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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Pas de panique ! </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Pas-de-panique</link>
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		<dc:date>2014-09-30T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Beno&#238;t Renaud</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;bats</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

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&lt;p&gt;Un grand nombre de personnes et de groupes vivent une appr&#233;hension compr&#233;hensible en voyant arriver l'&#233;lection f&#233;d&#233;rale de 2015 et la possibilit&#233; d'un autre mandat pour le parti obscurantiste, &#233;cocidaire et belliciste de Harper. Ce sentiment &#233;tait palpable durant le r&#233;cent Forum social des peuples, &#224; l'Universit&#233; d'Ottawa. Certains iront probablement jusqu'&#224; pr&#244;ner un vote strat&#233;gique &#171; n'importe qui sauf les conservateurs &#187;, partageant leurs appuis entre les Lib&#233;raux et le NPD, comme ce fut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Politique-64-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Debats-515-+" rel="tag"&gt;D&#233;bats&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH115/arton18779-945af.jpg?1781761875' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un grand nombre de personnes et de groupes vivent une appr&#233;hension compr&#233;hensible en voyant arriver l'&#233;lection f&#233;d&#233;rale de 2015 et la possibilit&#233; d'un autre mandat pour le parti obscurantiste, &#233;cocidaire et belliciste de Harper. Ce sentiment &#233;tait palpable durant le r&#233;cent Forum social des peuples, &#224; l'Universit&#233; d'Ottawa. Certains iront probablement jusqu'&#224; pr&#244;ner un vote strat&#233;gique &#171; n'importe qui sauf les conservateurs &#187;, partageant leurs appuis entre les Lib&#233;raux et le NPD, comme ce fut le cas pour plusieurs syndicalistes lors de la derni&#232;re &#233;lection ontarienne. Cette &#233;lection devait mener &#224; un gouvernement lib&#233;ral majoritaire qui pr&#233;pare des politiques d'aust&#233;rit&#233; majeures apr&#232;s avoir s&#233;duit une partie de la gauche avec un budget pr&#233;&#233;lectoral relativement progressiste. Un avant-go&#251;t ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; du Blogueur solidaire - &lt;a href=&#034;http://leblogueursolidaire.blogspot.ca/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://leblogueursolidaire.blogspot.ca/&lt;/a&gt; 6 septembre 2014)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le premier d'une s&#233;rie d'article, nous allons tenter d'analyser les principaux aspects de ce paysage politique canadien en mouvement dans une perspective ind&#233;pendantiste et &#233;cosocialiste. Pour commencer, dressons un portrait rapide de la situation &#224; partir de ce qu'indiquent les sondages d'opinion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2015 ne sera pas comme 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une des erreurs strat&#233;giques typiques des partis politiques consiste &#224; tenter de remporter l'&#233;lection pr&#233;c&#233;dente. C'&#233;tait notamment le cas du Bloc qu&#233;b&#233;cois en 2011, quand Duceppe et son &#233;quipe faisaient campagne en promettant de bloquer les conservateurs, alors que le parti de Harper partait avec 10 si&#232;ges au Qu&#233;bec et allait en perdre la moiti&#233; tout en gagnant une majorit&#233; dans l'ensemble du Canada. Il en est de m&#234;me pour ceux et celles qui observent la sc&#232;ne politique f&#233;d&#233;rale actuelle &#224; partir de lunettes engag&#233;es mais non partisanes et souhaitent influer sur le r&#233;sultat. C'est notamment le cas des ind&#233;pendantistes de gauche du Qu&#233;bec, comme l'ont bien illustr&#233; des articles r&#233;cents de Jonathan Durant Folco[i] et Ludvic Moquin-Beaudry[ii].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'&#233;lectorat souverainiste semble d&#233;serter le Bloc qu&#233;b&#233;cois ind&#233;pendamment du virage ind&#233;pendantiste &#171; pur et dur &#187; effectu&#233; par le nouveau chef. Quand au Parti vert, il ne semble pas g&#233;n&#233;rer bien de l'enthousiasme m&#234;me chez les &#233;cologistes. On se retrouve donc devant une crise de la repr&#233;sentation politique au niveau f&#233;d&#233;ral pour bien des &#233;lecteurs et &#233;lectrices du Qu&#233;bec progressiste. En m&#234;me temps, pour une tendance grandissante dans la gauche canadienne, le NPD n'est plus le parti normal du mouvement ouvrier, des progressistes et des mouvements de contestation de l'ordre &#233;tabli.[iii]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais avant de se pencher sur le d&#233;but d'une solution &#224; ce probl&#232;me d'&#233;clatement des forces de gauche, il convient d'&#233;valuer le danger r&#233;el d'un autre mandat conservateur. Pour ce faire, nous allons nous r&#233;f&#233;rer au meilleur site d'analyse combin&#233;e des sondages pour la politique canadienne : &lt;a href=&#034;http://www.threehundredeight.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.threehundredeight.com&lt;/a&gt;. Leur dernier calcul de la moyenne des r&#233;cents sondages donne comme r&#233;sultats pour l'ensemble du Canada : PLC 40%, PC 30%, NPD 19%, Verts 5%, et un peu plus de 16% pour le Bloc au Qu&#233;bec. Leur projection en termes de si&#232;ges est de 158 pour le PLC, 121 pour le PC, 55 pour le NPD, et 2 chacun pour le Bloc et les Verts. &#192; noter, le nouveau total ne sera par de 308 (comme l'indique le nom du site) en 2015 mais de 338 &#224; cause de la r&#233;forme de la carte &#233;lectorale qui a ajout&#233; plusieurs si&#232;ges en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique (trois de plus au Qu&#233;bec).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On se retrouve donc avec comme projection un gouvernement lib&#233;ral minoritaire et la balance du pouvoir au NPD. &#192; moins d'un revirement de situation majeur d'ici la date pr&#233;vue du 19 octobre 2015, le paysage politique f&#233;d&#233;ral sera radicalement transform&#233;. L'avance de 37 si&#232;ges des Lib&#233;raux sur les conservateurs sera tr&#232;s difficile &#224; renverser, notamment en raison de la concentration du vote lib&#233;ral en Ontario (45%) et dans les quatre provinces de l'Atlantique (54%). Le PLC se dirige aussi vers un partage des 75 circonscriptions qu&#233;b&#233;coises avec le NPD (PLC 37%, NPD 29%). La Colombie-Britannique est la seule r&#233;gion o&#249; on anticipe v&#233;ritablement une lutte &#224; trois (33%PLC, 30%PC, 35% NPD). Les conservateurs devraient rafler l'Alberta comme toujours (56%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le seuil magique de la majorit&#233; &#233;tant maintenant &#224; 170, les Lib&#233;raux de Trudeau seraient &#224; 12 si&#232;ges d'y parvenir, ce qui est concevable. Mais on peut s'attendre &#224; des batailles farouches tant de la part des Conservateurs que du NPD, dans toutes les circonscriptions chaudes, pour pr&#233;venir un tel r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Choisir la bonne cible &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les mouvements sociaux et les secteurs de la gauche qui ne sont pas attach&#233;s au NPD devraient donc prendre le temps de bien identifier la cible ou les cibles de nos efforts politiques d'ici les 12 prochains mois et la formulation de nos interventions lors de la prochaine campagne f&#233;d&#233;rale. Plut&#244;t que de paniquer &#224; l'id&#233;e d'un autre quatre ans de Harper - ce qui pourrait nous placer dans une situation de subordination par rapport &#224; la strat&#233;gie &#233;lectoraliste du NPD de Mulcair ou m&#234;me dans les bras de Justin Trudeau ! - il serait pr&#233;f&#233;rable d'identifier des enjeux cl&#233;s, en particulier les points de convergence entre deux ou trois des grands partis f&#233;d&#233;raux qui seront probablement marqu&#233;s par la continuit&#233; des luttes apr&#232;s l'&#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par exemple, les trois principaux partis s'entendent pour appuyer les projets d'ol&#233;oducs visant &#224; acheminer le p&#233;trole des sables bitumineux vers le Qu&#233;bec et le Nouveau-Brunswick. Ceci pendant que la communaut&#233; scientifique nous annonce clairement que la majorit&#233; des sources existantes de combustibles fossiles doit rester sous terre si on veut &#233;viter un changement climatique catastrophique. Ce protectionnisme du carbone qui consid&#232;re l'avantage &#233;conomique pour le Canada dans l'exploitation de cette ressources destructrice comme plus important que les principes de la justice climatique, de l'&#233;cologie &#233;l&#233;mentaire et de la solidarit&#233; internationale m&#233;rite d'&#234;tre combattue dans la rue et si possible dans les urnes. M&#234;me le Parti vert situe sa critique du projet d'ol&#233;oduc &#201;nergie Est dans une perspective nationaliste canadienne et non de lutte contre le changement climatique. [iv]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les trois grands partis s'entendent aussi pour reconna&#238;tre &#224; Isra&#235;l &#171; le droit de se d&#233;fendre &#187; face &#224; une lutte arm&#233;e presque sans moyens de la part d'une fraction de la population qu'ils oppriment brutalement depuis des g&#233;n&#233;rations. Le mouvement de solidarit&#233; avec la Palestine a d'ailleurs men&#233; plusieurs actions cet &#233;t&#233; visant directement le NPD et critiquant durement les concessions faites au sionisme dans sa rh&#233;torique de plus en plus contradictoire.[v] Soit le NPD (ou les Verts, par ailleurs) d&#233;fendent le droit international et d&#233;noncent les crimes de guerre commis par Isra&#235;l avec la complicit&#233; du gouvernement canadien, soit il se trouve &#224; cautionner, m&#234;me avec des critiques, la politique de conqu&#234;te et de colonisation du gouvernement isra&#233;lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces deux enjeux majeurs ne sont que des exemples parmi d'autres des points communs entre les trois partis. Les convergences entre lib&#233;raux et conservateurs sont encore plus nombreuses et on peut douter de l'impact r&#233;el que le NPD pourrait avoir avec la balance du pouvoir, sur les questions qui distinguent le vieux parti de gauche du gouvernement probable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le Bloc qu&#233;b&#233;cois, de son c&#244;t&#233;, semble avoir bien du mal &#224; choisir une nouvelle strat&#233;gie et &#224; se red&#233;finir &#224; la suite de l'effondrement de 2011. Le virage ind&#233;pendantiste mis de l'avant par le nouveau chef est int&#233;ressant par contraste avec l'insignifiance de la notion de &#171; d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts du Qu&#233;bec &#187; de la vieille garde. Mais la strat&#233;gie mise de l'avant pour avancer vers l'ind&#233;pendance ressemble &#224; une vieille m&#233;thode p&#233;dagogique de la r&#233;p&#233;tition ou &#224; l'optimisme d'une sorte de mission nationaliste pr&#234;chant inlassablement la bonne nouvelle, plut&#244;t qu'&#224; une nouvelle analyse politique tirant v&#233;ritablement les le&#231;ons des &#233;checs pass&#233;s. (Quelles alliances ? Quelle liaison entre l'ind&#233;pendance et les enjeux sociaux, environnementaux et d&#233;mocratique ?) Avec en plus les d&#233;chirements encore bien visibles entre les deux grandes tendances dans le parti, on peut difficilement mettre nos espoirs de ce c&#244;t&#233;. De plus, m&#234;me un regain du Bloc ne ferait rien pour pr&#233;venir l'&#233;lection d'un grand nombre de conservateurs ailleurs au Canada et pourrait, en fait (en retirant des si&#232;ges au NPD et aux Lib&#233;raux) contribuer au prolongement du r&#233;gime conservateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bien entendu, une victoire conservatrice en 2015 est encore possible. La question qui se pose est comment pr&#233;parer le terrain pour qu'une telle &#233;ventualit&#233; ne conduise pas &#224; du d&#233;couragement mais au contraire &#224; un nouvel &#233;lan de combativit&#233;. Le facteur cl&#233; dans cette situation ne sera pas le nombre de d&#233;put&#233;s NPD dans l'opposition. M&#234;me avec une centaine, ce parti n'a pas pu faire grand-chose pour bloquer les projets de Harper. Ce qui va compter, c'est la capacit&#233; des personnes qui subissent les cons&#233;quences des politiques conservatrices &#224; s'organiser, &#224; se mobiliser et &#224; lutter ensemble. Cette r&#232;gle vaut tout autant pour l'&#233;ventualit&#233; d'un gouvernement Trudeau ou Mulcair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans un prochain texte, nous avancerons des propositions allant dans le sens du d&#233;veloppement d'une nouvelle alternative politique pancanadienne postcoloniale et &#233;cosocialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[i] &lt;a href=&#034;http://ekopolitica.blogspot.ca/2014/07/comment-le-big-shift-permet-de-repenser.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://ekopolitica.blogspot.ca/2014/07/comment-le-big-shift-permet-de-repenser.html&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
[ii] &lt;a href=&#034;https://ricochetmedia.ca/fr/apercus/27/casse-tete-independantistes-2015&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ricochetmedia.ca/fr/apercus/27/casse-tete-independantistes-2015&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[iii] Voir par exemple un r&#233;cent texte de Sam Gindin et Michael Hurley, deux militants de longue date du mouvement syndical en Ontario &lt;a href=&#034;http://www.socialistproject.ca/bullet/1030.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.socialistproject.ca/bullet/1030.php&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
[iv] &lt;a href=&#034;https://www.greenparty.ca/fr/media-release/2014-03-07/la-d-cision-de-l-one-une-autre-erreur-pr-visible-selon-le-parti-vert&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.greenparty.ca/fr/media-release/2014-03-07/la-d-cision-de-l-one-une-autre-erreur-pr-visible-selon-le-parti-vert&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[v] &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/Voters4Gaza&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.facebook.com/Voters4Gaza&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le capitalisme au Canada et la &#171; r&#233;volution &#187; Harper</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-capitalisme-au-Canada-et-la-revolution-Harper</link>
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		<dc:date>2014-09-16T08:33:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M Editeur</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Livres et revues</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Introduction de Pierre Beaudet Le Canada subit une v&#233;ritable &#171; r&#233;volution de droite &#187;. Le red&#233;ploiement du capitalisme canadien au pays et &#224; l'&#233;tranger. L'instrumentalisation des politiques &#233;conomiques anti-crise contre les salari&#233;es. Une analyse des attaques r&#233;p&#233;t&#233;es et victorieuses contre les sans-emploi, les salari&#233;-e-s et leurs syndicats. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Canada subit une v&#233;ritable &#171; r&#233;volution de droite &#187; men&#233;e par le gouvernement conservateur de Stephen Harper qui, contre l'&#201;tat-providence, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Livres-et-periodiques-" rel="directory"&gt;Livres et p&#233;riodiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres et revues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L87xH150/arton18857-8f162.png?1781761875' class='spip_logo spip_logo_right' width='87' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Introduction de Pierre Beaudet
