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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Le coup d'Etat bolivien sent le lithium</title>
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		<dc:date>2019-11-26T09:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alejandro Pedregal </dc:creator>


		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-11-26</dc:subject>
		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le pays d'Am&#233;rique latine dispose de 21 millions de tonnes de ce m&#233;tal alcalin, strat&#233;gique pour la transition &#233;nerg&#233;tique, qui repr&#233;sente pr&#232;s de 70% des r&#233;serves mondiales. &lt;br class='autobr' /&gt; photo et article tir&#233;s de NPA 29 &lt;br class='autobr' /&gt;
La Bolivie est un pays minier depuis l'&#233;poque coloniale. Et s'il y a un d&#233;partement qui le repr&#233;sente, c'est celui de Potos&#237;. &#171; Cette ville condamn&#233;e &#224; la nostalgie, tourment&#233;e de froid et de mis&#232;re, reste une plaie ouverte du syst&#232;me colonial am&#233;ricain : une accusation. Le monde (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique centrale et du sud&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH85/arton41273-8ad5a.jpg?1781396487' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le pays d'Am&#233;rique latine dispose de 21 millions de tonnes de ce m&#233;tal alcalin, strat&#233;gique pour la transition &#233;nerg&#233;tique, qui repr&#233;sente pr&#232;s de 70% des r&#233;serves mondiales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;photo et article tir&#233;s de NPA 29&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bolivie est un pays minier depuis l'&#233;poque coloniale. Et s'il y a un d&#233;partement qui le repr&#233;sente, c'est celui de Potos&#237;. &#171; Cette ville condamn&#233;e &#224; la nostalgie, tourment&#233;e de froid et de mis&#232;re, reste une plaie ouverte du syst&#232;me colonial am&#233;ricain : une accusation. Le monde devrait commencer par pr&#233;senter ses excuses &#187;, a &#233;crit Eduardo Galeano dans Les Veines Ouvertes de l'Am&#233;rique Latine en 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;partement de Potos&#237; est aujourd'hui dans une situation tr&#232;s diff&#233;rente. Selon une &#233;tude de la Millennium Foundation, en 2005, un an avant l'accession d'Evo Morales &#224; la pr&#233;sidence, son PIB a augment&#233; de 5,5% jusqu'en 2017, avec quelques pics, comme celui de 24,25% en 2008. La d&#233;pendance &#224; la mine, reste intacte : sans elle, le PIB moyen au cours de cette p&#233;riode tomberait &#224; 2,9%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2018, le PIB atteignait 4,1% et le secteur minier environ le tiers. &#192; Potos&#237;, sont produits 80% des min&#233;raux de Bolivie, ce qui repr&#233;sente entre 55% et 60% du PIB. Le secteur minier est le troisi&#232;me secteur productif et, par cons&#233;quent, dans tout le pays, et &#224; Potos&#237; en particulier, il est strat&#233;gique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement du Mouvement vers le socialisme (MAS) a maintes fois affront&#233; cette r&#233;alit&#233; tout au long de son mandat. Alors que les politiques d'extraction &#8211; que les &#233;conomies p&#233;riph&#233;riques sont souvent contraintes de d&#233;velopper &#8211; conditionnent la diversification de l'&#233;conomie nationale, Morales a utilis&#233; le secteur minier pour ses politiques sociales. Il a &#233;t&#233; essentiel puisque la pauvret&#233; a diminu&#233; de 60,6% &#224; 34,6% au cours de son mandat, avec une r&#233;duction de l'extr&#234;me pauvret&#233; de 38,2% &#224; 15,2%, parmi d'autres r&#233;alisations irr&#233;futables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette position a toutefois conduit la Bolivie &#224; une relation conflictuelle avec les multinationales mini&#232;res. La suspension des contrats h&#233;rit&#233;s et les efforts visant &#224; contr&#244;ler un secteur cl&#233; ont conduit le pays &#224; plusieurs reprises devant des tribunaux d'arbitrage internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des confrontations o&#249; le gouvernement canadien a adopt&#233; un r&#244;le particuli&#232;rement belliqueux, servant pratiquement de porte-parole aux multinationales de ce pays, qui concentrent environ 