#233;alit&#233; en face. Comme le disait si bien Nicolas Hulot lors de sa d&#233;mission sur France Inter, fin ao&#251;t 2018 : &#8220;On s'&#233;vertue &#224; entretenir un mod&#232;le &#233;conomique cause de tous ces d&#233;sordres climatiques. (&#8230;) Nous faisons des petits pas, et la France en fait beaucoup plus que d'autres pays, mais est-ce que les petits pas suffisent &#8230; la r&#233;ponse, elle est non.&#8221; Le mod&#232;le &#233;conomique dominant [21] veut nous laisser croire qu'il saura agir face &#224; la situation, alors m&#234;me que les &#233;lites de New York et de la Silicon Valley se pr&#233;parent &#224; l'apocalypse [22] : ils ach&#232;tent des &#238;les, des bo&#238;tes de conserve ou des munitions. Les difficult&#233;s socio-&#233;conomiques et techniques auxquelles notre monde doit dor&#233;navant faire face pour enrayer la crise climatique et environnementale sont si fortes qu'elles ne sont pas repr&#233;sentables de mani&#232;re globale. C'est pourquoi il faut toujours garder un &#339;il critique vis-&#224;-vis des solutions simplistes, notamment si elles proviennent de soci&#233;t&#233;s pour lesquelles la recherche du profit est la raison premi&#232;re d'exister.&lt;br class='autobr' /&gt;
quote&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] La France s'est dot&#233;e en 2001 d'un Observatoire National sur les Effets du R&#233;chauffement Climatique, qui a entre autres comme mission de suivre les impacts du r&#233;chauffement climatique en France et dans le monde. Pour plus d'informations, voir le site de l'Onerc : &lt;a href=&#034;https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/observatoire-national-sur-effets-du-rechauffement-climatique-onerc#e2&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/observatoire-national-sur-effets-du-rechauffement-climatique-onerc#e2&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[2] En France, l'un des secteurs &#233;conomiques qui sera le plus impact&#233; est celui du tourisme (hivernal et estival) alors m&#234;me que la destination France est au premier rang mondial en 2016 (avec 82,6 millions de touristes internationaux). Le tourisme hivernal en particulier doit d&#233;j&#224; composer avec des hivers moins neigeux.&lt;br class='autobr' /&gt;
[3] Simon Roger, &#171; COP21 : un succ&#232;s &#224; confirmer &#187;, Le Monde, 23/12/2015. &lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/planete/article/2015/12/25/cop21-un-succes-a-confirmer_4838061_3244.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/planete/article/2015/12/25/cop21-un-succes-a-confirmer_4838061_3244.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[4] L'une des meilleures bas&#233;es de donn&#233;es pour les chiffres sur le climat est la synth&#232;se faite par le Commissariat G&#233;n&#233;ral au D&#233;veloppement Durable : Chiffres cl&#233;s du climat : France, Europe et Monde, &#233;dition 2018. Voir la version en ligne : &lt;a href=&#034;http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Datalab/2017/datalab-27-CC-climat-nov2017-b.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Datalab/2017/datalab-27-CC-climat-nov2017-b.pdf&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[5] Simon Roger, &#171; Les &#233;missions mondiales de CO2 repartent &#224; la hausse &#187;, Le Monde, 13/11/2017. &lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/apres-un-plateau-de-trois-ans-les-emissions-mondiales-de-co2-repartent-a-la-hausse_5214002_3244.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/apres-un-plateau-de-trois-ans-les-emissions-mondiales-de-co2-repartent-a-la-hausse_5214002_3244.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[6] Lola Vallejo, &#171; N&#233;gociations climatiques de Bangkok : l'urgence de d&#233;finir les r&#232;gles de mise en &#339;uvre de l'accord de Paris &#187;, IDDRI, 10/09/2018. &lt;a href=&#034;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/negociations-climatiques-de-bangkok-lurgence-de-definir&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/negociations-climatiques-de-bangkok-lurgence-de-definir&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[7] David Leva&#239;, Lola Vallejo, &#171; Mise en &#339;uvre de l'accord de Paris : les enjeux de la session de n&#233;gociation &#224; Bonn &#187;, IDDRI, 30/09/2018. &lt;a href=&#034;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/mise-en-oeuvre-de-laccord-de-paris-les-enjeux-de-la&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/mise-en-oeuvre-de-laccord-de-paris-les-enjeux-de-la&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[8] Article 3.1 de la CCNUCC : &#171; Il incombe aux Parties de pr&#233;server le syst&#232;me climatique dans l'int&#233;r&#234;t des g&#233;n&#233;rations pr&#233;sentes et futures, sur la base de l'&#233;quit&#233; et en fonction de leurs responsabilit&#233;s communes mais diff&#233;renci&#233;es et de leurs capacit&#233;s respectives. Il appartient, en cons&#233;quence, aux pays d&#233;velopp&#233;s parties d'&#234;tre &#224; l'avant-garde de la lutte contre les changements climatiques et leurs effets n&#233;fastes. &#187; Le principe de responsabilit&#233; commune mais diff&#233;renci&#233;e est donc fondateur des n&#233;gociations climatiques, mais permet toutes les interpr&#233;tations possibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
