<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_mot=1463&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1781022263</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Migrants. Mener la bataille.</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Migrants-Mener-la-bataille</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Migrants-Mener-la-bataille</guid>
		<dc:date>2018-10-09T07:59:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cl&#233;mentine Autain</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2018-10-09</dc:subject>
		<dc:subject>Manifeste pour l'accueil des migrants</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;tir&#233; de Regards.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de 35.000 citoyens et des dizaines de personnalit&#233;s ont sign&#233; le manifeste &#034;Pour l'accueil des migrants&#034; publi&#233; par Regards, Mediapart et Politis. Pourtant, des voix s'&#233;l&#232;vent pour d&#233;noncer dans cet appel une diversion. &lt;br class='autobr' /&gt; Face aux renoncements et tergiversations des &#201;tats &#224; accueillir l'Aquarius, &#224; la mont&#233;e des droites extr&#234;mes en Europe, &#224; la propagation d'une x&#233;nophobie d&#233;complex&#233;e, nous ne pouvons pas rester l'arme aux pieds. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi l'appel lanc&#233; par (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2018-10-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2018-10-09&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Manifeste-pour-l-accueil-des-migrnants-+" rel="tag"&gt;Manifeste pour l'accueil des migrants&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH109/arton36345-c9128.jpg?1781529054' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;tir&#233; de Regards.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 35.000 citoyens et des dizaines de personnalit&#233;s ont sign&#233; le manifeste &#034;Pour l'accueil des migrants&#034; publi&#233; par Regards, Mediapart et Politis. Pourtant, des voix s'&#233;l&#232;vent pour d&#233;noncer dans cet appel une diversion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Face aux renoncements et tergiversations des &#201;tats &#224; accueillir l'Aquarius, &#224; la mont&#233;e des droites extr&#234;mes en Europe, &#224; la propagation d'une x&#233;nophobie d&#233;complex&#233;e, nous ne pouvons pas rester l'arme aux pieds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi l'appel lanc&#233; par Regards, Mediapart et Politis rencontre un large succ&#232;s. De Lilian Thuram &#224; Josiane Balasko, de Thomas Picketty &#224; Assa Traor&#233;, de Romane Bohringer &#224; Sophie Wahnich, d'Annie Ernaux &#224; Guillaume Meurice, 150 personnalit&#233;s ont joint leurs forces &#224; des collectifs militants pour donner de la voix en soutien aux migrants. La p&#233;tition en ligne engrange des dizaines de milliers de signatures citoyennes. Ce n'est pas rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, SOS M&#233;diterran&#233;e a lanc&#233; une p&#233;tition pour sauver l'Aquarius, en demandant aux gouvernements de prendre leurs responsabilit&#233;s et en appelant &#224; une grande mobilisation citoyenne. L'ONG appelle &#224; manifester le 6 octobre dans toute l'Europe. L'initiative est particuli&#232;rement bienvenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ni FN, ni Macron&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;ponses de Salvini et Macron, qui multiplient les atteintes aux droits fondamentaux, les murs et les contr&#244;les, qui nourrissent le rejet et la rh&#233;torique d'un danger immigr&#233; doivent &#234;tre combattues sans rel&#226;che. C'est d'ailleurs ce que nous avons fait &#224; l'Assembl&#233;e nationale lors des d&#233;bats sur la loi asile-immigration. &#192; G&#233;rard Collomb, nous avons dit et redit que leur pr&#233;suppos&#233; de &#034;submersion migratoire&#034; &#233;tait faux &#8211; le flux migratoire est globalement stable en Europe depuis plusieurs d&#233;cennies &#8211; et que leur obsession &#224; durcir les conditions