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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>&#201;cosse : le Oui a d&#233;j&#224; gagn&#233; !</title>
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		<dc:date>2014-09-18T09:09:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Amir Khadir</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-16</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le c&#339;ur de tous les ind&#233;pendantistes qu&#233;b&#233;cois bat avec ferveur aujourd'hui. Des millions d'&#201;cossaises et d'&#201;cossais vont dire oui &#224; un r&#233;f&#233;rendum portant sur leur ind&#233;pendance. Nous sommes anxieux et f&#233;briles de savoir si ce sera suffisant pour obtenir la majorit&#233; n&#233;cessaire pour faire de l'&#201;cosse un pays, projet que nous caressons aussi pour le Qu&#233;bec depuis au moins 1980. &lt;br class='autobr' /&gt;
(tir&#233; du blog d'Amir Khadir) &lt;br class='autobr' /&gt; Nous nous croisons les doigts et nous sommes tellement fiers pour les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Referendum-sur-l-independance-de-l-Ecosse-+" rel="tag"&gt;R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-16-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-16&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton18926-5bf86.jpg?1781316899' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le c&#339;ur de tous les ind&#233;pendantistes qu&#233;b&#233;cois bat avec ferveur aujourd'hui. Des millions d'&#201;cossaises et d'&#201;cossais vont dire oui &#224; un r&#233;f&#233;rendum portant sur leur ind&#233;pendance. Nous sommes anxieux et f&#233;briles de savoir si ce sera suffisant pour obtenir la majorit&#233; n&#233;cessaire pour faire de l'&#201;cosse un pays, projet que nous caressons aussi pour le Qu&#233;bec depuis au moins 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; du blog d'Amir Khadir)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous nous croisons les doigts et nous sommes tellement fiers pour les ind&#233;pendantistes d'&#201;cosse qui ont fait une si belle campagne qui pourrait permettre &#224; leur nation la pleine &#233;mancipation politique, but l&#233;gitime de tout peuple. Fiers surtout, parce que quoiqu'il arrive au d&#233;compte final, nous savons d'ores et d&#233;j&#224; que le &#171; Oui &#187; remportera une victoire &#224; plusieurs &#233;gards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord parce que personne n'aurait cru il y a quelques mois que les r&#233;sultats puissent &#234;tre aussi serr&#233;s que le laissent pr&#233;sager les sondages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le SNP a fait de l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse un projet de soci&#233;t&#233; emballant et inclusif qui, sans l'oublier, ne carbure pas uniquement &#224; l'exaltation de la fiert&#233; identitaire. R&#233;sultat : un nombre impressionnant de nouveaux arrivants et nouvelles arrivantes (entre 31 et 42%) s'appr&#234;tent &#224; voter oui ! Pour l'immigrant souverainiste que je suis et qui &#339;uvre depuis longtemps &#224; concilier les communaut&#233;s issues de l'immigration avec l'id&#233;e d'un Qu&#233;bec ind&#233;pendant, c'est tout un exploit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, le succ&#232;s du SNP, du premier ministre Alex Salmond et des mouvements citoyens du Yes Scotland qui ont convaincu autant de gens qu'une &#201;cosse ind&#233;pendante &#233;tait possible et souhaitable, donne une vigueur renouvel&#233;e aux mouvements ind&#233;pendantistes partout dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Qu&#233;bec, l'exemple &#233;cossais offre deux le&#231;ons majeures : il illustre admirablement que l'aust&#233;rit&#233; n'inspirera aucun &#233;lan pour mettre en mouvement un peuple et il confirme que l'identit&#233; ne repr&#233;sente d&#233;sormais plus un motif suffisant aux yeux de jeunes g&#233;n&#233;rations d'ind&#233;pendantistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recette du SNP rappelle la combativit&#233; de M. Parizeau qui &#233;tait tr&#232;s conscient du potentiel &#233;mancipateur, proprement &#224; port&#233;e sociale, de l'ind&#233;pendantisme. Il avait fait une large place au mouvement social dans le camp du &#171; Oui &#187; comptant sur les Partenaires de la souverainet&#233; pour cr&#233;er de l'adh&#233;sion, sinon de l'engouement pour l'ind&#233;pendance. Car, l'&#201;cosse le d&#233;montre encore, ce n'est pas l'incantation d&#233;sincarn&#233;e, abstraite de la n&#233;cessit&#233; d'un pays, mais plut&#244;t la substance politique et sociale du projet d'ind&#233;pendance qui permet de faire r&#234;ver, d&#233;sirer et adh&#233;rer au projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; l'&#201;cosse, on r&#233;alise que l'id&#233;e d'ind&#233;pendance ne peut gagner des appuis uniquement en d&#233;non&#231;ant le d&#233;s&#233;quilibre fiscal ou en faisant miroiter des &#233;conomies. En &#201;cosse, elle repose plut&#244;t sur la d&#233;fense des services publics et sur des politiques sociales g&#233;n&#233;reuses &#224; l'endroit des couches populaires, particuli&#232;rement les nouveaux arrivants et les nouvelles arrivantes. Le camp ind&#233;pendantiste affiche une volont&#233; de b&#226;tir un projet social fort, assez &#233;cologique et m&#234;me pacifiste. Ce qui semble donner le go&#251;t au peuple &#233;cossais de se donner un &#201;tat pour d&#233;finir librement ses institutions, ses orientations &#233;conomiques et son avenir politique. Cette strat&#233;gie du SNP, d&#233;mocratique et inclusive, s'est av&#233;r&#233;e d'une redoutable efficacit&#233; et d'une grande l&#233;gitimit&#233;. Elle a permis de rallier un nombre impressionnant de groupes sociaux : des syndicats, des &#233;cologistes, des groupes populaires, des f&#233;ministes, des &#233;tudiants, des immigrants, des minorit&#233;s sexuelles, et j'en passe. En axant ses choix &#233;conomiques et sociaux &#224; l'avantage de la majorit&#233; de la population, le SNP a suscit&#233; ce ralliement qui permet de tourner la dynamique politique en faveur de l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout une le&#231;on pour le Qu&#233;bec : l'ind&#233;pendance ne d&#233;coulera pas au Qu&#233;bec du jeu de la classe politique au sommet, ni d'une campagne de marketing quand bien m&#234;me qu'elle aurait l'appui d'une partie des empires m&#233;diatiques. Pour gagner contre les puissantes forces d'inertie politique, &#233;conomique et m&#233;diatique qui s'y opposent, le mouvement ind&#233;pendantiste a besoin d'une &#171; effervescence sociale &#187; qui ne peut venir que d'une mobilisation populaire. Une telle mobilisation requiert des pratiques d&#233;mocratiques que connaissent bien les mouvements sociaux : assembl&#233;es, discussions de cuisine, manifestations artistiques, rassemblements et d&#233;bats publics. Bref, c'est ce qu'il faut pour susciter une adh&#233;sion croissante &#224; une id&#233;e - la souverainet&#233; - que ses adversaires s'emploieront &#224; d&#233;peindre comme peu emballante au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; travers une campagne r&#233;f&#233;rendaire de cette nature qu'un projet de pays rassembleur est susceptible d'&#233;merger au Qu&#233;bec. Des composantes du mouvement, comme Qu&#233;bec solidaire, proposent la mise sur pied d'une Assembl&#233;e constituante pour susciter une telle mobilisation pour donner l'impulsion du changement et le go&#251;t de la libert&#233;. Cette question est importante et le mouvement souverainiste devra l'aborder en temps et lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment - il faut l'admettre - l'id&#233;e de la souverainet&#233; s'est essouffl&#233;e au Qu&#233;bec. Pourtant, des femmes et des hommes qui ont dirig&#233; ce mouvement ont souvent agi au mieux de leur capacit&#233;, en toute sinc&#233;rit&#233;. Mais des erreurs majeures ont &#233;t&#233; commises au pouvoir et ont cout&#233; cher au mouvement ind&#233;pendantiste. La plupart de ces erreurs &#233;manent de choix strat&#233;giques erron&#233;s, qui expliquent nos importantes difficult&#233;s. Heureusement, plusieurs g&#233;n&#233;rations de souverainistes n'ont encore rien abandonn&#233; de l'id&#233;al. Le mouvement ind&#233;pendantiste qu&#233;b&#233;cois, en dehors et &#224; l'int&#233;rieur des partis ind&#233;pendantistes, cherche aujourd'hui &#224; sortir l'ind&#233;pendantisme du cadre conceptuel et strat&#233;gique pass&#233; qui, apr&#232;s tout, a pr&#233;sid&#233; au terrible essoufflement du mouvement souverainiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons tout mettre en &#339;uvre pour retisser le lien perdu qui a jadis fait la force du mouvement ind&#233;pendantiste qu&#233;b&#233;cois. Projet national et projet social doivent &#234;tre intimement li&#233;s pour redonner &#224; notre id&#233;e sa capacit&#233; &#224; faire r&#234;ver et &#224; mobiliser notre peuple. Les ind&#233;pendantistes &#233;cossais l'ont d&#233;j&#224; r&#233;ussi. Demain, ils seront m&#234;me peut-&#234;tre ind&#233;pendants. Nous aussi, nous voulons l'&#234;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;f&#233;rendum en &#201;cosse : ind&#233;pendance, Yes or No ? (III) &#171; Yes &#187; : un argumentaire non-nationaliste pour l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Referendum-en-Ecosse-independance-Yes-or-No-III-Yes-un-argumentaire-non</link>
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		<dc:date>2014-09-16T08:46:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Neil Davidson</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-16</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 18 septembre, les &#233;lecteurs en Ecosse d&#233;cideront par r&#233;f&#233;rendum si l'Ecosse doit devenir &#034;un pays ind&#233;pendant&#034;. Il y a encore quelques mois, la possibilit&#233; qu'une majorit&#233; puisse voter &#171; oui &#187; &#224; l'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du Royaume-Uni (actuellement compos&#233; de l'Angleterre, de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord) semblait tr&#232;s irr&#233;elle. Mais ces derni&#232;res semaines, les sondages montrent une mont&#233;e continue du &#034;Oui&#034; qui semble d&#233;sormais faire jeu &#233;gal avec le &#034;Non&#034;. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH99/arton18898-b1a1a.png?1781508164' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 18 septembre, les &#233;lecteurs en Ecosse d&#233;cideront par r&#233;f&#233;rendum si l'Ecosse doit devenir &#034;un pays ind&#233;pendant&#034;. Il y a encore quelques mois, la possibilit&#233; qu'une majorit&#233; puisse voter &#171; oui &#187; &#224; l'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du Royaume-Uni (actuellement compos&#233; de l'Angleterre, de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord) semblait tr&#232;s irr&#233;elle. Mais ces derni&#232;res semaines, les sondages montrent une mont&#233;e continue du &#034;Oui&#034; qui semble d&#233;sormais faire jeu &#233;gal avec le &#034;Non&#034;. Les opinions dans la gauche, en Ecosse comme ailleurs, sont divis&#233;es face au r&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance. Dans un article publi&#233; dans le num&#233;ro d'avril-mai de la revue Radical Philosophy, l'historien marxiste &#233;cossais Neil Davidson, dont nous avons publi&#233; une interview r&#233;cente (&lt;a href=&#034;http://www.pressegauche.org/spip.php?article18746&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.pressegauche.org/spip.php?article18746&lt;/a&gt;), examine le bien-fond&#233; des principaux arguments avanc&#233;s dans le d&#233;bat et explique pour quelles raisons il votera &#034;Oui&#034;. (Avanti !)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la soir&#233;e du 16 mai 1973, plus ou moins &#224; la moiti&#233; de la tourn&#233;e Aladdin Sane, je regardais David Bowie jouer son deuxi&#232;me spectacle &#224; guichets ferm&#233;s &#224; l'Aberdeen Music Hall. Je n'aurais pas pu imaginer qu'un jour je l'&#233;couterais - ou, plut&#244;t, que j'&#233;couterais Kate Moss parlant en son nom - intervenir dans un d&#233;bat sur un r&#233;f&#233;rendum portant sur l'ind&#233;pendance &#233;cossaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne vais pas pr&#233;tendre que la question nationale &#233;tait une priorit&#233; pour le gar&#231;on de 15 ans que j'&#233;tais et je n'aurais jamais pu imaginer qu'il y aurait un jour un r&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance &#233;cossaise. Le message que Kate Moss a lu pour Bowie aux Brit Awards le 20 F&#233;vrier - &#034;Ecosse, reste avec nous&#034; - m&#233;rite n&#233;anmoins d'&#234;tre pris plus au s&#233;rieux qu'il ne l'a &#233;t&#233;, et certainement plus que le m&#233;lange de bluff et d'intimidation dont les &#201;cossais ont r&#233;cemment &#233;t&#233; gratifi&#233; de la part du chancelier de l'Echiquier (vieille appellation britannique pour le ministre des Finances) George Osborne, du pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne Jos&#233; Manuel Barroso et des administrateurs de l'entreprise &#233;cossaise d'investissement Standard Life.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bowie est en fait un artiste plus politique qu'on le croit souvent mais il n'est en aucun cas un artiste de gauche classique. Pourtant, son intervention &#233;tait typique d'une opinion largement r&#233;pandue dans la gauche selon laquelle un &#034;Oui&#034; pour l'ind&#233;pendance &#233;cossaise le 18 septembre serait une catastrophe pour &#171; nous &#187; (ce qui signifie les Anglais) et peut-&#234;tre aussi pour les Ecossais eux-m&#234;mes. Ces points de vue sont &#233;galement largement r&#233;pandus en Ecosse elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du &#034;n&#233;olib&#233;ralisme social&#034; au socialisme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de commencer &#224; examiner ces arguments, il convient de consid&#233;rer une position pro-ind&#233;pendance qui ne &#234;tre d&#233;fendue qu&#8216;en Angleterre. Exprim&#233;e tout r&#233;cemment (de mani&#232;re un peu excentrique) par Will Self dans le New Statesman, elle affirme qu'une Ecosse ind&#233;pendante serait une source d'inspiration social-d&#233;mocrate &#8211; et peut-&#234;tre m&#234;me socialiste [1] - pour la gauche anglaise, et qu'elle galvaniserait celle-ci jusqu'&#224; lui faire poser un s&#233;rieux d&#233;fi au n&#233;olib&#233;ralisme et de l'imp&#233;rialisme. Et, &#224; certains &#233;gards, un survol de la l&#233;gislation sociale en Ecosse - m&#234;me ins&#233;r&#233;e dans le cadre limit&#233; de la d&#233;volution [2], et y compris les parties qui ont &#233;t&#233; vot&#233;es par les deux premiers gouvernements de coalition entre le Parti Travailliste et la Parti Lib&#233;ral-D&#233;mocrate - tend &#224; soutenir ce point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Ecosse a la gratuit&#233; des soins pour les personnes &#226;g&#233;es, des ordonnances gratuites pour tous, pas de minerval pour les &#233;tudiants (du moins pour les &#233;tudiants &#233;cossais) ; la Bedroom Tax [3], que le Parlement r&#233;gional n'a pas le pouvoir d'abolir, a &#233;t&#233; dans les faits neutralis&#233;e par le gouvernement actuel du Parti National Ecossais (SNP) qui a d&#233;clar&#233; (avec le soutien du Parti Travailliste) que pr&#232;s de 26 millions de dollars seraient engag&#233;s pour couvrir les co&#251;ts suppl&#233;mentaires que doivent supporter les 76.000 locataires de logements sociaux disposant d'une &#034;chambre d'amis&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, bien qu'il existe depuis longtemps des &#233;coles priv&#233;es en Ecosse, l'enseignement n'a pas &#233;t&#233; soumis &#224; l'effet d&#233;sint&#233;grateur des Acad&#233;mies et des Ecoles Libres [4] ; l'eau reste dans les mains du secteur public ; l'ampleur de la privatisation du Service National de Sant&#233; (NHS) en Angleterre n'a pas d'&#233;quivalent au nord de la fronti&#232;re ; les Initiatives priv&#233;es de financement (PFI) et les Partenariats public-priv&#233; (PPP) ne sont plus en usage. Et alors qu'il serait absurde de pr&#233;tendre que le racisme n'est pas un probl&#232;me en Ecosse, la culture publique &#224; cet &#233;gard est diff&#233;rente de celle de l'Angleterre, notamment parce que le gouvernement SNP &#8211; ce qui restera toujours &#224; son cr&#233;dit - a plaid&#233; pour accueillir les migrants plut&#244;t que de les attaquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devrions n&#233;anmoins &#234;tre sceptiques au sujet des affirmations qui, sur la base de ces r&#233;formes, modestes mais r&#233;elles, assurent que l'ind&#233;pendance devrait automatiquement conduire &#224; la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; sociale-d&#233;mocrate, et plus encore socialiste. Il n'y a rien d'intrins&#232;quement progressiste &#224; la cr&#233;ation d'un Etat &#233;cossais - sinon, ce projet ne serait pas d&#233;fendu par des types &#233;minemment r&#233;actionnaires comme Sir Brian Souter (de la soci&#233;t&#233; de transport Stagecoach) ou Sir George Mathewson (ancien dirigeant de la Royal Bank of Scotland), qui sont tous deux parfaitement conscients de leurs int&#233;r&#234;ts de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voter pour l'ind&#233;pendance n'est pas voter pour le SNP&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;galement vrai que, sur le plan &#233;conomique, le SNP est accroch&#233; au programme n&#233;olib&#233;ral &#8211; c'est presque uniquement sur le terrain social qu'il a d&#233;vi&#233; vers la gauche. Cela signifie que le SNP pr&#233;sente un programme tr&#232;s contradictoire : d'une part, il argumente en faveur d'un r&#233;gime fiscal &#034;&#224; l'irlandaise&#034;, c'est-&#224;-dire &#034;comp&#233;titif&#034; pour les entreprises tandis que, d'autre part, il affirme qu'il sera en mesure de d&#233;velopper un Etat social de style scandinave. Et ce n'est pas la seule contradiction : le SNP s'est engag&#233; &#224; &#233;liminer les armes nucl&#233;aires de la Clyde (la base de la flotte de sous-marins nucl&#233;aires de la Grande-Bretagne, arm&#233;s de missiles Trident), mais aussi de rester au sein de l'OTAN, des positions qui sont susceptibles d'entrer en conflit l'une avec l'autre, c'est le moins qu'on puisse dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces contradictions constituent le point de la critique de gauche du mouvement pour l'ind&#233;pendance. Mais m&#234;me ainsi, un vote pour l'ind&#233;pendance lors du r&#233;f&#233;rendum n'est pas la m&#234;me chose qu'un vote pour le SNP. Il est concevable que l'ind&#233;pendance puisse &#234;tre gagn&#233;e et que le SNP perde n&#233;anmoins la prochaine &#233;lection parlementaire &#233;cossaise, et vice versa. Le soutien &#224; une revendication nationale telle que l'ind&#233;pendance &#233;cossaise est tout &#224; fait distinct du soutien &#224; un parti qui la pr&#244;ne : il d&#233;pend de ce que sont vos raisons pour soutenir cette revendication. En effet, il y a de bonnes raisons de penser que le SNP - ou du moins sa direction &#8211; n'est pas aussi attach&#233; &#224; l'ind&#233;pendance que ce que presque tout le monde trouve commode de penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#034;d&#233;volution maximale&#034; (de comp&#233;tentes de l'Etat britannique vers la r&#233;gion &#233;cossaise &#8211; NdT) est l'option constitutionnelle qui est probablement soutenue par le plus d'Ecossais, m&#234;me si elle n'est pas pr&#233;sent&#233;e comme une option dans le r&#233;f&#233;rendum. Elle donnerait au Parlement &#233;cossais le contr&#244;le de toutes les fonctions de l'&#201;tat (y compris la fiscalit&#233;), &#224; l'exception de celles qui sont contr&#244;l&#233;es par le minist&#232;re des Affaires Etrang&#232;res, le minist&#232;re de la D&#233;fense et la Banque d'Angleterre (qui conserverait ainsi la fixation des taux d'int&#233;r&#234;t).