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le Canada subit une v&#233;ritable &#171; r&#233;volution de droite &#187;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le red&#233;ploiement du capitalisme canadien au pays et &#224; l'&#233;tranger.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'instrumentalisation des politiques &#233;conomiques anti-crise contre les&lt;br class='autobr' /&gt;
salari&#233;es.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une analyse des attaques r&#233;p&#233;t&#233;es et victorieuses contre les sans-emploi,&lt;br class='autobr' /&gt;
les salari&#233;-e-s et leurs syndicats.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Canada subit une v&#233;ritable &#171; r&#233;volution de droite &#187; men&#233;e par le gouvernement conservateur de Stephen Harper qui, contre l'&#201;tat-providence, cherche &#224; d&#233;manteler les programmes sociaux et &#224; affaiblir la classe travailleuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'&#233;conomiste Pierre Beaulne, au cours des trente ans de n&#233;olib&#233;ralisme, le capital canadien a connu une p&#233;riode faste en s'appropriant une portion accrue des richesses produites. Il s'est red&#233;ploy&#233; dans l'espace canadien et &#224; l'&#233;tranger en se concentrant sur les industries de la finance ainsi que sur celles des ressources &#233;nerg&#233;tiques et mini&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profitant de la mondialisation et tirant parti des paradis fiscaux, tout en contribuant &#224; leur mise en place, ce capital a pris une expansion consid&#233;rable sur la sc&#232;ne internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brossant un tableau des politiques &#233;conomiques du gouvernement Harper &#224; la suite de la crise financi&#232;re mondiale de 2008, l'&#233;conomiste Louis Gill montre comment cette crise a &#233;t&#233; &#171; instrumentalis&#233;e &#187; pour acc&#233;l&#233;rer le virage &#224; droite au Canada. La p&#233;riode faste du capitalisme canadien s'explique entre autres par le recul du mouvement syndical mis &#224; mal par des attaques r&#233;p&#233;t&#233;es et souvent victorieuses de la classe dominante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation se d&#233;veloppait depuis plus de deux d&#233;cennies, mais elle s'est r&#233;cemment acc&#233;l&#233;r&#233;e avec les conservateurs au pouvoir. Ce que mettent en &#233;vidence le politologue Serge Denis et, en ce qui concerne l'assurance-ch&#244;mage, &lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;conomiste Sylvie Morel. Derri&#232;re la fa&#231;ade d'un pouvoir d&#233;mocratique se dessine le tableau inqui&#233;tant d'un tout autre r&#233;gime : un gouvernement autoritaire qui &lt;br class='autobr' /&gt;
cultive le secret et qui est pr&#234;t &#224; tout pour enrichir encore plus l'oligarchie canadienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SOMMAIRE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Introduction, Pierre Beaudet&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Le capital canadien &#224; l'&#232;re de la mondialisation, Pierre Beaulne&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Canada, un colosse aux pieds de bitume, Louis Gill &lt;br class='autobr' /&gt;
3. L'assaut contre le monde du travail, Serge Denis&lt;br class='autobr' /&gt;
4. La &#171; r&#233;forme &#187; de l'assurance-emploi, Sylvie Morel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES AUTEUR-E-S&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Beaulne &#233;tait &#233;conomiste &#224; la Centrale des syndicats du Qu&#233;bec avant de prendre sa retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge Denis est professeur &#233;m&#233;rite, &#201;cole d'&#233;tudes politiques, Universit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
d'Ottawa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Gill est professeur retrait&#233; du d&#233;partement d'&#233;conomie de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a publi&#233; chez M &#201;diteur : La crise financi&#232;re et mon&#233;taire mondiale et &lt;br class='autobr' /&gt;
Art, politique, r&#233;volution.&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;conomiste Sylvie Morel est professeure titulaire au D&#233;partement des relations industrielles de l'Universit&#233; Laval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;m.editeur@editionsm.info&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.editionsm.info/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.editionsm.info/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ressource : Richard Poulin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tisser le fil rouge - Le Printemps &#233;rable en Outaouais - r&#233;cits militants</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Tisser-le-fil-rouge-Le-Printemps-erable-en-Outaouais-recits-militants</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Tisser-le-fil-rouge-Le-Printemps-erable-en-Outaouais-recits-militants</guid>
		<dc:date>2014-09-16T08:33:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M Editeur</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Livres et revues</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un livre de m&#233;moire et d'espoir &#8211; malgr&#233; la peur de r&#233;pr&#233;sailles. Comment une lutte transforme notre vision du monde Des contributions de Guy Rocher, de Michel Seymour, de Normand Baillargeon, de Bill Clennett, d'Olivier Niquet et de bien d'autres. &lt;br class='autobr' /&gt; 42 personnes t&#233;moignent, analysent et tirent un fil conducteur (rouge) de la masse des faits pour nous permettre de mieux saisir les enjeux et la dynamique des &#233;v&#233;nements du Printemps &#233;rable en Outaouais. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2012 , pendant le Printemps (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Livres-et-periodiques-" rel="directory"&gt;Livres et p&#233;riodiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres et revues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L100xH150/arton18856-a7b78.png?1781761875' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Un livre de m&#233;moire et d'espoir &#8211; malgr&#233; la peur de r&#233;pr&#233;sailles.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comment une lutte transforme notre vision du monde
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des contributions de Guy Rocher, de Michel Seymour, de Normand Baillargeon, de Bill Clennett, d'Olivier Niquet et de bien d'autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;42 personnes t&#233;moignent, analysent et tirent un fil conducteur (rouge) de la masse des faits pour nous permettre de mieux saisir les enjeux et la dynamique des &#233;v&#233;nements du Printemps &#233;rable en Outaouais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012 , pendant le Printemps &#233;rable, la r&#233;gion de l'Outaouais est apparue comme un symbole de la r&#233;sistance. Confront&#233;-e-s &#224; une premi&#232;re injonction, les &#233;tudiant-e-s de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec en Outaouais (UQO) se sont d'abord barricad&#233;-e-s &#224; l'int&#233;rieur de l'&#233;tablissement. Les images de la cha&#238;ne humaine des professeur-e-s et des militant-e-s de la communaut&#233; pour emp&#234;cher l'escouade anti&#233;meute de d&#233;loger les &#233;tudiant-e-s ont fait le tour du Qu&#233;bec et servi d'inspiration aux professeur-e-s d'autres &#233;tablissements d'enseignement. Le lendemain, l'administration de l'UQO &#233;tait la premi&#232;re au Qu&#233;bec &#224; r&#233;clamer la pr&#233;sence polici&#232;re sur un campus. L'arrestation d'un professeur cette m&#234;me journ&#233;e a &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;e partout dans le monde (&#201;tats-Unis, France, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la semaine du 17 avril, il y a eu 312 arrestations. Les &#233;tudiant-e-s et les professeur-e-s du Coll&#232;ge de l'Outaouais et de l'UQO ont fait front commun pour promouvoir entre autres la d&#233;mocratie &#233;tudiante et l'accessibilit&#233; aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Lorsque surviennent des &#233;v&#233;nements aussi troublants et bouleversants, in&#233;vitablement les gens qui les vivent cherchent &#224; leur donner un sens. Musel&#233;-e-s, surveill&#233;-e-s, d&#233;solidaris&#233;-e-s par la judiciarisation, d&#233;mobilis&#233;-e-s par les fausses promesses d'une &#233;lection, les militant-e-s ont &#233;t&#233; appel&#233;-e-s &#224; &#233;valuer les gains et l'ampleur du travail inachev&#233;. Ces militant-e-s ont alors entrepris de tirer un fil conducteur de la masse informe des faits, malgr&#233; la peur qui, parfois, s'est install&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs textes de cet ouvrage le proposent sous la forme du t&#233;moignage, dans un effort de nommer et de rendre publique une exp&#233;rience d&#233;stabilisante. Ces t&#233;moignages permettent de garder durablement la trace de ce qu'on risque d'oublier, ils mettent des mots sur l'&#233;v&#233;nement et disent le malaise qu'il a suscit&#233; en m&#234;me temps que les reconfigurations des r&#244;les, des statuts et des attentes des unes et des autres qu'il a d&#233;clench&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EXTRAIT DE LA TABLE DES MATI&#200;RES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pr&#233;face, Normand Baillargeon
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Introduction
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Premi&#232;re partie : Pr&#233;lude &#224; la lutte
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Deuxi&#232;me partie : D&#233;mocratie et actions collectives &#233;tudiantes
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Troisi&#232;me partie : La semaine rouge
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quatri&#232;me partie : R&#233;pression politique et judiciarisation de la dissidence
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cinqui&#232;me partie : Repli r&#233;flexif et remaniement des armes
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#201;pilogue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteur-e-s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coordination de cet ouvrage a &#233;t&#233; assur&#233;e par Francine Sinclair, St&#233;phanie Demers et Guy Bellemare, professeur-e-s &#224; l'UQO. Quarante-deux personnes t&#233;moignent, analysent, remettent en question certains poncifs, tout en tissant le fil rouge de la solidarit&#233; pour une &#233;ducation de qualit&#233; et accessible au plus grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;m.editeur@editionsm.info&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.editionsm.info/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.editionsm.info/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Personne ressource : Richard Poulin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Front commun : Analyse de l'ex&#233;cutif du Syndicat du Personnel Enseignant du Coll&#232;ge Ahuntsic des demandes soumises &#224; la consultation</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Front-commun-Analyse-de-l-executif-du-Syndicat-du-Personnel-Enseignant-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Front-commun-Analyse-de-l-executif-du-Syndicat-du-Personnel-Enseignant-du</guid>
		<dc:date>2014-09-16T08:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Syndicat du Personnel Enseignant du Coll&#232;ge Ahuntsic</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au printemps dernier, un document de consultation sur nos demandes &#233;tait officiellement lanc&#233; par le Front commun syndical 2015. Celui-ci r&#233;unit la Conf&#233;d&#233;ration des Syndicats nationaux (CSN), la F&#233;d&#233;ration des travailleurs du Qu&#233;bec (FTQ), la Centrale des syndicats du Qu&#233;bec (CSQ), l'Alliance du personnel professionnel et technique de la sant&#233; (APTS) et le Syndicat de la fonction publique du Qu&#233;bec (SFPQ). &lt;br class='autobr' /&gt; D'entr&#233;e de jeu, il faut saluer cet exercice de consultation par lequel chaque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Monde-du-travail-et-syndicalisme-" rel="directory"&gt;Monde du travail et syndicalisme&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Syndicalisme-+" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L120xH150/arton18760-c3281.png?1781529692' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au printemps dernier, un document de consultation sur nos demandes &#233;tait officiellement lanc&#233; par le Front commun syndical 2015. Celui-ci r&#233;unit la Conf&#233;d&#233;ration des Syndicats nationaux (CSN), la F&#233;d&#233;ration des travailleurs du Qu&#233;bec (FTQ), la Centrale des syndicats du Qu&#233;bec (CSQ), l'Alliance du personnel professionnel et technique de la sant&#233; (APTS) et le Syndicat de la fonction publique du Qu&#233;bec (SFPQ).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'entr&#233;e de jeu, il faut saluer cet exercice de consultation par lequel chaque syndicat est invit&#233; &#224; se prononcer sur nos demandes tout en disposant de plusieurs mois pour le faire. Il reste &#224; esp&#233;rer que ce processus m&#232;nera vraiment &#224; des ajustements et &#224; des amendements et que cette mise &#224; contribution de la base sera aussi valoris&#233;e au fur et &#224; mesure que les n&#233;gociations avanceront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit aussi souligner plusieurs &#233;l&#233;ments int&#233;ressants dans l'analyse pr&#233;sent&#233;e par le Front commun. Les effets de l'ouverture au priv&#233;, de la sous-traitance et des partenariats public-priv&#233; sont bien mis en &#233;vidence. De plus, la prolif&#233;ration de m&#233;canismes de contr&#244;le minant notre autonomie professionnelle fait, &#224; juste titre, partie de l'argumentaire et des demandes soumises &#224; la consultation. Au coll&#233;gial, nous avons d&#233;j&#224; &#224; lutter contre les m&#233;canismes &#171; d'assurance qualit&#233; &#187; et nous pouvons constater localement l'augmentation du nombre de cadres, d'un c&#244;t&#233;, et le resserrement des budgets, de l'autre. H&#233;las, dans l'ensemble, le document comporte &#233;galement des lacunes importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des arguments qui conc&#232;dent davantage qu'ils ne remettent en cause&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inefficacit&#233; du n&#233;olib&#233;ralisme et des mesures d'aust&#233;rit&#233; n'est plus &#224; d&#233;montrer : trente ans de vaches maigres, &#224; attendre que les cr&#233;dits d'imp&#244;ts aux entreprises et aux plus riches se traduisent en de meilleures conditions de vie pour les classes moyenne et populaire, trente ans &#224; nous faire dire que nous vivons au-dessus de nos moyens et &#224; voir nos acquis sociaux et d&#233;mocratiques s'&#233;roder... Or, &#224; la lecture du document, on constate que les arguments ne s'attaquent g&#233;n&#233;ralement pas &#224; la logique &#233;conomique n&#233;olib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On appelle plut&#244;t &#224; de meilleures conditions salariales et de travail sur la base de la &#171; p&#233;nurie et [de la] raret&#233; de main-d'oeuvre &#187; (p. 5), des &#171; co&#251;ts de l'absent&#233;isme &#187; (p. 6) et de notre &#171; contribution, en tant que consommatrices et consommateurs, &#224; la relance &#233;conomique &#187; (p. 7). De m&#234;me, lorsqu'on appelle &#224; un redressement suppl&#233;mentaire de nos salaires si le produit int&#233;rieur brut (PIB) d&#233;passe 1 % (p. 12), on invite nos membres &#224; esp&#233;rer la plus grande croissance &#233;conomique possible, quitte &#224; ce que celle-ci se fasse par l'inversement d'un pipeline, par la d&#233;forestation, voire m&#234;me par une plus grande pr&#233;sence militaire canadienne &#224; l'&#233;tranger...