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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Lancement conjoint &#224; Montr&#233;al des Nouveaux Cahiers du Socialisme et d'&#192; babord !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Lancement-conjoint-a-Montreal-des-Nouveaux-Cahiers-du-Socialisme-et-d-A-babord</link>
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		<dc:date>2015-02-26T14:38:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les NCS et &#192; B&#226;bord ! vous invitent au lancement commun de leurs derniers num&#233;ros ! &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un rendez-vous le 26 f&#233;vrier &#224; 17h30 au Bar Les Pas Sages pour discuter avec les auteur-es, ainsi qu'avec des militant-es de nos r&#233;seaux ! &lt;br class='autobr' /&gt; Le num&#233;ro 58 d'&#192; b&#226;bord ! offre un dossier sur les migrations mouvement&#233;es, coordonn&#233; par R&#233;mi Leroux et Am&#233;lie Nguyen. On y aborde &#233;galement les enjeux et les r&#233;sistances suscit&#233;s par les politiques d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement Couillard, avec des textes de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-02-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-02-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L125xH150/arton20864-51c78.png?1677097168' class='spip_logo spip_logo_right' width='125' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les NCS et &#192; B&#226;bord ! vous invitent au lancement commun de leurs derniers num&#233;ros !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un rendez-vous le 26 f&#233;vrier &#224; 17h30 au Bar Les Pas Sages pour discuter avec les auteur-es, ainsi qu'avec des militant-es de nos r&#233;seaux !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le num&#233;ro 58 d'&#192; b&#226;bord ! offre un dossier sur les migrations mouvement&#233;es, coordonn&#233; par R&#233;mi Leroux et Am&#233;lie Nguyen. On y aborde &#233;galement les enjeux et les r&#233;sistances suscit&#233;s par les politiques d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement Couillard, avec des textes de Claude Vaillancourt, Philippe Boudreau, Diane Lamoureux, V&#233;ronique Laflamme, entre autres. &#201;galement un article sur la n&#233;cessit&#233; pour le Qu&#233;bec de sortir de la d&#233;pendance des hydrocarbures (St&#233;phane Poirier) et un texte f&#233;ministe sur &#171; Ce que ha&#239;r veut dire ! &#187; de Martine Delvaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le num&#233;ro 13 des NCS s'int&#233;resse &#224; la question de l'imp&#233;rialisme, &#171; Imp&#233;rialisme au XXIe si&#232;cle. Empires et confrontations &#187;, vient tracer un portrait nuanc&#233; de l'imp&#233;rialisme &#224; l'heure o&#249; se renouvelle l'engagement belliqueux canadien et que la r&#233;cente crise persiste. L'ouvrage cherche &#224; alimenter le d&#233;bat autour de cet enjeu essentiel en examinant des perspectives, l'imp&#233;rialisme canadien &#224; l'&#233;tranger et, surtout, les r&#233;sistances &#224; celui-ci. Parce que contre lui, nous parions sur la solidarit&#233; de ceux d'en bas contre les dominants, d'o&#249; qu'ils soient. Avec des textes de Pierre Beaulne, Michel Husson, Denyse C&#244;t&#233;, Donald Cuccioletta, Judith Trudeau, St&#233;phane Chalifour, Leo Panitch, Nancy Turgeon, Colette Saint-Hilaire, Radhka Desai, Ma&#239;a Paal, Thomas Chiasson-LeBel, Pierre Beaudet, Nathalie Guay et bien d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des ouvrages seront en vente sur place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; propos du scandale sur la fraude fiscale et l'affaire HSBC</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/A-propos-du-scandale-sur-la-fraude-fiscale-et-l-affaire-HSBC</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/A-propos-du-scandale-sur-la-fraude-fiscale-et-l-affaire-HSBC</guid>
		<dc:date>2015-02-24T12:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Deneault</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des banquiers se font faits complices de fuites d'argent de milliers de personnages fortun&#233;s avec la banque HSBC en Suisse m&#234;me si la banque se targuait de rester dans la l&#233;galit&#233; aupr&#232;s des autorit&#233;s. Une fuite de donn&#233;es internes provenant d'un ex-informaticien vient prouver que certains de ses clients ont profit&#233; du secret bancaire pour mettre leurs avoirs &#224; l'abri du fisc. On va revenir sur tout &#231;a avec le professeur &#224; l'UQAM Alain Denault auteur du livre essentiel, Les Paradis fiscaux, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Economie-846-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-02-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-02-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH89/arton20790-4f1e3.jpg?1676772162' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='89' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des banquiers se font faits complices de fuites d'argent de milliers de personnages fortun&#233;s avec la banque HSBC en Suisse m&#234;me si la banque se targuait de rester dans la l&#233;galit&#233; aupr&#232;s des autorit&#233;s. Une fuite de donn&#233;es internes provenant d'un ex-informaticien vient prouver que certains de ses clients ont profit&#233; du secret bancaire pour mettre leurs avoirs &#224; l'abri du fisc. On va revenir sur tout &#231;a avec le professeur &#224; l'UQAM Alain Denault auteur du livre essentiel, Les Paradis fiscaux, la fili&#232;re canadienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie-France Bazzo&lt;/strong&gt; : M. Denault, ce ne sont pas les premi&#232;res fuites du genre de ce qu'on appelle maintenant les Swissleaks. Encore une fois, on est devant une br&#232;che, mais vraiment pr&#233;cieuse dans tout ce secret qui entoure normalement les op&#233;rations bancaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alain Denault :&lt;/strong&gt; C'est un coup de sonde, un coup de sonde qui donne, encore une fois, une image d'un vaste syst&#232;me d'escroqueries qui consiste &#224; permettre, de la part des gouvernements, aux plus puissants de contourner leurs obligations fiscales dans la soci&#233;t&#233;. Il y a 60 milliards de dollars qui sont planqu&#233;s, strictement &#224; la Barbade de la part de soci&#233;t&#233;s canadiennes. 170 milliards en tout selon les donn&#233;es de Statistiques Canada qui sont collig&#233;es &#224; partir des donn&#233;es que les entreprises veulent bien nous fournir. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est une esp&#232;ce de sondage et j'esp&#232;re qu'on fait un lien entre ce qu'on voit l&#224; c'est-&#224;-dire la capacit&#233; qu'ont des contribuables nantis, des multinationales, des grandes industries, des banques &#224; contourner le fisc tandis qu'on nous dit qu'on d&#233;pense trop collectivement, qu'on vit au-dessus de nos moyens, qu'il faut appliquer des r&#233;gimes de rigueur, d'aust&#233;rit&#233;, qu'on d&#233;pense trop en sant&#233;, qu'on d&#233;pense trop en culture, qu'on d&#233;pense trop en &#233;ducation, qu'on d&#233;pense trop par rapport aux garderies, qu'on va couper partout. Ce qu'il faut comprendre c'est que les deux ph&#233;nom&#232;nes fonctionnent de pair. Aujourd'hui quand on attend &#224; -20 un autobus, c'est parce qu'il y a le probl&#232;me des paradis fiscaux. Quand on attend des mois une intervention chirurgicale dans un h&#244;pital, c'est qu'il y a le probl&#232;me des paradis fiscaux. Quand une compagnie de th&#233;&#226;tre ne parvient pas &#224; financer le moindre spectacle, c'est qu'il y a le probl&#232;me de paradis fiscaux. Le probl&#232;me aujourd'hui, ce n'est pas un probl&#232;me de d&#233;pense. C'est un probl&#232;me de revenu. Les entreprises ne contribuent qu'&#224; une hauteur de 10 % &#224; l'assiette fiscale. Donc on se retrouve dans une situation o&#249; les entreprises, les d&#233;tenteurs de fortune arrivent de plus en plus &#224; dissimuler des fonds par milliards dans les paradis fiscaux pour retenir les capitaux qui restent. Et les gouvernements vont revoir &#224; la baisse les r&#233;gimes d'imposition pour les entreprises. On va revoir &#224; la baisse les taux d'imposition. On va abolir la taxe sur le capital. On va emprunter &#224; des entreprises ou &#224; des institutions financi&#232;res qu'on n'impose plus. Et le co&#251;t de tout &#231;a est toujours pay&#233; par la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M-F. Bazzo&lt;/strong&gt; : Donc ce n'est pas une affaire abstraite qui ne touche que les grandes fortunes et qu'on regarde de tr&#232;s loin. Cela nous affecte quotidiennement et de plus en plus avec les politiques d'aust&#233;rit&#233; qu'on voit en application.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alain Deneault&lt;/strong&gt; : Ce qui est choquant, c'est qu'on nous dit qu'il y a un probl&#232;me de d&#233;penses. L'actuel gouvernement &#224; Qu&#233;bec par exemple, mais on pourrait le dire de bien d'autres, n'arriverait m&#234;me pas &#224; avoir la note de passage au c&#233;gep sur ces enjeux-l&#224; parce qu'il ne s'int&#233;resse qu'&#224; la moiti&#233; du probl&#232;me et encore, il s'y int&#233;resse mal. Le probl&#232;me n'est pas li&#233; aux d&#233;penses. La question n'est pas tant l&#224; o&#249; il faut couper. Est-ce qu'il faut un peu plus humilier les assist&#233;s sociaux en leur demandant de d&#233;clarer les quelques cennes qu'il vont chercher en s'humiliant &#224; qu&#233;mander dans la rue &#224; -20. Est-ce qu'il faut couper encore plus dans la sant&#233; ? Est-ce qu'il faut couper encore plus dans les universit&#233;s ? Est-ce qu'il faut couper encore plus dans le th&#233;&#226;tre, la danse, la culture ? La question n'est pas l&#224;. La question, c'est comment aller chercher ces milliards de dollars qui nous &#233;chappent &#224; chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.F.Bazzo &lt;/strong&gt; : Avant de penser aller les chercher, essayons de voir Alain Denault &#224; travers les mani&#232;res dont les banques r&#233;ussissent &#224; dissimuler de l'argent comme &#231;a, qu'est-ce qu'on apprend de ce qu'on sait de ces fameux wikileaks, qu'est-ce qu'on apprend de troublant ou de nouveau sur la mani&#232;re de fonctionner&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alain Denault :&lt;/strong&gt; &#192; quel point, le syst&#232;me est rod&#233;. Prenez par exemple cette affaire d'une banque qui accepte en quelque sorte d'encadrer des clients qui leur disent carr&#233;ment : &#8220; Je veux dissimuler de l'argent au fisc. Je suis nanti, j'ai un bas de laine.&#8221; Des gens tr&#232;s riches qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; du syst&#232;me social, qui sont all&#233;s &#233;tudier &#224; nos frais dans les universit&#233;s, qui ont sans doute cr&#233;&#233; des entreprises qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; de subventions publiques pour d&#233;marrer, qui ont eu besoin de la vie en collectivit&#233;. Mais ces gens-l&#224; qui ne veulent pas payer leur d&#251; se font assister par des banquiers qui ont cr&#233;&#233; les paradis fiscaux. C'est une &#339;uvre de banquiers les paradis fiscaux. Ce qui est fascinant, c'est &#224; quel point les directives, les protocoles, les mesures formelles qu'on met en avant pour encadrer le secteur bancaire ne fonctionnent pas. Je cite une &#233;tude qui est fort int&#233;ressante, Les sentinelles du blanchiment d'argent ou de l'argent sale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les sentinelles de l'argent sale - Les banques aux prises avec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; je ne me souviens plus, de trois chercheurs fran&#231;ais : Favarel-Garrigues, Godefroy et Lascoumes, un sociologue, un &#233;conomiste, un juriste qui ont fait une enqu&#234;te sur le terrain. Les banquiers sont cens&#233;s conna&#238;tre leurs clients. Un banquier est cens&#233; refuser des fonds s'il soup&#231;onne que ces fonds sont le produit d'activit&#233;s d&#233;lictueuses et s'il pense que le transfert qui est engag&#233; fait l'objet de fraude fiscale. Ces directives-l&#224; supposent que les banques qui ont quand m&#234;me pour mission officielle, formelle de faire fructifier leurs entreprises en accueillant des capitaux refusent un certain nombre de clients et on se fie &#224; elles, formellement, dans le syst&#232;me d'aujourd'hui pour op&#233;rer une sorte de barrage, qu'on leur demande de faire remplir des formulaires. Ce que d&#233;montre l'&#233;tude des chercheurs que j'ai cit&#233;e, c'est &#224; quel point cela ne peut pas fonctionner. On demande aux banques d'&#234;tre des remparts d'un syst&#232;me frauduleux qu'elles ont elles-m&#234;mes &#233;labor&#233;. On demande aux pyromanes d'&#233;teindre les feux. C'est bien &#233;videmment un probl&#232;me. Aujourd'hui, la banque HSBC se d&#233;fend de favoriser ce type de transaction. La question qui se pose c'est pourquoi cr&#233;er des entit&#233;s dans les paradis fiscaux ? Il n'y a pas de raison autre que de dissimuler des avoirs. Que de permettre &#224; des clients de se soustraire aux r&#232;gles de la vie d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.