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers une &#034;d&#233;volution maximale&#034; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; des dirigeants du SNP reconnaissent qu'il est peu probable qu'ils obtiennent une majorit&#233; pour l'ind&#233;pendance en septembre. La &#034;d&#233;volution maximale&#034; est donc ce qu'ils esp&#232;rent atteindre - et, plus important encore, ce qu'ils pensent qu'ils peuvent atteindre - &#224; court et &#224; moyen terme. Alex Salmond - le chef du SNP, qui est aussi le Premier ministre actuel de l'Ecosse - ne peut bien s&#251;r pas le reconna&#238;tre ouvertement sans encourir la col&#232;re de l'aile fondamentaliste et nationaliste de son parti, pour qui toute solution moindre que l'ind&#233;pendance serait une trahison du sang vers&#233; par Wallace, Bruce et les autres [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mani&#232;re dont Salmond a encadr&#233; le r&#233;sultat d'un vote &#034;Oui&#034; est aussi proche que possible de ce que serait une &#034;d&#233;volution maximale&#034; - le maintien de la monarchie, celui de la livre sterling (sous la tutelle du Tr&#233;sor et la Banque d'Angleterre) et l'adh&#233;sion &#224; l'UE - ces deux derniers points garantissant la poursuite du cours n&#233;olib&#233;ral, quelles que soient les intentions de la direction du SNP. Ironie du sort, l'intransigeance d'Osborne et de Barroso a peut-&#234;tre offert, par inadvertance, une clause de sauvegarde &#224; Salmond, s'il se montre capable de la saisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est encore rendue plus compliqu&#233;e par le fait que, dans certaines circonstances, la &#034;d&#233;volution maximale&#034; serait probablement acceptable pour une majorit&#233; de conservateurs, si cela s'av&#233;rait politiquement n&#233;cessaire. Le Premier ministre conservateur britannique David Cameron veut certainement gagner le vote contre l'ind&#233;pendance mais, aussi tactiquement inepte soit-il, il est &#233;galement conscient que, m&#234;me si cet objectif est atteint, la demande pour une plus grande d&#233;l&#233;gation de pouvoirs sera imparable et aboutira probablement &#224; une forte pression en faveur de la &#034;d&#233;volution maximale&#034;. Cameron l'a effectivement reconnu peu de temps apr&#232;s l'annonce du r&#233;f&#233;rendum, dans un discours prononc&#233; &#224; Edimbourg le 16 f&#233;vrier 2012, quand il a offert de nouvelles mesures de d&#233;centralisation si les &#233;lecteurs rejetaient l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons tactiques, Salmond feint de croire que ce n'&#233;tait l&#224; qu'une ruse pour endormir les Ecossais, en les amenant &#224; votant pour le statu quo, apr&#232;s quoi cette promesse serait oubli&#233;e tranquillement. Il est g&#233;n&#233;ralement conseill&#233; d'imaginer le pire quant aux intentions des conservateurs mais, dans ce cas, Cameron pense probablement ce qu'il dit. Si l'int&#233;grit&#233; essentielle de l'Etat britannique est maintenue au niveau militaire et diplomatique, la &#034;d&#233;volution maximale&#034; serait un r&#233;sultat acceptable, d'autant plus qu'elle reporterait la responsabilit&#233; d'&#233;lever les imp&#244;ts et de r&#233;duire les d&#233;penses sur le gouvernement &#233;cossais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, certains intellectuels conservateurs, comme Tim Montgomerie, affirment d&#233;j&#224; que Cameron devrait saisir l'occasion de reconstruire la Constitution britannique sur une base f&#233;d&#233;rale. C'est une position qui am&#232;nerait les conservateurs en harmonie avec les lib&#233;raux-d&#233;mocrates, pour qui il s'agit d'une politique qui remonte &#224; l'&#233;poque du Parti lib&#233;ral d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Oui &#224; l'Ecosse&#034; ou &#034;Mieux ensemble&#034; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, &#233;tant donn&#233; la quantit&#233; d'ombres diverses qui subsistent dans les d&#233;bats actuels, la gauche doit pr&#233;senter des arguments pour une v&#233;ritable ind&#233;pendance hors de l'Etat britannique. Mais la gauche &#233;cossaise est divis&#233;e sur la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti Travailliste fait officiellement partie de la campagne &#034;Better Together&#034;, alias &#034;Project Fear&#034; (&#034;Mieux ensemble&#034; est le nom officiel de la campagne pour le Non ; elle a &#233;t&#233; rapidement rebaptis&#233;e &#034;Le Projet de la Peur&#034; par les partisans du Oui - NdT), avec les conservateurs et les lib&#233;raux-d&#233;mocrates, m&#234;me si un nombre non quantifiable mais important de membres du Parti travailliste veulent que le parti fasse campagne s&#233;par&#233;ment des partis de droite qui dirigent en coalition la Grande-Bretagne aujourd'hui, ou m&#234;me soutienne l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne &#034;Yes to Scotland&#034; (&#034;Oui &#224; l'Ecosse&#034;) est sans surprise domin&#233;e par le SNP, avec le soutien des Verts et des restes du Scottish Socialist Party (SSP). A ses c&#244;t&#233;s, mais beaucoup plus &#224; gauche, s'est d&#233;velopp&#233;e la Radical Independance Campaign (RIC &#8211; Campagne pour une Ind&#233;pendance Radicale), qui regroupe la gauche du SNP, les Verts, le SSP et le reste de la gauche radicale et r&#233;volutionnaire (Solidarity, le Socialist Workers Party,...). La RIC a tenu deux grandes conf&#233;rences &#224; Glasgow et organise maintenant une campagne d'inscription des &#233;lecteurs dans les cit&#233;s de logement sociaux de l'Ecosse centrale. (Pour ne rien cacher, je tiens &#224; souligner d&#232;s &#224; pr&#233;sent que je soutiens la RIC, bien que cela deviendra bient&#244;t &#233;vident &#224; la lecture de la suite de ce texte).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont les arguments respectifs des deux camps ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Seul le &#034;Non&#034; ne serait pas nationaliste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains arguments de gauche en faveur du maintien de l'Ecosse dans le Royaume-Uni m&#233;ritent d'&#234;tre pris plus au s&#233;rieux que d'autres. Celui qui ne m&#233;rite pas d'&#234;tre pris au s&#233;rieux est l'affirmation selon laquelle le d&#233;sir d'ind&#233;pendance est l'expression d'une politique d'identit&#233; atavique, une diversion nationaliste face aux questions de classe qui sont essentiellement les m&#234;mes sur les deux c&#244;t&#233;s de la fronti&#232;re. J'aimerais pouvoir dire que la pr&#233;somption et le manque de conscience en soi impliqu&#233;s dans la fabrication de ces affirmations sont extraordinaires ; malheureusement, il est en fait tr&#232;s ordinaire. Soutenir la perspective que l'Ecosse devienne un Etat ind&#233;pendant fait apparemment automatiquement de vous un nationaliste &#233;cossais, mais soutenir qu'elle doit rester dans l'Etat britannique dans son cadre actuel ne fait pas de vous un nationaliste britannique. C'est ce qu'on appelle g&#233;n&#233;ralement &#034;Deux poids, deux mesures&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les opposants de gauche &#224; l'ind&#233;pendance &#233;cossaise ont tendance &#224; devenir furieux quand ils sont eux-m&#234;mes accus&#233;s de nationalisme, comme si le nationalisme britannique n'en &#233;tait pas vraiment un - une position conservatrice v&#233;n&#233;rable qui remonte au moins aussi loin que les &#233;crits de Lord Acton sur le sujet. Tr&#232;s bien, mais si eux peuvent apparemment d&#233;tacher leur d&#233;sir de maintenir l'Etat britannique du nationalisme britannique, pourquoi n'acceptent-ils pas que les partisans de la cr&#233;ation d'un Etat &#233;cossais puissent faire la m&#234;me chose en ce qui concerne le nationalisme &#233;cossais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il y a de bonnes raisons socialistes (et, en fait, capitalistes aussi) pour soutenir que les deux positions ne d&#233;pendent pas de l'existence de sentiments nationalistes, de quelque intensit&#233; que ce soit. Il est possible de soutenir le maintien du Royaume-Uni sans &#234;tre un unioniste britannique, tout comme il est possible de soutenir la s&#233;cession vis-&#224;-vis de la Grande-Bretagne sans &#234;tre un nationaliste &#233;cossais. Comme je l'expliquerai ci-dessous, pour les socialistes - par opposition aux unionistes britanniques ou aux nationalistes &#233;cossais - le soutien ou l'opposition &#224; l'ind&#233;pendance &#233;cossaise est essentiellement une question tactique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adieu les gouvernements travaillistes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ensemble plus concret d'arguments pour le vote &#171; non &#187; concernent l'affaiblissement potentiel de la classe travailleuse britannique. Ces arguments impliquent des degr&#233;s variables de coh&#233;rence intellectuelle. Le premier est que le Parti travailliste aura plus difficile &#224; former un gouvernement - voire que cela lui sera impossible - sans le poids num&#233;rique des votes et des d&#233;put&#233;s &#233;cossais : les Ecossais qui votent pour l'ind&#233;pendance condamneraient ainsi leurs fr&#232;res et s&#339;urs anglais &#224; un r&#232;gne &#233;ternel des Conservateurs. On peut apporter un certain nombre de r&#233;ponses &#224; ce type de chantage politique et &#233;motionnel, mais la plus &#233;vidente, bas&#233;e sur les donn&#233;es disponibles dans n'importe quel manuel raisonnablement d&#233;taill&#233; de statistiques &#233;lectorales britanniques, c'est qu'il est tout simplement faux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lors des &#233;lections g&#233;n&#233;rales tenues depuis la Seconde Guerre mondiale, le Parti Travailliste a seulement deux fois - en 1964 et en f&#233;vrier 1974 - d&#233;pendu des r&#233;sultats en Ecosse pour former un gouvernement, et dans les deux cas, ces gouvernements ont ensuite &#233;t&#233; r&#233;&#233;lus - respectivement en 1966 et en octobre 1974 - sans une telle d&#233;pendance. Les grandes majorit&#233;s obtenues par les Travaillistes en 1945 et en 1997 auraient &#233;t&#233; r&#233;duites sans l'apport de Ecosse, mais pas au point de menacer leur capacit&#233; &#224; adopter des lois. En d'autres termes, l'ind&#233;pendance &#233;cossaise ne cr&#233;e pas un obstacle logistique impossible &#224; la formation d'un futur gouvernement travailliste. Si, suite &#224; une s&#233;cession &#233;cossaise, le Parti Travailliste &#233;tait incapable d'obtenir une majorit&#233; &#233;lectorale dans les &#034;Restes du Royaume-Uni&#034;, la responsabilit&#233; de cet &#233;chec ne serait pas &#224; chercher dans le d&#233;part des Cal&#233;doniens, mais dans la politique &#233;lectorale de ce parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un second argument, plus s&#233;rieux, pour voter &#171; non &#187; &#224; l'ind&#233;pendance, c'est que l'&#233;conomie &#233;cossaise est dans une tr&#232;s large mesure d&#233;tenue et contr&#244;l&#233;e de l'ext&#233;rieur par des multinationales &#233;trang&#232;res ou par leurs filiales, tandis que la politique &#233;conomique est d&#233;termin&#233;e par les institutions financi&#232;res bas&#233;es dans la City de Londres et par la bureaucratie de l'UE &#224; Bruxelles. Priv&#233;e de la puissance protectrice exerc&#233;e par le Parlement britannique, une Ecosse ind&#233;pendante serait &#224; la merci de ces forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai, bien s&#251;r, que l'Ecosse ind&#233;pendante serait toujours domin&#233;e par le capital, en grande partie d'origine ext&#233;rieur. Mais qui, mis &#224; part les plus d&#233;sesp&#233;r&#233;ment na&#239;fs, a jamais imagin&#233; qu'il puisse en aller autrement ? Et m&#234;me - en laissant de c&#244;t&#233; les implications nationalistes - l'id&#233;e qu'il y a quelque chose de particuli&#232;rement pernicieux dans le capital &#171; &#233;tranger &#187; d&#233;pend bien s&#251;r de la mani&#232;re dont vous que se r&#233;alisera la transformation socialiste de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adieu l'unit&#233; des travailleurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De loin, l'argument de gauche le plus fort contre l'ind&#233;pendance &#233;cossaise est que cela va saper le mouvement syndical britannique en emp&#234;chant l'unit&#233; transfrontali&#232;re. Ce serait en effet grave si un tel affaiblissement &#233;tait une cons&#233;quence in&#233;vitable de la s&#233;cession, mais ce n'est pas le cas. Les travailleurs en Irlande peuvent appartenir aux m&#234;mes syndicats que les travailleurs en Grande-Bretagne, les travailleurs au Canada peuvent appartenir aux m&#234;mes syndicats que les travailleurs aux &#201;tats-Unis ; il n'y a aucune raison pour laquelle les travailleurs en Ecosse ne pourraient pas appartenir aux m&#234;mes syndicats que les travailleurs en Angleterre et au Pays de Galles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus important encore, l'unit&#233; n'est pas garantie par la forme constitutionnelle de l'&#201;tat ou par les structures bureaucratiques de l'organisation syndicale, mais plut&#244;t par la volont&#233; de d&#233;velopper la solidarit&#233; et l'action collective commune, par dessus les fronti&#232;res si n&#233;cessaire. Grangemouth est en Ecosse, mais l'existence de Unite (une centrale syndicale des services publics) organis&#233;e &#224; l'&#233;chelle du Royaume-Uni n'a pas emp&#234;ch&#233; la d&#233;b&#226;cle qui a frapp&#233; les travailleurs de cette entreprise en novembre dernier lorsque le syndicat a accept&#233; dans les faits un gel des salaires, des attaques sur les montants des pensions et une r&#233;duction massive des droits syndicaux. D'autre part, les travailleurs &#224; travers l'Europe du Sud ont d&#233;montr&#233; la possibilit&#233; d'une action coordonn&#233;e &#224; travers les fronti&#232;res lors des gr&#232;ves contre l'aust&#233;rit&#233; le 14 novembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, si l'ind&#233;pendance &#233;cossaise est si peu mena&#231;ante pour le capital et si diviseuse pour la classe travailleuse, pourquoi alors a plupart des secteurs de la bourgeoisie britannique - et aussi europ&#233;enne et &#233;tatsunienne - sont-elles aussi oppos&#233;s &#224; celle-ci ? Pourquoi Osborne est-il si implacable sur l'impossibilit&#233; du maintien de l'union mon&#233;taire ? Pourquoi Barroso est-il aussi d&#233;termin&#233; &#224; ce que l'Ecosse n'ait pas automatiquement le droit d'adh&#233;rer &#224; l'UE ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les positions changeantes du journal britannique The Economist - qui est toujours le barom&#232;tre le plus fiable de l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale - sugg&#232;rent une r&#233;ponse. Pendant les jours de gloire de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale, il a toujours recommand&#233; avec insouciance que les Ecossais puissent devenir ind&#233;pendants afin qu'ils soient oblig&#233;s de devenir plus comp&#233;titifs en coupant dans les salaires et la s&#233;curit&#233; sociale. Maintenant, ses pages de couverture pleurent sur le sort de &#034;Skintland&#034; au cas o&#249; ses habitants opteraient pour une option constitutionnelle que le magazine consid&#233;rait auparavant comme n&#233;cessaire pour imposer la discipline du march&#233;. On soup&#231;onne que ce changement d'opinion n'est pas motiv&#233; par une grande pr&#233;occupation pour le sort des Ecossais, mais plut&#244;t par la peur des cons&#233;quences pour l'Etat britannique, et par cons&#233;quent pour le capital investi en Grande-Bretagne, quelle qu'en soit l'origine. Les probl&#232;mes pos&#233;s par l'ind&#233;pendance ne sont pas directement &#233;conomiques, mais ils sont li&#233;s &#224; l'&#233;conomie capitaliste &#224; travers une s&#233;rie de m&#233;diations. Quelles sont-elles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un coup port&#233; &#224; l'imp&#233;rialisme britannique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les socialistes, la question est de savoir si oui ou non l'ind&#233;pendance renforce la classe travailleuse. Mais la classe travailleuse dont nous devrions nous pr&#233;occuper n'est pas seulement britannique, et encore moins seulement &#233;cossaise, mais internationale. En outre, la question ne peut &#234;tre pos&#233;e de mani&#232;re purement &#233;conomique : la force vient de la clart&#233; id&#233;ologique et politique autant que de la capacit&#233; organisationnelle. Quels sont alors les arguments socialistes pour l'ind&#233;pendance qui r&#233;pondent &#224; ces exigences ? Le plus &#233;vident est la possibilit&#233; de briser l'Etat imp&#233;rialiste britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Grande-Bretagne est encore un Etat imp&#233;rialiste en guerre - en guerre chaque ann&#233;e depuis 1914 jusqu'&#224; 2013 (les comm&#233;morations du centenaire de la Premi&#232;re Guerre mondiale commencent un peu plus d'un mois avant le r&#233;f&#233;rendum, et la c&#233;r&#233;monie de cl&#244;ture des Jeux du Commonwealth &#224; Glasgow se fondra de fa&#231;on transparente dans les &#233;v&#233;nements d'ouverture du centenaire &#224; travers toute la Grande-Bretagne, avec un d&#233;p&#244;t de gerbe au C&#233;notaphe de George Square &#224; Glasgow [6]. Cela n'est pas une co&#239;ncidence fortuite). Un r&#233;f&#233;rendum qui se tient pendant que l'occupation de l'Afghanistan est toujours en cours et que les interventions en Irak et en Libye sont toujours fra&#238;ches dans les m&#233;moires, est ins&#233;parable des arguments contre ces guerres et les alliances qui alignent&#8211; dans une position de subordination - l'Etat britannique &#224; l'Empire am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une s&#233;cession &#233;cossaise rendrait &#224; tout le moins plus difficile la continuation de ce jeu pour la Grande-Bretagne, ne serait-ce que par la r&#233;duction de son importance pratique pour les &#201;tats-Unis Le Foreign and Commonwealth Office (FCO - Bureau des Affaires Etrang&#232;res et du Commonwealth) a r&#233;cemment fait conna&#238;tre via son canal favori, The Telegraph, sa pr&#233;occupation pour la r&#233;putation internationale des &#034;Restes du Royaume-Uni&#034; apr&#232;s une ind&#233;pendance de l'Ecosse. Le FCO craint que celui-ci pourrait perdre son statut qui en fait l'un des cinq membres permanents du Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU - avec le droit de veto que cette position conf&#232;re - &#224; la suite d'un complot argentin soutenu par d'autres pays d'Am&#233;rique latine, m&#234;me si l'on imagine que l'Inde pourrait aussi avoir une bonne raison de voir le Royaume-Uni Restant perdre son fauteuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tract de &#034;Better Together&#034; que m'a remis un militant travailliste dans les rues de Dunbar, avance ce qui suit comme une raison de voter &#034;Non&#034; au r&#233;f&#233;rendum : &#034;Le Royaume-Uni signifie qu'un Ecossais occupe &#224; l'ONU un si&#232;ge &#224; la table &#224; c&#244;t&#233; de la Russie, de la Chine et de l'Am&#233;rique.&#034; En effet. Et le fait que les gestionnaires de l'&#201;tat britannique verraient leur position g&#233;opolitique affaiblie par la perte par les Restes du Royaume-Uni (devenus &#034;Petite-Bretagne&#034;) de son statut de membre permanent du Conseil de S&#233;curit&#233; des Nations unies semble une excellente raison de voter &#034;Oui&#034;.&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#034;Petite-Bretagne&#034; &#233;prouverait &#233;galement des difficult&#233;s si le SNP devait rester le parti au pouvoir dans une Ecosse ind&#233;pendante et s'il remplissait effectivement sa promesse de retirer les armes nucl&#233;aires de la Clyde. Il n'y a pratiquement pas d'autres bases en eau profonde sur la c&#244;te du Royaume-Uni o&#249; ces sous-marins puissent jeter l'ancre et en construire de nouvelles entra&#238;nerait des d&#233;penses massives. Le minist&#232;re de la D&#233;fense se tord actuellement les mains devant le co&#251;t potentiel d'un d&#233;m&#233;nagement des missiles nucl&#233;aires Trident de la Clyde vers l'Angleterre - un co&#251;t qui atteindrait probablement 60 milliards de dollars - m&#234;me si on ne peut pas se fier au SNP pour mener &#224; la suppression des Trident sans une solide pression des masses par en bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, &#224; cet &#233;gard, une cons&#233;quence imm&#233;diate de l'ind&#233;pendance &#233;cossaise serait de placer un point d'interrogation sur la viabilit&#233; existentielle de l'Irlande du Nord, &#233;tant donn&#233; que l'Union a toujours &#233;t&#233; con&#231;ue avec la Grande-Bretagne, et pas avec la seule Angleterre, et que - comme les Unionistes d'Ulster de toutes les vari&#233;t&#233;s en sont parfaitement conscients - le Sinn Fein commencerait presque certainement une agitation pour un r&#233;f&#233;rendum dans toute l'Irlande sur la r&#233;unification du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre la l&#233;gitimation et la d&#233;l&#233;gation, un contr&#244;le par en bas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;volution a modifi&#233; le contexte dans lequel les socialistes fonctionnent en Ecosse. L'Etat britannique a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; se fragmenter. Appeler &#224; fragmentation suppl&#233;mentaire sur une base anti-guerre, dans une situation o&#249; une majorit&#233; de gens est oppos&#233;e aux guerres en Irak et en Afghanistan, signifie que l'ind&#233;pendance peut &#234;tre soutenue en tant que moyen pour une fin anti-imp&#233;rialiste, plut&#244;t que dans le cadre de la logique politique du nationalisme &#233;cossais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fragmentation m'am&#232;ne &#224; la deuxi&#232;me s&#233;rie de raisons de voter pour l'ind&#233;pendance : la nature de l'alternative. La signification de la d&#233;volution / d&#233;centralisation a chang&#233; au fil des d&#233;cennies. Auparavant, c'&#233;tait une fa&#231;on de r&#233;pondre aux aspirations populaires, sans menacer l'ordre &#233;conomique. Maintenant, elle est &#233;galement potentiellement utile pour implanter davantage le n&#233;olib&#233;ralisme social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus la politique est vid&#233;e de contenu, plus les r&#233;gimes n&#233;olib&#233;raux sociaux ont besoin de prouver que la d&#233;mocratie a encore un sens - &#233;videmment pas en &#233;tendant les domaines de la vie sociale sous contr&#244;le d&#233;mocratique, mais en multipliant les opportunit&#233;s pour les citoyens-consommateurs de prendre part &#224; des scrutins pour &#233;lire les &#233;lus locaux, les maires, les responsables de police, les membres des assembl&#233;es de Londres et du Pays de Galles et enfin les membres des parlements britannique, &#233;cossais et europ&#233;en. Cette multiplication des &#233;lections n'a pas att&#233;nu&#233; le d&#233;sint&#233;r&#234;t croissant du public face &#224; la politique officielle et, en ce sens, elle a &#233;chou&#233; en tant que strat&#233;gie n&#233;olib&#233;rale de l&#233;gitimation. Mais la d&#233;volution fait &#233;galement partie d'une strat&#233;gie n&#233;olib&#233;rale de la d&#233;l&#233;gation et, &#224; cet &#233;gard, elle a rencontr&#233; beaucoup plus de succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la d&#233;volution, la responsabilit&#233; de la mise en &#339;uvre des r&#233;formes (ou mieux des anti-r&#233;formes) s'&#233;largit au-del&#224; des partis au pouvoir et des appareils de l'Etat central vers des organes &#233;lus dont les options politiques sont strictement r&#233;glement&#233;es &#224; la fois par la loi et - comme dans le cas des conseils locaux - par le recours &#224; l'Etat central pour l'essentiel de leur financement. Dans le cas des nations d&#233;centralis&#233;es, l'hypoth&#232;se est que les personnes les plus susceptibles de participer &#224; la prise de d&#233;cision au niveau local seront membres de la classe moyenne, dont on peut s'attendre &#224; ce qu'elles choisissent, en masse, de mener une politique d'alourdissement de la fiscalit&#233; locale et de coupes dans les d&#233;penses publiques. Elles maintiendraient ainsi l'ordre n&#233;olib&#233;ral avec un mandat soi-disant populaire, les citoyens atomis&#233;s ne votant plus en fin de compte que pour indiquer quels services ils veulent fermer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'int&#233;grit&#233; essentielle de l'Etat britannique &#233;tait garantie au niveau militaire et diplomatique, alors la d&#233;volution, pouvant aller jusqu'&#224; un f&#233;d&#233;ralisme pur et simple, serait un r&#233;sultat acceptable pour la majorit&#233; de la classe dirigeante britannique, d'autant plus que cela d&#233;placerait la responsabilit&#233; de l'&#233;l&#233;vation de la fiscalit&#233; et de la r&#233;duction des d&#233;penses sur le gouvernement &#233;cossais. Sans nourrir aucune illusion dans la capacit&#233; de chaque Etat d'&#233;chapper &#224; la pression de l'&#233;conomie capitaliste mondiale, la possibilit&#233; de tenir &#224; l'oeil de mani&#232;re plus directe les politiciens est pr&#233;f&#233;rable au renvoi permanent des responsabilit&#233;s de l'un &#224; l'autre tel qu'il se passe aujourd'hui. En particulier, il serait plus difficile pour le SNP de bl&#226;mer Westminster (le parlement britannique &#8211; NdT) pour les d&#233;cisions qu'il a lui-m&#234;me prises dans l'imposition du programme d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce n'est qu'un d&#233;but...