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, il semble qu'on tente de se soumettre au cadre &#233;conomique dominant pour le tourner &#224; notre avantage, probablement en se disant qu'il est plus facile de convaincre &#171; l'opinion publique &#187; - si une telle chose existe vraiment...- en ne sortant pas trop du cadre. Un des responsables du Comit&#233; de coordination des secteurs publics et parapublics (CCSPP) de la CSN a d'ailleurs affirm&#233; dans un regroupement c&#233;gep que l'objectif &#233;tait de rejoindre &#171; les plus g&#234;n&#233;s &#187; de nos membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#226;tir un rapport de force en &#233;tant timides ? Voil&#224; une strat&#233;gie tr&#232;s &#233;trange&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous croyons au contraire que des n&#233;gociations combattives doivent d'abord et avant tout stimuler notre imagination politique et ouvrir le domaine des possibles. &#171; Le progr&#232;s n'est que l'accomplissement des utopies &#187;, disait Oscar Wilde. C'est en sortant du cadre qu'on peut faire des gains. Des mobilisations massives seront possibles si elles se font en d&#233;fense d'une vision des services publics, soutenue par des valeurs d'&#233;galit&#233; et de d&#233;mocratie. Pourquoi sommes-nous fiers de travailler dans les services publics ? Parce que nous participons &#224; la r&#233;alisation de droits fondamentaux tels que le droit &#224; l'&#233;ducation et le droit &#224; la sant&#233;. Parce que nos milieux de travail contribuent au quotidien &#224; une plus grande justice sociale. Parce que des services publics peuvent &#234;tre contr&#244;l&#233;s d&#233;mocratiquement par la population, non seulement afin d'&#233;viter la corruption et le gaspillage, mais aussi afin de d&#233;cider collectivement de leur orientation sur la base d'autres crit&#232;res que ceux relevant de l'entreprise priv&#233;e. C'est aussi et surtout pour cela que nos conditions de travail doivent &#234;tre am&#233;lior&#233;es : pour permettre &#224; nos services publics d'atteindre un standard de qualit&#233; digne d'une soci&#233;t&#233; juste et d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire de la lutte &#224; la pr&#233;carit&#233; une v&#233;ritable priorit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le document de pr&#233;sentation, on affirme vouloir &#171; exiger du gouvernement des mesures concr&#232;tes pour inverser le processus de pr&#233;carisation des emplois &#187; (p. 7). Mais qu'est-ce que cela signifie exactement ? Difficile &#224; dire. Alors que les demandes salariales sont chiffr&#233;es pr&#233;cis&#233;ment, celle sur la pr&#233;carit&#233; (&#171; l'introduction de clauses de convention collective &#187;, p. 12) reste plut&#244;t vague. Il faut nous assurer de faire de r&#233;elles avanc&#233;es dans ce secteur. Le gouvernement annonce d&#233;j&#224; que sa marge de manoeuvre financi&#232;re est inexistante et parle de gel des embauches. Selon Philippe Hurteau, chercheur &#224; l'IRIS, cela pourrait se traduire par la substitution d'emplois r&#233;guliers par des emplois pr&#233;caires, lors de d&#233;parts &#224; la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est pourtant imp&#233;ratif de faire des gains permettant de garantir une s&#233;curit&#233; d'emploi &#224; nos coll&#232;gues arriv&#233;s plus r&#233;cemment. Cela aussi peut &#234;tre attrayant pour les travailleurs et travailleuses, d'autant plus que la pr&#233;carit&#233; et la flexibilit&#233; sont des r&#233;alit&#233;s de plus en plus r&#233;pandues dans l'ensemble du monde du travail. Si le secteur public peut inspirer le secteur priv&#233;, c'est bien l&#224;... Une forte s&#233;curit&#233; d'emploi prot&#232;ge des al&#233;as de l'&#233;conomie, des in&#233;vitables variations dans la demande des services. Elle permet de fonder une famille sans trop d'inqui&#233;tude, de mener des projets &#224; plus long terme, de b&#226;tir une carri&#232;re. Elle r&#233;pond aux aspirations des forces vives des mouvements percutants des derni&#232;res ann&#233;es : qui a lanc&#233; les Indign&#233;s en Espagne, Occupy aux &#201;tats-Unis, la gr&#232;ve &#233;tudiante au Qu&#233;bec ? De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, des dipl&#244;m&#233;s sans emploi stable, qui craignent d'&#234;tre une g&#233;n&#233;ration sacrifi&#233;e, des laiss&#233;s pour compte. Notre demande principale doit les interpeller directement et fortement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re, la demande en mati&#232;re de conciliation famille-travail-&#233;tudes doit &#234;tre plus concr&#232;te. Telle qu'elle est formul&#233;e, rien n'indique qu'elle nous permettrait d'obtenir davantage que ce que nous avons d&#233;j&#224;, soit une annexe &#224; notre convention collective qui invite les parties sectorielles, r&#233;gionales ou locales &#224; soutenir des mesures de conciliation de m&#234;me qu'une clause qui sugg&#232;re l'am&#233;nagement de l'horaire (mais seulement lorsque les ressources disponibles et l'organisation de l'enseignement le permettent). Il s'agit pourtant d'une pr&#233;occupation croissante pour nos membres, que ceux-ci soient jeunes parents ou proches aidants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une d&#233;nonciation de l'aust&#233;rit&#233;... absente de nos revendications&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Observons &#224; nouveau les arguments mis de l'avant par la CSN et le Front commun pour d&#233;fendre l'importance des services publics. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, ceux-ci rel&#232;vent de l'&#233;conomie orthodoxe (comp&#233;titivit&#233; des salaires, par exemple), ou alors de l'humanitaire : c'est ainsi que la campagne Merci &#224; vous de la CSN met d'abord l'accent sur notre d&#233;vouement, notre patience, notre compassion... &#192; l'ex&#233;cutif du SPECA, nous croyons qu'une mobilisation large peut &#234;tre obtenue par une d&#233;fense des services publics sur le terrain politique. Nous ne pourrons obtenir de gains sans nous attaquer directement au discours de l'aust&#233;rit&#233; ; pour cela, il nous faut nous coaliser avec le plus grand nombre de mouvements possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le texte de pr&#233;sentation de nos demandes, on mentionne bien le &#171; choix politique des gouvernements successifs [&#8230;] de se priver de revenus &#187; et on d&#233;nonce le fait de &#171; privil&#233;gier la taxation &#224; la consommation et la tarification &#187; (p. 6) plut&#244;t que l'imp&#244;t progressif. Mais cela ne se traduit nulle part dans les demandes soumises &#224; la consultation. Pourtant, une demande ax&#233;e sur la recherche de nouveaux revenus (par la restauration de la taxe sur le capital, par une plus forte imposition des tr&#232;s hauts revenus, ou par d'autres mesures telles que celles d&#233;velopp&#233;es par la Coalition contre la tarification et la privatisation des services publics dans sa campagne 10 milliards de solutions) permettrait de d&#233;construire tr&#232;s concr&#232;tement les arguments sur la n&#233;cessit&#233; de se serrer la ceinture. Elle ouvrirait aussi la porte &#224; la construction d'alliances plus larges avec des mouvements qui d&#233;fendent des int&#233;r&#234;ts semblables aux n&#244;tres. En effet, si le Front commun, qui repr&#233;sente plus de 400 000 travailleurs, n'&#233;met aucune demande concr&#232;te &#224; ce sujet, qui le fera ? Le r&#244;le des syndicats n'est-il pas aussi de porter ces revendications qui b&#233;n&#233;ficieraient &#224; tous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; seront les citoyens lors de nos n&#233;gociations ? Laisserons-nous l'&#201;tat et les grands m&#233;dias les d&#233;finir comme des contribuables que l'on saigne &#224; blanc pour r&#233;pondre &#224; nos demandes ou ferons-nous le choix de les interpeller comme partenaires dans notre lutte ? Allons-nous, comme le sugg&#232;re le document du Front commun, &#171; rallier &#187; la population &#171; &#224; notre cause &#187; (comme si ce n'&#233;tait pas aussi la leur...) ou travaillerons-nous &#224; &#233;largir cette n&#233;gociation &#224; une lutte plus globale contre l'aust&#233;rit&#233; et pour des services publics accessibles &#224; tous et &#224; toutes ? Pour cela, il nous faut ouvrir des discussions le plus t&#244;t possible avec ce que le Qu&#233;bec compte d'organisations progressistes, afin de r&#233;fl&#233;chir &#224; des mani&#232;res d'articuler des revendications syndicales et sociales. La Coalition contre la tarification et la privatisation des services publics et le mouvement &#233;tudiant ont d&#233;j&#224; fait du travail exemplaire &#224; cet &#233;gard : c'est au tour du Front commun de faire sa contribution en ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&#224; du d&#233;faitisme : contrer le recours aux lois sp&#233;ciales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin du texte de r&#233;flexion du Front commun souligne que &#171; certains, parfois amers des derni&#232;res rondes de n&#233;gociation, risquent de nous rappeler que peu importe l'ampleur de nos actions, le r&#233;sultat risque d'&#234;tre d&#233;cevant face &#224; un employeur l&#233;gislateur. Nous aurons &#224; combattre cette forme de d&#233;faitisme &#187; (p. 8). Mais d'o&#249; vient ce d&#233;faitisme ? Une telle question est complexe et les r&#233;ponses sont multiples ; notre &#233;poque, dans son ensemble, n'est pas rose. N&#233;anmoins, dans le cas du mouvement syndical, un ph&#233;nom&#232;ne est particuli&#232;rement d&#233;mobilisateur : le recours aux lois sp&#233;ciales. En 2005, les n&#233;gociations se sont termin&#233;es par un d&#233;cret &#233;tablissant de force nos conditions de travail. Plusieurs membres ayant v&#233;cu cette p&#233;riode se demandent donc, &#224; juste titre :&#171; &#192; quoi bon se mobiliser si tout se termine par un d&#233;cret ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous croyons qu'une r&#233;flexion s&#233;rieuse sur cet obstacle de taille est de mise depuis longtemps. Tout le mouvement syndical est confront&#233; &#224; une judiciarisation croissante. Ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire est de plus en plus encadr&#233; par des juges et des avocats. Rendons-nous &#224; l'&#233;vidence : notre droit de gr&#232;ve est pratiquement inexistant. Il nous faut d&#233;sormais nous battre pour am&#233;liorer les conditions dans lesquelles nous exer&#231;ons nos droits syndicaux, et cette bataille ne peut pas &#234;tre seulement juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve &#233;tudiante de 2012 est ici riche en enseignements. Lors du Printemps &#233;rable, les &#233;tudiants en gr&#232;ve et la population en g&#233;n&#233;ral ont &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; une loi sp&#233;ciale, d'une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent, qui restreignait le droit de manifester sans itin&#233;raire pr&#233;alablement annonc&#233; aux autorit&#233;s. Bien que des d&#233;marches juridiques aient &#233;t&#233; rapidement initi&#233;es, c'est une r&#233;sistance politique &#8211; le mouvement des casseroles &#8211; qui a su affaiblir cette loi et sa l&#233;gitimit&#233;. On a pu constater qu'une loi sp&#233;ciale n'&#233;tait pas un Act of God et, qu'au contraire, elle pouvait nuire au gouvernement qui l'avait fait adopter. &#192; ce moment, le mouvement syndical a montr&#233; qu'il accusait un retard face &#224; la partie mobilis&#233;e de la population : alors que la manifestation du 22 mai 2012 se transformait en la plus grande op&#233;ration de d&#233;sob&#233;issance civile de l'histoire du pays, les centrales syndicales enjoignaient en vain les manifestants &#224; suivre le trajet d&#233;voil&#233; aux autorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Front commun doit s'inspirer de ces &#233;v&#233;nements et r&#233;fl&#233;chir d&#232;s maintenant aux mani&#232;res de faire monter le co&#251;t politique du recours &#224; une loi sp&#233;ciale. Pour se mobiliser, les membres doivent sentir qu'il est possible d'agir pour pr&#233;venir l'adoption de ces lois et pour y r&#233;sister activement advenant une adoption. Pour cela, ils doivent savoir d&#232;s le d&#233;part ce que leur centrale entend faire advenant une loi sp&#233;ciale, au-del&#224; des communiqu&#233;s de presse de circonstance d&#233;non&#231;ant un d&#233;cret &#171; inique &#187; et &#171; odieux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Front commun nous invite &#224; combattre le d&#233;faitisme &#171; en rappelant que l'histoire du mouvement syndical est marqu&#233;e de grandes victoires &#187;. &#192; notre tour de rappeler &#224; nos repr&#233;sentants syndicaux que les plus grandes victoires ont presque toujours &#233;t&#233; obtenues en d&#233;fiant la loi en vigueur. Rappelons-le &#224; nouveau : on ne fera pas de gains en &#233;tant timides.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les retraites ne sont que le d&#233;but de l'offensive</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-retraites-ne-sont-que-le-debut-de-l-offensive</link>
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		<dc:date>2014-09-16T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maude Messier</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au terme des cinq jours d'audiences de la commission parlementaire men&#233;e sur le projet de loi 3, visant la restructuration des r&#233;gimes de retraite &#224; prestations d&#233;termin&#233;es du secteur municipal, il appara&#238;t clair que l'exercice n'aura &#233;t&#233; rien de plus qu'un dialogue de sourds. &lt;br class='autobr' /&gt;
