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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Bouleversement politique consid&#233;rable dans l'&#201;tat espagnol</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Bouleversement-politique-considerable-dans-l-Etat-espagnol</link>
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		<dc:date>2015-12-21T21:17:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Richard Neuville</dc:creator>


		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-12-15</dc:subject>
		<dc:subject>Elections espagnoles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;lections g&#233;n&#233;rales (Congr&#232;s et S&#233;nat) ont vu une augmentation significative de la participation puisqu'elle s'&#233;l&#232;ve &#224; 73,2% (+4,26% par rapport &#224; 2011), ce qui correspond &#224; 683 000 &#233;lecteur-trice-s suppl&#233;mentaires. Les r&#233;sultats r&#233;v&#232;lent un bouleversement important du paysage politique dans le pays avec trois enseignements principaux : fin de la domination du bipartisme, &#233;mergence de nouvelles forces politiques : Podemos (et ses alli&#233;s) et Ciudadanos &#224; l'&#233;chelle du pays, marginalisation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2015-12-15-+" rel="tag"&gt;Edition du 2015-12-15&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH91/arton24659-e8fe3.jpg?1679048114' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;lections g&#233;n&#233;rales (Congr&#232;s et S&#233;nat) ont vu une augmentation significative de la participation puisqu'elle s'&#233;l&#232;ve &#224; 73,2% (+4,26% par rapport &#224; 2011), ce qui correspond &#224; 683 000 &#233;lecteur-trice-s suppl&#233;mentaires. Les r&#233;sultats r&#233;v&#232;lent un bouleversement important du paysage politique dans le pays avec trois enseignements principaux : fin de la domination du bipartisme, &#233;mergence de nouvelles forces politiques : Podemos (et ses alli&#233;s) et Ciudadanos &#224; l'&#233;chelle du pays, marginalisation de Izquierda Unida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site d'Ensemble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin du bipartisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Parti populaire (PP) remporte les &#233;lections g&#233;n&#233;rales dans l'&#201;tat espagnol, il n'obtient qu'une majorit&#233; relative au Congr&#232;s : 28,72% et 123 si&#232;ges mais conserve cependant la majorit&#233; absolue au S&#233;nat (124 si&#232;ges sur 208). Cependant, il se trouve dans l'impossibilit&#233; de gouverner seul et les alliances possibles restent tr&#232;s hypoth&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) se classe deuxi&#232;me et obtient 22,01 % des suffrages et 90 si&#232;ges. Ces deux formations perdent respectivement 15,9% et 6,72% et 5 millions de voix par rapport aux &#233;lections de 2011 o&#249; elles rassemblaient 73,5% des voix apr&#232;s avoir d&#233;j&#224; perdu 10 points lors des pr&#233;c&#233;dents en 2008 (83,81%), cela se traduit par une chute de 33 points en sept ann&#233;es. Le PP l'emporte dans une grande majorit&#233; de provinces (37/50) mais il reste tr&#232;s distanc&#233; en Catalogne et en Euskadi ou les nationalistes de droite en net recul ne l'emportent qu'en V&#237;zcaya (Bilbao) pour le Parti nationaliste basque (PNV) et dans les provinces de Lleida et Girona pour Democr&#224;cia i Llibertat (nouvelle coalition autour de Converg&#232;ncia Democr&#224;tica de Catalunya (CDC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSOE n'est en t&#234;te que dans ses derniers bastions : Estr&#233;madure et Andalousie mais il ne devance le PP que dans les provinces de Badajoz, Cordoue, Cadix, Huelva, Ja&#233;n et S&#233;ville (2 r&#233;gions et 6 provinces), il est d&#233;pass&#233; par le PP &#224; Grenade. Les &#233;lections du 20 d&#233;cembre mettent un terme &#224; 35 ann&#233;es de bipartisme, le PP et le