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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Consid&#233;rations sur le populisme de gauche</title>
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		<dc:date>2017-03-28T12:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Martelli, Samy Johsua</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;bats</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>

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&lt;p&gt;On ne discutera pas ici de la notion g&#233;n&#233;rale et approximative de &#171; populisme &#187;, dont l'usage s'est accru r&#233;guli&#232;rement depuis les ann&#233;es 1990. D&#233;signant principalement les droites radicalis&#233;es, elle touche aujourd'hui &#224; la fois la droite et la gauche. P&#233;joratif dans la plupart des cas, le terme a toutefois &#233;t&#233; repris de fa&#231;on positive, jusque dans la gauche la plus &#171; radicale &#187;. C'est de ce &#171; populisme de gauche &#187; qu'il sera question. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; du site d'Attac-France. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Argentin Ernesto (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-03-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-03-14&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH91/arton30110-2400e.jpg?1675744266' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On ne discutera pas ici de la notion g&#233;n&#233;rale et approximative de &#171; populisme &#187;, dont l'usage s'est accru r&#233;guli&#232;rement depuis les ann&#233;es 1990. D&#233;signant principalement les droites radicalis&#233;es, elle touche aujourd'hui &#224; la fois la droite et la gauche. P&#233;joratif dans la plupart des cas, le terme a toutefois &#233;t&#233; repris de fa&#231;on positive, jusque dans la gauche la plus &#171; radicale &#187;. C'est de ce &#171; populisme de gauche &#187; qu'il sera question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du site d'&lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/les-possibles/numero-12-hiver-2017/dossier-la-droitisation-des-politiques/article/considerations-sur-le-populisme-de-gauche&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Attac-France&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Argentin Ernesto Laclau a &#233;t&#233; un des premiers &#224; tenter de penser le ph&#233;nom&#232;ne. Dans les ann&#233;es 1960, il s'est &#233;cart&#233; de la gauche classique en soutenant le p&#233;ronisme au pouvoir. Par la suite, tout en poursuivant son dialogue avec le marxisme, il s'est attach&#233; &#224; en montrer les limites. Rebelle &#224; l'id&#233;e d'une &#171; surd&#233;termination &#187; de la superstructure &#233;conomico-sociale, refusant la conviction d'un r&#244;le intrins&#232;quement r&#233;volutionnaire de la classe ouvri&#232;re, Laclau a cherch&#233; &#224; &#233;noncer les conditions de rassemblements transclassistes en vue de la prise de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, la rupture sociale ne d&#233;coule pas des contradictions internes du capitalisme &#8211;l'extension de la forme marchande et du salariat &#8211;, mais de n&#233;gations externes fond&#233;es sur la r&#233;alit&#233; de l'antagonisme et sur l'exercice de la volont&#233;. L'action r&#233;volutionnaire consiste donc &#224; s'inscrire dans la conflictualit&#233; g&#233;n&#233;rale pour construire des &#171; blocs d'h&#233;g&#233;monie &#187; &#8211; Laclau r&#233;investit le vocabulaire gramscien &#8211; rassemblant des groupes objectivement disparates dans un mouvement commun. Le peuple, pens&#233; non pas en termes de classes sociales mais comme une manifestation politique de la pl&#232;be et des exclus, devient ainsi un op&#233;rateur d'h&#233;g&#233;monie, comme le &#171; bloc jacobin &#187; qu'&#233;voquait Gramsci &#224; propos de la r&#233;volution fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laclau est devenu une r&#233;f&#233;rence pour les projets politiques qui s'installent dans la crise de la gauche historique. Le pari de Pablo Iglesias et de Podemos est ainsi de dire que &#171; la ligne de fracture oppose d&#233;sormais ceux qui comme nous d&#233;fendent la d&#233;mocratie (&#8230;) et ceux qui sont du c&#244;t&#233; des &#233;lites, des banques, du march&#233; ; il y a ceux d'en bas et ceux d'en haut, (&#8230;) une &#233;lite et la majorit&#233; &#187; [1]. Interrog&#233; par Jean-Luc M&#233;lenchon, un responsable bolivien proche du pr&#233;sident Evo Morales suit une ligne de conduite identique : &#171; Alors comment vous d&#233;finissez-vous ? demandai-je &#8211; Nous disons : nous sommes du peuple &#187; [2]. S&#233;duit, le leader fran&#231;ais saisit la balle au bond. S'il est vrai que, en Bolivie comme en Espagne, &#171; le syst&#232;me n'a pas peur de la gauche mais a peur du peuple &#187;, alors la solution politique n'est pas de rassembler la gauche, mais de constituer le &#171; Front du peuple &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La philosophe Chantal Mouffe donne aujourd'hui ses lettres de noblesse au refus du clivage ancien. En 2008, dans un essai sur les Illusions du consensus, elle acceptait encore sa pertinence, tout en rediscutant son usage [3]. En 2016, dans une interview au magazine Regards, elle revient sur ses affirmations d'hier. Si elle croyait alors &#224; l'importance de la fronti&#232;re entre la droite et la gauche, c'est qu'elle pensait possible de radicaliser la social-d&#233;mocratie et de lui redonner une identit&#233; de gauche. D&#232;s l'instant o&#249; cette hypoth&#232;se devient irr&#233;alisable, &#224; partir du moment o&#249; la social-d&#233;mocratie a t&#233;moign&#233; de son incapacit&#233; &#224; r&#233;sister au tropisme lib&#233;ral, la r&#233;f&#233;rence &#224; la gauche est une illusion. Ce qu'il faut unir n'est pas la gauche, mais le peuple. &#171; Parler de populisme de gauche signifie prendre acte de la crise de la social-d&#233;mocratie, qui ne permet plus, &#224; mes yeux, de r&#233;tablir cette fronti&#232;re entre la gauche et la droite &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se r&#233;clamant de la pens&#233;e antagoniste d'un Carl Schmitt pour r&#233;cuser &#171; l'illusion du consensus &#187;, elle fait de la confrontation du &#171; eux &#187; et du &#171; nous &#187; la cl&#233; des mobilisations populaires. Consid&#233;rant, comme Laclau, que la rationalit&#233; ne suffit pas &#224; mettre le peuple en mouvement, elle cherche &#224; d&#233;finir les affects mobilisateurs qu'elle trouve dans la vieille opposition du peuple et de l'&#233;lite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne sert &#224; rien, conclut-elle, de tourner le dos &#224; un populisme qui n'est que l'expression exacerb&#233;e d'un peuple d&#233;poss&#233;d&#233; de ses droits &#224; d&#233;cider. Mais, pour &#233;viter que l'antagonisme ne tourne &#224; l'affrontement liberticide d'ennemis &#8211; ce que retient Carl Schmitt &#8211; et pour qu'il s'en tienne au combat politique d'adversaires, il faut disputer au populisme d'extr&#234;me droite le leadership sur les cat&#233;gories populaires domin&#233;es par le ressentiment. Pour cela, il faut lui opposer un &#171; populisme de gauche &#187; qui d&#233;place le &#171; eux &#187;, des &#233;trangers et des migrants vers l'&#233;lite des march&#233;s et de la gouvernance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eux et nous, les &#233;lites et le peuple : c'est &#224; la fois le couple ancien de la bourgeoisie et du prol&#233;tariat et celui de la droite et de la gauche qui s'effacent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'impasse d'un populisme de gauche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propos de Chantal Mouffe prend acte de l'&#233;chec des gauches europ&#233;ennes &#224; enrayer l'essor des extr&#234;mes droites. Il se veut donc r&#233;aliste. Son &#233;nonc&#233; est simple ; il n'en est pas moins discutable. Pourquoi ? Parce que, si les cat&#233;gories populaires existent concr&#232;tement, le peuple n'existe pas : il est &#224; construire politiquement. Chantal Mouffe le sait, mais elle laisse entendre que la volont&#233; politique adoss&#233;e &#224; la r&#233;f&#233;rence au peuple suffit &#224; la constituer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le peuple ne se construit pas par cela seulement que l'on se r&#233;f&#232;re nominalement &#224; lui, ou qu'on le distingue de son contraire suppos&#233; (l'&#233;lite). Il le peut s'il se rassemble autour du projet qui l'&#233;mancipe en m&#234;me temps qu'il permet &#224; la soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re de s'&#233;manciper elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la vaste lutte sociale, l'addition des composantes mobilisables n'est rien sans le liant qui en fait une force coh&#233;rente, et pas un simple agr&#233;gat num&#233;rique. Suffit-il pour obtenir ce liant que les domin&#233;s aient un adversaire commun ? La finance ? Elle ne se voit pas. L'&#233;lite ? Ses fronti&#232;res sont bien floues, selon les cas trop extensives ou trop restrictives. L'adversaire ou l'ennemi, ce peut &#234;tre le fonctionnaire &#171; privil&#233;gi&#233; &#187; contre le salari&#233; du priv&#233;, le travailleur stable contre le salari&#233; pr&#233;caire, celui trop pauvre qui ne paie pas d'imp&#244;t contre celui gu&#232;re plus riche qui en paie. L'ennemi le plus commode, c'est en fait plut&#244;t le plus proche : en g&#233;n&#233;ral il est au-dessous de soi et il ne &#171; nous &#187; ressemble pas. L'ennemi imm&#233;diat, c'est &#171; l'autre &#187;, surtout quand on nous r&#233;p&#232;te que le temps est &#224; la guerre des civilisations et &#224; la d&#233;fense de l'identit&#233; menac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce donc qui peut unifier le peuple pour son &#233;mancipation ? Ni l'adversaire, ni l'ennemi. Ni classe contre classe, ni camp contre camp, ni centre contre p&#233;riph&#233;rie, ni bas contre haut, ni peuple contre &#233;lites : le c&#339;ur de tout antagonisme est dans le heurt des projets de soci&#233;t&#233; qui le fonde. Dans les ann&#233;es 1930, c'est en se hissant au niveau du &#171; tous &#187; de la globalit&#233; sociale, que le &#171; nous &#187; ouvrier et salarial ne s'est pas referm&#233; sur lui-m&#234;me et a permis l'&#233;lan majoritaire qui a sorti le monde ouvrier du ghetto dans lequel les poss&#233;dants enfermaient les &#171; classes dangereuses &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc plus pertinent de dire que l'affect mobilisateur du mouvement critique populaire devrait se trouver, non dans l'exaltation d'un &#171; nous &#187; oppos&#233; au &#171; eux &#187;, qui n'est pas un donn&#233; mais &#233;ventuellement un r&#233;sultat, mais dans l'activation des valeurs populaires d'&#233;galit&#233;-citoyennet&#233;-solidarit&#233;, raccord&#233;e &#224; un projet global d'&#233;mancipation, qui a n&#233;cessairement une dimension nationale, mais qui n'est pas &#171; avant tout national &#187;. Ce qui manque aujourd'hui &#224; l'&#233;lan populaire, c'est un projet coh&#233;rent de rupture avec l'ordre-d&#233;sordre existant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut distinguer cette question au long cours des temporalit&#233;s plus ramass&#233;es o&#249; se jouent les affrontements. Toute confrontation de ce second type prend bien les aspects du &#171; nous &#187; et du &#171; eux &#187;, autour d'&#233;l&#233;ments de mobilisation qui ne se saisissent qu'en contexte. Il n'y aucune possibilit&#233; de d&#233;terminer une fois pour toutes ces &#233;l&#233;ments, &#233;tant donn&#233; que le contexte est justement changeant. L&#233;nine, luttant