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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>La Via Campesina dit &#171; Pas une de moins : Mettons fin &#224; la violence contre les femmes &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-Via-Campesina-dit-Pas-une-de-moins-Mettons-fin-a-la-violence-contre-les</link>
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		<dc:date>2018-12-17T19:10:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Via Campesina</dc:creator>


		<dc:subject>Le mouvement des femmes dans le monde</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Appel international &#224; la mobilisation de la Via Campesina - Ce 25 Novembre, Journ&#233;e Internationale de Lutte contre la violence faite aux femmes, La Via Campesina va r&#233;affirmer son engagement envers les luttes pour l'&#233;galit&#233; des droits et la dignit&#233; humaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; de : 2016 - 47 * 19 novembre : Notes de lecture, textes, p&#233;titions et liens &lt;br class='autobr' /&gt; Nous, comme femmes, portons d'&#233;normes responsabilit&#233;s dans ce monde, et nourrissons des nations enti&#232;res par des pratiques agro&#233;cologiques, sans &#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-des-femmes-" rel="directory"&gt;Mouvement des femmes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Le-mouvement-des-femmes-dans-le-monde-+" rel="tag"&gt;Le mouvement des femmes dans le monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-11-29-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-11-29&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH114/arton28770-d1e4c.jpg?1781028292' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Appel international &#224; la mobilisation de la Via Campesina - Ce 25 Novembre, Journ&#233;e Internationale de Lutte contre la violence faite aux femmes, La Via Campesina va r&#233;affirmer son engagement envers les luttes pour l'&#233;galit&#233; des droits et la dignit&#233; humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; de : 2016 - 47 * 19 novembre : Notes de lecture, textes, p&#233;titions et liens&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous, comme femmes, portons d'&#233;normes responsabilit&#233;s dans ce monde, et nourrissons des nations enti&#232;res par des pratiques agro&#233;cologiques, sans &#234;tre reconnues comme sujets de droits &#233;conomiques, sociaux, l&#233;gaux et politiques et sans programmes publics qui garantissent notre participation sociale et &#233;conomique en situation d'&#233;galit&#233;. Pour toutes ces raisons, nous faisons un appel global &#224; nos organisations, alli&#233;s et amis pour qu'ensemble nous menions des actions et pour que nous nous mobilisions pour d&#233;noncer les diff&#233;rents types de violence auxquelles sont confront&#233;es les femmes. Ces violences sont aggrav&#233;es par le mod&#232;le capitaliste et patriarcal, et avec l'avanc&#233;e de l'agribusiness dans nos territoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette journ&#233;e de lutte nous rejoignons les voix de millions de femmes qui se sont r&#233;unies en Am&#233;rique Latine le 19 Octobre pour crier &#171; Pas une de moins, Nous nous voulons vivantes &#187;. Nous voulons d&#233;noncer la croissance alarmante du f&#233;minicide et de la violence machiste et misogyne contre les femmes. Le f&#233;minicide d&#233;coule de l'in&#233;galit&#233; structurelle entre les femmes et les hommes, ainsi que de la domination des hommes sur les femmes ; la violence de genre &#233;tant un m&#233;canisme de reproduction de l'oppression et de la discrimination des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un besoin urgent que tant les femmes que les hommes s'organisent en un front commun pour lutter contre tous types de violence et d'oppression. &#192; cette fin, ce 25 Novembre nous r&#233;affirmons notre campagne internationale &#171; Mettons fin &#224; la violence contre les femmes &#187;, d&#233;but&#233;e en 2008, comme outil pour d&#233;noncer et rendre visible cette violence syst&#233;matique &#224; laquelle sont confront&#233;es les femmes dans le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant plus que jamais, nous encourageons la lutte pour de nouvelles relations entre les femmes et les hommes, entre les &#234;tre humains et la Terre M&#232;re. Nos luttes partag&#233;es doivent &#234;tre des mises en pratique, transformant la soci&#233;t&#233; et construisant un monde meilleur au travers de la formation, l'organisation et la mobilisation, prenant en compte les sp&#233;cificit&#233;s des situations que nous vivons comme femmes dans un monde de relations in&#233;galitaires avec les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Souverainet&#233; alimentaire est notre projet politique &#224; partir duquel nous construisons de nouvelles relations sociales bas&#233;es sur l'&#233;galit&#233; substantive. Nous devons &#233;radiquer tous types de discrimination bas&#233;e sur l'ethnicit&#233;, l'orientation sexuelle, le genre, l'&#226;ge, un handicap ou tout autre facteur. L'approche f&#233;ministe de la souverainet&#233; alimentaire contribue &#224; transformer la r&#233;alit&#233;, sur la base de crit&#232;res d'&#233;mancipation et de justice sociale. Elle nous permet de poser la perspective des femmes en tant que protagonistes de l'am&#233;lioration de leur situation. Elle permet aux femmes de contribuer &#224; la transformation des relations de pouvoir aujourd'hui encore in&#233;quitables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me capitaliste qui a g&#233;n&#233;r&#233; pauvret&#233; et exclusion &#224; travers l'histoire, affecte plus particuli&#232;rement les femmes, et notamment les plus pauvres qui vivent dans les zones rurales et les p&#233;riph&#233;ries des villes. Il les affecte d'une mani&#232;re tr&#232;s perverse et violente. La crise climatique et l'exploitation abusive des ressources naturelles nous am&#232;nent vers un d&#233;sastre &#233;cologique et l'oppression des peuples. Nous croyons que chacun et chacune de nous s'engage dans une lutte conjointe pour sauver la plan&#232;te et changer le syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est maintenant une &#233;vidence que les &#233;tats n'assument pas l'approche politique de la r&#233;duction et de l'&#233;radication de la violence contre les femmes. Cette violence qui se manifeste en abus sexuels, harc&#232;lement dans les organisations et dans les rues, viols et violence institutionnelle, psychologique et structurelle. Nous demandons aux &#233;tats de faire en sorte que les cadres l&#233;gaux pour la s&#233;curit&#233;, la protection et la libert&#233; des femmes soient respect&#233;s. Nous allons continuer &#224; lutter pour occuper les espaces de d&#233;cision dans toutes les structures nationales pour y obtenir la m&#234;me l&#233;gitimit&#233; que celle accord&#233;e aux hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons aussi que les &#233;glises, les m&#233;dias et les &#233;tats ne cherchent pas &#224; contr&#244;ler nos corps par le fondamentalisme religieux et en essayant de limiter nos vies &#224; la maison. Nous lan&#231;ons un cri de r&#233;sistance contre toute forme d'exploitation de nos corps et de nos territoires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons &#224; lutter ensemble comme femmes et hommes pour la justice sociale et de genre jusqu'&#224; ce que chaque femme puisse se d&#233;placer librement et sans peur, &#224; la maison, dans la communaut&#233; et dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant cette journ&#233;e d'action nous voulons faire preuve de notre unit&#233; et de notre capacit&#233; &#224; mobiliser autour de nous sur les territoires. Envoyez nous des messages, photos, vid&#233;os et enregistrements audio &#224; partager sur notre site web &lt;a href=&#034;http://www.viacampesina.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.viacampesina.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mettons fin &#224; la violence contre les femmes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas une minute de silence pour nos mortes &#8211; une vie enti&#232;re de lutte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalisons la lutte &#8211; globalisons l'espoir !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Interventions &#224; la conf&#233;rence sur le 15$/h c'est un minimum</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Interventions-a-la-conference-sur-le-15-h-c-est-un-minimum</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Interventions-a-la-conference-sur-le-15-h-c-est-un-minimum</guid>
		<dc:date>2016-12-06T08:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>PTAG !</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le mercredi 23 novembre dernier s'est tenue &#224; Qu&#233;bec une conf&#233;rence ayant pour th&#232;me &#034;15$, c'est un minimum !&#034;, sur les mobilisations autour du 15$ et comment les d&#233;velopper dans la r&#233;gion. Plusieurs campagnes nationales ont &#233;t&#233; lanc&#233;es pour un salaire minimum &#224; 15$, des syndicats locaux se sont mobilis&#233;s sur cette revendication (Vieux-Port de Montr&#233;al, Indigo, SQEES), d'autres acteurs agissent aussi. Comment poursuivre la convergence des luttes et d&#233;velopper encore la mobilisation, tels (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-theme-quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-11-29-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-11-29&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L99xH150/arton28836-70bd9.png?1781537800' class='spip_logo spip_logo_right' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le mercredi 23 novembre dernier s'est tenue &#224; Qu&#233;bec une conf&#233;rence ayant pour th&#232;me &#034;15$, c'est un minimum !&#034;, sur les mobilisations autour du 15$ et comment les d&#233;velopper dans la r&#233;gion. Plusieurs campagnes nationales ont &#233;t&#233; lanc&#233;es pour un salaire minimum &#224; 15$, des syndicats locaux se sont mobilis&#233;s sur cette revendication (Vieux-Port de Montr&#233;al, Indigo, SQEES), d'autres acteurs agissent aussi. Comment poursuivre la convergence des luttes et d&#233;velopper encore la mobilisation, tels sont les questions abord&#233;es par le panel compos&#233; de Manon Mass&#233;, d&#233;put&#233;e de Qu&#233;bec solidaire, Virginie Larivi&#232;re de la campagne 5-10-15 et Pierre-Audet Audet-B&#233;dard de la coalition 15+.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette semaine, Presse-toi &#224; gauche pr&#233;sente les vid&#233;os des interventions des pan&#233;listes. La semaine prochaine nous rendront compte des d&#233;bats qui ont suivi ces interventions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1. Pr&#233;sentation des pan&#233;listes par St&#233;phane Lessard&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/olvvnXTTOAk&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;2. Manon Mass&#233; d&#233;crit les initiatives prises par Qu&#233;bec solidaire dans le cadre de cette lutte.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/7N__YpA0H48&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;3. Virginie Larivi&#232;re pr&#233;sente la campagne 5-10-15 et s'attaque aux mythes avanc&#233;s par les opposants &#224; la hausse du salaire minimum.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/J5S7-xcLZ5c&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;4. Pierre-Andr&#233; Audet B&#233;dard explique la lutte pour le 15$ de l'heure chez Indigo et tire les le&#231;ons de la bataille pour le 15$ de l'heure aux &#201;tats-Unis&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/RRNnINux3ls&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les sombres lendemains de la crise en Europe</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-sombres-lendemains-de-la-crise-en-Europe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-sombres-lendemains-de-la-crise-en-Europe</guid>
		<dc:date>2016-12-06T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Husson</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise n'est pas termin&#233;e, mais elle laisse d&#233;j&#224; un paysage social d&#233;vast&#233;. Apr&#232;s en avoir d&#233;crit les effets sociaux, cette contribution s'interroge sur l'existence d'alternatives aux politiques n&#233;olib&#233;rales men&#233;es aujourd'hui en Europe. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; du site de &#192; l'encontre. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'empreinte de la crise &lt;br class='autobr' /&gt;
On peut r&#233;sumer simplement le bilan sur l'emploi en remarquant qu'il y a aujourd'hui le m&#234;me nombre de personnes disposant d'un emploi qu'au moment o&#249; la crise a &#233;clat&#233; : la cr&#233;ation nette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Economie-135-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-11-29-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-11-29&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH111/arton28787-a2686.jpg?1781537800' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise n'est pas termin&#233;e, mais elle laisse d&#233;j&#224; un paysage social d&#233;vast&#233;. Apr&#232;s en avoir d&#233;crit les effets sociaux, cette contribution s'interroge sur l'existence d'alternatives aux politiques n&#233;olib&#233;rales men&#233;es aujourd'hui en Europe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du &lt;a href=&#034;http://alencontre.org/laune/les-sombres-lendemains-de-la-crise-en-europe.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site de &#192; l'encontre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'empreinte de la crise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut r&#233;sumer simplement le bilan sur l'emploi en remarquant qu'il y a aujourd'hui le m&#234;me nombre de personnes disposant d'un emploi qu'au moment o&#249; la crise a &#233;clat&#233; : la cr&#233;ation nette d'emplois a &#233;t&#233; nulle dans la zone euro au cours de ces huit derni&#232;res ann&#233;es. Il n'est donc pas &#233;tonnant de constater que le taux de ch&#244;mage est aujourd'hui de 10 %, soit pr&#232;s de deux points de plus qu'au d&#233;but de la crise. Cette moyenne recouvre d'importantes disparit&#233;s entre pays : le taux de ch&#244;mage d&#233;passe les 20 % en Gr&#232;ce et en Espagne, alors qu'il est inf&#233;rieur &#224; 5 % en Allemagne et au Royaume-Uni. Mais surtout, ces chiffres globaux ne rendent pas compte des transformations structurelles enclench&#233;es par la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise a d'abord un impact sur la d&#233;mographie : &#224; partir de 2009, la population totale diminue dans les pays les plus frapp&#233;s par la crise, notamment l'Espagne, le Portugal et la Gr&#232;ce. Ce ph&#233;nom&#232;ne s'explique par l'inversion des soldes migratoires : les entr&#233;es d'immigr&#233;s se tarissent, et l'&#233;migration se d&#233;veloppe. Mais la crise laisse aussi sa marque sur un autre indicateur dont on pourrait penser qu'il &#233;tait relativement ind&#233;pendant, &#224; savoir le nombre de naissances. Il est frappant de constater qu'il a suivi la m&#234;me &#233;volution en Espagne et en Gr&#232;ce : baisse jusqu'au milieu des ann&#233;es 1980, stabilisation, puis augmentation depuis le d&#233;but du si&#232;cle (voir graphique 1). Et, dans les deux pays, l'irruption de la crise provoque un nouveau retournement &#224; la baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 1&lt;br class='autobr' /&gt;