d'accueil, jusqu'&#224; l'enfermement de mineurs, &#233;tait une folie. Le moulin de l'extr&#234;me droite fut ici comme ailleurs bien aliment&#233; par la macronie, pourtant arriv&#233;e au pouvoir gr&#226;ce au rejet de l'extr&#234;me droite&#8230; Dans ce paysage politique qui voit prosp&#233;rer les id&#233;es x&#233;nophobes et, avec elle, des d&#233;cisions dangereuses du point de vue des droits humains, la bataille contre ce qui fait le miel des droites extr&#234;mes et du fascisme doit &#234;tre men&#233;e sans ambigu&#239;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fa&#231;on dont Emmanuel Macron entend instrumentaliser la question est &#233;videmment un pi&#232;ge. Il tente de se donner un visage moral face au FN en racontant une fable sur la question migratoire. La r&#233;alit&#233; est pourtant t&#234;tue : la macronie enfourche les recettes d'une droite radicalis&#233;e. La France n'a pas su accueillir l'Aquarius et la loi asile-immigration a mis en &#339;uvre bien des r&#234;ves r&#233;pressifs de la droite dure. Nous ne laisserons donc pas la macronie installer cette fausse bipartition, eux versus le FN. Nous tiendrons t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre voix sur cette question capitale est celle qui d&#233;fend des vies humaines et des symboles. Prendre &#224; bras le corps le combat en faveur des migrants est un parti pris humaniste et strat&#233;gique. Pour le camp de la transformation sociale et &#233;cologiste, il n'y a pas de victoire possible dans les t&#234;tes comme dans les urnes sans une contre-offensive assum&#233;e sur l'enjeu migratoire. Ce fil &#224; plomb que nous avons &#224; tenir au long court participe de l'imaginaire, des batailles sociales, du projet politique d'une gauche de rupture. Ne pas c&#233;der une once de terrain aux adversaires sur cette question me semble indispensable pour faire grandir notre conception du monde. J'invite de ce point de vue &#224; regarder la saga documentaire de Fran&#231;oise Davisse et Carl Aderhold diffus&#233; sur France 2 en prime time et retra&#231;ant 150 ans d'histoire de France par le prisme de l'accueil des migrants. O&#249; l'on se rappellera combien cette question fut, &#224; des p&#233;riodes d&#233;cisives, tr&#232;s structurantes d'un point de vue politique&#8230; J'invite &#233;galement &#224; lire la tribune dans Le Monde de Philippe Martinez, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, qui appelle &#224; la fraternit&#233; entre tous les travailleurs et rappelle que le dumping social tient davantage &#224; l'in&#233;galit&#233; des droits et non &#224; la pr&#233;sence d'immigr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il n'est pas question de courber l'&#233;chine devant l'agenda impos&#233; par nos adversaires. Mais la fa&#231;on dont le sujet &#233;merge et s'impose dans le d&#233;bat public nous oblige &#224; mener la bataille.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit que nous faisons, les th&#232;mes que nous choisissons de porter en avant sur la question migratoire ne sont &#233;videmment pas neutres. Mettre l'accent sur les causes des migrations ou bannir toute &#233;vocation de la libert&#233; de circulation comme horizon, comme s'il s'agissait d'une ligne &#034;no border&#034; &#8211; &#224; noter que le spectre des signataires de l'appel Regards, Politis, Mediapart est en l'occurrence si large qu'il me parait curieux d'y voir une mainmise &#034;gauchiste&#034; - ne me convainc pas. Ma conviction est qu'il ne faut donner aucun point &#224; nos adversaires sur les termes du d&#233;bat. Quand nous disons vouloir combattre le pouvoir de la finance, commen&#231;ons-nous par &#233;grener les difficult&#233;s bien r&#233;elles, comme la fuite des capitaux ? Non. Est-ce que, pour autant, nous ne prenons pas en compte la compl&#233;tude du probl&#232;me qui nous rendrait cr&#233;dible &#224; gouverner ? Je ne le crois pas. Nous menons une bataille d'id&#233;es, une confrontation politique. Celle-ci suppose de valoriser avant tout le sens et le c&#339;ur de notre proposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des voix s'&#233;l&#232;vent pour d&#233;noncer dans cet appel une diversion. Il ne faudrait pas parler des migrants car la question centrale, notamment pour les &#233;lections europ&#233;ennes qui s'annoncent, est ailleurs, dans la contestation de l'aust&#233;rit&#233; et du lib&#233;ralisme &#233;conomique, l'enjeu migratoire n'&#233;tant qu'une entreprise de d&#233;tournement des &#034;vrais enjeux&#034;. Comme si on pouvait &#233;chapper au moment politique qui est le n&#244;tre, si bouillant sur la question migratoire. Bien s&#251;r, ce n'est pas nous qui avons choisi d'en faire un th&#232;me de pr&#233;dilection, et pour une bonne raison : nous contestons le fait que les immigr&#233;s soient consid&#233;r&#233;s comme la grande cause des crises contemporaines. Il n'est pas question de courber l'&#233;chine devant l'agenda impos&#233; par nos adversaires. Mais la fa&#231;on dont le sujet &#233;merge et s'impose dans le d&#233;bat public nous oblige &#224; mener la bataille. Oui, deux visions du monde s'affrontent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accusation de diversion me rappelle par ailleurs des querelles anciennes, quand on nous expliquait qu'il fallait mener la r&#233;volution prol&#233;tarienne et les droits des immigr&#233;s ou des femmes seraient r&#233;gl&#233;s dans la foul&#233;e, quand on nous rab&#226;chait la centralit&#233; de la lutte des classes, en ces temps o&#249; d&#233;fendre les lesbiennes et les gays ou l'environnement &#233;tait per&#231;u comme une entreprise de diversion au regard du combat central. C'&#233;tait avant Mai-68. Je me bats contre la dichotomie entre le social et le soci&#233;tal parce qu'en r&#233;alit&#233;, les sujets s'entrem&#234;lent. Je ne suis pas favorable &#224; une approche reposant sur l'addition de luttes sectorielles, avec sa hi&#233;rarchie ancienne, mais pour une conception qui agr&#232;ge et d&#233;gage du sens commun. Notre vision politique doit embrasser la coh&#233;rence de tous les combats &#233;mancipateurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;j&#224; pr&#232;s de 45.000 signataires pour le Manifeste pour l'accueil des migrants ! </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Deja-pres-de-45-000-signataires-pour-le-Manifeste-pour-l-accueil-des-migrants</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Deja-pres-de-45-000-signataires-pour-le-Manifeste-pour-l-accueil-des-migrants</guid>
		<dc:date>2018-10-09T07:58:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Martelli</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2018-10-09</dc:subject>
		<dc:subject>Manifeste pour l'accueil des migrants</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Manifeste pour l'accueil des migrants, sign&#233; dans un premier temps par 150 personnalit&#233;s, n'est pas pass&#233; inaper&#231;u. La presse en a largement rendu compte, m&#234;me si quelques grands m&#233;dias sont curieusement rest&#233;s discrets. Depuis sa sortie, d'autres journaux se sont joints &#224; Mediapart, Politis et Regards. Des dizaines de personnalit&#233;s se sont ajout&#233;es aux initiateurs et, plus encore, le texte est sign&#233; aujourd'hui par des dizaines de milliers d'individus. Il est parti du monde de l'art, de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2018-10-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2018-10-09&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Manifeste-pour-l-accueil-des-migrnants-+" rel="tag"&gt;Manifeste pour l'accueil des migrants&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH92/arton36343-ee01c.png?1781529055' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Manifeste pour l'accueil des migrants, sign&#233; dans un premier temps par 150 personnalit&#233;s, n'est pas pass&#233; inaper&#231;u. La presse en a largement rendu compte, m&#234;me si quelques grands m&#233;dias sont curieusement rest&#233;s discrets. Depuis sa sortie, d'autres journaux se sont joints &#224; Mediapart, Politis et Regards. Des dizaines de personnalit&#233;s se sont