PSOE enregistrent leurs plus faibles scores de leur histoire et depuis le d&#233;but de la &#171; transition d&#233;mocratique &#187;, c'est le premier enseignement qu'il faut tirer de cette consultation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Confirmation de Podemos et de Ciudadanos&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;lection a vu l'&#233;mergence de deux nouvelles formations : Podemos et Ciudadanos qui ont chamboul&#233; totalement le paysage politique dans l'&#201;tat espagnol. Ces deux formations recueillent respectivement 5 189 333 voix (20,66%) et 69 si&#232;ges et 3 500 446 voix (13,93%) et 40 si&#232;ges. Elles repr&#233;sentent aujourd'hui un peu plus du tiers de l'&#233;lectorat. En un peu moins de deux ann&#233;es (cr&#233;ation en janvier 2014), Podemos est parvenu &#224; s'imposer apr&#232;s son &#233;mergence lors des &#233;lections europ&#233;ennes (7,97% - 5 si&#232;ges) en juin 2014, cette formation poursuit sa progression, 14,3% lors des &#233;lections r&#233;gionales de mai 2015 et l'&#233;lection de 133 d&#233;put&#233;-e-s r&#233;gionaux (avec ceux obtenus deux mois plus t&#244;t en Andalousie) et la conqu&#234;te de plusieurs villes parfois dans le cadre d'alliances, telles que Barcelone (En com&#250;), Cadix, Madrid, La Corogne (Marea Atl&#225;ntica), Valencia (Compromis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos et ses alli&#233;s l'emportent dans quatre provinces de Catalogne et d'Euskadi. La coalition En Com&#250; Podem (Podem Catalunya, Iniciativa per Catalunya Verds, Esquerra Unida i Alternativa, Equo y Barcelona en Com&#250;) est largement en t&#234;te en Catalogne avec 24,74% avec pr&#232;s de neuf points d'avance sur l'Esquerra republicana de Catalunya (ERC) (15,98%). Elle domine largement dans les provinces de Barcelone (26,91%) et Tarragone (20,65%). C'est un r&#233;sultat d'une port&#233;e consid&#233;rable en Catalogne, il est aussi le r&#233;sultat d'une accumulation de forces et d'exp&#233;rimentations importantes depuis plus d'une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos-Ahal-Du est en t&#234;te en Euskadi en terme de voix avec pr&#232;s de 26% et dans deux provinces sur trois de cette r&#233;gion : &#193;lava (Victoria) et Guip&#250;zcoa (San S&#233;bastian) mais obtient un &#233;lu de moins que le PNV (5 contre 6). A noter qu'EH-Bildu (Gauche nationaliste abertzale) n'obtient que 2 si&#232;ges avec 15,07% des voix en Euskadi, bien loin du score d'Amaiur en 2011 (7 &#233;lu-e-s). Il y a visiblement eu un transfert de voix vers Podemos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos-Compromis obtient 27% dans la province de Valence. En Galice, la coalition avec les nationalistes et gauche unie : Podemos-En Marea-ANOVA-EU obtient un excellent r&#233;sultat avec 25% et m&#234;me 28% dans la province de Pontevedra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le discours de Podemos est ambigu sur la question nationale et d'ind&#233;pendance des r&#233;gions historiques (Catalogne, Euskadi et Galice), il y a un certain paradoxe dans les r&#233;sultats. L&#224; o&#249; les forces nationalistes sont les plus fortes, elles obtiennent des r&#233;sultats assez faibles. Les nationalistes de droite de Democr&#224;cia i Llibertat termine 4e avec 15% des voix et leur alli&#233; &#224; la r&#233;gion ERC 16% en Catalogne. Indubitablement, les &#233;lecteur-trice-s ont opt&#233; pour des choix tr&#232;s diff&#233;rents que pour les &#233;lections r&#233;gionales. Cependant, il convient de relever que les scores importants se situent dans le prolongement de campagnes unitaires larges lors des municipales, c'est significatif en catalogne et en Galice. Podemos n'a accept&#233; des alliances que dans les r&#233;gions historiques et dans la communaut&#233; de Valence (qui a &#233;galement un statut particulier et une langue reconnue officiellement). Les n&#233;gociations avec la