contre tout dogmatisme &#171; gauchiste &#187; en la mati&#232;re, dit que la situation r&#233;volutionnaire (et on pourrait avec pr&#233;caution l'&#233;tendre &#224; toute situation de confrontation globale dans une formation sociale donn&#233;e) tient en deux &#233;l&#233;ments. &#171; C'est seulement lorsque 'ceux d'en bas' ne veulent plus et que 'ceux d'en haut' ne peuvent plus continuer de vivre &#224; l'ancienne mani&#232;re, c'est alors seulement que la r&#233;volution peut triompher. Cette v&#233;rit&#233; s'exprime autrement en ces termes : la r&#233;volution est impossible sans une crise nationale (affectant exploit&#233;s et exploiteurs) &#187;. C'est tout en termes de contenus ? Oui, c'est tout. Mais il faut noter la deuxi&#232;me partie, qu'on oublie souvent : la grande crise nationale. Laquelle affecte &#171; exploiteurs et exploit&#233;s &#187;, mais, comme son nom l'indique, en premier &#171; la Nation &#187; elle-m&#234;me, autrement dit l'ensemble des classes et cat&#233;gories qui la composent. En octobre 1917, cette &#171; grande crise &#187; s'ancre dans la guerre sauvage qui ravage l'Europe. En 2015, en Gr&#232;ce, elle repose sur la politique des m&#233;morandums impos&#233;e par la Tro&#239;ka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, avec le populisme de gauche, le d&#233;bat ne porte pas sur le &#171; eux &#187; et &#171; nous &#187;, mais, tant que le contexte ne met pas &#224; l'ordre du jour une confrontation ramass&#233;e au sens strict, sur la d&#233;finition du &#171; eux &#187; et du &#171; nous &#187;, et donc, sur la mani&#232;re de les construire. Par exemple, d&#233;finir la s&#233;paration par la question de l'identit&#233; n'est pas la m&#234;me chose que de le faire sur celle de l'&#233;galit&#233;, et partant, ce n'est pas le m&#234;me &#171; peuple &#187; que l'on contribue &#224; b&#226;tir ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut y revenir encore. Un projet n'est pas un programme, mais ce qui donne sens aux mesures les plus embl&#233;matiques d'un programme politique. Le Front national, comme tous les partis, a un programme. Ce n'est pas ce programme qui fait son attraction, mais l'id&#233;e simple qui le sous-tend : &#171; nous ne sommes plus chez nous ; nous ne le serons pas tant que l'on tol&#232;re la pr&#233;sence de ceux qui nous emp&#234;chent de l'&#234;tre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Davantage que du catalogue programmatique, le projet est plut&#244;t du c&#244;t&#233; du &#171; grand r&#233;cit &#187;, de l'imaginaire qui donne conscience &#224; un groupe qu'il est au c&#339;ur de l'historicit&#233;. Le projet ainsi con&#231;u, ce fut jadis celui de la &#171; Sainte &#201;galit&#233; &#187; des sans-culottes parisiens pendant la R&#233;volution fran&#231;aise, du &#171; communalisme &#187; de Babeuf, du socialisme et du communisme du mouvement ouvrier. Ce fut ce que l'on appela la &#171; R&#233;publique sociale &#187;, dans la tradition r&#233;publicaine et ouvri&#232;re de la France, avec son summum lors de la Commune de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raccordant le combat ouvrier et la gauche politique, les responsables du socialisme et du communisme historiques ne sacrifi&#232;rent pas la classe. Ils comprirent que la multitude des cat&#233;gories populaires dispers&#233;es ne pourrait pas devenir peuple au sens politique du terme (l'acteur central de la cit&#233;) sans que la politique raccorde une exp&#233;rience sociale concr&#232;te, un combat pour la dignit&#233; dans ou/et contre les institutions existantes. C'est par l'action politique, et donc par un travail volontaire de subversion de la gauche, que les ouvriers fran&#231;ais sont pass&#233;s du &#171; nous &#187; au &#171; tous &#187;, du repliement communautaire &#224; la soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur la base de cette ambition large, que le socialisme jaur&#233;sien et ses h&#233;ritiers disput&#232;rent le magist&#232;re de la gauche aux formations r&#233;put&#233;es plus mod&#233;r&#233;es. C'est sur cette base que le monde ouvrier put occuper une place majeure au sein du &#171; bloc jacobin &#187; dont parle Gramsci. C'est autour de cette vision projective que le mouvement ouvrier put, non pas mettre fin au capitalisme (les tentatives du XXe si&#232;cle ont &#233;chou&#233; &#224; y parvenir &#8211; mais ont obtenu des compromis qui ont infl&#233;chi le mouvement du capitalisme pendant quelques d&#233;cennies). Sans ce projet, le &#171; nous &#187; des cat&#233;gories les plus populaires est soit vou&#233; &#224; l'isolement et &#224; l'inefficacit&#233; politique (le mod&#232;le am&#233;ricain), soit plac&#233; en position subalterne par des encadrements populistes qui annihilent les progr&#232;s possibles de l'&#233;mancipation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; moins d'acc&#233;l&#233;rations brutales dont on ne peut pr&#233;voir le contenu, et qui donc ne d&#233;pendent pas de nous, un tel projet doit bien s&#251;r s'inscrire dans le temps long, et son horizon doit bien &#234;tre l'alternative aux logiques dominantes de la concurrence et de la &#171; gouvernance &#187;. Or peut-il s'imposer aujourd'hui dans toute la soci&#233;t&#233;, dans tout le peuple ? Non, car le peuple est divis&#233; et d&#233;sorient&#233;. Mais il est possible, d&#232;s maintenant, de cr&#233;er un mouvement majoritaire en faveur d'une transformation globale, &#233;conomique, sociale, culturelle, dans laquelle l'esprit de rupture ne serait plus minor&#233;, comme il l'est depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Unir les divis&#233;-e-s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc un probl&#232;me plus vaste. Qu'on remplace &#171; peuple &#187; par &#171; prol&#233;tariat &#187;, on y gagnerait en pr&#233;cision, mais sans se d&#233;barrasser du probl&#232;me lui-m&#234;me : non seulement ces entit&#233;s ne se donnent pas comme telles (elles se construisent par les luttes), mais encore elles sont r&#233;ellement divis&#233;es, et il y faut un projet pour les unifier. Il ne s'agit pas donc l&#224; d'abord de purisme des concepts. Quand nous avons un prol&#233;tariat si nombreux, la diff&#233;rence avec le peuple, si elle existe bien, perd de sa force. Bien entendu, il faut se garder d'effets purement statistiques. Il est juste de d&#233;finir le prol&#233;tariat par ceux qui &#171; n'ont que leur force de travail &#224; vendre &#187;, donc de l'assimiler au salariat potentiel, y compris ch&#244;meurs et pr&#233;caires, femmes non actives &#233;conomiquement. Ce qui permet d'&#233;viter un ouvri&#233;risme trop &#233;troit (o&#249; le m&#233;tallo est un prol&#233;taire, mais pas la caissi&#232;re parce qu'elle ne produit pas de valeur au sens marxiste strict&#8230;). Mais c'est sans doute trop extensif. Il est &#233;vident que les sommets de l'appareil d'&#201;tat, des m&#233;dias, des PDG (pris l&#224; en dehors d'un actionnariat possible), etc., bien que salari&#233;s, sont de la bourgeoisie, non du prol&#233;tariat. Des &#171; &#233;lites &#187; si on veut prendre le langage de Laclau. Il faut donc d&#233;finir le prol&#233;tariat comme ceux qui n'ont que leur force de travail &#224; vendre et qui n'ont aucun int&#233;r&#234;t vital au maintien du syst&#232;me. Et &#231;a fait quand m&#234;me beaucoup de monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on entre par &#171; le peuple &#187;, &#224; partir du moment o&#249; on r&#233;tablit le type de conflictualit&#233; qui y correspond, dont les aspects de classe au sens traditionnel et la mise en cause du mode de production capitaliste (et c'est ce que fait plus ou moins quelqu'un comme M&#233;lenchon), ce n'est plus l&#224; qu'il faut chercher la divergence avec le populisme de gauche. La cl&#233; ici est de savoir si on convient de distinguer &#171; le peuple &#187; comme un donn&#233; passif et &#171; le peuple &#187; qui se construit comme tel (&#171; pour soi &#187;), et donc de convenir que la conflictualit&#233; existe. &#192; ce titre, toute construction de ce type, dans un contexte donn&#233;, prend effectivement la forme d'une d&#233;limitation du &#171; eux &#187; et du &#171; nous &#187;. Mais la difficult&#233; est que le &#171; nous, s'il ne peut exister que par la lutte, contre un &#171; eux &#187;, ne s'y limite pas. Il faut, dans le m&#234;me mouvement, qu'il d&#233;finisse ce qui le constitue en tant que tel, &#171; pour soi &#187;, comme dit la formule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, m&#234;me si on entre par &#171; la classe &#187;, et parce que celle-ci doit non seulement s'&#233;manciper elle-m&#234;me, mais lib&#233;rer toute la soci&#233;t&#233;, c'est bien d'un programme &#171; pour le peuple &#187; qu'il s'agit. Gramsci va plus loin, demandant un programme de &#171; sauvetage de la Nation &#187;, incluant la politique &#233;ducative, artistique, urbanistique, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le d&#233;bat sur &#171; le sujet r&#233;volutionnaire &#187; ne se limite pas &#224; ces pr&#233;cisions. Dans un cas comme dans l'autre, il ne s'agit pas d'une vision purement statique, mais d'une construction, par la lutte, et entre &#171; eux &#187; et &#171; nous &#187; (autre fa&#231;on de reprendre le &#171; en soi &#187; et le &#171; pour soi &#187;). Mais, m&#234;me ainsi, il y a une question majeure qui est explicitement mise de c&#244;t&#233; par les approches de Mouffe (c'est m&#234;me d'un certain point de vue la raison d'&#234;tre de sa th&#233;orisation). C'est que le peuple (ou la classe) est structurellement divis&#233;, et pas seulement par des artefacts, mais y compris par ses luttes. Si, comme dit Engels, &#171; dans la famille l'homme est le bourgeois, la femme joue le r&#244;le du prol&#233;tariat &#187;, ce n'est pas le m&#234;me peuple qui se construit si les femmes y occupent une place subordonn&#233;e, ou si elles y sont incluses, et &#224; &#233;galit&#233;. Ce qui suppose que leurs revendications propres soient int&#233;gr&#233;es au combat g&#233;n&#233;ral, et colorent celui-ci. On peut &#233;tendre &#224; toutes les cat&#233;gories discrimin&#233;es &#224; un titre ou un autre (m&#234;me petites villes versus grandes villes). Parler des 99 % c'est donc &#224; la fois juste, et trop large. Juste (&#224; 10 % pr&#232;s disons), si on prend le crit&#232;re &#171; caste/aust&#233;rit&#233; &#187;. Mais trop large, si on tient compte d'une multitude d'autres facteurs. Comme unifier tout ceci sans &#233;craser telle ou telle partie est (pour nos soci&#233;t&#233;s) la question strat&#233;gique d&#233;cisive. Certes, ce terrain est puissamment occup&#233; par les post-modernes, fascin&#233;s par l'&#233;miettement, et presque hostiles &#224; toute vis&#233;e unificatrice. Mais la victoire de Trump est en train de faire bouger les choses &#224; toute vitesse. Voir par exemple l'&#233;volution de Judith Butler, initi&#233;e, de plus, un peu avant. Il faut la prendre au s&#233;rieux quand elle est dit : &#171; Maintenant il nous faut envisager s&#233;rieusement la cr&#233;ation d'un parti socialiste aux &#201;tats-Unis, un parti qui puisse prendre appui sur de solides alliances de solidarit&#233; avec d'autres pays. Occupy Wall Street et d'autres mouvements anti-mondialisation ont d&#233;nonc&#233; la crise &#233;conomique et ses cons&#233;quences ainsi que l'approfondissement des in&#233;galit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Polarit&#233; &#224; gauche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que l'on retrouve le dualisme de la gauche et de la droite. Encore faut-il convenir que les deux termes ne doivent pas d&#233;signer des partis, des entit&#233;s immobiles, des sortes de tiroirs dans lesquels