(tir&#233; de l'Aut'hebdo - 5 septembre 2014) &lt;br class='autobr' /&gt; Selon une &#233;tude actuarielle d&#233;pos&#233;e par le SCFP-Qu&#233;bec et la Coalition syndicale pour la libre n&#233;gociation, qui regroupe la quasi totalit&#233; des employ&#233;s municipaux du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Monde-du-travail-et-syndicalisme-" rel="directory"&gt;Monde du travail et syndicalisme&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Syndicalisme-+" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH101/arton18765-e94e1.jpg?1781462381' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au terme des cinq jours d'audiences de la commission parlementaire men&#233;e sur le projet de loi 3, visant la restructuration des r&#233;gimes de retraite &#224; prestations d&#233;termin&#233;es du secteur municipal, il appara&#238;t clair que l'exercice n'aura &#233;t&#233; rien de plus qu'un dialogue de sourds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; de l'Aut'hebdo - 5 septembre 2014)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon une &#233;tude actuarielle d&#233;pos&#233;e par le SCFP-Qu&#233;bec et la Coalition syndicale pour la libre n&#233;gociation, qui regroupe la quasi totalit&#233; des employ&#233;s municipaux du Qu&#233;bec, les d&#233;ficits des r&#233;gimes de retraite municipaux atteindraient 2,2 milliards $, plut&#244;t que 3,9 milliards $, montants avanc&#233;s par Qu&#233;bec. Autre indice d'une meilleure sant&#233; des r&#233;gimes que ce que pr&#233;tend Qu&#233;bec, le niveau de capitalisation des 60 r&#233;gimes municipaux du SCFP-Qu&#233;bec se situait &#224; pr&#232;s de 91 % au 31 d&#233;cembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, ne veut rien entendre d'une guerre de chiffres et entend plut&#244;t presser le pas pour que le projet de loi soit adopt&#233; d&#232;s le d&#233;but de l'automne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le gouvernement du Qu&#233;bec dit vouloir donner un coup de barre pour assurer la sant&#233; et la p&#233;rennit&#233; des r&#233;gimes de retraite, les syndicats sont plut&#244;t d'avis que le gouvernement de Philippe Couillard agit sous de faux pr&#233;textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'impression qu'on a actuellement, c'est qu'on se sert des r&#233;gimes de retraite pour attaquer les conditions de travail globales des employ&#233;s municipaux. Qu&#233;bec modifie unilat&#233;ralement des ententes pourtant sign&#233;es de bonne foi entre les syndiqu&#233;s et les municipalit&#233;s et &#231;a, c'est inacceptable &#187;, de faire valoir Marc Ranger, porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre n&#233;gociation, en entrevue &#224; l'aut'journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi l'avis de Michel Liz&#233;e, &#233;conomiste r&#233;cemment retrait&#233; de l'UQAM, pour qui le v&#233;ritable objectif du projet de loi 3, c'est un pacte financier avec les municipalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;rennit&#233; des r&#233;gimes de retraite &#224; prestations d&#233;termin&#233;es du secteur municipal et l'&#233;quit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle servent, &#224; son avis, de pr&#233;textes pour r&#233;duire la masse salariale des employ&#233;s municipaux. &#171; Si tels &#233;taient vraiment les objectifs, le gouvernement pourrait envisager d'autres pistes de solutions, ce qu'il ne semble absolument pas enclin &#224; faire, explique M. Liz&#233;e. Que dit le projet de loi 3 exactement ? Personne n'en parle vraiment. On parle du partage 50-50, mais qu'est-ce que &#231;a veut dire, au fond ? Ce projet de loi va beaucoup plus loin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que dit le projet de loi 3. En plus du partage, &#224; 50-50 entre les employ&#233;s et les villes, des d&#233;ficits pass&#233;s, des co&#251;ts du service courant et des d&#233;ficits futurs, le projet de loi 3 permettra aux municipalit&#233;s de suspendre l'indexation actuellement vers&#233;e aux retrait&#233;s. Il abolira les prestations accessoires et les diff&#233;rents m&#233;canismes d'indexation, en plus d'interdire l'indexation automatique des rentes, y compris pour le service pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le co&#251;t total du service courant des r&#233;gimes sera plafonn&#233; &#224; 16,35 % de la masse salariale, plus une marge de 10 % pour un fonds de stabilisation et d'indexation qui am&#232;nera ce maximum &#224; 18 % (un peu plus pour les policiers et les pompiers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Ranger explique que le plafonnement exerce une pression sur la r&#233;mun&#233;ration globale des employ&#233;s municipaux et qu'il emp&#234;chera, &#224; l'avenir, d'apporter des bonifications aux r&#233;gimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, si le ministre Moreau soutient qu'il sera possible d'indexer les rentes une fois la sant&#233; des r&#233;gimes retrouv&#233;e, ce n'est pas tout &#224; fait juste, puisque cette indexation devrait se faire &#224; l'int&#233;rieur du plafonnement de 18 % de la masse salariale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomiste Michel Liz&#233;e indique aussi que, contrairement &#224; ce que laisse entendre le gouvernement, la rente normale des syndiqu&#233;s pourrait bien &#233;ventuellement &#234;tre touch&#233;e puisque le projet de loi pr&#233;voit notamment qu'il sera possible de modifier le calcul du salaire sur lequel la rente est bas&#233;e, le faisant par exemple passer du salaire moyen des cinq meilleures ann&#233;es &#224; celui des 10 ou 15 meilleures ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la question du partage des d&#233;ficits pass&#233;s, alors que les villes auront quinze ans pour payer leur part, d&#233;j&#224; en partie financ&#233;e par les mesures de r&#233;duction de la r&#233;mun&#233;ration globale &#233;num&#233;r&#233;es ci-haut, la part des employ&#233;s (50 %) devra &#234;tre assum&#233;e dans l'imm&#233;diat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Michel Liz&#233;e, il semble &#233;vident que, si le gouvernement ne peut venir en aide aux municipalit&#233;s du c&#244;t&#233; des revenus, il s'organise pour le faire du c&#244;t&#233; des d&#233;penses, en diminuant la r&#233;mun&#233;ration globale des employ&#233;s municipaux via la restructuration des r&#233;gimes de retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre d'exemples, en vertu des modifications apport&#233;es par le projet de loi 3, un col blanc devra investir annuellement en moyenne 1 950 $ de plus dans son r&#233;gime alors que la Ville &#233;conomisera 1 880 $ par employ&#233;, selon les donn&#233;es pr&#233;sent&#233;es par la Ville de Montr&#233;al dans son M&#233;moire d&#233;pos&#233; en commission parlementaire. Pour les pompiers, la somme additionnelle s'&#233;l&#232;ve &#224; 2 730 $, pour une &#233;conomie de 7 104 $ par ann&#233;e par pompier, pour la ville. &#201;conomies annuelles r&#233;currentes qui demeureront pour les villes, rappelle Michel Liz&#233;e, une fois les d&#233;ficits renflou&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;conomiste, le projet de loi 3 n'est ni plus ni moins qu'une &#171; expropriation sans compensation, un grave bris de confiance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un r&#233;gime de retraite, c'est un contrat &#224; long terme qui repose sur la confiance. On d&#233;duit une partie du salaire et on promet que cet argent permettra d'assurer des revenus &#224; la retraite, selon des modalit&#233;s pr&#233;d&#233;termin&#233;es. C'est un principe qui vaut aussi pour l'ensemble des relations de travail au Qu&#233;bec. Sinon, pourquoi ne pas couper unilat&#233;ralement dans les assurances, ou encore dans les salaires ? Il n'y a pas de fin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'on sait que l'&#233;pargne de la majorit&#233; des Qu&#233;b&#233;cois est insuffisante en vue de leur retraite, retirer l'argent d&#233;j&#224; vers&#233; dans le bas de laine de ces travailleurs, en d&#233;cr&#233;tant en plus une cure d'amincissement de leur r&#233;gime pour le futur, appara&#238;t incongru.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des solutions pour pr&#233;server l'&#233;quit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle. Michel Liz&#233;e soutient qu'en raison de diff&#233;rents param&#232;tres, dont l'&#233;volution du contexte &#233;conomique et la hausse de l'esp&#233;rance de vie, certaines mesures de restructuration des r&#233;gimes s'imposent : hausser la part des cotisations des employ&#233;s pour le service courant, r&#233;viser certaines clauses sur l'&#226;ge du d&#233;part &#224; la retraite, et cr&#233;er un fonds de stabilisation pour pr&#233;munir les r&#233;gimes contre les fluctuations des march&#233;s boursiers au fil des ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui assurera la p&#233;rennit&#233; et la stabilit&#233; &#224; long terme des r&#233;gimes et, par le fait m&#234;me, l'&#233;quit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs dans cette perspective que s'inscrit l'entente intervenue entre la Ville de Montr&#233;al et le Syndicat des cols bleus regroup&#233;s de Montr&#233;al (SCFP 301) en octobre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entente pr&#233;voit un partage des co&#251;ts du service courant &#224; 45 % pour les employ&#233;s et 55 % pour la Ville. Un fonds de stabilisation et d'indexation a &#233;t&#233; mis sur pied pour parer aux fluctuations futures des march&#233;s boursiers. Les cols bleus ne pourront prendre leur retraite avant 55 ans sans p&#233;nalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entente, d'ailleurs n&#233;goci&#233;e par Marc Ranger, dresse un mur de Chine relativement aux d&#233;ficits pass&#233;s qui incombent &#224; la Ville et n'affectent en rien les droits acquis des retrait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En entrevue avec l'aut'journal lors de la signature de l'entente, le pr&#233;sident du Local 301, Michel Parent, affirmait que les pr&#233;visions indiquaient que, d&#232;s 2015, 5 millions $ seraient vers&#233;s annuellement dans ce fonds. L'entente prenant fin en 2017, 15 millions $ devaient y &#234;tre accumul&#233;s. La part du d&#233;ficit attribu&#233;e &#224; ce moment par la Ville aux employ&#233;s cols bleus &#233;tait de 6,3 millions $.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Suspendre toute formule d'indexation automatique, c'est un probl&#232;me majeur pour nous, explique Marc Ranger, puisqu'il s'agit d'une pierre angulaire du principe d'&#233;quit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indexation moyenne des 60 r&#233;gimes de retraite des syndicats que repr&#233;sente le SCFP-Qu&#233;bec est de 0,7 % par ann&#233;e, soit bien en de&#231;&#224; de la hausse de co&#251;t de la vie. Seuls 14 r&#233;gimes ont des m&#233;canismes automatiques d'indexation. Pour les autres, ce sont des formules conditionnelles ou rien du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Ranger explique que, lors des n&#233;gociations pr&#233;c&#233;dant le projet de loi 3, il entamait le processus en tirant un trait entre les retrait&#233;s et les travailleurs actifs, avec lesquels il restructure les r&#233;gimes tout en pr&#233;voyant des mesures d'am&#233;lioration pour le futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous garantissons aux retrait&#233;s que leurs acquis seront pr&#233;serv&#233;s. C'est &#231;a leur gain. Pour les autres, &#224; qui je demande d'assumer le fait de devoir prendre leur retraite plus tard, de payer plus cher pour leur r&#233;gime et de revoir certains droits &#224; la baisse, je leur dis qu'on va am&#233;liorer leur indexation au fur et &#224; mesure qu'on aura de l'argent, avec le retour &#224; la sant&#233; du r&#233;gime et avec le fonds de stabilisation et d'indexation qu'on instaure d&#233;j&#224;. C'est une fa&#231;on de garantir &#224; la fois la p&#233;rennit&#233; des r&#233;gimes et l'&#233;quit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;nonce le fait que le projet de loi 3, au nom de ce principe d'&#233;quit&#233; qui &#171; a le dos large &#187;, niv&#232;le par le bas en affectant les droits des retrait&#233;s et en brimant l'avenir des plus jeunes travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Avec le projet de loi, je ne peux plus garantir une indexation aux plus jeunes, c'est interdit. L'&#233;quit&#233; ne tient pas. &#187; Et, comble de l'ironie, selon le porte-parole de la Coalition, c'est qu'au fil des ans, les r&#233;gimes vont se retrouver avec des surplus qui ne pourront pas &#234;tre utilis&#233;s, puisque la loi fixe un plafonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Ranger soutient que le ministre Moreau a indiqu&#233; dans les notes de cl&#244;ture de la commission qu'il avait l'intention d'accorder une place plus importante aux retrait&#233;s au sein des comit&#233;s des r&#233;gimes de retraite avec un vote pr&#233;pond&#233;rant. &#171; Quand la situation des r&#233;gimes se replacera, les retrait&#233;s vont vouloir, avec raison, r&#233;cup&#233;rer ce qui leur a &#233;t&#233; pris. Il va y avoir de la chicane pour se partager le fonds de stabilisation et d'indexation. &#199;a va &#234;tre une guerre interg&#233;n&#233;rationnelle et on n'en veut pas. Notre solution pr&#233;vient tout &#231;a, mais ce ministre-l&#224; ne veut rien entendre ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laisser n&#233;gocier. Marc Ranger s'interroge aussi sur le message v&#233;hicul&#233; par le projet de loi en mati&#232;re de relations de travail pour les plus jeunes. &#171; En reprenant des droits acquis, ils indiquent qu'aucune convention collective n'est viable &#224; long terme. &#199;a ne sert &#224; rien de n&#233;gocier, au fond. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomiste Michel Liz&#233;e rappelle que le projet de loi 79 sur la restructuration des r&#233;gimes municipaux, pr&#233;sent&#233; par le gouvernement du Parti Qu&#233;b&#233;cois ne r&#233;coltait pas non plus l'assentiment des syndicats, mais il avait toutefois l'avantage de laisser une marge de man&#339;uvre &#224; la n&#233;gociation, contrairement au projet des lib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'avis de Marc Ranger, l'entente du Local 301 pourrait servir de param&#232;tre de n&#233;gociation, si n&#233;gociations il y avait, puisqu'elle permet d'assurer la p&#233;rennit&#233; des r&#233;gimes, de garantir l'&#233;quit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle et de respecter les droits des retrait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, pour Marc Ranger, si le partage des co&#251;ts, des d&#233;ficits et des risques devait &#234;tre enti&#232;rement &#224; 50-50, il devrait en &#234;tre de m&#234;me pour la gouvernance des r&#233;gimes de retraite. &#171; C'est encore l'employeur qui va avoir le plein contr&#244;le des r&#233;gimes de retraite parce que nous serons encore minoritaires dans les comit&#233;s de retraite. &#187; Le projet de loi ne pr&#233;voit rien pour adapter la gouvernance des r&#233;gimes en fonction des modifications de responsabilit&#233;s et de partage du risque qu'il introduit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une aberration, souligne M. Ranger, qui s'indigne du fait que les municipalit&#233;s ne veulent pas qu'on leur dicte comment g&#233;rer les &#233;conomies qui seront d&#233;gag&#233;es par les efforts des syndiqu&#233;s. &#171; Ils ne veulent pas appliquer les &#233;conomies directement sur les d&#233;ficits parce qu'ils veulent entretenir la culture de gros d&#233;ficits pour pouvoir justifier une intervention l&#233;gislative plus muscl&#233;e. Ce que les repr&#233;sentants des villes disent, c'est que leurs masses salariales &#233;taient trop &#233;lev&#233;es de toute fa&#231;on. Merci de les soulager, mais ce n'est pas de vos affaires o&#249; on met l'argent &#233;conomis&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De grogne municipale &#224; mobilisation sociale. L'ensemble des employ&#233;s des secteurs publics et parapublics devraient-ils s'inqui&#233;ter pour leur r&#233;gime de retraite ? &#171; Je suis inquiet de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale pour tout le monde. Le gouvernement a une mission d'aust&#233;rit&#233; et personne n'est &#224; l'abri. Les premiers vis&#233;s sont les contribuables. Je trouve ironique de voir le discours path&#233;tique du Premier ministre et de Pierre Moreau qu'ils r&#233;p&#232;tent comme des petits perroquets &#224; propos de la capacit&#233; de payer du contribuable. La v&#233;rit&#233;, c'est qu'ils sont en train de s'attaquer &#224; tout le monde et que tout le monde va y passer d'une fa&#231;on ou d'une autre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au discours selon lequel les contribuables n'ont plus la capacit&#233; de payer, que la grande majorit&#233; des Qu&#233;b&#233;cois ne b&#233;n&#233;ficient pas d'un r&#233;gime compl&#233;mentaire de retraite et qu'ils n'ont pas &#224; financer les &#171; g&#233;n&#233;reux &#187; r&#233;gimes de retraite des employ&#233;s municipaux, Michel Liz&#233;e r&#233;pond qu'il s'agit d'un faux d&#233;bat. &#171; Les villes n'ont pas contribu&#233; aux r&#233;gimes de retraite de leurs employ&#233;s pendant les ann&#233;es fastes o&#249; les surplus &#233;taient au rendez-vous et ce sont les citoyens qui, au final, en ont b&#233;n&#233;fici&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces arguments populistes, la solution n'est pas de sabrer dans les r&#233;gimes de retraite, mais plut&#244;t de bonifier le r&#233;gime public, soit le R&#233;gime des rentes du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une perspective qui servirait l'ensemble de la population, permettrait d'augmenter le niveau de vie des prochaines cohortes de retrait&#233;s et r&#233;duirait l'&#233;cart des revenus entre ceux qui b&#233;n&#233;ficient d'un r&#233;gime priv&#233; et ceux qui n'en ont pas. Sans compter que ce choix politique aurait une incidence favorable sur les co&#251;ts et le risque des r&#233;gimes municipaux qui s'en trouveraient r&#233;duits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conscients de la fermet&#233; de la position gouvernementale, les syndicats se disent d&#233;j&#224; pr&#234;ts &#224; contester la loi 3 devant les tribunaux d&#232;s son a&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les conditions de la lutte pour une majorit&#233; ind&#233;pendantiste au Qu&#233;bec !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-conditions-de-la-lutte-pour-une-majorite-independantiste-au-Quebec</link>