Gauche unie n'ont pas abouti et Iglesias ne souhaitait que le d&#233;bauchage du jeune leader de IU, Alberto Garz&#243;n. Les bons r&#233;sultats de Podemos se traduisent &#233;galement par sa deuxi&#232;me place dans la communaut&#233; de Madrid (20,86%) derri&#232;re le PP, dans la Communaut&#233; de Valence, en Galice, aux Bal&#233;ares, aux Canaries et en Navarre. Toutefois, le vote de Podemos reste principalement un vote urbain, il est assez faible en Castilla La Mancha et Castilla y Le&#243;n o&#249;, avec le mode de scrutin, il n'obtient respectivement qu'un et trois si&#232;ges. Le PSOE en obtenant trois fois plus avec seulement 7% des voix en plus. Il n'est pas implant&#233; dans les zones rurales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos r&#233;alise une r&#233;elle perc&#233;e et remporte largement son pari, m&#234;me s'il ne devance pas le PSOE et que le dessein initial de la fulgurance pour parvenir au pouvoir ne se concr&#233;tise pas. A noter le renversement de tendance entre Podemos et Ciudadanos au cours des derni&#232;res semaines de la campagne. Ce r&#233;sultat est un &#233;v&#233;nement important pour l'&#233;tat espagnol et pour toute la gauche radicale en Europe, qu'il importe d'analyser pour en tirer des enseignements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ciudadanos (C's) n'est pas &#224; proprement parl&#233; un nouveau parti puisqu'il a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 2005 en Catalogne o&#249; il s'est d'abord pr&#233;sent&#233; aux diverses &#233;lections. Il se caract&#233;rise notamment par son opposition &#224; l'autonomie accrue des r&#233;gions historiques et en faveur de l'unit&#233; de l'Espagne, il condamne fortement la corruption des forces du bipartisme. Il n'a d&#233;cid&#233; son expansion nationale qu'en 2014, ann&#233;e o&#249; il a obtenu deux postes de d&#233;put&#233;s europ&#233;ens. En mai 2015, il a obtenu 93 si&#232;ges de d&#233;put&#233;-e-s r&#233;gionaux et 1 527 si&#232;ges de conseiller-&#232;re-s municipaux mais il a surtout cr&#233;&#233; la surprise en devenant la deuxi&#232;me force en Catalogne lors des &#233;lections autonomes (17,9%) de septembre dernier. Il ne parvient cependant pas &#224; r&#233;ussir la perc&#233;e que les sondages semblaient indiquer (jusqu'&#224; 21,5% &#224; la mi-octobre). Son score le situe bien en de&#231;&#224; avec 13,93% m&#234;me si ses 40 d&#233;put&#233;s auront un r&#244;le important, il est le grand perdant de cette &#233;lection. C's a indiqu&#233; qu'il ne participerait pas &#224; une coalition avec le PP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La marginalisation de la Gauche unie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche unie (IU), qui se pr&#233;sentait sous l'&#233;tiquette &#171; Unidad popular en Com&#250;n &#187;, elle obtient 923 000 voix (3,67% des suffrages) et deux d&#233;put&#233;s &#233;lus &#224; Madrid. Elle retrouve le nombre de d&#233;put&#233;s qu'elle avait obtenu en 2008. En 2011, profitant des effets de la crise et l'absence d'autres forces de gauche critique, elle avait pu rebondir en obtenant 6,92% et 11 si&#232;ges. Il n'y aura plus de repr&#233;sentant-e-s d'IU pour l'Andalousie ou les Asturies (deux bastions historiques). L&#224; o&#249; IU n'est pas en alliance avec Podemos comme en Catalogne et Galice, elle s'&#233;croule ou ne r&#233;siste que dans des endroits tr&#232;s localis&#233;s. Comme les formations en dehors du bipartisme, IU est p&#233;nalis&#233; par le mode de scrutin proportionnel par province. Il lui faut 461 000 voix pour obtenir un poste quand le PP en a besoin que de 58 600. L'avenir s'annonce difficile pour cette formation car elle se retrouve aujourd'hui largement concurrenc&#233;e par Podemos et risque d'&#234;tre marginalis&#233;e sans qu'il y ait, cette fois, une possibilit&#233; de rebond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel gouvernement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques heures apr&#232;s un scrutin qui a boulevers&#233; consid&#233;rablement le paysage politique dans l'&#201;tat espagnol, il est pr&#233;matur&#233; de pr&#233;voir la composition de la nouvelle majorit&#233; et du nouveau gouvernement. Diff&#233;rents scenarii sont possibles mais les n&#233;gociations risquent de se prolonger. Aujourd'hui, le PSOE a confirm&#233; qu'il ne votera pas l'investiture du PP, Ciudadanos indique qu'il s'abstiendra, Pablo Iglesias conditionne son soutien au PSOE &#224; la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum catalan et valorise le caract&#232;re plurinational de l'&#201;tat (les r&#233;sultats en Catalogne et en Euskadi semblent avoir infl&#233;chi sa position). L'hypoth&#232;se d'un gouvernement PP/PSOE n'est pas &#224; &#233;carter&#8230; Elle entra&#238;nerait assur&#233;ment un &#233;clatement du PSOE et une recomposition politique &#224; gauche. Mais pour l'instant, nous n'en sommes qu'au stade des hypoth&#232;ses&#8230; et rien n'est moins s&#251;r qu'une possibilit&#233; se concr&#233;tise&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annexes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultats Congr&#232;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parti populaire : 28,72% (123 s) (-63)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PSOE : 22,01% (90s) (-20) Le pire score depuis la transition&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos : 20,66% (69s) p&#233;nalis&#233; par le mode de scrutin proportionnel par province&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ciudadanos : 13,93% (40s)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ERC (Gauche r&#233;publicaine de Catalogne) : 2,4% (9s)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DL (Democr&#224;cia i Llibertat &#8211;ex Convergencia &#8211; nationalistes de centre-droit) : 2,26% (8s)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PNV (Parti nationaliste basque &#8211;centre-droit) : 1,21% (6s)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unidad Popular &#8211;Izquierda unida : 3,67% (2s) obtenus &#224; Madrid&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EH-Bildu (Gauche nationaliste abertzale) : 0,88% (2s) -7&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coalition canarienne : 0,31% (1s)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultats au S&#233;nat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PP remporte 124 si&#232;ges (-12), le PSOE 47 (-1), Podemos 16, ERC 6, DL 6, PNV 6, CCA-PNC 1.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Etat espagnol. Podemos s'attribue la d&#233;route du bipartisme</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Etat-espagnol-Podemos-s-attribue-la-deroute-du-bipartisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Etat-espagnol-Podemos-s-attribue-la-deroute-du-bipartisme</guid>
		<dc:date>2015-12-21T21:17:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alejandro L&#243;pez de Miguel</dc:creator>


		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2015-12-15</dc:subject>
		<dc:subject>Elections espagnoles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le parti [Podemos] obtient plus de cinq millions de suffrages, 400'000 de moins que le PSOE. &#171; A chaque nouvelle &#233;lection, les forces du changement progressent &#187;, affirme Pablo Iglesias, qui promet que ses 69 d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s &#171; tendront la main &#224; toutes les forces &#187; afin de r&#233;former la Constitution, introduisant dans le texte un &#171; blindage &#187; des droits sociaux, la r&#233;forme de la loi &#233;lectorale et la r&#233;vocabilit&#233; du pr&#233;sident du gouvernement &#224; mi-mandat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; par &#192; l'encontre. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Aujourd'hui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH83/arton24658-19bab.jpg?1679048113' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le parti [Podemos] obtient plus de cinq millions de suffrages, 400'000 de moins que le PSOE. &#171; A chaque nouvelle &#233;lection, les forces du changement progressent &#187;, affirme Pablo Iglesias, qui promet que ses 69 d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s &#171; tendront la main &#224; toutes les forces &#187; afin de r&#233;former la Constitution, introduisant dans le texte un &#171; blindage &#187; des droits sociaux, la r&#233;forme de la loi &#233;lectorale et la r&#233;vocabilit&#233; du pr&#233;sident du gouvernement &#224; mi-mandat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; par &#192; l'encontre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui une nouvelle Espagne est n&#233;e, celle qui met un terme au syst&#232;me de l'alternance [PP-PSOE]. &#187; Pablo Iglesias, dirigeant de Podemos, a &#233;chang&#233; ses sourcils fronc&#233;s par le sourire afin d'&#233;valuer les r&#233;sultats des &#233;lections g&#233;n&#233;rales de ce dimanche 20 d&#233;cembre 2015, dans lesquelles sa formation et ses &#171; marques &#187; territoriales [alliances de diverses forces dans lesquelles s'ins&#232;rent Podemos, comme En Marea en Galice ou En Com&#250;-Podem en Catalogne] ont re&#231;u 5'142'075 suffrages et 69 si&#232;ges au Congr&#232;s des d&#233;put&#233;s, ce qui fait de Podemos la troisi&#232;me force politique, avec 400'000 voix de moins que le PSOE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos s'attribue le coup de hache port&#233; au bipartisme. Suite &#224; ce coup, la formation fixe trois conditions &#171; urgentes et imp&#233;ratives &#187; afin de r&#233;aliser un accord d'investiture du candidat du PSOE, Pedro S&#225;nchez, [&#224; la pr&#233;sidence] ainsi que pour examiner tout autre sc&#233;nario. &#171; Il n'est pas question de discuter d'accords avec des partis, mais plut&#244;t de r&#233;formes constitutionnelles &#187;, affirme Iglesias, entour&#233; de ses plus &#233;troits collaborateurs ainsi que de plusieurs d&#233;put&#233;s &#233;lus resplendissants, formulant ainsi les lignes rouges autour desquelles ils travailleront dans les jours &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celles-ci s'&#233;tablissent autour d'une r&#233;forme constitutionnelle qui &#171; blinde &#187; les droits sociaux, &#233;tablit un m&#233;canisme de r&#233;vocabilit&#233; du pr&#233;sident du gouvernement &#224; mi-mandat ainsi qu'une garantie d'une nouvelle loi &#233;lectorale plus proportionnelle [1]. &#171; Nos 69 d&#233;put&#233;s tendront la main &#224; toutes les forces politiques &#224; cette fin, avant m&#234;me de discuter de toute autre chose &#187;, promet Iglesias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le candidat du parti violet bombait ainsi le torse car sa formation est devenue la &#171; premi&#232;re force en termes de suffrages &#187; en Catalogne [En Com&#250;-Podem &#8211; liste &#224; laquelle participe le regroupement Barcelona en com&#250; qui a port&#233; Ada Colau &#224; la mairie de Barcelone en mai 2015], avec 24,7% des voix et 12 si&#232;ges ainsi qu'au Pays Basque (26% des voix et cinq d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont &#233;galement parvenus &#224; atteindre la deuxi&#232;me position &#224; Madrid (20,9% et 8 d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s) ; au sein de la Communaut&#233; valenciennes (liste d'alliance Comprom&#237;s-Podem-&#201;s el Moment, 25% des suffrages et 9 d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s), en Navarre (23% des votes et deux si&#232;ges) ; aux &#238;les Bal&#233;ares (23% et 2 fauteuils au Congr&#232;s) ainsi qu'en Galice (En Marea, avec 25% des voix et 6 d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, les bons r&#233;sultats du parti en