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une difficult&#233; est que toute la question de l'ind&#233;pendance para&#238;t encore un peu &#233;trang&#232;re &#224; la plupart des socialistes et des syndicalistes, comme s'il s'agissait d'une question manquant de pertinence ou d'une diversion par rapport &#224; notre r&#244;le propre, qui est de lutter contre l'aust&#233;rit&#233; et d'exprimer notre solidarit&#233; avec les opprim&#233;s. Les socialistes pr&#233;f&#233;reraient peut-&#234;tre ne pas avoir &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; ce probl&#232;me, que beaucoup consid&#232;rent clairement comme une diversion par rapport &#224; des choses plus s&#233;rieuses. Mais on nous accorde rarement le luxe de d&#233;cider le terrain sur lequel nous devons nous battre. Eluder la question en affectant l'abstention entre l'ind&#233;pendance et le statu quo revient, en effet, &#224; opter pour ce dernier tout en faisant semblant d'&#234;tre hostile aux deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat probable du r&#233;f&#233;rendum sera une victoire du &#034;Non&#034; mais sans doute avec un &#233;cart bien moindre que ce qui est actuellement annonc&#233;. Mais ce ne sera probablement pas la fin de l'affaire. Il est donc essentiel que la gauche &#233;tablisse quelles sont les raisons de soutenir l'ind&#233;pendance qui sont valables et quelles sont celles qui ne le sont pas, puisque nous serons amen&#233;s &#224; continuer &#224; les d&#233;fendre. Dans le m&#234;me temps, la question du genre d'Ecosse que nous voulons et de la mani&#232;re dont nous pouvons aujourd'hui nous battre pour elle, quelle que soit la situation constitutionnelle, pourrait fournir un pont entre les diverses sections de la gauche actuellement divis&#233;e par le r&#233;f&#233;rendum constitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.radicalphilosophy.com&#8232;&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.radicalphilosophy.com&#8232;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction fran&#231;aise et intertitres pour Avanti : Jean Peltier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Dans le langage politique courant, le mot &#171; socialiste &#187; est employ&#233; en Grande-Bretagne dans un sens assez diff&#233;rent de celui qu'il a chez nous. L'&#233;quivalent britannique de notre PS s'appelle Parti Travailliste (Labour Party) et son id&#233;ologie est le travaillisme, une version de la social-d&#233;mocratie qui a toujours &#233;t&#233; plus &#224; droite que l'id&#233;ologie officielle des PS sur le continent &#8211; et cette &#233;volution s'est acc&#233;l&#233;r&#233;e sous Tony Blair et sa volont&#233; de mettre en &#339;uvre une &#034;Troisi&#232;me Voie&#034; entre lib&#233;ralisme et social-d&#233;mocratie traditionnelle.&#8232;D&#232;s lors, le terme &#034;social-d&#233;mocrate &#187; d&#233;signe une politique plus proche de celle que pr&#233;tend mener le PS de Di Rupo. Par contre, le terme &#034;socialiste&#034; a un sens nettement plus radical que chez nous : il correspond en gros au terme &#034;anticapitaliste&#034; mais implique, en plus, l'id&#233;e que l'objectif est d'arriver &#224; une soci&#233;t&#233; socialiste, sans trancher sur la mani&#232;re d'y arriver (par la voie de r&#233;formes profondes ou par la voie r&#233;volutionnaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] La &#034;d&#233;volution&#034; est une expression britannique qui d&#233;signe une politique de d&#233;centralisation assez pouss&#233;e des pouvoirs de l'Etat central britannique vers certaines r&#233;gions (l'Ecosse principalement et, dans une moindre mesure, le Pays de Galles) et certaines grandes villes (en particulier Londres) mais sans que soit officiellement codifi&#233; un syst&#232;me de type f&#233;d&#233;ral comme en Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] La &#034;Bedroom Tax&#034; (ou taxe sur la chambre &#224; coucher, est une taxe entr&#233;e en vigueur le 1er avril 2013 et qui concerne tous les habitants de logement social. Si une personne ou une famille est locataire d'une logement social et b&#233;n&#233;ficie d'une prestation de la s&#233;curit&#233; sociale et que son logis a plus de chambres &#224; coucher qu'elle n'en a besoin (selon des crit&#232;res &#233;tablis par le gouvernement) soit elle doit d&#233;m&#233;nager, soit son allocation est r&#233;duite. Comme il y a une crise &#233;norme du logement social en Grande-Bretagne (1,8 million de foyers sont inscrits sur les listes d'attente des autorit&#233;s locales de l'ensemble du pays et l'attente peut durer&#8230; plusieurs dizaines d'ann&#233;es !), cette mesure a essentiellement diminu&#233; les prestations que touchent les foyers les plus pauvres. Les locataires d'un logement social ont vu leur allocation de logement r&#233;duite de 14 % s'ils poss&#232;dent une chambre inoccup&#233;e et de 25 % s'ils en poss&#232;dent au moins deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Le ministre de l'Enseignement Gove, membre du parti conservateur et thatch&#233;rien pur et dur, a d&#233;velopp&#233; une vision de l'enseignement destin&#233;e &#224; &#171; faire tomber le Mur de Berlin entre &#233;coles priv&#233;es et &#233;coles publiques &#187;, en rapprochant le mode de gestion des &#233;coles publiques de celui des &#233;coles priv&#233;es. Ce plan vise &#224; lib&#233;raliser totalement le secteur des &#171; acad&#233;mies &#187; et des &#171; &#233;coles libres &#187;, jusqu'ici semi-priv&#233;es, pour en faire des entit&#233;s totalement priv&#233;es, pouvant g&#233;n&#233;rer des profits. Ce projet signifie plus d'autonomie pour les &#233;coles (y compris financi&#232;re) avec le cort&#232;ge d&#233;sormais classique de hausse des frais d'inscription et d'accroissement de la s&#233;lection sociale et et de s&#233;gr&#233;gation ethnique ; pour les enseignants, il est pr&#233;vu d'allonger de 10% le temps de travail et d'ajuster leur salaire &#224; la &#171; performance &#187;, ce qui devrait se traduire par une baisse moyenne de 10%. Travailler plus pour gagner moins&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] William Wallace et Robert the Bruce sont deux h&#233;ros de la premi&#232;re guerre d'ind&#233;pendance men&#233;e par les Ecossais contre le roi d'Angleterre fin du 13e et d&#233;but du 14e si&#232;cle. William Wallace est le personnage central (et le h&#233;ros) du film Braveheart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Le C&#233;notaphe est un c&#233;l&#232;bre m&#233;morial de la Premi&#232;re Guerre mondiale&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Huit questions &#224; propos du r&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Huit-questions-a-propos-du-referendum-sur-l-independance-de-l-Ecosse</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Huit-questions-a-propos-du-referendum-sur-l-independance-de-l-Ecosse</guid>
		<dc:date>2014-09-16T08:46:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Socialist Party</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-16</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le texte qui suit est un argumentaire en faveur du &#171; Oui &#187; publi&#233; par le Socialist Party &#8211; Scotland. En Grande-Bretagne, le courant auquel est affili&#233; le Parti Socialiste de Lutte belge est divis&#233; en trois &#171; partis &#187; (s&#233;par&#233;s organisationnellement mais &#233;troitement li&#233;s politiquement), tous trois d&#233;nomm&#233;s Socialist Party et qui couvrent respectivement l'Angleterre et le Pays de Galles, l'Ecosse et enfin l'Irlande du Nord. Ce point de vue du SP-Scotland est donc partag&#233; et diffus&#233; dans toute (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Ecosse-+" rel="tag"&gt;&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Referendum-sur-l-independance-de-l-Ecosse-+" rel="tag"&gt;R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-16-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-16&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton18896-6284f.jpg?1781498282' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le texte qui suit est un argumentaire en faveur du &#171; Oui &#187; publi&#233; par le Socialist Party &#8211; Scotland. En Grande-Bretagne, le courant auquel est affili&#233; le Parti Socialiste de Lutte belge est divis&#233; en trois &#171; partis &#187; (s&#233;par&#233;s organisationnellement mais &#233;troitement li&#233;s politiquement), tous trois d&#233;nomm&#233;s Socialist Party et qui couvrent respectivement l'Angleterre et le Pays de Galles, l'Ecosse et enfin l'Irlande du Nord. Ce point de vue du SP-Scotland est donc partag&#233; et diffus&#233; dans toute la Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi voter oui &#224; ce r&#233;f&#233;rendum ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nombre croissant de travailleurs &#8211; surtout en comparaison des ann&#233;es &#8216;70 et &#8216;80 &#8211; consid&#232;re l'ind&#233;pendance comme un moyen de sortir de la pauvret&#233; croissante et de l'aust&#233;rit&#233;. Depuis 1999 et la cr&#233;ation du Parlement &#233;cossais, nous avons exig&#233; un Parlement qui ait son mot &#224; dire en mati&#232;re d'&#233;conomie, d'imp&#244;ts, de salaire minimum, de s&#233;curit&#233; sociale, de pensions,&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il des travailleurs et des jeunes qui ne sont pas convaincus que l'ind&#233;pendance sous le r&#232;gne du SNP (Scottish National Party) serait un pas en avant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes d'accord avec eux sur ce point. Si nous appelons &#224; voter &#8216;oui', il s'agit d'un soutien critique. Nous mettons en avant que le mod&#232;le du SNP pour l'ind&#233;pendance n'apportera aucun changement v&#233;ritable. &#192; cette fin, une politique socialiste est n&#233;cessaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#201;cosse ind&#233;pendante administr&#233;e par le SNP apporterait plus de prosp&#233;rit&#233; aux grandes entreprises, pas aux travailleurs. Les plans du premier ministre &#233;cossais visent &#224; offrir des avantages fiscaux suppl&#233;mentaires aux multinationales. La direction du SNP s'oppose &#224; la propri&#233;t&#233; publique du secteur p&#233;trolier. Elle ne soutient m&#234;me pas la renationalisation des compagnies d'&#233;nergie. Ce parti pense que le capitalisme &#8211; un syst&#232;me &#233;conomique qui conna&#238;t sa plus grave crise depuis les ann&#233;es 1930 &#8211; peut constituer la base d'une meilleure &#201;cosse, alors que nous sommes convaincus que cela est exclu. Seules des mesures socialistes telles que la propri&#233;t&#233; publique et d&#233;mocratique des banques, du secteur p&#233;trolier et d'autres secteurs cl&#233;s de l'&#233;conomie permettront de construire les bases d'une &#233;conomie qui soit dans l'int&#233;r&#234;t de l'ensemble de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mod&#232;le scandinave n'illustre-t-il pas qu'un capitalisme plus juste est possible ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le scandinave se r&#233;f&#232;re &#224; la situation en Norv&#232;ge, en Su&#232;de, au Danemark et en Finlande depuis 1945, en p&#233;riode de croissance &#233;conomique. Cette p&#233;riode est d&#233;sormais r&#233;volue et avec elle ce &#8216;mod&#232;le'. La s&#233;curit&#233; sociale tr&#232;s d&#233;velopp&#233;e et le faible niveau de pauvret&#233; &#8211; allant de pair avec des imp&#244;ts &#233;lev&#233;s pour la population active &#8211; font de plus en plus partie du pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin de la croissance d'apr&#232;s-guerre de la fin des ann&#233;es 1970 a &#233;t&#233; aggrav&#233;e par la crise &#233;conomique mondiale depuis 2007-2008. Cela a &#233;rod&#233; le mod&#232;le scandinave en engendrant des privatisations et de lourdes mesures aust&#233;rit&#233;s. Sur une base capitaliste, il n'est pas possible que l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse conduise &#224; un niveau de vie d&#233;cente et &#224; l'arr&#234;t de l'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout ne vaut-il pas mieux que les politiques conservatrices actuelles du gouvernement britannique, pour lesquelles l'&#201;cosse n'a quasiment pas vot&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comp&#233;tences de l'&#201;cosse ind&#233;pendante pourraient &#234;tre utilis&#233;es pour changer la vie de millions de personnes, mais dans ce cas, les int&#233;r&#234;ts de la majorit&#233; de la population doivent &#234;tre centraux. Le SNP propose que l'&#201;cosse fasse partie d'une union mon&#233;taire dans laquelle la &#8216;Bank of England&#8216; (Banque d'Angleterre) d&#233;terminerait ce que le gouvernement &#233;cossais peut d&#233;penser pour l'emploi et les services publics. Le SNP veut &#233;galement faire partie de l'Union europ&#233;enne, laquelle est domin&#233;e par les grandes entreprises. L'UE est d'ailleurs d&#233;j&#224; utilis&#233;e, &#224; travers le continent, comme un b&#233;lier contre les droits syndicaux et pour imposer une aust&#233;rit&#233; sauvage. Enfin, la monarchie britannique serait, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, toujours &#224; la t&#234;te de l'&#201;cosse. Les propositions du SNP apporteraient donc peu de changements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle ind&#233;pendance souhaitez-vous alors ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes pour une &#201;cosse ind&#233;pendante socialiste et nous plaidons pour une hausse des imp&#244;ts pour sur les riches et les grandes entreprises, l'augmentation du salaire minimum &#224; 10 livres par heure, l'abrogation de toutes les mesures d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement actuel et la suppression de toutes les lois anti-syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour utiliser efficacement les pouvoirs d'une &#201;cosse ind&#233;pendante, un programme complet de propri&#233;t&#233; publique et de contr&#244;le d&#233;mocratique des secteurs cl&#233;s de l'&#233;conomie est n&#233;cessaire. Cela constituerait la base d'une soci&#233;t&#233; socialiste g&#233;r&#233;e d&#233;mocratiquement. Mais pour obtenir une telle politique dans une &#201;cosse ind&#233;pendante, nous devons construire un nouveau parti des travailleurs, de masse, dans lequel les syndicats jouent un r&#244;le central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le socialisme dans un seul pays n'est-il pas de toute fa&#231;on impossible ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, c'est impossible. Le capitalisme est un syst&#232;me d'exploitation international. C'est la domination d'une &#233;lite qui poss&#232;de et contr&#244;le les moyens de production et exploite les travailleurs pour accroitre ses profits. Nous militons pour une &#201;cosse ind&#233;pendante et socialiste membre d'une conf&#233;d&#233;ration d&#233;mocratique et socialiste avec l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Irlande, &#233;tape vers une Europe socialiste et un monde socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La critique du SNP ne risque-t-elle pas d'affaiblir la campagne pour le 'Oui' ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le SNP continue de mettre en avant un agenda qui favorise principalement les grandes entreprises et refuse de mettre fin aux mesures d'aust&#233;rit&#233; apr&#232;s l'ind&#233;pendance, il sape de lui-m&#234;me la victoire du &#8216;Oui'. Ceci est renforc&#233; par l'exp&#233;rience des syndicalistes et des travailleurs ordinaires qui font face aux mesures d'aust&#233;rit&#233; impos&#233;es par le gouvernement &#233;cossais, sous la direction du SNP ou par les pouvoirs locaux l&#224; o&#249; le SNP est au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule r&#233;ponse au &#8220;Project Fear&#8221; et &#224; la campagne &#8220;Better Together&#8221; est un plaidoyer pour une rupture fondamentale avec les politiques d'aust&#233;rit&#233; de tous les partis traditionnels. Si la direction du SNP soutenait une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 24 heures contre les mesures d'&#233;conomie budg&#233;taire du gouvernement britannique, pour la propri&#233;t&#233; publique de l'&#233;conomie et pour un refus de l'aust&#233;rit&#233;, le soutien &#224; l'ind&#233;pendance augmenterait consid&#233;rablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'appel &#224; voter &#8216;oui' ne va-t-il pas diviser les travailleurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure fa&#231;on d'&#233;viter cela, c'est de mettre en place une campagne syndicale propre au r&#233;f&#233;rendum qui mette l'accent sur une politique allant &#224; l'encontre de toutes les mesures d'aust&#233;rit&#233;. Une campagne qui unisse les int&#233;r&#234;ts de la grande majorit&#233; de la population, ind&#233;pendamment de ce qu'ils votent lors du r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes pour l'unit&#233; de tous les travailleurs d'&#201;cosse et d'Angleterre. Nous soutenons que les syndicats doivent lancer conjointement une action de gr&#232;ve de masse, une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 24 heures, pour combattre les politiques d'aust&#233;rit&#233;. Et les syndicats doivent porter l'initiative d'un nouveau parti de masse des travailleurs qui lutte pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.socialisme.be&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.socialisme.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vive l'Ecosse...libre !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Vive-l-Ecosse-libre</link>