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		<dc:date>2014-09-16T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Nouveau Mouvement pour le Qu&#233;bec (NMQ) et le Conseil de la Souverainet&#233; du Qu&#233;bec (CSQ) tiendront un rassemblement citoyen pour l'ind&#233;pendance les 20 et 21 septembre prochains. Cette rencontre discutera du bilan du mouvement ind&#233;pendantiste et de la place d'un mouvement citoyen pour la relance de la lutte ind&#233;pendantiste au Qu&#233;bec. Gilbert Paquette, pr&#233;sident du CSQ, a bien r&#233;sum&#233; l'intention des initiateurs de ce rassemblement : &#171; Il est clair que pour faire progresser l'id&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-theme-quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH132/arton18817-45f25.png?1781761876' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='132' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Nouveau Mouvement pour le Qu&#233;bec (NMQ) et le Conseil de la Souverainet&#233; du Qu&#233;bec (CSQ) tiendront un rassemblement citoyen pour l'ind&#233;pendance les 20 et 21 septembre prochains. Cette rencontre discutera du bilan du mouvement ind&#233;pendantiste et de la place d'un mouvement citoyen pour la relance de la lutte ind&#233;pendantiste au Qu&#233;bec. Gilbert Paquette, pr&#233;sident du CSQ, a bien r&#233;sum&#233; l'intention des initiateurs de ce rassemblement : &#171; Il est clair que pour faire progresser l'id&#233;e d'ind&#233;pendance, il doit y avoir une organisation forte qui soit capable de coordonner les efforts des diff&#233;rents groupes et susciter une mobilisation large en faveur de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, et ce, &#224; l'ext&#233;rieur des partis politiques. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;DestiNation, communiqu&#233; de presse, Montr&#233;al, 7 septembre 2014&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Samedi matin, l'avant-midi devrait permettre d'&#233;tablir un &#233;tat des lieux du mouvement ind&#233;pendantiste gr&#226;ce &#224; un rapport de Jean-Fran&#231;ois Nadeau qui pr&#233;sentera une analyse historique sur les choix strat&#233;giques du mouvement ind&#233;pendantiste. Pierre-Alain Cotnoir pr&#233;sentera une analyse chiffr&#233;e des r&#233;sultats &#233;lectoraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un deuxi&#232;me th&#232;me, le Pourquoi de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec en 2014, pr&#233;sent&#233; par Monique Pauz&#233;, permettra de revenir sur les conclusions des &#201;tats g&#233;n&#233;raux sur la souverainet&#233; dont la phase 1 avait permis d'identifier les diff&#233;rents blocages impos&#233;s par le cadre f&#233;d&#233;ral canadien. Le retour sur la phase 2 des &#201;tats g&#233;n&#233;raux permettra de soupeser les propositions de cette phase des &#201;tats g&#233;n&#233;raux qui s'articulaient autour de 3 axes : a) une d&#233;marche constituante dont la r&#233;alit&#233; reste &#224; d&#233;finir, b) des propositions pour l'avenir &#233;conomique du Qu&#233;bec et c) une politique de communication visant &#224; faire la promotion de l'ind&#233;pendance. Robert Laplante et Flavie Payette-Renouf reviendront sur les r&#233;sultats des &#201;tats g&#233;n&#233;raux sur la souverainet&#233;. Danic Parenteau, pour sa part, d&#233;fendra que l'id&#233;e r&#233;publicaine doive &#234;tre au c&#339;ur du projet ind&#233;pendantiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi apr&#232;s-midi, dix 10 panels permettront de discuter du renouvellement de la d&#233;marche ind&#233;pendantiste, de la place du mod&#232;le r&#233;publicain dans la souverainet&#233;, des modalit&#233;s de la convergence des forces ind&#233;pendantistes, des projets de mobililisation citoyenne, des initiatives internationales du mouvement ind&#233;pendantiste qu&#233;b&#233;cois, des projets de d&#233;veloppement &#233;conomique et social dans la proposition ind&#233;pendantiste, de l'&#233;largissement du projet ind&#233;pendantiste en tenant compte de la diversit&#233; de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et des revendications des Premi&#232;res nations, des r&#244;les que doivent jouer la langue et la culture dans le mouvement ind&#233;pendantiste et de l'implication des r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche, il y aura au menu la projection de l'allocution de Monsieur Jacques Parizeau sur le th&#232;me du renouveau dans le mouvement ind&#233;pendantiste. Il y aura des rapports des diff&#233;rents panels, le nouveau nom du Conseil de la souverainet&#233; sera d&#233;voil&#233; et on pr&#233;sentera la nouvelle mission de mouvement citoyen Destination.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir,&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les principaux enjeux soulev&#233;s par le lancement d'un v&#233;ritablement mouvement citoyen&lt;br class='autobr' /&gt;
pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voulons ici esquisser ce qui nous semble &#234;tre les enjeux soulev&#233;s par la mise sur pied d'un mouvement citoyen pour l'ind&#233;pendance. Un tel mouvement pourra gagner une majorit&#233; du peuple qu&#233;b&#233;cois &#224; l'ind&#233;pendance s'il est en phase avec l'affirmation de la souverainet&#233; populaire, et s'il cherche &#224; articuler les trois dimensions de notre lutte de lib&#233;ration nationale : a. la rupture totale avec l'&#201;tat canadien et avec notre statut de minorit&#233; politique ; b. un projet de pays dessin&#233; pour la majorit&#233; populaire ; c. la promotion de l'&#233;lection d'une assembl&#233;e constituante dont la mise en place signifiera la concr&#233;tisation m&#234;me de notre droit &#224; l'autod&#233;termination nationale et une rupture avec la domination de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral sur le Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;A. La lutte pour l'ind&#233;pendance appartient au peuple. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet d'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec n'appartient &#224; aucun parti politique. Il appartient au peuple. C'est pourquoi un mouvement citoyen ind&#233;pendantiste se construira dans les luttes contre toutes les situations qui exproprient le pouvoir du peuple de d&#233;cider de son pr&#233;sent et de son avenir ; dans les luttes contre tous les gestes de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral ou des forces &#233;conomiques qui remettent en question la souverainet&#233; populaire du peuple qu&#233;b&#233;cois. Un tel mouvement doit non seulement &#234;tre agissant, il doit fonctionner sur une base radicalement d&#233;mocratique et lib&#233;rer la parole ind&#233;pendantiste dans les couches les plus larges de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;B. Construire une majorit&#233; ind&#233;pendantiste en s'investissant dans des luttes concr&#232;tes&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement populaire pour l'ind&#233;pendance doit avoir pour but de mener des luttes concr&#232;tes favorisant le renforcement du contr&#244;le des Qu&#233;b&#233;cois et des Qu&#233;b&#233;coises sur leur pr&#233;sent et sur leur avenir. L'ind&#233;pendance ne gagnera un soutien dans une majorit&#233; du peuple qu&#233;b&#233;cois, que si elle signifie la capacit&#233; pour la majorit&#233; populaire d'agir librement sur l'ensemble de ses choix &#233;conomiques, sociaux et d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'ind&#233;pendance pour devenir porteuse et mobilisatrice, doit appara&#238;tre comme la voie de la reprise en mains du contr&#244;le citoyen sur nos ressources naturelles. Aujourd'hui, l'ind&#233;pendance, pour devenir cr&#233;dible, peut et doit se concr&#233;tiser par le refus agissant du transit du p&#233;trole sur le territoire qu&#233;b&#233;cois, comme la voie permettant le d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables par un secteur public sous contr&#244;le citoyen, comme la condition essentielle de l'&#233;tablissement d'une planification &#233;cologique de nos choix &#233;nerg&#233;tiques.... Aujourd'hui, la lutte pour l'ind&#233;pendance s'identifie aux luttes contre la domination des march&#233;s &#233;trangers sur notre vie &#233;conomique nationale que veulent imposer les accords de libre-&#233;change. Aujourd'hui, la lutte pour l'ind&#233;pendance passe par le refus de la domination du capital financier et les agences de notation &#224; leur service sur les choix &#233;conomiques, sociaux et culturels de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement citoyen pour l'ind&#233;pendance devrait donc intervenir sur ces enjeux en cherchant &#224; unifier les secteurs sociaux qui, en intervenant sur ces questions, manifestent leurs aspirations ind&#233;pendantistes et leur r&#233;sistance aux tentatives d'asservissement national du gouvernement f&#233;d&#233;ral et des grandes entreprises multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement populaire pour l'ind&#233;pendance refusera de s&#233;parer la lutte nationale d'un projet de pays &#233;cologique, &#233;galitaire et d&#233;mocratique, seul capable de mobiliser une majorit&#233; des Qu&#233;b&#233;coisEs pour l'ind&#233;pendance. Un mouvement pour un Qu&#233;bec ind&#233;pendant en finirait avec une politique d'aust&#233;rit&#233;, la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s gr&#226;ce &#224; un imp&#244;t sur la fortune et &#224; un imp&#244;t sur le revenu progressif, la fin des discriminations contre les femmes et les minorit&#233;s... .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C. &#201;largir les droits d&#233;mocratiques et construire un mouvement pour la constituante&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement citoyen pour l'ind&#233;pendance fera de l'&#233;lection d'une assembl&#233;e constituante un axe central de son combat. Il se fera donc le promoteur de l'&#233;lection de cette derni&#232;re qui remettra au peuple de d&#233;finir le pays qu'il recherche et les institutions d&#233;mocratiques qu'il veut se donner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lutter pour l'expression de la souverainet&#233; populaire, c'est lutter pour l'&#233;largissement imm&#233;diat des droits d&#233;mocratiques du peuple qu&#233;b&#233;cois : introduction d'un mode de scrutin reconnaissant la repr&#233;sentation proportionnelle, &#233;galit&#233; de genre &#224; tous les niveaux dans les institutions &#233;conomiques et sociales et politiques, possibilit&#233; de la tenue de r&#233;f&#233;rendums d'initiatives populaires, droit de r&#233;vocation des &#233;luEs, nombre limit&#233; de mandats &#233;lectifs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, un tel mouvement citoyen pour l'ind&#233;pendance lutterait pour la rupture avec les institutions du parlementarisme britannique et pour l'&#233;tablissement d'une v&#233;ritable r&#233;publique sociale du Qu&#233;bec qui donne toute sa place &#224; la souverainet&#233; populaire. Ceux et celles qui revendiquent l'ind&#233;pendance le font dans leur majorit&#233; parce qu'ils pensent qu'elle sera synonyme de plus de d&#233;mocratie et de plus d'&#233;galit&#233;. C'est l&#224; pr&#233;cis&#233;ment ce qui permet de tirer le fil en faveur d'un processus constituant et participatif &#224; partir d'en bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec que nous vivons, c'est un Qu&#233;bec qui donne la premi&#232;re place au capital financier, aux exploiteurs &#233;trangers de nos richesses naturelles, qui permet aux pollueurs de faire des affaires en or. C'est celui que parviennent &#224; nous imposer les partis f&#233;d&#233;ralistes. Il n'est pas question de reporter &#224; plus tard la lutte pour un Qu&#233;bec ind&#233;pendant que nous voulons, qui sera un Qu&#233;bec construit pour la vaste majorit&#233; de sa population.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;DestiNation, communiqu&#233; de presse, Montr&#233;al, 7 septembre 2014&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir, &lt;a href=&#034;http://www.destinationindependance.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.destinationindependance.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>SVP pas de retour en arri&#232;re au parti unique</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/SVP-pas-de-retour-en-arriere-au-parti-unique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/SVP-pas-de-retour-en-arriere-au-parti-unique</guid>