60% des mines dans le monde. Cependant, on estimait d&#233;j&#224; en 2014 que ces litiges avaient co&#251;t&#233; environ 1,9 milliard de dollars pour la Bolivie, le Financial Times lui-m&#234;me a reconnu que la politique du gouvernement d'Evo Morales avait conduit le pays &#224; tripler son &#233;conomie et qu'un &#171; record en r&#233;serves de change &#187; avait &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lithium bolivien et le diff&#233;rend g&#233;opolitique entre les &#201;tats-Unis et la Chine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un aspect du mandat de Morales a &#233;t&#233; le d&#233;clin de l'influence des &#201;tats-Unis en Bolivie. Comme le montre une &#233;tude du CELAG, le pays &#233;tait devenu l'un des principaux b&#233;n&#233;ficiaires de l'assistance am&#233;ricaine sur le continent jusqu'&#224; l'expulsion de l'Ambassadeur Philip Goldberg et de l'Administration pour le contr&#244;le des drogues (DEA) en 2008, un coup rat&#233;, et de l'USAID (Agence des &#201;tats-Unis pour le d&#233;veloppement international) en 2013. Ensuite, l'aide est tomb&#233;e vertigineusement ; avec une l&#233;g&#232;re interruption de la tendance en 2014 et, surtout, en 2015, co&#239;ncidant avec les mois pr&#233;c&#233;dant le r&#233;f&#233;rendum constitutionnel de f&#233;vrier 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces donn&#233;es, l'exploitation mini&#232;re bolivienne reste le principal fournisseur d'&#233;tain, de tungst&#232;ne, de fer et d'antimoine aux &#201;tats-Unis et l'un des plus importants de cuivre, d'argent, d'or et de zinc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les relations commerciales entre la Bolivie et les &#201;tats-Unis ont &#233;galement &#233;t&#233; fortement affect&#233;es par le r&#244;le croissant de la Chine dans la r&#233;gion : 21% des importations de Bolivie proviennent du g&#233;ant asiatique (qui est &#233;galement le principal cr&#233;ancier du pays) , alors que seulement 7,5% viennent des &#201;tats-Unis. De toute &#233;vidence, le secteur minier a &#233;galement &#233;t&#233; conditionn&#233; par ce diff&#233;rend, qui implique &#233;galement d'autres acteurs tels que l'Allemagne, le Canada, la Russie ou le Japon. Et, en plus d'autres facteurs, il faut examiner le lithium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;tal alcalin est strat&#233;gique dans le domaine technologique ; encore plus, si possible, compte tenu des perspectives d'une transition &#233;nerg&#233;tique qui affecte des secteurs tels que l'industrie automobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine SRK a certifi&#233; fin f&#233;vrier que la Bolivie disposait de 21 millions de tonnes de lithium &#224; Uyuni, ce qui repr&#233;sente pr&#232;s de 70% des r&#233;serves mondiales. Et tout porte &#224; croire que la demande pour ce mat&#233;riau doublera au moins d'ici &#224; 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Uyuni est dans le d&#233;partement de Potos&#237;, &#224; la fronti&#232;re avec le Chili et l'Argentine. C'est dans ce triangle que l'on estime que se trouve environ 85% du lithium mondial. Mais contrairement aux r&#233;gions chilienne et argentine, l'extraction du lithium n&#233;cessite davantage d'innovations techniques pour s'adapter &#224; la hauteur et &#224; l'humidit&#233; qui g&#234;nent les syst&#232;mes d'&#233;vaporation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'int&#233;r&#234;t de d&#233;velopper une industrie nationale du lithium, les exigences d'un investissement de cette ampleur n'&#233;taient pas supportables pour la seule Bolivie. Aussi le gouvernement avait-il besoin de capitaux et de comp&#233;tences &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morales a subordonn&#233; l'investissement &#233;tranger &#224; une alliance commune avec la soci&#233;t&#233; mini&#232;re nationale COMIBOL et avec Bolivian Lithium Deposits (YLB). Ainsi, en d&#233;cembre 2018, un accord a &#233;t&#233; conclu avec ACI Systems Germany (ACISA) pour exploiter le lithium d'Uyuni afin de produire des cathodes et des batteries au lithium ionique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ACISA est une soci&#233;t&#233; allemande qui, entre autres clients, fournit des batteries &#224; Tesla. De plus, en f&#233;vrier dernier, la Bolivie a &#233;galement pass&#233; un accord