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		<dc:date>2014-09-16T08:09:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Legalery</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-16</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 18 septembre les Ecossais seront appel&#233;s, par le biais d'un r&#233;f&#233;rendum, &#224; dire s'ils souhaitent ou non l'ind&#233;pendance de leur pays. Cette &#233;ch&#233;ance &#233;lectorale faisait, jusqu'&#224; pr&#233;sent, l'objet d'une consid&#233;ration folklorique et d'un d&#233;dain amus&#233; de la part des deux grands partis politiques britanniques, les Tories parce qu'ils ne veulent absolument pas entendre parler de la moindre faille dans l'unit&#233; du royaume, le Labour parce qu'il ne pouvait imaginer une seule seconde que leur meilleur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Ecosse-+" rel="tag"&gt;&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Referendum-sur-l-independance-de-l-Ecosse-+" rel="tag"&gt;R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-16-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-16&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton18840-77b13.png?1781509236' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 18 septembre les Ecossais seront appel&#233;s, par le biais d'un r&#233;f&#233;rendum, &#224; dire s'ils souhaitent ou non l'ind&#233;pendance de leur pays. Cette &#233;ch&#233;ance &#233;lectorale faisait, jusqu'&#224; pr&#233;sent, l'objet d'une consid&#233;ration folklorique et d'un d&#233;dain amus&#233; de la part des deux grands partis politiques britanniques, les Tories parce qu'ils ne veulent absolument pas entendre parler de la moindre faille dans l'unit&#233; du royaume, le Labour parce qu'il ne pouvait imaginer une seule seconde que leur meilleur fief &#233;lectoral p&#251;t &#234;tre menac&#233; par des vell&#233;it&#233;s ind&#233;pendantistes. Bref ni l'un ni l'autre des deux piliers du bipartisme ne voulait prendre au s&#233;rieux une possibilit&#233; solide qui d&#233;sormais devient une menace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis la publication du sondage r&#233;alis&#233; par l'institut YouGov pour le compte du Sunday Times, qui l'a publi&#233; hier, dimanche 7 septembre, 51% des Ecossais consult&#233;s seraient favorables &#224; l'ind&#233;pendance, confirmation de la tendance qui s'&#233;tait dessin&#233;e, apr&#232;s les deux d&#233;bats t&#233;l&#233;vis&#233;s entre Alistair Darling, ex-chancelier de l'Echiquier travailliste de 2007 &#224; 2010 et, surtout, &#233;lu de la circonscription d'Edimbourg sud-ouest, et Alex Salmond, &#233;lu de la circonscription d'Aberdeen pour le Scottish Nationalist Party &#224; Westminster et au parlement &#233;cossais dont il est, depuis 2007, First Minister depuis la d&#233;volution de 1998, tendance donc qui donnait Salmond largement vainqueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La panique s'est empar&#233;e de la classe politique britannique depuis plusieurs semaines d&#233;j&#224; et tout aura &#233;t&#233; essay&#233; pour dissuader les Ecossais de n'en faire qu'&#224; leur t&#234;te. Il y a eu tout d'abord le chantage &#224; la devise, Cameron, rejoint aussit&#244;t par les membres de son gouvernement, puis par l'&#233;tat-major travailliste, a martel&#233; qu'une Ecosse ind&#233;pendante ne saurait utiliser la livre sterling comme monnaie, &#224; lire ici. Comme cette menace n'avait gu&#232;re d'effets, les deux grands partis politiques ont essay&#233; la question de la s&#233;curit&#233; militaire, aid&#233;s par l'establishment, les hauts grades de la royale arm&#233;e et le gouvernement am&#233;ricain, &#224; lire ici et l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier ministre de sa majest&#233;, qui n'est plus tr&#232;s gracieuse face &#224; cette &#233;ventualit&#233;, a rang&#233; dans sa poche le chantage &#224; la d&#233;mission, qui avait eu d'autant moins d'efficacit&#233; que sa cote de popularit&#233; n'a rien &#224; envier &#224; celle de Hollande, et l'a fait savoir haut et fort, avec une emphase qui frise le ridicule. M&#234;me le chantage &#224; l'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique relative au p&#233;trole et au gaz des plates-formes d'exploitation de la mer du nord n'a pas &#233;mu les Ecossais, qui savent pertinemment que cette manne est aux mains de consortiums capitalistes europ&#233;ens et internationaux qui resteraient de marbre face &#224; une s&#233;cession politique. Toutes ces gesticulations ne feront pas oublier l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A savoir d'une part que les Ecossais sont &#233;pris de libert&#233;, d'autre part qu'ils ne se sont jamais vraiment sentis britanniques. Rappelons que l'int&#233;gration de l'Ecosse dans le Commonwealth ne remonte qu'&#224; 1706, ann&#233;e o&#249; The Acts of Union furent vot&#233;s par le parlement anglais, puis ratifi&#233;s en 1707 par le parlement &#233;cossais pour consacrer la fusion des royaumes d'Ecosse et d'Angleterre. Jusqu'&#224; cette p&#233;riode les deux royaumes avaient un souverain distinct, avec une parenth&#232;se, &#224; partir de 1603, le roi James I h&#233;rita des deux couronnes, puisqu'il &#233;tait le fils de Mary Stuart, reine d'Ecosse, et roi d'Angleterre. Mais cette fusion politique du d&#233;but du 18&#232;me si&#232;cle, largement pr&#233;par&#233;e par le passage au pouvoir de Cromwell, ne fit pas l'objet d'une adh&#233;sion enthousiaste et d&#233;lirante puisqu'elle fut contest&#233;e lors de la derni&#232;re grande bataille qui eut lieu au futur Royaume-Uni, plus pr&#233;cis&#233;ment &#224; Culloden, pr&#232;s d'Inverness.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 avril 1746, les chefs de clans &#233;cossais, petits hobereaux qui voulaient surtout d&#233;fendre leurs terres plut&#244;t que l'ind&#233;pendance du pays entier, r&#233;ussirent &#224; lever une arm&#233;e, plut&#244;t de force que de gr&#233;, parmi leurs m&#233;tayers et leurs valets de ferme, au prix d'un odieux chantage &#224; la vie. Plus de deux mille &#233;cossais p&#233;rirent dans cette br&#232;ve boucherie d'un jour sous les ordres de Charles Stuart face &#224; l'arm&#233;e beaucoup plus organis&#233;e de William Augustus, duc de Cumberland. En 1964, le r&#233;alisateur de la BBC, Peter Watkins, en fit un film &#233;poustouflant, The Battle of Culloden, qui n'a pas eu le retentissement qu'il m&#233;ritait, film innovateur et d&#233;lib&#233;r&#233;ment anachronique fait sous forme de reportage de guerre avec interviews et pr&#233;sentation des combattants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, quelle que puisse &#234;tre l'issue de ce r&#233;f&#233;rendum du 18 septembre, les deux grands partis politiques devraient se rendre compte que l'on ne dompte, en aucun cas, l'esprit frondeur d'un &#233;cossais, exemple &#224; rapprocher d'un pr&#233;c&#233;dent c&#233;l&#232;bre de 1967. Tony Blair avait peu &#233;l&#233;gamment d&#233;gag&#233; en touche avec le programme tr&#232;s creux de devolution, qui permit la cr&#233;ation du parlement &#233;cossais, sans v&#233;ritable pouvoir, en 1998. Il faudra davantage d&#233;sormais, mais Cameron a, d&#233;cid&#233;ment, bien des soucis depuis de longs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le r&#233;f&#233;rendum &#233;cossais et les &#233;lections l&#233;gislatives du printemps 2015, qui devraient redonner le pouvoir au Labour, un autre d&#233;sagr&#233;ment de taille se profile &#224; l'horizon : Douglas Carswell, d&#233;put&#233; conservateur de Clacton dans l'Essex, a d&#233;missionn&#233; de son mandat pour adh&#233;rer &#224; UKIP et va se repr&#233;senter &#224; l'&#233;lection partielle engendr&#233;e par sa d&#233;mission sous ses nouvelles couleurs politiques. Tous les sondages le donnent vainqueur avec 44% des suffrages, ce qui ferait de lui le premier d&#233;put&#233; UKIP &#224; entrer au parlement de Westminster.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; La campagne pour le NON s'est cal&#233;e sur la &#8220;britishness&#8221; la plus r&#233;actionnaire &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-campagne-pour-le-NON-s-est-calee-sur-la-britishness-la-plus-reactionnaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/La-campagne-pour-le-NON-s-est-calee-sur-la-britishness-la-plus-reactionnaire</guid>
		<dc:date>2014-09-16T08:07:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Neil Davidson</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-16</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Neil Davidson est un des animateurs des nombreux militants qui sont sortis en 2013 du SWP et ont fond&#233; r&#233;cemment Revolutionary Socialism in the 21rst Century (RS21) et, en &#201;cosse, International Socialists Scotland (ISS) www.isscotland.org. Les animateurs du site &#192; l'encontre ont eu l'occasion de s'entretenir avec lui au sujet du r&#233;f&#233;rendum &#233;cossais. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; l'Encontre : quelle est la situation &#233;conomique de l'&#201;cosse apr&#232;s la Grande R&#233;cession de 2007 ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Neil Davidson &#8211; L'&#201;cosse a &#233;t&#233; s&#233;v&#232;rement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-16-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-16&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton18876-19840.png?1781508164' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Neil Davidson est un des animateurs des nombreux militants qui sont sortis en 2013 du SWP et ont fond&#233; r&#233;cemment Revolutionary Socialism in the 21rst Century (RS21) et, en &#201;cosse, International Socialists Scotland (ISS) &lt;a href=&#034;http://www.isscotland.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.isscotland.org&lt;/a&gt;. Les animateurs du site &#192; l'encontre ont eu l'occasion de s'entretenir avec lui au sujet du r&#233;f&#233;rendum &#233;cossais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; l'Encontre : quelle est la situation &#233;conomique de l'&#201;cosse apr&#232;s la Grande R&#233;cession de 2007 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Neil Davidson&lt;/strong&gt; &#8211; L'&#201;cosse a &#233;t&#233; s&#233;v&#232;rement d&#233;sindustrialis&#233;e dans les ann&#233;es 1980, et tout particuli&#232;rement sa plus grande ville, Glasgow. Les vieilles industries lourdes, constructions m&#233;talliques, m&#233;caniques, chantiers navals, mines, charbon, avaient essentiellement cess&#233; d'exister &#224; la fin des ann&#233;es 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie &#233;cossaise est d&#233;sormais faite du tourisme, de l'industrie alimentaire, et l'industrie &#233;lectronique, essentiellement la manufacture des jeux vid&#233;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus grand employeur, c'est le secteur public, celui du gouvernement &#233;cossais comme celui du gouvernement central de Londres. Rien que le Service national de la sant&#233; (National Health Service/NHS), c'est en &#201;cosse 150.000 salari&#233;s, infirmi&#232;res et infirmiers, m&#233;decins, personnels administratifs, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie &#233;cossaise n'est en g&#233;n&#233;ral pas tr&#232;s diff&#233;rente de celle du reste du Royaume-Uni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;cosse a probablement un PIB et un taux d'emploi plus &#233;lev&#233; que la plupart des r&#233;gions d'Angleterre, sauf la r&#233;gion de Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aberdeen, au Nord-Est, la troisi&#232;me ville &#233;cossaise apr&#232;s Glasgow et Edinbourg, est la place &#233;conomique &#233;cossaise la plus riche, principalement de par le p&#233;trole de la Mer du Nord, mais aussi pour ses industries et la banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;cession de 2007 a &#233;t&#233; tr&#232;s dure en &#201;cosse comme ailleurs, sans diff&#233;rence significative avec l'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux grandes banques &#233;cossaises, Royal Bank of Scotland et Clydesdale Bank, ont coul&#233; et ont &#233;t&#233; renflou&#233;es par le gouvernement de Londres. Mais si ces deux banques ont leur si&#232;ge central &#224; Glasgow pour des raisons historiques et sentimentales, elles ne sont pas des banques &#233;cossaises, ni par leurs dirigeants ni par leur capital. Ce sont des banques internationales et si l'&#201;cosse devenait ind&#233;pendante, elles transf&#233;reraient leurs si&#232;ges &#224; Londres parce que la plus grande partie de leurs affaires sont en Angleterre et dans le reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles impriment, certes, les Livres sterling &#233;cossaises mais par l'Acte d'Union de 1707 toutes les banques &#233;cossaises ont re&#231;u le droit d'imprimer des billets de banque &#233;quivalents &#224; ceux de la Banque d'Angleterre. Mais aucune des deux n'est une banque publique &#224; la diff&#233;rence de la Banque d'Angleterre qui, elle, fonctionne pour tout le Royaume-Uni. M&#234;me si ce sont des Ecossais qui l'ont fond&#233;e &#224; Londres en 1694.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#201;cosse il y a beaucoup de pauvret&#233;, particuli&#232;rement &#224; Glasgow. Dans certaines banlieues du Nord-Est de Glasgow, il y a les plus hauts taux de mortalit&#233;, et de certaines pathologies, de toute l'Europe occidentale. L'esp&#233;rance de vie des hommes n'y d&#233;passe pas 62 ans, c'est pire qu'en Irak. C'est une pauvret&#233; tr&#232;s particuli&#232;re &#224; l'&#201;cosse, tr&#232;s ancienne, qui remonte &#224; des d&#233;cennies, voire des si&#232;cles. Elle semble due, entre autres, &#224; une mauvaise alimentation et des mauvais logements. C'est une pauvret&#233; de longue dur&#233;e distincte du probl&#232;me &#224; court terme des sans-logis. Les programmes publics peinent &#224; produire des am&#233;liorations. Cette pauvret&#233;, appel&#233;e par les &#233;pid&#233;miologistes l'effet de Glasgow, s'est aggrav&#233;e dans les ann&#233;es 1950 et elle a &#233;t&#233; d&#233;multipli&#233;e par la d&#233;sindustrialisation brutale des ann&#233;es 1980 acc&#233;l&#233;r&#233;e par le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher. On retrouve cette sorte de pauvret&#233; &#224; Dundee, l'autre grande ville d&#233;sindustrialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aberdeen est diff&#233;rente, avec un bas taux de ch&#244;mage. Beaucoup de r&#233;gions d'&#201;cosse sont vraiment tr&#232;s riches et l'&#201;cosse, en termes g&#233;n&#233;raux, est probablement une des r&#233;gions les plus riches de la Grande Bretagne. Ce n'est pas une arri&#232;re-cour frapp&#233;e de pauvret&#233; comme l'est le Nord de l'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et qu'en est-il des d&#233;penses publiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu des coupes s&#233;v&#232;res dans le budget du Welfare, (ce terme anglais, qui signifie Bien-Etre, d&#233;signe ce que nous appelons la s&#233;curit&#233; sociale, l'assurance ch&#244;mage, les allocations d'invalidit&#233;, l'aide sociale, l'aide aux orphelins, l'assurance maladie et accidents, etc.) Le Welfare &#233;chappe aux comp&#233;tences du parlement &#233;cossais. La d&#233;volution a confi&#233; au parlement &#233;cossais le Service national de la sant&#233; (National Health Service/NHS), la police, les routes, l'agriculture, la p&#234;che, les for&#234;ts, la justice, et l'&#233;ducation. Mais pas la d&#233;fense, la s&#233;curit&#233; sociale, l'&#233;nergie, les t&#233;l&#233;communications, ni la plupart des imp&#244;ts qui sont g&#233;r&#233;s depuis Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parlement &#233;cossais, avec les votes du SNP et du Labour, a vot&#233; des mesures pour neutraliser en &#201;cosse les mesures anti-sociales les plus dures d&#233;cid&#233;es &#224; Londres. En particulier la fameuse &#171; taxe sur les chambres &#224; coucher &#187; (Bedroom Tax). 15 millions &#163; ont &#233;t&#233; destin&#233;s &#224; d&#233;dommager les 76.000 foyers &#233;cossais, locataires de leurs appartements, frapp&#233;s par la Bedroom Tax.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que la Bedroom Tax ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous b&#233;n&#233;ficiez d'une prestation du Welfare et que votre logis a plus de chambres &#224; coucher que vous n'en avez besoin, soit vous devez d&#233;m&#233;nager soit on vous coupe une partie des prestations. Comme il n'y a gu&#232;re de maisons vers lesquelles les gens pourraient d&#233;m&#233;nager, cette mesure a essentiellement diminu&#233; les prestations que touchent les foyers les plus pauvres. C'est une mesure tr&#232;s oppressive qui a suscit&#233; une forte r&#233;sistance. Elle frappe des gens qui ont pass&#233; toute leur vie dans un logis, &#224; un endroit o&#249; vivent leurs amis, parce qu'ils ont une chambre suppl&#233;mentaire o&#249; dorment leurs enfants &#224; l'universit&#233; quand ils reviennent pour les vacances, ou les soldats quand ils rentrent de l'arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du point de vue de la classe ouvri&#232;re, en quoi l'&#201;cosse est-elle diff&#233;rente de l'Angleterre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer, le Parti conservateur est en &#201;cosse un parti minoritaire, environ 12% des voix, alors qu'il avait &#233;t&#233; majoritaire en 1950 avec 51%. Il n'y a aujourd'hui plus qu'un seul d&#233;put&#233; conservateur dans le parlement &#233;cossais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela affaiblit-il la mise en &#339;uvre du n&#233;olib&#233;ralisme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ferais la distinction entre le n&#233;olib&#233;ralisme doctrinaire et radical &#224; la Thatcher et le social-lib&#233;ralisme. Aujourd'hui dans une certaine mesure tout le monde en &#201;cosse est social-lib&#233;ral, c'est-&#224;-dire principalement le SNP et le Labour. Favorables aux march&#233;s en tout mais fortement antiracistes, antisexistes, pour les droits des homosexuels &#8211; le mariage homosexuel est une r&#233;alit&#233; &#8211;, pour les droits des immigr&#233;s. C'est des diff&#233;rences notables avec la tonalit&#233; du gouvernement conservateur de Londres et en particulier de son discours anti-immigr&#233;s hyst&#233;rique. Le gouvernement &#233;cossais du SNP a le m&#233;rite, il faut le reconna&#238;tre, de d&#233;clarer &#224; tout propos que les immigr&#233;s sont bienvenus et de r&#233;aliser des choses positives pour leur int&#233;gration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une sorte de d&#233;calage du discours qui, ici en &#201;cosse, est diff&#233;rent. Le SNP a promis de d&#233;fendre toutes les r&#233;formes des gouvernements pr&#233;c&#233;dents. En &#201;cosse, &#224; la diff&#233;rence de l'Angleterre, les soins sont gratuits pour les vieux, les &#233;tudiants (ceux qui sont habitants de l'&#201;cosse pour le moins) ne paient pas de minerval alors qu'en Angleterre ils sont tr&#232;s &#233;lev&#233;s et, de plus en plus, plongent les dipl&#244;m&#233;s dans les dettes pour toute leur vie. Les m&#233;dicaments sur ordonnances m&#233;dicales sont gratuits. Ce sont des diff&#233;rences significatives. Le NHS est g&#233;r&#233; ici d'une mani&#232;re diff&#233;rente, sa privatisation et sa marchandisation (soumission aux lois du march&#233;) a &#224; peine eu lieu en &#201;cosse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa campagne pour le NON &#224; l'ind&#233;pendance, le Labour dit que rien de tout cela ne va se perdre car ce sont des comp&#233;tences d&#233;volues au parlement &#233;cossais. Mais c'est na&#239;f, ou malhonn&#234;te, car c'est Londres qui d&#233;tient le robinet des fonds et si Londres coupe dans le budget &#233;cossais&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;coles sont de la comp&#233;tence du gouvernement &#233;cossais et l'&#201;cosse a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;e par la privatisation sauvage de l'enseignement qui a transform&#233; les &#233;coles anglaises en un d&#233;sordre chaotique complet. Cette privatisation est l'&#339;uvre du secr&#233;taire d'Etat pour l'Education du cabinet de David Cameron, de 2010 au 15 juillet dernier, Michael Gove, qui est un id&#233;ologue de la privatisation de l'&#233;cole, un Ecossais d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans votre article vous parlez des academies et free schools en Angleterre&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les academies et les free schools sont des &#233;coles publiques, financ&#233;es par le budget public mais qui (en Angleterre) ont &#233;t&#233; enlev&#233;es aux conseils locaux (municipalit&#233;s et comt&#233;s) afin qu'elles se gouvernent elles-m&#234;mes en concluant avec le minist&#232;re un accord de projet leur laissant le choix des programmes et des moyens d'enseignement. Il y a une certaine r&#233;gulation par l'Etat mais le gouvernement local &#233;lu n'a plus rien &#224; dire : On a donc vu les &#233;coles publiques devenir des &#233;coles religieuses, chr&#233;tiennes, musulmanes &#224; certains endroits, ou juives, ou commerciales, ou d'un sponsor capitaliste ou d'un autre. Les &#233;coles, que les collectivit&#233;s locales avaient l'habitude de g&#233;rer, ont &#233;t&#233; mises en concurrence les unes avec les autres, &#224; qui attirerait le plus de parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#201;cosse, rien de tout cela. Il y a bien une vieille tradition minoritaire d'&#233;coles priv&#233;es, essentiellement les &#233;coles catholiques (pour la forte minorit&#233; d'origine irlandaise), mais fondamentalement en &#201;cosse, vous envoyez votre enfant &#224; l'&#233;cole publique de votre quartier. Dans l'ensemble, les collectivit&#233;s locales continuent de g&#233;rer les &#233;coles et c'est donc un syst&#232;me scolaire beaucoup plus centralis&#233; qu'en Angleterre, centralis&#233; sous la direction du minist&#232;re &#233;cossais de l'instruction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des milieux patronaux, ou la presse de Rupert Murdoch, n'ont-ils pas d&#233;nonc&#233; l'&#201;cosse comme une exception communiste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il y a eu un peu de cela il y a quelques ann&#233;es mais il y a en &#201;cosse une forte tradition de communaut&#233; politique r&#233;unissant bourgeoisie et classe ouvri&#232;re. En &#201;cosse, la bourgeoisie est (physiquement) plus proche de la classe ouvri&#232;re. Mais pas plus en accord ! En &#201;cosse, la lutte des classes a toujours &#233;t&#233; tr&#232;s dure, mais (les classes sont) m&#233;lang&#233;s dans le m&#234;me quartier, la m&#234;me paroisse, la m&#234;me petite ville, les m&#234;mes associations, clubs sportifs et soci&#233;t&#233;s folkloriques. En &#201;cosse, la classe ouvri&#232;re repr&#233;sente un plus fort pourcentage de la population, et une grande partie de la bourgeoisie est li&#233;e au secteur public : administrateurs et m&#233;decins du NHS, professeurs d'Universit&#233;s, pasteurs de l'Eglise d'&#201;cosse,&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les universit&#233;s &#233;cossaises sont formellement des fondations charitables mais en fait elles fonctionnent en lien avec le minist&#232;re de l'&#233;ducation &#233;cossais comme des services publics.