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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Pour Beno&#238;t Hamon, les probl&#232;mes, c'est maintenant</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Pour-Benoit-Hamon-les-problemes-c-est-maintenant</link>
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		<dc:date>2017-01-31T07:57:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume Li&#233;gard</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>France : les Primaires du PS</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-01-31</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le vainqueur de la primaire socialiste n'aura pas le temps de savourer, car sa victoire risque d'avoir l'effet d'un s&#233;isme sur le PS : si le candidat &#224; la pr&#233;sidentielle a le choix entre le recentrage et l'&#233;mancipation. Dans tous les cas, la synth&#232;se sera impossible &lt;br class='autobr' /&gt; tir&#233; du site Regard.fr - 29 janvier 2017 &lt;br class='autobr' /&gt;
Au terme du second tour de la primaire organis&#233;e par le Parti socialiste, Beno&#238;t Hamon vient de l'emporter largement sur Manuel Valls et disons-le d'embl&#233;e, c'est une excellente (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH123/arton29530-6516b.png?1781162455' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='123' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le vainqueur de la primaire socialiste n'aura pas le temps de savourer, car sa victoire risque d'avoir l'effet d'un s&#233;isme sur le PS : si le candidat &#224; la pr&#233;sidentielle a le choix entre le recentrage et l'&#233;mancipation. Dans tous les cas, la synth&#232;se sera impossible&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;tir&#233; du site &lt;a href=&#034;http://www.regards.fr/web/article/pour-benoit-hamon-les-problemes-c-est-maintenant&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Regard.fr&lt;/a&gt; - 29 janvier 2017&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme du second tour de la primaire organis&#233;e par le Parti socialiste, Beno&#238;t Hamon vient de l'emporter largement sur Manuel Valls et disons-le d'embl&#233;e, c'est une excellente nouvelle. Cette primaire a certes &#233;t&#233; poussive dans sa capacit&#233; &#224; d&#233;placer un &#233;lectorat nombreux, elle a m&#234;me fris&#233; le grand guignol avec l'invraisemblable tripatouillage sur le nombre de votants apr&#232;s le premier tour, mais elle d&#233;livre un message clair en offrant de grandes vacances au lib&#233;ral-autoritaire Manuel Valls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un an &#224; peine, le d&#233;bat politique s'organisait autour de deux propositions qui concentraient tous les renoncements de ce quinquennat : la d&#233;ch&#233;ance de nationalit&#233; et la premi&#232;re mouture de la loi Travail. Que Manuel Valls, principal artisan de ces mesures, soit s&#233;v&#232;rement battu est donc un signal fort envoy&#233; &#224; tous les sociaux-lib&#233;raux de ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Incertitudes au PS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que la victoire de Beno&#238;t Hamon ouvre d&#233;sormais pour lui une p&#233;riode de difficult&#233;s &#224; surmonter face &#224; des choix strat&#233;giques potentiellement contradictoires. Son succ&#232;s est &#224; la confluence d'un double &#233;lectorat : un r&#233;el vote d'adh&#233;sion &#224; l'orientation qu'il a d&#233;fendue tout au long de sa campagne, mais aussi un vote de rejet de Manuel Valls &#8211; sans qu'on puisse dire quel est le poids relatif de chacun de ces suffrages. Si le premier constitue sans doute un socle pour l'ancien ministre de l'&#201;ducation, la direction que prendra le second est d'autant plus incertaine qu'existent deux autres candidatures : celle d'Emmanuel Macron et celle de Jean-Luc M&#233;lenchon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re question, imm&#233;diate, est de savoir quel va &#234;tre le comportement des secteurs du Parti socialiste qui, peu ou prou, ont soutenu la politique gouvernementale depuis 2012. Annonc&#233;e de longue date, la transhumance d'un certain nombre de responsables socialistes, voire gouvernementaux, vers la candidature Macron devrait prendre de l'ampleur d&#232;s ce lundi. Quelle en sera l'ampleur, c'est &#233;videmment toute la question, mais la r&#233;alit&#233; de ce ph&#233;nom&#232;ne ne fait pas de doute et les d&#233;fections affaibliront m&#233;caniquement le vainqueur de la primaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entourage de l'ancien ministre de l'&#233;conomie le sait tellement qu'il a d'ores et d&#233;j&#224; d&#233;clar&#233; qu'il n'y aura pas de place pour tout le monde ! Si le fort peu &#233;l&#233;gant &#171; On ne prendra pas les crevards &#187; a &#233;t&#233; relativis&#233;, au profit d'un plus diplomatique &#171; Nous n'accueillerons pas syst&#233;matiquement les dupes de la primaire &#224; l'issue du second tour le 29 janvier prochain &#187;, le message venant de la macronie est parfaitement clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se recentrer ou s'affranchir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; supposer que le mouvement vers Macron soit &#224; peu pr&#232;s contenu, il restera un autre probl&#232;me de taille pour Beno&#238;t Hamon, celui de la r&#233;alit&#233; politique des 400 candidats investis par le Parti socialiste pour les prochaines l&#233;gislatives. Ceux-ci sont &#224; l'image de l'actuel groupe parlementaire et sont, pour l'&#233;crasante majorit&#233; d'entre eux, fid&#232;les au pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande, voire &#224; Manuel Valls. D&#233;sign&#233;s &#224; l'issue d'un vote des militants, ces candidats seront une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s pour le nouveau candidat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de sa nouvelle l&#233;gitimit&#233;, le candidat nouvellement &#233;lu peut-il redistribuer les cartes ? C'est sans doute indispensable s'il veut agr&#233;ger des alli&#233;s, mais cela aggraverait les tensions au sein du PS. En a-t-il la volont&#233; et les moyens ? Deux choix s'offrent donc &#224; Beno&#238;t Hamon : rassembler d'abord son propre parti au risque d'un certain recentrage ou s'en &#233;manciper