-F. Bazzo &lt;/strong&gt; : Alain Denault, qu'est-ce que la r&#233;v&#233;lation peut avoir comme cons&#233;quence sur le syst&#232;me bancaire ? Est-ce qu'on va se dire que cette fois-ci, c'est la bonne Et qu'on va se dire qu'il faut mieux r&#233;glementer les paradis fiscaux ou c'est une autre tout simplement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alain Denault &lt;/strong&gt; : Regardez &#224; Qu&#233;bec. Actuellement, on a un Premier ministre qui a plac&#233; des fonds dans des paradis fiscaux &#224; l'&#206;le de Jersey. Le Canada l'a divulgu&#233;. On a Pierre-Karl P&#233;ladeau qui pose beaucoup de questions parce qu'on retrouve des filiales sous le nom de Quebecor, dans l'histoire, au Panama, au Luxembourg, &#224; la Barbade ou au Daleware. La CAQ a &#233;t&#233; cofond&#233;e par Charles Sirois un administrateur de la CIBC, une banque qui s'est vant&#233;e de contourner le fisc en d&#233;localisant des fonds &#224; l'&#233;tranger. Et ce type de profil, on le retrouve partout dans le monde. Ce n'est donc pas demain la veille que les politiciens vont se sentir engag&#233;s dans le sens de la d&#233;mocratie. Ils proviennent du milieu des affaires, un milieu qui a &#233;t&#233; &#224; l'origine des paradis fiscaux. Je pense que la r&#233;ponse est politique. Les gens aujourd'hui comprennent que s'ils ont des probl&#232;mes quant &#224; l'administration des services publics, quant &#224; l'imp&#244;t, c'est que des gens ne paient pas leur d&#251; tout en profitant du syst&#232;me et politiquement il y aura une r&#233;ponse parce qu'on prend conscience collectivement aujourd'hui du probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.-F. Bazzo. &lt;/strong&gt; Merci Alain Denault d'&#234;tre venu nous &#233;clairer sur cette histoire de paradis fiscaux. Je rappelle aux gens le titre de votre livre. Il est toujours d'actualit&#233;, c'est le moins que l'on puisse dire : Paradis Fiscaux, la fili&#232;re canadienne. Merci d'avoir &#233;t&#233; l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les sentinelles de l'argent sale - Les banques aux prises avec l'antiblanchiment de Gilles FAVAREL-GARRIGUES, Thierry GODEFROY, Pierre LASCOUMES aux &#201;ditions La D&#233;couverte&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argentine : les services secrets se trouvent au c&#339;ur du scandale Nisman</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Argentine-les-services-secrets-se-trouvent-au-coeur-du-scandale-Nisman</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Argentine-les-services-secrets-se-trouvent-au-coeur-du-scandale-Nisman</guid>
		<dc:date>2015-02-17T13:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Camille Lavoix</dc:creator>


		<dc:subject>Argentine</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique centrale et du sud et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le meurtre du procureur Nisman, le 18 janvier, a tout d'une affaire d'&#201;tat : le magistrat enqu&#234;tait sur la pr&#233;sidente Cristina Kirchner. Les choses se compliquent encore. L'ancien chef des services de renseignement, &#171; Jaime &#187; Stiusso, d&#233;mis de ses fonctions apr&#232;s 42 ans de service, est d&#233;sormais fortement suspect&#233;. Convoqu&#233; par la justice, il a disparu tandis qu'&#233;mergent les liens entre services et mafias. &lt;br class='autobr' /&gt;
07 F&#201;VRIER 2015 | TIR&#201; DE MEDIAPART.FR &lt;br class='autobr' /&gt; Buenos Aires, correspondance.- (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L131xH150/arton20788-a4e33.png?1677097068' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le meurtre du procureur Nisman, le 18 janvier, a tout d'une affaire d'&#201;tat : le magistrat enqu&#234;tait sur la pr&#233;sidente Cristina Kirchner. Les choses se compliquent encore. L'ancien chef des services de renseignement, &#171; Jaime &#187; Stiusso, d&#233;mis de ses fonctions apr&#232;s 42 ans de service, est d&#233;sormais fortement suspect&#233;. Convoqu&#233; par la justice, il a disparu tandis qu'&#233;mergent les liens entre services et mafias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;07 F&#201;VRIER 2015 | TIR&#201; DE MEDIAPART.FR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Buenos Aires, correspondance.- Rebondissement dans l'affaire Nisman, du nom de ce procureur retrouv&#233; mort le 18 janvier : l'agent secret le plus puissant d'Argentine, Antonio Horacio Stiusso, &#233;tait cit&#233; &#224; compara&#238;tre devant la justice jeudi 5 f&#233;vrier. Il ne s'est pas pr&#233;sent&#233;, se transformant ainsi en suspect num&#233;ro un dans l'enqu&#234;te sur la mort d'Alberto Nisman. Et il est devenu le coupable d&#233;sign&#233; du chaos politique qui a suivi la mort du magistrat. Le lendemain du d&#233;c&#232;s du procureur, une foule en col&#232;re avait cri&#233; &#171; asesina &#187; (assassine) devant la Maison Rose, si&#232;ge de la pr&#233;sidente Cristina Kirchner, l'accusant directement de la mort du procureur Nisman. D&#233;sormais, les soup&#231;ons sont tourn&#233;s vers le l&#233;gendaire espion, Antonio Horacio dit &#171; Jaime &#187; Stiusso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le procureur Nisman, charg&#233; d'&#233;lucider l'attentat le plus meurtrier jamais survenu en Argentine (85 morts dans une association juive en 1994), est d&#233;c&#233;d&#233; d'une balle dans la t&#234;te le 18 janvier. Soit quatre jours apr&#232;s avoir accus&#233; la pr&#233;sidente et un de ses ministres de couvrir les Iraniens, commanditaires pr&#233;sum&#233;s de la tuerie antis&#233;mite, en &#233;change de b&#233;n&#233;fices commerciaux. Cristina Kirchner, pourtant prompte &#224; se lancer dans de longs discours t&#233;l&#233;vis&#233;s, garde le silence mais prend alors la plume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle publie sur son site personnel et sur Facebook, au lendemain de la mort du procureur, des critiques violentes &#224; l'&#233;gard du travail de ce dernier. P&#234;le-m&#234;le, elle &#233;voque un suicide alors que l'enqu&#234;te n'a pas encore d&#233;termin&#233; la cause de la mort, crie au complot et sous-entend qu'Alberto Nisman l'aurait volontairement mise en cause le lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo pour surfer sur la vague d'&#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est une &#233;mission de t&#233;l&#233;r&#233;alit&#233; &#187;, soupire Toti, l'un des directeurs d'Infobae, journal digital de r&#233;f&#233;rence, et dernier journaliste &#224; avoir &#233;chang&#233; avec le procureur. Le casting est spectaculaire : la pr&#233;sidente, son ministre des affaires &#233;trang&#232;res et de hauts dirigeants iraniens, dont un ex-pr&#233;sident, un ex-patron des services secrets et un leader du groupe terroriste Hezbollah. Face aux milliers d'Argentins venus r&#233;clamer la v&#233;rit&#233; et la soup&#231;onnant ouvertement d'&#234;tre impliqu&#233;e dans le meurtre, la pr&#233;sidente se prend une fois de plus les pieds dans le tapis et change de version. Nisman ne s'est pas suicid&#233;, d&#233;clare-t-elle soudain sur Twitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 janvier au soir, les programmes de t&#233;l&#233;vision sont interrompus et appara&#238;t en direct la pr&#233;sidente Cristina Kirchner. Dans une mise en sc&#232;ne un poil dramatique &#8211; sur un fauteuil roulant, tout de blanc v&#234;tue &#8211; Cristina Kirchner parle de la mort suspecte du procureur Alberto Nisman. Rien de bien nouveau, semble-t-il, elle r&#233;p&#232;te qu'elle ne croit pas au suicide. Et soudain, la pr&#233;sidente annonce la dissolution des services secrets, d'un coup d&#233;sign&#233;s comme impliqu&#233;s dans la mort du procureur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretemps, les 289 pages de l'accusation du procureur Nisman ont &#233;t&#233; rendues publiques par le juge. Il y a presque consensus : le dossier contre la pr&#233;sidente n'&#233;tait pas tr&#232;s solide. Selon Alberto Nisman, en &#233;change de la protection des auteurs pr&#233;sum&#233;s de l'attentat, l'Iran vendrait du p&#233;trole &#224; l'Argentine. Cela n'est pas arriv&#233;. Toujours selon Nisman, l'Argentine aurait demand&#233; &#224; Interpol la lev&#233;e des avis de recherche internationaux lanc&#233;s contre les Iraniens. Une demande que Ronald Noble, ancien secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'Interpol, a d&#233;mentie le 15 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne reste que Carlos Donoso Castex, pr&#233;sident de l'association des procureurs, pour d&#233;fendre l'enqu&#234;te de son coll&#232;gue Nisman : &#171; N'oublions pas qu'il ne s'agissait que d'une plainte, c'est-&#224;-dire du d&#233;but de la proc&#233;dure, pas d'une accusation aboutie et termin&#233;e. Il est tout &#224; fait normal que Nisman n'ait pas encore r&#233;uni toutes les preuves et il en avait d&#233;j&#224; beaucoup &#224; ce stade juridique &#187;, nous dit-il. &#171; Ce n'&#233;tait pas un pantin &#187;, tient-il &#224; ajouter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cision d'importance &#233;tant donn&#233; ce qui va suivre. Car un homme est bel et bien accus&#233; d'avoir &#233;crit pour Nisman les accusations contre le gouvernement, puis de l'avoir tu&#233; : il s'agit de l'agent Stiusso. Un appel au procureur Nisman a d'ailleurs &#233;t&#233; pass&#233; d'un appareil au nom du c&#233;l&#232;bre espion quelques heures avant sa mort. L'ancien dirigeant des services de renseignement a d&#233;sormais disparu. Les membres des services secrets venus toquer &#224; sa porte pour lui remettre la citation &#224; compara&#238;tre devant la justice, pr&#233;vue jeudi 5 f&#233;vrier, n'ont trouv&#233; personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mon petit, tu vas travailler avec Stiusso &#187;, avait dit en 2004 le pr&#233;sident Nestor Kirchner &#224; Alberto Nisman, propuls&#233; &#224; la t&#234;te de l'enqu&#234;te. D&#232;s lors, le magistrat ne s'en cachait pas : sa principale source &#233;tait le directeur du contre-espionnage, Jaime Stiusso. Pourquoi lui ? Pour son expertise en &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques et surtout, ses &#171; proches relations &#187; avec les services secrets am&#233;ricains et isra&#233;liens. &#171; Rien de choquant, dans tous les attentats internationaux les services secrets coop&#232;rent, les Fran&#231;ais aussi &#187;, nous r&#233;pond Jorge Knoblovits, repr&#233;sentant de la DAIA (D&#233;l&#233;gation des associations isra&#233;lites argentines), plaignant dans l'enqu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une enqu&#234;te qui pi&#233;tine depuis 20 ans&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pass&#233; et le profil de Stiusso refl&#232;tent parfaitement le probl&#232;me des services secrets argentins. En fonction durant 42 ans jusqu'&#224; son limogeage en d&#233;cembre dernier, cet agent a offici&#233; durant la dictature. Comme pour nombre de ses coll&#232;gues, un doute plane sur sa participation aux enl&#232;vements, tortures et meurtres contre les &#171; dissidents &#187; de cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre de la justice qui a os&#233; brandir le portrait de Stiusso sur un plateau t&#233;l&#233; en 2004, accusant l'agent de pr&#233;sider une &#171; sorte de Gestapo &#187;, a d&#251; donner sa d&#233;mission. Il a eu affaire &#224; un lourd et long proc&#232;s et vit toujours aujourd'hui en dehors du pays. Pourquoi Gestapo ? &#192; l'&#233;poque, le ministre Beliz avait parl&#233; d'une &#171; police secr&#232;te sans contr&#244;le &#187; dirig&#233;e par Stiusso et charg&#233;e d'acheter et de torturer les t&#233;moins, d'intimider et d'extorquer les politiciens oppos&#233;s aux Kirchner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment la pr&#233;sidente Cristina Kirchner a-t-elle r&#233;ussi &#224; mettre &#224; la retraite, en d&#233;cembre, Stiusso, cet ancien alli&#233; devenu g&#234;nant ? Le nom de Milani revient avec force dans les diverses explications. La pr&#233;sidente a en effet d&#233;sign&#233; ce militaire soup&#231;onn&#233; de crimes contre l'humanit&#233; durant la dictature, chef de l'&#233;tat-major en 2013. Et ce, &#224; la surprise g&#233;n&#233;rale, tant la pr&#233;sidente aime rappeler qu'elle est la premi&#232;re &#224; avoir fait condamner les tortionnaires de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;put&#233; Gustavo Vera, ami intime du pape Fran&#231;ois et sp&#233;cialiste du sujet, nous confie tout haut ce que beaucoup de