Catalogne, &#224; Valence et en Galice sont des composantes essentielles du r&#233;sultat (ils totalisent 27 si&#232;ges). Ils confirment pour Iglesias que ce pays &#171; est un pays plurinational &#187;, et que sa formation est &#171; la seule force politique &#224; l'&#233;chelle de l'Etat qui est &#224; m&#234;me de guider la r&#233;alisation d'un nouvel accord territorial qui respecte la plurinationalit&#233; &#187;, ce qui se traduit par un processus de red&#233;finition des rapports entre la Catalogne et l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Iglesias n'a, aujourd'hui [20 d&#233;cembre] pas &#233;tabli clairement si le r&#233;f&#233;rendum catalan serait une ligne rouge suppl&#233;mentaire mise en avant avant de s'asseoir &#224; la table des n&#233;gociations. Il a, en revanche, insist&#233; sur le fait qu'ils mettraient sur la table la condition de la &#171; plurinationalit&#233; &#187; de l'Espagne dont son parti s'est fait le porte-drapeau. Il n'a pas fourni de d&#233;tails suppl&#233;mentaires, mais il tiendra une conf&#233;rence de presse &#224; midi, lundi [2], apr&#232;s la r&#233;union de l'ex&#233;cutif du parti qui &#233;valuera les r&#233;sultats de ces &#233;lections ainsi que les options qui s'ouvrent suite &#224; celles-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pire r&#233;sultat de l'histoire du PSOE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le PSOE de Pedro S&#225;nchez a r&#233;alis&#233; son pire r&#233;sultat &#233;lectoral depuis 1977 &#187;, a affirm&#233; dimanche Iglesias, rappelant que c'est, pour le PP, &#171; le pire depuis 1989 &#187;. &#171; Le syst&#232;me d'alternance en Espagne est termin&#233; &#187;, tranche-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos est &#233;galement parvenu largement &#224; d&#233;passer Ciudadanos [de Rivera], qui ne d&#233;passe pas les 40 si&#232;ges, bien loin des r&#233;sultats que lui donnait la majorit&#233; des sondages, il y a &#224; peine deux semaines. Par communaut&#233;s [l'Etat espagnol est divis&#233; en 17 communaut&#233;s autonomes], le parti d'Iglesias a obtenu 10 si&#232;ges en Andalousie [le double de ce que lui donnait le CIS &#8211; Institut d'enqu&#234;te et de sondage, rattach&#233; au gouvernement] ; deux d&#233;put&#233;s suppl&#233;mentaires en Asturies ; un en Cantabrique ; un &#224; la Rioja ; un en Estr&#233;madure tout comme en Murcie, l'une des rares r&#233;gions o&#249; Ciudadanos a remport&#233; plus de suffrages, tout comme en Castille-La Manche &#8211; o&#249; Podemos ne remporte qu'un si&#232;ge face aux trois remport&#233;s par le parti orange [Ciudadanos] &#8211; ainsi qu'en Castille et L&#233;on, o&#249; il est distanci&#233; de moins d'un demi-point par le parti d'Albert Rivera, avec cinq si&#232;ges pour le Congr&#232;s des d&#233;put&#233;s. Les seuls endroits o&#249; Podemos n'obtient aucun parlementaire sont les villes de Ceuta et Melilla, circonscriptions comptant un unique si&#232;ge chacune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julio Rodr&#237;guez, ancien chef d'&#201;tat-major de la D&#233;fense [JEMAD], num&#233;ro deux pour Saragosse, n'entrera pas non plus &#224; la chambre basse, alors que ce sera le cas de Pedro Arrojo [t&#234;te de liste dans la province de Saragosse, professeur sp&#233;cialiste des questions li&#233;es &#224; l'eau]. Rodr&#237;guez, comme Javier Wert [professeur d'histoire de l'art en Castille-La Manche] &#8211; fr&#232;re du c&#233;l&#232;bre ancien ministre de l'&#233;ducation du PP, Jos&#233; Ignacio Wert [responsable d'importantes contre-r&#233;formes ainsi que de licenciements massifs dans l'&#233;ducation, contre lesquels les mareas verdes se sont constitu&#233;es ; Wert est aujourd'hui le repr&#233;sentant de l'Espagne aupr&#232;s de l'OSCDE] &#8211;, t&#234;te de liste pour Ciudad Real, les seuls profils &#171; &#233;toile &#187; &#224; ne pas avoir remport&#233; un