		<dc:date>2014-09-16T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Boudreau, Pierre Beaudet</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec sa proposition de refondation du PQ, Jean-Martin Aussant sugg&#232;re ni plus ni moins de revenir &#224; l'&#232;re r&#233;volue du parti souverainiste unique, qui cherche &#224; imposer son autorit&#233; sur l'ensemble des forces progressistes. Les mouvements populaires du Qu&#233;bec ont d&#233;j&#224; jou&#233; dans ce film et ils en ont depuis longtemps tir&#233; les cons&#233;quences. &lt;br class='autobr' /&gt; La n&#233;cessit&#233; d'un vrai bilan &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces mouvements ont exp&#233;riment&#233; pendant des d&#233;cennies cette situation de monopole, o&#249; l'offre politique s'est r&#233;sum&#233;e &#224; un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH92/arton18828-72028.jpg?1781761876' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec sa proposition de refondation du PQ, Jean-Martin Aussant sugg&#232;re ni plus ni moins de revenir &#224; l'&#232;re r&#233;volue du parti souverainiste unique, qui cherche &#224; imposer son autorit&#233; sur l'ensemble des forces progressistes. Les mouvements populaires du Qu&#233;bec ont d&#233;j&#224; jou&#233; dans ce film et ils en ont depuis longtemps tir&#233; les cons&#233;quences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La n&#233;cessit&#233; d'un vrai bilan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mouvements ont exp&#233;riment&#233; pendant des d&#233;cennies cette situation de monopole, o&#249; l'offre politique s'est r&#233;sum&#233;e &#224; un appui plus ou moins tacite au Parti qu&#233;b&#233;cois, condamnant les autres &#224; errer ou &#224; s'abstenir. Or depuis la fin des ann&#233;es 1990, le bilan de ce syst&#232;me partisan pi&#233;g&#233;, qui g&#233;n&#232;re l'immobilisme et de nombreux reculs pour la soci&#233;t&#233;, a &#233;t&#233; fait. Pour penser clairement, il faut &#233;viter une certaine nostalgie. &#192; en croire M. Aussant, il y aurait eu un &#171; &#226;ge d'or &#187; du PQ, ce qui aurait permis une &#171; paix sociale &#187;. Nous avons le regret de le dire, cette vision jovialiste n'est pas partag&#233;e par tout le monde. Au nom de cette pseudo paix populaire, on a impos&#233; des reculs importants dans le sillon de la politique dite du d&#233;ficit z&#233;ro de Lucien Bouchard, d'o&#249; les coupures massives dans les services publics. Le PQ &#233;galement a refus&#233; des revendications l&#233;gitimes comme l'augmentation du salaire minimum &#224; un niveau d&#233;cent. Face &#224; la globalisation promue par les &#233;lites &#233;conomiques et les gouvernements am&#233;ricain et canadien, les mouvements populaires n'ont jamais &#233;t&#233; d'accord avec le PQ concernant les accords de libre-&#233;change. Au lieu de parler d'une &#171; paix sociale &#187; qui n'a jamais exist&#233;, il faut comprendre les s&#233;rieux blocages qui font stagner le Qu&#233;bec. Malgr&#233; des politiques parfois int&#233;ressantes (la mise sur pied des CPE par exemple), les gouvernements du PQ se sont align&#233;s sur les principes n&#233;olib&#233;raux avalis&#233;s par les principaux partis traditionnels qui s'ent&#234;tent, malgr&#233; le lamentable crash financier de 2007-08 (qui a cout&#233; aux Qu&#233;b&#233;cois et Qu&#233;b&#233;coises des milliards de dollars) les m&#234;mes politiques qui conduisent &#224; tout donner au 1 % et de temps en temps quelques miettes au 99 %. On fait croire aux gens que l'aust&#233;rit&#233; est la seule voie alors que les profits et les revenus des riches font des bonds gigantesques, ce que d&#233;montre une ribambelle d'&#233;tudes savantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui r&#233;siste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec par contre, la population, dans la rue, a &#233;t&#233; en mesure d'entraver cette sinistre marche vers le gouffre. Cela a &#233;t&#233; le cas en 2003 lorsque le gouvernement Charest voulait mettre la scie m&#233;canique dans les programmes sociaux. Cela a &#233;t&#233; encore plus &#233;vident en 2012 avec la gr&#232;ve &#233;tudiante et le mouvement citoyen qui s'en est suivi. La droite, c'est le peuple avec ses mouvements qui l'a bloqu&#233;e. Pas le PQ. Aujourd'hui encore, on dit : &#171; ne touchez pas aux acquis que nous avons arrach&#233; par des luttes acharn&#233;es, comme les CPE, les c&#233;geps, l'acc&#232;s &#224; la sant&#233; ! Ce n'est pas vrai qu'on va laisser les pensions et les retraites l&#233;galement n&#233;goci&#233;es s'envoler pour favoriser l'app&#233;tit vorace de quelques roitelets municipaux, les banquiers devenus ministres du gouvernement lib&#233;ral et les id&#233;ologues de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al. Sur le plan politique, tout cela m&#232;ne plusieurs mouvements citoyens &#224; s'interroger. C'est de l&#224; entre autres que Fran&#231;oise David a eu l'id&#233;e que le temps &#233;tait venu de mettre en place quelque chose de nouveau avec les militants et les militantes de divers partis de gauche. La cr&#233;ation de ce projet, Qu&#233;bec solidaire, a ouvert la porte &#224; un renouvellement de la lutte politique. Certes, QS &#224; lui seul ne monopolise ni la v&#233;rit&#233; absolue ni l'ensemble des efforts qui veulent remettre notre soci&#233;t&#233; sur les rails. Il y a encore de nombreux d&#233;bats et c'est bien mieux que cela, vu que l'&#233;poque du parti unique et de la pens&#233;e magique est bel et bien r&#233;volue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La convergence n&#233;cessaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois dit cela, l'id&#233;e d'une convergence ou d'une alliance entre plusieurs mouvements et forces politiques autour de certains objectifs reste valable. Mais pas une auto-liquidation. Les grands changements au Qu&#233;bec (et ailleurs) r&#233;sultent toujours de ces convergences entre acteurs politiques et mouvements citoyens. Regardons notre Qu&#233;bec de la r&#233;volution tranquille. Ce sont les mineurs et les syndicalistes d'Asbestos, les enseignants et les &#233;tudiants, les journalistes de Radio-Canada, qui ont r&#233;sist&#233; et forc&#233; le changement. Il y a eu une sorte de consensus qu&#233;b&#233;cois qui a permis de grandes r&#233;formes, ce qui voulait dire de grandes luttes pour d&#233;foncer le r&#233;gime de noirceur impos&#233; par une voyoucratie cl&#233;ricale align&#233;e sur les multinationales am&#233;ricaines et les forces conservatrices canadiennes. Ceci n'est pas pour nier le r&#244;le jou&#233; par des personnalit&#233;s comme Ren&#233; L&#233;vesque et Paul G&#233;rin-Lajoie, mais le fait est qu'ils n'&#233;taient pas seuls et que leur intelligence a &#233;t&#233; de r&#233;pondre &#224; une grande vague populaire qui traversait toute la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle r&#233;volution tranquille&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que retenir de ceci ? Les mouvements populaires doivent &#234;tre strat&#232;ges et profiter de ce que leur arc ait plusieurs cordes. Cet arsenal vari&#233;, faisant une large place &#224; la rue, leur permet non seulement de pr&#233;server leur ind&#233;pendance, mais aussi d'accro&#238;tre notablement leur marge de man&#339;uvre, en affichant plus de cr&#233;ativit&#233;. Celle-ci fait place &#224; des coalitions, reconfigurations et alliances, bref, &#224; une m&#233;canique sophistiqu&#233;e par laquelle ils esp&#232;rent, de temps &#224; autres, arriver &#224; d&#233;finir l'agenda national. Entre temps, le renouvellement de l'action politique par QS est un facteur non n&#233;gligeable. Que d'autres partis, y compris le PQ et Option Nationale, reviennent &#224; une perspective qui peut relancer la lutte pour l'&#233;mancipation sociale et nationale (l'une ne va pas sans l'autre) pourrait &#233;galement &#234;tre une bonne chose. Sur de telles bases pourraient se cr&#233;er de nouvelles dynamiques, car, c'est notre conviction, le Qu&#233;bec est enceint d'une nouvelle r&#233;volution tranquille. En attendant, Jean-Martin Aussant, tout aussi honn&#234;te et cr&#233;atif qu'il soit, doit reconna&#238;tre les faits. Si un nouvel horizon pour la transformation du Qu&#233;bec doit r&#233;appara&#238;tre de mani&#232;re cr&#233;dible un jour, cela ne sera pas fait par un seul acteur. Il faudra compter sur la participation active des mouvements populaires. Un d&#233;bat qui viserait &#224; strictement &#171; r&#233;inventer &#187; le PQ, encore une fois comme LE parti unique, est vou&#233; &#224; l'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Beaudet et Boudreau sont tous deux membres du collectif qui publie Les Nouveaux Cahiers du socialisme. Ils signent ce texte &#224; titre individuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En r&#233;action &#224; un texte publi&#233; dans Le Devoir hier intitul&#233; &#034;Le sage d&#233;cision de d&#233;molir Mirabel&#034;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/En-reaction-a-un-texte-publie-dans-Le-Devoir-hier-intitule-Le-sage-decision-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/En-reaction-a-un-texte-publie-dans-Le-Devoir-hier-intitule-Le-sage-decision-de</guid>
		<dc:date>2014-09-13T13:53:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Beaudet</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce texte ressemble &#233;trangement &#224; une contre-attaque &#224; une couverture d&#233;favorable &#224; la d&#233;molition parue la semaine derni&#232;re dans nos hebdos r&#233;gionaux. Plusieurs &#233;l&#233;ments intriguent : Les informations disponibles aux r&#233;dacteurs, que ni les recherchistes et nos dirigeants ne semblent avoir. Les mots de reconnaissance envers les &#233;lus oppos&#233;s &#224; la d&#233;molition. L'absence totale du moindre argument oppos&#233; &#224; la d&#233;molition. L'argumentaire construit essentiellement en faveur de la d&#233;molition. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce texte ressemble &#233;trangement &#224; une contre-attaque &#224; une couverture&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;favorable &#224; la d&#233;molition parue la semaine derni&#232;re dans nos hebdos&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;gionaux. Plusieurs &#233;l&#233;ments intriguent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les informations disponibles aux r&#233;dacteurs, que ni les recherchistes et nos dirigeants ne semblent avoir.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les mots de reconnaissance envers les &#233;lus oppos&#233;s &#224; la d&#233;molition.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'absence totale du moindre argument oppos&#233; &#224; la d&#233;molition.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'argumentaire construit essentiellement en faveur de la d&#233;molition.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les suggestions d'usage de l'installation suite &#224; la d&#233;molition au b&#233;n&#233;fice des entreprises a&#233;ronautique sur le site.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des donn&#233;es sur les intentions d'investissements sur les pistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout, dans ce texte semble sugg&#233;rer une intervention camoufl&#233;e des services de relations publique de AdM qui refuse toute collaboration avec les intervenants locaux (CLD, municipalit&#233;, chercheurs et citoyens).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un texte qui vise &#224; r&#233;pondre au contenu, et se questionne sur la source de cette publication. Importante question ici ; les ind&#233;pendants deviennent-ils le relais d'informations pour des actions de relations publiques d&#233;guis&#233;es ? On riposte sans en donner l'impression..... &lt;br class='autobr' /&gt;
La question se pose....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normand Beaudet&lt;br class='autobr' /&gt;
Comit&#233; citoyen - (FBK) A&#233;rogare de Mirabel &#034;Centre d'excellence sportive &#034;Grande surface&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sauver Mirabel, la seule v&#233;ritable &#171; sage d&#233;cision &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bloggeur Benoit Voyer a r&#233;cemment publi&#233; un texte intitul&#233; &#171; La sage d&#233;cision de d&#233;molir l'A&#233;rogare de Mirabel &#187; dans Le Devoir. Pour une personne qui suit le dossier cet &#233;trange texte publi&#233; aussi par ce &#171; bloggeur ind&#233;pendant &#187; de Sainte-Th&#233;r&#232;se &#224; quelques jour du CA de AdM laisse songeur. Ce qui frappe en premier lieu c'est l'absence du moindre souci de relayer les faits avanc&#233;s par de nombreux organismes de la r&#233;gion, et sur l'unanimit&#233; des intervenants politiques de la r&#233;gion qui s'opposent &#224; la d&#233;molition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore plus troublant dans ce document ind&#233;pendant publi&#233; comme une opinion ind&#233;pendante, c'est le relais int&#233;gral des arguments en faveur de la d&#233;molition ; tout en &#233;clipsant la totalit&#233; des arguments en d&#233;faveur. L'auteur semble avoir des informations privil&#233;gi&#233;es sur les intentions d'investissement de l'Agence.Pourtant nos maires et groupes de recherche font face au mutisme complet de AdM. Le texte s'aventure m&#234;me jusqu'&#224; sugg&#233;rer aux autorit&#233;s r&#233;gionales comment s'occuper du site de l'A&#233;rogare, une fois l'installation d&#233;molie. On a v&#233;ritablement l'impression de lire une contre-attaque d&#233;guis&#233;e de l'agence A&#233;roports de Montr&#233;al, en riposte &#224; une couverture locale critique des hebdomadaires r&#233;gionaux de la semaine derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment peut-on sciemment omettre les faits &#233;l&#233;mentaires d'un tel dossier ? A&#233;roports de Montr&#233;al a d&#233;tourn&#233; la vocation du site de l'A&#233;roport apr&#232;s les expropriations, mais les terres g&#233;n&#232;rent 30 millions de b&#233;n&#233;fices par ann&#233;e par la location de 6 000 acres &#224; des entreprises a&#233;ronautiques. Ces donn&#233;es expliquent le fait que A&#233;roports de Montr&#233;al a amplement les moyens de payer les 50 millions que co&#251;tera probablement la d&#233;molition, et d'&#233;taler encore les millions pour les r&#233;fections de pistes aux b&#233;n&#233;fices des entreprises a&#233;ronautiques. A-t-on ici d&#233;finitivement c&#233;d&#233; un actif public aux entreprises priv&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le simple transfert aux dirigeants locaux de cette formule &#233;tablie pour g&#233;n&#233;rer des revenus suffirait amplement pour soutenir la conversion de l'installation vers n'importe quel projet local. Bref, les projets au b&#233;n&#233;fice de la population (centre de foires, installation sportive ou autres) n'int&#233;ressent pas AdM. Pourquoi ne pas souligner que Transports Canada n'a rien &#224; faire dans la gestion d'un parc industriel r&#233;gional ? Et qu'une telle d&#233;cision ainsi que la gestion du site de l'A&#233;roport devrait &#234;tre la responsabilit&#233; d'une autorit&#233; r&#233;gionale ? C'est pourtant une &#233;vidence, compatible avec la vision du gouvernement actuel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les revenus g&#233;n&#233;r&#233;s par les 6 000 acres lou&#233;s suffisent amplement pour assumer tous les frais de r&#233;fection du b&#226;timent, de transformation pour un autre usage et d'am&#233;nagement pour en r&#233;duire les co&#251;ts d'op&#233;ration. Qu'on parle de retirer l'amiante ou de la sceller dans le b&#226;timent (comme on l'a fait au Palais des congr&#232;s de Montr&#233;al), de refaire les syst&#232;mes &#233;lectriques, d'effectuer la mise &#224; niveau de la plomberie, et mettre &#224; niveau les syst&#232;mes de s&#233;curit&#233;, d'am&#233;liorer l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique du b&#226;timent ?..... Les revenus actuels du parc industriel sur le site sont assez garantis et r&#233;currents. O&#249; est le probl&#232;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral, qui re&#231;oit les redevances annuelles et qui atteint pr&#233;sentement l'&#233;quilibre budg&#233;taire, n'a qu'&#224; prendre la d&#233;cision administrative de transf&#233;rer la propri&#233;t&#233; du site Mirabel. Un transfert simple &#224; nos &#233;lus r&#233;gionaux, par exemple, la Conf&#233;rence des &#233;lus des Laurentides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bloggeur relaie sans questionnements le geste odieux de AdM d'offrir l'installation aux autorit&#233;s r&#233;gionales pour 1$. Dans un tel sc&#233;nario, AdM garde la totalit&#233; des op&#233;rations rentables de l'immense site et les revenus qui y sont associ&#233;s, et remet &#224; la r&#233;gion son principal poste de d&#233;pense une installation qu'elle a elle-m&#234;me n&#233;glig&#233;e d'entretenir. Bref, on dit &#224; la population &#171; d&#233;brouillez-vous ! &#187; ; on garde les b&#233;n&#233;fices et on vous refile les d&#233;penses. Quelle arrogance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AdM pr&#233;tend n'avoir trouv&#233; aucune offre viable pour le site. Rectifions les faits ! AdM n'a pas r&#233;ussi &#224; trouver d'entrepreneur en mesure de d&#233;montrer la possibilit&#233; de faire de l'argent avec le b&#226;timent et de lui faire des ch&#232;ques pour augmenter les revenus de location. Comble de l'arrogance, au lieu de voir &#224; quoi pourrait servir l'installation, l'agence qui rend des comptes au F&#233;d&#233;ral s'empresse de lancer un appel d'offre pour la d&#233;molition. Ce geste n'a laiss&#233; qu'un &#233;t&#233; aux repr&#233;sentants de la r&#233;gion pour &#233;valuer des projets &#171; rentables &#187; au b&#233;n&#233;fice de la population. Les &#233;tudes sont pr&#233;sentement en cours, elles regardent des options de revenus autonomes et ce d&#233;lais ne laisse pas le temps d'&#233;valuer toutes les options. Qui sont ces gens pour imposer de telles contraintes et continuer d'empocher les revenus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement, je m'int&#233;resse &#224; l'angle sportif de l'utilisation de l'installation ; et &#224; la possibilit&#233; d'une premi&#232;re installation de patinage de vitesse longue piste dans l'Est du pays. Plusieurs piliers du sport amateur manifestent pr&#233;sentement un int&#233;r&#234;t. M&#234;me la ligue nationale de hockey (LNH) s'inqui&#233;tait r&#233;cemment de la graduelle disparition des glaces ext&#233;rieures, p&#233;pini&#232;re pour la rel&#232;ve du sport. Les glaces ext&#233;rieures r&#233;frig&#233;r&#233;es qu'installe pr&#233;sentement la Fondation du Canadien de Montr&#233;al ne sont qu'un palliatif temporaire &#224; cette r&#233;alit&#233;. Avec la rapide disparition des glaces ext&#233;rieures naturelles ; l'avenir r&#233;side de fa&#231;on croissante dans les glaces int&#233;rieures r&#233;frig&#233;r&#233;es, et les technologies portables actuelles offrent de multiples possibilit&#233;s. L'A&#233;rogare de Mirabel pourrait s'av&#233;rer la solution id&#233;ale pour un m&#233;ga-centre int&#233;rieur de patinage de vitesse, et de loisirs sur glace vari&#233;s et diversifi&#233;s ! Une option parfaitement compatible avec celle d'un Centre de foire international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais du c&#244;t&#233; de l'A&#233;rogare, l'historique d'abus de la population de la r&#233;gion par le f&#233;d&#233;ral se poursuit. Les terres agricoles ont &#233;t&#233; expropri&#233;es. L'a&#233;roport ne fut qu'une illusion. On a d&#233;tourn&#233; la vocation du territoire en parc industriel. Et maintenant on refuse &#224; la population de b&#233;n&#233;ficier tant des revenus du site, que de son principal actif. Combien de temps encore devrons nous subir un tel dict&#226;t ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, sans aucune consultation et malgr&#233; l'&#233;crasante unanimit&#233; des dirigeants r&#233;gionaux, incluant le pr&#233;sident de la CUM, le maire Coderre ; un groupuscule de gestionnaires qui ne rendent des comptes qu'&#224; Ottawa tente exp&#233;ditivement de d&#233;molir l'installation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est grand temps que l'installation nous soit retourn&#233;e, ainsi que les b&#233;n&#233;fices g&#233;n&#233;r&#233;s par le site. Le site commercialement rentable de l'A&#233;roport et surtout son A&#233;rogare doivent maintenant devenir un leg direct &#224; la population qui les a pay&#233;s et au personnel qui fournit le travail aux entreprises a&#233;ronautique du site..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;crasante majorit&#233; des gens que je croise croient maintenant qu'il est grand temps que &#171; A&#233;roports de Montr&#233;al &#187; fasse de l'air &#224; Mirabel !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ind&#233;pendance et la division gauche-droite </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-independance-et-la-division-gauche-droite</link>
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		<dc:date>2014-09-13T13:46:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Montmarquette</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comme il semble y avoir une rupture d&#233;finitive entre la gauche et la droite souverainiste au Qu&#233;bec, il appara&#238;t d&#233;sormais tout &#224; fait normal, qu'il existe au moins deux partis souverainistes pour repr&#233;senter ces deux grandes tendances politiques. Or, les souverainistes p&#233;quistes reprochent sans rel&#226;che aux souverainistes solidaires de diviser le vote et d'exister. Et c'est pr&#233;cis&#233;ment l'ent&#234;tement des souverainistes de la droite &#224; vouloir absolument rassembler les souverainistes de toutes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH81/arton18854-ab379.png?1781761876' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme il semble y avoir une rupture d&#233;finitive entre la gauche et la droite souverainiste au Qu&#233;bec, il appara&#238;t d&#233;sormais tout &#224; fait normal, qu'il existe au moins deux partis souverainistes pour repr&#233;senter ces deux grandes tendances politiques. Or, les souverainistes p&#233;quistes reprochent sans rel&#226;che aux souverainistes solidaires de diviser le vote et d'exister. Et c'est pr&#233;cis&#233;ment l'ent&#234;tement des souverainistes de la droite &#224; vouloir absolument rassembler les souverainistes de toutes tendances dans un seul et m&#234;me parti - dans le PQ pour ne pas le nommer - qui semble poser probl&#232;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourtant, la gauche ne demande pas &#224; la droite de fermer boutique au nom de la question nationale. C'est la droite qui a toujours demand&#233; &#224; la gauche de se taire pour ne pas diviser le vote. La preuve &#233;tant que c'est Qu&#233;bec Solidaire qui revendique le scrutin proportionnel et le PQ qui le rejette. Et en ce sens, on voit bien que c'est la droite qui appara&#238;t arrogante et antid&#233;mocratique, comme c'est d'ailleurs g&#233;n&#233;ralement la cas dans le reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, beaucoup de souverainistes sinc&#232;res se font duper dans cette triste histoire, car il y a d&#233;sormais belle lurette que le PQ n'est plus un &#171; parti de cause &#187; et est devenu un simple &#171; parti de pouvoir &#187; comme bien des vieux partis d'ailleurs ; et c'est justement son rejet du scrutin proportionnel qui le d&#233;montre ; un parti de pouvoir &#233;tant dispos&#233; &#224; faire &#224; peu pr&#232;s n'importe quoi pour l'obtenir, allant jusqu'&#224; renier la d&#233;mocratie elle-m&#234;me et la raison premi&#232;re de sa fondation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si le PQ &#233;tait vraiment ind&#233;pendantiste et passait le pays avant le parti comme il le dit, il ne combattrait pas Qu&#233;bec Solidaire en tentant de s'arroger la totalit&#233; du vote souverainiste. Il militerait pour le scrutin proportionnel et partagerait d&#233;mocratiquement le vote avec les autres souverainistes comme Qu&#233;bec Solidaire le pr&#233;conise, en synergie avec les souverainistes de toutes les tendances et de tous les partis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian Montmarquette&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Militant de Qu&#233;bec Solidaire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Que la chasse aux ch&#244;meurs commence !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Que-la-chasse-aux-chomeurs-commence</link>
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		<dc:date>2014-09-09T09:01:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Laurent Mauduit</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-09-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le ministre du travail a annonc&#233; qu'il avait donn&#233; des instructions &#224; P&#244;le emploi pour que les contr&#244;les sur les ch&#244;meurs soient renforc&#233;s et que des radiations soient le cas &#233;ch&#233;ant, prononc&#233;es. Depuis vingt ans, les dirigeants socialistes ont toujours condamn&#233; ce type de stigmatisation populiste des plus fragiles. Aujourd'hui, ils miment l&#224; encore Nicolas Sarkozy. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans la descente aux enfers que le gouvernement socialiste impose au pays, il ne manquait plus que cela ! Tout au long des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-09-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-09-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/arton18809-00e58.jpg?1781761876' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le ministre du travail a annonc&#233; qu'il avait donn&#233; des instructions &#224; P&#244;le emploi pour que les contr&#244;les sur les ch&#244;meurs soient renforc&#233;s et que des radiations soient le cas &#233;ch&#233;ant, prononc&#233;es. Depuis vingt ans, les dirigeants socialistes ont toujours condamn&#233; ce type de stigmatisation populiste des plus fragiles. Aujourd'hui, ils miment l&#224; encore Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la descente aux enfers que le gouvernement socialiste impose au pays, il ne manquait plus que cela ! Tout au long des mois derniers, on a eu droit &#224; une ribambelle de cadeaux aux patrons, &#224; un plan d aust&#233;rit&#233; p&#233;riodiquement durci, au refus de tout coup de pouce en faveur du Smic, &#224; la prolongation du gel des r&#233;mun&#233;rations publiques. On a eu droit aussi, ces derniers jours, &#224; l annonce de nouvelles mesures de d&#233;r&#233;glementation du travail portant sur les seuils sociaux des entreprises ou peut-&#234;tre m&#234;me sur le travail du dimanche, sans parler de la remise en cause de l encadrement des loyers pr&#233;vu par la loi Duflot. Oui, on a eu droit &#224; tout&amp; sauf &#224; l ouverture de la chasse aux vrais-faux ch&#244;meurs, qui a longtemps &#233;t&#233; l un des sports favoris de la droite, notamment sous la pr&#233;sidence de Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le ministre du travail, Fran&#231;ois Rebsamen, a sans doute jug&#233; que c &#233;tait un tort. &#192; l occasion d un entretien sur la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision iT&#233;l&#233;, ce mardi 2 septembre dans la matin&#233;e, il a donc combl&#233; cette omission et d&#233;cr&#233;t&#233; &#224; son tour l ouverture de la chasse aux ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cet entretien, le ministre du travail a d abord admis que le gouvernement avait perdu son pari d inversion de la courbe du ch&#244;mage : &#171; On se bat, mais cela n'a pas r&#233;gress&#233;, c'est un &#233;chec &#187;, a-t-il reconnu. Au lieu de reconna&#238;tre que la politique du gouvernement &#233;tait inad&#233;quate pour endiguer la vague montante du ch&#244;mage, suscitant des effets d aubaine massifs au profit des entreprises et de leurs actionnaires, mais sans avoir d effets favorables pour l emploi ou l investissement, il a sugg&#233;r&#233; que les ch&#244;meurs &#233;taient eux-m&#234;mes responsables de cette impasse. &#171; Nous ne baissons pas les bras &#187;, a-t-il ainsi l&#226;ch&#233;, avant de sugg&#233;rer que si certains &#233;taient au ch&#244;mage, c &#233;tait peut-&#234;tre partiellement de leur faute. &#171; En France, 350 000 emplois ne trouvent pas preneurs &#187;, s est-il ainsi inqui&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, embrayant sur ce constat discutable, le ministre a donc annonc&#233; qu il entendait faire la chasse aux ch&#244;meurs qui tra&#238;naient un peu des pieds pour reprendre un travail. &#171; Je demande &#224; P&#244;le emploi de renforcer les contr&#244;les pour &#234;tre s&#251;r que les gens cherchent bien un emploi &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;. Et si ce n'est pas le cas, a-t-il poursuivi, &#171; il faut qu'il y ait, &#224; un moment, une sanction. C'est n&#233;gatif, pour ceux qui recherchent des emplois, d'&#234;tre &#224; c&#244;t&#233; de personnes qui ne cherchent pas d'emploi &#187;. Cette mission de contr&#244;le n&#233;cessite un &#171; &#233;tat d'esprit diff&#233;rent, des convocations et des v&#233;rifications. (&amp; ) Sinon, on est radi&#233; &#187;, a conclu Fran&#231;ois Rebsamen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour bien souligner que ce propos ne lui avait pas &#233;t&#233; extorqu&#233; ou qu il n avait pas commis une maladresse, le ministre du travail a, quelques instants plus tard, commis ce tweet, qui confirme l intention du gouvernement de durcir les contr&#244;les et &#233;ventuellement les sanctions contre les ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e, le nouveau ministre de l &#233;conomie, Emmanuel Macron, a enfonc&#233; le clou. En d&#233;placement en province, il a justifi&#233;, quelques heures plus tard, ses d&#233;clarations contre les 35 heures et a apport&#233; son appui &#224; Fran&#231;ois Rebsamen, estimant &#171; normales &#187; les pratiques de contr&#244;le annonc&#233;es par le ministre du travail. Avant d ajouter : &#171; C est ce que veulent tous les Fran&#231;ais. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce genre de propos &#224; l emporte-pi&#232;ce, teint&#233; de populisme, sugg&#233;rant qu une partie des ch&#244;meurs sont en r&#233;alit&#233; des feignants propos dont le Front national fait son miel sont, certes, fr&#233;quents dans le d&#233;bat public fran&#231;ais. Mais jusqu &#224; pr&#233;sent, c est effectivement la droite, le plus souvent, qui en avait le monopole. Et la gauche avait presque &#224; chaque fois, socialistes en t&#234;te, vivement condamn&#233; ces projets, s indignant que l on puisse stigmatiser les populations les plus fragiles et faisant valoir que ces d&#233;rapages visaient &#224; chercher des boucs &#233;missaires pour cacher l &#233;chec des politiques de lutte contre le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour comprendre en quoi les propos de Fran&#231;ois Rebsamen sont inqui&#233;tants et choquants, il suffit donc d aller puiser dans le pass&#233; les d&#233;clarations indign&#233;es prof&#233;r&#233;es par les dirigeants socialistes eux-m&#234;mes !