Nombre de naissances en Gr&#232;ce et en Espagne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2913 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/les_sombres_lendemains_de_la_crise_en_europe_1.jpg?2913/e14a84b9cfa300928ab01d98b29a250621d5bc26fcd1ac00cbd1612c032a8d13&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH306/e14a84b9cfa30092-a6072425-15933.jpg?1781537801' width='500' height='306' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_2914 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/les_sombres_lendemains_de_la_crise_en_europe_2.jpg?2914/fa340ca1e47df2476bc8366cfcce3f1634d8406ddf79e4f9d58d4139a2fa4717&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH305/fa340ca1e47df247-0e2cccb9-a0c6e.jpg?1781537801' width='500' height='305' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces involutions contribuent &#224; la d&#233;vitalisation des pays concern&#233;s, avec le d&#233;part de jeunes qualifi&#233;s. Elles renforcent le cercle vicieux de l'aust&#233;rit&#233;, &#224; court terme, mais aussi &#224; long terme en rendant plus difficile l'&#233;quilibre et le financement des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mouvements souterrains&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres du ch&#244;mage et de l'emploi recouvrent des mouvements moins visibles, des transformations qui correspondent pour la plupart &#224; des inflexions irr&#233;versibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage des jeunes est mieux appr&#233;hend&#233; par la part des jeunes (de 15 &#224; 29 ans) ne travaillant pas et ne suivant ni &#233;tudes ni formation (NEET, Not in Education, Employment or Training) que par le taux de ch&#244;mage. Cette proportion a augment&#233; dans l'Union europ&#233;enne, passant de 13,2 % en 2007 &#224; 15,9 % en 2013. Elle a ensuite commenc&#233; &#224; baisser pour revenir &#224; 14,8 % en 2015. Mais elle reste tr&#232;s &#233;lev&#233;e dans les pays les plus touch&#233;s par la crise, comme l'Italie (25,7 %), la Gr&#232;ce (24,1 %) ou l'Espagne (19,4 %). Le ch&#244;mage de longue dur&#233;e augmente depuis 2008 et recule, mais plus lentement que le ch&#244;mage global. La crise a ici creus&#233; un double sillon : elle a &#233;loign&#233; durablement de l'emploi une partie des travailleurs, souvent les plus &#226;g&#233;s, et elle a inscrit dans la r&#233;alit&#233; sociale le long et difficile acc&#232;s des jeunes &#224; l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, la dur&#233;e du travail a servi de variable d'ajustement entre activit&#233; &#233;conomique, emploi et ch&#244;mage. Sous des formes diverses (ch&#244;mage partiel, maintien n&#233;goci&#233; des effectifs, travail &#224; temps partiel, etc.) la baisse du temps de travail a permis d'amortir l'impact imm&#233;diat de la crise sur les effectifs employ&#233;s. Mais cet hommage du vice &#224; la vertu &#233;tait provisoire : le mouvement s'est interrompu d&#232;s qu'une l&#233;g&#232;re reprise a sembl&#233; s'installer. Tout se passe depuis comme si les modulations de la dur&#233;e du travail &#233;taient purement li&#233;es &#224; la conjoncture : la crise n'a pas conduit &#224; faire d'une r&#233;duction collective du temps de travail un instrument structurel de lutte contre le ch&#244;mage. Tout au contraire, les r&#233;formes visent &#224; une utilisation diff&#233;renci&#233;e de la dur&#233;e du travail : elle devrait augmenter pour les emplois &#171; comp&#233;titifs &#187; et &#234;tre r&#233;duite pour permettre la multiplication des petits boulots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; temps partiel est en effet le moyen de cr&#233;er un plus grand nombre d'emplois pour un m&#234;me volume d'heures travaill&#233;es. Il n'est donc pas &#233;tonnant de constater qu'il a franchi une marche d'escalier dans les pays les plus frapp&#233;s par la crise. Entre 2007 et 2015, la part de salari&#233;s &#224; temps partiel est ainsi pass&#233;e de 13,4 % &#224; 18,3 % en Italie et de 11,4 % &#224; 15,6 % en Espagne. Cette &#233;volution est d'autant plus r&#233;gressive que la part du temps partiel subi est tr&#232;s &#233;lev&#233;e (68,8 % en Gr&#232;ce, 63,9 % en Italie et 63,4 % en Espagne) et qu'elle s'accompagne dans ces pays d'une progression encore plus rapide des contrats courts (moins de 15 heures par semaine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les emplois &#224; temps partiel sont majoritairement occup&#233;s par des femmes, on s'aper&#231;oit alors que la progression du temps partiel &#233;quivaut &#224; une autre bascule importante dans la structure de l'emploi. Entre 2008 et 2015, le nombre d'emplois &#224; temps plein a baiss&#233; de 7,6 millions dans l'Union europ&#233;enne et ce recul a &#233;t&#233; compens&#233; &#224; peu pr&#232;s pour moiti&#233; par une augmentation de 3,7 millions d'emplois &#224; temps partiel. En m&#234;me temps, l'emploi masculin a recul&#233; de 4,7 millions alors que l'emploi f&#233;minin a augment&#233; de 0,8 million. La part des femmes dans l'emploi total a donc continu&#233; &#224; progresser pendant la crise, mais cette progression a &#233;t&#233; largement conditionn&#233;e par celle du temps partiel (voir graphique 2). La crise a ainsi r&#233;affirm&#233; et g&#233;n&#233;ralis&#233; la &#171; fatalit&#233; &#187; du temps partiel pour les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 2&lt;br class='autobr' /&gt;
Emploi des femmes et travail &#224; temps partiel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2914 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/les_sombres_lendemains_de_la_crise_en_europe_2.jpg?2914/fa340ca1e47df2476bc8366cfcce3f1634d8406ddf79e4f9d58d4139a2fa4717&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH305/fa340ca1e47df247-0e2cccb9-a0c6e.jpg?1781537801' width='500' height='305' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La bipolarisation de l'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise a accentu&#233; les tendances &#224; la segmentation et &#224; la bipolarisation du march&#233; du travail, entre les &#171; petits boulots &#187; et les emplois qualifi&#233;s et mieux r&#233;mun&#233;r&#233;s. Une tr&#232;s int&#233;ressante &#233;tude [1] l'a r&#233;cemment montr&#233; au niveau de l'Union europ&#233;enne. Elle classe les emplois en cinq quintiles ou tranches de r&#233;mun&#233;ration et observe leur progression entre 2011 et 2015 selon les diff&#233;rents statuts d'emploi. Le graphique 3 illustre les principaux r&#233;sultats de cette &#233;tude : chaque colonne repr&#233;sente la progression du nombre d'emplois selon la tranche de salaires consid&#233;r&#233;e. La premi&#232;re colonne correspond aux 20 % les moins bien pay&#233;s, la deuxi&#232;me aux 20 % suivants, et ainsi de suite jusqu'au 5e quintile le mieux pay&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 3&lt;br class='autobr' /&gt;
Croissance de l'emploi dans l'UE entre 2011 et 2015 selon la tranche de salaires et le statut&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2915 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/les_sombres_lendemains_de_la_crise_en_europe_3.jpg?2915/abfa54676aef1ba9237ebe2766cd69d30e3bc154eb20a1a515c092e949a8ff46&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH311/abfa54676aef1ba9-3a234183-cf835.jpg?1781537801' width='500' height='311' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En millions. Source : Fern&#225;ndez-Mac&#237;as et al. [1]&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
On peut rep&#233;rer quatre &#233;volutions significatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. la polarisation des emplois s'accentue : seules les cat&#233;gories extr&#234;mes voient leurs effectifs progresser significativement ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. la pr&#233;carisation s'installe : dans toutes les cat&#233;gories d'emploi, sauf les 20 % les mieux pay&#233;s, les emplois &#224; plein temps reculent ; pour les 20 % les moins bien pay&#233;s, la progression des emplois se fait pour l'essentiel sous forme de CDD et de temps partiel ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. les in&#233;galit&#233;s salariales se creusent : l'emploi des 20 % les mieux pay&#233;s augmente principalement sous forme de temps plein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. l'emploi ind&#233;pendant recule, sauf parmi les salari&#233;s les mieux pay&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers la fragmentation salariale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La progression du pouvoir d'achat des salaires a &#233;videmment &#233;t&#233; frein&#233;e par la crise mais n'a pas compl&#232;tement &#233;t&#233; annul&#233;e. En moyenne, ce pouvoir d'achat a augment&#233; de 4 % dans l'Union europ&#233;enne entre 2008 et 2015. Mais ce r&#233;sultat global est trompeur parce qu'il ne prend pas en compte les effets de structure : la crise a surtout d&#233;truit des emplois &#224; plus bas salaires, et cela fait que le salaire moyen est tir&#233; vers le haut [2]. Et, bien s&#251;r, les salari&#233;s qui perdent leur emploi perdent une bonne partie de leur emploi. Et, bien s&#251;r aussi, cette moyenne recouvre de grandes disparit&#233;s selon les pays : l&#224; encore, il faut citer la Gr&#232;ce o&#249; le recul du pouvoir d'achat atteint le record de 17 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re apparemment paradoxale, la crise a fait monter la part des salaires dans la valeur cr&#233;&#233;e. Mais ce n'est pas vraiment un paradoxe : en moyenne toujours, ni le freinage salarial ni les suppressions d'emplois n'ont pleinement compens&#233; le recul de la production. On pourrait alors parler de &#171; retour &#224; la normale &#187;, dans la mesure o&#249; la part des salaires a retrouv&#233; son niveau du d&#233;but des ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant cette &#233;volution globale recouvre des processus moins visibles qui concernent la structure sectorielle de la masse salariale. Dans une pr&#233;c&#233;dente contribution [3], nous analysions les projets visant &#224; d&#233;connecter l'&#233;volution relative des salaires entre les deux grands secteurs de l'&#233;conomie : le secteur expos&#233; &#224; la concurrence internationale et celui qui en est &#171; abrit&#233; &#187;. On pouvait d&#233;j&#224; montrer que s'amor&#231;ait un changement de r&#233;gime salarial, d'une progression relativement homog&#232;ne des salaires dans ces deux grands secteurs &#224; une d&#233;connexion [4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs une recommandation de la Commission europ&#233;enne qui, dans le jargon qui lui est propre, invoque une &#171; n&#233;cessaire r&#233;allocation des ressources des secteurs non &#233;changeables vers les secteurs &#233;changeables &#187;. Autrement dit, la &#171; d&#233;valuation interne &#187; (l'autre nom de l'aust&#233;rit&#233; salariale) ne suffirait pas, il faudrait aussi d&#233;valuer le &#171; taux de change interne &#187; entre les salaires des secteurs expos&#233; et abrit&#233;. Bref, l'aust&#233;rit&#233; devrait &#234;tre particuli&#232;rement cibl&#233;e sur les salaires du secteur dit abrit&#233;, celui qui n'est pas expos&#233; &#224; la concurrence internationale. Et c'est bien ce qui se passe : dans presque tous les pays [5], le salaire moyen dans les services d&#233;croche par rapport au salaire moyen dans l'industrie (voir graphique 4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graphique 4&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;connexion salariale&lt;br class='autobr' /&gt;
Diff&#233;rentiel d'&#233;volution du salaire moyen entre les services et l'industrie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2916 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/les_sombres_lendemains_de_la_crise_en_europe_4.jpg?2916/6750e624d047919ac85fd74ec78e7f08574937fd9d69f6e955709f393093b963&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH306/6750e624d047919a-2560990f-a088b.jpg?1781537801' width='500' height='306' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une telle tendance &#224; la d&#233;connexion des salaires entre grands secteurs de l'&#233;conomie signifie que la majorit&#233; des pays europ&#233;ens converge vers un mod&#232;le &#171; &#224; l'allemande &#187; o&#249; la progression des salaires ne suit plus la productivit&#233; du travail moyenne dans l'ensemble de l'&#233;conomie mais la productivit&#233; sp&#233;cifique de chaque secteur, voire de chaque entreprise. Le secteur expos&#233; &#224; la concurrence internationale ne serait ainsi plus handicap&#233; par les co&#251;ts du travail &#171; excessifs &#187; dans le secteur des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;formes structurelles portant sur l'organisation des march&#233;s du travail ont notamment pour fonction de rendre cette d&#233;connexion possible. L'objectif est de d&#233;centraliser au maximum la n&#233;gociation collective pour la rapprocher de la r&#233;alit&#233; des entreprises et d'ajuster la progression des salaires aux performances de chaque entreprise. La &#171; loi travail &#187; fran&#231;aise est un bon exemple de cette logique, puisque la plupart de ses dispositions visent &#224; rendre possibles des accords d&#233;rogatoires par rapport aux conventions collectives de branche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les transformations que l'on vient de d&#233;crire ne sont pas le produit d'&#233;volutions spontan&#233;es. Elles ont &#233;t&#233; accompagn&#233;es par la mise en &#339;uvre de &#171; r&#233;formes structurelles &#187; qui marquent d&#233;j&#224; de leur empreinte le fonctionnement des march&#233;s du travail. Une enqu&#234;te de la Banque Centrale Europ&#233;enne sur les salaires [6] montre ainsi que 10 % des employeurs europ&#233;ens trouvent qu'il est plus facile d'&#171; ajuster l'emploi &#187; en 2013 qu'en 2010. Ce pourcentage est particuli&#232;rement &#233;lev&#233; (30 % et plus) dans les pays les plus touch&#233;s par lesdites &#171; r&#233;formes &#187; comme la Gr&#232;ce, l'Espagne ou le Portugal. Le classement est analogue en ce qui concerne l'ajustement des salaires, qui est devenu plus facile dans &#224; peu pr&#232;s tous les pays, notamment pour les nouvelles embauches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mutations du march&#233; du travail passent aussi par des changements dans les syst&#232;mes de n&#233;gociation collective. Les tendances d&#233;favorables aux salari&#233;s (r&#233;duction de la couverture conventionnelle, recul de la syndicalisation, d&#233;centralisation des n&#233;gociations salariales) &#233;taient &#224; l'&#339;uvre avant la crise et engendraient d&#233;j&#224; un creusement des in&#233;galit&#233;s [7]. Mais la crise a introduit une &#171; rupture politique &#187;, comme le souligne Jelle Visser [8]. L'intervention de l'&#201;tat est devenue beaucoup plus pr&#233;gnante en mati&#232;re notamment de formation des salaires : les plans sociaux qui visaient &#224; obtenir un relatif compromis ont ainsi disparu du paysage et, dans les pays les plus touch&#233;s par la crise, la n&#233;gociation salariale a &#171; plus ou moins disparu &#187;. L&#224; encore, l'effet de la crise a &#233;t&#233; d'approfondir le clivage entre quelques pays &#171; r&#233;gul&#233;s &#187; et les autres, plus nombreux, &#171; o&#249; ce sont les march&#233;s qui d&#233;cident, o&#249; la n&#233;gociation salariale est fractionn&#233;e et non coordonn&#233;e, et o&#249; les niveaux d'in&#233;galit&#233; de revenus sont plus &#233;lev&#233;s &#187; [9].