il suffirait de ranger les individus, les courants politiques et les organisations. D&#233;finir la gauche et la droite par l'accumulation de leurs composantes ne sert &#224; rien. Ce qui compte n'est donc pas l'intitul&#233; des &#233;tiquettes, mais le mouvement qui oppose les courants : chaque p&#244;le n'est rien sans la polarit&#233; qui le relie aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renon&#231;ons, au moins au d&#233;part, &#224; la logique classificatoire. Ne cherchons pas &#224; d&#233;cr&#233;ter dans un d&#233;bat sans fin qui est de gauche et qui ne l'est pas. D&#233;terminons plut&#244;t ce qui produit, tout &#224; la fois, l'unit&#233; relative des gauches et leur h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;. &#192; la m&#233;taphore des cases dans lesquelles sont sagement rang&#233;es les &#171; familles &#187;, substituons celle des p&#244;les magn&#233;tiques. Le p&#244;le agr&#232;ge des particules et, dans un champ de forces, ce qui compte est la capacit&#233; d'attraction de chacun des p&#244;les. &#192; partir du moment o&#249; la r&#233;volution installe le politique comme un espace distinct de conflits, elle inscrit une logique de polarit&#233; dans l'ordre des comportements et des repr&#233;sentations. La gauche, ancr&#233;e dans l'id&#233;e, non du progr&#232;s en g&#233;n&#233;ral, mais de la perfectibilit&#233; de l'esp&#232;ce humaine, consid&#232;re que l'&#233;galit&#233; entre les hommes est le seul fondement l&#233;gitime du lien social ; la droite, convaincue du contraire (homo homini lupus) fait de l'ordre et de l'autorit&#233; le socle intangible de toute soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en m&#234;me temps que la r&#233;volution installe la polarit&#233; centrale, elle produit une autre polarit&#233; &#224; l'int&#233;rieur de chaque camp. &#192; droite, elle ouvre un distinguo entre ceux qui se demandent s'il faut introduire de l'ordre dans l'espace nouveau ouvert par la D&#233;claration des droits et ceux qui estiment que l'ordre ne peut s'obtenir pleinement, s'il ne d&#233;rive pas de l'in&#233;galit&#233; juridique des corps et de l'autorit&#233; de droit divin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la gauche fran&#231;aise, c'est une autre polarit&#233; qui se dessine d&#232;s 1789 et qui s'approfondit en se transformant dans les d&#233;cennies suivantes. D&#232;s le d&#233;part, tout d&#233;pend de la mani&#232;re dont on con&#231;oit le champ de l'&#233;galit&#233; : doit-elle rester celle du droit ou devenir celle des conditions ? La majorit&#233; des membres de l 'Assembl&#233;e constituante de 1789 (le noyau du futur lib&#233;ralisme) penche pour la premi&#232;re hypoth&#232;se ; les &#171; soci&#233;t&#233;s populaires &#187; et clubs politiques cr&#233;&#233;s &#224; la m&#234;me &#233;poque (bases du mouvement sans-culotte) penchent plut&#244;t pour la seconde option. Plus tard, une fois acquis que la R&#233;volution va &#171; s'arr&#234;ter l&#224; o&#249; elle a commenc&#233; &#187; (Bonaparte), la question se d&#233;place substantiellement. La soci&#233;t&#233; bourgeoise nouvelle &#233;tant d&#233;sormais ind&#233;passable, faut-il s'inscrire dans ses m&#233;canismes (le jeu du march&#233; et de l'&#201;tat) pour en corriger les traits les plus n&#233;gatifs ? En sens inverse, la soci&#233;t&#233; nouvelle (&#171; capitaliste &#187;, dira-t-on au XIXe si&#232;cle) &#233;tant par nature in&#233;galitaire, ne faut-il pas, pour qui veut l'&#233;galit&#233; des conditions, en envisager la transformation radicale, jusqu'&#224; sa disparition s'il le faut ? Le souhaitable est-il impossible ? L'impossible l'est-il &#224; tout jamais ? S'accommoder ou subvertir ? Le rapport global &#224; l'ordre social dominant devient le pivot d'organisation du champ politique de la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les formes concr&#232;tes de la tension ont chang&#233; (Feuillants et Montagnards, Girondins et Jacobins, &#224; l'&#233;poque de la R&#233;volution de 1789, plus tard opportunistes et radicaux, radicaux et socialistes, socialistes et communistes, social-lib&#233;ralisme et antilib&#233;ralisme&#8230;). La polarit&#233;, elle, a persist&#233;. Les &#233;l&#233;ments distinctifs se sont d&#233;plac&#233;s, souverainet&#233;, nation, droit de suffrage, la&#239;cit&#233;, droit social, r&#233;forme et r&#233;volution, mais le principe de distinction est demeur&#233; intact. &#192; chaque moment historique, se joue la force propulsive de chaque p&#244;le, adaptation au &#171; syst&#232;me &#187; ou rupture avec lui. De fa&#231;on volontiers pendulaire, l'esprit d'adaptation domine, ou celui de rupture. Mais c'est bien dans une polarit&#233; duale, &#224; droite comme &#224; gauche, que se r&#233;partissent les id&#233;ologies (mouvantes), les pratiques (&#233;volutives) et les organisations (&#233;ph&#233;m&#232;res). La polarit&#233; de la droite et de la gauche fonde l'unit&#233; de la gauche non ramen&#233;e &#224; des organisations, mais dans son principe (le principe d'&#233;galit&#233; ou plut&#244;t le principe d'&#233;galit&#233;-libert&#233; ou d'&#171; &#233;galibert&#233; &#187;, comme le sugg&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tienne Balibar). La polarit&#233; interne &#224; la gauche construit sa diversit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avantage de la m&#233;taphore des p&#244;les est qu'elle exclut toute continuit&#233; simple. Le jeu des contraires se noue &#224; travers une fluidit&#233; constante de ses formes, ce qui d&#233;courage toute vision statique de cat&#233;gories ferm&#233;es ou de &#171; camps &#187; intangibles. &#171; En bas &#187;, aucune muraille de Chine ne s&#233;pare les gauches, quand bien m&#234;me elles s'opposent vivement. Chaque stabilisation relative d'un p&#244;le ou d'un sous-p&#244;le est &#224; terme remise en cause par de nouvelles diff&#233;renciations, au fur et &#224; mesure que le syst&#232;me global se transforme. Il n'en reste pas moins que les polarit&#233;s essentielles se reproduisent, suffisamment pour demeurer des principes actifs de distinction et de classement des courants dans la longue dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au XXe si&#232;cle, dans toute l'Europe, la polarit&#233; fondamentale &#224; gauche s'est fix&#233;e principalement &#8211; mais non exclusivement &#8211; sur la concurrence du communisme et du socialisme, l'un adoss&#233; &#224; la R&#233;volution d'Octobre (de filiations ult&#233;rieures diverses comme on sait), l'autre &#224; celui de l'&#201;tat-providence. En France, il en est r&#233;sult&#233; l'int&#233;gration du socialisme dans les dispositifs institutionnels (1936-1959 et 1981-2012), l'expansion puis l'essoufflement du communisme de filiation bolchevique-stalinienne, la marginalisation du bolchevisme d'extr&#234;me gauche dans la diversit&#233; de son ancrage. Au total, les ann&#233;es 1970-1990 ont port&#233; tout &#224; la fois l'&#233;chec de l'&#201;tat-providence et la disparition du bloc de l'Est. Du strict point de vue formel, il y a un &#233;quivalent entre la crise de la vieille social-d&#233;mocratie et celle de la souche bolchevique ; partant, on peut consid&#233;rer qu'il y a un double &#233;puisement d'une variante de la r&#233;forme sociale-d&#233;mocrate et d'une forme historique de la r&#233;volution. Ce n'est pas pour autant que l'on peut conclure qu'il y a obsolescence du dilemme de la &#171; r&#233;forme &#187; et de la &#171; r&#233;volution &#187;. S'il y a obsolescence, peut-&#234;tre la verra-t-on dans la tentation essentialiste du singulier : toute r&#233;forme n'est pas &#171; la &#187; r&#233;forme et toute rupture n'est pas &#171; la &#187; r&#233;volution. Mais le parti pris de rupture et celui d'accommodement restent actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un p&#244;le populaire et non populiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essentiel tient &#224; ce que la pol&#233;mique de l'&#233;galit&#233; est cardinale quand fonctionne la polarit&#233; de la droite et de la gauche [4]. Accepter aujourd'hui la disparition du clivage politique originel pr&#233;sente donc deux inconv&#233;nients majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est oublier tout d'abord que toute transformation, partielle ou radicale, repose sur des mouvements majoritaires. Une ambition transformatrice oblige &#224; penser des majorit&#233;s qui ne se fondent pas d'abord sur d'incertaines proximit&#233;s sociales, mais sur des conceptions int&#233;gr&#233;es de la dynamique sociale. &#192; vrai dire, il ne sert &#224; rien de rassembler &#171; le peuple &#187;, si ce n'est autour d'un projet qui met fin &#224; son ali&#233;nation. De ce point de vue, le triptyque de l'&#233;galit&#233;, de la citoyennet&#233; et de la solidarit&#233; est sans doute le seul qui permette de fonder en longue dur&#233;e le mouvement populaire sur d'autres affects que la peur de l'autre, l'amertume de l'ins&#233;curit&#233; sociale et le ressentiment, ferment historique de toutes les droites extr&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons que nous sommes &#224; un de ces moments o&#249; l'on nous explique, savamment ou plus grossi&#232;rement, que le temps de l'&#233;galit&#233; est d&#233;pass&#233; et que le temps est venu de l'identit&#233;. Ce ne serait plus le partage qui serait la base de l'&#233;quilibre social, mais la protection des identit&#233;s. &#171; &#202;tre chez soi &#187; serait le summum du bien-vivre et de la libert&#233;. Nous ne devons pas accepter un seul instant ce paradigme : c'est l'in&#233;galit&#233; galopante, coupl&#233;e &#224; l'exacerbation des discriminations, &#224; l'an&#233;mie de la citoyennet&#233; et &#224; l'&#233;rosion des solidarit&#233;s, qui est la cause de tous nos maux. C'est elle qu'il faut donc tendre &#224; r&#233;sorber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si l'&#233;galit&#233; doit rester au c&#339;ur des combats populaires, la gauche reste un op&#233;rateur majoritaire n&#233;cessaire ; une gauche transform&#233;e, r&#233;&#233;quilibr&#233;e, refond&#233;e, totalement incompatible avec le social-lib&#233;ralisme dominant. Une gauche, donc, qui doit aspirer &#224; &#234;tre populaire, critique, innovante, ce qui l'oblige &#224; tourner franchement le dos &#224; ce que le socialisme impose en France depuis plus de trois d&#233;cennies, et pas seulement depuis la d&#233;rive vers la droite de la gestion Hollande-Valls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de se fixer l'objectif utopique de rassembler un &#171; peuple tout entier &#187; qui n'est qu'une abstraction, mieux vaut se fixer l'ambition de s'appuyer sur les attentes populaires et sur le mouvement critique existant pour redonner sens &#224; des majorit&#233;s populaires de gauche, centr&#233;es non sur le combat contre &#171; l'&#233;lite &#187;, mais contre un &#171; syst&#232;me &#187; social qui produit la division entre exploit&#233;s et exploiteurs, dominants et domin&#233;s, ali&#233;nateurs et ali&#233;n&#233;s, cat&#233;gories populaires et &#233;lites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, s'affirme le lien n&#233;cessaire entre la constitution du &#171; peuple &#187; comme objet politique et la refondation radicale du clivage droite-gauche. Pour peu que chacun de ses termes soit repr&#233;cis&#233;, la trilogie ancienne de l'&#233;galit&#233;, de la citoyennet&#233; et de la solidarit&#233; peut redevenir un principe de rassemblement pour une majorit&#233; (pas pour la totalit&#233;) des classes populaires. Il n'est pas de politique populaire cons&#233;quente qui ne soit de gauche ; &#224; l'inverse, on peut craindre qu'il n'y ait pas de populisme qui ne laisse trop d'espace &#224; la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentation d'un populisme de gauche n'est certes pas une abomination, elle a de solides arguments, mais elle peut donc devenir une impasse. Elle se veut combative, mais elle risque de pr&#233;parer d&#233;j&#224; les d&#233;faites futures. On ne dispute pas la nation &#224; l'extr&#234;me droite : on ouvre la souverainet&#233; populaire vers tous les espaces politiques sans distinction. On ne lui dispute pas l'identit&#233; collective, nationale ou autre : on plaide pour les libres identifications, pour le libre jeu des appartenances et pour la revalorisation massive de l'&#233;galit&#233;, seule base durable du commun. On ne dispute pas le populisme &#224; l'extr&#234;me droite : on d&#233;l&#233;gitime son emprise en lui opposant la constitution d'un p&#244;le populaire d'&#233;mancipation. Et &#171; populaire &#187; n'est pas &#171; populiste &#187;. C'est ce p&#244;le de la dignit&#233; populaire qui doit concentrer les efforts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Pablo Iglesias, 22 novembre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Jean-Luc M&#233;lenchon, L'&#200;re du peuple, Fayard, 2014 (r&#233;&#233;dition 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Chantal Mouffe, On the political, Routledge, 2005 (traduction fran&#231;aise, L'illusion du consensus, Albin Michel, 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Norberto Bobbio, Droite et gauche, Seuil, 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; propos des auteurs&lt;br class='autobr' /&gt;