sources proches du dossier affirment tout bas : &#171; Cristina ne pouvait pas se d&#233;barrasser du poisson Stiusso, alors elle a ass&#233;ch&#233; son aquarium. Elle a construit des services secrets parall&#232;les, dirig&#233;s par un autre poids lourd, Milani, tout aussi pourri, mais r&#233;pondant &#224; ses ordres. Stiusso s'est veng&#233; de sa mise &#224; la retraite forc&#233;e, une mani&#232;re aussi d'assurer ses arri&#232;res et de montrer &#224; la CIA et au Mossad son pouvoir et son utilit&#233;&#8230; &#224; rester en vie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sergio Burstein se bat depuis plus de vingt ans pour savoir qui a perp&#233;tr&#233; l'attentat antis&#233;mite o&#249; la m&#232;re de ses enfants a laiss&#233; la vie. &#171; Le plus douloureux finalement, c'est de voir que tout le monde a menti dans la premi&#232;re enqu&#234;te et que la deuxi&#232;me est r&#233;cup&#233;r&#233;e politiquement suite au d&#233;c&#232;s du procureur. Qui pense aux victimes ? &#187;, l&#226;che-t-il d'un air d&#233;sabus&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, la premi&#232;re enqu&#234;te sur l'attentat a &#233;t&#233; un fiasco. L'ex-juge et l'ex-pr&#233;sident Carlos Menem ont &#233;t&#233; sur le banc des accus&#233;s pour avoir fait obstruction. Santiago O'Donnell, &#224; qui Julian Assange a remis des documents Wikileaks concernant Stiusso et Nisman, nous donne cet autre &#233;clairage. Selon ces documents, l'ambassade am&#233;ricaine n'a cess&#233; de faire pression sur Nisman pour qu'il oriente l'enqu&#234;te vers les Iraniens, au m&#233;pris des autres pistes. Si les Iraniens font de bons coupables politiques, la v&#233;rit&#233; importe-t-elle r&#233;ellement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort myst&#233;rieuse d'Alberto Nisman a r&#233;veill&#233; un d&#233;mon qui hante l'Argentine depuis la dictature. Dans cette d&#233;bandade macabre, apparaissent les mailles pourries des services secrets, jamais purg&#233;s d'une mafia infiltr&#233;e au c&#339;ur de l'&#201;tat. Santiago O'Donnell, l'expert de Wikileaks, nous le confirme : &#171; Ce sont comme des couches g&#233;ologiques mises en place par chaque gouvernement, avec pas mal de couches h&#233;rit&#233;es de la dictature. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au d&#233;put&#233; Gustavo Vera, il avait commenc&#233; la chasse aux sorci&#232;res l'an pass&#233; en manifestant devant le si&#232;ge des services secrets. Devenu ami du pape en menant &#224; ses c&#244;t&#233;s la guerre aux prost&#237;bulos, il accuse Stiusso et son coll&#232;gue l'agent Martins d'avoir lanc&#233; en 1979 ces maisons closes aux allures de bars, qui offrent les services de jeunes filles enlev&#233;es et soumises &#224; la prostitution. &#171; Aujourd'hui, c'est un business juteux, mais &#224; l'origine seuls les politiciens, stars, chefs d'entreprise&#8230; bref, ceux qu'il fallait faire chanter, recevaient des invitations. Tout ce beau monde &#233;tait film&#233; puis extorqu&#233;. &#187; La propre fille de l'agent Martins, proche de Stiusso, l'a d&#233;nonc&#233; et a remis &#224; la justice de nombreuses pi&#232;ces &#224; conviction : agendas, vid&#233;os, photos (un article sur le sujet en espagnol). La justice a fait la sourde oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Lorena Martins vit en exil en Espagne. Son p&#232;re continue dans le business, depuis Canc&#250;n au Mexique o&#249; il s'est install&#233;. La c&#233;l&#232;bre journaliste mexicaine Lydia Cacho d&#233;nonce dans son livre, Esclaves du pouvoir, les liens entre les mafias, notamment le cartel mexicain Zeta et les services secrets argentins. Selon cette enqu&#234;trice, tortur&#233;e, menac&#233;e de mort et en permanence prot&#233;g&#233;e par une arm&#233;e de gardes du corps, les services secrets argentins ne r&#232;gnent pas seulement sur l'empire des prost&#237;bulos, ils se sont d&#233;sormais diversifi&#233;s en partenariat avec plusieurs mafias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Stiusso et ses amis, c'est comme Al Capone, la seule fa&#231;on de l'attraper c'est pour enrichissement illicite, par exemple imp&#244;ts non pay&#233;s &#187;, conclut Gustavo Vera. Il a ainsi d&#233;pos&#233; plainte le 2 f&#233;vrier. Le pape prie pour lui et lui a &#233;crit par mail &#171; Adelante &#187; (en avant). La pr&#233;sidente elle aussi va adelante. Reste &#224; savoir si la dissolution des services secrets est la solution. Beaucoup de preuves, contre les agents mais aussi concernant les nombreuses affaires de corruption du gouvernement, risquent de dispara&#238;tre. Comme Stiusso, &#233;vapor&#233; depuis sa retraite. Comme Nisman, &#233;galement juif, d&#233;sormais enterr&#233; aux c&#244;t&#233;s des victimes de l'attentat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mont&#233;e du mouvement #BlackLivesMatter (II)</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-montee-du-mouvement-BlackLivesMatter-II</link>
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		<dc:date>2015-02-17T12:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Keeanga-Yamahtta Taylor</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

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&lt;p&gt;La r&#233;sistance impressionnante qui s'est d&#233;roul&#233;e dans les rues de Ferguson s'est d&#233;velopp&#233;e sur un plan national depuis ao&#251;t. Deuxi&#232;me partie des extraits du texte de Keeanga-Yamahtta Taylor qui explique l'arri&#232;re-plan de cette vague et analyse le mouvement qui a pris de nouveaux contours au cours des derniers mois. &lt;br class='autobr' /&gt;
Voir la premi&#232;re partie de l'article : http://www.pressegauche.org/spip.php?article20702 &lt;br class='autobr' /&gt; De Ferguson vers l'avenir &lt;br class='autobr' /&gt;
Un article de 2012 publi&#233; sur le site (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Etats-Unis-" rel="directory"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Etats-Unis-231-+" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Etats-Unis-279-+" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-02-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-02-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH87/arton20812-6b408.png?1677097011' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='87' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;sistance impressionnante qui s'est d&#233;roul&#233;e dans les rues de Ferguson s'est d&#233;velopp&#233;e sur un plan national depuis ao&#251;t. Deuxi&#232;me partie des extraits du texte de Keeanga-Yamahtta Taylor qui explique l'arri&#232;re-plan de cette vague et analyse le mouvement qui a pris de nouveaux contours au cours des derniers mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir la premi&#232;re partie de l'article : &lt;a href=&#034;http://www.pressegauche.org/spip.php?article20702&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.pressegauche.org/spip.php?article20702&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De Ferguson vers l'avenir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article de 2012 publi&#233; sur le site SocialistWorker.org sous le titre &#171; Les terroristes en bleu &#187; conclut ainsi sur ce point : &#171; Si la police continue de tuer impun&#233;ment des hommes et des femmes noirs, le type de r&#233;bellions urbaines qui &#233;branl&#232;rent la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine dans les ann&#233;es 1960 est une possibilit&#233; tout &#224; fait r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8232;Ce n'est pas les ann&#233;es 1960, mais le XXIe si&#232;cle &#8211; avec, en poste &#224; Washington, un pr&#233;sident noir et un ministre de la Justice noir. Les gens attendent sans doute plus. Pendant ce temps, en l'espace de quelques jours &#224; fin juillet [2012], on fr&#244;la les &#233;meutes apr&#232;s que la police, en Californie du Sud et &#224; Dallas, devenant de plus en plus effront&#233;e dans son m&#233;pris pour la vie des Noirs et des Latinos, ex&#233;cuta des jeunes hommes en plein jour, sous les yeux de tous [&#8230;].&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe un sentiment croissant d'&#233;c&#339;urement devant le racisme et la brutalit&#233; des flics &#224; travers le pays et le silence envahissant qui l'entoure &#8211; et les gens commencent &#224; se soulever contre cela. &#187; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela nous amena &#224; Ferguson. Personne n'aurait anticip&#233; qu'une petite ville &#224; la p&#233;riph&#233;rie de Saint-Louis deviendrait l'&#233;picentre du &#171; soul&#232;vement &#187; contre le terrorisme policier aux Etats-Unis. En m&#234;me temps, il est ais&#233; de constater pourquoi Ferguson explosa. La police raciste non seulement harcelait les Afro-Am&#233;ricains, mais la ville comptait sur la majorit&#233; noire pour qu'un &#233;ventail de petits d&#233;lits g&#233;n&#232;re des revenus &#8211; les amendes routi&#232;res atteignant la deuxi&#232;me position des revenus de Ferguson. L'antagonisme entre une police blanche, raciste et la majorit&#233; noire &#233;tait litt&#233;ralement institutionnalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la police tua Mike Brown et laissa son cadavre dans la rue pendant quatre heures et demie, elle transforma ce meurtre policier en un lynchage. Elle donna le signal sans doute aussi aux pairs de Mike Brown &#8211; ceux qui descendront plus tard dans les rues en protestation contre son meurtre &#8211; d'une escalade des mauvais traitements policiers. Si un flic pouvait abattre un adolescent d&#233;sarm&#233;, alors qu'il levait les mains, et laisser son cadavre dans la rue pour envoyer un message clair, ils seraient alors capables de tout pour maintenir leur autorit&#233; et contr&#244;ler la communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La col&#232;re &#224; Ferguson se r&#233;pandit comme un feu de brousse &#224; travers Black America, avec des protestations de solidarit&#233; organis&#233;es dans tout le pays. Le d&#233;ploiement de la col&#232;re des Noirs n'&#233;tait pas seulement une r&#233;action face &#224; ce meurtre particulier, mais &#224; tous les d&#233;m&#234;l&#233;s ou, pire, au racisme de la police et de l'ensemble du syst&#232;me p&#233;nal, dont chaque Afro-Am&#233;ricain fait l'exp&#233;rience, que cela soit personnellement ou par un membre de sa famille ou un ami.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, l'&#233;t&#233; 2014 a &#233;t&#233; ponctu&#233; par des affaires aussi horrifiantes de meurtres policiers qui soulign&#232;rent la r&#233;gularit&#233; avec laquelle les flics ne sont jamais punis pour la violence qu'ils infligent. Dans les jours qui pr&#233;c&#233;d&#232;rent la d&#233;cision du grand jury de ne pas condamner Darren Wilson [le meurtrier de Mike Brown], un agent de police blanc de Cleveland tira et tua [le 22 novembre] un enfant &#226;g&#233; de 12 ans, Tamir Rice, quelques secondes &#224; peine apr&#232;s &#234;tre arriv&#233; sur les lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, les jeunes manifestant&#183;e&#183;s &#224; Ferguson furent d&#233;nonc&#233;s comme &#233;tant &#171; violents &#187; alors m&#234;me que les forces de police locales militaris&#233;es utilisaient des tanks, des gaz lacrymog&#232;nes et de l'armement de type militaire contre des hommes, des femmes et des enfants sans armes. La r&#233;ponse &#233;crasante de l'Etat et la pers&#233;v&#233;rance h&#233;ro&#239;que des protestataires &#224; Ferguson ont fait que cette question ne dispara&#238;tra pas et, ce faisant, ont forc&#233; &#224; un d&#233;bat public plus large au sujet des in&#233;galit&#233;s raciales, des injustices, du syst&#232;me judiciaire et policier qui n'aurait pas eu lieu sans cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;bat engendra deux effets politiques plus larges. Le premier : il contraint &#224; une discussion substantielle dans les m&#233;dias am&#233;ricains au sujet des dimensions mat&#233;rielles et structurelles de l'in&#233;galit&#233; des Noirs. Cela mena &#224; de nombreux reportages sur des cas de brutalit&#233; polici&#232;re ainsi qu'&#224; une attention soutenue sur les circonstances entourant les cas de violence polici&#232;re, y compris le meurtre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second : il jeta une lumi&#232;re sur les divisions qui existent parmi les Afro-Am&#233;ricains. Cela a &#233;t&#233; l'un des plus importants d&#233;veloppements politiques qui a accompagn&#233; la croissance de ce mouvement. Ce n'est pas seulement les m&#233;dias qui d&#233;crivirent les manifestant&#183;e&#183;s antiracistes comme violents afin de d&#233;tourner l'attention sur la question centrale du terrorisme policier contre les Afro-Am&#233;ricains. Des officiels noirs &#233;lus ainsi que des figures politiques comme le r&#233;v&#233;rend Al Sharpton mirent &#233;galement en garde contre la violence et firent des pieds et des mains pour s&#233;parer les protestataires en deux cat&#233;gories, &#171; bonnes &#187; et &#171; mauvaises &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des fun&#233;railles de Mike Brown, par exemple, Sharpton sermonna ainsi : &#171; Et maintenant nous avons atteint le XXIe si&#232;cle, nous sommes arriv&#233;s &#224; un point o&#249; nous avons certaines positions de pouvoir. Et vous d&#233;cidez qu'il ne faut rien de plus pour qu'un Noir ait du succ&#232;s. Vous voulez maintenant &#234;tre un &#8220;nigger&#8221; [autre terme pour Negro, ou terme d&#233;signant un homme de couleur] et appeler votre femme une &#8220;ho&#8221; [terme p&#233;joratif pour nommer une femme, signifiant &#171; pute &#187; &#8211; whore &#8211;, utilis&#233; souvent dans l'argot des chansons noires]. Vous avez oubli&#233; d'o&#249; vous venez. &#187; Sharpton poursuivit, mettant en garde contre la participation &#224; &#171; des parties d'apitoiement de ghetto &#187;. Au m&#234;me moment, Barack Obama appela au calme et Eric Holder [le ministre de la Justice] voyagea &#224; Ferguson pour d&#233;livrer personnellement ce message.