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grande r&#233;cession, grande bifurcation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapide survol a permis d'illustrer la vari&#233;t&#233; des processus d'ajustement d'un pays &#224; l'autre, qui rend assez vaines les tentatives de comparaisons internationales fond&#233;es sur tel ou tel indicateur unidimensionnel. Le constat le plus frappant de ce passage en revue est sans doute que la crise a acc&#233;l&#233;r&#233; la divergence entre les diff&#233;rentes zones de l'Union europ&#233;enne. Elle n'a pas frapp&#233; tous les pays de la m&#234;me mani&#232;re et les politiques d'aust&#233;rit&#233; ont &#233;t&#233; in&#233;galement s&#233;v&#232;res. Dans les pays du &#171; Nord &#187;, les tendances d&#233;j&#224; pr&#233;sentes avant la crise ont &#233;t&#233; accentu&#233;es alors que, dans les pays du &#171; Sud &#187;, le recul de l'emploi s'accompagne d'inflexions irr&#233;versibles dans le fonctionnement des march&#233;s du travail. Enfin, la d&#233;connexion salariale entre secteurs abrit&#233;s et expos&#233;s semble s'&#234;tre g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; l'ensemble des pays europ&#233;ens : avec la mont&#233;e du temps partiel, c'est sans doute l'indice d'une inflexion durable vers un nouveau mod&#232;le social essentiellement dualiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;There is no alternative&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapide tableau qui vient d'&#234;tre bross&#233; montre que les r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales du march&#233; du travail sont porteuses d'une r&#233;gression sociale syst&#233;matique, et on pourrait facilement g&#233;n&#233;raliser ce diagnostic &#224; l'ensemble des politiques men&#233;es en Europe [10]. Au-del&#224; de ce constat, la question qui se pose est d'interroger la coh&#233;rence et l'efficacit&#233; de ces politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut commencer par d&#233;passer l'analyse marxiste basique des enjeux de la crise. Elle consiste &#224; dire que l'aust&#233;rit&#233; et les r&#233;formes structurelles sont des politiques coh&#233;rentes parce qu'elles visent &#224; r&#233;tablir le taux de profit, et qu'il n'y a pas d'autre mani&#232;re pour le capitalisme de sortir de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai, mais c'est incomplet. L'aust&#233;rit&#233; salariale ne suffit pas pour sortir d'une grande r&#233;cession : il faut aussi une d&#233;valorisation massive du capital qui remette les compteurs &#224; z&#233;ro. Or, et c'est l'un des param&#232;tres de la situation actuelle, le capitalisme financier n'en veut pas. Une lecture sans doute plus ad&#233;quate pourrait &#234;tre la suivante. Les diff&#233;rentes fractions du Capital poursuivent (dans des proportions diverses) deux objectifs : r&#233;tablir le taux de profit certes, mais aussi conserver et valider les droits de tirage acquis avant la crise sous forme de capital fictif. Bref, les capitalistes refusent de &#171; prendre leurs pertes &#187; : ils veulent le beurre et l'argent du beurre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces deux objectifs sont manifestement contradictoires. Ils le sont encore plus si l'on prend en compte deux autres param&#232;tres essentiels de la p&#233;riode ouverte par la crise, &#224; savoir l'&#233;puisement des gains de productivit&#233; et le freinage de la mondialisation. Pour pr&#233;senter les choses autrement, il y a au fond trois mani&#232;res de faire monter le taux profit : en d&#233;valorisant le capital, en faisant des gains de productivit&#233; ou en baissant les salaires. D&#233;valoriser le capital, les capitalistes ne veulent pas. Faire des gains de productivit&#233;, ils ne peuvent pas, apparemment. Si on laisse de c&#244;t&#233; le pari sur les &#171; r&#233;formes structurelles &#187; qui rel&#232;ve de la pens&#233;e magique, il ne reste qu'un seul levier : la compression salariale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'impasse r&#233;formiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a l&#224; une logique implacable et c'est pourquoi toutes les tentatives de convaincre les capitalistes qu'il existe une mani&#232;re plus rationnelle et plus efficace de sortir de la crise ont quelque chose de path&#233;tique. C'est l'un des enseignements de la crise grecque que l'on peut &#233;voquer rapidement : le gouvernement Syriza est arriv&#233; aux n&#233;gociations avec la Tro&#239;ka porteur d'un projet de restructuration de la dette. Un plan avait &#233;t&#233; concoct&#233; en liaison avec la banque Lazard, dont les grandes lignes avaient &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es par le banquier Mathieu Pigasse : il suffit d'&#233;couter son interview [11] pour v&#233;rifier que ce plan &#233;tait parfaitement rationnel, raisonnable, et qu'il constituait a priori une bonne base de d&#233;part pour un compromis lui aussi raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait ce qu'il en est advenu, et on pourrait malheureusement g&#233;n&#233;raliser cette le&#231;on de choses &#224; toutes les alternatives rationnelles, aussi coh&#233;rentes soient-elles : ce n'est pas par la conviction qu'elles pourraient &#234;tre mises en &#339;uvre, parce qu'elles impliquent forc&#233;ment l'abandon de l'un ou l'autre des objectifs cit&#233;s plus haut, soit en freinant la course &#224; la rentabilit&#233;, soit en remettant en cause les droits acquis sur la plus-value.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'effroi bourgeois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre politique des dominants n'est pas possible, mais cela ne veut pas dire que celle qu'ils imposent aux peuples fonctionne. Nous avions d&#233;j&#224; comment&#233; les inqui&#233;tudes du FMI [12] &#224; propos de l'&#233;conomie mondiale. Elles sont peut-&#234;tre encore plus grandes en Europe, comme en t&#233;moignent ces cris d'alarme lanc&#233;s par trois responsables europ&#233;ens : &#171; Jamais encore, je n'avais vu une telle fragmentation, et aussi peu de convergence dans notre Union &#187;, &#171; L'Union europ&#233;enne est en danger. Personne ne peut dire si [elle] existera encore en l'&#233;tat dans dix ans &#187;, &#171; L'Europe ne produit pas assez de r&#233;sultats &#187; [13].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus r&#233;cemment encore, une tribune (pass&#233;e relativement inaper&#231;ue) est proprement hallucinante [14]. Les signataires composent un &#233;trange &#233;quipage, puisqu'on y trouve Christine Lagarde, directrice g&#233;n&#233;rale du FMI et Pascal Lamy, ancien directeur g&#233;n&#233;ral de l'OMC, mais aussi les PDG d'Air France-KLM et de Veolia. Et m&#234;me celui du PMU (Pari Mutuel Urbain) plus habitu&#233; sans doute aux paris hippiques qu'&#224; la prospective &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quinze personnalit&#233;s d&#233;plorent que &#171; la poursuite excessive d'une finalit&#233; exclusive &#8211; maximiser les profits pour les actionnaires &#8211; a isol&#233; l'entreprise et nourri la suspicion &#224; son &#233;gard &#187;, r&#233;cusent &#171; l'id&#233;e fausse qu'une entreprise appartient &#224; ses actionnaires &#187; et reprennent &#224; leur compte &#171; le consensus de plus en plus fort &#187; selon lequel &#171; la financiarisation du capitalisme est une erreur &#187;. Ils se prononcent donc &#171; en faveur d'une &#233;conomie de march&#233; responsable &#187;, et, pour y arriver, nos apprentis altermondialistes se bornent &#224; proposer la modification des articles 1832 et 1833 du Code civil fran&#231;ais, ce qui va assur&#233;ment bouleverser le fonctionnement du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut cependant prendre au s&#233;rieux ces manifestations d'inqui&#233;tude parce qu'elles expriment le sentiment des gestionnaires des int&#233;r&#234;ts capitalistes de ne pas disposer des outils n&#233;cessaires pour &#171; mordre &#187; sur tous les aspects de la r&#233;alit&#233;. De ce point de vue, le d&#233;sarroi exprim&#233; par la Commission europ&#233;enne dans une r&#233;cente communication [15] m&#233;rite d'&#234;tre d&#233;taill&#233;. On y trouve d'abord une autocritique sur l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire men&#233;e &#224; contretemps : &#171; l'orientation budg&#233;taire de la zone euro a &#233;t&#233; restrictive au cours de la p&#233;riode 2011-2013, &#224; un moment o&#249; l'&#233;conomie se d&#233;t&#233;riorait &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission va encore plus loin, quand elle d&#233;couvre les probl&#232;mes pos&#233;s par l'absence de coordination budg&#233;taire au niveau europ&#233;en. La politique optimale ne saurait &#234;tre &#171; le r&#233;sultat spontan&#233; de l'application des r&#232;gles budg&#233;taires &#224; chaque Etat membre &#187; et elle est difficile &#224; atteindre &#171; en l'absence d'un budget centralis&#233; qui pourrait jouer un r&#244;le plus actif &#187;. La Commission se met m&#234;me &#224; r&#234;ver : il faudrait &#171; consid&#233;rer la zone euro comme une entit&#233; unique, comme s'il y avait un ministre des Finances pour l'ensemble de la zone euro, et d&#233;finir la politique budg&#233;taire en termes agr&#233;g&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il y a les fonds structurels, la Banque europ&#233;enne d'investissement et son Fonds europ&#233;en pour les investissements strat&#233;giques, le plan Juncker, mais cela ne semble pas suffisant &#224; la Commission qui sugg&#232;re une relance &#233;quivalant &#224; 0,5 % du PIB europ&#233;en, soit environ 50 milliards d'euros. Mais qui va relancer ? &#171; Ceux qui n'ont pas de marge de man&#339;uvre budg&#233;taire voudraient l'utiliser ; ceux qui en ont ne veulent pas l'utiliser &#187; tel est le &#171; paradoxe &#187; que souligne la Commission. Cet appel du pied &#224; l'Allemagne pour qu'elle prenne sa part dans une &#171; orientation budg&#233;taire plus positive &#187; est &#233;videmment appel&#233; &#224; rester lettre morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestations de cet &#171; effroi bourgeois &#187; renvoient &#224; une autre source d'inqui&#233;tude : la r&#233;gression sociale &#8211; qui d&#233;coule m&#233;caniquement des politiques capitalistes de sortie de crise &#8211; est le tremplin qui propulse les courants souverainistes polaris&#233;s par l'extr&#234;me-droite. Les ravages sociaux du n&#233;olib&#233;ralisme leur fournissent la base &#233;conomique, l'enrobage x&#233;nophobe et r&#233;actionnaire n'&#233;tant au fond que la &#171; superstructure &#187; qui sert &#224; d&#233;vier la question sociale vers les affirmations identitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Novembre 2016, pour A l'Encontre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Enrique Fern&#225;ndez-Mac&#237;as, John Hurley, Martina Bisello, What do Europeans do at work ? A task-based analysis, Eurofound, European Jobs Monitor 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Sur cette question technique (mais essentielle dans les n&#233;gociations salariales) voir : Michel Husson, &#171; Les salaires ne baissent pas assez en France ? &#187;, note hussonet n&#176; 79, 20 janvier 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Michel Husson, &#171; Europe. Le tout-comp&#233;titivit&#233; contre les salaires &#187;, A l'encontre, 24 d&#233;cembre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Pour une analyse plus d&#233;taill&#233;e, voir : Odile Chagny et Michel Husson, &#171; Quel r&#233;gime salarial optimal pour la zone euro ? &#187;, La Revue de l'Ires n&#176; 81&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Les principales exceptions sont la Su&#232;de et l'Allemagne. La Su&#232;de maintient une structure stable des salaires. En Allemagne, la p&#233;riode ouverte par la crise a corrig&#233; la tendance ant&#233;rieure &#224; une d&#233;connexion tr&#232;s marqu&#233;e et qui faisait alors figure d'exception en Europe, notamment avec la mise en place d'un salaire minimum interprofessionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] &#171; New evidence on wage adjustment in Europe during the period 2010-13 &#187;, ECB Economic Bulletin, Issue 5/2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, &#171; Le pouvoir et le peuple &#187;, Finances &amp; D&#233;veloppement, mars 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Jelle Visser, &#171; What happened to collective bargaining during the great recession ? &#187;, IZA Journal of Labor Policy, 2016, 5:9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Paul Marginson and Christian Welz, Changes to wage-setting mechanisms in the context of the crisis and the EU's new economic governance regime, Eurofound, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Pour un passage en revue syst&#233;matique des effets &#233;conomiques et sociaux de ces politiques, voir : Thomas Fazi, &#171; How Can Europe Change ? Civil Society Proposals &#187;, ISI growth, October 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] Mathieu Pigasse sur la dette grecque, France Inter, 3 f&#233;vrier 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] Michel Husson, &#171; Les d&#233;sarrois du professeur Obstfeld &#187;, A l'encontre, 20 avril 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] Les citations sont respectivement de : Jean-Claude Juncker (pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne), Discours sur l'&#233;tat de l'Union 2016, 14 septembre 2016 ; de : Martin Schulz (pr&#233;sident du Parlement europ&#233;en), &#171; Die Europ&#228;ische Union ist in Gefahr &#187;, Die Welt, 07.12.2015, et de : Pierre Moscovici (commissaire europ&#233;en aux affaires &#233;conomiques et financi&#232;res), &#171; L'Europe ne produit pas assez de r&#233;sultats &#187;, FranceTVinfo, 11 septembre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[14] Collectif, &#171; Plaidoyer en faveur d'une &#233;conomie de march&#233; responsable &#187;, lemonde.fr, 16 novembre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[15] European Commission, &#171; Towards a Positive Fiscal Stance for the Euro Area &#187;, Communication, 16 November 2016. Voir aussi le communiqu&#233; de presse : &#171; Oeuvrer &#224; une reprise &#233;conomique plus forte et plus int&#233;gratrice &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'offensive islamophobe en cours et l'urgence d'une riposte antiraciste</title>
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		<dc:date>2016-12-06T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Ugo Palheta</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
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		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

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&lt;p&gt;Revue L'Anticapitaliste n&#176;80 (septembre 2016) &lt;br class='autobr' /&gt;