Roger Martelli est un historien du communiste&lt;br class='autobr' /&gt;
Samy Johsua est professeur en sciences de l'&#233;ducation&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;claration de la MMF</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Declaration-de-la-MMF</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Declaration-de-la-MMF</guid>
		<dc:date>2017-03-21T12:15:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marche mondiale des femmes</dc:creator>


		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Le mouvement des femmes dans le monde</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;tir&#233; de : entre les lignes et les mots 11 mars 2017 &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous, Femmes de la Marche Mondiale des Femmes, nous unissons nos voix pour rendre hommage &#224; toutes les luttes historiques, pleines d'&#233;nergie, des femmes et des mouvements f&#233;ministes de par le monde. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous d&#233;non&#231;ons le contexte politique mondiale, marqu&#233; par le contr&#244;le croissant des gouvernements par des partis de droite pleins de haine, de racisme, de misogynie, d'intol&#233;rance et de discriminations ; Nous devons aussi faire face &#224; une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Femmes-" rel="directory"&gt;Mouvement des femmes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-International-67-+" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Le-mouvement-des-femmes-dans-le-monde-+" rel="tag"&gt;Le mouvement des femmes dans le monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-03-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-03-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH92/arton30125-fc8f0.jpg?1675744266' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;tir&#233; de : entre les lignes et les mots 11 mars 2017&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, Femmes de la Marche Mondiale des Femmes, nous unissons nos voix pour rendre hommage &#224; toutes les luttes historiques, pleines d'&#233;nergie, des femmes et des mouvements f&#233;ministes de par le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous d&#233;non&#231;ons le contexte politique mondiale, marqu&#233; par le contr&#244;le croissant des gouvernements par des partis de droite pleins de haine, de racisme, de misogynie, d'intol&#233;rance et de discriminations ; Nous devons aussi faire face &#224; une mont&#233;e et une radicalisation de la violence militariste employ&#233;e pour contr&#244;ler nos territoires : corps, esprit, terre, eau, for&#234;ts, savoir, et m&#234;me notre pass&#233; historique, notre pr&#233;sent et notre futur ; pour perp&#233;tuer le patriarcat, le capitalisme n&#233;olib&#233;ral et le colonialisme sont les paradigmes dominants. Dans le m&#234;me temps, le discours du d&#233;veloppement perd tout sens alors que les &#233;lites accumulent les richesses, sont discr&#233;dit&#233;es par la corruption et l'impunit&#233;, et que les institutions, fragilis&#233;es, ne rendent jamais de compte aux peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les injustices climatiques s'aggravent partout et d&#233;truisent les modes de subsistance, provoquant des morts, surtout dans les communaut&#233;s pauvres. Les Etats-nations ne parviennent pas &#224; remplir leurs engagements sur la justice climatique et continuent &#224; proposer de fausses solutions. Nous appelons le monde &#224; jeter l'opprobre sur le pr&#233;sident des Etats-Unis pour la r&#233;gression que suppose son refus du plan d'action pour le climat. De m&#234;me, son discours &#171; Les Etats-Unis d'abord &#187; conf&#232;re plus de pouvoir aux entreprises des Etats-Unis pour qu'elles continuent &#224; polluer, &#224; d&#233;pouiller les communaut&#233;s locales et &#224; exploiter la main d'&#339;uvre du monde entier, comme cela avait &#233;t&#233; le cas il y a des si&#232;cles avec l'esclavage. Nous savons bien que les femmes du Sud, les migrantes, les femmes de couleur, les autochtones, et des minorit&#233;s sexuelles paient de leurs corps et de leur travail le prix de la croissance &#233;conomique, sans en tirer aucune gratification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, nous femmes du Nord et du Sud, devons faire face &#224; la plus grande agression contre nos droits, qui se r&#233;percute par une violence croissante en termes de f&#233;minicides, de migrations forc&#233;es (qui d&#233;bouche sur l'exploitation des femmes), de traumatismes et de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces raisons sont plus que suffisantes pour exprimer notre solidarit&#233; avec les camarades et avec toutes les femmes qui luttent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Dans tout l'Afrique, les femmes r&#233;sistent &#224; de nombreuses formes de violences n&#233;ocoloniales perp&#233;tr&#233;es par les multinationales du secteur extractif et de l'agro-industrie, qui envahissent nos communaut&#233;s, d&#233;truisent nos modes de subsistance et nous appauvrissent. Face &#224; ces r&#233;alit&#233;s, les femmes et les petites filles sont soumises aux viols, aux mariages forc&#233;s et aux grossesses pr&#233;coces, ce qui limite leur acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation et ne leur permet pas de vivre dignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Dans le Monde arabe et au Moyen-Orient, les femmes r&#233;sistent aux groupes fondamentalistes qui s&#232;ment la terreur dans les communaut&#233;s et exposent les femmes &#224; toutes sortes de violences et brutalit&#233;s, y compris &#224; l'esclavage. Les femmes y font face par des m&#233;canismes d'autod&#233;termination et d'autod&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; En Am&#233;rique, la gauche est en train d'&#234;tre remplac&#233;e par des gouvernements d'extr&#234;me-droite qui d&#233;truisent les importants acquis des derni&#232;res d&#233;cennies et reprennent les programmes n&#233;olib&#233;raux qui servent les int&#233;r&#234;ts capitalistes. Les femmes r&#233;sistent en d&#233;fendant les droits fondamentaux, les droits de la nature et les biens communs et doivent affronter en retour la criminalisation de leur lutte, des agressions et des assassinats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; L'Asie souffre historiquement des effets du colonialisme et du n&#233;olib&#233;ralisme. Aujourd'hui, alors que la pauvret&#233; augmente en raison de l'intensification du contr&#244;le du territoire par les multinationales, prot&#233;g&#233;es par les politiques n&#233;olib&#233;rales mondiales, les femmes sont bien plus expos&#233;es &#224; l'exploitation au travail, &#224; la violence sexuelle et &#224; la traite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; En Europe, dans les diff&#233;rentes r&#233;gions, les femmes s'opposent au recul de leur droit &#224; l'avortement, impos&#233; par des forces de plus en plus fondamentalistes et radicales qui prennent le contr&#244;le des m&#233;canismes &#233;tatiques de prise de d&#233;cision. Les mesures d'aust&#233;rit&#233; et de s&#233;curit&#233; servent de justificatif &#224; la r&#233;surgence d'un nationalisme radical qui provoque l'intol&#233;rance vis &#224; vis des migrant-es et des autres minorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; A l'occasion de la Journ&#233;e Internationale des Femmes, nous soutenons la proposition d'une gr&#232;ve internationale des femmes car nous croyons en la n&#233;cessit&#233; de construire et de renforcer notre mouvement international f&#233;ministe, moteur d'une solidarit&#233; internationale des femmes. L'autogestion des femmes dans leurs luttes locales, nationales et r&#233;gionales est essentielle. Nous nous unissons comme Femmes du monde, de la m&#234;me voix qui a &#233;t&#233; la n&#244;tre lors de la 10&#232;me Rencontre internationale &#171; Femmes en r&#233;sistance, construisons des alternatives pour un monde meilleur &#187; . Car, comme nous le disons, notre mouvement est notre alternative. Nous pensons qu'en unissant nos efforts avec d'autres mouvements de femmes actifs dans cet appel, nous renfor&#231;ons la lutte sur des pr&#233;occupations communes et nous nous donnons davantage de raisons d'esp&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous continuons &#224; poursuivre les Actions mondiales que nous avons planifi&#233;es lors de notre 10&#232;me Rencontre internationales, telles que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le 24 avril &#8211; &#171; Rana Plaza est partout ! &#187;, Journ&#233;e internationale du calendrier de la Marche mondiale des femmes avec des actions autour de l'&#233;conomie des femmes (tendances &#233;conomiques mondiales), le monde du travail, l'autonomie &#233;conomique des femmes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le 3 juin &#8211; Action mondiale : 24 heures pour la Paix et la migration&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Parall&#232;lement, nous soutenons les appels &#224; des actions organis&#233;es sur le plan r&#233;gional pour aborder des questions r&#233;gionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TANT QUE TOUTES&lt;br class='autobr' /&gt; LES FEMMES NE SERONT PAS LIBRES&lt;br class='autobr' /&gt; NOUS CONTINUERONS EN MARCHE !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cha&#238;nes et r&#233;sistance. Un photoroman contre les violences v&#233;cues par les femmes locataires</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Chaines-et-resistance-Un-photoroman-contre-les-violences-vecues-par-les-femmes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Chaines-et-resistance-Un-photoroman-contre-les-violences-vecues-par-les-femmes</guid>