ajout&#233;es aux initiateurs et, plus encore, le texte est sign&#233; aujourd'hui par des dizaines de milliers d'individus. Il est parti du monde de l'art, de la culture et des associations. Il est soutenu maintenant par plusieurs organisations de d&#233;fense des migrants et des droits. Des responsables politiques ont pris le relais, couvrant tout l'arc des sensibilit&#233;s de la gauche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ampleur du rassemblement et la diversit&#233; de ses composantes d&#233;couragent ainsi toute lecture &#233;troitement partisane. Comment pourrait-il en &#234;tre autrement ? Tout, dans ce pays comme dans toute l'Europe, ne se ram&#232;ne certes pas &#224; la seule question des migrations. Sur beaucoup de dossiers cruciaux, &#233;conomiques, sociaux, institutionnels, la gauche tout enti&#232;re ne converge pas et rien ne serait plus d&#233;risoire que de l'ignorer. Mais il est des points qui constituent des lignes de partage distinguant ce qui rel&#232;ve de la gauche et ce qui en &#233;loigne. &#192; la charni&#232;re des XIXe et XXe si&#232;cles, ce fut l'affaire Dreyfus qui catalysa cette forte r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains, &#224; gauche, expliqu&#232;rent alors que le combat de cet officier de bonne famille n'&#233;tait pas celui des prol&#233;taires et que le seul combat qui valait la peine &#233;tait le combat de classe, autour de la grande et d&#233;cisive question sociale. Jaur&#232;s eut l'immense m&#233;rite de convaincre les socialistes que l'engagement aux c&#244;t&#233;s du capitaine Dreyfus participait de la lutte universelle pour la dignit&#233; et l'&#233;mancipation. Quelques d&#233;cennies plus tard, quand le fascisme se mit &#224; occuper dangereusement l'espace public, les communistes commenc&#232;rent par dire que l'opposition du fascisme et de la d&#233;mocratie &#233;tait un pi&#232;ge, o&#249; s'engluerait le combat ouvrier. Pas d'issue dans la gauche : le seul combat valable &#233;tait celui d'une lutte classe contre classe. L&#224; encore, la force du PCF fut de prendre conscience suffisamment t&#244;t de l'impasse de cette ligne. Les communistes d&#233;cid&#232;rent de mettre au c&#339;ur de leur action la lutte antifasciste. Dans la foul&#233;e, il y eut le Front populaire et la plus grande avanc&#233;e sociale de l'histoire contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne faire aucune concession &#224; l'extr&#234;me droite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'estime pour ma part que l'attitude &#224; l'&#233;gard des migrations est d&#233;sormais une de ces questions o&#249; se joue l'h&#233;g&#233;monie des id&#233;es. Je consid&#232;re donc que toute timidit&#233; et toute h&#233;sitation sur ce point portent en germe les d&#233;routes futures.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que dit le Manifeste ? Il ne pr&#233;tend pas que la question migratoire est l'alpha et l'om&#233;ga de tout combat &#233;mancipateur. Mais il constate que son traitement politique, par l'Union europ&#233;enne et par ses &#201;tats, est l'occasion de d&#233;nis humains d'une incommensurable ignominie. Il ajoute qu'elle structure partout la pouss&#233;e de l'extr&#234;me droite, que la droite europ&#233;enne est en train d'&#234;tre parasit&#233;e par elle et qu'une partie de la gauche, surtout quand elle est au pouvoir, se laisse gagner par la th&#233;matique de la crise migratoire. L'affirmation centrale du manifeste est d&#232;s lors simple et claire : on ne laissera plus l'extr&#234;me droite pourrir le d&#233;bat public ; on ne fera aucun cadeau, aucune concession &#224; ses id&#233;es identitaires et s&#233;curitaires sur les migrations. Rien de plus, rien de moins&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne sert &#224; rien de s'imaginer que l'on va contourner le probl&#232;me, en expliquant que l'enjeu migratoire n'en est pas un et qu'il faut se contenter d'insister sur le dossier &#233;conomico-social. L'espace politique est depuis longtemps occup&#233; par les migrations et cela va encore