si&#232;ge. Alors que cela a &#233;t&#233; le cas des juges en disponibilit&#233; Juan Pedro Yllanes (Bal&#233;ares, deux si&#232;ges) et de Victoria Rosell, aux &#238;les Canaries, avec trois si&#232;ges et 23% des suffrages, devant les 22% du PSOE qui, pourtant, a obtenu un plus grand nombre de si&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers sondages &#224; la sortie des urnes leur donnaient jusqu'&#224; 80 si&#232;ges, d&#233;passant en nombre de suffrages le PSOE [et pla&#231;ant Podemos en deuxi&#232;me position]. Mais le fait d'avoir obtenu 69 d&#233;put&#233;s alors que Podemos se pr&#233;sentait pour la premi&#232;re fois &#224; des &#233;lections g&#233;n&#233;rales est plus que suffisants pour susciter l'all&#233;gresse au sein du parti violet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; L'alternance politique est termin&#233;e, le bipartisme est fini &#187; &#205;&#241;igo Errej&#243;n&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les cris euphoriques et les applaudissements, la direction de Podemos a suivi les r&#233;sultats au th&#233;&#226;tre Goya, &#224; Madrid. Pr&#232;s de 300 employ&#233;s de 150 m&#233;dias &#233;taient pr&#233;sents. &#171; L'aube qui se l&#232;vera demain sera celle d'une autre Espagne &#187;. &#171; L'alternance politique est termin&#233;e, le bipartisme est fini &#187;, affirmait &#205;&#241;igo Errej&#243;n, lors de sa premi&#232;re apparition, peu apr&#232;s 21 heures 30, afin d'appr&#233;cier la participation aux &#233;lections (elle est de 73,2%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il r&#233;clamait &#233;galement la prudence, conscient que le r&#233;sultat final pouvait d&#233;pendre d'un faible nombre de suffrages. Cette prudence contrastait avec la joie et la nervosit&#233; de dirigeants nationaux, des communaut&#233;s autonomes, des eurod&#233;put&#233;s ainsi que de diff&#233;rents permanents [quelque 150] du parti, plac&#233;s &#224; quelques m&#232;tres &#224; peine, s&#233;par&#233; par une vitre et un rideau noir qui n'emp&#234;chaient pas d'entendre les cris de jubilation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sc&#233;nario qui s'ouvre aujourd'hui est compliqu&#233; : num&#233;riquement, une hypoth&#233;tique alliance PSOE-Podemos-Esquerra [Gauche r&#233;publicaine catalane] pourrait ouvrir la porte &#224; un gouvernement dit progressiste [le PSOE a obtenu 90 si&#232;ges, Podemos 69 et ERC 9, ce qui ne suffit pas &#224; atteindre la majorit&#233; de 176 voix]. Mais les socialistes pourraient &#233;galement offrir la pr&#233;sidence au PP, en &#233;change de certaines concessions, d&#232;s lors que les conservateurs ne parviennent pas &#224; totaliser une majorit&#233; avec le soutien du parti d'Albert Rivera [123 pour le PP, 40 pour C's].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos est n&#233; avec pour objectif de &#171; prendre d'assaut les cieux &#187;, soit de La Moncloa, si&#232;ge du gouvernement [la formule est de Marx dans une lettre &#224; Kugelman datant d'avril 1871 &#224; propos de la Commune de Paris, on peut mesurer la distance !]. Mais il y a deux mois, le discours de Podemos s'est modifi&#233;, introduisant une nuance : ce qui se joue lors de ces &#233;lections, ce sont les dix prochaines ann&#233;es, raison pour laquelle Podemos est pass&#233; du court au moyen terme dans sa strat&#233;gie pour arriver &#224; gouverner. &#171; On constate qu'&#224; chaque nouvelle &#233;lection, les forces du changement progressent &#187;, affirmait Iglesias lors de son intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Podemos emporte l'&#233;motion vers &#171; sa &#187; place&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; l'annonce des r&#233;sultats, Iglesias, accompagn&#233; de certains des plus importants dirigeants du parti (dans leur majorit&#233; des d&#233;put&#233;s d&#233;j&#224; &#233;lus), ainsi que du co-fondateur de