		<dc:date>2017-03-21T12:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Centre d'&#233;ducation et d'action des femmes de Montr&#233;al </dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au cours de la merveilleuse aventure qui a conduit le Centre d'&#233;ducation et d'action des femmes de Montr&#233;al (C&#201;AF) &#224; la conception de ce photoroman (aussi offert en format PDF), une centaine de survivantes de violences sexuelles commises par leur propri&#233;taire, concierge, voisin ou co-chambreur ont &#233;t&#233; rencontr&#233;es. La tr&#232;s grande majorit&#233; d'entre elles n'avait encore jamais lev&#233; le voile sur leur agression. Combien d'autres femmes locataires et chambreuses vivent dans le silence ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour lire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-des-femmes-" rel="directory"&gt;Mouvement des femmes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Feminisme-+" rel="tag"&gt;F&#233;minisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-03-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-03-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L116xH150/arton30092-d3e5e.jpg?1675744087' class='spip_logo spip_logo_right' width='116' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au cours de la merveilleuse aventure qui a conduit le &lt;a href=&#034;http://www.ceaf-montreal.qc.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Centre d'&#233;ducation et d'action des femmes de Montr&#233;al (C&#201;AF)&lt;/a&gt; &#224; la conception de ce photoroman (aussi offert en &lt;a href=&#034;http://www.ceaf-montreal.qc.ca/files/chaines-et-resistance.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;format PDF&lt;/a&gt;), une centaine de survivantes de violences sexuelles commises par leur propri&#233;taire, concierge, voisin ou co-chambreur ont &#233;t&#233; rencontr&#233;es. La tr&#232;s grande majorit&#233; d'entre elles n'avait encore jamais lev&#233; le voile sur leur agression. Combien d'autres femmes locataires et chambreuses vivent dans le silence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lire le document &#034;Chaines et r&#233;sistance, contre les violences v&#233;cues par les femmes locataires&#034; cliquez sur l'ic&#246;ne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3010 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.pressegauche.org/IMG/pdf/chai_nes_et_re_sistance._un_photoroman_contre_les_violences_ve_cues_par_les_femmes_locataires.pdf?3010/85e69db86a639ffdcd894f1e11fd3065ca189d473ad5036aa5e6286ff5c97852' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 7.5 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1779457938' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Leurs histoires ne sont pas des &#233;v&#232;nements isol&#233;s. Les violences sexuelles v&#233;cues par les femmes locataires et chambreuses sont un probl&#232;me social et structurel. Il prend racine dans les relations de pouvoir et dans un syst&#232;me social violent qui perp&#233;tue les agressions faites aux femmes. Le silence a assez dur&#233; ! &lt;a href=&#034;http://www.ceaf-montreal.qc.ca/public/2016/12/contre-les-violences-v%C3%A9cues-par-les-femmes-dans-le-logement.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pour en savoir plus&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La crise cor&#233;enne et le double jeu des puissances</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-crise-coreenne-et-le-double-jeu-des-puissances</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/La-crise-coreenne-et-le-double-jeu-des-puissances</guid>
		<dc:date>2017-03-21T11:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Rousset</dc:creator>


		<dc:subject>Cor&#233;e du Nord</dc:subject>
		<dc:subject>Asie/Proche-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;mardi 7 mars 2017 | Europe solidaire sans fronti&#232;res &lt;br class='autobr' /&gt;
Un rapport d'enqu&#234;te de l'ONU, non encore publi&#233;, d&#233;nonce la duplicit&#233; chinoise. Il d&#233;taille comment, tout en prenant officiellement des sanctions contre le r&#233;gime nord-cor&#233;en, P&#233;kin favoriserait un vaste trafic international permettant &#224; la Cor&#233;e du Nord d'importer et d'exporter en contournant les embargos, que ce soit pour le charbon ou des composants nucl&#233;aires. [1]. &lt;br class='autobr' /&gt; A en croire l'article de Marie Bourreau du Monde (refl&#233;tant sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Asie-Proche-Orient-" rel="directory"&gt;Asie/Proche-Orient&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Coree-du-Nord-+" rel="tag"&gt;Cor&#233;e du Nord&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Asie-Proche-Orient-423-+" rel="tag"&gt;Asie/Proche-Orient&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-03-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-03-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH132/arton30050-340b4.png?1675744266' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='132' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;mardi 7 mars 2017 | Europe solidaire sans fronti&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport d'enqu&#234;te de l'ONU, non encore publi&#233;, d&#233;nonce la duplicit&#233; chinoise. Il d&#233;taille comment, tout en prenant officiellement des sanctions contre le r&#233;gime nord-cor&#233;en, P&#233;kin favoriserait un vaste trafic international permettant &#224; la Cor&#233;e du Nord d'importer et d'exporter en contournant les embargos, que ce soit pour le charbon ou des composants nucl&#233;aires. [1].&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A en croire l'article de Marie Bourreau du Monde (refl&#233;tant sans recul critique l'argumentaire du rapport interne &#224; l'ONU), l'ampleur du commerce clandestin de charbon favoris&#233; par des soci&#233;t&#233;s-&#233;crans chinoises en 2016 prouverait que la Chine ne &#171; cesse de jouer un jeu de dupes &#187; &#8211; sans analyser plus avant les tensions en 2017 entre P&#233;kin et Pyongyang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces tensions sont pourtant &#233;videntes, donnant lieu &#224; une pol&#233;mique ouverte entre les m&#233;dias gouvernementaux des deux r&#233;gimes, et sont trait&#233;es dans d'autres articles du Monde [2]. Marie Bourreau n'&#233;voque pas le contexte g&#233;ostrat&#233;gique propre &#224; l'Asie du Nord-Est, hors duquel la politique chinoise (de m&#234;me que la politique US) ne peut se comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; double jeu &#187; chinois n'a en effet rien de myst&#233;rieux. D'un c&#244;t&#233;, la direction chinoise n'a aucune affinit&#233; &#171; naturelle &#187; avec la dynastie des Kim qu'elle ne contr&#244;le pas. De l'autre, elle est confront&#233;e &#224; l'alliance entre le Japon, les Etats-Unis et la Cor&#233;e du Sud. Une alliance qui a pris un tour tr&#232;s agressif durant la pr&#233;sidence de Park Geun-hye : man&#339;uvres militaires conjointes r&#233;p&#233;t&#233;es et de grandes ampleurs, implantation du bouclier antimissile Thaad dont le champ d'activit&#233; couvre une bonne partie du territoire chinois [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas question dans ces conditions de risquer une crise de r&#233;gime en Cor&#233;e du Nord &#8211; d'autant plus que l'appui donn&#233; &#224; Pyongyang sert aussi &#224; faire pression sur Washington et S&#233;oul pour favoriser un changement politique en Cor&#233;e du Sud, avec l'&#233;lection d'une pr&#233;sidence moins belliqueuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ce soutien de P&#233;kin &#224; Pyongyang reste mesur&#233; &#224; l'aune des int&#233;r&#234;ts strat&#233;giques tels que per&#231;us par la direction du PCC. Vu le caract&#232;re explosif du contexte r&#233;gional, l'interventionnisme d&#233;brid&#233; du pr&#233;sident nord-cor&#233;en Kim Jong-un introduit un facteur d'instabilit&#233; incontr&#244;lable. La Chine ne veut pas que la Cor&#233;e du Nord devienne une puissance nucl&#233;aire &#233;tablie. Les sanctions et la crise ne sont pas que de &#171; fa&#231;ade &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; double jeu &#187; des Etats-Unis est tout aussi &#233;vident. Washington pr&#233;tend avoir pour seul objectif de prot&#233;ger ses alli&#233;s de la menace nord-cor&#233;enne, alors qu'elle ambitionne de consolider ou de r&#233;tablir son h&#233;g&#233;monie en Asie orientale &#8211; y compris son h&#233;g&#233;monie militaire. Dans la longue dur&#233;e, les Etats-Unis ont &#233;t&#233; le principal facteur de militarisation dans la r&#233;gion. La politique du &#171; pivot &#187; Asie-Pacifique de l'administration Obama avait un volet militaire et non seulement &#233;conomique. Comme le dit Christine Ahn, &#224; une zone de libre-&#233;change correspond une zone de &#171; tir libre &#187; [4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la posture [5], on ne sait trop ce que sera la politique de l'administration Trump &#8211; sinon qu'elle sera agressive, avec pour cible la Chine. Il n'y a pas d'un c&#244;t&#233; la &#171; brute &#187; (P&#233;kin) et de l'autre le &#171; bon &#187; (Washington) &#8211; ou vice-versa. La &#171; duplicit&#233; &#187; est bien partag&#233;e, au service d'un conflit frontal pour l'h&#233;g&#233;monie dans cette partie du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat, Washington s'empresse de cr&#233;er un v&#233;ritable fait accompli en Cor&#233;e du Sud. Une proc&#233;dure de destitution est en cours contre la pr&#233;sidente Park Geun-hye, &#224; la suite de scandales et d'un immense mouvement citoyen de protestation [6], il pourrait &#234;tre valid&#233; le 10 mars par la Cour constitutionnelle. La pression de l'opinion publique et la prochaine majorit&#233; peuvent amener S&#233;oul &#224; remettre en cause les accords concernant l'implantation du syst&#232;me Thaad. Du coup, les Etats-Unis ont brusquement d&#233;cid&#233; d'acc&#233;l&#233;rer l'envoi des batteries de missiles d'interception, qui ont commenc&#233; &#224; &#234;tre livr&#233;es le 6 mars sur la base militaire US d'Osan, en attendant d'&#234;tre d&#233;ploy&#233;s sur le site de Seongju, au centre du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est de rendre le dispositif op&#233;rationnel d&#232;s avril &#8211; avant donc l'&#233;lection pr&#233;sidentielle qui pourrait se tenir d&#233;but mai. Tant pis pour la d&#233;mocratie sud-cor&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Rousset&lt;br class='autobr' /&gt;
P.-S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Mise &#224; jour le 8 mars 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Marie Bourreau, Le Monde du 3 mars 2017. Disponible sur ESSF (article 40474), Tensions en Asie du Nord-Est : Nouveaux tirs de missiles balistiques nord-cor&#233;ens, campagne en Chine contre Thaad, le bouclier antimissile am&#233;ricano-sud-cor&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Brice Pedroletti, Philippe Mesmer, Le Monde du 28 f&#233;vrier 2017. Disponible sur ESSF (article 40481), Brouille entre P&#233;kin et Pyongyang : la Chine durcit le ton face &#224; la Cor&#233;e du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] ESSF (article 40428), La Cor&#233;e du Nord et l'escalade des tensions en Extr&#234;me-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] ESSF (article 40480), Obama administration's Policy &#8211; Open Fire and Open Markets : The Asia-Pacific Pivot and Trans-Pacific Partnership.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] ESSF (article 40483), North-East Asia : Donald Trump says nuclear threat from North Korea has entered 'new phase'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] ESSF (article 39808), Cor&#233;e du Sud : le Mouvement des chandelles, la proc&#233;dure de destitution de la pr&#233;sidente et les enjeux prochains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les nouveaux autocrates</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-nouveaux-autocrates</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-nouveaux-autocrates</guid>