&#8232;La rupture historique fut Margaret Thatcher qui a provoqu&#233; l'effondrement du Parti conservateur en &#201;cosse car elle a &#233;t&#233; per&#231;ue comme l'incarnation de la condescendance &#224; l'&#233;gard du petit fr&#232;re &#233;cossais, l'incarnation de l' &#171; anglitude &#187; (britishness). Plus exactement de l'Angleterre des Midlands par opposition &#224; Londres, le bastion historique du Labour, et la b&#234;te noire de Thatcher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'eau en &#201;cosse est toujours encore publique, alors qu'elle a &#233;t&#233; privatis&#233;e en Angleterre ; l'&#233;limination des d&#233;chets, pareil. Par contre, et comme en Angleterre, les chemins de fer et les transports par bus ont &#233;t&#233; privatis&#233;s par Thatcher et voient la concurrence entre plusieurs compagnies : ainsi, c'est Virgin qui s'est appropri&#233; l'axe ferroviaire rapide Aberdeen-Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de souligner que ces aspects positifs du point de vue de la classe ouvri&#232;re n'ont rien &#224; voir avec un quelconque g&#233;nie ou esprit &#233;cossais qui serait plus social. C'est le produit d'une histoire contingente qui aurait pu &#234;tre diff&#233;rente, le produit de luttes et de rapports de forces &#224; certains moments. Cela ne se maintiendra que par des luttes des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment la gauche &#233;cossaise est-elle organis&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche &#233;cossaise est tr&#232;s fragment&#233;e. Le Labour Party est probablement plus grand que le SNP en nombre de membres inscrits et il a ce lien organique avec les syndicats. Le Labour &#233;cossais est tr&#232;s &#224; droite en termes sociaux-lib&#233;raux. Il est tr&#232;s surveill&#233; par les dirigeants du Scottish Trade Union Council, lui-m&#234;me tr&#232;s bureaucratis&#233; et format&#233; par la collaboration de classe traditionnelle, bien que les syndicats tendent &#224; &#234;tre un peu plus &#224; gauche que le Labour. Le Labour peut tenir &#224; l'occasion un discours de gauche. Il est tr&#232;s fort dans les collectivit&#233;s locales mais le SNP n'a cess&#233; d'y progresser. Le SNP a plus de si&#232;ges au parlement. Depuis les ann&#233;es 1960, le Labour repr&#233;sentait l'&#201;cosse &#224; la Chambre des Communes &#224; Londres. Il gouvernait alors Glasgow. Le Labour a toujours eu une gauche mais pas autant qu'&#224; Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Labour est absolument contre l'ind&#233;pendance. Pour le Labour, c'est le gouvernement de Londres qui a toujours &#233;t&#233; le foyer du changement qu'il promet &#224; ses &#233;lecteurs. La direction est absolument pour l'union des deux royaumes. Elle participe avec le Parti conservateur et le Parti lib&#233;ral-d&#233;mocrate dans la campagne Better Together (Mieux ensemble) qui s'occupe d'effrayer les &#233;lecteurs en leur martelant que l'&#201;cosse ind&#233;pendante serait plus pauvre, qu'elle ne pourrait plus appartenir &#224; l'Union europ&#233;enne ; campagne de peur appuy&#233;e par l'Union europ&#233;enne et par Barack Obama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Environ un quart des travaillistes &#233;cossais sont pour l'ind&#233;pendance et il y a une campagne Labour for Independence.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a en &#201;cosse une forte influence d'une sorte de restes du Parti communiste. Le PC a &#233;t&#233; tr&#232;s fort en &#201;cosse, comme au Pays de Galles. En fait sa direction historique &#233;tait &#233;cossaise, de Glasgow plus pr&#233;cis&#233;ment. Le Parti communiste a &#233;clat&#233; en deux en 1992 entre les euro-communistes et les staliniens. Les eurocommunistes ont fond&#233; Democratic Left qui n'est pas repr&#233;sent&#233; au parlement &#233;cossais, ni les staliniens non plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Willie Gallacher de Glasgow, syndicaliste et h&#233;ros de l'opposition des ouvriers des chantiers navals de la Clyde &#224; la Premi&#232;re Guerre mondiale, fut le d&#233;put&#233; communiste &#224; la Chambre des Communes &#224; Londres, &#233;lu par la circonscription de Fife, entre Glasgow et Dundee, de 1935 &#224; 1950, seul de 1935 &#224; 1945, avec un autre d&#233;put&#233; communiste de 1945 &#224; 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#171; restes &#187; du PC ont une tr&#232;s forte influence dans les syndicats et ils contr&#244;lent celui des employ&#233;s des services publics. Il y a une empreinte dans la gauche &#233;cossaise de comment ils organisent, leur conception des fronts populaires, comment ils argumentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a les Verts du Scottish Green Party, qui a eu jusqu'&#224; 7 si&#232;ges entre 2003 et 2007. A Edinbourg les Verts sont assez &#224; gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et qu'en est-il de la gauche anticapitaliste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la gauche radicale a &#233;t&#233; r&#233;unie entre 2000 et 2006 dans le Scottish Socialist Party (SSP). Il a eu jusqu'&#224; 6 si&#232;ges en 2003, l'ann&#233;e des sommets du mouvement anti-guerre. Il a &#233;t&#233; fond&#233; par Militant, les trotskystes entristes dans le Labour, d'abord sous la forme de la Socialist Alliance. Le SWP a &#233;t&#233; le dernier groupe important &#224; y entrer. C'&#233;tait une force s&#233;rieuse, elle avait des &#233;lus locaux, un journal, des apparitions &#224; la TV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Scottish Socialist Party a &#233;clat&#233; en 2006 avec la p&#233;nible affaire Tommy Sheridan, le premier d&#233;put&#233; du parti dans la l&#233;gislature 1999-2003. Pourchass&#233; par la presse &#224; scandale de Rupert Murdoch, et par la police, et peut-&#234;tre par les services secrets, il a cru pouvoir nier des escapades sexuelles en faisant condamner le journal News of the World pour diffamation en 2007. Mais il s'est retrouv&#233; condamn&#233; en 2010 &#224; trois ans de prison pour incitation &#224; faux t&#233;moignages et parjure. Depuis 2007, le SSP n'a plus de d&#233;put&#233;s et n'a plus qu'une existence r&#233;siduelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SWP, depuis notre sortie en 2013, a beaucoup perdu &#224; Edinbourg mais reste fort &#224; Glasgow qui historiquement avait &#233;t&#233; un de ses bastions. Beaucoup de ses membres en sont sortis sans rester avec nous pour autant. Nous sommes un petit groupe de 35 militant-e-s mais nous collaborons avec lui. En effet, malgr&#233; la crise p&#233;nible du SWP qui nous a vus le quitter en grands nombres, sa direction ne nous attaque pas publiquement et nous collaborons beaucoup avec ses membres, en particulier dans la campagne contre l'extr&#234;me-droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y a-t-il une gauche pour le NON ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas vraiment ! La gauche du Parti travailliste est pour le OUI. Les restes du PC sont tr&#232;s vivement pour le NON.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apparition en 2012 de la Radical Independence Campaign en dehors de tous les partis et groupes organis&#233;s, avec 900 personnes &#224; sa premi&#232;re conf&#233;rence nationale, a surpris tout le monde. Elle a &#233;t&#233; fond&#233;e par des ex-membres du SSP, un dirigeant Vert et des &#233;tudiants &#224; Glasgow. Elle r&#233;unit tout un arc depuis une gauche du SNP jusqu'&#224; la gauche anticapitaliste en passant par les Verts et le mouvement anti-guerre et anti-nucl&#233;aire. Nous en sommes tous membres &#224; titre individuel. A sa conf&#233;rence nationale de l'ann&#233;e pass&#233;e, elle a r&#233;uni environ 1200 personnes. C'est &#233;norme pour un petit pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La RIC a &#233;tabli des sections locales partout, elle est all&#233;e faire campagne dans les quartiers ouvriers, elle m&#232;ne une campagne de porte &#224; porte pour que les gens s'inscrivent sur les listes &#233;lectorales. Elle est organis&#233;e d&#233;mocratiquement. En introduisant dans la campagne pour l'ind&#233;pendance les int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re : emploi, welfare, NHS, elle a d&#233;plac&#233; &#224; gauche les termes du d&#233;bat et a galvanis&#233; la gauche politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un ph&#233;nom&#232;ne de masse qui ne se compare qu'au mouvement anti-guerre de 2003 et au mouvement contre l'imp&#244;t de capitation (Poll Tax) de Margaret Thatcher au d&#233;but des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne sur tout cela, il faut la mener efficacement avant le vote du 18 septembre pour &#234;tre dans les meilleures conditions apr&#232;s le vote, quel qu'en soit le r&#233;sultat. Ce mouvement aura une vie apr&#232;s le 18 septembre m&#234;me si le NON gagne. Il a mobilis&#233; des couches nouvelles dans des d&#233;bats sur une autre politique &#233;conomique, &#233;cologique et socialiste, sur l'imp&#233;rialisme britannique, sur la nationalisation du p&#233;trole de la Mer du Nord, la sortie de l'OTAN, l'imp&#244;t sur la richesse et les profits capitalistes, le capitalisme, la d&#233;mocratie, &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La RIC a donc d'ores et d&#233;j&#224; convoqu&#233; une conf&#233;rence nationale en novembre prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a l&#224; une dynamique pour un nouveau parti &#224; gauche. Non pas que la RIC puisse devenir ce nouveau parti. Elle est clairement constitu&#233;e comme un front uni r&#233;unissant diverses composantes, comme la gauche du SNP et les Verts, et beaucoup de personnes non-organis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Allez-vous adh&#233;rer &#224; un nouveau parti &#224; gauche s'il s'en cr&#233;e un ces prochaines ann&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant qu'organisation ? Bien s&#251;r !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que la gauche du SNP ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SNP est compl&#232;tement un parti petit-bourgeois. Il a &#233;t&#233; fond&#233; en 1928 par des m&#233;decins, des pasteurs de l'Eglise d'&#201;cosse, des petits entrepreneurs et commer&#231;ants, tous tr&#232;s hostiles au mouvement ouvrier mais aussi tr&#232;s hostiles au grand capital identifi&#233; &#224; Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des fondateurs du SNP en 1928, et une de ses figures de proue dans les ann&#233;es 1940-1950, fut le po&#232;te Hugh MacDiarmid (1892-1978), &#224; la fois nationaliste &#233;cossais et communiste. Diarmid a eu une trajectoire politique bizarre mais c'est un tr&#232;s grand po&#232;te moderniste, tr&#232;s aim&#233; en &#201;cosse, qui &#233;crivait aussi bien en anglais, en scots (le dialecte anglais-&#233;cossais) qu'en ga&#233;lique, la langue celtique parl&#233;e dans les H&#233;brides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la D&#233;volution en 1998, et au gouvernement &#233;cossais depuis 2011, le SNP est devenu relativement plus social-d&#233;mocrate, subissant la pression du mouvement de d&#233;fense du secteur public et du mouvement anti-guerre et anti-nucl&#233;aire. En 1999, le SNP a pris position contre les bombardements de la Serbie par l'OTAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la RIC, beaucoup de personnes pensent qu'elles peuvent transformer le SNP en le poussant &#224; gauche. Je pense qu'elles se trompent. Il y a clairement une limite &#224; gauche qu'un parti nationaliste petit-bourgeois comme le SNP ne peut pas franchir. Mais c'est possible d'avoir un dialogue avec les membres du SNP et d'agir &#224; leurs c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est plus facile qu'avec les Lib&#233;raux-D&#233;mocrates. Historiquement, le parti lib&#233;ral a &#233;t&#233; le parti bourgeois dominant en &#201;cosse, depuis 1832. Le Labour est issu des rangs du parti lib&#233;ral dans les ann&#233;es 1880-1890. En 1981, une droite du Labour a scissionn&#233; et a fusionn&#233; avec le Parti lib&#233;ral pour former le Parti lib&#233;ral-d&#233;mocrate. En &#201;cosse, il y a eu une coalition formelle des Lib-Dem et du Labour au gouvernement &#233;cossais de 1999 &#224; 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s'alliant &#224; David Cameron &#224; Londres pour donner une majorit&#233; parlementaire au gouvernement conservateur en 2010, les Lib-Dem se sont suicid&#233;s, en tout cas en &#201;cosse. Pour eux c'est tr&#232;s difficile de rena&#238;tre. En &#201;cosse, leurs membres d&#233;go&#251;t&#233;s ont rejoint le SNP ou le Labour, surtout le SNP. En &#201;cosse, seuls le SNP et le Labour peuvent former un gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur quel programme faites-vous campagne pour le OUI ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que socialistes r&#233;volutionnaires et non nationalistes, nous sommes confront&#233;s &#224; un choix entre le NON et le OUI dont nous n'avons pas choisi les termes, entre une ind&#233;pendance voulue par le SNP et l'Etat de la grande puissance imp&#233;rialiste britannique. Le choix peut nous para&#238;tre une diversion des t&#226;ches urgentes de lutte contre l'aust&#233;rit&#233; et de solidarit&#233; avec les opprim&#233;s. Mais nous sommes rarement gratifi&#233;s du luxe de pouvoir choisir le terrain sur lequel nous avons &#224; combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre choix est donc essentiellement de tactique et non de principes. Pourrons-nous mieux construire une gauche anti-capitaliste, socialiste-r&#233;volutionnaire, apr&#232;s une victoire du NON ou une victoire du OUI ? Dans une campagne pour le OUI ou pour le NON ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque la campagne pour le NON s'est cal&#233;e sur la britishness la plus r&#233;actionnaire, en battant le rappel des valeurs conservatrices et imp&#233;rialistes, notre choix est assez simple. On nous reproche de nous allier au nationalisme &#233;cossais, mais on oublie qu'il y a un nationalisme britannique, un nationalisme de la grande puissance imp&#233;riale, qui a &#233;t&#233; impos&#233; aux ouvriers &#233;cossais le 5 ao&#251;t 1914 ; le nationalisme de celles de ceux qui se sont oppos&#233;s &#224; nous quand nous avons exig&#233;, et obtenu, que les festivit&#233;s en &#201;cosse du centenaire de l'&#233;clatement de la Premi&#232;re Guerre mondiale n'honorent pas seulement ceux qui se sont port&#233;s volontaires, ceux qui sont morts ou sont revenus bless&#233;s et invalides, mais aussi ceux qui se sont port&#233;s objecteurs de conscience, ont fait gr&#232;ve, ont &#233;t&#233; mis en prison, ont d&#233;sert&#233;, se sont mutin&#233;s et ont &#233;t&#233; fusill&#233;s ; ceux qui &#224; la No&#235;l 1914 ont fraternis&#233; pendant quelques heures avec les soldats allemands en reprenant &#224; la cornemuse le Oh Douce Nuit venu des tranch&#233;es allemandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ensuite une raison anti-imp&#233;rialiste tr&#232;s concr&#232;tement &#233;cossaise. Tout pr&#232;s de Glasgow, dans l'estuaire de la Clyde, dans Loch Gare et Loch Long, se trouve la principale base de sous-marins lance-missiles strat&#233;giques nucl&#233;aires d'Europe, la base de Faslane et Colport. Encore et encore, tant de fois depuis un demi-si&#232;cle, elle a &#233;t&#233; assi&#233;g&#233;e, et les sous-marins tach&#233;s de peinture, par les manifestants anti-nucl&#233;aires et anti-guerre qui s'affrontaient &#224; la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tommy Sheridan s'est rendu c&#233;l&#232;bre en 2000 et 2002 en faisant de la prison pour cela, condamn&#233; pour &#233;meute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1960 &#224; 1991, c'&#233;tait une base de la US Navy. C'est maintenant une base de la Royal Navy, le port de ses quatre sous-marins nucl&#233;aires lance-missiles, aux noms agressifs comme il se doit : HMS Vanguard, HMS Victorious, HMS Vigilant, HMS Vengeance. Mais comme les sous-marins britanniques portent des missiles Trident II de Lockheed, fournis par les Etats-Unis, &#224; 48 t&#234;tes nucl&#233;aires chacun, le Pentagone garde un contr&#244;le particulier sur ces navires britanniques, et pas seulement au travers des organes de l'OTAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le programme du SNP, il y a la d&#233;nucl&#233;arisation du territoire &#233;cossais. Face aux cris d'orfraie de Londres et de Washington, le SNP affirme vouloir &#234;tre un membre non-nucl&#233;aire de l'OTAN, comme l'Irlande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais l'Irlande n'est pas membre de l'OTAN.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, mais l'Irlande fonctionne pour l'OTAN qui utilise ses ports et a&#233;rodromes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous faisons donc campagne pour une &#201;cosse ind&#233;pendante non-membre de l'OTAN et pas docile comme l'Irlande. Et le OUI est donc une possibilit&#233; de casser un bout de l'Etat imp&#233;rialiste britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perte de la base de Faslane pr&#233;occupe r&#233;ellement la classe dominante britannique qui se fait du souci pour une victoire du OUI. D&#233;placer la base nucl&#233;aire ailleurs est difficile, prendra du temps et co&#251;tera cher. O&#249; trouver ailleurs dans les Iles britanniques qu'en &#201;cosse un estuaire abrit&#233; mais en eau profonde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les journaux qui servent &#224; la classe dominante britannique &#224; r&#233;fl&#233;chir et d&#233;battre en son sein, le Daily Telegraph ou le Spectator, on peut lire toutes ces pr&#233;occupations. C'est aussi pourquoi le pr&#233;sident Obama intervient si ouvertement pour le NON en &#201;cosse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, c'est un secteur de l'arm&#233;e qui fait entendre une voix discordante, signalant que les fus&#233;es Trident sont vieilles, ne correspondent plus aux r&#233;alit&#233;s strat&#233;giques d'aujourd'hui, &#233;chappent &#224; &#171; notre &#187; contr&#244;le, et co&#251;tent un argent qui pourrait utilement &#234;tre consacr&#233; &#224; am&#233;liorer l'arm&#233;e pour les interventions ext&#233;rieures &#171; d'aujourd'hui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensez-donc, depuis 1914, il ne s'est pas &#233;coul&#233; une ann&#233;e sans action de guerre britannique quelque part dans le monde ; aujourd'hui en Afghanistan, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me raison est plus difficile &#224; expliquer. Elle est, disons, d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La D&#233;volution en 1997 n'a pas &#233;t&#233; seulement une concession faite aux &#233;lecteurs &#233;cossais. Elle &#233;tait alors soutenue par bien des n&#233;olib&#233;raux, The Economist par exemple. Elle a fait partie de toute une vague de cr&#233;ation d'assembl&#233;es d&#233;mocratiques : la nouvelle municipalit&#233; de Londres, le Parlement europ&#233;en aussi, cens&#233;es donner l'illusion de la d&#233;mocratie alors que le n&#233;olib&#233;ralisme r&#233;tr&#233;cissait de plus en plus la marge de d&#233;cision des &#233;lus. Soit que les institutions privatis&#233;es &#233;chappaient &#224; leur comp&#233;tence, soit que le vrai pouvoir &#233;tait concentr&#233; dans des institutions centrales non-&#233;lues, la Commission europ&#233;enne, le FMI, l'OMC,&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle citoyennet&#233; permettait d&#233;sormais aux citoyens de choisir quels services publics seraient supprim&#233;s en premier, si la sant&#233; publique ou l'&#233;cole devait &#234;tre privatis&#233;e d'abord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le NON l'emporte de justesse, la variante de la D&#233;voMax (D&#233;volution maximum) deviendra une bonne solution pour la classe dominante britannique : accorder encore plus de comp&#233;tences au parlement &#233;cossais, voire un v&#233;ritable f&#233;d&#233;ralisme, pourvu que l'int&#233;grit&#233; essentielle de l'&#201;tat britannique soit pr&#233;serv&#233; dans la d&#233;fense, la diplomatie, et les d&#233;cisions &#233;conomiques-cl&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le gouvernement &#233;cossais peut mettre les d&#233;cisions impopulaires sur le dos de Londres, et se d&#233;responsabiliser de la politique n&#233;o-lib&#233;rale qui fait mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a gu&#232;re d'illusions &#224; se faire sur les possibilit&#233;s d'une &#201;cosse ind&#233;pendante d'&#233;chapper aux contraintes du capitalisme mondial. Mais c'est la lutte pour le OUI qui incarne la volont&#233; d'une grande masse de salari&#233;s &#233;cossais de d&#233;cider vraiment d&#233;mocratiquement en &#233;lisant des gouvernants qui ne pourront pas s'excuser et disant que, h&#233;las, c'est de la comp&#233;tence de Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les conditions actuelles, l'autogouvernement de l'&#201;cosse par les Ecossais ouvre un espace politique pour la gauche anticapitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le NON l'emporte, il y aura une crise dans le SNP car beaucoup de membres et &#233;lecteurs ont aval&#233; bien des couleuvres conservatrices pour rendre le OUI plus acceptable &#224; l'opinion bourgeoise : conserver la monarchie, adh&#233;rer &#224; l'OTAN, garder la livre sterling, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais n'y a-t-il pas un groupe dominant capitaliste indig&#232;ne &#224; l'&#201;cosse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus vraiment. Il y avait &#224; Glasgow une grande bourgeoisie, propri&#233;taire des chantiers navals et de l'industrie lourde qui avaient fait sa gloire imp&#233;riale. Tout cela a disparu enti&#232;rement. Ils ont vendu et sont partis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie &#233;cossaise appartient &#224; un petit groupe de multinationales, des Etats-Unis, ou Japonaises, ou britanniques, dont les propri&#233;taires vivent &#224; Londres ou &#224; New-York, ou ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que l'&#201;cosse soit ind&#233;pendante ou dans le Royaume-Uni, les multinationales s'en moquent passablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une classe &#233;cossaise de capitalistes petits et moyens. Elle soutient le SNP et l'ind&#233;pendance. Et m&#234;me des personnalit&#233;s capitalistes aussi r&#233;actionnaires que Sir Brian Souter (des bus Stagecoach) ou Sir George Mathewson (ancien patron de la Royal Bank of Scotland), soutiennent l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les principales t&#226;ches que vous fixez &#224; votre mouvement pour le court terme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous participons aux luttes, et en particulier &#224; la lutte contre les fascistes de la Scottish Defense League qui descendent dans les rues en chantant leur racisme, en faisant le salut nazi et en arborant le drapeau d'Aube Dor&#233;e pour attaquer des immigr&#233;s, particuli&#232;rement musulmans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en tant qu'organisation, c'est d'abord un travail de clarification politique et th&#233;orique, apr&#232;s notre sortie du SWP. Nous venons de publier le premier num&#233;ro de notre revue rs21.