avec la soci&#233;t&#233; chinoise TBEA Group pour extraire le lithium de deux autres grandes mines de sel &#224; Coipasa (d&#233;partement d'Oruro) et &#224; Pastos Grandes (Potos&#237;), conjointement avec YLB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e de TBEA, ainsi que celle d'autres soci&#233;t&#233;s chinoises, telles que China Machinery Engineering, d&#233;j&#224; implant&#233;es dans l'industrie du lithium dans le pays, a d&#233;montr&#233; l'expertise n&#233;cessaire pour d&#233;velopper de nouvelles techniques d'extraction. ACISA, en plus d'offrir de bonnes perspectives sur les b&#233;n&#233;fices, a &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233;e comme une menace pour les grandes soci&#233;t&#233;s mini&#232;res transnationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, et en plus d'autres conflits miniers, en octobre dernier, quelques semaines avant les &#233;lections g&#233;n&#233;rales, le Comit&#233; civique Potosi (Comcipo) a lanc&#233; une s&#233;rie de manifestations contre l'accord conclu avec ACISA, ainsi que contre celui conclu avec TBEA, afin d'exiger des redevances plus &#233;lev&#233;es pour Potos&#237; sur l'exploitation du lithium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accords pr&#233;voyaient une redevance de 3% pour le minist&#232;re. Les actions de protestation comprenaient une gr&#232;ve civique et la gr&#232;ve de la faim de certains des dirigeants de Comcipo, dirig&#233;e par son pr&#233;sident Marco Pumari, ainsi que divers &#233;pisodes de violence et de racisme contre le MAS. Apr&#232;s avoir entam&#233; des n&#233;gociations directes avec Morales lui-m&#234;me, dans lesquelles le gouvernement a contract&#233; divers engagements avec Comcipo, et quelques jours avant les &#233;lections, Pumari a annul&#233; la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les &#233;lections, le 4 novembre, alors que le conflit post-&#233;lectoral avait d&#233;j&#224; &#233;clat&#233; (en raison d'une fraude pr&#233;sum&#233;e), le gouvernement a annul&#233; l'accord conclu avec ACISA. &#192; ce moment-l&#224;, Pumari &#233;tait d&#233;j&#224; actif sur d'autres fronts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#244;le de Marco Pumari et les manifestations de Comcipo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pumari est un ancien militant du MAS, expuls&#233; pour avoir d&#233;tourn&#233; de l'argent de la jeunesse du parti. Dans un enregistrement audio diffus&#233; en ao&#251;t dernier, il exprimait la n&#233;cessit&#233; de soutenir le candidat d'opposition Carlos Mesa. Pour cela, il a affirm&#233;, avec des expressions remarquablement p&#233;joratives, qu'il &#233;tait n&#233;cessaire que &#171; tous ces vinchucas (cafards), ces chulupis (indig&#232;nes) et tout le reste &#187; votent pour que Mesa &#233;limine enfin Morales de la pr&#233;sidence du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pumari a d&#233;clench&#233; la gr&#232;ve de Comcipo en octobre et dirig&#233; les discussions avec Morales. Mais face aux accusations de fraude port&#233;es par le militant ultra-droitier et fondamentaliste catholique Luis Fernando Macho Camacho du Comit&#233; civique de Santa Cruz, il n'a pas h&#233;sit&#233; pas &#224; s'associer &#224; lui. Pumari a joint son destin &#224; celui de Camacho qui, en plus d'&#234;tre un autre soutien r&#233;gional des &#201;tats-Unis, selon les informations recueillies par les m&#233;dias argentins, a rencontr&#233; des repr&#233;sentants d'Argentine (auquels il aurait demand&#233; l'asile si le coup d'&#201;tat &#233;chouait) et d'Espagne, auquel il aurait indiqu&#233; l'incorporation des Forces arm&#233;es au coup d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me jour, le gouvernement d'Evo Morales a annul&#233; l'accord avec ACISA. Seulement deux jours plus tard, Pumari a rencontr&#233; Camacho. Six jours plus tard, l'arm&#233;e rejoindra le soul&#232;vement civique-politique-policier qui porta le coup final au Pr&#233;sident Morales. Pendant son exil au Mexique, Pumari a jou&#233; un sc&#233;nario qui est d&#233;sormais classique pour toute opposition de droite en Am&#233;rique latine : il est apparu sur CNN et a accus&#233; Cuba et le Venezuela d'envoyer des tireurs embusqu&#233;s contre les manifestations post &#233;lectorales sans fournir aucune preuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement de facto et les int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu des suspicions grandissantes quant au r&#244;le des &#201;tats-Unis dans le coup d'&#201;tat en Bolivie &#8211; d&#233;nonc&#233; par des personnalit&#233;s telles que Noam Chomsky, Jeremy Corbyn, Bernie Sanders ou Roger Waters &#8211; on s'attend &#224; ce que le gouvernement de facto actuel de Jeanine &#193;&#241;ez r&#233;tablisse une relation pr&#233;f&#233;rentielle avec les &#201;tats-Unis. qui r&#233;ponde &#224; ses int&#233;r&#234;ts r&#233;gionaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas surprenant que, dans le contexte de la r&#233;pression f&#233;roce que ce gouvernement a d&#233;clench&#233;e, certaines de ses premi&#232;res mesures aient &#233;t&#233; l'expulsion du personnel m&#233;dical cubain dans le pays, au grand plaisir des &#201;tats-Unis, ou la sortie de l'ALBA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans surprise, ACISA a d&#233;j&#224; annonc&#233;, avec l'abrogation de l'accord, qu'il &#233;tait &#171; certain que notre projet (&#8230;) sera en mesure de se poursuivre apr&#232;s une phase de calme et de clarification politique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Canadian Pure Energy Minerals, &#233;galement fournisseur de Tesla et d&#233;j&#224; positionn&#233; &#224; Uyuni, attend un contexte politique favorable. En tout &#233;tat de cause, l'incertitude entourant le lithium augmente avec l'instabilit&#233; du pays (ainsi que celle du Chili, de l'&#201;quateur et du P&#233;rou), en raison des investissements consid&#233;rables et de la r&#233;sistance sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup d'&#201;tat en Bolivie semble mettre en &#233;vidence l'inqui&#233;tude croissante des &#201;tats-Unis face &#224; la possibilit&#233; d'un cycle progressiste sur le continent. Cependant, s'il est vrai que, comme le disait Hugo Ch&#225;vez, l'OEA laisse une forte odeur de p&#233;trole, il semble chaque jour plus remarquable que ce coup pue &#233;galement le lithium .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alejandro Pedregal est un &#233;crivain, cin&#233;aste, professeur et chercheur. Son dernier ouvrage, Evelia : t&#233;moignage de Guerrero (Akal / Foca, 2019), rassemble le t&#233;moignage de la d&#233;fenseure sociale Evelia Bahena Garc&#237;a dans son combat contre les soci&#233;t&#233;s mini&#232;res de l'&#201;tat de Guerrero (Mexique). Il est m&#233;decin du d&#233;partement de cin&#233;ma, de t&#233;l&#233;vision et de sc&#233;nographie de l'universit&#233; d'Aalto (Finlande) et professeur &#224; l'Unit&#233; des arts &#233;largis (UWAS) du m&#234;me &#233;tablissement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alejandro Pedregal 20 novembre 2019&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ctxt.es/es/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ctxt.es/es/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le wiphala, embl&#232;me sacr&#233; des peuples indig&#232;nes en Bolivie</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-wiphala-embleme-sacre-des-peuples-indigenes-en-Bolivie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-wiphala-embleme-sacre-des-peuples-indigenes-en-Bolivie</guid>
		<dc:date>2019-11-26T08:08:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Courrier international</dc:creator>


		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-11-26</dc:subject>
		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ces jours-ci, dans les rues agit&#233;es des villes boliviennes, l'embl&#232;me multicolore des peuples indig&#232;nes est brandi &#224; la fois pour protester et pour se prot&#233;ger des violences, constate P&#225;gina Siete, qui revient sur ce symbole de l'identit&#233; bolivienne. &lt;br class='autobr' /&gt; photo et article tir&#233;s de NPA 29 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le wiphala et son petit air d'arlequin avec ses couleurs vives est partout dans les rues de la capitale administrative, La Paz, ou d'El Alto, non loin de l&#224;. Ce drapeau, &#8220;l'un des embl&#232;mes patriotiques de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton41242-7d318.jpg?1781396487' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces jours-ci, dans les rues agit&#233;es des villes