		<dc:date>2017-03-21T11:51:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Le Monde</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On ne peut que d&#233;plorer le triste &#233;tat de la d&#233;mocratie. Elle &#233;tait d&#233;j&#224; diminu&#233;e depuis plusieurs ann&#233;es par le pouvoir des grandes entreprises et leur arm&#233;e de lobbyistes qui dictent aux gouvernements les politiques &#224; adopter. Et voil&#224; qu'apparaissent maintenant des chefs d'&#201;tat autoritaires, camp&#233;s &#224; l'extr&#234;me-droite, et qui gouvernent en appliquant fi&#232;rement des id&#233;es que l'on croyait disparues du spectre politique. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; du site d'Alternatives. &lt;br class='autobr' /&gt;
La liste est longue et inqui&#233;tante : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH132/arton30061-e78c3.jpg?1675744266' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='132' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On ne peut que d&#233;plorer le triste &#233;tat de la d&#233;mocratie. Elle &#233;tait d&#233;j&#224; diminu&#233;e depuis plusieurs ann&#233;es par le pouvoir des grandes entreprises et leur arm&#233;e de lobbyistes qui dictent aux gouvernements les politiques &#224; adopter. Et voil&#224; qu'apparaissent maintenant des chefs d'&#201;tat autoritaires, camp&#233;s &#224; l'extr&#234;me-droite, et qui gouvernent en appliquant fi&#232;rement des id&#233;es que l'on croyait disparues du spectre politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du &lt;a href=&#034;http://journal.alternatives.ca/spip.php?article8263&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site d'Alternatives&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste est longue et inqui&#233;tante : on les retrouve &#224; la t&#234;te des plus grandes puissances, comme Donald Trump aux &#201;tats-Unis, Vladimir Poutine en Russie, Narendra Modi en Inde. Et dans d'autres pays importants, comme Viktor Orb&#225;n en Hongrie, Rodrigo Duterte en Indon&#233;sie, Tayyip Erdogan en Turquie. Avec d'autres victoires possibles, comme celle de Marine Le Pen, en France. Sans oublier ces autres pays o&#249; l'extr&#234;me-droite est en nette progression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces chefs politiques gouvernent bien s&#251;r de fa&#231;ons diff&#233;rentes les uns des autres, dans des contextes tr&#232;s dissemblables. Mais ils partagent quelques caract&#233;ristiques : conservatisme radical, stigmatisation des &#233;trangers, des femmes, des LGBTQ, comportements autoritaires. Malgr&#233; leur radicalisme, ils ont &#233;t&#233; &#233;lus d&#233;mocratiquement &#8212; bien que les marges de la d&#233;mocratie soient tr&#232;s variables d'un pays &#224; l'autre &#8212; et s'appuient sur un soutien solide d'une frange importante de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien peu de personnes auraient pu anticiper un pareil virage, une telle soumission consentie. Apr&#232;s la chute des dictatures, au lendemain de l'effondrement du communisme, et en suivant le cours d'une &#233;volution qui doit tenir compte du bien du plus grand nombre, ne cheminions-nous pas, de fa&#231;on chaotique et d&#233;sordonn&#233;e, vers un avenir meilleur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'en finira plus de chercher des explications &#224; ces difficiles changements, et aucune ne semblera satisfaisante. Mais s&#251;rement faut-il jeter un regard du c&#244;t&#233; de la crise de 2007-2008, et consid&#233;rer le syst&#232;me &#233;conomique qui l'a provoqu&#233;e. Les maux qui en sont d&#233;coul&#233;s ne sont toujours par r&#233;gl&#233;s : mesures d'aust&#233;rit&#233; privant les populations d'un bon filet social, appauvrissement, croissance des in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, une tr&#232;s grande ins&#233;curit&#233; concernant le travail. Les conditions de chacun deviennent plus difficiles par la pr&#233;carisation, par la concurrence f&#233;roce que doivent se livrer les travailleurs et les travailleuses de tous les pays et par les avantages inacceptables et sans le moindre compromis que l'on accorde aux actionnaires aux d&#233;pens de tout le reste de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On cherche alors pour diriger le pays un p&#232;re fouettard qui r&#233;tablira l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'attaquer &#224; la racine de ces probl&#232;mes, d&#233;manteler un syst&#232;me &#233;conomique au service des plus puissants semble un objectif inatteignable, trop compliqu&#233;. Il est plus facile de chercher d'autres cibles, le voisin &#233;tranger, les autres minorit&#233;s, d'envisager un repli &#224; l'int&#233;rieur de ses fronti&#232;res, commencer &#224; se sauver soi-m&#234;me contre le reste du monde mena&#231;ant et envahissant. On cherche alors pour diriger le pays un p&#232;re fouettard qui r&#233;tablira l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant les inqui&#233;tudes des populations et un d&#233;saveu de plus en plus &#233;vident, le milieu de la finance a choisi une vieille strat&#233;gie. Rappelons qu'en Allemagne, pendant les ann&#233;es 1930, la grande bourgeoisie allemande a pr&#233;f&#233;r&#233; pencher du c&#244;t&#233; du nazisme, dans l'espoir de se d&#233;barrasser des communistes d'abord, la principale menace selon elle, puis de mater le monstre au pouvoir. Klauss Mann le raconte tr&#232;s bien dans son roman Le volcan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la situation soit tr&#232;s diff&#233;rente aujourd'hui, on peut tout de m&#234;me constater que la classe financi&#232;re refuse tout projet de r&#233;forme significatif et en profondeur. Son obstination &#224; poursuivre une mondialisation tellement in&#233;galitaire l'a forc&#233;e &#224; donner un appui tacite &#224; l'extr&#234;me-droite, moins d&#233;rangeante dans les faits que ceux qui veulent s'attaquer &#224; la source des probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; quelques vell&#233;it&#233;s protectionnistes, les nouveaux autocrates d&#233;r&#232;glementent, n&#233;olib&#233;ralisent, soutiennent les d&#233;penses militaires, exploitent sans frein les ressources naturelles, avec la b&#233;n&#233;diction des puissants de ce monde, qui les bl&#226;ment davantage pour leurs mani&#232;res de faire et leur manque de civisme plut&#244;t que pour leurs choix &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un pays &#224; l'autre, le passage de ces autocrates laissera des marques tr&#232;s diff&#233;rentes. Les pays &#224; forte tradition d&#233;mocratique, comme les &#201;tats-Unis, tiendront probablement le coup, et le passage de Trump n'aura &#233;t&#233; qu'un dur moment &#224; passer. Du moins, faut-il l'esp&#233;rer. D'autres pays resteront d&#233;vast&#233;s et prendront des ann&#233;es &#224; se remettre de dangereuses centralisations du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu du Qu&#233;bec, tout cela nous semblait loin... jusqu'&#224; l'&#233;lection de Trump. Nous avons tout de m&#234;me r&#233;sist&#233; &#224; dix ann&#233;es d'un gouvernement conservateur qui a fait les pires entraves &#224; la d&#233;mocratie de notre histoire moderne. Des discours haineux et exclusifs sont trop souvent entendus dans notre pays, m&#234;me s'ils ne trouvent pas de r&#233;sonnance dans les partis politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souhaitons tout de m&#234;me que nos &#233;lus comprennent le message : le meilleur moyen d'&#233;chapper au populisme d'extr&#234;me-droite, c'est aussi de se lib&#233;rer de la tutelle des &#233;lites financi&#232;res et d'&#234;tre &#224; l'&#233;coute de solutions &#233;conomiques qui viennent d'autres sources et offrent d'autres mod&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.S. Ces r&#233;flexions m'ont &#233;t&#233; inspir&#233;es par le dernier num&#233;ro de la revue fran&#231;aise en ligne Les Possibles sur la droitisation des politiques, auquel j'ai eu l'honneur de participer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Que dire de l'arriv&#233;e en force de Gabriel Nadeau Dubois &#224; Qu&#233;bec solidaire ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Que-dire-de-l-arrivee-en-force-de-Gabriel-Nadeau-Dubois-a-Quebec-solidaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Que-dire-de-l-arrivee-en-force-de-Gabriel-Nadeau-Dubois-a-Quebec-solidaire</guid>
		<dc:date>2017-03-21T11:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Mouterde</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;bat sur les politiques d'alliance</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A priori on n'aura pas l'esprit chagrin, ni ne boudera son plaisir : la d&#233;cision de Gabriel Nadeau Dubois de se pr&#233;senter comme candidat de QS en remplacement de Fran&#231;oise David, tout comme sa volont&#233; de devenir co-porte parole de QS, appara&#238;t plut&#244;t comme une bonne nouvelle. En particulier si l'on est membre de QS et qu'on mesure tout ce qu'il reste &#224; faire pour que ce parti parvienne &#224; se faire un peu mieux entendre &#224; l'&#233;chelle du Qu&#233;bec tout entier. Il n'en demeure pas moins que cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH95/arton30081-8cfd0.png?1675744266' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A priori on n'aura pas l'esprit chagrin, ni ne boudera son plaisir : la d&#233;cision de Gabriel Nadeau Dubois de se pr&#233;senter comme candidat de QS en remplacement de Fran&#231;oise David, tout comme sa volont&#233; de devenir co-porte parole de QS, appara&#238;t plut&#244;t comme une bonne nouvelle. En particulier si l'on est membre de QS et qu'on mesure tout ce qu'il reste &#224; faire pour que ce parti parvienne &#224; se faire un peu mieux entendre &#224; l'&#233;chelle du Qu&#233;bec tout entier. Il n'en demeure pas moins que cette arriv&#233;e en force pose bien des questions... et qui sont loin d'&#234;tre anodines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certes l'annonce a &#233;t&#233; bien orchestr&#233;e et elle n'a pas manqu&#233; d'avoir des effets imm&#233;diats : plus de 1000 nouvelles adh&#233;sions ont &#8212; semble-t-il&#8212; &#233;t&#233; enregistr&#233;es le jour m&#234;me (soit 10% du membership, ce qui n'est pas rien), et l'enthousiasme pouvait se lire sans embage sur bien des comptes facebook de militants ou militantes QS de la premi&#232;re heure. Quant aux r&#233;actions de la classe politique &#8212;en particulier p&#233;quiste&#8212; elles montrent bien que l'on n'est pas sans craindre en haut lieu le pouvoir d'attaction politique que peut repr&#233;senter un tel personnage, lui qui, il y a 5 ans, incarnait avec tant d'aplomb l'esprit rebelle de l'aile la plus audacieuse du printemps &#201;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour QS il s'agit donc &#8212;pourrait-on dire&#8212; d'une &#034;bonne prise&#034;, et l'on peut ici songer &#224; tout ce patient et long travail d'approche men&#233; par ceux et celles qui dans l'ombre ont pr&#233;par&#233; son arriv&#233;e &#224; QS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pont d'or ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais justement, voil&#224; que surgit un premier doute : pourquoi avoir propos&#233; &#224; GDN, un tel pont d'or, en lui permettant de faire en quelque sorte &#034;d'une pierre deux coups&#034; ? Passe encore un poste de candidat dans un comt&#233; de choix comme Gouin (un bon moyen de faire ses classes apr&#232;s tout !), mais en plus, on y ajoute rien de moins que le poste de co-porte-parole ! Or il est impossible d'imaginer que dans des discussions pr&#233;paratoires, la direction de QS n'ait pas elle-m&#234;me &#8212;&#224; sa mani&#232;re&#8212; pav&#233; la voie &#224; une telle proposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que le moment parait bien choisi avec le changement de garde annonc&#233; &#224; travers les d&#233;parts de Fran&#231;oise David et Andr&#232;s Fontecilla, et l'on arguera qu'il faut savoir saisir la conjoncture au vol en prenant des risques, mais il n'en reste pas moins que ce changement men&#233; par le haut et que l'on a cautionn&#233; &#224; portes ferm&#233;es lors de rencontres pr&#233;alables, n'est pas sans cons&#233;quences : voil&#224; qu'on donne &#224; quelqu'un qui n'a jamais milit&#233; &#224; QS, n'a pas particip&#233; &#224; sa construction, &#224; ce patient travail collectif de construction, de d&#233;lib&#233;ration et d'&#233;change (ayant fait ce qu'est devenu QS), qui s'en est m&#234;me d&#233;fi&#233; (comme organisation partisane) pendant longtemps, voil&#224; donc qu'on lui donne un formidable pouvoir d'orientation qui n'a malheureusement rien de tr&#232;s d&#233;mocratique et qui pourrait &#234;tre &#224; l'avenir lourd de cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand on regarde le blogue personnel GDN2018 que Gabriel Nadeau Dubois vient de lancer &#8211;avec ses 3 axes (Amener de nouveaux visages, Unir des forces, renouveler des strat&#233;gies)&#8212; on ne peut que se demander &#8211;de mani&#232;re un peu troublante&#8212; au nom de qui parle-t-il exactement ? De lui-m&#234;me ? De QS ? &#192; se demander m&#234;me ici si le &#171; moi-je &#187; n'a pas la malencontreuse tendance &#224; vouloir primer sur le &#034;nous&#034;, un &#034;nous&#034;qui &#224; QS &#8212;nouveau parti de gauche soucieux de pluralisme d&#233;mocratique !