Podemos, Juan Carlos Monedero, ont c&#233;l&#233;br&#233; leurs 69 d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s sur la place du Mus&#233;e Reina Sofia [centre de Madrid], au m&#234;me endroit o&#249; ils ont c&#233;l&#233;br&#233; les &#233;lections europ&#233;ennes [mai 2014], lors desquelles ils ont surgi dans le panorama politique &#8211; de m&#234;me que lors des &#233;lections municipales et autonomiques qui ont conduit Manuela Carmena &#224; la mairie de Madrid et Ada Colau &#224; celle de Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entour&#233;es par pr&#232;s de 1500 sympathisant&#183;e&#183;s, les figures visibles de Podemos ont improvis&#233; de brefs discours et Monedero s'est m&#234;me risqu&#233;, pour la seconde fois, &#224; interpr&#233;ter sur sc&#232;ne sa propre version de la chanson Puente de los Franceses [chant r&#233;publicain qui c&#233;l&#232;bre la d&#233;fense, en novembre 1936, de ce pont proche de Madrid]. L'un des moments les plus &#233;mouvants a &#233;t&#233; lorsque le dirigeant de Podemos a embrass&#233; sa m&#232;re Luisa Turri&#243;n, sur les planches, quelques minutes apr&#232;s avoir quitt&#233; la sc&#232;ne (article publi&#233; dans la nuit du 20 au 21 d&#233;cembre 2015 sur le site publico.es, traduction A L'Encontre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Le m&#233;canisme math&#233;matique organisant la r&#233;partition des si&#232;ges est fond&#233; sur la loi d'Hondt, qui favorise les grands partis. En outre, le d&#233;coupage territorial, en 52 provinces, donne dans certains cas un faible nombre de si&#232;ges, ce qui accentue ces diff&#233;rences. Ainsi, lors de ces &#233;lections, le PP a pu obtenir un si&#232;ge pour chaque 58'600 suffrages, alors qu'il en faut plus de 400'000 pour IU-UP &#8211;Izquierda Unida. (R&#233;daction A l'Encontre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Dans cette intervention du 21 d&#233;cembre, Iglesias a exprim&#233; ses craintes que le PSOE forme un gouvernement de grande coalition avec le PP. Il a insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; que les partis s'&#233;l&#232;vent &#224; la hauteur du moment qui consiste &#224; r&#233;aliser une nouvelle transition (allusion au processus qui a succ&#233;d&#233; &#224; la mort de Franco entre 1975 et 1978. Selon lui, il &#233;tait indispensable de reconna&#238;tre le caract&#232;re plurinational de l'Espagne. Il a &#233;galement soulign&#233; &#224; nouveau les exigences de Podemos en vue de toute discussion et indiqu&#233; qu'aucun soutien, de quelle que forme que cela soit, serait apport&#233; au PP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSOE, quant &#224; lui, par la voix de son secr&#233;taire d'organisation, a affirm&#233; que les &#233;lections manifestaient une volont&#233; de changement, que le parti ne voterait ni Rajoy, ni le PP. A la question pos&#233;e de savoir si des contacts &#233;taient &#233;tablis, il a r&#233;pondu que la seule prise de contacts &#233;tait la convocation du comit&#233; f&#233;d&#233;ral du parti. Le PP et Ciudadanos font pression sur le PSOE pour qu'ils prennent leurs &#171; responsabilit&#233;s &#187; et apportent leur voix au parti qui a re&#231;u le plus grand nombre de suffrages pour la formation d'un gouvernement, soit le PP. A suivre. (R&#233;daction A l'Encontre)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2523 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH258/89ab47896b1c9ca4-f65ae088-e7d1c.jpg?1717286279' width='500' height='258' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comparaison des r&#233;sultats entre une proportionnelle compl&#232;te avec une circonscription (grand demi-cercle) et le r&#233;sultat effectif actuel (petit cercle) avec la loi &#233;lectoral actuel, inspir&#233;e du syst&#232;me d'Hondt&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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