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le message au vitriol que Sharpton adressa aux jeunes manifestant&#183;e&#183;s de Ferguson n'&#233;tait pas seulement un d&#233;saccord sur la strat&#233;gie et la tactique n&#233;cessaires &#224; la progression du mouvement. Cette attaque publique &#233;tait sa tentative de reprendre le contr&#244;le de la direction de la lutte. Alors que Sharpton &#233;tait plus direct, d'autres &#233;lus noirs tent&#232;rent de d&#233;tourner la col&#232;re autour de l'affaire de Ferguson comme &#233;tant un cri de ralliement en faveur de l'incitation au vote [inscription sur les listes &#233;lectorales].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu d'&#233;lus Noirs avaient beaucoup plus &#224; dire, pour ne pas dire rien, au sujet de l'affaire de Ferguson au-del&#224; de son utilisation comme un appel au vote. Mais cela ne peut &#234;tre une surprise lorsque le Congressional Black Caucus (CBC) [r&#233;unissant les &#233;lus afro-am&#233;ricains, il appartient, de fait, aux divers groupes d'influence que compte le Parti d&#233;mocrate], dans les semaines qui pr&#233;c&#233;d&#232;rent le meurtre d'Eric Garner en 2014, d&#233;cida de ne pas voter contre le programme du Pentagone visant &#224; donner aux forces de police locales l'armement militaire qui sera bient&#244;t massivement d&#233;ploy&#233; dans les rues de Ferguson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soutien &#224; la militarisation continue des forces de police locales n'est pas le seul probl&#232;me avec le CBC. Les rapports qu'entretiennent des membres du caucus avec des g&#233;ants du monde des entreprises comme McDonald's, Walmart et d'autres, exercent un effet mod&#233;rateur. Etre impliqu&#233; dans la politique formelle au plus haut niveau requiert des sollicitations de fonds r&#233;guli&#232;res aupr&#232;s des entreprises et le prix de ce ticket est la r&#233;duction de leurs horizons politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CBC [fond&#233; en 1971] n'a &#233;t&#233; d'aucune pertinence depuis des d&#233;cennies pour la vie des Noirs de la classe laborieuse et son silence ou son inefficacit&#233; autour de l'affaire de Ferguson ne font que confirmer cela. Mais cette inefficacit&#233; signifiait que la jeunesse de la classe laborieuse au c&#339;ur de la r&#233;bellion comprenait qu'elle devait rester dans les rues afin de maintenir vivant son mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela se r&#233;v&#233;la crucial lorsque le grand jury d&#233;livra, fin novembre, sa d&#233;cision pr&#233;visible de ne pas condamner Darren Wilson. A travers le pays, les activistes qui avaient anticip&#233; cette issue avaient pass&#233; des semaines &#224; pr&#233;parer des actes de protestation. Imm&#233;diatement apr&#232;s que la d&#233;cision fut connue, Ferguson s'enflamma lorsque la police abandonna les quartiers noirs et laissa des incendies br&#251;ler toute la nuit. Cela nourrit la couverture m&#233;diatique hyst&#233;rique qui se centra sur la violence suppos&#233;e des protestations, lentilles &#224; travers lesquelles l'affaire sera trait&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques jours, l'&#233;lan des protestations commen&#231;a &#224; diminuer sous le coup in&#233;vitable de la d&#233;ception, de la fatigue et de la d&#233;moralisation d&#232;s lors que le meurtre de Mike Brown fut approuv&#233; par l'Etat. Mais c'est alors que survint la d&#233;cision d'un autre grand jury de ne pas condamner un agent blanc impliqu&#233; dans la mort d'un autre Noir sans armes, Eric Garner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestations qui firent suite &#224; cette d&#233;cision furent plus grandes et plus vastes que jamais. Le 13 d&#233;cembre, plus de 100,000 personnes descendirent dans les rues de New York, de Washington et d'autres villes &#224; travers le pays lors d'une journ&#233;e d'action affirmant que &#171; la vie des Noirs compte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Black Lives Matter !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit politique qui avait commenc&#233; &#224; Ferguson sur la question du caract&#232;re des manifestations s'aiguisa. Cela apparut pleinement lors de la marche conduite par le r&#233;v&#233;rend Al Sharpton et le National Action Network &#224; Washington, le 13 d&#233;cembre. Cette manifestation fut con&#231;ue comme un &#233;v&#233;nement &#233;troitement contr&#244;l&#233;, o&#249; Sharpton afficherait ses relations avec les membres de la famille comme une preuve de son leadership et de son autorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut souligner que les relations de Sharpton avec les familles des victimes de meurtres policiers sont fond&#233;es sur deux ressources principales. La premi&#232;re tient dans sa capacit&#233; de fournir une aide financi&#232;re &#224; ces familles noires en difficult&#233; afin de payer les fun&#233;railles, les taxes d'&#233;tudes, etc. La seconde vient du fait qu'il peut fournir un acc&#232;s aux plus hauts &#233;chelons de l'Etat. Des rapports indiquent que Sharpton a visit&#233; la Maison-Blanche 61 fois depuis qu'Obama est devenu pr&#233;sident. Mais b&#233;n&#233;ficier de ces connexions au travers de Sharpton a son prix : c'est lui qui dicte les r&#232;gles du jeu et il limite fortement l'&#233;tendue des griefs qui peuvent &#234;tre pr&#233;sent&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sharpton pronon&#231;a lors de la marche du 13 d&#233;cembre &#224; Washington un discours qui minimisait une fois de plus la &#171; race &#187; comme facteur [des &#233;v&#233;nements], optant pour des d&#233;clarations universelles et, par cons&#233;quent, vides du type : &#171; Il ne s'agit pas des vieux contre les jeunes, des Noirs contre les Blancs [&#8230;]. Toutes les vies humaines sont importantes. &#187; Des organisateurs noirs de Ferguson qui tent&#232;rent de parler lors de cette marche furent arr&#234;t&#233;s par l'&#233;quipe de Sharpton. Plus tard, Sharpton le justifia en affirmant que des discours &#171; r&#233;volutionnaires &#187; ou &#171; provocateurs &#187; n'&#233;taient pas autoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article int&#233;ress&#233; &#233;crit apr&#232;s la marche, Sharpton souligna ce qu'il verrait comme &#233;tant une issue fructueuse du mouvement : &#171; Dans 10 ou 25 ans, celui qui aura obtenu le plus de publicit&#233; ou d'applaudissement lors du rassemblement n'importera pas. Tout ce qui comptera sera le fait que la police &#224; travers le pays saura que si elle fait usage de la force l&#233;tale, elle ne pourra tabler sur des procureurs locaux complaisants leur permettant de passer devant un grand jury sans risquer d'&#234;tre l'objet d'une enqu&#234;te &#233;quitable. Tout ce qui comptera sera la mise en place d'un processus o&#249; le ministre de la Justice de l'Etat traitera les morts par balles de civils d&#233;sarm&#233;s dans lesquels la police sera impliqu&#233;e au lieu que cela soit devant des procureurs locaux et des grands jurys. Tout ce qui comptera sera l'id&#233;e que des jeunes hommes et femmes de couleur pourront marcher dans les rues ou conduire leur v&#233;hicule sans craindre pour leurs vies de ceux qui sont engag&#233;s pour les prot&#233;ger. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'article d&#233;montre deux choses. La premi&#232;re est que l'accentuation des divisions et l'&#233;mergence de nouveaux dirigeants d'un mouvement &#8211; dont il a peut-&#234;tre &#233;t&#233; le leader le plus connu pendant des ann&#233;es &#8211; ont retenu son attention. Le fait que Sharpton sente qu'il est contraint d'intervenir dans les d&#233;bats en cours sur la direction de la lutte est significatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le contenu de son essai trahit aussi l'&#233;troitesse et le conservatisme de sa vision. Il continue de minimiser le fait que les in&#233;galit&#233;s raciales sont une question organisationnelle cruciale pour le mouvement. Au lieu de cela, il postule que la victoire est une question de deux ou trois r&#233;formes, y compris l'utilisation large de cam&#233;ras fix&#233;es sur le corps des policiers, ce qui ne touche m&#234;me pas les questions centrales au c&#339;ur de la brutalit&#233; et des mauvais traitements des institutions l&#233;gales de la nation : la criminalisation des Afro-Am&#233;ricains, la guerre contre la drogue et les effets en cascade de l'incarc&#233;ration de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Sharpton et les politiciens pour lesquels il travaille ne sont pas int&#233;ress&#233;s &#224; redresser le syst&#232;me. Ils entendent &#233;mousser les antagonismes de telle sorte que le business as usual puisse reprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;claration &#233;mise par un groupe d'organisateurs de Ferguson &#8211; dont certains ont &#233;t&#233; interdits de parole lors de la manifestation de Washington du 13 d&#233;cembre &#8211; r&#233;v&#232;le un monde de diff&#233;rences dans l'ampleur et les objectifs de leur conception du mouvement. Ils lient la lutte contre les violences polici&#232;res &#224; une vision bien plus large de la justice sociale, incluant les droits des immigr&#233;&#183;e&#183;s et des transsexuels ainsi que le soutien au mouvement des travailleurs sous-pay&#233;s. Ils concluent ainsi leur d&#233;claration :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il s'agit d'un mouvement de et pour TOUTES les vies des Noirs : femmes, hommes, transgenres et queer. Nous sommes constitu&#233;s autant de jeunes que d'anciens, associ&#233;s autour des possibilit&#233;s que de nouvelles tactiques et des strat&#233;gies renouvel&#233;es offrent &#224; notre mouvement. Certains d'entre nous sont nouveaux dans cette t&#226;che, mais nos racines plongent aussi dans les rues inond&#233;es de La Nouvelle-Orl&#233;ans et dans les gares de la ligne BART d'Oakland. Nous sommes reli&#233;s en ligne et dans les rues. Nous sommes d&#233;centralis&#233;s mais connect&#233;s. Et, le plus important : nous sommes organis&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt; Nous ne sommes pourtant pas des Noirs convenables. Nous nous tenons debout les uns &#224; c&#244;t&#233; des autres et non quelques-uns devant les autres. Nous ne mettons pas de c&#244;t&#233; certains d'entre nous afin de gagner en proximit&#233; avec le pouvoir que l'on per&#231;oit. Parce que c'est le seul moyen par lequel nous gagnerons. Nous ne pouvons pas respirer. Nous ne nous arr&#234;terons pas jusqu'&#224; avoir atteint la Libert&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;fi est de transformer ce sentiment en un mouvement plus grand, plus large, vivant, respirant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les prochaines &#233;tapes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'instar de ce qui s'est pass&#233; avec le mouvement des droits civiques, l'establishment politique, reconnaissant la force et la popularit&#233; de la lutte, tentera de la canaliser dans une direction plus inoffensive. Ce n'est pas tous les jours que le pr&#233;sident des &#201;tats-Unis &#8211; flanqu&#233; de son vice-pr&#233;sident et de son ministre de la Justice &#8211; accepte de rencontrer des activistes de base qui, quelques semaines plus t&#244;t, se d&#233;fendaient contre des attaques au gaz lacrymog&#232;ne. Selon les participant&#183;e&#183;s, Obama a d&#233;clar&#233; aux protestataires qu'ils devraient ralentir les choses et &#234;tre patients, et que le changement prenait beaucoup de temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre elle-m&#234;me est le r&#233;sultat clair de l'organisation, du mouvement et de la d&#233;termination des personnes qui y sont impliqu&#233;es. Mais les d&#233;clarations et les sympathies ne constituent pas la m&#234;me chose qu'un changement de politiques et ne signifient pas une r&#233;forme r&#233;elle. Par exemple, Obama a quitt&#233; la rencontre apr&#232;s avoir promis de consacrer 263 millions de dollars pour des r&#233;formes sans tranchant. Mais, lorsque, quelques semaines plus tard, le budget f&#233;d&#233;ral de 1,1 billion de dollars d&#251; &#234;tre approuv&#233; par le Congr&#232;s, les fonds pour ces r&#233;formettes manquaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force sur le long terme du mouvement d&#233;pendra de sa capacit&#233; non seulement &#224; s'adresser &#224; un nombre plus &#233;lev&#233; de personnes, mais aussi &#224; les int&#233;grer dans le mouvement en tant que dirigeants et organisateurs dans leurs propres localit&#233;s. Cela comprend les &#233;tudiant&#183;e&#183;s, les travailleurs ainsi que les membres des syndicats.&lt;br class='autobr' /&gt;