avec le risque de se retrouver bien isol&#233; et sans les moyens financiers indispensables &#224; une campagne pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;bat apr&#232;s d&#233;bat, le candidat a toujours affirm&#233; qu'&#224; l'issue du scrutin, il s'adresserait aux deux autres candidats : Emmanuel Macron et Jean-Luc M&#233;lenchon. L'&#233;ventualit&#233; d'une synth&#232;se entre les deux n'aura &#233;videmment pas lieu car ces deux &#233;lectorats ne sont pas compatibles. Les r&#233;sultats m&#234;mes de la primaire sont l&#224; pour le rappeler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des propositions compatibles avec le syst&#232;me&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mesure phare de Beno&#238;t Hamon sur le revenu universel a d&#233;j&#224; suscit&#233; bien des commentaires. Si le premier volet consistant &#224; &#233;tendre des droits sociaux revaloris&#233;s aux 18-25 ans et &#224; mettre en place une allocation d'&#233;tude pour les &#233;tudiants ne fait gu&#232;re de d&#233;bat &#224; gauche, la g&#233;n&#233;ralisation &#224; l'ensemble du corps social n'est pas sans poser quelques difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons qu'une telle proposition n'est pas un marqueur entre gauche et droite, mais une diff&#233;renciation qui traverse tous les camps. Ainsi des exp&#233;rimentations ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es au Canada, aux Pays-Bas, et la Finlande a annonc&#233; qu'elle testerait d&#233;but 2017 un revenu de base universel vers&#233; chaque mois &#224; chaque citoyen. En aucun cas, ces politiques ne sont une quelconque remise en cause des standards de la globalisation. L'approche de la Finlande sur le sujet de la dette grecque, parmi les plus dures du continent europ&#233;en, devrait en convaincre ais&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, des personnalit&#233;s de droite comme Fr&#233;d&#233;ric Lefebvre pr&#244;nent une allocation universelle de &#171; 800 &#224; 1.000 euros ou plus &#187; &#171; sans aucune contrepartie et d&#232;s la naissance &#187; (lire ici). M&#234;me si les montants ou les modalit&#233;s peuvent varier des personnalit&#233;s comme Christine Boutin ou Dominique de Villepin ont la m&#234;me approche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une dynamique incertaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, quoi qu'on pense de la proposition du candidat socialiste, la question clef est donc la suivante : s'agit-il d'une proposition qui laisse intacte les m&#233;canismes de la mondialisation et de la d&#233;r&#233;gulation lib&#233;rale ou bien s'inscrit-elle dans une strat&#233;gie visant &#224; remettre en cause cette derni&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;l&#233;ment de r&#233;ponse appara&#238;t avec le positionnement du candidat socialiste sur la question europ&#233;enne. Au cours du d&#233;bat de l'entre-deux tours, il a tenu &#224; pr&#233;ciser que sur ce sujet, il avait un d&#233;saccord avec Jean-Luc M&#233;lenchon, et n'a pas repris Manuel Valls quand celui-ci a affirm&#233; que les deux candidats avaient une approche commune sur l'Europe. Or c'est bien l&#224; le probl&#232;me. Sans remise en cause des m&#233;canismes qui gouvernent l'&#233;conomie mondialis&#233;e, il y aura peut-&#234;tre un revenu universel, mais dans sa conception lib&#233;rale, et il n'y aura ni transition &#233;cologique et encore moins &#233;mancipation de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond, la question qui synth&#233;tise les probl&#232;mes de Beno&#238;t Hamon peut s'exprimer ainsi : quelle est la fonction politique d'un vote pour lui ? Avec Emmanuel Macron, la fonction est d'offrir une perspective cr&#233;dible &#224; celles et ceux qui ne veulent pas d'un second tour Fillon-Le Pen. Avec Jean-Luc M&#233;lenchon, il s'agit de sanctionner le gouvernement sur sa gauche, pr&#233;alable indispensable &#224; une reconstruction d'ampleur de la gauche. Beno&#238;t Hamon est pris dans cet &#233;tau. Peut-il b&#233;n&#233;ficier d'une dynamique en sa faveur et bousculer le champ politique &#224; gauche ? Rien n'est moins s&#251;r mais cette pr&#233;sidentielle semble &#234;tre celle des surprises&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Hamon-Valls, deux &#171; irr&#233;conciliables &#187; au second tour </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Hamon-Valls-deux-irreconciliables-au-second-tour</link>
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		<dc:date>2017-01-24T07:46:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Gueugneau, Mathieu Magnaudeix</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-01-24</dc:subject>
		<dc:subject>France : les Primaires du PS</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;23 janvier 2017 | tir&#233; de mediapart.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
Manuel Valls et Beno&#238;t Hamon vont s'affronter dimanche 29 janvier au second tour de la primaire &#171; citoyenne &#187; du PS. La &#171; clarification &#187; au PS est proche, assurent leurs soutiens respectifs. &lt;br class='autobr' /&gt; Il n'y avait pas deux p&#244;les plus &#233;loign&#233;s lors de cette primaire du PS, deux gauches plus &#171; irr&#233;conciliables &#187;, selon la formule de l'ancien premier ministre Manuel Valls. Beno&#238;t Hamon et Manuel Valls se retrouvent tous deux dimanche 29 janvier au second tour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-les-Primaires-du-PS-+" rel="tag"&gt;France : les Primaires du PS&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH78/arton29419-0341e.png?1781534811' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='78' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;23 janvier 2017 | tir&#233; de mediapart.