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et un travail de formulation de ce qu'on peut et doit faire pour attirer des gens &#224; ne pas seulement s'engager dans des mouvements particuliers et des fronts unis mais &#224; participer &#224; la construction d'une organisation politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Neil Davidson a re&#231;u en 2003 &#224; Londres le Prix Isaac et Tamara Deutscher pour son livre Discovering the Scottish Revolution, 1692-1746 (Pluto Press, London 2003) &#8211; partag&#233; avec Benno Tetschke r&#233;compens&#233; pour son livre The Myth of 1648 : Class, Geopolitics and the Making of Modern International Relations (Verso, London, 2003). Neil Davidson enseigne l'histoire &#224; l'Universit&#233; de Glasgow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a publi&#233; en 2012, chez Haymarket, How Revolutionary Were the Bourgeois Revolutions ? Neil Davidson est un des animateurs des nombreux militants qui sont sortis en 2013 du SWP et ont fond&#233; r&#233;cemment Revolutionary Socialism in the 21rst Century (RS21) et, en &#201;cosse, International Socialists Scotland (ISS) &lt;a href=&#034;http://www.isscotland.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.isscotland.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : alencontre.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ecosse : les enjeux du 18 septembre</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Ecosse-les-enjeux-du-18-septembre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Ecosse-les-enjeux-du-18-septembre</guid>
		<dc:date>2014-09-09T08:13:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Coustal</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce week-end, pour la premi&#232;re fois, un sondage donnait une l&#233;g&#232;re avance (51 % contre 49) au vote en faveur de l'ind&#233;pendance. Pronostiquer la victoire du &#171; Oui &#187; &#187; &#224; partir de ce seul &#233;l&#233;ment serait pour le moins os&#233;. Il n'en reste pas moins qu'il indique s&#251;rement une tendance : celle de la remont&#233;e du &#171; oui &#187;, alors que, il y a quelques mois, au tout d&#233;but de la campagne r&#233;f&#233;rendaire en Ecosse, les partisans de l'ind&#233;pendance partaient avec un retard certain (pr&#232;s de 20 points). (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Ecosse-+" rel="tag"&gt;&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Referendum-sur-l-independance-de-l-Ecosse-+" rel="tag"&gt;R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH91/arton18799-d97b0.jpg?1781492563' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce week-end, pour la premi&#232;re fois, un sondage donnait une l&#233;g&#232;re avance (51 % contre 49) au vote en faveur de l'ind&#233;pendance. Pronostiquer la victoire du &#171; Oui &#187; &#187; &#224; partir de ce seul &#233;l&#233;ment serait pour le moins os&#233;. Il n'en reste pas moins qu'il indique s&#251;rement une tendance : celle de la remont&#233;e du &#171; oui &#187;, alors que, il y a quelques mois, au tout d&#233;but de la campagne r&#233;f&#233;rendaire en Ecosse, les partisans de l'ind&#233;pendance partaient avec un retard certain (pr&#232;s de 20 points).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;a href=&#034;https://www.ensemble-fdg.org/content/ecosse-les-enjeux-du-18-septembre&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ensemble-fdg.org/content/ecosse-les-enjeux-du-18-septembre&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'autant qu'ils ont &#233;t&#233; contraints d'affronter une sorte d'union sacr&#233;e pro-britannique qui regroupe la coalition gouvernementale au pouvoir au Royaume-Uni &#8211; c'est-&#224;-dire les Conservateurs alli&#233;s aux Lib&#233;raux-D&#233;mocrates &#8211; mais aussi son &#171; opposition officielle &#187;, le Parti travailliste (Labour Party). Ainsi que l'UKIP &#8211; le Parti pour l'Ind&#233;pendance du Royaume-Uni - un mouvement anti-europ&#233;en et anti-immigr&#233;s dont les derni&#232;res &#233;lections europ&#233;ennes ont sanctionn&#233; la progression inqui&#233;tante. Il ne s'agit pas seulement d'une convergence de facto : toutes ces forces, qui occupent, au moins au plan institutionnel, la quasi totalit&#233; du champ politique au Royaume-Uni, se sont effectivement regroup&#233;es au sein d'une coalition - &#171; Better together &#187; - qui m&#232;ne une campagne acharn&#233;e contre l'ind&#233;pendance &#233;cossaise. Comme si cette cause-l&#224; l'emportait de loin sur les divergences que ces forces politiques du syst&#232;me ont ou pr&#233;tendent avoir entre elles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, une double campagne en faveur du &#171; oui &#187; s'est d&#233;velopp&#233;e. La premi&#232;re est impuls&#233;e par le Parti national &#233;cossais (SNP), dont les succ&#232;s &#233;lectoraux sont &#224; l'origine du r&#233;f&#233;rendum. Extr&#234;mement mod&#233;r&#233;e sur le fond politique (et social), elle vise surtout &#224; rassurer et &#224; contrebalancer les proph&#233;ties alarmistes des opposants &#224; l'ind&#233;pendance. Sous la banni&#232;re de la Radical Independence Campaign, la gauche radicale ainsi que de nombreuses associations sociales et culturelles, m&#232;ne une campagne de proximit&#233; qui semble avoir produit ses effets : multiplication des &#171; &#233;v&#232;nements populaires &#187; regroupant les partisans du &#171; Oui &#187; et remont&#233;e de ces derniers dans les sondages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme un parfum de TCE ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut naturellement se garder des raisonnements par analogie et de projeter nos propres exp&#233;riences sur une situation politique tr&#232;s sp&#233;cifique. Pour autant, certaines ressemblances avec la situation que nous avons v&#233;cue ici en 2005 sautent aux yeux. De m&#234;me qu'alors la quasi totalit&#233; de la classe politique institutionnelle s'&#233;tait engag&#233;e en faveur du &#171; Oui &#187; au Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en, de m&#234;me c'est l'ensemble de la classe politique britannique et de ses partis qui font taire leurs divergences pour mener ensemble campagne contre l'ind&#233;pendance de l'Ecosse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme alors, se multiplient p&#233;titions et prises de positions favorables au maintien dans le Royaume-Uni, venant de c&#233;l&#233;brit&#233;s et d'artistes. Ainsi 200 artistes &#8211; dont Mike Jagger viennent de se prononcer pour le &#171; Non &#187;. Ils ont &#233;t&#233; rejoints plus r&#233;cemment par Paul McCartney. De son c&#244;t&#233;, JK Rowling, la cr&#233;atrice de Harry Potter, finance tr&#232;s g&#233;n&#233;reusement &#8211; un ch&#232;que de plus d'un million d'euros, quand m&#234;me&#8230; &#8211; la campagne pour le &#171; Non &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grands m&#233;dias ne sont pas en reste : tous hostiles &#224; l'ind&#233;pendance, ils pr&#233;sentent &#224; longueur de colonnes cette &#233;ventualit&#233; comme un saut dans l'inconnu. Et, parall&#232;lement, d&#233;veloppent sans retenue les habituels st&#233;r&#233;otypes relatifs aux Ecossais. On retrouve d'ailleurs dans cette campagne l'&#233;talage d'un m&#233;pris de classe assez semblable &#224; celui dont les partisans du TCE accablaient leurs opposants, incapables de comprendre la &#171; modernit&#233; &#187; de l'union europ&#233;enne : les ind&#233;pendantistes &#233;cossais sont fr&#233;quemment pr&#233;sent&#233;s comme un peu ben&#234;ts, pass&#233;istes &#8211; le kilt&#8230; - et, par ailleurs, comme des assist&#233;s ne survivant que gr&#226;ce aux subventions vers&#233;es par l'Etat britannique pour maintenir &#224; flots une r&#233;gion &#224; la d&#233;rive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre similitude, pr&#233;cis&#233;ment : l'importance de la &#171; d&#233;termination de classe &#187; dans le vote. La plupart des &#233;tudes et des sondages r&#233;alis&#233;s montrent sans ambigu&#239;t&#233; que c'est bien dans les quartiers ouvriers et dans les couches populaires paup&#233;ris&#233;es que les intentions de vote en faveur de l'ind&#233;pendance sont les plus &#233;lev&#233;es, alors que les couches ais&#233;es et les &#233;lites pl&#233;biscitent le maintien au sein du Royaume-Uni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On lira ci-apr&#232;s une traduction d'un article de la Radical Independence Campaign d&#233;taillant les r&#233;sultats d'une sorte de &#171; sondage &#187; effectu&#233; par leurs soins. Naturellement, on ne peut extrapoler le r&#233;sultat final du vote &#224; partir de cette &#233;tude car, comme c'est d'ailleurs indiqu&#233; dans l'article, elle est doublement &#171; biais&#233;e &#187; : d'abord parce qu'elle a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e en porte-&#224;-porte par des militants ind&#233;pendantistes ; et, ensuite, parce qu'elle a cibl&#233; prioritairement les quartiers les plus populaires. Par contre, elle met bien en &#233;vidence la corr&#233;lation entre question sociale et intention de vote sur l'ind&#233;pendance. Et elle confirme que l'attachement traditionnel au Parti travailliste, qui remonte &#224; des dizaines d'ann&#233;es, est aujourd'hui fortement &#233;branl&#233; par la participation de ce parti &#224; la coalition anti-ind&#233;pendantiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, au titre des analogies avec 2005, on notera &#233;videmment que les partisans de l'ind&#233;pendance, se heurtant au rejet des &#233;lites et &#224; la difficult&#233; d'acc&#233;der &#224; des m&#233;dias hostiles, ont &#233;t&#233; conduits &#224; d&#233;velopper une campagne &#171; citoyenne &#187;, de terrain, avec des collectifs, des animations &#224; la base, des petites r&#233;unions, du porte-&#224;-porte, scand&#233;e par quelques grands rassemblements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers une crise politique majeure ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la publication du premier sondage indiquant la possibilit&#233; que, finalement, le &#171; Oui &#187; l'emporte, la classe politique britannique vient de sonner la mobilisation g&#233;n&#233;rale. Ainsi, dans l'espoir de d&#233;samorcer les aspirations ind&#233;pendantistes, David Cameron devrait annoncer sans tarder l'acc&#233;l&#233;ration de la d&#233;volution et le transfert de nouveaux pouvoirs au Parlement et au gouvernement &#233;cossais. Ainsi, le Parti travailliste envisage d'envoyer cette semaine une centaine ( !) de ses d&#233;put&#233;s en Ecosse pour tenter de renouer avec sa base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simultan&#233;ment, les uns et les autres essaient &#224; nouveau de susciter la peur. Longtemps, les Conservateurs ont utilis&#233; la question de l'utilisation de la monnaie &#8211; la livre sterling &#8211; dont ils pr&#233;tendaient priver les Ecossais en cas de vote favorable &#224; l'ind&#233;pendance. Ce chantage a fait long feu. Aujourd'hui, c'est Ed Milliband, le leader du Parti travailliste, qui pr&#233;dit la construction d'une v&#233;ritable fronti&#232;re entre l'Ecosse et l'Angleterre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il est possible que ces diverses man&#339;uvres s'av&#232;rent plut&#244;t contre-productives : des nombreux &#233;lecteurs &#233;cossais sont de plus en plus irrit&#233;s contre la classe politique, parce qu'ils ont l'impression que l'on veut leur forcer la main et qu'au fond, pour les dirigeants politiques, il y a bien un r&#233;f&#233;rendum mais avec, en fait, une seule r&#233;ponse possible&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est trop t&#244;t pour anticiper ce que seraient les cons&#233;quences d'un vote en faveur de l'ind&#233;pendance. Mais, sans nul doute, une s&#233;rie de crises politiques majeures secouerait les grands partis britanniques. Naturellement, l'autorit&#233; de David Cameron serait durement affect&#233;e par un r&#233;sultat qui, fatalement, appara&#238;trait comme un d&#233;saveu sans appel de son gouvernement et de sa politique : il est clair que le refus de la politique gouvernementale d'aust&#233;rit&#233; a constitu&#233; un puissant acc&#233;l&#233;rateur de la remont&#233;e du &#171; Oui &#187;. Quant la direction du parti travailliste, elle serait au moins autant touch&#233;e : vu la carte &#233;lectorale de l'Ecosse, une victoire du &#171; Oui &#187; signifierait forc&#233;ment que de tr&#232;s nombreux &#233;lecteurs travaillistes n'ont pas suivi sa consigne de vote et commencent &#224; secouer son emprise. Enfin, venant apr&#232;s les d&#233;boires de la monarchie espagnole coupl&#233;e au d&#233;saveu de la classe politique madril&#232;ne et &#224; la mont&#233;e des revendications nationales, un tel r&#233;sultat remettrait la question de la R&#233;publique sur le devant de la sc&#232;ne europ&#233;enne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En conclusion, quelques mots sur la gauche radicale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A commencer par Left Unity : r&#233;cemment cr&#233;&#233; &#224; l'appel de Ken Loach, Left Unity se veut un parti large. Tout &#224; fait radical en ce qui concerne les questions sociales et &#171; soci&#233;tales &#187;, il n'assume pas pour autant l'h&#233;ritage th&#233;orique de la gauche r&#233;volutionnaire sur l'ensemble des sujets, notamment en ce qui concerne les &#171; questions nationales &#187;. Ainsi, Left Unity n'a pas pris position, en tant que parti, &#224; propos du r&#233;f&#233;rendum &#233;cossais. Mais, au cours des derniers mois, une tendance (&#224; vocation provisoire) s'est constitu&#233;e au sein de Left Unity afin de mener campagne : la tendance &#171; Oui &#224; la R&#233;publique &#233;cossaise &#187;. Outre une activit&#233; de propagande pour le &#171; Oui &#187;, ce regroupement a organis&#233; une r&#233;union publique &#224; Londres, dont la principale oratrice &#233;tait Bernadette MacAliskey, militante historique du mouvement r&#233;publicain irlandais, ancienne animatrice du mouvement pour les droits civiques au d&#233;but des ann&#233;es 1970. On peut &#233;couter son intervention sur le site de Socialist Resistance :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://socialistresistance.org/6686/we-need-an-independent-scotland-bernadette-mcaliskey&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://socialistresistance.org/6686/we-need-an-independent-scotland-bernadette-mcaliskey&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouvera ici le tract d'appel &#224; ce meeting, ainsi que des articles (traduits) de la Radical Independance Campaign, de Counterfire (site et r&#233;seau militant anim&#233; par d'anciens dirigeants du SWP) et de Socialist Worker (l'hebdomadaire du SWP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces documents illustrent l'engagement de la gauche radicale, en Ecosse comme au Royaume-Uni, en faveur de la bataille pour l'ind&#233;pendance de l'Ecosse. Ils fournissent des &#233;l&#233;ments int&#233;ressants sur la mani&#232;re dont se m&#232;ne cette campagne, aussi bien en Ecosse que dans le reste du Royaume-Uni. Enfin, ils &#233;clairent aussi la vari&#233;t&#233; des analyses, des motivations et des approches qui sont celles de ces diff&#233;rents courants, notamment sur l'appr&#233;ciation de ce que repr&#233;sente le Parti national &#233;cossais. Ou encore sur la dynamique et le contenu de l'ind&#233;pendance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Coustal&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ind&#233;pendance &#233;cossaise : pourquoi la gauche doit dire &#171; Oui &#187; !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Independance-ecossaise-pourquoi-la-gauche-doit-dire-Oui</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Independance-ecossaise-pourquoi-la-gauche-doit-dire-Oui</guid>
		<dc:date>2014-09-09T08:12:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tendance &#171; Oui &#224; la R&#233;publique &#233;cossaise &#187; au sein de Left Unity</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Note du traducteur (Fran&#231;ois Coustal) : tract d'appel au meeting londonien organis&#233; par la Tendance &#171; Oui &#224; la R&#233;publique &#233;cossaise &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Attention, ce meeting n'est pas soutenu officiellement par Left Unity, mais par la Tendance &#171; Oui &#224; la R&#233;publique &#233;cossaise &#187; au sein de Left Unity &lt;br class='autobr' /&gt; Le 18 septembre, David Cameron sera confront&#233; &#224; l'un de ses d&#233;fis majeurs : le r&#233;f&#233;rendum &#233;cossais. Si le &#171; Oui &#187; l'emporte, ce sera une d&#233;faite majeure pour lui et sa coalition. Personne ne peut en pr&#233;dire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Referendum-sur-l-independance-de-l-Ecosse-+" rel="tag"&gt;R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton18803-f442d.jpg?1781509236' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Note du traducteur (Fran&#231;ois Coustal) : tract d'appel au meeting londonien organis&#233; par la Tendance &#171; Oui &#224; la R&#233;publique &#233;cossaise &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention, ce meeting n'est pas soutenu officiellement par Left Unity, mais par la Tendance &#171; Oui &#224; la R&#233;publique &#233;cossaise &#187; au sein de Left Unity&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 18 septembre, David Cameron sera confront&#233; &#224; l'un de ses d&#233;fis majeurs : le r&#233;f&#233;rendum &#233;cossais. Si le &#171; Oui &#187; l'emporte, ce sera une d&#233;faite majeure pour lui et sa coalition. Personne ne peut en pr&#233;dire les cons&#233;quences. Mais, sans aucun doute, cela minera la cr&#233;dibilit&#233; du gouvernement et constituera un encouragement pour tous ceux qui combattent le programme d'aust&#233;rit&#233; de Cameron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait l&#224; une raison suffisante pour voter &#171; Oui &#187;. Mais c'est loin d'&#234;tre la seule&#8230; et sans doute pas la raison principale. Un vote &#171; Oui &#187; mettrait fin &#224; l'Acte d'union de 1707 et constituerait le principal changement constitutionnel depuis la mise en place de l'Etat libre d'Irlande, en 1922. Le peuple &#233;cossais gagnerait le droit de s'autod&#233;terminer et, par l&#224; m&#234;me, la possibilit&#233; de fonder une r&#233;publique d&#233;mocratique et souveraine. Ce n'est pas seulement une &#171; question &#233;cossaise &#187;. Cela aura aussi des cons&#233;quences sur la mani&#232;re dont les gens - ceux qui resteront au sein du Royaume-Uni - pourront envisager l'avenir de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ken Loach, militant du socialisme et metteur en sc&#232;ne, l'a dit : &#171; Pendant quelques heures, le peuple &#233;cossais aura le contr&#244;le de son avenir. Il peut d&#233;cider de le conserver ou de le rendre &#224; un Etat domin&#233; par la classe dirigeante britannique. L'ind&#233;pendance ne r&#233;glera pas les probl&#232;mes. Mais elle conf&#233;rera au peuple &#233;cossais la possibilit&#233; de cr&#233;er une soci&#233;t&#233; plus juste, plus &#233;quitable et plus durable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque, au Nicaragua, les Sandinistes ont chass&#233; le dictateur et commenc&#233; &#224; construire des h&#244;pitaux et des &#233;coles et &#224; transf&#233;rer les industries au secteur public, ils se sont heurt&#233;s aux Etats-Unis. Ils constituaient une menace, celle du &#171; bon exemple &#187;. Si l'Ecosse quitte le Royaume-Uni, nous serons confront&#233;s en Angleterre &#224; une majorit&#233; conservatrice. Mais si une Ecosse ind&#233;pendante s'av&#232;re &#234;tre un succ&#232;s, cela pourrait constituer ici la &#171; menace d'un bon exemple &#187; et montrer qu'un gouvernement progressiste peut am&#233;liorer la vie des gens et assurer un avenir durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement &#233;cossais ne constituait qu'une p&#226;le copie du syst&#232;me en vigueur &#224; Westminster, ce serait une occasion manqu&#233;e. Un gouvernement &#233;cossais qui mettrait en avant les int&#233;r&#234;ts &#224; long terme du peuple &#233;cossais pourrait d&#233;placer le centre de gravit&#233; du d&#233;bat politique vers la gauche et nous encourager tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me politique actuel n'est pas supportable. En votant pour abolir l'Acte d'union, le peuple &#233;cossais deviendra plus libre de d&#233;cider sa propre constitution et, gr&#226;ce &#224; cela, son propre avenir politique, social et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme continuera &#224; exister en Ecosse, comme c'est le cas aujourd'hui, avec tous les maux sociaux qui ruinent nos villages, nos agglom&#233;rations et nos villes. Mais l'Ecosse aura une chance nouvelle et meilleure de transformer ces vieilles conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela constituerait un appel d'air pour le reste du pays. Nous pourrions nous inspirer des efforts des Ecossais et nous dresser pour gagner une d&#233;mocratie authentique pour nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;cosse : La Radical Independance Campaign a r&#233;alis&#233; un sondage sur le r&#233;f&#233;rendum avec un &#233;chantillon extr&#234;mement large</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Ecosse-La-Radical-Independance-Campaign-a-realise-un-sondage-sur-le-referendum</link>