La croissance d'un mouvement &#233;tudiant noir est &#233;galement une issue possible de Black Lives Matter, mais il y aura des revendications diff&#233;rentes et d'autres dynamiques. Les &#233;tudiant&#183;e&#183;s noirs se sont mobilis&#233;s par milliers afin de protester non seulement contre la brutalit&#233; polici&#232;re en dehors des campus mais aussi afin de relier ces griefs avec l'hostilit&#233; &#224; laquelle ils sont &#233;galement confront&#233;s sur les campus. En effet, le slogan Black Lives Matter a cr&#233;&#233; de nombreux fronts n&#233;cessitant de s'organiser contre les diff&#233;rentes facettes de l'oppression des Noirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aura une polarisation politique au sein du mouvement d&#232;s lors que les forces conservatrices agiront afin de limiter les revendications au d&#233;nominateur commun le plus petit : punir des agents particuliers ou &#233;tablir des changements de proc&#233;dure dans les pratiques du &#171; maintien de l'ordre &#187;. Mais la nature de l'oppression des Noirs aux Etats-Unis pr&#234;te elle-m&#234;me &#224; une conceptualisation plus vaste des t&#226;ches du mouvement. C'est ce qu'observait Martin Luther King au sujet du mouvement noir &#224; la fin des ann&#233;es 1960. Il &#233;crivait ceci : &#171; Dans ces circonstances p&#233;nibles, la r&#233;volution noire consiste en quelque chose de bien plus vaste que la lutte pour les droits des Noirs. Elle consiste &#224; obliger l'Am&#233;rique &#224; faire face &#224; tous ces d&#233;fauts, reli&#233;s entre eux : le racisme, la pauvret&#233;, le militarisme et le mat&#233;rialisme. Elle consiste &#224; mettre au jour les maux qui plongent profond&#233;ment dans l'entier de la structure de notre soci&#233;t&#233;. Elle r&#233;v&#232;le les d&#233;fauts syst&#233;miques plut&#244;t que ceux qui sont superficiels et indique que la reconstruction radicale de la soci&#233;t&#233; elle-m&#234;me est la v&#233;ritable question &#224; laquelle nous sommes confront&#233;s. &#187; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est toujours vrai aujourd'hui. Il est impossible de s&#233;parer la brutalit&#233; de la police et les injustices du syst&#232;me l&#233;gal de la pauvret&#233; et du sous-emploi des communaut&#233;s noires. Il est impossible d'imaginer restreindre les abus de la police sans s'affronter &#224; la crise de l'incarc&#233;ration de masse, &#224; la guerre contre la drogue et aux pressions &#233;conomiques qui continuent &#224; rendre les Afro-Am&#233;ricains vuln&#233;rables aux caprices de &#171; l'application des lois &#187;. Ces probl&#232;mes continueront &#224; s'exacerber &#224; la mesure de la destruction du secteur public, des restructurations urbaines et de la gentrification, ainsi qu'avec la poursuite de perspectives d'emploi limit&#233;es sur le march&#233; des emplois priv&#233;, qui laisse des millions d'Afro-Am&#233;ricains de la classe laborieuse dans une situation pr&#233;caire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, un &#171; maintien de l'ordre &#187; agressif est devenu partie int&#233;grante de la pr&#233;servation des fronti&#232;res des quartiers s&#233;gr&#233;g&#233;s tout en attaquant des jeunes Noirs &#233;conomiquement marginaux qui ont &#233;t&#233; contraints &#224; se d&#233;battre dans l'&#233;conomie souterraine. Certaines voix d&#233;mocrates expriment des pr&#233;occupations vis-&#224;-vis des pratiques polici&#232;res, mais ils sont aussi les d&#233;fenseurs des politiques de &#171; maintien de l'ordre &#187; qui ont provoqu&#233; cette crise. De plus, en raison des tendances aust&#233;ritaires &#224; l'&#339;uvre, de l'&#233;touffement des services publics et du fait que les emplois &#224; bas salaires constituent la principale option pour les personnes au ch&#244;mage ou sous-employ&#233;es, il est peu probable de penser que les affrontements et les provocations de la police dans les quartiers noirs et latinos dispara&#238;tront dans un avenir proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La capacit&#233; du mouvement &#224; se lier avec le mouvement syndical &#8211; dans lequel les travailleurs afro-am&#233;ricains sont syndiqu&#233;s &#224; un taux plus &#233;lev&#233; m&#234;me que les travailleurs blancs &#8211; sera une question cruciale dans les prochains mois. L'impulsion en direction de &#171; fermons-le &#187; [allusion aux mouvements contre les emplois ultra sous-pay&#233;s] et de &#171; pas de business as usual &#187; rend le mouvement pr&#233;dispos&#233; &#224; argumenter et &#224; d&#233;battre autour du r&#244;le central de la classe laborieuse et de la force de l'arme de la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une conscience du rapport entre la pauvret&#233; des Noirs et le ch&#244;mage, la terreur polici&#232;re et le syst&#232;me de justice p&#233;nale existe d&#233;j&#224;. La solidarit&#233; existante entre les mobilisations des travailleurs &#224; bas salaires et le mouvement Black Lives Matter contribue &#224; d&#233;voiler les relations entre l'exploitation &#233;conomique et l'oppression raciale. On peut concevoir la transformation de cette lutte avec des travailleurs participant &#224; des actions sur les lieux de travail exigeant de mettre un terme &#224; la violence raciale contre les gens et &#224; ce syst&#232;me carc&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement tient entre ses mains les plus grands espoirs des Afro-Am&#233;ricains et de la classe laborieuse en g&#233;n&#233;ral. La Black Insurgency des ann&#233;es 1960 a &#233;t&#233; capable non seulement de transformer les conditions de vie des Noirs aux Etats-Unis mais d'infl&#233;chir l'ensemble de la politique am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement de personnes noires qui d&#233;fie l'inhumanit&#233; invent&#233;e des Noirs, minant par cons&#233;quent la logique raciste qui maintient le capitalisme am&#233;ricain. M&#234;me si des sondages montrent que les Blancs continuent de se montrer confiants envers la police, ces id&#233;es, comme toutes les id&#233;es, sont fluides et ne sont pas immuables. La cl&#233; pour entamer les id&#233;es r&#233;actionnaires tient dans l'engagement dans la lutte politique, laquelle perturbe la logique dominante : celle selon laquelle les Afro-Am&#233;ricains sont inf&#233;rieurs, irresponsables et qu'ils m&#233;ritent n'importe quel traitement que la police leur inflige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des ann&#233;es 1960, des millions de jeunes gens qui commenc&#232;rent la d&#233;cennie avec une id&#233;e tr&#232;s limit&#233;e de ce que signifiait la &#171; libert&#233; &#187; en sont arriv&#233;s &#224; des conclusions tr&#232;s radicales au sujet de la nature du capitalisme des Etats-Unis. A la suite des trahisons du Parti d&#233;mocrate, de l'&#233;chec de l'Etat de garantir m&#234;me les droits les plus basiques des Noirs dans le Nord ainsi que les limites de la l&#233;gislation des droits civiques, des milliers de ces activistes devaient devenir des r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a aucune raison de ne pas penser que le m&#234;me processus soit en cours, et il est peut-&#234;tre m&#234;me plus profond en ces premiers stades du d&#233;veloppement du mouvement. M&#234;me au milieu du tumulte des ann&#233;es 1960, les derniers vestiges de l'expansion &#233;conomique de l'apr&#232;s-guerre se faisaient sentir. Actuellement, la G&#233;n&#233;ration Obama est parvenue &#224; l'&#226;ge adulte au sein d'une p&#233;riode sans fin de guerre, de r&#233;cession et d'accumulation permanente de dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'ensuit que, sous certains aspects, les r&#233;f&#233;rences r&#233;p&#233;t&#233;es au mouvement des droits civiques ne soient pas tout &#224; fait ad&#233;quates. Mais si elles devaient correspondre &#224; quelque chose, cela serait plut&#244;t que le mouvement actuellement fait face &#224; de nombreuses questions identiques &#224; celles qui forg&#232;rent la Black Power Insurgency &#224; la fin des ann&#233;es 1960 et au long des ann&#233;es 1970. L'affrontement avec le pouvoir d'Etat, la s&#233;gr&#233;gation de facto et la discrimination &#171; colorblind &#187; [pr&#233;tendument indiff&#233;rente &#224; la couleur de peau], le r&#244;le des politiques &#233;lectoralistes ainsi que les significations multiples du &#171; Black Power &#187; constituent quelques-unes des questions auxquelles font face les organisateurs en ce moment. Il s'agit d'aspects auxquels le mouvement devra se colleter dans les ann&#233;es &#224; venir, mais ils ont d&#233;j&#224; &#233;branl&#233; le statu quo politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de sa vie, Martin Luther King avait compris de quelle mani&#232;re le mouvement noir &#233;tait l'&#233;l&#233;ment moteur faisant bouillonner toute la marmite politique aux &#201;tats-Unis. Il a expliqu&#233; comment le refus des Afro-Am&#233;ricains d'accepter l'oppression pouvait transformer l'ensemble de la nation. Ses mots semblent particuli&#232;rement justes pour caract&#233;riser le moment politique dans lequel nous nous trouvons :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne suis pas triste que des Noirs am&#233;ricains se rebellent ; c'est une chose qui &#233;tait non seulement in&#233;vitable mais absolument souhaitable. Sans cette magnifique fermentation parmi les Noirs, les anciennes r&#233;ponses &#233;vasives et procrastinations auraient continu&#233; ind&#233;finiment. Les Noirs ont claqu&#233; la porte sur un pass&#233; d'&#233;touffante passivit&#233;. A l'exception des ann&#233;es de la Reconstruction [1865-1877, imm&#233;diatement apr&#232;s la guerre civile ; p&#233;riode marqu&#233;e par l'occupation militaire des &#201;tats du Sud qui avaient fait s&#233;cession et par l'introduction de certaines mesures en faveur des esclaves affranchis], ils n'ont jamais combattu, lors de leur longue histoire sur le sol am&#233;ricain, avec autant de cr&#233;ativit&#233; et de courage pour leur libert&#233;. Il s'agit l&#224; de nos ann&#233;es brillantes de naissance ; bien qu'elles soient p&#233;nibles, elles ne peuvent &#234;tre &#233;vit&#233;es [&#8230;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dissidents d'aujourd'hui affirment &#224; la majorit&#233; complaisante que le temps est venu qui fait que l'&#233;vitement des responsabilit&#233;s sociales, dans un monde en &#233;bullition, conduira au d&#233;sastre et &#224; la mort. L'Am&#233;rique n'a pas encore chang&#233; parce que tr&#232;s nombreux sont ceux qui pensent qu'elle ne doit pas changer, mais c'est l&#224; l'illusion du damn&#233;. L'Am&#233;rique doit changer parce que 23 millions de citoyens noirs ne voudront plus vivre emp&#234;tr&#233;s dans un pass&#233; mis&#233;rable. Ils ont quitt&#233; la vall&#233;e du d&#233;sespoir ; ils ont trouv&#233; la force dans la lutte. Rejoints par des alli&#233;s blancs, ils secoueront les murs de la prison jusqu'&#224; ce qu'ils s'effondrent. L'Am&#233;rique doit changer. &#187; (Publi&#233; le 13 janvier 2015 sur le site SocialistWorker.org. Traduction A l'Encontre)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Lockout au Journal de Montr&#233;al - Enjeux d'un conflit de travail</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Lockout-au-Journal-de-Montreal-Enjeux-d-un-conflit-de-travail</link>