&#8212; garde toute son importance ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rien d'acquis &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de la crise de la repr&#233;sentation politique que nous connaissons et qui fait ailleurs si facilement le lit du &#171; populisme &#187;, et &#224; l'aune des vell&#233;it&#233;s tant de fois r&#233;affirm&#233;es de QS de &#171; faire de la politique autrement &#187;, on ne peut d&#232;s lors que s'interroger sur l'empressement de certains &#224; vouloir aussi facilement remettre le destin d'un parti comme QS dans les mains d'une personnalit&#233; connue d'abord pour son fort capital m&#233;diatique. Et sur tous les risques que cela peut impliquer &#224; l'avenir. A fortiori si l'on souhaite que QS reste ce parti anti-syst&#232;me, ce parti de la rue et des mouvements sociaux, ce parti anim&#233; par les principes d'une d&#233;mocratie vivante capable de s'approfondir chaque fois plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; sa mani&#232;re et en partant de pr&#233;occupations parall&#232;les, Jonathan Folco semble partager le m&#234;me constat : &#171; En fait, ce que j'ai appris en politique, et c'est un peu in&#233;quitable et tragique, c'est que ce n'est pas en devenant un-e militant-e fid&#232;le de son parti qu'on finit par devenir candidat-e ou porte-parole ; quand un parti grossit et gagne en force, il y a une plus forte pression pour que des personnes dot&#233;es d'un capital politique ou m&#233;diatique se joignent &#224; nos rangs, et donc que des candidatures externes au parti arrivent en quelque sorte &#034;parachut&#233;es&#034; dans les postes cl&#233;s de l'organisation &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ajoute cependant, apr&#232;s avoir rappel&#233; la confiance qu'il garde toujours en GDN, qu'il faut &#171; ici avoir des r&#232;gles claires, des principes et des valeurs fortes, pour s'assurer de limiter l'opportunisme de certaines personnes qui pourraient vouloir profiter de l'action politique pour leur simple image ou int&#233;r&#234;t .&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous ne ferons pas ici de la politique fiction comme tend &#224; en faire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La flamme d&#233;mocratique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait d&#232;s lors ajouter que dans le contexte d'&#233;changes et de d&#233;bats, passablement agit&#233; que QS va conna&#238;tre les prochains mois, c'est peut-&#234;tre l&#224; la premi&#232;re chose que les militantes et militants de QS devraient faire : ne rien tenir pour acquis, ne rien consid&#233;rer comme allant de soi, y compris en termes de choix et d'&#233;lection de co-porte parole ; mais au contraire saisir la balle au bond et en faire l'occasion d'un v&#233;ritable d&#233;bat au sein de QS, un d&#233;bat en profondeur qui permettrait de clarifier le type de porte-parole que l'on d&#233;sire aujourd'hui &#224; QS ainsi que les grandes orientations qu'il devrait privil&#233;gier une fois &#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-ce pas ce qui permettrait de maintenir vivante la flamme d&#233;mocratique qui ne doit cesser d'animer et de r&#233;chauffer de ses exigences un parti de gauche comme QS ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Mouterde&lt;br class='autobr' /&gt;
sociologue, essayiste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous ne ferons pas ici de la politique fiction comme tend &#224; en faire Jonathan Durand Folco dans son dernier blogue Ekopolitica, en r&#233;-installant dans le cadre qu&#233;b&#233;cois, pour en faire une grille de lecture apparemment &#233;clairante, toutes les cat&#233;gories conceptuelles utilis&#233;es par le sociologue argentin Ernesto Laclau : logique populiste ; rupture anti &#233;lite, etc. Et en s'enthousiasmant &#224; l'avance sur l'hypoth&#233;tique &#034;&#233;quipe du tonnerre&#034; de GDN qui va ouvrir ainsi un nouveau sc&#233;nario politique du Qu&#233;bec. Non pas qu'il ne faille pas apprendre &#224; anticiper ce qu'il risque d'arriver en termes politiques au Qu&#233;bec ; mais Jonathan a ici le penchant discutable de pr&#233;senter comme &#233;tant in&#233;luctable et allant de soi, ce qui n'est seulement que de l'ordre du possible et de l'hypoth&#232;se d'&#233;cole (un des sc&#233;narios envisageables) et qui r&#233;sultera &#8212;pour une bonne part tout au moins&#8212; de rapports de force comme de luttes qu'il reste encore &#224; mener au sein m&#234;me de QS.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gabriel Nadeau-Dubois &#224; Qu&#233;bec solidaire - Des attentes en guise de bienvenue</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Gabriel-Nadeau-Dubois-a-Quebec-solidaire-Des-attentes-en-guise-de-bienvenue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Gabriel-Nadeau-Dubois-a-Quebec-solidaire-Des-attentes-en-guise-de-bienvenue</guid>
		<dc:date>2017-03-19T13:50:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Serge Roy</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une large majorit&#233; de militantes et de militants de Qu&#233;bec solidaire souhaitaient sans doute l'adh&#233;sion de Gabriel Nadeau-Dubois et l'annonce de sa candidature dans Gouin pour remplacer Fran&#231;oise David &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Il a &#233;galement annonc&#233; sa candidature au poste de porte-parole masculin, il ne s'agit pas d'un poste de chef mais bien de porte-parole. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; voir et entendre Nadeau-Dubois se pr&#233;senter devant les journalistes avec fougue on ne peut que se f&#233;liciter qu'il ait choisi de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-03-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-03-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L102xH150/arton30163-ea1eb.png?1675744266' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une large majorit&#233; de militantes et de militants de Qu&#233;bec solidaire souhaitaient sans doute l'adh&#233;sion de Gabriel Nadeau-Dubois et l'annonce de sa candidature dans Gouin pour remplacer Fran&#231;oise David &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Il a &#233;galement annonc&#233; sa candidature au poste de porte-parole masculin, il ne s'agit pas d'un poste de chef mais bien de porte-parole.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; voir et entendre Nadeau-Dubois se pr&#233;senter devant les journalistes avec fougue on ne peut que se f&#233;liciter qu'il ait choisi de mettre ses &#233;nergies pour donner un nouveau souffle &#224; Qu&#233;bec solidaire. Cependant, certains de ses propos soul&#232;vent des questions sur sa connaissance et sa compr&#233;hension de ce qu'est Qu&#233;bec solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus de dix ans des milliers de femmes et d'hommes engag&#233;.e.s dans l'&#233;laboration d'un projet politique clairement &#224; gauche ont travaill&#233; d'arrache-pied et sans rel&#226;che pour faire avancer ce projet. Plusieurs de ces personnes ont mis toutes leurs &#233;nergies en &#233;tant candidates et candidats lors des &#233;lections. Ces militantes et militants &#233;taient et sont toujours tr&#232;s solides. Bien s&#251;r, il est tr&#232;s positif que de nouvelles personnes se joignent &#224; Qu&#233;bec solidaire pour le renforcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Gabriel Nadeau-Dubois a affirm&#233; &#234;tre un homme d'&#233;quipe. Il le faut car il ne serait pas &#224; sa place &#224; Qu&#233;bec solidaire. Ce parti, d&#232;s sa fondation, a affirm&#233; vouloir &#171; faire de la politique autrement &#187;. Ce n'&#233;tait pas qu'une simple formule m&#234;me s'il n'est pas si simple de la pratiquer dans le quotidien, en fonction de multiples contraintes dont celles des institutions politiques parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec pertinence Nadeau-Dubois a d&#233;nonc&#233; la classe politique qui a trahi le peuple qu&#233;b&#233;cois depuis les trente derni&#232;res ann&#233;es. En fait, c'est depuis la fin des ann&#233;es 1970 que des politiciens qu&#233;b&#233;cois et canadiens ont trahi les espoirs suscit&#233;s par cet esp&#232;ce de d&#233;gel de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise au cours des ann&#233;es 1960 en nous faisant plier devant les dictats n&#233;olib&#233;raux. Une bonne partie de la population ne cache d'ailleurs plus sa d&#233;sillusion &#224; l'&#233;gard du politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est essentiel de commencer &#224; changer en profondeur cette culture politique qui nous enferme dans le culte des vedettes, des &#233;lites de toutes sortes ou de populistes dangereux qui, finalement, se placent au-dessus de la soci&#233;t&#233; pour asseoir leur pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir aussi qu'&#224; Qu&#233;bec solidaire il n'y a pas de chef. Des m&#233;dias et nos adversaires chercheront &#224; nous en donner un. Je m'attends &#224; ce que Nadeau-Dubois leur fasse comprendre que la culture du chef n'est pas bienvenue &#224; Qu&#233;bec solidaire, comme l'ont fait brillamment et respectueusement, voire p&#233;dagogiquement, les coporte- paroles pr&#233;c&#233;dent.e.s. C'est une question de d&#233;mocratie bien diff&#233;rente de celle &#224; laquelle on voudrait nous confiner. Compte tenu des pratiques d&#233;mocratiques qui &#233;taient les siennes &#224; l'&#233;poque o&#249; il &#233;tait porte-parole de l'ASS&#201;, j'ai confiance qu'il renforcera notre conviction &#224; l'effet que c'est un des aspects du &#171; faire de la politique autrement &#187;. En fait, la d&#233;mocratie que nous souhaitons c'est celle o&#249; les citoyennes et les citoyens auront la possibilit&#233; de participer plus directement aux d&#233;cisions qui les concernent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les porte-paroles, les pr&#233;sidentes ou pr&#233;sidents, les membres des instances de QS, du local au national, doivent toujours avoir &#224; l'esprit qu'ils.elles sont redevables aux membres. De plus, toute