A travers la multiplication d'arr&#234;t&#233;s municipaux interdisant le port du &#171; burkini &#187;, la France a v&#233;cu cet &#233;t&#233; une nouvelle &#233;tape dans l'offensive islamophobe qui s&#233;vit dans le pays depuis tant d'ann&#233;es. Et une fois encore, c'est la classe dirigeante qui est &#224; la man&#339;uvre. &lt;br class='autobr' /&gt; Certains, au sein de la gauche radicale, ont pr&#233;sent&#233; cet &#233;pisode &#8211; et l'islamophobie en g&#233;n&#233;ral &#8211; comme une tactique de diversion mise en &#339;uvre par les partis dominants (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Debats-138-" rel="directory"&gt;D&#233;bats&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L104xH150/arton28808-8531a.png?1781537802' class='spip_logo spip_logo_right' width='104' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Revue L'Anticapitaliste n&#176;80 (septembre 2016)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers la multiplication d'arr&#234;t&#233;s municipaux interdisant le port du &#171; burkini &#187;, la France a v&#233;cu cet &#233;t&#233; une nouvelle &#233;tape dans l'offensive islamophobe qui s&#233;vit dans le pays depuis tant d'ann&#233;es. Et une fois encore, c'est la classe dirigeante qui est &#224; la man&#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certains, au sein de la gauche radicale, ont pr&#233;sent&#233; cet &#233;pisode &#8211; et l'islamophobie en g&#233;n&#233;ral &#8211; comme une tactique de diversion mise en &#339;uvre par les partis dominants leur permettant d'&#233;viter d'aborder les &#171; vrais probl&#232;mes &#187; (loi Travail, ch&#244;mage, in&#233;galit&#233;s, etc.). C'est ne pas comprendre que l'islamophobie constitue en premier lieu un syst&#232;me de domination, une oppression sp&#233;cifique enracin&#233;e dans une large gamme de discriminations qui prennent pour cible la population musulmane en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette oppression se combine de mani&#232;re complexe au racisme structurel dont sont l'objet en France les descendants de colonis&#233;s. Entre autres exemples, une &#233;tude r&#233;cente a ainsi pu montrer qu'un citoyen fran&#231;ais d'origine s&#233;n&#233;galaise a entre deux et trois fois moins de chances d'obtenir un entretien d'embauche s'il est per&#231;u comme musulman plut&#244;t que chr&#233;tien1 ; et sans doute le ph&#233;nom&#232;ne est-il similaire quant aux discriminations &#224; l'avancement professionnel et au logement, ou encore quant aux violences polici&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier effet de l'islamophobie est donc de d&#233;grader quotidiennement les vies des quatre &#224; cinq millions de musulmans vivant en France et de leur rendre extr&#234;mement difficile la t&#226;che de s'organiser collectivement. En les soumettant &#224; un r&#233;gime de plus en plus discriminatoire et s&#233;gr&#233;gationniste, en multipliant les d&#233;clarations publiques d'hostilit&#233; &#224; l'islam, on travaille ainsi &#224; transformer une minorit&#233; religieuse en &#171; race &#187; et on pr&#233;pare le pire : des politiques d'apartheid et de d&#233;portation, qui sont d&#233;j&#224; &#224; la bouche d'&#233;ditorialistes invit&#233;s partout, tel Eric Zemmour, voire des pogroms anti-musulmans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'islamophobie n'est nullement r&#233;ductible &#224; une simple diversion, c'est aussi qu'elle permet de justifier l'offensive autoritaire en cours qui se d&#233;cline sur plusieurs plans : consolidation du quadrillage r&#233;pressif des quartiers populaires, vague d'arrestations arbitraires de musulmans, restriction des droits d&#233;mocratiques et r&#233;pression tous azimuts des mouvements de contestation. C'est enfin qu'elle permet de construire un bloc national/racial sur le dos des secteurs les plus opprim&#233;s des classes populaires, donc d'unir ceux et celles qui devraient &#234;tre divis&#233;s et de diviser ceux et celles qui devraient &#234;tre unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette situation, l'&#233;mergence d'un mouvement antiraciste large et autonome (notamment de l'Etat) est d'une urgence absolue pour tous ceux et toutes celles qui aspirent &#224; un changement radical de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paniques morales, attaques racistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la v&#233;rit&#233;, personne ou presque ne se pr&#233;occupait il y a quelques semaines du fait que quelques femmes (ou hommes), en France et ailleurs, se baignent avec des tenues couvrant la majeure partie de leurs corps. Or, ce sont bien des &#233;lus de droite et d'extr&#234;me droite, en particulier le maire de Cannes (LR), qui ont lanc&#233; la pol&#233;mique en prenant des mesures liberticides visant les femmes musulmanes portant le &#171; burkini &#187;, et ce sont d'autres &#233;lus &#8211; ainsi que les &#171; grands &#187; m&#233;dias &#8211; qui l'ont relay&#233; complaisamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une trentaine d'ann&#233;es s'accumulent les paniques morales autour de tout ce qui touche de pr&#232;s ou de (tr&#232;s) loin &#224; l'islam : foulard &#224; l'&#233;cole, burqa dans les lieux publics, viande hallal, interdits alimentaires, jupes longues (l&#224; encore &#224; l'&#233;cole), etc., et &#224; pr&#233;sent le d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre &#171; burkini &#187;. Ainsi se recr&#233;ent ind&#233;finiment des parodies de &#171; d&#233;bat national &#187;, aboutissant immanquablement &#224; la question, pos&#233;e par les m&#233;dias dominants, de la &#171; compatibilit&#233; de l'islam avec la R&#233;publique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effet demeure toujours identique : faire appara&#238;tre les musulmans comme un corps radicalement &#233;tranger &#224; la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise et les constituer en &#171; menace &#187;, l&#233;gitimant ainsi pr&#233;ventivement les formes de r&#233;pression les plus brutales et arbitraires (qui pourront ensuite &#234;tre utilis&#233;es contre les mobilisations sociales et les militants du mouvement ouvrier). C'est cette m&#233;canique raciste, maintenant bien connue, qui s'est &#224; nouveau enclench&#233;e cet &#233;t&#233;, et qu'il nous faut d&#233;construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois d'ao&#251;t, plusieurs s&#233;nateurs &#8211; en particulier le s&#233;nateur-maire FN de Marseille, St&#233;phane Ravier &#8211; ont d&#233;nonc&#233; une sortie piscine, ouverte uniquement &#224; des femmes souhaitant se baigner couvertes et &#224; leurs enfants, qui devait se tenir dans un lieu priv&#233;, le Speed Water Park. Si le directeur du centre aquatique avait &#233;t&#233; suffisamment apeur&#233; pour annuler la r&#233;servation de ses installations &#224; l'association qui l'avait sollicit&#233;e, cela n'avait pas suffi &#224; mettre &#224; l'agenda politique et m&#233;diatique la question du &#171; burkini &#187; sur les plages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire a rebondi quelques jours plus tard avec l'arr&#234;t anti-burkini pris par le maire de Cannes, interdisant l'acc&#232;s aux plages de sa ville &#224; &#171; toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes m&#339;urs et de la la&#239;cit&#233; &#187;. Le pr&#233;texte de la la&#239;cit&#233; est vite balay&#233; puisque, confortant l'islamophobie ambiante, le tribunal administratif de Nice donne raison au maire de Cannes, en pr&#233;cisant : &#171; dans le contexte d'&#233;tat d'urgence et des r&#233;cents attentats islamistes survenus notamment &#224; Nice il y a un mois (...) le port d'une tenue vestimentaire distinctive, autre que celle d'une tenue habituelle de bain, peut en effet &#234;tre interpr&#233;t&#233; comme n'&#233;tant pas, dans ce contexte, qu'un simple signe de religiosit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc plus leur &#171; religiosit&#233; &#187; qui est reproch&#233;e aux femmes portant le &#171; burkini &#187; (comme cela apparaissait dans l'arr&#234;t&#233; de Cannes, qui invoquait les &#171; bonnes m&#339;urs et la la&#239;cit&#233; &#187;), mais d'improbables consid&#233;rations de s&#233;curit&#233;. &#171; Dans le contexte &#187;, le port du &#171; burkini &#187; peut &#234;tre interpr&#233;t&#233; comme davantage qu'un &#171; simple signe de religiosit&#233; &#187;&#8230; mais par qui ? Par la mairie elle-m&#234;me, pardi ! Directeur g&#233;n&#233;ral des services de la ville de Cannes, Thierry Migoule affirme ainsi qu'&#171; il ne s'agit pas d'interdire le port de signes religieux &#224; la plage (&#8230;) mais les tenues ostentatoires qui font r&#233;f&#233;rence &#224; une all&#233;geance &#224; des mouvements terroristes qui nous font la guerre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul besoin d'&#234;tre un interpr&#232;te particuli&#232;rement subtil du langage politique pour comprendre que, comme lors du d&#233;bat de 2003-2004 autour des &#171; signes religieux &#187; &#224; l'&#233;cole, ce sont donc sp&#233;cifiquement les musulman-e-s qui sont vis&#233;-e-s, puisque ni la soutane, ni la kippa, ni un quelconque autre signe religieux ne seront &#224; l'&#233;vidence assimil&#233;s &#224; des &#171; tenues ostentatoires qui font r&#233;f&#233;rence &#224; une all&#233;geance &#224; des mouvements terroristes qui nous font la guerre &#187;. A l'inverse, toute tenue ou tout signe associ&#233; &#224; la culture musulmane &#8211; m&#234;me de mani&#232;re imaginaire &#8211; devient ainsi susceptible de marquer une telle &#171; all&#233;geance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est reproch&#233; &#224; ces femmes musulmanes, c'est donc leur pr&#233;tendue &#171; all&#233;geance &#187; &#224; l'id&#233;ologie meurtri&#232;re de Daesh, dont elles seraient les repr&#233;sentantes (sinon les pros&#233;lytes). Tout signe d'une religiosit&#233; musulmane devient donc potentiellement un marqueur d'&#233;tranget&#233; et de dangerosit&#233;, autrement dit un stigmate. Cela au m&#233;pris de faits &#233;l&#233;mentaires qu'il ne devrait m&#234;me pas &#234;tre n&#233;cessaire de rappeler, par exemple la pr&#233;sence importante de musulmans &#8211; une trentaine estime-t-on &#8211; parmi les victimes de l'attaque de Nice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce rythme, il deviendra bient&#244;t acceptable politiquement de r&#233;clamer &#8211; et d'obtenir &#8211; l'interdiction dans les rues du port de la djellaba, du hijab ou de la barbe (si du moins celle-ci est port&#233;e par un musulman, ou un &#171; musulman d'apparence &#187; pour reprendre une expression de Sarkozy&#8230;). Cela au nom d'une la&#239;cit&#233; passablement &#171; falsifi&#233;e &#187;2. La loi de 1905 ne garantit-elle pas la libert&#233; de conscience (d&#232;s son article 1er) et la possibilit&#233; d'exprimer ses croyances religieuses, y compris dans l'espace dit &#171; public &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le consensus islamophobe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons &#224; la m&#233;canique raciste, puisque suite &#224; l'arr&#234;t&#233; pass&#233; &#224; Cannes, la pol&#233;mique est enfin lanc&#233;e, fait r&#233;jouissant pour une classe politique aux abois et des m&#233;dias en mal de &#171; sujets br&#251;lants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'en est suivi un d&#233;fil&#233; de d&#233;clarations islamophobes d'une violence ahurissante, de la part de responsables de droite et d'extr&#234;me droite. On a ainsi vu un d&#233;l&#233;gu&#233; LR de Meurthe-et-Moselle &#8211; Jean-Pierre Arbey &#8211; tweeter &#171; Nacht und Nebel pour le sac poubelle &#187;3, &#224; propos d'une femme portant un voile int&#233;gral sur une plage, r&#233;clamant donc le type de d&#233;portation que le r&#233;gime nazi r&#233;servait &#224; ses opposants et &#224; ses &#171; ennemis &#187; durant la Deuxi&#232;me Guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancienne ministre et actuellement d&#233;put&#233;e europ&#233;enne (LR), Morano a d&#233;fendu son comp&#232;re en pr&#233;cisant que ce sont les femmes musulmanes portant le foulard qui sont &#171; comparables avec les nazis, qui ont extermin&#233; des gens &#187; (sic). &#192; peine plus subtil et se situant dans une m&#234;me logique venant justifier le ciblage raciste des musulmans et la s&#233;gr&#233;gation, Fillon a d&#233;clar&#233; : &#171; les catholiques, les protestants, les juifs, les bouddhistes, les sikhs, ne menacent pas l'unit&#233; nationale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la droite et l'extr&#234;me droite accusaient Hollande et le gouvernement de ne pas r&#233;agir, Manuel Valls a d&#233;clar&#233; dans La Provence qu'il &#171; comprend &#187; et &#171; soutient &#187; les maires : &#171; je comprends les maires qui, dans ce moment de tension, ont le r&#233;flexe de chercher des solutions, d'&#233;viter des troubles &#224; l'ordre public (&#8230;) Je soutiens donc ceux qui ont pris des arr&#234;t&#233;s, s'ils sont motiv&#233;s par la volont&#233; d'encourager le vivre ensemble, sans arri&#232;re-pens&#233;e politique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et lui aussi d'entonner la rengaine pseudo-la&#239;que des plages qui devraient &#234;tre &#171; pr&#233;serv&#233;es des revendications religieuses &#187; et la rh&#233;torique islamophobe des maillots de bain couvrants qui porteraient un projet politique : &#171; Les plages, comme tout espace public, doivent &#234;tre pr&#233;serv&#233;es des revendications religieuses. Le burkini n'est pas une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode. C'est la traduction d'un projet politique de contre-soci&#233;t&#233;, fond&#233; notamment sur l'asservissement de la femme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que son nom a &#233;t&#233; &#233;voqu&#233; pour diriger une &#171; Fondation des &#339;uvres de l'islam de France &#187;, dans la plus pure tradition coloniale, l'ancien ministre de l'Int&#233;rieur Jean-Pierre Chev&#232;nement s'est fendu d'un commentaire sur &#171; l'affaire &#187; qui en dit long sur ce qu'on peut attendre d'une telle officine et d'un gouvernement lui en offrant la direction. Il recommande en effet aux musulmans la &#171; discr&#233;tion &#187; dans &#171; l'espace public &#187;. Le conseil sonne davantage comme une menace ; on entend d&#233;j&#224; le &#171; sinon &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a d'ailleurs trop peu remarqu&#233; la mani&#232;re dont Chev&#232;nement justifiait un tel conseil : &#171; les musulmans, comme tous les citoyens fran&#231;ais, doivent pouvoir pratiquer leur culte en toute libert&#233;. Mais il faut aussi qu'ils comprennent que, dans l'espace public o&#249; se d&#233;finit l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, tous les citoyens doivent faire l'effort de recourir &#224; la &#034;raison naturelle&#034; &#187;. Ce n'est donc pas seulement la &#171; discr&#233;tion &#187; qui ferait d&#233;faut aux musulmans, mais l'effort qu'implique l'usage de la &#171; raison naturelle &#187; pour tenir sa place dans &#171; l'espace public &#187; et contribuer &#224; &#171; d&#233;finir l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&#233; la