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		<dc:date>2015-02-17T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M Editeur</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Livres et revues</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#8226; Deux ex-journalistes du Journal de Montr&#233;al nous font vivre de l'int&#233;rieur le lockout d&#233;cr&#233;t&#233; par Qu&#233;becor, qui a dur&#233; 764 jours. &#8226; Devant le capitaliste Goliath, le travailleur David a d&#251; s'avouer vaincu. &#8226; L'histoire du lockout au Journal de Montr&#233;al peut-elle servir &#224; jeter un &#233;clairage sur les m&#233;thodes d'un homme qui cherche &#224; devenir chef de parti et premier ministre ? &lt;br class='autobr' /&gt; Le 24 janvier 2009, sous la direction de Pierre Karl P&#233;ladeau, Qu&#233;becor verrouillait les portes du Journal de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L98xH150/arton20787-54054.png?1677097168' class='spip_logo spip_logo_right' width='98' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#8226; Deux ex-journalistes du Journal de Montr&#233;al nous font vivre de l'int&#233;rieur le lockout d&#233;cr&#233;t&#233; par Qu&#233;becor, qui a dur&#233; 764 jours. &#8226; Devant le capitaliste Goliath, le travailleur David a d&#251; s'avouer vaincu. &#8226; L'histoire du lockout au Journal de Montr&#233;al peut-elle servir &#224; jeter un &#233;clairage sur les m&#233;thodes d'un homme qui cherche &#224; devenir chef de parti et premier ministre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 24 janvier 2009, sous la direction de Pierre Karl P&#233;ladeau, Qu&#233;becor verrouillait les portes du Journal de Montr&#233;al. Ce lockout &#8211; geste violent et pourtant jug&#233; n&#233;cessaire par la partie patronale &#8211; s'&#233;ternisera pendant 25 longs mois, 764 jours pendant lesquels les syndiqu&#233;es, 253 journalistes et employ&#233;es de bureau, ne souhaitent qu'une chose, que s'enclenche une v&#233;ritable n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom de la convergence, craignant que les nouvelles technologies et l'informatisation de la presse &#233;crite menacent la vie de son quotidien, Pierre Karl P&#233;ladeau remet en cause les conditions de travail de ses employ&#233;es. Ses demandes sont consid&#233;rables. Il cherche l'affrontement. Finalement, l'entreprise d&#233;cr&#232;te un lockout qui force ses employ&#233;es &#224; battre le pav&#233;. Apr&#232;s 25 mois d'angoisse et de stress, seulement 62 des 253 employ&#233;es, dont une poign&#233;e de journalistes, retrouvent leur emploi. Devant le capitaliste Goliath, le travailleur David a d&#251; s'avouer vaincu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manon Guilbert et Michel Larose t&#233;moignent de l'une des plus longues batailles syndicales qu&#233;b&#233;coises dans le monde de l'information. Ayant v&#233;cu ce conflit de l'int&#233;rieur, subi ses luttes intestines, assist&#233; aux querelles pour le pouvoir, ressenti les d&#233;ceptions et les col&#232;res, les deux ex-journalistes du quotidien montr&#233;alais montrent que non seulement Qu&#233;becor a mis &#224; mort un syndicat, mais a &#233;galement tu&#233; l'&#226;me du journal et malmen&#233; la libert&#233; de la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du lockout au Journal de Montr&#233;al peut-elle servir &#224; jeter un &#233;clairage sur les m&#233;thodes d'un homme qui cherche &#224; devenir chef de parti et premier ministre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TABLE des Mati&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Avant-propos -Chapitre 1 &#8211; Un t&#233;moignage -Chapitre 2 &#8211; La marche fun&#232;bre -Chapitre 3 &#8211; La famille -Chapitre 4 &#8211; Pr&#233;paration culinaire : une sauce infecte -Chapitre 5 &#8211; Le ton de la n&#233;gociation -Chapitre 6 &#8211; La lettre qui tue -Chapitre 7 &#8211; Bas les pouces ! -Chapitre 8 &#8211; La vie des lockout&#233;es Chapitre 9 &#8211; Qu&#233;becor d&#233;plume le STIJM -Chapitre 10 &#8211; Croire dans une cause perdue -Chapitre 11 &#8211; De la collusion dans l'air -Chapitre 12 &#8211; Une image pour soi ! -Chapitre 13 &#8211;Un enjeu fondamental -Chapitre 14 &#8211; La pieuvre -Chapitre 15 &#8211; L'enterrement -Chapitre 16 &#8211; Un mod&#232;le -Annexes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les auteurEs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manon Guilbert a travaill&#233; trente-deux ans au Journal de Montr&#233;al &#224; la section Arts et Spectacles. Elle y a couvert la musique pendant des ann&#233;es pour ensuite se consacrer &#224; l'actualit&#233; litt&#233;raire d'ici et d'ailleurs. Elle a collabor&#233; &#224; de nombreux magazines et particip&#233; &#224; plusieurs &#233;missions culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Larose a travaill&#233; successivement au quotidien La Tribune, de Sherbrooke, La Voix de l'Est, de Granby, au journal Habitabec, de Montr&#233;al, puis au Journal de Montr&#233;al o&#249;, durant vingt ans, il a occup&#233; les fonctions de journaliste et de chef de pupitre &#224; la section de la nouvelle g&#233;n&#233;rale. Il a aussi collabor&#233; &#224; diff&#233;rents magazines de sport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;m.editeur@editionsm.info &lt;a href=&#034;http://www.editionsm.info/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.editionsm.info/&lt;/a&gt; Personne ressource : Richard Poulin Manon Guilbert et Michel Larose Lockout au Journal de Montr&#233;al&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En librairie le 11 f&#233;vrier 2015. Prix : 18,95 $ 184 pages format : 5,5 x 8,5 pouces ISBN : 978-2-924327-22-7&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La&#239;cit&#233; : il ne faut pas c&#233;der !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Laicite-il-ne-faut-pas-ceder</link>
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		<dc:date>2015-02-16T18:33:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alban Ketelbuters</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Alban Ketelbuters est doctorant en &#233;tudes litt&#233;raires &#224; l'UQAM, membre de l'Institut de recherches et d'&#233;tudes f&#233;ministes (IREF) &lt;br class='autobr' /&gt; Ceux qui, depuis des ann&#233;es, se d&#233;lectent et rient aux larmes des caricatures publi&#233;es par Charlie Hebdo, ceux qui partagent l'&#226;pre combat pour la la&#239;cit&#233;, pour les libert&#233;s d&#233;mocratiques les plus &#233;l&#233;mentaires, pour l'&#233;galit&#233; entre tous, contre toutes les formes d'int&#233;grisme, de communautarisme et de haine, ne peuvent que trouver r&#233;pugnante l'indignation de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Par Alban Ketelbuters est doctorant en &#233;tudes litt&#233;raires &#224; l'UQAM, membre de l'Institut de recherches et d'&#233;tudes f&#233;ministes (IREF)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ceux qui, depuis des ann&#233;es, se d&#233;lectent et rient aux larmes des caricatures publi&#233;es par Charlie Hebdo, ceux qui partagent l'&#226;pre combat pour la la&#239;cit&#233;, pour les libert&#233;s d&#233;mocratiques les plus &#233;l&#233;mentaires, pour l'&#233;galit&#233; entre tous, contre toutes les formes d'int&#233;grisme, de communautarisme et de haine, ne peuvent que trouver r&#233;pugnante l'indignation de circonstance &#8211; nationale, europ&#233;enne ou internationale &#8211; qui s'est exprim&#233;e dans la bouche des politiques. Depuis la parution des caricatures de Mahomet en 2006, en solidarit&#233; avec les dessinateurs danois menac&#233;s de mort, tout le monde avait connaissance des dangers qui pesaient sur le journal et ceux qui y travaillaient. Mais le relativisme anesth&#233;siant qui pourrit notre soci&#233;t&#233; depuis des ann&#233;es &#8211; et avec elle nombre de d&#233;mocraties occidentales, le monde anglo-saxon s'&#233;tant particuli&#232;rement illustr&#233; ces derni&#232;res semaines en refusant de montrer les caricatures pour ne pas contrarier les int&#233;gristes &#8211;, cette bien-pensance mortif&#232;re qui n'est que le masque de la l&#226;chet&#233; et de la peur, ont fait peser sur la R&#233;publique un silence de mort. Un silence coupable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si quantit&#233; de musulmans conc&#232;dent que ce massacre est le fruit d'extr&#233;mistes, nombre d'entre eux s'empressent d'ajouter que &#171; Charlie Hebdo a trop critiqu&#233; le Proph&#232;te &#187;. En somme, si douze personnes sont mortes, c'est aussi la faute du journal satirique qui aurait un peu trop blasph&#233;m&#233;. Ce raisonnement purement et simplement monstrueux qui fait porter aux terroristes et aux dessinateurs une responsabilit&#233; partag&#233;e, et qui ne manquera pas de relais dans les prochains mois, a &#233;t&#233; promu pendant des ann&#233;es par les tenants d'un diff&#233;rentialisme compassionnel, faisant des musulman-e-s de France les victimes de la R&#233;publique &#8211; victimes doublement symboliques incarnant &#224; la fois les anciens colonis&#233;s et le nouveau prol&#233;tariat &#8211;, prenant la d&#233;fense exclusive des plus int&#233;gristes d'entre eux, qualifiant l'interdiction des signes ostensibles religieux dans les &#233;coles, coll&#232;ges et lyc&#233;es publics, et celle du voile int&#233;gral dans l'espace public, de lois islamophobes et &#171; colonialistes &#187;. Ceux-l&#224; m&#234;mes qui hurlaient &#224; la &#171; stigmatisation &#187;, pour mieux r&#233;habiliter le d&#233;lit de blasph&#232;me, ont fait du journal satirique une cible de choix pour les fondamentalistes. Jeannette Bougrab, ancienne pr&#233;sidente de la HALDE (Haute autorit&#233; de lutte contre les discriminations et pour l'&#233;galit&#233;) a mille fois raison d'affirmer que &#171; ceux qui les accusaient d'islamophobie sont coupables &#187;. L'Histoire les jugera avec la plus grande rigueur. Il aura fallu que la r&#233;daction de Charlie soit massacr&#233;e au nom d'Allah pour susciter un &#233;ph&#233;m&#232;re sursaut de conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de fois avons nous pu entendre qu'il ne fallait pas &#171; heurter &#187; la sensibilit&#233; de telle ou telle communaut&#233;, et autres discours l&#233;nifiants, alors que Charlie Hebdo avait pour seul tort de faire vivre l'esprit voltairien ? De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, au nom de quoi faudrait-il &#234;tre &#171; &#224; l'&#233;coute &#187; des religieux &#8211; quels qu'ils soient &#8211; &#233;tant donn&#233; que la religion n'engage que les croyants et qu'elle ne peut, gr&#226;ce &#224; la la&#239;cit&#233;, influer sur la sph&#232;re publique ni imposer les crit&#232;res de biens&#233;ance qui sont les siens &#224; des organes de presse ind&#233;pendants ? Le philosophe Henri Pe&#241;a-Ruiz d&#233;crit avec justesse le nouveau chantage qui s'op&#232;re sous nos yeux par cette formule : &#171; Pour &#233;viter les violences criminelles, respectez la religion ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le d&#233;plore &#201;lisabeth Badinter : &#171; Aujourd'hui on sait que Charlie Hebdo incarnait la libert&#233; mais, avant-hier, on la d&#233;fendait bien mal cette m&#234;me libert&#233;. Nous avons accept&#233; bien facilement l'autocensure, le religieusement correct car la pol&#233;mique vire toujours, &#224; pr&#233;sent, &#224; la condamnation morale. Le credo a remplac&#233; le cogito. &#8216;Je pense donc je suis' est devenu secondaire par rapport &#224; &#8216;Je crois donc j'existe'. On laisse l'immense monde des croyances s'imposer &#224; la raison. On recule. Nous sommes de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale dans un processus de repli. Repliement sur les communaut&#233;s, les religions, et s&#233;paration des sexes. J'ai lu tous les matins la correspondance de Voltaire durant le proc&#232;s des caricatures de Mahomet. Je me retrouvais devant la pr&#233;sidente du tribunal pour d&#233;fendre le droit au &#8216;sacril&#232;ge', comme si l'on &#233;tait deux cent cinquante ans en arri&#232;re. Je pensais, pourtant, ces combats-l&#224; gagn&#233;s depuis longtemps. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des ann&#233;es, celles et ceux qui ont mis en exergue l'ab&#238;me fondamentaliste en France, en Europe ou en Am&#233;rique du Nord, qui n'ont cess&#233; d'alerter les politiques et l'opinion sur le repli communautariste, la crise de l'int&#233;gration, la menace int&#233;griste, et n'ont cess&#233; de d&#233;fendre corps et &#226;me le principe de la&#239;cit&#233;, ont &#233;t&#233; trait&#233;s de racistes et d'islamophobes. Combien de fois les a-t-on somm&#233;s de faire silence au nom de &#171; l'apaisement &#187; ? Aujourd'hui, la r&#233;daction de Charlie Hebdo qui n'a cess&#233; d'&#234;tre condamn&#233;e, salie, train&#233;e en justice, a &#233;t&#233; d&#233;cim&#233;e par des &#171; soldats d'Allah &#187;. Quelques jours auparavant le rappeur M&#233;dine, se d&#233;finissant lui-m&#234;me comme une &#171; islamo-racaille &#187;, appelait &#224; &#171; crucifier les la&#239;cards &#187; dans son clip Don't la&#239;k.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; tous ceux qui placent l'islam au dessus des lois d&#233;mocratiques, je r&#233;ponds ceci : pourquoi ne pas gagner les pays du Moyen-Orient, du Proche-Orient, du Maghreb, d'Afrique de l'Ouest ou du Golfe persique, o&#249; vous pourrez vivre en conformit&#233; avec les principes qui vous sont si chers ? Pourquoi ne pas gagner les territoires, et ils sont nombreux, o&#249; votre religion fait loi ? Vous pr&#233;f&#233;rez combattre de toutes vos forces l'id&#233;al universaliste de libert&#233;, d'&#233;galit&#233;, de fraternit&#233; et de la&#239;cit&#233; plut&#244;t que de combattre le sectarisme religieux et le fanatisme, dont vous &#234;tes les alli&#233;s objectifs. Vous pr&#233;f&#233;rez trainer Charlie Hebdo dans la boue plut&#244;t que soutenir Raif Badawi, qui recevait il y a peu cinquante coups de fouet devant la mosqu&#233;e al-Jafali &#224; Djeddah, pour avoir &#171; critiqu&#233; l'islam &#187;. Voil&#224; la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des ann&#233;es d'intimidations, de menaces de mort, de proc&#232;s en islamophobie, apr&#232;s l'incendie criminel de 2011 et la n&#233;cessit&#233; de faire appel &#224; la protection polici&#232;re, tous ces gens extraordinairement dr&#244;les et sans concession ont &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;s &#224; la kalachnikov en plein Paris aux cris de &#171; Allahu Akbar &#187;. Alors il n'est que temps de faire preuve de lucidit&#233; et d'en tirer toutes les cons&#233;quences. Il n'est que temps de proclamer, haut et fort, au quotidien, que nous ne capitulerons jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;paration du politique et du religieux &#8211; qui consacre le droit au blasph&#232;me &#8211; n'est pas n&#233;gociable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Et le terrorisme &#233;conomique ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Et-le-terrorisme-economique</link>