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		<dc:date>2014-09-09T08:11:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Radical Independance Campaign</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Note du traducteur (Fran&#231;ois Coustal) : traduit du site de la Radical Independence Campaign, cet article pr&#233;sente les r&#233;sultats d'un sondage militant effectu&#233; pendant la premi&#232;re quinzaine d'Ao&#251;t. &lt;br class='autobr' /&gt; Ses conclusions sont en contradiction compl&#232;te avec ceux des instituts officiels de sondage et montrent que, &#224; travers toute l'Ecosse, les communaut&#233;s de base sont tr&#232;s loin de prendre pour argent comptant le chantage &#224; la peur. Alors qu'ils ont &#233;t&#233; grug&#233;s depuis des dizaines d'ann&#233;es par la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH99/arton18804-8885c.png?1781360180' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Note du traducteur (Fran&#231;ois Coustal) : traduit du site de la Radical Independence Campaign, cet article pr&#233;sente les r&#233;sultats d'un sondage militant effectu&#233; pendant la premi&#232;re quinzaine d'Ao&#251;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ses conclusions sont en contradiction compl&#232;te avec ceux des instituts officiels de sondage et montrent que, &#224; travers toute l'Ecosse, les communaut&#233;s de base sont tr&#232;s loin de prendre pour argent comptant le chantage &#224; la peur. Alors qu'ils ont &#233;t&#233; grug&#233;s depuis des dizaines d'ann&#233;es par la domination de Westminster et qu'ils sont maintenant confront&#233;s aux coupes budg&#233;taires et aux privatisations voulues par les Conservateurs, les gens envisagent de plus en plus le vote &#171; Oui &#187; comme un levier pour le changement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la note qui suit, nous allons d&#233;tailler la tendance qui montre que, du fait de leur alliance avec les Conservateurs, les Travaillistes &#233;chouent &#224; conserver leurs liens avec les &#233;lecteurs qui sont victimes de la faillite abjecte des partis de Westminster. En faisant du porte-&#224;-porte, nous avons pass&#233; du temps &#224; discuter et &#224; nous confronter aux gens. Ce n'&#233;tait pas une op&#233;ration de pure communication. Et c'est bien pour cela que nous sommes en train de gagner la bataille de conviction, ce qu'est incapable de faire la coalition entre travaillistes, conservateurs et lib&#233;raux-d&#233;mocrates contre l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diversit&#233; g&#233;ographique ainsi que l'&#233;chelle tr&#232;s large de l'&#233;chantillon d&#233;montrent que d&#233;couvrir des secteurs qui, laiss&#233;s pour compte par Westminster, soutiennent de mani&#232;re h&#233;g&#233;monique l'ind&#233;pendance ne rel&#232;ve en rien de l'anomalie. C'est bien plut&#244;t une r&#233;action g&#233;n&#233;ralis&#233;e qui doit &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un fait acquis : il y a un soul&#232;vement pacifique, d&#233;mocratique qui s'oppose &#224; l'&#233;lite de Westminster et qui consid&#232;re qu'&#224; travers le vote pour le &#171; Oui &#187; va s'exprimer une option potentielle pour le changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques pr&#233;cisions sur notre sondage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. D'abord, 18.012 r&#233;ponses constituent un &#233;chantillon consid&#233;rable. En g&#233;n&#233;ral, les instituts de sondages travaillent sur des &#233;chantillons d'environ un millier de r&#233;ponse. Naturellement, il faut prendre en compte une certaine subjectivit&#233;. Mais nous avons demand&#233; aux personnes interrog&#233;es leurs options politiques et les avons enregistr&#233;es avant de commencer l'interview.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Les r&#233;sultats rel&#232;vent d'une d&#233;mographie particuli&#232;re : la Radical Independence Campaign a cibl&#233; des zones de faible participation &#233;lectorale (dont l'origine est &#224; chercher dans l'aust&#233;rit&#233; et les privatisations d&#233;cid&#233;es par Westminster).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. La plupart des zones cibl&#233;es &#233;taient &#8211; ou sont encore &#8211; des bastions du Parti travailliste, en particulier sur la c&#244;te Ouest. Des endroits comme Greenock et Easterhouse, qui ont toujours &#233;t&#233; des places fortes du Parti travailliste, montrent des majorit&#233;s importantes en faveur du &#171; Oui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Les r&#233;sultats globaux sont les suivants :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui : 43,6% ; Non : 25,3% ; Sans opinion : 31,1%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, en ne prenant en compte que les suffrages exprim&#233;s : 63,4% pour le Oui et 36,6% pour le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une diff&#233;renciation g&#233;ographique : &#171; Mieux ensemble &#187; est en train de perdre la confrontation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la d&#233;clinaison suivante des r&#233;sultats, nous soulignons la mani&#232;re dont l'&#233;conomie du Royaume-Uni a endommag&#233; le niveau de vie de la population &#233;cossaise, ainsi que la remise en cause de l'emprise &#233;lectorale des travaillistes au fur et &#224; mesure de la mont&#233;e en puissance du vote &#171; Oui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonnyrigg&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats (199 sond&#233;s) : Oui : 46% ; Non : 25% ; Sans opinion : 29%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, en ne prenant en compte que les suffrages exprim&#233;s : 65,5% pour le Oui et 35,5% pour le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : 15% des enfants vivent dans des familles en dessous du seuil de pauvret&#233;. Le si&#232;ge de d&#233;put&#233; est acquis au Parti travailliste depuis 1955.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charleston (Dundee)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats (1807 sond&#233;s) : Oui : 51,2% ; Non : 19,3% ; Sans opinion : 29,1%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, en ne prenant en compte que les suffrages exprim&#233;s : 72,8% pour le Oui et 27,2% pour le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : Pour les revenus et l'emploi, ce secteur fait partie des 4% en bas du classement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clydebank&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats (677 sond&#233;s) : Oui : 44% ; Non : 30% ; Sans opinion : 26%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, en ne prenant en compte que les suffrages exprim&#233;s : 60,1% pour le Oui et 39,9% pour le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : c'est une place forte du Parti travailliste depuis les ann&#233;es 1950. Largement victime de la d&#233;sindustrialisation, cette zone souffre aujourd'hui d'un taux &#233;lev&#233; de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Easterhouse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats (291 sond&#233;s) : Oui : 50% ; Non : 16% ; Sans opinion : 34%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, en ne prenant en compte que les suffrages exprim&#233;s : 76% pour le Oui et 24% pour le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : Cette circonscription vote travailliste depuis 1930 et a encore vot&#233; travailliste aux &#233;lections pour le Parlement &#233;cossais en 2011. Pour les revenus et l'emploi, ce secteur fait partie des 3% en bas du classement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenock&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats (385 sond&#233;s) : Oui : 49% ; Non : 26% ; Sans opinion : 25%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, en ne prenant en compte que les suffrages exprim&#233;s : 65,3% pour le Oui et 34,7% pour le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : c'est une place forte du Parti travailliste pendant toute la p&#233;riode d'apr&#232;s-guerre, aussi bien pour les &#233;lections au niveau de l'Ecosse, du Royaume-Uni que des municipales. Un enfant sur quatre vit dans une famille en dessous du seuil de pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hamilton&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats (124 sond&#233;s) : Oui : 52% ; Non : 19% ; Sans opinion : 29%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, en ne prenant en compte que les suffrages exprim&#233;s : 73% pour le Oui et 27% pour le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : bastion du Parti travailliste. Un enfant sur quatre vit dans une famille en dessous du seuil de pauvret&#233;. Taux de ch&#244;mage &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kircaldy&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats (339 sond&#233;s) : Oui : 54% ; Non : 24% ; Sans opinion : 22%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, en ne prenant en compte que les suffrages exprim&#233;s : 69,6% pour le Oui et 30,4% pour le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : c'est le fief &#233;lectoral de l'ancien Premier ministre, Gordon Brown. Lors des derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives au niveau du Royaume-Uni, en 2010, il a &#233;t&#233; r&#233;&#233;lu avec 60% des voix. En D&#233;cembre dernier, une banque alimentaire a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e afin de traiter l'explosion de la pauvret&#233; &#171; &#224; un niveau incroyable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seaton (Aberdeen)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats (402 sond&#233;s) : Oui : 44% ; Non : 17% ; Sans opinion : 39%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit, en ne prenant en compte que les suffrages exprim&#233;s : 72% pour le Oui et 28% pour le Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : Seaton est le si&#232;ge de la premi&#232;re banque alimentaire d'Aberdeen, ouverte en Mars 2013. Dans une zone qui h&#233;berge la plus forte densit&#233; de milliardaires du Royaume-Uni, 29% des habitants sont en dessous du seuil de pauvret&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En conclusion, cela fait bien longtemps que l'on ne peut plus se fier aux id&#233;es re&#231;ues quant &#224; l'opinion des &#233;lecteurs. Bien longtemps aussi que Westminster a atteint sa date de p&#233;remption.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le moment de faire advenir un changement social radical et nous pouvons le faire &#224; travers une victoire du vote &#171; Oui &#187;. Nous avons voulu que nos r&#233;unions soient plus que des caf&#233;s du commerce. Nous avons voulu rassembler toutes les id&#233;es n&#233;cessaires pour refonder notre soci&#233;t&#233;, de la cave au grenier. Nous avons maintenant un long chemin &#224; parcourir, mais le r&#233;seau des comit&#233;s de la Radical Independence Campaign s'&#233;tend maintenant &#224; toute l'Ecosse. Ce r&#233;seau travaille avec acharnement pour mettre en lumi&#232;re l'hypocrisie des politiciens de Westminster et l'iniquit&#233; d'une &#233;conomie du Royaume-Uni qui ne fonctionne que pour les riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats montrent qu'une autre Ecosse est possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pas d'excuse pour le &#171; Non &#187; ! </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Pas-d-excuse-pour-le-Non</link>
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		<dc:date>2014-09-09T08:10:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>James Meadway (Counterfire)</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Note du traducteur (Fran&#231;ois Coustal) : Counterfire est un site et un r&#233;seau militant anim&#233; par d'anciens dirigeants ayant quitt&#233; le SWP (Socialist Workers Party) &lt;br class='autobr' /&gt; Le r&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'Ecosse aura lieu le 18 septembre. C'est un d&#233;fi majeur au statu quo constitutionnel du Royaume-Uni, qui peut lib&#233;rer tout le potentiel d'une offensive en profondeur contre les politiques pro-capitalistes qui ont domin&#233; ce pays depuis une trentaine d'ann&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi tout partisan du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Ecosse-+" rel="tag"&gt;&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Referendum-sur-l-independance-de-l-Ecosse-+" rel="tag"&gt;R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH146/arton18805-f0752.jpg?1781509236' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Note du traducteur (Fran&#231;ois Coustal) : Counterfire est un site et un r&#233;seau militant anim&#233; par d'anciens dirigeants ayant quitt&#233; le SWP (Socialist Workers Party)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le r&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'Ecosse aura lieu le 18 septembre. C'est un d&#233;fi majeur au statu quo constitutionnel du Royaume-Uni, qui peut lib&#233;rer tout le potentiel d'une offensive en profondeur contre les politiques pro-capitalistes qui ont domin&#233; ce pays depuis une trentaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi tout partisan du socialisme, toute personne qui s'identifie avec la gauche politique devrait soutenir sans r&#233;serve la campagne pour le &#171; Oui &#187;. Pas seulement au nord de la fronti&#232;re, l&#224; o&#249; la gauche radicale &#233;cossaise, dans son immense majorit&#233;, soutient l'ind&#233;pendance. Mais aussi en Angleterre et au pays de Galles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a trois raisons &#224; cela. D'abord, l'argumentation en faveur du &#171; Non &#187; est fondamentalement r&#233;trograde. Ainsi que l'a montr&#233; Alex Salmond dans un d&#233;bat t&#233;l&#233;vis&#233; r&#233;cent o&#249; il a r&#233;duit en bouillie Alistair Darling, le porte-parole du &#171; Non &#187;, la campagne &#171; Mieux ensemble &#187; a bien du mal &#224; sortir des outrances et du chantage &#224; la peur. Son principal atout &#8211; les incertitudes sur ce que serait la devise mon&#233;taire en vigueur en Ecosse apr&#232;s l'ind&#233;pendance &#8211; s'est av&#233;r&#233; &#234;tre un pur bluff. Darling a du admettre que &#171; naturellement, l'Ecosse pourrait continuer &#224; utiliser la livre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des prix Nobel d'&#233;conomie comme Joseph Stiglitz et James Mirrlees l'ont confirm&#233;. En cas de proclamation de son ind&#233;pendance, l'Ecosse pourra utiliser la devise qu'elle choisira. L'argument massue suivant &#8211; &#224; savoir le tarissement des ressources p&#233;troli&#232;res de la Mer du Nord &#8211; ne r&#233;siste pas plus &#224; l'analyse. Des experts de cette question, comme le Professeur Alex Kemp ainsi que Donald Mackay, ont parfaitement montr&#233; &#8211; tout comme les compagnies p&#233;troli&#232;res par l'interm&#233;diaire de leurs propres plans d'investissements &#8211; que ces r&#233;serves p&#233;troli&#232;res repr&#233;sentent encore des milliards de livres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les militants du Parti national &#233;cossais (SNP) ne sont pas non plus les &#171; conservateurs en kilt &#187; qui peuplent les fantasmes de certains progressistes anglais. Sous la direction de Alec Salmond, le SNP s'est positionn&#233; de mani&#232;re ind&#233;niable &#224; la gauche du Parti travailliste, en d&#233;fense des acquis de l'apr&#232;s-guerre &#8211; l'Etat providence, le syst&#232;me public de sant&#233; &#8211; contre le n&#233;olib&#233;ralisme en vigueur &#224; Westminster. Le SNP s'est oppos&#233; &#224; la guerre en Irak, il soutient la Palestine et veut se d&#233;barrasser des Tridents. Il a habilement utilis&#233; les pouvoirs conc&#233;d&#233;s par la d&#233;volution pour repousser certains frais scolaires. Et pour abolir la Bedroom tax. Le meilleur argument d&#233;velopp&#233; par Salmond reste cependant l'affirmation qu'un vote en faveur de l'ind&#233;pendance constituerait la meilleure d&#233;fense contre la privatisation rampante du syst&#232;me public de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction du SNP a, en quelque sorte, bien identifi&#233; la cl&#233; du succ&#232;s. C'est la seconde raison de voter &#171; Oui &#187;. C'est, sans l'ombre d'un doute, un vote de classe. Comme le montre l'enqu&#234;te (portant sur 18.000 sond&#233;s) r&#233;alis&#233;e par la Radical Independance Campaign, il y a un &#233;norme soutien &#224; l'ind&#233;pendance parmi les communaut&#233;s de base les plus populaires. A l'inverse, le &#171; Non &#187; est h&#233;g&#233;monique dans les classes ais&#233;es. C'est simple &#224; comprendre. Le vote &#171; Non &#187; est un vote pour le statut quo. Si vous pensez que le statut quo n'est pas une si mauvaise chose &#8211; si vous vous en sortez bien &#8211; vous n'allez pas soutenir sa remise en cause ! Les cat&#233;gories sociales qui, en Ecosse, sont marginalis&#233;es, exclues et exploit&#233;es sont la base naturelle du changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que le &#171; Non &#187; l'emporte, il faudrait que ces cat&#233;gories sociales-l&#224; se d&#233;tournent des urnes. Si ceux qui sont habituellement exclus de vie politique &#233;cossaise restent dans cet &#233;tat d'exclusion, alors l'Union avec le Royaume-Uni subsistera. Pour que le &#171; Oui &#187; ait une chance de l'emporter &#8211; et les sondages montrent maintenant qu'il a une chance de l'emporter &#8211; alors il faut mobiliser la classe ouvri&#232;re &#233;cossaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu n'a rien &#224; voir avec &#171; la division de la classe &#187;. Il a tout &#224; voir avec la division de l'Etat. Certes, l'ind&#233;pendance n'est pas une question de classe chimiquement pure. A peu pr&#232;s aucune question, d'ailleurs, ne l'est&#8230; Mais les partisans anglais du socialisme qui s'&#233;chauffent et rechignent aux &#171; illusions &#187; du nationalisme montrent un manque assez &#233;tonnant de lucidit&#233;. Le nationalisme &#233;cossais n'est pas un produit incongru venu de l'extr&#234;me Nord, alors que le soutien &#224; l'Etat britannique serait l'ordre naturel des choses, qu'il ne vaudrait pas le coup d'interroger. Ces &#171; internationalistes &#187; qui sont partisans du &#171; Non &#187; afin de s'opposer au nationalisme &#233;cossais cherchent la paille dans l'&#339;il du voisin sans voir la poutre qu'ils ont dans le leur. Quels que soient les m&#233;faits du nationalisme &#233;cossais, ils ne sont rien compar&#233;s aux crimes mondiaux et historiques du nationalisme britannique. Et soutenir le &#171; Non &#187;, c'est soutenir le nationalisme britannique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est la cl&#233; de la troisi&#232;me raison, d&#233;cisive, de soutenir le &#171; Oui &#187;. C'est pour cela que le r&#233;f&#233;rendum rev&#234;t une telle importance, aussi bien au Nord qu'au Sud de la fronti&#232;re. C'est l'espoir soulev&#233; par la Radical Independance Campaign que - contrairement &#224; la campagne officielle pour le Oui qui, jusqu'&#224; r&#233;cemment, a &#233;t&#233; &#224; la peine en mettant en avant la continuit&#233; - l'ind&#233;pendance pourrait d&#233;boucher sur une rupture d&#233;cisive avec les politiques n&#233;olib&#233;rales dont la majorit&#233; des Ecossais est victime depuis des d&#233;cennies. Cette campagne a impliqu&#233; des forces politiques nouvelles, elle a restructur&#233; la gauche radicale et aid&#233; &#224; cr&#233;er un d&#233;bat national sur le type de soci&#233;t&#233; que l'Ecosse pourrait devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une rupture avec la tradition du socialisme britannique, selon laquelle un Etat