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manuel Valls et Beno&#238;t Hamon vont s'affronter dimanche 29 janvier au second tour de la primaire &#171; citoyenne &#187; du PS. La &lt;i&gt;&#171; clarification &#187;&lt;/i&gt; au PS est proche, assurent leurs soutiens respectifs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'y avait pas deux p&#244;les plus &#233;loign&#233;s lors de cette primaire du PS, deux gauches plus &#171; irr&#233;conciliables &#187;, selon la formule de l'ancien premier ministre Manuel Valls. Beno&#238;t Hamon et Manuel Valls se retrouvent tous deux dimanche 29 janvier au second tour de la primaire de la Belle alliance populaire (le PS et ses satellites). Dans le d&#233;tail, cette primaire a moins rassembl&#233; que celle de 2011. &#192; la veille de la pr&#233;sidentielle de 2012, pr&#232;s de 3 millions de personnes y avaient particip&#233;, contre au moins 1,3 million cette fois-ci (selon les derniers r&#233;sultats disponibles &#224; 23 heures dimanche). Le r&#233;sultat pour les sept candidats est le suivant : Beno&#238;t Hamon (36,21 %), Manuel Valls (31,19 %), Arnaud Montebourg (17,62 %), Vincent Peillon (6,83 %), Fran&#231;ois de Rugy (3,83 %), Sylvia Pinel (1,99 %), et enfin Jean-Luc Bennahmias (1,01 %). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'annonce des r&#233;sultats, les partisans de Beno&#238;t Hamon, r&#233;unis sur une p&#233;niche situ&#233;e &#224; une centaine de m&#232;tres de Solf&#233;rino, le si&#232;ge du PS, ont hurl&#233; leur joie. &#192; l'image des meetings du candidat de l'aile gauche, beaucoup de jeunes &#233;taient rassembl&#233;s au milieu d'une for&#234;t de cam&#233;ras et de perches. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second tour, dimanche prochain, voit s'affronter deux lignes claires, o&#249; deux candidats hors primaire tiennent d&#233;j&#224; les premiers r&#244;les. &#192; la droite du PS, Emmanuel Macron remplit des meetings et attire d&#233;j&#224; dans les rangs socialistes et m&#234;me dans l'entourage de Fran&#231;ois Hollande. &#192; la gauche du PS, Jean-Luc M&#233;lenchon avec la France insoumise a fait une OPA sur la gauche de gauche (le PCF et Ensemble l'ont d&#233;j&#224; rejoint, tandis que le NPA cherche ses parrainages).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le PS peut-il s'en sortir ? Rien n'est moins s&#251;r. Jean-Christophe Cambad&#233;lis, son premier secr&#233;taire, est intervenu devant la presse &#224; 20 heures dimanche, avant que les premiers r&#233;sultats ne filtrent. Contre mauvaise fortune bon c&#339;ur, &#8220;Camba&#8221; a fait du &#8220;Camba&#8221;, une &lt;i&gt;&#171; d&#233;claration politique &#187;&lt;/i&gt; qui ne disait pas grand-chose. &lt;i&gt;&#171; Un grand merci, vous &#234;tes venus par centaines de milliers participer &#224; la primaire de la Belle Alliance populaire, malgr&#233; une campagne inlassable contre le scrutin, malgr&#233; l'id&#233;e distill&#233;e que c'&#233;tait inutile &#187;&lt;/i&gt;, a d&#233;clar&#233; Cambad&#233;lis. &lt;i&gt;&#171; Je salue tous les candidats qui ont fait honneur &#224; la primaire, en d&#233;fendant leur id&#233;e avec sinc&#233;rit&#233; et respect. Nous avons r&#233;ussi ce premier tour &#187;, a-t-il ajout&#233;. &#171; Face &#224; la droite de Fillon, face &#224; une extr&#234;me droite qui progresse dans l'ombre, face &#224; la fragmentation, aux ranc&#339;urs, &#224; la tentation du fatalisme, ensemble nous d&#233;montrons une voie possible pour la r&#233;ussite de demain &#187;, a enfin estim&#233; le premier secr&#233;taire du PS, qui est &#171; persuad&#233; qu'un nouvel alliage est en train de na&#238;tre &#187;&lt;/i&gt;. Sauf que ce &lt;i&gt;&#171; nouvel alliage &#187;&lt;/i&gt; est d'ores et d&#233;j&#224; dans les limbes. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sit&#244;t le r&#233;sultat connu, chez Hamon, l'enjeu du second tour est dans toutes les t&#234;tes. Soutien du candidat, le d&#233;put&#233; de Paris Pascal Cherki pose imm&#233;diatement l'enjeu : &lt;i&gt;&#171; C'est &#224; Jean-Luc M&#233;lenchon que vous devriez parler maintenant, vous les journalistes. C'est lui qui ne voulait pas de la primaire &#224; cause de Hollande. Il va faire quoi maintenant ? &#187;&lt;/i&gt; Plus s&#233;rieusement, Cherki encha&#238;ne : &lt;i&gt;&#171; Beno&#238;t Hamon a toujours dit qu'avec Jean-Luc M&#233;lenchon, il y avait des convergences possibles. Il y a des points &#224; discuter. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Cherki, les &lt;i&gt;&#171; &#233;lecteurs ont voulu tourner la page, et surtout en &#233;crire une nouvelle &#187;. &#171; Il y a maintenant Macron d'un c&#244;t&#233;, pour faire vite on peut dire le centre-gauche, m&#234;me s'il y a beaucoup de droite dans ce centre-gauche, et de l'autre, Jean-Luc M&#233;lenchon qui repr&#233;sente l'extr&#234;me gauche, et je le dis sans sens p&#233;joratif. &#187; &#171; Ce devoir incombe &#224; Beno&#238;t Hamon &#187;,&lt;/i&gt; conclut le d&#233;put&#233;. Crois&#233; un peu plus tard, Benjamin Lucas, pr&#233;sident des Jeunes socialistes, vante le &lt;i&gt;&#171; r&#233;veil des &#233;lecteurs de gauche &#187;. &#171; C'est la preuve que les &#233;lecteurs de gauche ne sont pas r&#233;sign&#233;s &#224; une gauche qui emprunte &#224; la droite ses th&#232;mes et ses discours. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;videmment Manuel Valls qui est vis&#233;. Au m&#234;me moment, les proches de Manuel Valls r&#233;unis &#224; la Maison de l'Am&#233;rique latine, &#224; quelques centaines de m&#232;tres de la p&#233;niche de Hamon et du si&#232;ge du PS, ont compris que leur champion ne serait pas en t&#234;te. Sit&#244;t arriv&#233;, Manuel Valls se calfeutre avec ses proches, comme le maire d'&#201;vry Francis Chouat, le num&#233;ro deux du PS Henri Weber ou le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas. Les t&#233;l&#233;s et les radios se disputent les militants qui arrivent au compte-gouttes. On croise dans la salle l'essayiste Mohamed Sifaoui ou Patrick Kessel, ancien Grand ma&#238;tre du Grand Orient de France et pr&#233;sident du Comit&#233; La&#239;cit&#233; R&#233;publique. Quelques rares soutiens de Valls s'aventurent &#224; parler aux journalistes, comme le directeur de campagne Didier Guillaume ou le porte-parole Olivier Dussopt. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Un choix tr&#232;s clair &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;put&#233; de Paris Christophe Caresche d&#233;plore un &lt;i&gt;&#171; vote d&#233;fouloir &#187;&lt;/i&gt;. Un militant dit &#224; un autre : &lt;i&gt;&#171; Hamon a jou&#233; sur un truc populiste, un air du temps, en disant je vais donner 500 euros de revenu universel &#224; tout le monde. &#187;&lt;/i&gt; Devant l'&#233;cran t&#233;l&#233;, l'ancien num&#233;ro deux de la CFDT Jacky Bontems, fid&#232;le soutien de Fran&#231;ois Hollande qui a tent&#233; de mobiliser les syndicalistes pour Valls, se d&#233;sole : &lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s le Hollande bashing, c'est le Valls bashing. L'appareil ne s'est pas non plus beaucoup mobilis&#233;. Et puis Macron a siphonn&#233; une partie des &#233;lecteurs de Manuel Valls&#8230; &#187;&lt;/i&gt; En discussion avec des amis, Mohamed Sifaoui s'en prend &#224; Vincent Peillon, le quatri&#232;me de la primaire soutenu par la maire de Paris Anne Hidalgo. &lt;i&gt;&#171; Il a juste foutu la merde. &#187; &lt;/i&gt;M&#234;me refrain pour le maire du IIIe arrondissement de Paris, Pierre Aidenbaum. &lt;i&gt;&#171; Peillon, c'est une machination, on l'a mis l&#224; pour emp&#234;cher Manuel Valls. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 21 h 40, lorsque Manuel Valls arrive pour prendre la parole, la quarantaine de militants pr&#233;sents s'animent soudain pour les t&#233;l&#233;s :&lt;i&gt; &#171; Manuel pr&#233;sident ! &#187; ; &#171; On va gagner ! &#187;&lt;/i&gt;. Dans un coin de la salle, le d&#233;put&#233; Christophe Caresche esp&#232;re un discours fort : &lt;i&gt;&#171; Si c'est pour perdre, autant que ce soit avec les honneurs. &#187;&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Manuel Valls fait plus qu'exaucer ses v&#339;ux.&lt;i&gt; &#171; Un choix tr&#232;s clair &#187;&lt;/i&gt;, dit-il, se pr&#233;sente aux &#233;lecteurs de la primaire, &lt;i&gt;&#171; entre la d&#233;faite assur&#233;e et la victoire possible &#187;&lt;/i&gt;, entre des &lt;i&gt;&#171; promesses irr&#233;alistes et infinan&#231;ables &#187;&lt;/i&gt; et une &lt;i&gt;&#171; gauche cr&#233;dible &#187;&lt;/i&gt;. Fid&#232;le &#224; ses refrains de la fin de campagne, il parle de &lt;i&gt;&#171; Trump &#187;&lt;/i&gt;, de la &lt;i&gt;&#171; Russie de Poutine &#187;&lt;/i&gt;, de la la&#239;cit&#233;, sur laquelle il ne c&#233;dera &lt;i&gt;&#171; aucun pouce de terrain &#187;&lt;/i&gt;. Il tape encore sur le &#171; revenu universel au co&#251;t exorbitant &#187;, la proposition phare de son rival,&lt;i&gt; &#171; impliquant d'augmenter massivement les imp&#244;ts &#187;&lt;/i&gt;. Valls dramatise &#224; dessein l'enjeu du second tour. Il se pose en bouclier pour tous ceux qui craignent l'explosion dimanche prochain d'un PS tiraill&#233; entre M&#233;lenchon, le candidat de la France insoumise, et le fondateur d'En marche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la p&#233;niche de Hamon o&#249; l'on continue la f&#234;te, les attaques laissent de marbre. D'abord parce qu'ils ont re&#231;u le soutien d'Arnaud Montebourg, ce qui leur donne math&#233;matiquement la majorit&#233; au second tour. Surtout parce que, comme l'explique son directeur de campagne Mathieu Hanotin, le r&#233;sultat de ce soir montre qu'il y a une &lt;i&gt;&#171; clarification d&#233;finitive du bilan du quinquennat &#187;. &#171; Ce n'est pas nous que Manuel Valls vise ce soir, ce sont les centaines de milliers de personnes qui se sont d&#233;plac&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Hanotin, pour qui &lt;i&gt;&#171; l'agressivit&#233; &#187;&lt;/i&gt; n'a jamais fait gagner en politique. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antoine D&#233;tourn&#233;, autre soutien de Hamon et membre du conseil national du PS, r&#233;sume quant &#224; lui la campagne de son candidat autour de deux moments : l'&#233;mission de France 2, d&#233;but d&#233;cembre, et l'entr&#233;e en campagne de Valls. Dans ces deux moments, il a constat&#233; des &lt;i&gt;&#171; pics d'int&#233;r&#234;t &#187;&lt;/i&gt; pour Beno&#238;t Hamon. &lt;i&gt;&#171; Valls organise ce soir, en tapant fort, les conditions de sa d&#233;faite compl&#232;te &#187;&lt;/i&gt;, juge-t-il. Difficile &#224; entendre du c&#244;t&#233; de Valls, o&#249; l'on refuse de s'avouer vaincu. Le porte-parole du groupe PS &#224; l'Assembl&#233;e nationale Hugues Fourage assure que &lt;i&gt;&#171; rien n'est &#233;crit &#187;&lt;/i&gt;. Pour enfoncer un coin entre Hamon et Montebourg, il rappelle les critiques de ce dernier sur le revenu universel de Hamon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Aidenbaum, lui, commence d&#233;j&#224; le mode de la campagne du second tour. &lt;i&gt;&#171; &#199;a ne va pas &#234;tre facile, mais ce sera l'occasion d'une clarification entre deux lignes &#187;&lt;/i&gt;, dit-il. L'&#233;lu parisien jure la victoire &#224; port&#233;e de main, &#224; condition que &lt;i&gt;&#171; 200 000 &#224; 300 000 personnes de plus viennent voter dimanche &#187;&lt;/i&gt;. Il s'en prend &#224; Hamon, &lt;i&gt;&#171; ce ministre de l'&#233;ducation qui a d&#233;missionn&#233; la veille de la rentr&#233;e : ce n'est pas un homme d'&#201;tat &#187;&lt;/i&gt;. Finalement, dimanche soir, chaque camp &#233;voque la &#171; clarification &#187; &#224; venir. &lt;i&gt;&#171; On va d'abord gagner, et on verra apr&#232;s ! &#187;&lt;/i&gt;, balaie le vallsiste Hugues Fourage avec un sourire crisp&#233;, qui admet un &#171; risque &#187; de schisme socialiste la semaine prochaine. Le d&#233;put&#233; Christophe Caresche &#233;voque d&#233;j&#224; le spectre d'une &#171; corbynisation &#187; du PS si Hamon gagne dimanche prochain. Il refuse m&#234;me d'assurer qu'il lui donnera son soutien, en &#233;voquant les frondeurs socialistes qui ont, pour beaucoup, vot&#233; Hamon ce dimanche. &lt;i&gt;&#171; Pendant cinq ans, ils n'ont rien respect&#233; au Parlement, ils ne vont pas nous donner des le&#231;ons. &#187;&lt;/i&gt; Plus explicites, certains menacent d&#233;j&#224; de partir avec armes et bagages chez Macron si Hamon l'emporte. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de ses v&#339;ux &#224; la presse, d&#233;but janvier, le premier secr&#233;taire du PS, Jean-Christophe Cambad&#233;lis, &#233;voquait le &lt;i&gt;&#171; match point, ce moment o&#249; la balle peut tomber d'un c&#244;t&#233; ou de l'autre du filet &#187;&lt;/i&gt;. Il parlait alors du match entre la droite et la gauche. Dimanche, ce sera pourtant entre la &#171; gauche Valls &#187; et la &#171; gauche Hamon &#187; que la balle devra choisir son point de chute.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hollande, les primaires et la mort du PS mitterrandien</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Hollande-les-primaires-et-la-mort-du-PS-mitterrandien</link>