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		<dc:date>2015-02-16T14:52:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis Lagac&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On a appris r&#233;cemment que, d'apr&#232;s les autorit&#233;s canadiennes, le terrorisme &#233;tait caract&#233;ris&#233; par des actes violents motiv&#233;s par des raisons politiques, culturelles ou religieuses. Et le terrorisme &#233;conomique, a-t-on envie de r&#233;torquer ? &lt;br class='autobr' /&gt; En effet, n'est-ce pas une forme de terrorisme que de forcer des femmes et des enfants &#224; travailler dans des usines ou des mines pour un salaire d&#233;risoire ? De les enfermer et les menacer au moindre signe de protestation ? N'est-ce pas une forme de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On a appris r&#233;cemment que, d'apr&#232;s les autorit&#233;s canadiennes, le terrorisme &#233;tait caract&#233;ris&#233; par des actes violents motiv&#233;s par des raisons politiques, culturelles ou religieuses. Et le terrorisme &#233;conomique, a-t-on envie de r&#233;torquer ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En effet, n'est-ce pas une forme de terrorisme que de forcer des femmes et des enfants &#224; travailler dans des usines ou des mines pour un salaire d&#233;risoire ? De les enfermer et les menacer au moindre signe de protestation ? N'est-ce pas une forme de terrorisme que d'obliger des &#234;tres humains &#224; se vendre pour assouvir les instincts des Occidentaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-ce pas une forme de terrorisme que de dire &#224; des peuples tout entiers que la d&#233;mocratie doit s'aplatir devant le diktat des banques ? N'est-ce pas une forme de terrorisme que d'obliger les plus d&#233;munis &#224; se priver encore et encore pour satisfaire &#224; la voracit&#233; des institutions financi&#232;res qui sont responsables de leur &#233;tat ? N'est-ce pas une forme de terrorisme que de pr&#233;tendre qu'il n'y a pas d'autres moyens d'&#233;quilibrer le budget que d'enlever aux plus pauvres pour &#233;pargner les plus riches ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-ce pas une forme de terrorisme que de faire vivre des gens dans la crainte de perdre le peu qu'ils re&#231;oivent s'ils ont le malheur de se mettre en colocation pour partager les d&#233;penses ? N'est-ce pas une forme de terrorisme que de transformer les soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat dont le but devrait &#234;tre d'assurer un service &#224; frais raisonnables en entreprises vou&#233;es au profit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-ce pas une forme de terrorisme que de transformer toute l'interaction humaine du milieu de la sant&#233; en op&#233;ration comptable sans tenir compte du temps n&#233;cessaire au r&#233;confort affectif si important dans la gu&#233;rison ou le soin, tout &#231;a pour r&#233;duire les co&#251;ts ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant qu'on nous divertit avec des lois qui ont pour but de nous surveiller davantage sous pr&#233;texte de nous prot&#233;ger, le terrorisme le plus grave qui nous affecte, c'est le terrorisme &#233;conomique et sa violence extr&#234;me est quotidienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Coupe &#224; blanc dans la recherche universitaire en for&#234;t</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Coupe-a-blanc-dans-la-recherche-universitaire-en-foret</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Coupe-a-blanc-dans-la-recherche-universitaire-en-foret</guid>
		<dc:date>2015-02-15T14:09:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louis Bernier, Pierre Drapeau</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique d'aust&#233;rit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Politique d'aust&#233;rit&#233; et r&#233;sistances populaires</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des annonces de compressions budg&#233;taires qui affectent l'enseignement dans les universit&#233;s, le gouvernement du Qu&#233;bec est &#233;galement pr&#234;t &#224; compromettre la recherche universitaire. C'est le cas de la recherche en for&#234;t. En effet, le gouvernement a aboli le Programme de recherche en partenariat sur l'am&#233;nagement et l'environnement forestiers, un programme de financement du Fonds de recherche du Qu&#233;bec - Nature et technologies (FRQNT). &lt;br class='autobr' /&gt; Il a aussi annonc&#233; que le programme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des annonces de compressions budg&#233;taires qui affectent l'enseignement dans les universit&#233;s, le gouvernement du Qu&#233;bec est &#233;galement pr&#234;t &#224; compromettre la recherche universitaire. C'est le cas de la recherche en for&#234;t. En effet, le gouvernement a aboli le Programme de recherche en partenariat sur l'am&#233;nagement et l'environnement forestiers, un programme de financement du Fonds de recherche du Qu&#233;bec - Nature et technologies (FRQNT).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a aussi annonc&#233; que le programme d'appui &#224; la recherche foresti&#232;re dans les r&#233;gions, un programme g&#233;r&#233; par le minist&#232;re des For&#234;ts, de la Faune et des Parcs (MFFP) &#233;tait annul&#233;. Ces deux programmes de recherche &#233;taient financ&#233;s en partie par les redevances foresti&#232;res pay&#233;es par l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision appara&#238;t pr&#233;occupante quant &#224; la place du secteur forestier qu&#233;b&#233;cois sur les march&#233;s internationaux et &#224; son r&#244;le cl&#233; dans l'&#233;conomie des r&#233;gions. Elle a cr&#233;&#233; une onde de choc au sein de la communaut&#233; scientifique, notamment au Centre d'&#233;tude de la for&#234;t (CEF), le plus important centre de recherche interuniversitaire en sciences foresti&#232;res d'Am&#233;rique du Nord. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recherches du CEF ont exerc&#233; une influence directe sur les politiques publiques de gestion durable des for&#234;ts au Qu&#233;bec, particuli&#232;rement en ce qui a trait &#224; l'approche d'am&#233;nagement &#233;cosyst&#233;mique de la for&#234;t, qui est au coeur de la nouvelle Loi sur l'am&#233;nagement durable du territoire forestier. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233; sur la coop&#233;ration entre le gouvernement, l'industrie et le milieu acad&#233;mique, le Programme du FRQNT existait depuis 2000. Il a contribu&#233; &#224; la formation d'une expertise de pointe, formant plusieurs centaines de dipl&#244;m&#233;s de ma&#238;trise et doctorat dont plusieurs occupent aujourd'hui des emplois cl&#233;s dans l'industrie foresti&#232;re, les minist&#232;res et les universit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, ce programme a d&#233;velopp&#233; une culture unique de collaboration entre les intervenants forestiers autour d'une approche de &#171; recherche-action &#187;, o&#249; la connaissance scientifique est porteuse de solutions adapt&#233;es aux exigences du 21e si&#232;cle en gestion durable des for&#234;ts, facilitant ainsi le passage de la science &#224; l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un effet direct sur le d&#233;veloppement des r&#233;gions foresti&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, l'annulation du programme du MFFP compromet directement les partenariats r&#233;gionaux &#233;tablis entre l'industrie foresti&#232;re, les universit&#233;s et le gouvernement au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie. Ces partenariats ont servi de levier pour l'obtention de fonds de recherche provenant des programmes f&#233;d&#233;raux. Les chaires de recherche en Abitibi-T&#233;miscamingue, sur la C&#244;te-Nord, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gasp&#233;sie sont des exemples de partenariats qui ont &#233;t&#233; g&#233;n&#233;rateurs d'emplois hautement sp&#233;cialis&#233;s et de qualit&#233; en r&#233;gion. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il appara&#238;t urgent que le gouvernement du Qu&#233;bec maintienne son programme de soutien de la recherche et du d&#233;veloppement r&#233;gional en foresterie afin de garantir l'avenir de ces partenariats. C'est une condition essentielle pour acc&#233;der au financement f&#233;d&#233;ral soutenant les partenariats industrie-universit&#233;. Dans un contexte o&#249; les ressources sont limit&#233;es, il est imp&#233;ratif que le Qu&#233;bec obtienne sa part des fonds f&#233;d&#233;raux. Ces fonds ont permis par le pass&#233; d'injecter annuellement des millions de dollars en recherche et d&#233;veloppement dans les r&#233;gions du Qu&#233;bec. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Composante incontournable de l'am&#233;nagement durable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie, le gouvernement du Qu&#233;bec a r&#233;alis&#233; un virage majeur avec l'adoption de la Loi sur l'am&#233;nagement durable du territoire forestier qui confirme l'intention du l&#233;gislateur d'attribuer un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant &#224; la recherche scientifique dans le secteur forestier. Ce virage a contribu&#233; &#224; sa position concurrentielle sur les march&#233;s internationaux, notamment en ce qui a trait &#224; la certification environnementale des territoires r&#233;colt&#233;s. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces normes environnementales exigent des pratiques d'am&#233;nagement fond&#233;es sur des connaissances scientifiques du fonctionnement des &#233;cosyst&#232;mes forestiers. Cette certification est soumise &#224; une &#233;valuation r&#233;currente qui exige la mise &#224; jour des connaissances scientifiques sur la for&#234;t. La d&#233;cision du gouvernement du Qu&#233;bec d'abandonner le financement de la recherche universitaire est non seulement &#224; contre-courant de la mise en oeuvre de sa nouvelle loi, qui mise sur le savoir scientifique pour innover, mais elle fragilise &#233;galement le secteur forestier sur les march&#233;s internationaux. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenir le financement de la recherche en for&#234;t n'est donc pas un luxe dont on peut se passer en p&#233;riode de rigueur budg&#233;taire, mais repr&#233;sente en fait une garantie que le gouvernement souscrit de fa&#231;on tangible &#224; une gestion durable de la for&#234;t. Le gouvernement du Qu&#233;bec doit r&#233;tablir ces deux programmes de soutien &#224; la recherche foresti&#232;re au b&#233;n&#233;fice du secteur forestier et des r&#233;gions du Qu&#233;bec. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs sont codirecteurs du Centre d'&#233;tude de la for&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un collectif de 51 professeur(e)s-chercheur(e)s du Centre d'&#233;tude de la for&#234;t ont cosign&#233; la lettre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Non au port p&#233;trolier &#224; L&#233;vis</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Non-au-port-petrolier-a-Levis</link>