structurer les consciences &#224; court terme, pour une part non n&#233;gligeable. Ou bien on dispute le terrain &#224; l'extr&#234;me droite, ou l'on accepte qu'elle impose ses id&#233;es comme des &#233;vidences. Car ce n'est pas pour rien qu'elle cherche &#224; imposer sa th&#233;matique d'exclusion en usant de la hantise de l'invasion migratoire. Voil&#224; plusieurs d&#233;cennies qu'elle explique que l'&#233;galit&#233; n'est plus la question centrale et que, d&#233;sormais, tout tourne autour de l'identit&#233;. Et si elle porte les feux sur ce sujet aujourd'hui, c'est parce qu'elle sait qu'elle peut surfer sur les d&#233;sastres de la mondialisation capitaliste. Pour elle, l'ouverture des fronti&#232;res a &#233;t&#233; la cause de tous nos malheurs, c'est &#224; cause d'elle que l'on n'est plus chez nous, que les &#233;trangers viennent manger le pain des Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ressort de l'extr&#234;me droite, c'est l'incompr&#233;hension des causes r&#233;elles des d&#233;sordres du monde. Et quand on ne sait pas o&#249; sont les causes, quand on ne voit pas o&#249; se trouvent les responsabilit&#233;s, on se tourne vers les boucs &#233;missaires. Si l'on veut contredire l'ouverture, quoi de plus facile que de fermer un peu plus la fronti&#232;re aux hommes, puisque c'est ce que l'on fait d&#233;j&#224; ? La finance et les marchandises ne connaissent pas, ou si peu, les fronti&#232;res ; les hommes, eux, n'ont cess&#233; de se heurter &#224; elles. Mais cette facilit&#233; de la protection par la cl&#244;ture est un leurre absolu ! Ce qui p&#232;se sur le march&#233; du travail se trouve avant tout dans la d&#233;r&#233;gulation, la fin des statuts et des protections, la pr&#233;carisation du travail. Or ces d&#233;rives n'ont pas besoin des migrations pour se d&#233;ployer. Si quelque chose p&#232;se &#224; la marge contre la part salariale, ce n'est pas la masse des migrants, mais le nombre des clandestins. Or qu'est-ce qui fabrique le clandestin, si ce n'est la cl&#244;ture herm&#233;tique de la fronti&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des flux humains croissants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond, ce qui joue &#224; la baisse sur le march&#233; du travail, c'est l'extension plan&#233;taire d'un salariat dont la m&#233;diocrit&#233; des ressources et des protections tire vers le bas la part globale r&#233;serv&#233; au salaire. C'est l'accumulation de ces salari&#233;s d&#233;munis qui justifie chez nous les discours de la comp&#233;titivit&#233;, de la flexibilit&#233; et de l'aust&#233;rit&#233; salariale. &#192; l'extr&#234;me limite, on pourrait presque dire que c'est en restant chez eux, dans les conditions de chez eux, que ces l&#233;gions d'exploit&#233;s servent bien malgr&#233; eux d'alibi au capital. Pas en venant &#171; chez nous &#187;, comme l'affirme la doxa d'extr&#234;me droite. C'est pourquoi il faut se battre pour r&#233;duire, &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire, les m&#233;canismes d&#233;pr&#233;dateurs qui d&#233;stabilisent les soci&#233;t&#233;s locales, &#233;puisent les ressources, fragilisent les &#233;cosyst&#232;mes et contraignent trop de femmes et d'hommes au d&#233;part forc&#233;. C'est pourquoi il faut lutter pour que s'impose ce que r&#233;clament tant d'individus, d'organisations et m&#234;me d'institutions internationales : passer d'une logique d'accumulation infinie et pr&#233;datrice des biens, des marchandises et des profits &#224; une logique sobre de d&#233;veloppement des capacit&#233;s humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais toutes les analyses montrent que, &#224; court et moyen terme, continueront tout &#224; la fois les flux des migrations choisies et ceux des d&#233;placements contraints. Toute force qui aspire &#224; gouverner doit donc dire de fa&#231;on claire, non pas ce qu'elle fera dans 50 ans ou dans un si&#232;cle, mais d&#232;s demain. Ces flux migratoires plan&#233;taires, persisterons-nous &#224; accepter qu'ils aillent avant tout dans les pays pauvres, ce