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		<dc:date>2017-01-24T07:45:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Martelli</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-01-24</dc:subject>
		<dc:subject>France : les Primaires du PS</dc:subject>

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&lt;p&gt;Hamon ou Valls ? Le second tour de la primaire montre que l'essentiel du d&#233;bat ne se m&#232;ne plus &#224; l'int&#233;rieur du PS, mais en dehors de lui&#8230; entre M&#233;lenchon et Macron. Aboutissement logique, la fin de son h&#233;g&#233;monie &#224; gauche ouvre de nouvelles perspectives. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; du site de la revue Regards. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les dirigeants socialistes laissaient entendre que la participation &#224; leur primaire pouvait &#224; peine d&#233;passer le million. Ils peuvent donc exulter &#224; bon compte. Mais les comptes, justement, ne sont pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-les-Primaires-du-PS-+" rel="tag"&gt;France : les Primaires du PS&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH94/arton29415-7fb12.jpg?1781534812' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hamon ou Valls ? Le second tour de la primaire montre que l'essentiel du d&#233;bat ne se m&#232;ne plus &#224; l'int&#233;rieur du PS, mais en dehors de lui&#8230; entre M&#233;lenchon et Macron. Aboutissement logique, la fin de son h&#233;g&#233;monie &#224; gauche ouvre de nouvelles perspectives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du site de la &lt;a href=&#034;http://www.regards.fr/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli/article/hollande-les-primaires-et-la-mort-du-ps-mitterrandien&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;revue Regards&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants socialistes laissaient entendre que la participation &#224; leur primaire pouvait &#224; peine d&#233;passer le million. Ils peuvent donc exulter &#224; bon compte. Mais les comptes, justement, ne sont pas flambants. Au premier tour de la primaire de 2011, 2,7 millions de personnes s'&#233;taient d&#233;plac&#233;es. Ce 22 janvier, ils ont &#233;t&#233; un million de moins. Si l'on tient compte de ce que, cette ann&#233;e, une part du camp adverse a particip&#233; &#224; chacune des primaires, &#224; gauche comme &#224; droite, on peut consid&#233;rer que ce sont 1,3 &#224; 1,4 million d'&#233;lecteurs de gauche qui se sont d&#233;plac&#233;s ce dimanche, moiti&#233; moins qu'en 2011. On peut tourner les chiffres dans tous les sens : la &#034;Belle alliance populaire&#034; n'a pas suscit&#233; l'enthousiasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont vot&#233; ont plac&#233; en t&#234;te Beno&#238;t Hamon et Manuel Valls. L'ancien premier ministre d&#233;passe tout juste les 30%, enregistrant &#224; son tour le d&#233;saveu de l'ex&#233;cutif. Le bateleur Montebourg, contrairement aux attentes, n'a pas rafl&#233; la mise. Le discr&#233;dit de Valls a profit&#233; d'abord &#224; Beno&#238;t Hamon, qui contribua &#224; sa mise en place en 2014, mais qui a pris ses distances depuis. L'homme neuf, pour l'occasion, ce fut lui... Officiellement, le duel de dimanche prochain oppose une fois de plus la gauche et la droite du Parti socialiste. Le probl&#232;me est que l'essentiel du d&#233;bat ne se m&#232;ne plus &#224; l'int&#233;rieur du PS, mais en dehors de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un PS au bord de l'explosion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit le candidat retenu &#224; l'arriv&#233;e, les &#233;lecteurs qui consid&#232;rent que la logique suivie depuis 2012 est la seule possible voteront plut&#244;t pour Emmanuel Macron. Quant &#224; ceux qui souhaitent une rupture franchement &#224; gauche, ils se porteront plus volontiers sur Jean-Luc M&#233;lenchon. Dans tous les cas, le PS est d&#233;sormais au bord de l'explosion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Valls l'emporte au second tour, la gauche socialiste se trouve en position de marginalit&#233; confirm&#233;e. Elle a jou&#233; la carte du parti contre l'ex&#233;cutif ; une d&#233;faite montrerait l'inanit&#233; de ce projet. Il ne lui resterait qu'&#224; se soumettre ou &#224; partir. Si, en revanche, Beno&#238;t Hamon b&#233;n&#233;ficie de l'impopularit&#233; de son rival, une grande partie des cadres socialistes, et notamment des &#233;lus, se sentiront d&#233;li&#233;s de toute contrainte partisane. La perspective d'un m&#233;diocre r&#233;sultat pr&#233;sidentiel socialiste les poussera &#224; rallier l'option &#034;r&#233;aliste&#034; et donc &#224; rejoindre Macron. Dans cette hypoth&#232;se, l'h&#233;morragie risque bien d'&#234;tre plus grande encore qu'en cas de victoire de Manuel Valls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les primaires &#233;taient cens&#233;es &#234;tre l'op&#233;ration de survie du parti qui a domin&#233; la gauche depuis pr&#232;s de quatre d&#233;cennies. En pratique, elles ont sign&#233; son arr&#234;t de mort clinique. Le pr&#233;sident de la R&#233;publique en porte une lourde responsabilit&#233;. En acceptant de se soumettre au jeu de la primaire, il a cru qu'il pouvait r&#233;ussir un de ces tours de passe-passe dont il est familier. Pr&#233;sident sortant, la l&#233;gitimit&#233; devait &#234;tre de son c&#244;t&#233;. C'&#233;tait sous-estimer son exceptionnelle impopularit&#233;. Manuel Valls en a profit&#233; pour lui donner le coup de pied de l'&#226;ne : il n'est pas plus avanc&#233; pour autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comp&#233;titivit&#233;, flexibilit&#233;, ordre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout cela n'est que p&#233;rip&#233;ties. En r&#233;alit&#233;, le temps du socialisme expansif du Congr&#232;s d'&#201;pinay (1971) est d&#233;finitivement clos. Fran&#231;ois Mitterrand, en 1982, l'a mis sur les rails de la mondialisation capitaliste et du &#034;r&#233;alisme&#034; gestionnaire. Il a certes tent&#233;, en 1988, de le sortir de la logique de l'union de la gauche, en tentant la grande aventure du centre. La pr&#233;sidentielle de cette ann&#233;e-l&#224; confirma plut&#244;t son