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		<dc:date>2015-02-14T14:45:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Qu&#233;bec solidaire-L&#233;vis</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte contre les &#233;nergies fossiles</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est avec joie et consternation que Qu&#233;bec solidaire-L&#233;vis a pris connaissance de la sortie m&#233;diatique hier du maire Lehouillier &#224; l'effet de refuser au projet &#201;nergie-Est de TransCanada Pipeline un terminal p&#233;trolier sur le territoire de L&#233;vis... pour l'instant. &lt;br class='autobr' /&gt; En effet, malgr&#233; sa position apparemment forte &#171; CONTRE &#187; ce terminal portuaire, M. Lehouillier a bien pris soin de ne s'en tenir qu'&#224; l'aspect &#233;conomique et fiscal du projet, comme s'il lan&#231;ait au promoteur une perche de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est avec joie et consternation que Qu&#233;bec solidaire-L&#233;vis a pris connaissance de la sortie m&#233;diatique hier du maire Lehouillier &#224; l'effet de refuser au projet &#201;nergie-Est de TransCanada Pipeline un terminal p&#233;trolier sur le territoire de L&#233;vis... pour l'instant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En effet, malgr&#233; sa position apparemment forte &#171; CONTRE &#187; ce terminal portuaire, M. Lehouillier a bien pris soin de ne s'en tenir qu'&#224; l'aspect &#233;conomique et fiscal du projet, comme s'il lan&#231;ait au promoteur une perche de n&#233;gociation par m&#233;dias interpos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mollesse de l'argumentation du maire Lehouillier est d&#233;cevante et m&#234;me suspecte : il souligne l'absence d'acceptabilit&#233; sociale alors m&#234;me qu'il refuse une consultation formelle des citoyens par voie de r&#233;f&#233;rendum.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas un mot sur les risques de d&#233;versement dans le fleuve, o&#249; L&#233;vis prend pourtant son eau potable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas un mot sur la s&#233;curit&#233; de l'ol&#233;oduc lui-m&#234;me, qui traversera pourtant la municipalit&#233; de part en part sur 50 kilom&#232;tres, terminal p&#233;trolier ou pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas un mot sur des garanties financi&#232;res solides et concr&#232;tes pour garantir le d&#233;mant&#232;lement du &#171; tuyau &#187; &#224; la fin de sa vie utile, ou pour couvrir les dommages cons&#233;cutifs &#224; une catastrophe toujours possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, il prend la peine d'insister sur le fait que L&#233;vis fait d&#233;j&#224; sa part avec deux installations portuaires p&#233;troli&#232;res, Valero et Rabaska, alors que Rabaska n'existe tout simplement pas du tout dans la r&#233;alit&#233; ! Doit-on comprendre alors qu'un deuxi&#232;me port p&#233;trolier serait &#224; ses yeux possible et appropri&#233;, en remplacement de Rabaska ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, contre toute attente et tout bon sens, le projet devait aller de l'avant, Qu&#233;bec solidaire-L&#233;vis exige la tenue d'une consultation publique formelle pour en mesurer l'&#171; acceptabilit&#233; sociale &#187;. Pour Qu&#233;bec solidaire-L&#233;vis, le d&#233;p&#244;t en fiducie d'une garantie d'au moins 1 milliard$pour se pr&#233;munir contre toute faillite du promoteur, est un incontournable. Qu&#233;bec solidaire-L&#233;vis estime n&#233;cessaire la consignation par &#233;crit des belles paroles du maire Lehouillier au moyen d'une r&#233;solution du Conseil municipal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&#233;bec solidaire-L&#233;vis prend clairement position contre le passage de l'ol&#233;oduc &#201;nergie-Est sur le territoire de L&#233;vis, car aucun avantage significatif pour la communaut&#233; n'a &#224; ce jour &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; pour ce projet destin&#233; exclusivement &#224; l'exportation, alors que les risques pour les citoyens sont, eux, bien r&#233;els et confirm&#233;s. C'est le seul parti &#224; reconnaitre que tous les risques sont du c&#244;t&#233; de la Ville et de la population, qu'il s'agisse d'un d&#233;versement majeur accidentel ou criminel, ou qu'il s'agisse du suintement chronique et continu, souterrain et invisible, d'une liqueur toxique et puante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la plan&#232;te croule sous les assauts de polluants de toutes sortes parterre, parmer et par les airs et que trop peu d'efforts sont consentis pour inventer et d&#233;velopper des alternatives au p&#233;trole, rien n'oblige &#224; sortir du sol et &#224; d&#233;penser &#224; toute vitesse, et &#224; n'importe quel prix, une ressource &#233;nerg&#233;tique fossile de grande valeur lorsque correctement exploit&#233;e, au surplus non renouvelable. Au contraire, la ressource p&#233;troli&#232;re peut rester dans le sol au b&#233;n&#233;fice des g&#233;n&#233;rations futures, et ne devrait &#234;tre exploit&#233;e qu'avec finesse et parcimonie dans l'attente de technologies futures plus propres et plus efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normand Lemyre, critique de Qu&#233;bec solidaire-L&#233;vis en mati&#232;re d'Environnement L&#233;vis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le capitalisme canadien soluble dans l'imp&#233;rialisme</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-capitalisme-canadien-soluble-dans-l-imperialisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-capitalisme-canadien-soluble-dans-l-imperialisme</guid>
		<dc:date>2015-02-13T13:01:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Beaudet</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Blogues</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-02-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; prime abord, le Canada ne semble gu&#232;re se qualifier comme pays imp&#233;rialiste. Il ne domine aucun autre pays politiquement ou &#233;conomiquement. Il n'a pas la capacit&#233; militaire et diplomatique pour prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts des multinationales canadiennes &#224; l'&#233;tranger. Son &#233;conomie est structurellement li&#233;e &#224; celle des &#201;tats-Unis, tant par les d&#233;bouch&#233;s pour ses produits que par l'interconnexion des conseils d'administration d'entreprises, dont bon nombre sont des filiales. Tout au long de son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-02-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-02-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton20849-a9f6e.jpg?1714371939' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; prime abord, le Canada ne semble gu&#232;re se qualifier comme pays imp&#233;rialiste. Il ne domine aucun autre pays politiquement ou &#233;conomiquement. Il n'a pas la capacit&#233; militaire et diplomatique pour prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts des multinationales canadiennes &#224; l'&#233;tranger. Son &#233;conomie est structurellement li&#233;e &#224; celle des &#201;tats-Unis, tant par les d&#233;bouch&#233;s pour ses produits que par l'interconnexion des conseils d'administration d'entreprises, dont bon nombre sont des filiales. Tout au long de son histoire, le Canada a plut&#244;t subi les pressions des imp&#233;rialismes britannique et &#233;tatsunien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, une classe capitaliste autochtone d&#233;sireuse de poursuivre ses propres int&#233;r&#234;ts est parvenue &#224; se constituer. Assez rapidement, ses activit&#233;s ont d&#233;bord&#233; les fronti&#232;res nationales, appliquant les mod&#232;les d'affaires utilis&#233;s par les autres puissances &#233;conomiques. L'expansion &#224; l'&#233;tranger de ces capitaux s'est surtout orient&#233;e dans les finances, avec l'implication des banques canadiennes dans les Cara&#239;bes, mais aussi dans les utilit&#233;s publiques, parall&#232;lement &#224; leur d&#233;veloppement &#224; domicile. Le cas de Brascan, une entreprise canadienne implant&#233;e pendant plusieurs ann&#233;es au Br&#233;sil, vient &#224; l'esprit. Ce conglom&#233;rat, surnomm&#233; &#171; la pieuvre canadienne &#187; par les Br&#233;siliens, contr&#244;lait la production d'&#233;lectricit&#233; et de gaz, les transports urbains, les t&#233;l&#233;phones. Il avait un pied dans la plupart des branches industrielles avant son d&#233;sengagement et ne se g&#234;nait pas pour collaborer avec la dictature militaire alors en place au Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus r&#233;cemment, les transformations affectant l'environnement &#233;conomique, un processus qu'on peut condenser sous le vocable de mondialisation n&#233;olib&#233;rale, ont fourni au capital canadien un tremplin pour une expansion ext&#233;rieure sans pr&#233;c&#233;dent. Cette expansion se fait dans des domaines aussi vari&#233;s que les t&#233;l&#233;communications, le commerce de d&#233;tail, mais aussi les ateliers de mis&#232;re en Am&#233;rique centrale. Pour l'essentiel, ces investissements directs canadiens se concentrent dans trois domaines : les finances et assurances, les industries extractives et la gestion des soci&#233;t&#233;s. En termes de valeur marchande, ces investissements directs totalisent plus de 1 258 milliards de dollars, auxquels il faut ajouter les investissements de portefeuille (1 273 milliards). Tant et si bien que le Canada commence &#224; afficher depuis la fin de 2013 une position d'actif net dans son bilan des investissements internationaux. Dit autrement, le Canada est en passe de devenir un pays rentier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements successifs &#224; Ottawa, lib&#233;raux ou conservateurs, ont mis l'&#233;paule &#224; la roue pour appuyer ce mouvement. Outre les mesures de d&#233;r&#233;glementation, ils ont aboli les restrictions sur les placements &#224; l'&#233;tranger des fonds de pensions au d&#233;but des ann&#233;es 2000, multipli&#233; les accords bilat&#233;raux de libre circulation des biens et des capitaux, encourag&#233; &#171; l'inversion fiscale &#187; &#224; l'avantage des multinationales am&#233;ricaines en abaissant &#224; 15 % le taux d'imposition des profits, facilit&#233; l'&#233;vasion fiscale en signant plusieurs conventions avec des &#238;les antillaises reconnues comme paradis fiscaux. Est-il normal que trois de ces localit&#233;s (la Barbade, les &#206;les Ca&#239;mans et les Bermudes) absorbent plus de 100 milliards de placements canadiens ? Doit-son s'interroger sur le fait que le Luxembourg, avec 30 milliards d'investissements, se classe au second rang derri&#232;re la Grande Bretagne comme principale destination europ&#233;enne des investissements directs canadiens ? Au moment o&#249; le gouvernement se dit p&#233;nalis&#233; par la perte de revenus, comment se fait-il qu'on permette ce d&#233;tournement de fonds sur une aussi grande &#233;chelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, le Canada s'est constitu&#233; comme un relais privil&#233;gi&#233; pour les capitaux d'un peu partout en offrant aux soci&#233;t&#233;s mini&#232;res une l&#233;gislation de complaisance, comme le Panama pour l'enregistrement des navires. En effet, en raison du laxisme dans la d&#233;termination du statut de compagnie canadienne et de la d&#233;faillance du gouvernement canadien concernant des activit&#233;s &#224; l'&#233;tranger de ses citoyens corporatifs, les capitaux miniers du monde entier transitent par le Canada. En effet, 60 % de la capitalisation boursi&#232;re mondiale de l'industrie passe par les places financi&#232;res canadiennes. Les trois quarts des soci&#233;t&#233;s d'exploration et d'exploitation mini&#232;re de la plan&#232;te transig&#233;es en bourse ont leur si&#232;ge social au Canada. Sans doute cela fait mousser les indices boursiers, mais cela d&#233;bouche aussi, dans de nombreux cas, sur des comportements d&#233;linquants qui sont condamn&#233;s et condamnables : destruction de l'environnement et de terres agricoles, d&#233;racinement de populations, m&#233;pris des populations locales, complicit&#233; dans des activit&#233;s qui violent les droits humains, utilisation de milices paramilitaires pour prot&#233;ger les sites miniers, exactions de tout genre, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nos jours, l'imp&#233;rialisme s'apparente davantage &#224; un syst&#232;me mondial de rapports de domination et d'exploitation. Les capitalistes canadiens, tout en poursuivant leurs int&#233;r&#234;ts propres, profitent de ce syst&#232;me, tout en contribuant &#224; sa consolidation, au point de tendre &#224; s'y dissoudre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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