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long des ann&#233;es 1990, des pol&#233;miques ont ainsi p&#233;riodiquement &#233;clat&#233; sur le sujet. &#192; peine devenu premier ministre, Alain Jupp&#233; avait ainsi demand&#233;, en septembre 1995, &#224; trois d&#233;put&#233;s, Charles de Courson (UDF-FD, Marne), G&#233;rard L&#233;onard (RPR, Meurthe-et-Moselle) et Francis Delattre (UDF-PR, Val-d'Oise) de conduire une mission pour essayer de mesurer l ampleur des fraudes sociales ou des pratiques abusives. Et l installation de cette mission avait donn&#233; le coup d envoi &#224; de violentes pol&#233;miques parce qu Alain Jupp&#233; avait cit&#233; &#171; la fraude au RMI (revenu minimum d'insertion), l'immigration ill&#233;gale, le travail clandestin et les faux ch&#244;meurs &#187;, au nombre de ces abus et gaspillages. Comme Le Monde l avait rappel&#233; quelque temps plus tard, le 10 mai 1996, la socialiste Martine Aubry, ex-ministre du travail, s'&#233;tait d&#233;clar&#233;e &#171; outr&#233;e &#187; et &#171; profond&#233;ment choqu&#233;e &#187; par cette d&#233;marche tendant, selon elle, &#224; &#171; montrer du doigt les plus fragiles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#232;s de nous, &#224; la fin de 2005, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait pris un d&#233;cret visant &#224; renforcer le contr&#244;le des demandeurs d emploi, en permettant notamment que les agents des administrations du ch&#244;mage puissent croiser leurs donn&#233;es avec celles de l administration fiscale. Nouveau toll&#233; ! Et cette fois, le parti socialiste avait &#233;t&#233; aux avant-postes pour d&#233;noncer le dispositif, en publiant un communiqu&#233;, sign&#233; d Alain Vidalies, qui est toujours en ligne sur le site internet du PS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le titre (qui pourrait servir de nouveau aujourd hui) &#171; Pour le gouvernement, la lutte contre le ch&#244;mage est une lutte contre les ch&#244;meurs &#187;, on pouvait ainsi lire cette v&#233;h&#233;mente protestation : &#171; En adoptant un nouveau d&#233;cret visant &#224; renforcer le contr&#244;le des demandeurs d emploi, le gouvernement confirme que pour lui, la lutte contre le ch&#244;mage est d abord une lutte contre les ch&#244;meurs. Le code du travail, dans sa r&#233;daction actuelle, permet d&#233;j&#224; aux agents de contr&#244;le de se faire communiquer tous documents et informations n&#233;cessaires &#224; l accomplissement de leur mission . Autoriser ces autorit&#233;s &#224; croiser les informations qu elles d&#233;tiennent avec les documents de l administration fiscale revient &#224; encourager un v&#233;ritable harc&#232;lement des demandeurs d emploi, qui aura pour seul effet d hypoth&#233;quer le contrat de confiance n&#233;cessaire &#224; leur r&#233;insertion. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le communiqu&#233; poursuivait par ces constats, qui prennent avec le recul une forte r&#233;sonance. &#171; Plut&#244;t que de chercher &#224; rogner par tous les moyens les droits des demandeurs d emploi, le gouvernement serait bien inspir&#233; de favoriser leur retour &#224; l emploi et de s attaquer aux causes du ch&#244;mage. Alors que la France ne cr&#233;e toujours aucun emploi, et que le ch&#244;mage baisse depuis sept mois par le seul effet des radiations administratives et des d&#233;parts massifs &#224; la retraite, cette nouvelle d&#233;cision, prise en catimini en pleines vacances de No&#235;l, sans la moindre concertation avec les organisations syndicales et les associations de ch&#244;meurs, traduit l incapacit&#233; du gouvernement &#224; redonner confiance aux Fran&#231;ais. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore plus pr&#232;s de nous, quelques mois apr&#232;s son accession &#224; l &#201;lys&#233;e, en 2007, Nicolas Sarkozy avait donn&#233; instruction au gouvernement de Fran&#231;ois Fillon de pr&#233;parer &#224; son tour de nouvelles mesures de sanction contre les vrais-faux ch&#244;meurs (lire Sanctionner les ch&#244;meurs : ce qui se fait en Europe et D&#232;s la rentr&#233;e, les ch&#244;meurs devront accepter les &#171; offres raisonnables &#187;). Le 8 avril 2008, en d&#233;placement &#224; Cahors, Nicolas Sarkozy avait donc annonc&#233; un texte de loi &#171; qui permettra de tirer les conclusions du refus par un ch&#244;meur de deux emplois raisonnables &#187;. Et dans les jours qui avaient suivi, le secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'emploi, Laurent Wauquiez, avait pr&#233;cis&#233; ce qu il fallait entendre par cette notion tr&#232;s floue d emplois &#171; raisonnables &#187;. Il s'agit, avait-il dit, d'une offre, &#171; dans le prolongement de ce que vous avez fait avant, de votre formation, dans un bassin g&#233;ographique qui vous permet de vous d&#233;placer pour aller sur votre job, et avec un niveau de salaire et de r&#233;mun&#233;ration qui est &#224; peu pr&#232;s dans la fourchette &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussit&#244;t, la gauche avait bien compris les dangers que ce projet faisait peser sur les ch&#244;meurs, et les risques d arbitraire que cela pouvait g&#233;n&#233;rer. Cela a donc d&#233;clench&#233; un nouveau s&#233;isme, et le parti socialiste a &#233;t&#233; le premier &#224; exprimer son indignation, dans un autre communiqu&#233; en date du 15 avril 2008 que l on peut &#233;galement retrouver dans les archives du site internet et qui porte la signature, non pas d un seul secr&#233;taire national, mais du bureau national du PS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand Hollande reprochait &#224; Sarkozy de stigmatiser les plus fragiles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce communiqu&#233;, il faut le relire ligne &#224; ligne, car en v&#233;rit&#233;, il pourrait lui aussi servir aujourd hui. &#171; Le projet de renforcement des sanctions contre les ch&#244;meurs qui ne retrouvent pas d emploi, &#233;labor&#233; sans la moindre concertation avec les organisations syndicales, est le dernier avatar de la politique de rigueur syst&#233;matis&#233;e par la droite. La premi&#232;re cons&#233;quence d une telle r&#233;gression sera une nouvelle vague d exclusion de demandeurs d emploi de l indemnisation ch&#244;mage, c est-&#224;-dire une &#233;ni&#232;me alt&#233;ration du pouvoir d achat de nos concitoyens les plus durement frapp&#233;s par la pr&#233;carit&#233;. Il est manifeste que cette majorit&#233; est pr&#234;te &#224; tout pour parvenir &#224; afficher une baisse statistique des chiffres du ch&#244;mage : apr&#232;s la multiplication des radiations administratives, l encouragement au travail pr&#233;caire et aux contrats &#224; temps tr&#232;s partiel, notamment dans le secteur des services &#224; domicile, voici venue l obligation pour les ch&#244;meurs d accepter des emplois au rabais, m&#234;me loin de chez eux, sous peine d exclusion de l indemnisation ch&#244;mage. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le communiqu&#233; ajoutait : &#171; La politique qui consiste &#224; faire des demandeurs d emploi les responsables de leur sort a d&#233;j&#224; fait maintes fois la preuve de sa nocivit&#233; et de son inefficacit&#233;. La France est aujourd hui confront&#233;e &#224; une explosion de la pr&#233;carit&#233;, qui frappe durement les ch&#244;meurs mais aussi nombre de travailleurs. Seule une lutte renforc&#233;e contre le travail pr&#233;caire et une meilleure prise en charge des demandeurs d emploi, en termes d indemnisation comme de suivi et de r&#233;insertion professionnelle, seraient de nature &#224; r&#233;pondre &#224; cette urgence sociale. Le gouvernement vient &#224; nouveau de confirmer qu il fait le choix oppos&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mot pour mot, toutes ces critiques se retournent donc aujourd hui contre ceux qui les professaient hier et qui font mine de les oublier. Elles constituent un r&#233;quisitoire d autant plus violent contre la politique socialiste d aujourd hui que le d&#233;bat s est ensuite envenim&#233; sous la pr&#233;sidence de Nicolas Sarkozy et cela, tous les dirigeants socialistes, &#224; commencer par Fran&#231;ois Rebsamen, en ont forc&#233;ment gard&#233; la m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se souvient en effet que le nouveau dispositif de sanction voulu en 2008 par Nicolas Sarkozy n a, en fait, jamais &#233;t&#233; v&#233;ritablement appliqu&#233;. Sous la d&#233;ferlante du ch&#244;mage, les agents de P&#244;le emploi, submerg&#233;s par l ampleur de la catastrophe sociale et en nombre gravement insuffisant, ont eu d autres chats &#224; fouetter que de faire la police du ch&#244;mage. Mais dans les rangs de la droite et de la droite radicale, beaucoup ont enfourch&#233;, &#224; l approche de l &#233;lection pr&#233;sidentielle, cette th&#233;matique douteuse sugg&#233;rant que la France &#233;tait un &#171; pays d assist&#233;s &#187; (lire La France, un &#171; pays d assist&#233;s &#187; ?). &#192; l initiative du sulfureux conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, venu de l extr&#234;me droite, puis de cadres de l UMP, dont Laurent Wauquiez, une campagne a &#233;t&#233; lanc&#233;e contre &#171; l assistanat &#187;. Et c est &#224; un v&#233;ritable concours L&#233;pine r&#233;actionnaire auquel on a assist&#233;, les uns pr&#233;conisant de supprimer les allocations de RSA &#224; certains de leurs b&#233;n&#233;ficiaires ; d autres recommandant de contraindre les ch&#244;meurs d effectuer des travaux d int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans la grande transgression qui l a conduit, notamment sous l influence du m&#234;me Patrick Buisson, &#224; siphonner certaines id&#233;es de l extr&#234;me droite, Nicolas Sarkozy, a lui-m&#234;me, au plus fort de la campagne &#233;lectorale, enfourch&#233; ce cheval de bataille en annon&#231;ant qu en cas de victoire, il pourrait soumettre &#224; un r&#233;f&#233;rendum cette question de l indemnisation des ch&#244;meurs. Il en avait fait l annonce en f&#233;vrier 2012, dans un entretien au Figaro Magazine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais contre cela, la gauche s est dress&#233;e. &#192; commencer par le parti socialiste, qui a bien compris, &#224; l &#233;poque, le populisme qui &#233;tait &#224; l Suvre dans toutes ces suggestions. Et Fran&#231;ois Hollande avait trouv&#233; les mots justes pour dire que, lui pr&#233;sident, c est d abord la lutte contre le ch&#244;mage qui serait la priorit&#233;, pas la lutte contre les ch&#244;meurs. En clair, il avait bien fait comprendre que cette mise &#224; l index des ch&#244;meurs, leur stigmatisation, &#233;taient une indignit&#233;. &#192; Cr&#233;teil, quelques jours plus tard, il avait donc &#224; bon droit mouch&#233; Nicolas Sarkozy : &#171; Il n'est jamais utile pour un pr&#233;sident sortant qui est en &#233;chec de s'en prendre aux plus fragiles &#187;, avait-il d&#233;clar&#233;, avant d ajouter : &#171; Ce n'est pas ceux qui sont les victimes qui doivent aujourd'hui &#234;tre les responsables. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tristesse et mis&#232;re de la politique, quand elle est frapp&#233;e d'insinc&#233;rit&#233; : Fran&#231;ois Hollande n'est d'ailleurs pas le seul &#224; l'&#233;poque &#224; mettre en garde le pays contre les projets de son rival. Il y a aussi un &#233;lu socialiste qui est aux avant-postes, un certain&amp; Fran&#231;ois Rebsamen, qui se d&#233;cha&#238;ne sur son compte Twitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pas plus tard que dimanche dernier, lors de son discours devant l Universit&#233; du PS &#224; La Rochelle, Manuel Valls a lui-m&#234;me sembl&#233; s inscrire dans cette philosophie. &#171; Ne laissons jamais s'installer toutes ces caricatures sur l'assistanat : aucun Fran&#231;ais ne r&#234;ve de vivre des minimas sociaux ! Alors mettons plus d'&#233;nergie &#224; leur garantir du travail, &#224; les former, &#224; mettre toutes les chances de leur c&#244;t&#233; pour qu'ils puissent saisir les opportunit&#233;s qui leur sont offertes. &#187; Mais visiblement, la belle promesse a &#233;t&#233; sit&#244;t jet&#233;e aux oubliettes. Et ce sont d autres consignes qui ont &#233;t&#233; donn&#233;es aux agents de P&#244;le emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s tant d autres, ce reniement des socialistes n est donc pas pour surprendre. Mais il laisse naturellement un go&#251;t amer dans la bouche, car cette fois, ce sont les couches sociales les plus fragiles qui sont prises pour cible. Le journal 20 Minutes s est amus&#233; &#224; faire une vid&#233;o &#233;tablissant qu encore une fois, c est &#224; un v&#233;ritable copi&#233;-coll&#233; de la politique Sarkozy auquel proc&#232;de le gouvernement socialiste, et l exercice est pour le moins troublant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cambad&#233;lis regrette une erreur de communication&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C est d autant plus choquant qu au-del&#224; du populisme dont sont empreintes les d&#233;clarations de Fran&#231;ois Rebsamen, par-del&#224; les controverses troubles qu elles vont venir relancer, elles sont aussi contredites par de tr&#232;s nombreux experts qui s int&#233;ressent au march&#233; du travail. D abord, l id&#233;e d&#233;fendue par le ministre du travail selon laquelle, &#171; en France, 350 000 emplois ne trouvent pas preneurs &#187; doit &#234;tre mani&#233;e avec des pincettes. Dans une enqu&#234;te tr&#232;s bien document&#233;e, publi&#233;e en juin, La Tribune expliquait par le menu les nombreuses raisons pour lesquelles cette statistique &#233;tait sujette &#224; caution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et par ailleurs, des &#233;tudes &#233;tablissent les effets pervers de certaines politiques qui visent au premier chef &#224; stigmatiser les ch&#244;meurs. On peut en particulier se r&#233;f&#233;rer utilement &#224; une &#233;tude tr&#232;s int&#233;ressante de la Dares, le service d &#233;tudes du minist&#232;re du travail. Dans un &#171; Document d &#233;tudes &#187; (n&#176;178, d&#233;cembre 2013), que l on peut t&#233;l&#233;charger iciou consulter ci-dessous, les experts mettaient en &#233;vidence les raisons nombreuses pour lesquelles la politique de contr&#244;le des ch&#244;meurs, et &#233;ventuellement de sanctions, doit &#234;tre conduite avec un tr&#232;s grand discernement, si l on veut &#233;viter des effets pervers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, les d&#233;clarations de Fran&#231;ois Rebsamen ont entra&#238;n&#233; toute cette journ&#233;e de mardi un flot de r&#233;actions indign&#233;es, notamment dans le monde syndical. &#192; quelques variantes pr&#232;s, tous les communiqu&#233;s expriment la m&#234;me col&#232;re et sont &#224; l'unisson de l Union syndicale Solidaires : &#171; Poursuivant son offensive de s&#233;duction du Medef et des milieux d affaires, le gouvernement, par la voix du ministre du travail, s en prend aujourd hui directement aux ch&#244;meurs en mettant en cause leur volont&#233; de retrouver un emploi et en demandant aux services de P&#244;le emploi d accro&#238;tre les contr&#244;les. Alors que le nombre de ch&#244;meurs a augment&#233; de plus de 500000 personnes depuis le d&#233;but du quinquennat de Fran&#231;ois Hollande, M. Rebsamen pr&#233;f&#232;re tenter de s attaquer au thermom&#232;tre plut&#244;t qu aux causes profondes de ce d&#233;sastre social qui fait basculer une large partie de la population dans une grande pr&#233;carit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a juste le premier secr&#233;taire du PS, Jean-Christophe Cambad&#233;lis, qui a publi&#233; un communiqu&#233; un peu diff&#233;rent de tous les autres. Dans une &#171; mise au point &#187;, il a fait valoir ce regret : &#171; En ce jour important de rentr&#233;e scolaire pour des millions de jeunes Fran&#231;ais, le pr&#233;sident de la R&#233;publique a annonc&#233; un grand plan num&#233;rique pour l'&#233;cole qui associera les collectivit&#233;s territoriales, l'&#201;tat et les &#233;diteurs. Les annonces faites sur d'autres sujets, en particulier sur le contr&#244;le des ch&#244;meurs, brouillent le message pr&#233;sidentiel, et nous le regrettons. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais visiblement, ce souci de communication, Fran&#231;ois Rebsamen n y a pas pris garde. Et dans la grande d&#233;rive lib&#233;rale que conna&#238;t le gouvernement, il est des bornes qui n'ont plus grand sens. Le ministre du travail a donc all&#232;grement franchi celle sur le contr&#244;le des ch&#244;meurs, sans doute sans m&#234;me mesurer que cette transgression pourrait lui &#234;tre reproch&#233;e. Dans le climat n&#233;olib&#233;ral dans lequel barbote le gouvernement, peut-&#234;tre a-t-il m&#234;me pens&#233; jouer les bons &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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