proposition, toute orientation qui sort des balises d&#233;j&#224; convenues, doivent faire l'objet de d&#233;bats et de d&#233;cisions dans le cadre d'un processus au cours duquel chaque membre peut participer. Cet aspect de notre vie d&#233;mocratique est essentiel car il illustre un trait de la nouvelle culture politique que nous voulons pratiquer, celui du fonctionnement collectif, et non hi&#233;rarchique, que doit renforcer Qu&#233;bec solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui a trait aux strat&#233;gies et moyens d'action, j'invite Gabriel Nadeau-Dubois &#224; consid&#233;rer le fait que le projet de Qu&#233;bec solidaire ne pourra se faire sans une mobilisation populaire large et forte. Il ne s'agit pas seulement de faire &#233;lire une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Les changements que suppose ce projet politique impliquent que la population elle-m&#234;me les porte et les contr&#244;le jusqu'&#224; leur r&#233;alisation concr&#232;te. Pour construire cette mobilisation des alliances sont n&#233;cessaires et celles qu'il faut privil&#233;gier doivent se tisser avec les mouvements sociaux qui m&#232;nent d&#233;j&#224; des luttes sociales importantes pour la justice sociale, pour l'&#233;galit&#233; femmeshommes ou pour une soci&#233;t&#233; &#233;cologique. Mais il faut plus, Qu&#233;bec solidaire doit travailler fort pour s'enraciner dans les milieux de travail et les milieux de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aller de l'avant les nouveaux outils, les nouvelles formules et les m&#233;thodes nouvelles d'action sont bienvenues si elles renforcent l'id&#233;e du fonctionnement collectif qui est &#224; la base du projet de Qu&#233;bec solidaire comme le sont les principes f&#233;ministes, &#233;cologistes, d'&#233;galit&#233; et de justice sociale. Sans quoi, nous nous dirigerions vers l'&#233;mergence d'une nouvelle classe politique alors qu'il faut abolir les classes pour vivre dans une v&#233;ritable d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge Roy, militant de Qu&#233;bec solidaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candidat de Qu&#233;bec solidaire aux &#233;lections de 2007, 2008 et 2012 dans la circonscription de Taschereau &#224; Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;bastien Bouchard trace un portrait de Gabriel Nadeau-Dubois qui s'est joint &#224; Qu&#233;bec solidaire</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Sebastien-Bouchard-trace-un-portrait-de-Gabriel-Nadeau-Dubois-qui-s-est-joint-a</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Sebastien-Bouchard-trace-un-portrait-de-Gabriel-Nadeau-Dubois-qui-s-est-joint-a</guid>
		<dc:date>2017-03-16T23:46:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>QS-Capitale Nationale &#224; la radio</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S&#233;bastien Bouchard, de Qu&#233;bec solidaire, trace un portrait de Gabriel Nadeau-Dubois, qui souhaite devenir d&#233;put&#233; et co-porte-parole pour le parti.&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton30147-e1a97.png?1678984762' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S&#233;bastien Bouchard, de Qu&#233;bec solidaire, trace un portrait de Gabriel Nadeau-Dubois, qui souhaite devenir d&#233;put&#233; et co-porte-parole pour le parti.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;450&#034; scrolling=&#034;no&#034; frameborder=&#034;no&#034; src=&#034;https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/312702365&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;visual=true&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Acceptabilit&#233; sociale : sans oui, c'est non </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Acceptabilite-sociale-sans-oui-c-est-non</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Acceptabilite-sociale-sans-oui-c-est-non</guid>
		<dc:date>2017-03-16T12:58:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-&#200;ve Maill&#233;, Pierre Batellier</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Livres et revues</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Pas dans ma cour &#187;, majorit&#233; silencieuse, les faits contre les opinions, la rigueur et les &#233;motions&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Acceptabilit&#233; sociale : sans oui, c'est non de Marie-&#200;ve Maill&#233; et Pierre Batellier sortira en librairie le 4 avril prochain. Les auteur.e.s seront au salon du livre de Qu&#233;bec pour l'occasion (7-8 avril). &lt;br class='autobr' /&gt; Marie-&#200;ve Maill&#233; et Pierre Batellier d&#233;construisent dix id&#233;es-re&#231;ues autour de l'acceptabilit&#233; sociale &lt;br class='autobr' /&gt;
L'acceptabilit&#233; sociale existait bien avant qu'on en parle, mais elle portait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Evenements-68-" rel="directory"&gt;&#201;v&#233;nements&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres et revues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Communiques-328-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-03-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-03-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Pas dans ma cour &#187;, majorit&#233; silencieuse, les faits contre les opinions, la rigueur et les &#233;motions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acceptabilit&#233; sociale : sans oui, c'est non de Marie-&#200;ve Maill&#233; et Pierre Batellier sortira en librairie le 4 avril prochain. Les auteur.e.s seront au salon du livre de Qu&#233;bec pour l'occasion (7-8 avril).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Marie-&#200;ve Maill&#233; et Pierre Batellier d&#233;construisent dix id&#233;es-re&#231;ues autour de l'acceptabilit&#233; sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acceptabilit&#233; sociale existait bien avant qu'on en parle, mais elle portait simplement d'autres noms : conflit, controverse, opposition, crise, d&#233;bat, appui populaire... Depuis une dizaine d'ann&#233;es, cet enjeu est au c&#339;ur des d&#233;bats sociaux et politiques entourant les grands projets de d&#233;veloppement, du Plan Nord &#224; &#201;nergie Est, en passant par l'&#233;olien et le gaz de schiste. Mais qu'est-ce que l'acceptabilit&#233; sociale, au juste ? S'agit-il d'une nouvelle strat&#233;gie pour &#171; fracturer le social afin de mieux l'exploiter &#187; ? Que recouvre cette notion un peu fourre-tout ? Inscrit dans aucune loi, l'utilisation de cette ce terme dans la sph&#232;re publique &#233;vacue les nuances et tend &#224; r&#233;duire les &#233;l&#233;ments du d&#233;bat &#224; des caricatures, ce qui mine la capacit&#233; d'agir des citoyen.ne.s et renforce le pouvoir des &#233;lites &#233;conomiques et politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec beaucoup de rigueur et une bonne dose d'humour, Pierre Batellier et Marie-&#200;ve Maill&#233; nous invitent &#224; un exercice de d&#233;construction des dichotomies pr&#233;sentes dans le discours entourant l'acceptabilit&#233; sociale : les promoteurs et les opposants ; les &#171; pour &#187; et les &#171; contre &#187; ; les gens concern&#233;s et les opportunistes (ou la repr&#233;sentativit&#233; &#224; g&#233;om&#233;trie variable) ; l'&#233;go&#239;ste et le bon citoyen (ou le syndrome du &#171; pas dans ma cour &#187;) ; les faits et les opinions ; la rigueur et les &#233;motions ; la majorit&#233; et la minorit&#233; ; le conflit et la paix sociale ; ce qui compte et ce qui se compte&#8230; sans oublier un angle mort important dans le d&#233;bat : les femmes. Il est grand temps de penser l'acceptabilit&#233; sociale des grands projets de d&#233;veloppement autour du dialogue, de la confiance et du consentement collectif. Parce que, m&#234;me en ce qui concerne le territoire, sans oui, c'est non...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; propos des auteur.e.s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Doctorant en sciences de l'environnement &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al (UQAM), Pierre Batellier est charg&#233; de cours en &#171; Responsabilit&#233; sociale de l'entreprise &#187; &#224; HEC Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sp&#233;cialis&#233;e dans l'&#233;valuation des impacts sociaux des grands projets, Marie-&#200;ve Maill&#233; est professeure associ&#233;e au CINBIOSE (Centre de recherche interdisciplinaire sur le bien-&#234;tre, la sant&#233;, la soci&#233;t&#233; et l'environnement) de l'UQAM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'automne dernier, ses recherches doctorales faisaient l'objet d'une certaine attention m&#233;diatique sur la question de la protection de la confidentialit&#233; des sources scientifiques. L'entreprise &#201;oliennes de l'&#201;rable voulait obtenir l'identit&#233; des 93 participant.e.s que la chercheuse avait interrog&#233;.e.s pour savoir s'ils sont &#171; pour ou contre son projet &#187; &#233;olien. L'&#233;tude portait sur la d&#233;t&#233;rioration du climat social dans les communaut&#233;s o&#249; son parc &#233;olien a &#233;t&#233; construit. Marie-&#200;ve Maill&#233; revient d'ailleurs sur l'affaire &#224; la fin du livre dans l'annexe &#171; Projet &#233;olien de l'&#201;rable : r&#233;cit d'un g&#226;chis &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>AU CHIC RESTO POP de Tahani Rached (1990)</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/AU-CHIC-RESTO-POP-de-Tahani-Rached-1990</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/AU-CHIC-RESTO-POP-de-Tahani-Rached-1990</guid>
		<dc:date>2017-03-16T12:52:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte contre la pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-03-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au Chic Resto Pop est peu fr&#233;quent&#233; par les gastronomes : bien qu'il ne soit pas tr&#232;s &#171; branch&#233; &#187; de s'y faire voir, ce restaurant et organisme communautaire d'&#233;conomie sociale dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, &#224; Montr&#233;al, ne d&#233;semplit pas. On y mange parce qu'on a faim et qu'on n'a pas les moyens de manger ailleurs. Les vedettes de ce film sont les jeunes qui y travaillent. Sur une musique de rock, de blues, de western ou de simple ballade, ils disent leur v&#233;rit&#233;, accompagn&#233;s de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Evenements-68-" rel="directory"&gt;&#201;v&#233;nements&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Communiques-328-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Lutte-contre-la-pauvrete-+" rel="tag"&gt;Lutte contre la pauvret&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-03-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-03-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au Chic Resto Pop est peu fr&#233;quent&#233; par les gastronomes : bien qu'il ne soit pas tr&#232;s &#171; branch&#233; &#187; de s'y faire voir, ce restaurant et organisme communautaire d'&#233;conomie sociale dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, &#224; Montr&#233;al, ne d&#233;semplit pas. On y mange parce qu'on a faim et qu'on n'a pas les moyens de manger ailleurs. Les vedettes de ce film sont les jeunes qui y travaillent. Sur une musique de rock, de blues, de western ou de simple ballade, ils disent leur v&#233;rit&#233;, accompagn&#233;s de Cassonade (Steve Faulkner), le musicien qui les a aid&#233;s &#224; la mettre en forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 26 mars 2017, 15H &#9474; COLLATIONS &#9474; ENTR&#201;E GRATUITE : &lt;br class='autobr' /&gt;
CIRFA, 160 ST-VIATEUR EST, MONTR&#201;AL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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