unique, unitaire, alli&#233; &#224; son mouvement ouvrier uni introduirait des changements sociaux radicaux &#224; travers toutes les &#238;les britanniques. L'apog&#233;e de cette tradition a &#233;t&#233; le gouvernement travailliste de 1945 &#224; 1951, avec la cr&#233;ation de l'Etat providence moderne. Mais, en tant que vision de la mani&#232;re de transformer la soci&#233;t&#233; britannique, c'est compl&#232;tement caduc. Depuis trois d&#233;cennies, notre Etat de plus en plus centralis&#233; s'est lanc&#233; &#224; l'assaut des acquis de 1945. Westminster a toujours r&#233;gl&#233; son pas sur la City, au point o&#249; c'est un gouvernement travailliste qui a mobilis&#233; les immenses ressources de l'Etat pour venir au secours des banques, d&#233;gageant ainsi le chemin pour des attaques aust&#233;ritaires &#224; grande &#233;chelle. C'est Alastair Darling - ne l'oublions pas ! - qui, en tant que Ministre des Finance et du Tr&#233;sor travailliste, a promis &#171; des coupes budg&#233;taires plus importantes que celles faites par Thatcher &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce m&#234;me Etat centralis&#233; et unitaire qui, au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie, est entr&#233; plusieurs fois en guerre. L'h&#233;ritage de cet Empire brutal continue &#224; s'incarner &#224; travers son surarmement et la volont&#233; de s'en servir. La Grande-Bretagne, qui ne repr&#233;sente que 0,89 % de la population du globe, reste le sixi&#232;me pays au monde pour les d&#233;penses militaires ! Personnellement, j'ai v&#233;cu toute ma vie d'adulte dans un pays qui, soit bombardait, soit envahissait et occupait une r&#233;gion ou une autre, avec des cons&#233;quences &#233;pouvantables. Il a fallu le soul&#232;vement, immense et populaire, du mouvement anti-guerre pour freiner le bras de l'Etat britannique. Briser cet Etat guerrier, miner sa capacit&#233; d'agir &#224; l'&#233;tranger &#8211; comme le permettrait l'ind&#233;pendance de l'Ecosse - constituerait un acquis consid&#233;rable pour le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les partis de Westminster partagent les m&#234;mes convictions quant aux principales questions de politique int&#233;rieure. A l'int&#233;rieur du syst&#232;me de Westminster, aucun d&#233;fi s&#233;rieux au consensus aust&#233;ritaire n'est possible. L'Etat britannique est d&#233;sormais cadenass&#233; par le n&#233;olib&#233;ralisme. L'espoir - n&#233; des r&#234;ves du socialisme britannique - de voir une classe ouvri&#232;re unie utiliser l'Etat pour b&#226;tir des acquis historiques s'&#233;loigne : &#224; l'inverse, cet Etat de plus en plus centralis&#233; est utilis&#233; pour briser et atomiser la classe ouvri&#232;re britannique. Cette centralisation extr&#234;me qui &#233;tait suppos&#233;e faciliter la marche au socialisme s'est retourn&#233;e en son contraire, au gr&#233; des gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s depuis les ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne fera pas fonctionner cette machine en sens inverse. Il faut s'en d&#233;barrasser. Comme l'un des participants &#224; un d&#233;bat t&#233;l&#233;vis&#233; l'a r&#233;cemment soulev&#233; : &#171; si c'est mieux d'&#234;tre ensemble&#8230; alors, pourquoi ne sommes nous d&#233;j&#224; pas&#8230; mieux ? &#187; Si le r&#233;sultat du vote est serr&#233; &#8211; et tout porte &#224; croire qu'il le sera&#8230; - alors, quelle que soit l'issue, il s'en suivra une s&#233;rie de crises politiques. Pour le Parti travailliste qui a pass&#233; un accord insens&#233; avec les Conservateurs ; pour le syst&#232;me de Westminster dans sa globalit&#233; tant il est maintenant confront&#233; &#224; un rejet massif de la part d'un nombre grandissant de citoyens. Les premiers bruissements d'une campagne pour une d&#233;volution anglaise se font entendre, anticipant des craquements plus importants &#224; venir dans ce qui est peut-&#234;tre la machine d'Etat la plus centralis&#233;e de toutes les principales &#233;conomies du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons pas donner des garanties sur ce qu'il adviendra de l'ind&#233;pendance. Si le vote est en faveur de l'ind&#233;pendance, alors le combat commencera pour approfondir les gains historiques de la classe ouvri&#232;re au Nord de la fronti&#232;re. Et, pour nous, commencera la mobilisation pour s'assurer que le Royaume-Uni restant respectera la volont&#233; du peuple &#233;cossais. Mais il y a une possibilit&#233; de briser les cha&#238;nes qui entravent notre d&#233;mocratie et de casser la machine constitu&#233;e par Westminster et la City. Alors, il faut saisir cette possibilit&#233; &#224; pleines mains !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le vote pour l'ind&#233;pendance peut radicaliser l'Ecosse</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-vote-pour-l-independance-peut-radicaliser-l-Ecosse</link>
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		<dc:date>2014-09-09T08:09:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rainie Kirnan</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Note du traducteur (Fran&#231;ois Coustal) : Socialist Worker est l'hebdomadaire du Socialist Workers Party (SWP) &lt;br class='autobr' /&gt;
Rainie est membre de Socialist Worker &lt;br class='autobr' /&gt; L'ampleur et la profondeur du mouvement en faveur de l'ind&#233;pendance sont consid&#233;rables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des collectifs se sont form&#233;s, rassemblant des partisans de l'ind&#233;pendance par profession, par nationalit&#233;, par orientation sexuelle, par origine ethnique, etc&#8230; L'un de ces collectifs est constitu&#233; par les &#171; Asiatiques &#233;cossais pour l'ind&#233;pendance &#187;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Ecosse-+" rel="tag"&gt;&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Referendum-sur-l-independance-de-l-Ecosse-+" rel="tag"&gt;R&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance de l'&#201;cosse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L102xH150/arton18806-4bfbc.jpg?1781321886' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Note du traducteur (Fran&#231;ois Coustal) : Socialist Worker est l'hebdomadaire du Socialist Workers Party (SWP)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rainie est membre de Socialist Worker&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ampleur et la profondeur du mouvement en faveur de l'ind&#233;pendance sont consid&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des collectifs se sont form&#233;s, rassemblant des partisans de l'ind&#233;pendance par profession, par nationalit&#233;, par orientation sexuelle, par origine ethnique, etc&#8230; L'un de ces collectifs est constitu&#233; par les &#171; Asiatiques &#233;cossais pour l'ind&#233;pendance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son co-secr&#233;taire, Tahir Mohammed, s'est entretenu avec Socialist Worker. Il nous a indiqu&#233; que ce collectif organise des militants qui font du porte-&#224;-porte, tiennent des tables de presse, distribuent des tracts et des journaux devant les mosqu&#233;es et r&#233;coltent des fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous faisons du porte-&#224;-porte trois jours par semaine &#187; nous a confi&#233; Tahir. &#171; Mais, au fur et &#224; mesure o&#249; l'&#233;ch&#233;ance du r&#233;f&#233;rendum se rapproche, on le fait de plus en plus quotidiennement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il souligne que les Asiatiques &#233;cossais sont r&#233;vuls&#233;s par &#171; la politique de Westminster hostile &#224; l'immigration &#187;. Il nous cite un sondage en ligne r&#233;alis&#233; en juin aupr&#232;s des auditeurs d'une des principales stations de radio &#233;cossaises en direction des Asiatiques qui indiquait un vote de pr&#232;s de 60% en faveur du &#171; Oui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Des collectifs pour l'ind&#233;pendance ont &#233;t&#233; constitu&#233;s par des Chinois, des Africains, des Arabes et d'autres groupes ethniques. Mais il n'existe rien de tel parmi les partisans du Non&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ind&#233;pendance est vue comme une occasion de rompre avec le syst&#232;me &#233;conomique et politique de Westminster et de mettre en &#339;uvre des mesures de justice sociale. Pour beaucoup, l'aust&#233;rit&#233; a approfondi ces sentiments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tahir nous explique : &#171; les gens ont vu des usines et des chantiers ferner ; ils ont vu qu'il y avait de moins en moins d'argent d&#233;pens&#233; en Ecosse. On y a test&#233; la Poll tax et maintenant la Bedroom tax. Au lieu de d&#233;penser tant d'argent dans l'armement nucl&#233;aire, on pourrait consacrer pr&#232;s de 700.000 livres par jour &#224; la sant&#233;, &#224; la protection sociale et &#224; l'&#233;ducation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut sembler &#233;trange : au fur et &#224; mesure de la mont&#233;e du soutien &#224; l'ind&#233;pendance, le nombre de gens qui sont convaincus de ses bienfaits &#233;conomiques est plut&#244;t en d&#233;croissance. Beaucoup pensent maintenant que l'&#233;conomie &#233;cossaise irait plus mal en cas d'ind&#233;pendance : en un an, le pourcentage est pass&#233; de 34 &#224; 44% des sond&#233;s. Pourtant, cela ne signifie pas que les gens partagent les arguments de la droite qui consid&#232;re que les Ecossais sont &#171; accros aux subventions &#187; et vivent dans un Etat assist&#233; qui ne survivra jamais en tant qu'Etat ind&#233;pendant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en ne se concentrant pas sur des propositions comme la r&#233;partition des richesses ou la lutte contre les in&#233;galit&#233;s qui frappent les Ecossais, le Parti national &#233;cossais (SNP) aide &#224; semer les graines de l'incertitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alex Salmond, le dirigeant du SNP, a perdu des points dans les d&#233;bats sur l'&#233;conomie parce qu'il ne met pas avant les arguments cl&#233; qui pourraient faire la diff&#233;rence. Accepter que le d&#233;bat soit centr&#233; sur l'utilisation (ou pas) de la livre sterling revient &#224; se placer sur le terrain des partisans de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, il existe un sentiment croissant que l'Ecosse pourrait &#234;tre diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;l&#233;ment a &#233;t&#233; peu soulign&#233; et qui, pourtant, montre que taxer les riches et utiliser les ressources de l'Ecosse pour diminuer les in&#233;galit&#233;s constituent des armes efficaces dans la campagne pour le &#171; Oui &#187; : il y a deux ans, 43% des partisans du &#171; Oui &#187; croyaient que l'ind&#233;pendance permettrait de r&#233;duire le foss&#233; entre riches et pauvres. Ils sont aujourd'hui 78%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du vote du 18 septembre, les questions de classes et de richesse vont compter &#233;norm&#233;ment. Selon les diff&#233;rents sondages, le soutien &#224; l'ind&#233;pendance atteint 38% dans les zones les plus pauvres et les plus ouvri&#232;res, soit 13 points de plus que dans les zones ais&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les sondages, le &#171; Non &#187; reste en t&#234;te de 10 points. Mais au moins un tiers des votants n'a pas encore fait son choix&#8230; L'offensive de la campagne du &#171; Non &#187; fond&#233;e sur le chantage en mati&#232;re &#233;conomique et mon&#233;taire a provoqu&#233; beaucoup de col&#232;re et dop&#233; le soutien au &#171; Oui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gail Morrow est une militante active contre la &#171; bedroom tax &#187;. Elle a contribu&#233; &#224; l'organisation du succ&#232;s de la tourn&#233;e &#171; L'espoir plus fort que la peur &#187;, avec le dirigeant socialiste Tommy Sheridan. Elle a expliqu&#233; &#224; Socialist Worker pourquoi pr&#232;s de 15.000 personnes sont venues l'&#233;couter parler de l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les gens sont sans arr&#234;t martel&#233;s par des coups bas, destin&#233;s &#224; leur insuffler la peur. Mais ils r&#233;alisent peu &#224; peu que la politique n'est pas hors de leur port&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une r&#233;cente r&#233;union du vendredi soir, des centaines de personnes se sont press&#233;es dans un local communal &#224; Wishaw, pr&#232;s de Glasgow. Dans la salle, la principale pr&#233;occupation n'&#233;tait pas de savoir si, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, il y aurait ou non une devise commune avec l'Angleterre&#8230;. Mais, il y a eu de nombreux &#233;changes pour &#234;tre bien s&#251;r que les hommes politiques devraient rendre des comptes et pourraient &#234;tre vir&#233;s s'ils &#233;taient pris &#224; mentir pour obtenir des suffrages. Les gens &#233;taient mobilis&#233;s par la refondation de la sant&#233; et de l'&#233;ducation comme des services publics, gratuits et de qualit&#233;s. Ils voulaient savoir comment serait possible une Ecosse o&#249; les classes laborieuses ne seraient plus punies pour les fautes des riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jeune ch&#244;meur a demand&#233; : &#171; est-ce que quelqu'un sait o&#249; est Tony Blair et pourquoi il n'est pas en prison pour crimes de guerre ? Est-ce que vous pensez que nous devons devenir une R&#233;publique et nous d&#233;barrasser de la monarchie ? Quel est votre point de vue sur la d&#233;p&#233;nalisation du cannabis ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le meilleur moyen de contrebalancer la campagne dominante sur le r&#233;f&#233;rendum, c'est encore de d&#233;fendre la vision radicale d'une soci&#233;t&#233; diff&#233;rente et de pr&#233;senter les moyens d'y parvenir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas le faire permettra &#224; la campagne des partisans de l'Union de rebondir. D&#233;fendre la possibilit&#233; d'une autre Ecosse rencontre une approbation enthousiaste. Cette semaine, la Radical Independance Campaign a proc&#233;d&#233; &#224; son second sondage de masse. 587 militants ont fait du porte-&#224;-porte dans 43 quartiers populaires. Les r&#233;sultats confirment ceux du premier sondage r&#233;alis&#233; en juin : 42% pour le &#171; Oui &#187;, 28% pour le &#171; Non &#187; et 30% d'ind&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti travailliste s'est divis&#233; sur l'ind&#233;pendance. Beaucoup de ses membres sont en col&#232;re contre le pacte en faveur de l'aust&#233;rit&#233;, pass&#233; avec les Conservateurs et les Lib&#233;raux-D&#233;mocrates dans le cadre de la campagne &#171; Mieux ensemble &#187;. Tellement en col&#232;re que les dirigeants du Parti travailliste ont du lancer une autre campagne - Unis, avec le Parti travailliste &#8211; qui &#233;tait cens&#233;e renouer avec la base. Mais qui s'est trouv&#233;e confront&#233;e &#224; une concurrence venue de la base, &#224; travers la campagne des &#171; Travaillistes pour l'Ind&#233;pendance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bob Thomson, militant travailliste depuis un demi-si&#232;cle et ancien pr&#233;sident du Parti travailliste &#233;cossais, est aujourd'hui un des animateurs de la campagne pour le &#171; Oui &#187;. Il a confi&#233; &#224; Socialist Worker : &#171; nous menons campagne avec des membres du parti travailliste de tous les &#226;ges et de toutes exp&#233;riences : des maires, des animateurs de conseils municipaux, des permanents du Parti, les jeunesses socialistes du Parti travailliste, etc&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un sondage publi&#233; le mois dernier, de plus en plus d'&#233;lecteurs travaillistes sont convaincus par ces arguments. Il indique que 28% des &#233;lecteurs ayant vot&#233; pour le Parti travailliste lors des &#233;lections au Parlement &#233;cossais (en 2011) vont voter &#171; Oui &#187;, soit 7 points de plus que lors du sondage pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bob pr&#233;cise : &#171; voter oui, ce n'est pas voter pour Alex Salmond ou pour le SNP. C'est voter pour le changement et l'espoir, pour cr&#233;er l'occasion de mettre en &#339;uvre des politiques et des valeurs authentiquement travaillistes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant les quatre derni&#232;res ann&#233;es de r&#232;gne des Conservateurs, le niveau de vie de la classe ouvri&#232;re a &#233;t&#233; sauvagement attaqu&#233;. C'est pourquoi il est si important d'argumenter contre les privatisations et pour la d&#233;fense des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi pourquoi il faut soutenir les 70.000 fonctionnaires locaux du syndicat Unison qui sont actuellement consult&#233;s sur la d&#233;cision de se mettre en gr&#232;ve et de rejoindre le mouvement pour les salaires. S'ils votent &#171; Oui &#187;, cela augmentera d'autant le potentiel de la gr&#232;ve du 14 octobre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement &#233;cossais, dirig&#233; par le SNP, sent bien l'&#233;tat d'esprit populaire hostile aux Conservateurs et a d&#233;j&#224; plaid&#233; pour la renationalisation de Royal Mail (note du traducteur : &#233;quivalent de La Poste) et l'arr&#234;t des privatisations dans le secteur de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fait aucun doute que la victoire du &#171; Non &#187; ouvrirait la voie &#224; de nouvelles attaques contre les services publics. Les partis regroup&#233;s dans &#171; Mieux ensemble &#187; se sont engag&#233;s &#224; de nouvelles coupes budg&#233;taires, &#224; de nouvelles privatisations, &#224; des r&#233;ductions suppl&#233;mentaires d'emplois dans le secteur public et au gel des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gail pense que &#171; n'importe quoi sera mieux que ce que nous subissons aujourd'hui &#187;, mais elle se d&#233;sole que son fils doive s'expatrier pour avoir un meilleur avenir, si le &#171; Non &#187; l'emporte. Elle esp&#232;re aussi qu'un vote &#171; oui &#187; serait une source d'inspiration pour le combat pour une soci&#233;t&#233; plus juste, &#224; travers l'ensemble de la Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que l'opposition &#224; l'aust&#233;rit&#233; du gouvernement conservateur soit l'&#233;l&#233;ment cl&#233; de la campagne pour l'ind&#233;pendance, les r&#233;centes mobilisations pour Gaza ont &#233;galement soulev&#233; la question de l'imp&#233;rialisme britannique et de son soutien &#224; Isra&#235;l. Ces mobilisations ont fait pression sur le gouvernement &#233;cossais afin que celui-ci appelle &#224; l'embargo sur les armes &#224; destination d'Isra&#235;l, fournisse une aide m&#233;dicale pour les bless&#233;s de Gaza et accepte d'accueillir des r&#233;fugi&#233;s palestiniens. Cela repr&#233;sente un contraste saisissant avec le soutien qu'apporte le Conservateur David Cameron &#224; l'&#233;tat d'apartheid que constitue Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si pour le SNP ce n'&#233;taient que des mots, le peuple &#233;cossais a pu avoir un aper&#231;u de ce que pourrait &#234;tre une politique &#233;trang&#232;re diff&#233;rente apr&#232;s un vote &#171; Oui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Socialist Worker soutient le vote pour l'ind&#233;pendance. Nous sommes partisans d'une rupture avec l'Etat imp&#233;rialiste britannique et de l'affaiblissement de sa capacit&#233; &#224; se joindre aux aventures militaires et guerres ill&#233;gales des Etats-Unis &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ind&#233;pendance serait un coup port&#233; des deux c&#244;t&#233;s de la soi-disant &#171; relation sp&#233;ciale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un vote &#171; Oui &#187; remettrait &#233;galement en cause le statut de la Grande-Bretagne comme puissance nucl&#233;aire dominante et soul&#232;verait la question de la renonciation &#224; ses capacit&#233;s nucl&#233;aires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne devons avoir aucune illusion : un vote &#171; Oui &#187; ne conduira pas &#224; une Ecosse socialiste. Dans une Ecosse ind&#233;pendante et capitaliste, il y aura toujours des patrons qui r&#233;clameront plus de coupes budg&#233;taires et il y aura toujours des politiciens qui voudront les mettre en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devrons toujours &#234;tre vigilants et nous assurer que la direction du SNP ne parvienne pas &#224; r&#233;aliser son souhait du maintien de l'Ecosse dans l'OTAN. Un vote &#171; Oui &#187; sera un vote contre la guerre et l'armement nucl&#233;aire. Mais on ne peut faire confiance au SNP &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont la lutte contre l'aust&#233;rit&#233;, l'opposition &#224; la guerre et &#224; la pauvret&#233; qui motivent les milliers de militants de l'ind&#233;pendance. Nous devons d&#233;fendre la perspective d'un v&#233;ritable changement si nous voulons convaincre les &#233;lecteurs de la classe ouvri&#232;re d'&#234;tre la force d&#233;cisive qui fera la d&#233;cision le 18 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit l'issue du scrutin, cette campagne a soulev&#233; parmi les gens ordinaires des espoirs de changement : il sera difficile pour la classe dirigeante de remettre le couvercle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut jeter toutes nos forces dans la bataille pour que la Grande-Bretagne appartienne d&#233;sormais au pass&#233;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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