d&#233;cision du Conseil d'Etat, l'offensive islamophobe va continuer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sollicit&#233; par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France), le Conseil d'Etat a suspendu les arr&#234;t&#233;s anti-burkinis qu'avaient pris plus d'une trentaine de mairies (majoritairement LR mais aussi FN et PS). Il a notamment consid&#233;r&#233; que &#171; l'arr&#234;t&#233; litigieux a (&#8230;) port&#233; une atteinte grave et manifestement ill&#233;gale aux libert&#233;s fondamentales que sont la libert&#233; d'aller et venir, la libert&#233; de conscience et la libert&#233; personnelle &#187;. On aurait pourtant tort d'imaginer que l'offensive islamophobe est termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, Manuel Valls a imm&#233;diatement r&#233;agi, lui qui avait d&#233;j&#224; soutenu les maires en question. Rapidement apr&#232;s l'annonce de la d&#233;cision du Conseil d'Etat, il a d&#233;clar&#233; que celle-ci &#171; n'&#233;puisait pas le d&#233;bat &#187; et a pr&#233;cis&#233; : &#171; d&#233;noncer le burkini, ce n'est en aucun cas mettre en cause une libert&#233; individuelle. Il n'y a pas de libert&#233; qui enferme les femmes ! C'est d&#233;noncer un islamisme mortif&#232;re, r&#233;trograde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que dit cette d&#233;claration, ce n'est pas qu'il porte un quelconque int&#233;r&#234;t pour les droits des femmes : qu'a-t-il fait contre les violences qui leur sont faites ou les discriminations sexistes structurelles ? Il signale en r&#233;alit&#233; qu'une autre offensive commence, qui ne se jouera pas essentiellement devant les tribunaux mais &#8211; comme au d&#233;but des ann&#233;es 2000 &#8211; sur le terrain id&#233;ologico-politique et dont la logique est simple : instrumentaliser les droits des femmes et la la&#239;cit&#233; pour acc&#233;l&#233;rer l'entreprise de stigmatisation, de discrimination et de s&#233;gr&#233;gation visant sp&#233;cifiquement les millions de musulmans vivant en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cision du Conseil d'Etat appara&#238;t donc comme une victoire partielle : elle n'annule pas les lois et circulaires islamophobes pass&#233;s dans les quinze derni&#232;res ann&#233;es, et elle n'est qu'un coup d'arr&#234;t provisoire. Souvenons-nous qu'en 1989 et 1994, le Conseil d'Etat avait invalid&#233; les r&#232;glements int&#233;rieurs de lyc&#233;es pr&#233;tendant interdire les signes religieux dans l'&#233;tablissement. On sait pourtant ce qu'il est advenu dix ans plus tard : au terme d'une &#233;norme campagne intellectuelle, m&#233;diatique et politique4, Chirac et le gouvernement Raffarin &#233;taient parvenus &#224; imposer la loi, liberticide et raciste, du 15 mars 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour parvenir &#224; une &#171; victoire &#187; qui aboutissait &#224; exclure pour lib&#233;rer (rien moins !), il avait fallu des ann&#233;es d'un travail id&#233;ologique visant non seulement &#224; red&#233;finir la la&#239;cit&#233;, mais aussi &#224; constituer le port du foulard &#8211; et &#224; travers lui l'islam et les musulman-e-s &#8211; en &#171; probl&#232;me public &#187;. A l'heure o&#249; les gouvernements r&#233;duisaient drastiquement les moyens de l'&#233;cole publique, la ficelle &#233;tait grosse. Elle a pourtant fonctionn&#233;, pour au moins deux raisons : elle s'est articul&#233;e au racisme structurel ciblant les descendants de colonis&#233;s ; le terrain id&#233;ologique avait &#233;t&#233; activement pr&#233;par&#233; par une s&#233;rie d'intellectuels m&#233;diatiques pour &#233;riger l'islam et les musulmans en menace pour l'&#233;cole et pour les valeurs universelles qu'elle pr&#233;tend (illusoirement) incarner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Portrait de l'homme politique en agent de la guerre civile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Valls s'inscrit clairement dans cette dynamique islamophobe. Comme tout professionnel de la politique, il aime se r&#233;f&#233;rer aux valeurs de la &#171; R&#233;publique &#187;, en particulier au &#171; vivre-ensemble &#187;. C'est d'ailleurs au nom du &#171; vivre-ensemble &#187; qu'il somme les musulmans d'&#171; aider la R&#233;publique &#187;, sous peine de rendre &#171; de plus en plus dur &#187; la garantie du libre exercice du culte5.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute pourtant qu'il est devenu en quelques ann&#233;es &#224; peine l'un des principaux agents de la guerre civile. Une guerre de basse intensit&#233; et qui ne s'avoue pas comme telle, certes ; mais une guerre, qui combine les traits d'une guerre de classe et d'une guerre (n&#233;o)coloniale, cherche &#224; briser les r&#233;sistances des opprim&#233;s et les solidarit&#233;s potentielles pouvant s'&#233;tablir entre eux, et prend pour cela des formes id&#233;ologiques et polici&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue, l'&#233;tat d'urgence a permis d'intensifier encore davantage le quadrillage r&#233;pressif des quartiers populaires en multipliant les contr&#244;les au faci&#232;s, les assignations &#224; r&#233;sidence, les raids de la BAC, voire le si&#232;ge par des compagnies de CRS ; en somme l'arbitraire et le racisme policiers. La mort d'Adama Traor&#233; durant l'&#233;t&#233; a malheureusement rappel&#233; la r&#233;alit&#233; &#8211; devenue banale depuis des d&#233;cennies &#8211; des crimes policiers visant les Noirs et les Arabes, toujours impunis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette guerre prend donc pour cible les musulmans et les habitants des quartiers populaires, mais aussi les Rroms. Ces discours ne sont pas sans cons&#233;quence : outre leur connexion intime avec le ciblage syst&#233;matiquement raciste de la police, ils construisent des figures de l'ennemi int&#233;rieur et pr&#233;pare le terrain &#224; des d&#233;cha&#238;nements racistes, en donnant confiance aux &#233;l&#233;ments les plus racistes dans la population, organis&#233;s ou non dans le cadre de l'extr&#234;me droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Calais, des migrants sont r&#233;guli&#232;rement enlev&#233;s et tabass&#233;s, voire laiss&#233;s pour mort. A Marseille, un camp de Rroms a r&#233;cemment &#233;t&#233; attaqu&#233; &#224; coup de cocktails molotov. A Sisco en Corse, si l'on ne peut dire avec pr&#233;cision de l'origine de ce que les m&#233;dias dominants ont instantan&#233;ment d&#233;crit comme une &#171; rixe &#187;, il est av&#233;r&#233; qu'une foule de plusieurs centaines de personnes s'est dirig&#233;e aux cris de &#171; On est chez nous &#187; vers le quartier populaire de Lupino, en p&#233;riph&#233;rie de Bastia, et a agress&#233; &#224; l'h&#244;pital un homme d'origine maghr&#233;bine qui avait d&#233;j&#224; subi des violences la veille. Comment ne pas voir le lien direct entre la campagne raciste men&#233;e par les barons locaux autour du &#171; burkini &#187;, le soutien de Valls aux arr&#234;t&#233;s municipaux, et ces actes racistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Valls se tient aussi fermement que possible du c&#244;t&#233; des classes poss&#233;dantes et sait que la loi Travail ne suffira pas pour faire accepter aux salari&#233;s le type de cure n&#233;olib&#233;rale que Schr&#246;der imposa en Allemagne au d&#233;but des ann&#233;es 2000. Au contraire, la mobilisation de ce printemps contre la loi Travail et son monde &#8211; qui a pris des formes nouvelles et radicales &#8211; a de nouveau montr&#233; la profonde d&#233;fiance d'une majorit&#233; de la population envers le projet n&#233;olib&#233;ral port&#233; en commun par le PS et LR, et plus profond&#233;ment par la bourgeoisie fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement a actualis&#233; et cristallis&#233; la &#171; crise d'h&#233;g&#233;monie prolong&#233;e &#187; qui taraude la classe dominante fran&#231;aise depuis une dizaine d'ann&#233;es6, et qui aboutit aujourd'hui &#224; l'approfondissement de la dynamique autoritaire et raciste dans les quartiers populaires, ainsi qu'&#224; son extension aux mouvements sociaux, des manifestants des cort&#232;ges de t&#234;te arr&#234;t&#233;s arbitrairement aux travailleurs de Goodyear ou d'Air France condamn&#233;s par la justice pour s'&#234;tre battus pour sauver leurs emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vers un mouvement antiraciste ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Exister, c'est exister politiquement &#187; disait le sociologue Abdelmalek Sayad. Le racisme, sous la forme notamment de l'islamophobie, vise non seulement &#224; emp&#234;cher les descendants de colonis&#233;s &#8211; qui composent certaines des franges les plus opprim&#233;es de notre camp social &#8211; d'&#171; exister politiquement &#187;, mais &#233;galement &#224; surmonter l'instabilit&#233; h&#233;g&#233;monique qui persiste en France, en b&#226;tissant une nouvelle &#171; communaut&#233; nationale &#187; soud&#233;e contre les musulmans et autour d'une red&#233;finition r&#233;actionnaire de la &#171; R&#233;publique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des enjeux centraux, dans les mois et ann&#233;es &#224; venir, consiste donc &#224; construire et unifier un vaste mouvement de contestation, sans perdre de vue la n&#233;cessit&#233; d'une mobilisation sp&#233;cifique : contre la violence d'Etat qui s'abat quotidiennement sur les quartiers populaires ; et contre l'islamophobie, qui d&#233;truit les vies de millions de personnes et entra&#238;ne dans sa foul&#233;e une explosion de toutes les formes de racisme (Rromophobie, n&#233;grophobie, antis&#233;mitisme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il n'y aura pas de raccourcis : si dans les semaines qui viennent les combats &#224; venir contre le gouvernement seront cruciaux, ils doivent s'inscrire dans une lutte durable qui se poursuivra apr&#232;s la prochaine &#233;lection pr&#233;sidentielle. Les batailles juridiques doivent &#234;tre men&#233;es car elles sont l'une des armes possibles dans l'actuelle guerre de positions, mais une riposte politique est n&#233;cessaire sur le terrain de l'antiracisme, trop longtemps d&#233;laiss&#233; par la gauche radicale et le mouvement syndical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire reculer les forces immenses qui nous font face et pr&#234;tent au d&#233;sespoir de ceux et celles qui subissent l'oppression, c'est donc &#224; un long combat qu'il faut se pr&#233;parer. Des mobilisations antiracistes ou anti-imp&#233;rialistes r&#233;centes ont d&#233;montr&#233; qu'existe, du c&#244;t&#233; des populations &#171; issues de la colonisation &#187; (pour parler, l&#224; encore, comme Sayad), une capacit&#233; politique autonome et m&#234;me une disposition &#224; s'affronter &#224; l'Etat : de la Marche de la dignit&#233; en octobre 2015 aux r&#233;centes manifestations contre les crimes racistes commis par la police (suite &#224; l'assassinat d'Adama Traor&#233;), en passant par les manifestations de l'&#233;t&#233; 2014 en solidarit&#233; avec la Palestine mais aussi le mouvement des sans-papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mobilisations sont une composante d&#233;cisive de toute politique d'&#233;mancipation dans la p&#233;riode historique qui est la n&#244;tre. Il ne s'agit pas simplement de les soutenir de l'ext&#233;rieur mais de d&#233;velopper une politique affrontant en tant que telle la question raciale, de nouer des alliances avec les organisations et collectifs d&#233;j&#224; pr&#233;sents et actifs, de chercher &#224; formuler avec eux des revendications unifiantes et des propositions politiques, d'intervenir sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la lutte contre l'islamophobie, le minimum consisterait ainsi &#224; revendiquer l'abrogation de toutes les lois et circulaires islamophobes, en particulier de la loi du 15 mars 2004 sur les signes religieux dans les &#233;coles publiques, et &#224; avancer un plan de lutte syst&#233;matique contre les discriminations dont sont l'objet les musulmans, permettant seul de briser l'appareil de s&#233;gr&#233;gation qui est en train de se mettre en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pisode islamophobe de cet &#233;t&#233; montre une nouvelle fois que le racisme est une composante centrale de la situation politique en France et ne pourra &#234;tre contourn&#233; ou remplac&#233; par des luttes sur le terrain &#233;conomique (pour les salaires et l'emploi, contre la loi Travail, etc.), m&#234;me d'ampleur, qui unifierait magiquement les diff&#233;rentes franges des classes populaires. On voit mal en effet comment le bloc social que la classe dirigeante cherche &#224; b&#226;tir autour d'un pacte national/racial renouvel&#233; (et dont l'islamophobie constitue la pierre de touche), pourrait se fissurer sans qu'&#233;merge un mouvement antiraciste &#8211; large, politique, radical, autonome, et port&#233; par les premiers concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les mois et ann&#233;es qui viennent, c'est aussi &#224; cela que les anticapitalistes devraient contribuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ugo Palheta&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 1. Voir http://&lt;a href=&#034;http://www.parisschoolofeconomics.eu/fr/actuali..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.parisschoolofeconomics.eu/fr/actuali..&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; 2 Voir Jean Baub&#233;rot, La La&#239;cit&#233; falsifi&#233;e, Paris, La D&#233;couverte, 2014.&lt;br class='autobr' /&gt; 3. &#171; Nacht und Nebel &#187; : Nuit et Brouillard, intitul&#233; d'une directive d'Hitler de 1941.&lt;br class='autobr' /&gt; 4. Voir Pierre Tevanian, Le voile m&#233;diatique, Paris, Raisons d'agir, 2005.&lt;br class='autobr' /&gt; 5. &#171; Si l'islam n'aide pas la R&#233;publique &#224; combattre ceux qui remettent en cause les libert&#233;s publiques, il sera de plus en plus dur pour la R&#233;publique de garantir ce libre exercice du culte &#187;, Journal du dimanche, 30 juillet 2016.&lt;br class='autobr' /&gt; 6. Voir : Stathis Kouvelakis, &#171; France : une crise d'h&#233;g&#233;monie prolong&#233;e &#187;, http://&lt;a href=&#034;http://www.preavis.org/breche-numerique/article..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.preavis.org/breche-numerique/article..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cor&#233;e du Sud. Une mobilisation sans pr&#233;c&#233;dent depuis 1987</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Coree-du-Sud-Une-mobilisation-sans-precedent-depuis-1987</link>
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		<dc:date>2016-12-06T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SooKyung Nam</dc:creator>