intuition, mais les l&#233;gislatives qui suivirent la contredirent sans appel : le rassemblement au centre n'a pas convaincu le peuple de gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mitterrand reprit donc le jeu d'&#233;quilibre o&#249; il excellait : discours de gauche et gestion gouvernementale recentr&#233;e. En 1997, Lionel Jospin voulut rajeunir la m&#233;thode : sa r&#233;f&#233;rence &#224; la &#034;gauche plurielle&#034; s'est alors assortie d'un refus officiel du recentrage radical entrepris par le &#034;social-lib&#233;ralisme&#034; de Tony Blair. Il &#233;choua cruellement cinq ans plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, Fran&#231;ois Hollande ouvrit sa campagne sur une tonalit&#233; de gauche. Mais il int&#233;gra Manuel Valls, le &#034;social-lib&#233;ral&#034; assum&#233;, dans son &#233;quipe de campagne, puis lui confia le poste d&#233;cisif de l'Int&#233;rieur. En 2014, il lui livra les cl&#233;s de Matignon, sous l'impulsion et la b&#233;n&#233;diction d'Arnaud Montebourg et de Beno&#238;t Hamon. Du point de vue de la pratique du pouvoir, jugea-t-il, le temps n'&#233;tait plus &#224; la tergiversation. Le socialisme ne pouvait &#234;tre celui de la r&#233;partition des richesses, mais celui de leur production : il se devait donc d'assumer totalement le triple imp&#233;ratif de la comp&#233;titivit&#233;, de la flexibilit&#233; et de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lenchon, Macron : les deux ruptures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2016, Jean-Christophe Cambad&#233;lis lan&#231;a la th&#233;matique de la primaire, sous l'intitul&#233; un tantinet ridicule de la &#034;belle alliance populaire&#034;. La logique en restait classique : associer la totalit&#233; de la gauche, au nom du vote utile, &#224; la gestion gouvernementale recentr&#233;e sous leadership socialiste. Fran&#231;ois Hollande, apr&#232;s avoir h&#233;sit&#233;, s'engagea dans l'aventure. Son objectif tacite &#233;tait alors de contraindre, en pratique, le Parti socialiste &#224; glisser doucement vers un parti d&#233;mocrate, sur le mod&#232;le italien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tactique e&#251;t pu r&#233;ussir. Le PCF lui-m&#234;me h&#233;sita un moment, tent&#233; par le jeu de la primaire, au nom du danger d'extr&#234;me droite. Mais la logique de la primaire se heurta tr&#232;s vite &#224; deux obstacles d'envergure. Jean-Luc M&#233;lenchon s'en d&#233;gagea par avance, en annon&#231;ant sa candidature, sans passer par l'adoubement d'un Front de gauche d'ores et d&#233;j&#224; bien moribond. Quant &#224; Emmanuel Macron, il comprit tr&#232;s vite que l'option &#034;d&#233;mocrate&#034; s'accommodait mal des visages du pass&#233;. S'il fallait rompre avec le vieux socialisme, il fallait le faire franchement, avec un visage neuf, le sien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre l'option d'une &#233;volution &#034;douce&#034; du Parti socialiste, M&#233;lenchon et Macron ont d&#233;cid&#233; d'offrir l'hypoth&#232;se de la rupture, chacun &#224; sa fa&#231;on, contradictoire l'une de l'autre. Leur dynamique dans les sondages a tr&#232;s vite sugg&#233;r&#233; qu'ils avaient raison de le faire. Le roi socialiste est nu. Il va chercher &#224; limiter la casse. Mais son h&#233;g&#233;monie de trente-cinq ann&#233;es est r&#233;volue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une fen&#234;tre historique pour la gauche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le socialisme mitterrandien fut la derni&#232;re grande tentative sociale-d&#233;mocrate fran&#231;aise du XXe si&#232;cle. Or nous avons chang&#233; de si&#232;cle. La mise &#224; l'&#233;cart du PCF le sugg&#233;rait depuis longtemps. L'essoufflement acc&#233;l&#233;r&#233; du PS le confirme. Le vieux courant populaire, d&#233;mocratique, de souche r&#233;volutionnaire, lui, reste vivant et les d&#233;boires de l'ex&#233;cutif socialiste en sont une preuve vivifiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste &#224; confirmer dans les urnes la fen&#234;tre historique que les &#233;lecteurs de gauche peuvent d&#233;cider d'ouvrir. Depuis la fin des ann&#233;es 1970, l'h&#233;g&#233;monie socialiste &#224; minor&#233; le poids de la tradition de critique sociale la plus radicale. 2017 peut remettre les pendules &#224; l'heure. La s&#233;quence &#233;lectorale de 2017 dira qui, de l'option de gauche et de l'option d&#233;mocrate, emportera le plus de suffrages. Cela se mesurera &#224; la pr&#233;sidentielle, autour du vote M&#233;lenchon. Et cela se d&#233;cidera aussi aux l&#233;gislatives qui suivent et qu'il serait suicidaire de manquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e, une fois referm&#233;e la s&#233;quence &#233;lectorale, se posera alors l'enjeu non encore r&#233;solu : celui d'une force politique neuve, populaire et plurielle, qui donne majorit&#233; au projet d'&#233;galit&#233;, de citoyennet&#233; et de solidarit&#233;, sans lequel la gauche est infirme et le peuple sans souverainet&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>France : &#201;lection (pr&#233;sidentielle), pi&#232;ge &#224; cons ? Oui, mais&#8230; </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/France-Election-presidentielle-piege-a-cons-Oui-mais</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/France-Election-presidentielle-piege-a-cons-Oui-mais</guid>
		<dc:date>2017-01-24T07:44:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Corcuff</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-01-24</dc:subject>
		<dc:subject>France : les Primaires du PS</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;20 et 23 janvier, blogue de Philippe Corcuff, L'hippopotame s'emm&#234;le &lt;br class='autobr' /&gt;