qui ajoute de la mis&#232;re au d&#233;nuement, d&#233;stabilise un peu plus les soci&#233;t&#233;s et fragilise l'&#233;quilibre mondial ? Et si, pour &#171; prot&#233;ger &#187; les ressortissants de nos pays et constatant que les moyens utilis&#233;s ne parviennent pas &#224; tarir les entr&#233;es, que fera-t-on, non pas dans les beaux mots de l'anticapitalisme, mais dans les faits ? On cherchera &#224; rendre les fronti&#232;res de plus en plus imperm&#233;ables, comme entre les USA et le Mexique ? On d&#233;pensera de plus en plus d'argent pour la surveillance, l'&#233;dification de cl&#244;tures et de murs ? Si l'on est s&#233;rieux, c'est &#224; ces questions qu'il faut r&#233;pondre. Et pour cela, il ne suffira pas des vertueuses indignations contre l'irr&#233;alisme suppos&#233; du &#171; no border &#187;. L'irr&#233;alisme est aujourd'hui du c&#244;t&#233; du &#171; border first &#187; : aucune fronti&#232;re, aucune cl&#244;ture, aucun mur ne dissuade du passage, quand l'enjeu de ceux qui les franchissent est la survie. Les migrations ne se r&#233;gulent pas par la cl&#244;ture : elles s'humanisent, en faisant reculer peu &#224; peu la part des d&#233;placements contraints, en acceptant l'accueil et en confortant l'&#233;galit&#233; des droits pour tous. Ce n'est pas une logique de protection qui rendra possible cette humanisation n&#233;cessaire, mais une logique de mise en commun plan&#233;taire, de partage et de solidarit&#233;. Telle est la seule voie raisonnable possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un combat pour la gauche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois qu'il est bon que la gauche, toute la gauche sans exception, s'interroge s&#233;rieusement sur un pass&#233; r&#233;cent. &#192; partir des ann&#233;es 1980, la social-d&#233;mocratie a consid&#233;r&#233; que l'on ne pouvait plus combattre frontalement la doxa n&#233;olib&#233;rale, qu'il fallait accepter les paradigmes ind&#233;passables de la comp&#233;titivit&#233;, de la rentabilit&#233; et de la flexibilit&#233;. L'objectif n'&#233;tait plus de contester la logique financi&#232;re du capitalisme, mais d'en rendre le cours plus supportable. On sait les d&#233;sastres de ces choix : nous les payons encore. Dans un moment o&#249; l'extr&#234;me droite montre les dents sur tout le continent, alors m&#234;me qu'une part de la droite, &#224; l'instar de Boris Johnston et de bien d'autres, envisage des rapprochements politique avec elle, ne tombons pas dans les m&#234;mes illusions et ne faisons pas les m&#234;mes erreurs. Faire reculer l'extr&#234;me droite suppose d'&#234;tre impitoyable contre toutes ses id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'immigration, elles sont condamnables en bloc. On ne contournera donc pas le travail patient pour les d&#233;tricoter, une par une, sans biaiser avec le probl&#232;me. Si nous ne le faisons pas, que risque-t-il d'arriver ? L'extr&#234;me droite ne se g&#234;nera pas pour jouer la fibre sociale, le recours aux protections, le contr&#244;le accru des fronti&#232;res. Dans les promesses, elle ne sera pas hostile &#224; ce que les travailleurs fran&#231;ais re&#231;oivent davantage. Elle ajoutera seulement que, pour que le g&#226;teau &#224; partager soit suffisant, il vaut mieux qu'il y ait moins de convives &#224; table. Je souhaite alors bien du plaisir &#224; ceux qui, sur cette base, voudront faire la diff&#233;rence. Et je redoute par avance de constater, plus tard, qui tirera les marrons du feu &#224; l'arriv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels que soient les clivages qui traversent le monde politique, quels que soient les dissensions &#224; l'int&#233;rieur de la gauche &#8211; et elles ne manquent pas -, il est bon que, sur la question migratoire se trace une ligne rouge s&#233;parant ce qui est tol&#233;rable et ce qui ne l'est pas. Cette ligne clairement d&#233;limit&#233;e, tout ne sera sans doute pas r&#233;gl&#233;, loin de l&#224;. Mais l'air politique sera plus respirable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