		<dc:subject>Cor&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Asie/Proche-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 19 novembre, des centaines de milliers de Sud-Cor&#233;ens et Sud-Cor&#233;ennes sont descendus dans la rue &#224; S&#233;oul &#8211; et dans d'autres villes &#8211; pour demander la d&#233;mission imm&#233;diate de la pr&#233;sidente Park Geun-hye. Cette mobilisation &#233;tait la quatri&#232;me d'une s&#233;rie de manifestations de masse, hebdomadaires, depuis octobre. C'est-&#224;-dire depuis qu'a &#233;t&#233; connu publiquement que la pr&#233;sidente Park &#233;tait secr&#232;tement &#171; conseill&#233;e &#187; par Choi Soon-sil, une amie de 40 ans, qui ne disposait d'aucun titre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Asie-Proche-Orient-" rel="directory"&gt;Asie/Proche-Orient&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Coree-294-+" rel="tag"&gt;Cor&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Asie-Proche-Orient-423-+" rel="tag"&gt;Asie/Proche-Orient&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-11-29-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-11-29&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH91/arton28825-79749.jpg?1781537802' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 19 novembre, des centaines de milliers de Sud-Cor&#233;ens et Sud-Cor&#233;ennes sont descendus dans la rue &#224; S&#233;oul &#8211; et dans d'autres villes &#8211; pour demander la d&#233;mission imm&#233;diate de la pr&#233;sidente Park Geun-hye. Cette mobilisation &#233;tait la quatri&#232;me d'une s&#233;rie de manifestations de masse, hebdomadaires, depuis octobre. C'est-&#224;-dire depuis qu'a &#233;t&#233; connu publiquement que la pr&#233;sidente Park &#233;tait secr&#232;tement &#171; conseill&#233;e &#187; par Choi Soon-sil, une amie de 40 ans, qui ne disposait d'aucun titre officiel dans le gouvernement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du site de &lt;a href=&#034;http://alencontre.org/asie/coree-du-sud/coree-du-sud-une-mobilisation-sans-precedent-depuis-1987.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#192; l'encontre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le scandale impliquant le copinage et la corruption de Park a d&#233;clench&#233; la plus grave crise politique en Cor&#233;e du Sud depuis des d&#233;cennies. La plus vaste manifestation a eu lieu le 12 novembre, quand environ 1 million de personnes se sont rassembl&#233;es dans le centre de S&#233;oul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait de la plus grande manifestation anti-gouvernementale depuis le mouvement d&#233;mocratique de juin 1987, lorsque les Sud-Cor&#233;ens ont forc&#233; le r&#233;gime militaire &#224; tenir une &#233;lection pr&#233;sidentielle libre et ont finalement ouvert la voie &#224; la fin de la dictature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sidente Park est la fille de Park Chung-hee, un dictateur militaire qui a gouvern&#233; la Cor&#233;e du Sud pendant 18 ans, &#224; partir du coup d'Etat militaire de mai 1961 jusqu'&#224; ce qu'il ait &#233;t&#233; assassin&#233; en 1979. Alors que son p&#232;re &#233;tait au pouvoir, suite au d&#233;c&#232;s de sa m&#232;re tu&#233;e dans une tentative d'assassinat contre Park, Park Geun-hye a agi comme une premi&#232;re dame d&#232;s l'&#226;ge de 22 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'amiti&#233; entre Park et sa confidente Choi Soon-sil remonte aux ann&#233;es 1970, lorsque Park a rencontr&#233; le p&#232;re de Choi, le fondateur d'une secte religieuse, qui est suspect&#233; d'avoir &#233;t&#233; le mentor de Park et d'avoir exerc&#233; un contr&#244;le sur lui et sur son entourage jusqu'&#224; la mort de Choi Tae-min en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Choi est soup&#231;onn&#233;e d'avoir utilis&#233; ses liens &#233;troits avec Park pour faire pression sur les grandes firmes familiales sud-cor&#233;ennes, les dites chaebols, pour faire des &#171; dons &#187; de pr&#232;s de 77,4 milliards de wons (environ 70 millions de dollars) &#224; deux fondations qu'elle contr&#244;lait. Elle est &#233;galement soup&#231;onn&#233;e d'ing&#233;rence en coulisses dans les affaires de l'Etat et dans les d&#233;cisions du gouvernement concernant le choix des fonctionnaires et des options politiques. De plus, elle a eu acc&#232;s &#224; des informations d'Etat classifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Choi est accus&#233;e d'abus de pouvoir et de fraude. Deux des conseillers de Park ont &#233;galement &#233;t&#233; accus&#233;s d'abus de pouvoir et d'extorsion, et sont soup&#231;onn&#233;s d'avoir aid&#233; Choi &#224; soutirer d'&#233;normes sommes d'argent de chaebols, y compris Samsung, qui &#224; lui seul aurait rapport&#233; 20 millions de dollars &#224; Choi en &#233;change d'une faveur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, le scandale de corruption a &#233;t&#233; surnomm&#233; &#171; Choi-gate &#187; et la col&#232;re de la population s'est dirig&#233;e principalement contre la &#171; pr&#233;sidente de l'ombre &#187;, ce qui impliquait que Choi avait exerc&#233; une influence indue sur Park et utilis&#233; sa relation personnelle pour contraindre les entreprises &#224; donner de l'argent &#224; ses fondations, accumuler une fortune illicite et gagner des faveurs pour elle-m&#234;me et sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais suite &#224; des fuites de documents li&#233;s &#224; l'enqu&#234;te, il s'est av&#233;r&#233; que la pr&#233;sidente Park &#233;tait la principale coupable dans le scandale de la corruption. Le 20 novembre, les procureurs ont publi&#233; un acte d'accusation contre Choi dans lequel ils ont indiqu&#233; que Park &#233;tait complice de ses crimes, faisant effectivement d'elle une suspecte plut&#244;t qu'un t&#233;moin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les procureurs, Park &#171; a jou&#233; un grand r&#244;le &#187; dans les efforts pour amasser des fonds des entreprises afin de constituer les fondations dirig&#233;es par Choi. Cependant, la Constitution sud-cor&#233;enne ne permet pas d'accuser p&#233;nalement un pr&#233;sident en exercice (il jouit du statut d'immunit&#233;), sauf en cas d'insurrection ou de trahison. Mais les enqu&#234;tes sont autoris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les all&#233;gations de corruption, d'abus de pouvoir, de d&#233;tournement de fonds et de favoritisme suscitaient la col&#232;re de la population et l'exigence de la d&#233;mission ou de la mise en accusation de Park. Dans les sondages, le taux d'approbation de Park a chut&#233; &#224; 5%, le plus bas de l'histoire de la Cor&#233;e du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en niant toute implication dans des actes r&#233;pr&#233;hensibles, Park a publi&#233; des excuses publiques deux fois depuis que le scandale a &#233;clat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une tentative de d&#233;samorcer la fureur populaire, Park a initialement promis qu'elle coop&#233;rerait avec l'enqu&#234;te sur toute fraude possible et d&#233;tournement impliquant son amie. Mais le 20 novembre, apr&#232;s la publication de l'inculpation de Choi, Park a indiqu&#233;, par son avocat, qu'elle ne r&#233;pondrait &#224; aucune des questions du parquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, selon un initi&#233;, lorsqu'on lui a conseill&#233; de d&#233;missionner pour &#233;touffer la vague de fureur populaire, elle aurait r&#233;pondu en affirmant : &#171; Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? &#187; &#8211; signalant par l&#224; qu'elle n'&#233;tait pas dispos&#233;e &#224; entendre la clameur populaire et qu'elle resterait en place quoi qu'il en soit jusqu'au terme de son mandat fin de 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette arrogance a accru la col&#232;re populaire contre Park. On s'attend &#224; ce que plus de personnes participent &#224; la prochaine manifestation de masse pr&#233;vue samedi 26 novembre pour exiger sa d&#233;mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que dans la rue les gens r&#233;clament la d&#233;mission imm&#233;diate de Park, les partis d'opposition, bien que quelque peu enhardis par les protestations massives, ne sont pas encore pr&#234;ts &#224; pr&#244;ner la destitution de Park, car ils craignent [si les deux tiers du parlement n'avalisent pas l'impeachment] un effet n&#233;gatif sur l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de l'ann&#233;e prochaine [entre autre pour le Parti d&#233;mocratique qui dispose de 122 si&#232;ges sur 300]. Il semble que ce qui les int&#233;resse le plus, c'est de contenir la col&#232;re des gens et de la canaliser vers leur victoire &#233;lectorale l'ann&#233;e prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Sud-Cor&#233;ens sont en col&#232;re contre la corruption impliquant Park et son entourage. Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle il y a un si grand toll&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elle est devenue la premi&#232;re femme pr&#233;sidente de Cor&#233;e du Sud en 2013, Park a promis des r&#233;formes &#233;conomiques radicales pour diminuer l'in&#233;galit&#233; de revenu croissante entre riches et pauvres et faire face au ch&#244;mage et &#224; une &#233;conomie stagnante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a dit qu'elle aiderait le pays &#224; r&#233;p&#233;ter le dit &#171; Miracle sur la rivi&#232;re Han &#187; &#8211; formule faisant r&#233;f&#233;rence au d&#233;veloppement &#233;conomique rapide sous la pr&#233;sidence de son p&#232;re. Park promettait de cr&#233;er des emplois et de construire une &#233;conomie &#171; de la connaissance &#187; qui serait moins d&#233;pendante des grandes entreprises dominantes en Cor&#233;e. Cela entra&#238;nerait une &#171; d&#233;mocratisation &#233;conomique &#187; en donnant la priorit&#233; &#224; la cr&#233;ation d'emplois dans les sciences et la technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, au cours des quatre derni&#232;res ann&#233;es, elle a manifest&#233; un style de direction autoritaire et un manque de transparence, ce qui ressemble beaucoup aux m&#233;thodes autoritaires de son p&#232;re. Au m&#234;me titre que sous le r&#232;gne de son p&#232;re, la pr&#233;sidente Park a intensifi&#233; les attaques contre les droits des travailleurs, les conditions de travail et les salaires. Elle a poursuivi une r&#233;pression impitoyable contre les opposants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, Han Sang-gyun, pr&#233;sident de la Conf&#233;d&#233;ration cor&#233;enne ind&#233;pendante des syndicats cor&#233;ens (KCTU), a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; l'an dernier et est toujours en prison apr&#232;s avoir &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; cinq ans d'emprisonnement pour avoir organis&#233; une s&#233;rie de manifestations contre l'administration Park [voir &#224; ce sujet l'article publi&#233; sur ce site en date du 6 juillet 2016 &lt;a href=&#034;http://alencontre.org/asie/coree-du-sud/lemprisonnement-de-han-sang-gyun-un-moment-crucial-pour-le-syndicalisme-de-coree-du-sud.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://alencontre.org/asie/coree-du-sud/lemprisonnement-de-han-sang-gyun-un-moment-crucial-pour-le-syndicalisme-de-coree-du-sud.html&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, dans une tentative de glorifier la dictature militaire de son p&#232;re, Park Geun-hye a tent&#233; de r&#233;&#233;crire les manuels scolaires d'histoire. Les conservateurs ont all&#233;gu&#233; que les auteurs &#171; de gauche &#187; empoisonnaient les manuels d'histoire actuels et les esprits des &#233;tudiants par leurs &#171; pr&#233;jug&#233;s id&#233;ologiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a annonc&#233; qu'il remplacerait les manuels d'histoire actuels utilis&#233;s dans les &#233;coles par des manuels publi&#233;s par le gouvernement. Cela a &#233;t&#233; critiqu&#233; comme une tentative de retour de l'&#233;ducation conforme au pass&#233; autoritaire du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation des soins de sant&#233; et des chemins de fer est &#233;galement en cours, ce qui a provoqu&#233; les r&#233;centes gr&#232;ves des travailleurs de ces secteurs. En coordination avec les Etats-Unis, l'administration de Park, en juillet 2016, a annonc&#233; le d&#233;ploiement d'un Terminal High Altitude Area Defense (THAAD) &#8211; syst&#232;me de missiles antibalistique am&#233;ricain &#8211; dans une r&#233;gion rurale dans le sud-est de la Cor&#233;e du Sud, &#224; Seongju, mena&#231;ant ainsi l'environnement et les agriculteurs qui y vivent, et suscitant un mouvement d'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, la promesse de Park de r&#233;p&#233;ter le &#171; Miracle sur la rivi&#232;re Han &#187; est devenue un cauchemar pour la majorit&#233; des Sud-Cor&#233;ens. Comme le m&#233;contentement populaire a augment&#233;, le parti de Park Geun-hye, le parti Saenuri au pouvoir [le &#171; Parti de la nouvelle fronti&#232;re &#187;], a perdu sa majorit&#233; parlementaire aux &#233;lections g&#233;n&#233;rales tenues en avril 2016 [129 si&#232;ge sur 300].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cinqui&#232;me manifestation de masse, pr&#233;vue pour le samedi 25 novembre, devrait attirer encore plus de gens, la col&#232;re populaire contre Park est de plus en plus massive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aventurisme et lunettes roses au CIUSSS de la Capitale-Nationale</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Aventurisme-et-lunettes-roses-au-CIUSSS-de-la-Capitale-Nationale</link>