D'une critique libertaire des r&#233;gimes repr&#233;sentatifs professionnalis&#233;s, ind&#251;ment appel&#233;s &#034;d&#233;mocraties&#034;, &#224; un appui ponctuel &#224; la pr&#233;sence dans la campagne pr&#233;sidentielle officielle de Beno&#238;t Hamon et Philippe Poutou... &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet article a &#233;t&#233; publi&#233; initialement dans Lib&#233;ration dat&#233; du jeudi 19 janvier 2017 sous le titre (de la responsabilit&#233; de la r&#233;daction) &#034;&#201;lections, pi&#232;ge &#224; cons ? Pas si s&#251;r...&#034;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH99/arton29411-29ff3.png?1781462672' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;20 et 23 janvier, blogue de Philippe Corcuff, L'hippopotame s'emm&#234;le&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une critique libertaire des r&#233;gimes repr&#233;sentatifs professionnalis&#233;s, ind&#251;ment appel&#233;s &#034;d&#233;mocraties&#034;, &#224; un appui ponctuel &#224; la pr&#233;sence dans la campagne pr&#233;sidentielle officielle de Beno&#238;t Hamon et Philippe Poutou...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article a &#233;t&#233; publi&#233; initialement dans Lib&#233;ration dat&#233; du jeudi 19 janvier 2017 sous le titre (de la responsabilit&#233; de la r&#233;daction) &#034;&#201;lections, pi&#232;ge &#224; cons ? Pas si s&#251;r...&#034;, &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/debats/2017/01/18/elections-piege-a-cons-pas-si-sur_1542422&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.liberation.fr/debats/2017/01/18/elections-piege-a-cons-pas-si-sur_1542422&lt;/a&gt;. J'ai r&#233;tabli dans cette version le titre initial.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &#201;lections, pi&#232;ge &#224; cons &#187; est le titre d'un article d'inspiration libertaire de Jean-Paul Sartre dans Les Temps modernes en janvier 1973. D&#233;j&#224;, dans &#201;tatisme et Anarchie (1873), Mikha&#239;l Bakounine mettait en cause le recours aux institutions repr&#233;sentatives pour changer la soci&#233;t&#233; : &#171; n'est-il pas clair que la nature populaire de ce pouvoir ne sera jamais qu'une fiction ? &#187; La logique de la &#171; procuration &#187; consisterait &#224; confier le pouvoir &#224; quelques-uns &#171; pour les repr&#233;senter et pour les gouverner, ce qui les fera retomber sans faute dans tous les mensonges et dans toutes les servitudes du r&#233;gime repr&#233;sentatif ou bourgeois &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, Bakounine &#233;tait favorable au suffrage universel, mais dans un autre cadre socio-politique. Les exp&#233;riences historiques lui ont souvent donn&#233; raison : les projets de transformer radicalement une soci&#233;t&#233; via les &#233;lections ont rencontr&#233; des &#233;cueils d&#233;cisifs. Les mal&#233;fices du pouvoir et les effets de l'institutionnalisation ont fr&#233;quemment fait d&#233;vier les intentions originelles des transformateurs : personnalisation du pouvoir, d&#233;rives bureaucratiques, affadissement voire retournement des politiques men&#233;es&#8230; La repr&#233;sentation politique professionnalis&#233;e inscrit au c&#339;ur des pr&#233;tendues &#171; d&#233;mocraties repr&#233;sentatives &#187; un m&#233;canisme oligarchique contraire au principe d&#233;mocratique d'autogouvernement du peuple. Il y a donc une d&#233;sintoxication &#224; op&#233;rer ici vis-&#224;-vis des illusions &#233;lectoralistes justifiant les campagnes d'abstentionnisme &#233;lectoral men&#233;es traditionnellement par les organisations anarchistes. Et l'on ne peut qu'&#234;tre &#233;tonn&#233; de voir des militants de la gauche de la gauche, habituellement critiques &#224; l'&#233;gard de la professionnalisation politique, se jeter avec tant de facilit&#233; sur le premier &#171; homme providentiel &#187; venu. Cette d&#233;sintoxication doit pouvoir mettre l'accent sur le d&#233;veloppement alternatif de formes populaires et citoyennes d'auto-organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, on doit se coltiner un probl&#232;me adjacent sous la forme d'un paradoxe : les partis politiques, historiquement model&#233;s sur la verticalit&#233; des &#201;tats-nations modernes, constituent des obstacles &#224; une relance de l'&#233;mancipation sociale et pourtant nous avons peut-&#234;tre besoin d'organisations politiques, ne serait-ce que pour assurer un minimum de coordination et de continuit&#233; &#224; l'action ainsi que pour transmettre une m&#233;moire critique des impasses, des difficult&#233;s et des r&#233;ussites pass&#233;es. Bref il s'agirait d'ouvrir le chantier de nouveaux types d'organisation politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cela doit-il nous conduire &#224; tirer un trait sur la campagne et la pr&#233;-campagne pr&#233;sidentielle en cours ? Ne se faire aucune illusion quant aux possibilit&#233;s transformatrices port&#233;es par les &#233;lections et les professionnels de la politique qui en b&#233;n&#233;ficient ne m&#232;ne pas n&#233;cessairement &#224; un refus de tout pragmatisme. Car le moment de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle en France participe &#224; la d&#233;finition de l'univers du politiquement pensable, avec un int&#233;r&#234;t particulier dans de larges secteurs de la population. Or, aujourd'hui, le champ politico-id&#233;ologique est aimant&#233; par l'extr&#234;me droite, dans une hyst&#233;rie identitaire aux relents x&#233;nophobes, sexistes, homophobes et nationalistes, avec des effets jusqu'&#224; la gauche et la constitution de zones confusionnistes entre extr&#234;me droite, droite et gauche. Les amis de l'&#233;mancipation ont int&#233;r&#234;t &#224; enrayer cette extr&#234;me droitisation, &#224; cause des p&#233;rils en jeu et afin de poursuivre leurs activit&#233;s dans des conditions id&#233;ologiques moins d&#233;favorables. Ils pourraient donc apporter leur appui &#224; des discours s'effor&#231;ant de r&#233;&#233;quilibrer les &#233;vidences du moment du c&#244;t&#233; de valeurs de gauche, en arrimant &#171; le social &#187; et &#171; le soci&#233;tal &#187; dans une ouverture au monde. Ils soutiendraient pragmatiquement et ponctuellement des positionnements au cours de la campagne pr&#233;sidentielle, et pas des personnes et des partis, afin de tenter de rendre l'air du temps moins irrespirable, sans aucun engagement pour l'apr&#232;s-Pr&#233;sidentielle. Pour ce faire, rep&#233;rons ceux qui associent le mieux la question sociale, en la reformulant &#224; l'aune des d&#233;fis &#233;cologistes, et la question multiculturelle dans un horizon de solidarit&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le p&#244;le dit &#171; r&#233;formiste &#187;, Beno&#238;t Hamon appara&#238;t le plus ajust&#233;, et pour le p&#244;le dit &#171; r&#233;volutionnaire &#187;, Philippe Poutou. Face &#224; l'intol&#233;rance identitaire, Hamon affiche &#171; un imaginaire m&#233;tiss&#233; &#187;, tout en d&#233;veloppant des pr&#233;occupations sociales &#233;cologis&#233;es &#224; destination des milieux populaires et des couches moyennes salari&#233;es. Dans son programme, la lutte contre les discriminations est int&#233;gr&#233;e &#224; la question sociale. Par ailleurs, avec lui, on peut concilier ce qui est souvent oppos&#233; : faire reculer la contamination islamophobe des d&#233;bats publics, lutter contre les violences antis&#233;mites et combattre les ennemis de l'humanit&#233; que sont les djihadismes. Poutou incarne une parole ouvri&#232;re quasiment interdite dans le milieu des professionnels de la politique, et cela dans un cadre clairement antiraciste et internationaliste. Tant Poutou que Hamon assument leurs propres fragilit&#233;s humaines comme ind&#233;passables en politique, &#224; la diff&#233;rence de nombre de m&#233;galos politiciens, de Marine Le Pen en Fran&#231;ois Fillon, d'Emmanuel Macron en Manuel Valls, d'Arnaud Montebourg en Jean-Luc M&#233;lenchon. Ils incarnent une critique des croque-morts sociaux-lib&#233;raux de la gauche, Macron et Valls, sans tendre l'oreille aux sir&#232;nes nationalistes, comme Montebourg et M&#233;lenchon. Leur d&#233;marche a bien des limites d'un point de vue libertaire, mais il s'agit seulement de desserrer l'&#233;tau des id&#233;es les plus naus&#233;abondes dans le champ politique, dans les m&#233;dias, sur Internet et dans les r&#233;seaux sociaux, en utilisant la vari&#233;t&#233; des moyens &#224; notre disposition. Ne peut-on pas &#234;tre radical et pragmatique ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;faire le social-lib&#233;ralisme s&#233;curitaire &#224; relents islamophobes de Valls &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 janv. 2017&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me tour des Primaires du PS &#233;largi : battre Manuel Valls pour rendre l'air moins irrespirable &#224; gauche en contexte d'extr&#234;me droitisation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour enrayer l'extr&#234;me droitisation id&#233;ologique comme seule r&#233;ponse au n&#233;olib&#233;ralisme encore h&#233;g&#233;monique dans les milieux politiciens, mais r&#233;cus&#233; par une large majorit&#233; de la population, il faut casser nettement le social-lib&#233;ralisme (pacte de responsabilit&#233;, loi Macron, loi travail...) aimant&#233; par l'extr&#234;me droitisation (romophobie, usages d&#233;voy&#233;s du bel id&#233;al de la&#239;cit&#233; principalement contre &#034;les musulmans&#034;, tout-s&#233;curitaire...) incarn&#233; par Manuel Valls . Il faut donc amplifier le score de Beno&#238;t Hamon au deuxi&#232;me tour des Primaires du PS &#233;largi ce dimanche 29 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les amis de la gauche de gauche, les &#034;r&#233;volutionnaires&#034; et les libertaires ne peuvent se d&#233;sint&#233;resser totalement, en contexte d'extr&#234;me droitisation, de ce qui se passe dans la gauche institutionnelle et &#034;r&#233;formiste&#034;. Non pas pour alimenter de nouvelles illusions &#233;lectoralistes quant &#224; la possibilit&#233; d'apporter des changements sociaux significatifs via le recours aux urnes dans le cadre des r&#233;gimes repr&#233;sentatifs professionnalis&#233;s actuels, mais pour d&#233;placer le curseur de l'air du temps id&#233;ologique en un sens moins naus&#233;abond (la x&#233;nophobie, le nationalisme et l'hyst&#233;rie identitaire), en r&#233;orientant les d&#233;bats publics vers une association de la question sociale et de la valorisation du multiculturel dans une ouverture internationaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rancoeurs &#224; l'&#233;gard du PS sont l&#233;gitimes. Depuis le tournant social-lib&#233;ral de 1983, il est devenu progressivement un des principaux facteurs de d&#233;composition de la gauche historique et un des principaux obstacles &#224; une relance du pari de l'&#233;mancipation sociale, le quinquennat Hollande-Valls offrant par ailleurs de nouvelles possibilit&#233;s de d&#233;veloppement &#224; l'extr&#234;me droite. Cependant une politique du ressentiment serait, tout particuli&#232;rement aujourd'hui, aveugl&#233;e et aveuglante. L'enjeu de l'extr&#234;me droitisation en cours, et du possible effacement des politiques modernes d'&#233;mancipation (la conqu&#234;te d'une autonomie individuelle et collective contre les dominations au moyen d'une transformation sociale) n&#233;es avec les R&#233;volutions am&#233;ricaine et fran&#231;aise au XVIIIe si&#232;cle et prolong&#233;es aux XIXe et XXe si&#232;cles par les socialismes, le f&#233;minisme ou l'anticolonialisme, appara&#238;t plus importante que la satisfaction am&#232;re de nos app&#233;tits compr&#233;hensibles de vengeance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oublions pas non plus, pour peser, via la campagne pr&#233;sidentielle officielle, sur les &#233;vidences id&#233;ologiques du moment, de rendre possible la &#034;qualification&#034; de Philippe Poutou, ce qui suppose qu'il ait les signatures d'&#233;lus n&#233;cessaires (voir la p&#233;tition &#034;2017, Philippe Poutou doit en &#234;tre&#034;, &lt;a href=&#034;https://www.change.org/p/elus-de-france-2017-philippe-poutou-doit-en-%C3%AAtre&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.change.org/p/elus-de-france-2017-philippe-poutou-doit-en-%C3%AAtre&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A court terme : r&#233;sister &#224; l'extr&#234;me droitisation id&#233;ologique par tous les moyens &#224; notre dispostion. A moyen terme : relancer en pratique et en th&#233;orie une nouvelle gauche anticapitaliste, d&#233;mocratique et libertaire, c'est-&#224;-dire une nouvelle politique d'&#233;mancipation pour le XXIe si&#232;cle. Et maintenir des passerelles entre les deux, dans une tension in&#233;vitable entre ces deux temporalit&#233;s, afin que les politiques modernes d'&#233;mancipation ne se r&#233;duisent pas prochainement &#224; n'&#234;tre qu'un objet d'&#233;tude pour les historiens et qu'un objet de folklore pour des groupuscules militants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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