[9] Oxfam, &#171; 2018 : les vrais chiffres des financements climat. O&#249; en est-on de l'engagement de 100 milliards de dollars ? &#187;, 2018. &lt;a href=&#034;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/dialogue-de-talanoa-lancement-positif-mais-issuehttps://d1tn3vj7xz9fdh.cloudfront.net/s3fs-public/file_attachments/bp-climate-finance-shadow-report-030518-fr.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/dialogue-de-talanoa-lancement-positif-mais-issuehttps://d1tn3vj7xz9fdh.cloudfront.net/s3fs-public/file_attachments/bp-climate-finance-shadow-report-030518-fr.pdf&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[10] Lola Vallejo, David Leva&#239;, &#171; Dialogue de Talanoa : lancement positif mais issue incertaine &#187;, 10/05/2018. &lt;a href=&#034;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/dialogue-de-talanoa-lancement-positif-mais-issue&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/dialogue-de-talanoa-lancement-positif-mais-issue&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[11] Le rapport est disponible en entier sur le site du GIEC : &lt;a href=&#034;http://www.ipcc.ch/report/sr15/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ipcc.ch/report/sr15/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[12] Lola Vallejo, David Leva&#239;, &#171; Quels enjeux pour la COP24 ? &#187;, IDDRI, 20/11/2018. &lt;a href=&#034;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/quels-enjeux-pour-la-cop24&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/quels-enjeux-pour-la-cop24&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[13] &#171; #ChangingTogether &#8211; COP24 in Katowice &#187;. &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?time_continue=30&amp;v=KBNP6bKXWeY&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?time_continue=30&amp;v=KBNP6bKXWeY&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[14] &#171; Polish government split over coal ahead of UN climate summit &#187;, Climate Change News, 21/11/2018. &lt;a href=&#034;http://www.climatechangenews.com/2018/11/21/polish-government-split-coal-ahead-un-climate-summit/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.climatechangenews.com/2018/11/21/polish-government-split-coal-ahead-un-climate-summit/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[15] Ernesto Ara&#249;jo, &#171; Sequestrar e pervreter &#187;, Metapoltica 17. &lt;a href=&#034;https://www.metapoliticabrasil.com/blog/sequestrar-e-perverter?fbclid=IwAR2yJ9k5BJzaHGjjYrVwRdTNyX53DHT1Ng6e4MtnV-sA1xvD-MloWv84hMU&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.metapoliticabrasil.com/blog/sequestrar-e-perverter?fbclid=IwAR2yJ9k5BJzaHGjjYrVwRdTNyX53DHT1Ng6e4MtnV-sA1xvD-MloWv84hMU&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[16] &#171; L'Amazonie, &#171; poumon vert &#187; le plus efficace des for&#234;ts mondiales &#187;, Le Monde,17/03/2009.&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/planete/infographie/2009/03/17/l-amazonie-poumon-vert-le-plus-efficace-des-forets-mondiales_1169182_3244.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/planete/infographie/2009/03/17/l-amazonie-poumon-vert-le-plus-efficace-des-forets-mondiales_1169182_3244.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[17] Rachel Knaebel, &#171; L'Amazonie, convoit&#233;e par l'agrobusiness et l'industrie mini&#232;re, en danger imminent avec l'&#233;lection de Bolsonaro &#187;, Bastamag, 30/10/2018. &lt;a href=&#034;https://www.bastamag.net/Amazonie-Bresil-Bolsonaro-agrobusiness-amerindiens-ecologie-deforetsation&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bastamag.net/Amazonie-Bresil-Bolsonaro-agrobusiness-amerindiens-ecologie-deforetsation&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[18] &#171; Il nous reste deux ans pour agir contre le changement climatique, avertit l'ONU &#187;, Sciences et Avenir, 11/09/2018. &lt;a href=&#034;https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/il-nous-reste-deux-ans-pour-agir-contre-le-changement-climatique-avertit-l-onu_127387&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/il-nous-reste-deux-ans-pour-agir-contre-le-changement-climatique-avertit-l-onu_127387&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[19] A retrouver sur leurs sites : &lt;a href=&#034;http://ilestencoretemps.fr onestpret.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://ilestencoretemps.fr onestpret.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[20] David Leva&#239;, &#171; Les acteurs non-&#233;tatiques au chevet de l'action climatique &#187;, IDDRI, 20/09/2018. &lt;a href=&#034;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/les-acteurs-non-etatiques-au-chevet-de-laction-climatique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/les-acteurs-non-etatiques-au-chevet-de-laction-climatique&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[21] Pierre Gilbert, &#171; D&#233;mission de Hulot : la faillite de l'&#233;cologie lib&#233;rale &#187;, Le Vent se L&#232;ve, 28/08/2018. &lt;a href=&#034;https://lvsl.fr/demission-de-hulot-la-faillite-de-lecologie-neoliberale&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lvsl.fr/demission-de-hulot-la-faillite-de-lecologie-neoliberale&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[22] Emeline Am&#233;tis, &#171; Les milliardaires de la Silicon Valley se pr&#233;parent &#224; la fin de notre civilisation &#187;, Slate, 31/01/2017. &lt;a href=&#034;http://www.slate.fr/story/135356/riches-fin-du-monde&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.slate.fr/story/135356/riches-fin-du-monde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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