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		<dc:date>2016-12-04T09:15:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Simard</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans un contexte d'aust&#233;rit&#233; globale, o&#249; les politiciens lib&#233;raux et les gestionnaires de la Sant&#233; n'en finissent plus de jouer en alternance aux pyromanes et aux pompiers, comment, diable, pourrions-nous prendre au s&#233;rieux les solutions propos&#233;es par le CIUSSS de la Capitale-Nationale pour la difficile, tragique et r&#233;currente situation d'encombrement des urgences psychiatriques de la r&#233;gion de Qu&#233;bec ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Photo : Michel Delamarre, le p.d.g. du CIUSSS de la Capitale nationale. &lt;br class='autobr' /&gt; Mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Sante-189-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-11-29-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-11-29&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton28901-b3120.jpg?1781537802' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un contexte d'aust&#233;rit&#233; globale, o&#249; les politiciens lib&#233;raux et les gestionnaires de la Sant&#233; n'en finissent plus de jouer en alternance aux pyromanes et aux pompiers, comment, diable, pourrions-nous prendre au s&#233;rieux les solutions propos&#233;es par le CIUSSS de la Capitale-Nationale pour la difficile, tragique et r&#233;currente situation d'encombrement des urgences psychiatriques de la r&#233;gion de Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Michel Delamarre, le p.d.g. du CIUSSS de la Capitale nationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais d'abord, dans cet environnement pr&#233;caire o&#249; l'on ne cesse de d&#233;shabiller Pierre pour habiller Paul, de d&#233;garnir des secteurs pour aussit&#244;t &#171; patcher &#187; ailleurs, comment pourrions-nous vraiment croire Michel Delamarre, le p.d.g. du CIUSSS, quand ce dernier affirme sans rire que les r&#233;centes fermetures des Centres de Nemours et Benoit-XV (2013), et les coupures de budget de cet organisme (50 M $ sur deux ans), n'ont rien &#224; voir avec l'encombrement des urgences psychiatriques de la r&#233;gion ? D'autant plus que ces deux endroits &#233;taient un point d'ancrage urbain tr&#232;s pris&#233; pour quelques centaines de personnes de la r&#233;gion, et servaient r&#233;guli&#232;rement de lieux de d&#233;pannage en cas de crise majeure ou autre p&#233;pin (une quinzaine de lits).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Et quand on sait, surtout, qu'ils ont &#233;t&#233; ferm&#233;s contre la volont&#233; des usagers et malgr&#233; les s&#233;v&#232;res mises en garde des intervenants, &#224; commencer par le psychiatre Hubert Wallot, dans le cas tout r&#233;cent du Centre de Traitement et de R&#233;adaptation (CTR) de Nemours&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, comment ne pas s'inqui&#233;ter, quand on entend Michel Delamarre et Sylvie Laverdi&#232;re (directrice au CIUSSS), affirmer avec autant de candeur que les deux seules mesures &#171; d'hospitalisation &#224; domicile &#187; et de &#171; soutien dans la communaut&#233; &#187; suffiront, &#224; moyen terme, pour d&#233;sengorger le syst&#232;me et lib&#233;rer les urgences psychiatriques ? Ainsi, &#224; l'instar de Fran&#231;ois Grimard et Line Girard du Syndicat des &#233;ducateurs, professionnels et techniciens de l'Institut Universitaire en Sant&#233; Mentale (IUSM), comment ne pas douter des r&#233;sultats, dans l'actuel contexte de coupures et de d&#233;labrement du r&#233;seau, surtout quand on sait tout le temps et l'&#233;nergie que requi&#232;re une authentique intervention de qualit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais encore, pour un travail d'intervention en sant&#233; mentale qui donne des effets durables, comment ne pas douter de mesures et de politiques d'intervention qui tiennent si peu compte des grands d&#233;terminants de la sant&#233; mentale dans leur ensemble ? Pensons ici, au fait de vivre dans un logement agr&#233;able, d'avoir un travail valorisant, un environnement sain, un revenu d&#233;cent, un pouvoir d'achat suffisant, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;alit&#233;, &#224; quoi bon tout le beau et bon travail d'intervention, si le &#171; client &#187; vis&#233; (en psychose ou ayant consomm&#233;) voit vraiment des &#171; araign&#233;es au plafond &#187; de sa chambre miteuse et d&#233;labr&#233;e ? Et s'il parano&#239;e &#224; juste titre &#224; cause des murs en carton ? Et qu'avec ses 369 $ par mois - gracieuset&#233; du ministre Fran&#231;ois Blais - il n'a d'autres ressources que Lauberivi&#232;re, Revivre ou Moisson-Qu&#233;bec au troisi&#232;me jour du mois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement, elles me font bien rire, les autorit&#233;s du CIUSSS et/ou gouvernementales, quand je les entends claironner qu'en cas d'encombrement majeur, ou de d&#233;bordement des services publics, les organismes communautaires comme le Centre de crise, Pech et autres, vont suppl&#233;er aux besoins. Comme si, avec leur sous financement chronique et le surplus de travail engendr&#233; par le d&#233;lestage des CLSC et autres grosses bo&#238;tes, ces organismes n'en avaient pas d&#233;j&#224; assez comme &#231;a&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, je n'ai rien contre le fait d'avoir octroy&#233; 30M $ pour la recherche en sant&#233; mentale (neurophotonique)&#8230; Mais, quand on pense, &#171; que dix pour cent de ce budget aurait suffi pour ouvrir un nouveau d&#233;partement et soulager les urgences &#187; - (Benoit C&#244;t&#233;, directeur de Pech), on se demande bien o&#249; le bon docteur Barrette et sa suite trouvent leur sens des priorit&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, on a bien h&#226;te aux prochaines &#233;lections, pour changer l'&#233;quipage et son timonier. Et sauver ce qui peut l'&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Simard, Journaliste et pair-aidant en Sant&#233; mentale&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un peu d'humanit&#233; plut&#244;t qu'un diktat &#233;conomique</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Un-peu-d-humanite-plutot-qu-un-diktat-economique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Un-peu-d-humanite-plutot-qu-un-diktat-economique</guid>
		<dc:date>2016-12-04T06:45:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Durand</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Notre p&#232;re lib&#233;ral, je m'accuse d'avoir perdu la foi envers notre pr&#233;tendu syst&#232;me d&#233;mocratique. Tout comme vous, la grande majorit&#233; de nos politiciens cherchent &#224; se faire &#233;lire en d&#233;bitant cette pri&#232;re : Je vous salue Croissance &#233;conomique, pleine de profits, les multinationales sont avec vous, vous &#234;tes b&#233;nie entre toutes les gr&#226;ces, et tous vos emplois sont b&#233;nis. Bien des &#233;lecteurs y font &#233;cho en r&#233;pondant : Sainte Croissance, m&#232;re de l'&#201;conomie, rendez notre vie riche d'objets, que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Environnement-187-+" rel="tag"&gt;Environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-11-29-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-11-29&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre p&#232;re lib&#233;ral, je m'accuse d'avoir perdu la foi envers notre pr&#233;tendu syst&#232;me d&#233;mocratique. Tout comme vous, la grande majorit&#233; de nos politiciens cherchent &#224; se faire &#233;lire en d&#233;bitant cette pri&#232;re : Je vous salue Croissance &#233;conomique, pleine de profits, les multinationales sont avec vous, vous &#234;tes b&#233;nie entre toutes les gr&#226;ces, et tous vos emplois sont b&#233;nis. Bien des &#233;lecteurs y font &#233;cho en r&#233;pondant : Sainte Croissance, m&#232;re de l'&#201;conomie, rendez notre vie riche d'objets, que nous puissions acheter beaucoup de biens &#224; jeter le plus rapidement pour les remplacer avec du nouveau pr&#234;t &#224; jeter. Consommer plus n'est-il pas le credo de cette religion ? N'est-ce pas votre conception du citoyen : avant tout un consommateur ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avez-vous remarqu&#233; qu'on nous pr&#233;sente chaque soir, aux nouvelles, les imp&#233;ratifs des compagnies multinationales d'ici et d'ailleurs en termes de profits et qu'on y encense la mont&#233;e de la croissance &#233;conomique en glorifiant leurs produits qui, pour la plupart, ne sont pas de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; ? Parfois suit une nouvelle qui effleure le probl&#232;me de la pauvret&#233; croissante, comme la disette en CHSLD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je consid&#232;re que la mis&#232;re humaine est grande lorsque les besoins les plus fondamentaux &#8211; respirer de fa&#231;on s&#233;curitaire, boire de l'eau potable et manger des aliments sains &#8211; sont si difficilement satisfaits qu'ils deviennent un grand luxe. Personne n'est vraiment &#224; l'abri d'une telle mis&#232;re si l'eau (potable et qui sert aussi &#224; d'autres usages) devait &#234;tre contamin&#233;e accidentellement, par exemple avec un d&#233;versement d'hydrocarbures. Demandez aux patients dont la survie est menac&#233;e s'ils &#233;changeraient leur bonbonne d'oxyg&#232;ne ou leur perfusion de liquides intraveineux pour des biens mat&#233;riels dernier cri ou pour un statut d'emploi plus enviable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quoi cela sert-il d'adh&#233;rer au cercle vicieux de la hausse de production pour consommer plus de biens (et de p&#233;trole ou m&#233;thane) &#224; jeter ? Les images de bonheur par la consommation qu'on nous pr&#233;sente nous rendent-elles plus heureux ? Notre sant&#233; mentale et physique devient-elle meilleure ? N'est-ce pas une fuite en avant qui semble ne pas pouvoir s'arr&#234;ter ? Est-ce vraiment le but de notre existence sur terre ? Peut-on esp&#233;rer qu'un jour des d&#233;put&#233;(e)s &#233;lu(e)s oseront remettre en question les fausses promesses de f&#233;licit&#233; li&#233;es &#224; cette qu&#234;te effr&#233;n&#233;e de la croissance &#233;conomique ? Peut-on r&#234;ver aussi qu'ils vont se permettre de penser par eux-m&#234;mes avant de voter, plut&#244;t que de toujours voter selon la ligne de parti ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre p&#232;re lib&#233;ral, vous, vos conseillers lobbyistes et &#233;conomistes, ainsi que vos disciples qui suivent aveugl&#233;ment la ligne du parti et vos ordres, afin de ne pas se faire &#233;carter du pouvoir, vous affichez un triomphalisme d&#233;concertant. Le chapitre IV sur les hydrocarbures de votre projet de loi 106, tout comme la diminution des prestations des b&#233;n&#233;ficiaires du bien-&#234;tre social, illustrent votre vision de l'&#234;tre humain et de la communaut&#233; qu&#233;b&#233;coise. Avec vos belles promesses creuses pour la croissance &#233;conomique, vous avez d&#233;structur&#233; notre Qu&#233;bec, &#233;nucl&#233;&#233; bien des organisations communautaires, et maintenant vous vous pr&#233;sentez comme le grand d&#233;fenseur de la veuve et de l'orphelin et des femmes autochtones ??? Il faut beaucoup de na&#239;vet&#233; pour gober cela ! Laisser une simple trace dans la neige qui fond au soleil ne vaut-il pas mieux que de laisser des traces de mutilation sociale et environnementale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur le p&#232;re lib&#233;ral, le but de notre existence n'est pas de servir les compagnies qui forment votre pi&#233;destal, ni de vous admirer ou de vous m&#233;priser, ni de mettre en valeur votre diktat de la croissance &#233;conomique. Nous avons tellement mieux &#224; faire. Auriez-vous la d&#233;cence de cesser de l&#233;gif&#233;rer en b&#226;illonnant les objecteurs de conscience ? Le respect se m&#233;rite, dit-on. Y a-t-il des &#233;lu(e)s capables d'oser suivre leur conscience plut&#244;t qu'une ligne de parti contamin&#233;e ? J'en garde l'espoir afin de contrer l'actuel climat de morosit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Durand&lt;br class='autobr' /&gt;
Boucherville&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 2 d&#233;cembre 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nous sommes en 2016 !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Nous-sommes-en-2016</link>
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		<dc:date>2016-12-03T06:27:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard Montpetit</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 29 novembre, la nouvelle est tomb&#233;e : le gouvernement de M. Justin Trudeau a d&#233;cid&#233; d'approuver l'ol&#233;oduc TransMountain de Kinder Morgan vers le port de Vancouver ainsi que la r&#233;fection de la vieille ligne 3 d'Enbridge vers le Wisconsin. Mais il a refus&#233; le projet Northern Gateway vers Kitimat. C'est la premi&#232;re fois que le premier ministre Trudeau tranche ; la lune de miel compos&#233;e de gentils selfies est termin&#233;e. Cependant, on peut se demander si ce pr&#233;jug&#233; favorable en faveur de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Environnement-187-+" rel="tag"&gt;Environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-11-29-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-11-29&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 29 novembre, la nouvelle est tomb&#233;e : le gouvernement de M. Justin Trudeau a d&#233;cid&#233; d'approuver l'ol&#233;oduc TransMountain de Kinder Morgan vers le port de Vancouver ainsi que la r&#233;fection de la vieille ligne 3 d'Enbridge vers le Wisconsin. Mais il a refus&#233; le projet Northern Gateway vers Kitimat. C'est la premi&#232;re fois que le premier ministre Trudeau tranche ; la lune de miel compos&#233;e de gentils selfies est termin&#233;e. Cependant, on peut se demander si ce pr&#233;jug&#233; favorable en faveur de l'industrie p&#233;troli&#232;re a un quelconque lien avec le fait que son grand p&#232;re, Charles, &#233;tait le fondateur de la Champlain Oil ?i&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De prime abord, le premier ministre vient de briser deux de ses promesses qui l'ont aid&#233; dans sa campagne &#233;lectorale de 2015 : celle de soumettre les projets de pipelines comme TransMountain &#224; un nouveau processus de consultation et d'&#233;valuation ainsi que celle de fonder ses d&#233;cisions sur la science. La tr&#232;s n&#233;cessaire r&#233;forme de l'Office national de l'&#233;nergie (ON&#201;) est remise aux calendes grecques ! C'est un mauvais d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un sens, cette annonce est une victoire pour les pressions du lobby de l'industrie p&#233;troli&#232;re. Selon Rapha&#235;l Bouvier-Auclair de la SRCii, il y aurait eu quelque 35 rencontres entre des repr&#233;sentants de Kinder Morgan et des employ&#233;s politiques ou des fonctionnaires. Quant &#224; Enbridge, le registre f&#233;d&#233;ral des lobbyistes fait &#233;tat de 70 rencontres. Mais, de l'autre c&#244;t&#233; de l'&#233;quilibre des forces, mon budget (et c'est vrai pour la plupart des environnementalistes) ne me permet pas d'avoir une rencontre avec le premier ministre &#224; 1 500,00 $ le couvert !iii Certes, ces rencontres ne sont pas ill&#233;gales, mais pour la transparence, on repassera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oublions pas que Northern Gateway avait &#233;t&#233; accept&#233; ; mais l'opposition farouche des Premi&#232;res Nations et des citoyens en a forc&#233; l'annulation par les cours de justiceiv. De plus, la disette de bienfaits &#233;conomiques pour la Colombie-Britannique avait amen&#233; la premi&#232;re ministre Clark &#224; se demander si les risques environnementaux encourus en valaient la chandelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le gouvernement f&#233;d&#233;ral vient de lui donner son aval, les m&#234;mes probl&#232;mes attendent le projet de pipeline TransMountain avec une brique et un fanal. Le d&#233;put&#233; Kennedy Stewart, du NPD, et Mme Elizabeth May, chef du Parti Vert, ont jur&#233; de se battre aux c&#244;t&#233;s des Am&#233;rindiens et des maires de la r&#233;gion de Vancouver. Le maire de Vancouver, M. Gregor Robertson, est aussi d&#233;termin&#233; que M. Denis Coderre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En accordant sa b&#233;n&#233;diction de fa&#231;on pr&#233;cipit&#233;e &#224; TransMountain, le gouvernement Trudeau a oubli&#233; que ce genre de d&#233;cision doit se prendre en consultant les scientifiques. Il fait fi du 5e rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'&#233;volution du climat (GIEC). Selon Enjeux &#201;nergie, ce pipeline qui aurait une capacit&#233; de 324,85 millions de barils par ann&#233;e serait responsable d'&#233;missions mondiales &#233;quivalant &#224; 195 millions de tonnes de gaz carbonique par an. L'objectif de la construction de TransMountain, c'est d'augmenter la production des sables bitumineux. Les gaz &#224; effet de serre, qu'ils soient produits &#224; Fort McMurray, &#224; New Delhi ou &#224; P&#233;kin, contribueront &#224; acc&#233;l&#233;rer les changements climatiques au niveau mondial. Comment r&#233;concilier cette d&#233;cision avec nos promesses &#224; la conf&#233;rence de Paris ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'a&#239;eul Trudeau a d&#233;cid&#233; de vendre du p&#233;trole et de favoriser l'automobile vers 1930v, il &#233;tait en plein dans la r&#233;volution qui sonnait le glas de l'&#232;re du cheval et du boghei. Mais, 85 ans plus tard, les temps ont chang&#233; ; nous sommes dans la transition vers les &#233;nergies renouvelables. B&#226;tir un pipeline aujourd'hui, c'est aussi r&#233;trograde que de construire une usine de boghei en 1930.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Trudeau, nous sommes en 2016 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard Montpetit&lt;br class='autobr' /&gt;
Membre du CCCPEM (Comit&#233; des citoyens et citoyennes pour la protection de l'environnement maskoutain) &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 2 d&#233;cembre 2016&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;i : &lt;a href=&#034;https://en.m.wikipedia.org/wiki/Charles-%C3%89mile_Trudeau&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://en.m.wikipedia.org/wiki/Charles-%C3%89mile_Trudeau&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
ii :&lt;a href=&#034;http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002875/projets-pipelines-dizaines-rencontres-lobbying-sommet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002875/projets-pipelines-dizaines-rencontres-lobbying-sommet&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
iii : &lt;a href=&#034;http://www.lactualite.com/politique/dons-et-acces-privilegie-lethique-elastique-de-trudeau/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lactualite.com/politique/dons-et-acces-privilegie-lethique-elastique-de-trudeau/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
iv : &lt;a href=&#034;http://www.lactualite.com/politique/dons-et-acces-privilegie-lethique-elastique-de-trudeau/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lactualite.com/politique/dons-et-acces-privilegie-lethique-elastique-de-trudeau/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
v : &lt;a href=&#034;http://www.lebulletindeschenaux.com/2016/03/31/lancienne-station-service-de-champlain-unique-au-quebec/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lebulletindeschenaux.com/2016/03/31/lancienne-station-service-de-champlain-unique-au-quebec/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'engagement de la soci&#233;t&#233; civile et des citoyens pour l'avenir du </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-engagement-de-la-societe-civile-et-des-citoyens-pour-l-avenir-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/L-engagement-de-la-societe-civile-et-des-citoyens-pour-l-avenir-du</guid>
		<dc:date>2016-12-03T06:17:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Institut de politiques alternatives de Montr&#233;al </dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Institut de politiques alternatives de Montr&#233;al, IPAM, inaugurait le 30 novembre dernier au Centre Canadien d'Architecture (CCA), une importante discussion publique sur le statut de la m&#233;tropole ainsi que sur l'avenir d&#233;mocratique de ses citoyens. Cette conf&#233;rence tombe &#224; point alors que les citoyens sont de plus en plus pr&#233;occup&#233;s par la transparence et la responsabilit&#233; de nos gouvernements et la centralisation des pouvoirs. Compte tenu de l'importance et de la pertinence de ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Evenements-68-" rel="directory"&gt;&#201;v&#233;nements&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Communiques-328-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2016-11-29-+" rel="tag"&gt;Edition du 2016-11-29&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Institut de politiques alternatives de Montr&#233;al, IPAM, inaugurait le 30 novembre dernier au Centre Canadien d'Architecture (CCA), une importante discussion publique sur le statut de la m&#233;tropole ainsi que sur l'avenir d&#233;mocratique de ses citoyens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette conf&#233;rence tombe &#224; point alors que les citoyens sont de plus en plus pr&#233;occup&#233;s par la transparence et la responsabilit&#233; de nos gouvernements et &lt;br class='autobr' /&gt;
la centralisation des pouvoirs. Compte tenu de l'importance et de la &lt;br class='autobr' /&gt;
pertinence de ces questions, plus de 158 participantEs &#233;taient &lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;sents &#224; l'&#233;v&#233;nement, dont de simples citoyens, des repr&#233;sentants de la &lt;br class='autobr' /&gt;
soci&#233;t&#233; civile et des conseillers municipaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Phyllis Lambert, fondatrice du CCA et pr&#233;sidente honoraire de l'IPAM, a ouvert la &lt;br class='autobr' /&gt;
conf&#233;rence en notant fi&#232;rement que &#8216;IPAM joue un r&#244;le essentiel dans la mise en place de discussions publiques traitant de questions et de principes &lt;br class='autobr' /&gt;
primordiaux' en ce qui concerne la Ville de Montr&#233;al. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;sident actuel de l'IPAM, Dimitri Roussopoulos &lt;br class='autobr' /&gt;
quant &#224; lui, a soulign&#233; que &#8216;l'on ne peut briser ce mur d'indiff&#233;rence et de pouvoir qui &lt;br class='autobr' /&gt;
emp&#234;che les citoyens de participer activement au processus d&#233;cisionnel de notre &lt;br class='autobr' /&gt;
ville qu'en s'engageant s&#233;rieusement dans les d&#233;bats publics'. L'invit&#233; et &lt;br class='autobr' /&gt;
pan&#233;liste Carle Bernier-Genest de Concertation &lt;br class='autobr' /&gt;
ontr&#233;al, a affirm&#233; que &#8216;les r&#233;gions m&#233;tropolitaines sont non seulement devenues des engins de d&#233;veloppement &#233;conomique, mais aussi de corrosion sociale&#8230;' &lt;br class='autobr' /&gt;
ce qui m&#232;ne souvent &#224; la recherche d'un &#233;quilibre parfait entre comp&#233;titivit&#233; et &lt;br class='autobr' /&gt;
harmonie sociale. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, Coralie Deny, directrice &lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;n&#233;rale du Conseil r&#233;gional de l'environnement de Montr&#233;al, a &lt;br class='autobr' /&gt;
discut&#233; de l'importance &#224; mettre en place un environnement urbain &lt;br class='autobr' /&gt;
sain afin d'am&#233;liorer la qualit&#233; de vie des citoyens. &lt;br class='autobr' /&gt;
De ce fait, si le pouvoir politique et &#233;conomique se trouve &#224; &#234;tre &lt;br class='autobr' /&gt;
centralis&#233;, cela risque de compromettre l'influence politique qu'auraient les &lt;br class='autobr' /&gt;
citoyens &#224; fa&#231;onner l'avenir de leur m&#233;tropole. Cette pr&#233;occupation pesait lourd &lt;br class='autobr' /&gt;
et prenait une place primordiale dans l'esprit des participants au forum public &lt;br class='autobr' /&gt;
du 30 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les autres pan&#233;listes, tels que Dinu Bumbaru, Nathalie Fortin, Mireille Bonin, Laurence Bh&#233;rer, Pierre Filion, V&#233;ronique Fournier et Franck Scherrer nous ont offert des pr&#233;sentations &#233;mouvantes en lien avec la d&#233;mocratie participative et l'avenir &lt;br class='autobr' /&gt;
de notre m&#233;tropole. &#201;tant toutes dignes de la distinction de leurs &lt;br class='autobr' /&gt;
auteurs, les pr&#233;sentations ont &#233;t&#233; acclam&#233;es par l'auditoire en cr&#233;ant des discussions perspicaces et int&#233;ressantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IPAM, &lt;br class='autobr' /&gt;
l'Institut de politiques alternatives de Montr&#233;al est &lt;br class='autobr' /&gt;
une initiative citoyenne qui a pour mission de contribuer &#224; la planification urbaine viable de Montr&#233;al, &#224; son d&#233;veloppement &#233;conomique et durable, &lt;br class='autobr' /&gt;
et &#224; la d&#233;mocratie locale. Depuis ses tout d&#233;buts en 2009, &lt;br class='autobr' /&gt;
IPAM a organis&#233; de multiples tables rondes et &#233;v&#233;nements dans le but d'explorer &lt;br class='autobr' /&gt;
les divers chemins qu'entreprend le progr&#232;s urbain &#224; travers un dialogue ouvert &lt;br class='autobr' /&gt;
avec les citoyens et les organismes traitant de questions &#233;mergentes concernant &lt;br class='autobr' /&gt;
le transport, l'&#233;cologie, l'am&#233;nagement urbain, le d&#233;veloppement des r&#233;gions et &lt;br class='autobr' /&gt;
la taxation municipale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le SPGQ critique la gestion des emplois de complexit&#233; sup&#233;rieure </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-SPGQ-critique-la-gestion-des-emplois-de-complexite-superieure</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-SPGQ-critique-la-gestion-des-emplois-de-complexite-superieure</guid>
		<dc:date>2016-12-03T06:09:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Qu&#233;bec (SPGQ)</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Luttes syndicales</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2016-11-29</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Qu&#233;bec (SPGQ) exprime de vives inqui&#233;tudes &#224; la suite de la publication, le 1er d&#233;cembre, du Rapport sur la gestion des emplois de complexit&#233; sup&#233;rieure dans la fonction publique r&#233;alis&#233; par la Commission de la fonction publique, en collaboration avec l'&#201;cole nationale d'administration publique. &lt;br class='autobr' /&gt; Par sa v&#233;rification de la gestion des emplois de complexit&#233; sup&#233;rieure (ECS) dans la fonction publique &#8212; il s'agit d'emplois (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Evenements-68-" rel="directory"&gt;&#201;v&#233;nements&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Luttes-syndicales-+" rel="tag"&gt;Luttes syndicales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Communiques-328-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Qu&#233;bec (SPGQ) exprime de vives inqui&#233;tudes &#224; la suite de la publication, le 1er d&#233;cembre, du Rapport sur la gestion des emplois de complexit&#233; sup&#233;rieure dans la fonction publique r&#233;alis&#233; par la Commission de la fonction publique, en collaboration avec l'&#201;cole nationale d'administration publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par sa v&#233;rification de la gestion des emplois de complexit&#233; sup&#233;rieure (ECS) dans la fonction publique &#8212; il s'agit d'emplois occup&#233;s au sein de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois par des professionnelles et professionnels recevant une majoration de 10 % ou de 15 % de leur taux de traitement &#8212; la Commission de la fonction publique (CFP) avait pour objectif de d&#233;terminer dans quelle mesure la gestion des ECS respectait les principes d'&#233;quit&#233; et d'impartialit&#233; pr&#233;vus au cadre normatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le SPGQ, l'entr&#233;e en vigueur de la Directive en 2006 (elle concerne la d&#233;termination du niveau de complexit&#233; des emplois professionnels et la gestion des emplois de complexit&#233; sup&#233;rieure) a constitu&#233; une nette am&#233;lioration pour le personnel professionnel par rapport &#224; ce qui existait auparavant (prime de niveau plus &#233;lev&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, aux dires du SPGQ, la Directive comporte plusieurs motifs d'irritation ou probl&#233;matiques, notamment li&#233;s &#224; l'attribution des ECS, car certains titulaires de ce type de poste n'en re&#231;oivent pas la r&#233;mun&#233;ration correspondante en raison de quotas. De plus, la Directive ne pr&#233;cise pas le mode d'affichage pour la dotation d'un ECS. Le SPGQ s'interroge donc sur la transparence du processus et sur l'acc&#232;s &#224; l'offre d'emploi pour les personnes int&#233;ress&#233;es. En outre, la Directive ne pr&#233;voit pas de cons&#233;quence en cas de non-respect de l'obligation faite au sous-ministre ou au dirigeant d'organisme de r&#233;pondre, dans les 90 jours, &#224; la demande d'un employ&#233; concernant l'&#233;valuation de son emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SPGQ critique &#233;galement le fait que les comit&#233;s d'&#233;valuation ne fournissent pas les motifs justifiant le niveau attribu&#233; aux emplois &#224; la suite d'une demande de r&#233;&#233;valuation. Selon le SPGQ, il est impossible de s'assurer que le processus est &#233;quitable et impartial. &#192; cette fin, le SPGQ souhaite &#234;tre repr&#233;sent&#233; aux r&#233;unions des comit&#233;s d'&#233;valuation, en qualit&#233; d'observateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le SPGQ s'inqui&#232;te que le Secr&#233;tariat du Conseil du tr&#233;sor puisse exiger des descriptions d'emploi lors de demandes de r&#233;vision des contingentements minist&#233;riels. Tout comme la CFP, le SPGQ estime toutefois que le Secr&#233;tariat du Conseil du tr&#233;sor ne r&#233;pond que partiellement &#224; ses obligations d&#233;coulant de la Directive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SPGQ critique &#233;galement l'aspect arbitraire de la gestion des ECS, du fait que les quotas ne sont pas &#233;valu&#233;s p&#233;riodiquement afin de s'assurer de la hauteur des budgets n&#233;cessaires &#224; la reconnaissance des emplois et &#224; l'apport des ECS au fonctionnement des minist&#232;res et organismes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, le SPGQ d&#233;plore que certaines fa&#231;ons de faire jug&#233;es discutables seraient utilis&#233;es pour mettre fin &#224; des d&#233;signations, par exemple l'utilisation de l'&#233;valuation du rendement pour d&#233;terminer qui conservera la d&#233;signation en cas de d&#233;passement du quota. Le SPGQ note &#233;galement qu'il est impossible de conna&#238;tre l'&#233;volution pr&#233;cise des quotas au moment des r&#233;organisations minist&#233;rielles, ce qui limite la capacit&#233; d'&#233;tablir des bilans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, le SPGQ observe un d&#233;s&#233;quilibre dans les d&#233;signations &#224; des ECS entre les hommes et les femmes. Selon lui, en novembre 2015, la population qu'il repr&#233;sentait se composait de 45 % d'hommes et de 55 % de femmes. La distribution des d&#233;signations &#224; des emplois de niveau expert &#233;tait &#233;gale entre les sexes, alors que les emplois de niveau &#233;m&#233;rite &#233;taient occup&#233;s &#224; 63 % par des hommes et &#224; 37 % par des femmes. Enfin, le SPGQ est d'avis que la Directive sert &#224; pallier certaines lacunes li&#233;es au traitement, en ce qui concerne notamment la r&#233;tention et l'attraction des employ&#233;s professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; propos du SPGQ&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Qu&#233;bec. Cr&#233;&#233; en 1968, il repr&#233;sente environ 24 500 expertes et experts, dont 17 200 dans la fonction publique, 4 700 &#224; Revenu Qu&#233;bec et 2 600 en sant&#233;, en enseignement sup&#233;rieur et dans les soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source&lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe Desjardins&lt;br class='autobr' /&gt;
Conseiller &#224; l'information&lt;br class='autobr' /&gt;
Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Qu&#233;bec (SPGQ)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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