boliviennes, l'embl&#232;me multicolore des peuples indig&#232;nes est brandi &#224; la fois pour protester et pour se prot&#233;ger des violences, constate P&#225;gina Siete, qui revient sur ce symbole de l'identit&#233; bolivienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;photo et article tir&#233;s de NPA 29&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le wiphala et son petit air d'arlequin avec ses couleurs vives est partout dans les rues de la capitale administrative, La Paz, ou d'El Alto, non loin de l&#224;. Ce drapeau, &#8220;l'un des embl&#232;mes patriotiques de la Bolivie, est devenu un symbole &#224; la fois pacifique et guerrier&#8221;, note P&#225;gina Siete.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ceux qui le brandissent ou s'en drapent en d&#233;filant dans la rue, et ce sont les partisans d'Evo Morales, qui r&#233;clament le retour de leur pr&#233;sident, exil&#233; depuis sa d&#233;mission, le 10 novembre. Des cocaleros &#8211; cultivateurs de feuilles de coca &#8211; et des citoyens sympathisants du MAS, le parti d'Evo Morales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y a ceux qui ne veulent surtout pas &#234;tre la cible d'agressions contre leur commerce, leur maison, leur voiture et arborent d&#233;sormais le wiphala sur leur fa&#231;ade ou en couvrent leur v&#233;hicule. &#8220;C'est pour qu'on sache que je ne suis pas contre eux, t&#233;moigne une commer&#231;ante d'un march&#233; de La Paz. Je veux seulement travailler.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un symbole sacr&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le drapeau wiphala est devenu en l'espace de quelques jours un symbole honni par les adver-saires d'Evo Morales les plus extr&#233;mistes, un &#233;tendard de protestation contre son d&#233;part, et une &#8220;amulette pour se prot&#233;ger&#8221;, explique le journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 novembre dernier, apr&#232;s le d&#233;part du pr&#233;sident Evo Morales, le wiphala a &#233;t&#233; retir&#233; du si&#232;ge du gouvernement et br&#251;l&#233; devant les cam&#233;ras par des opposants &#233;chauff&#233;s, provoquant la col&#232;re de nombreux Boliviens, quelle que soit leur posture dans le conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussit&#244;t, les r&#233;seaux sociaux se sont emplis de messages demandant de respecter le wiphala, alors que dans le m&#234;me temps, d'autres images circulaient, montrant des policiers qui retiraient le ruban aux couleurs du wiphala de leur uniforme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2009 et la nouvelle Constitution bolivienne promulgu&#233;e par Evo Morales, le wiphala est devenu l'embl&#232;me national aux sept couleurs des peuples indig&#232;nes. Du vert pour l'agriculture, du rouge pour la Terre m&#232;re, du jaune pour la force et l'&#233;nergie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Issu de mots aymaras, son nom signifie &#8220;le triomphe qui ondule sous le vent&#8221;. Et selon l'article 28 de la Constitution qui l'&#233;voque, le wiphala est &#8220;un symbole sacr&#233; du syst&#232;me communautaire fond&#233; sur l'&#233;quit&#233;, l'&#233;galit&#233;, l'harmonie, la solidarit&#233; et la r&#233;ciprocit&#233;&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20/11/2019&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.courrierinternational.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.courrierinternational.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#8220;Bolivie&#8221; : Non au coup d'&#201;tat !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Bolivie-Non-au-coup-d-Etat</link>
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		<dc:date>2019-11-26T08:07:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bureau ex&#233;cutif de la IVe Internationale</dc:creator>


		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-11-26</dc:subject>
		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce n'est pas le moment de tergiverser. La Bolivie subit un coup d'&#201;tat brutal et violent organis&#233; par une extr&#234;me droite raciste, qui a commenc&#233; &#224; retrouver un espace politique et un soutien social ces derniers mois dans ce pays andin. Nous d&#233;non&#231;ons ce coup d'&#201;tat et exprimons notre enti&#232;re solidarit&#233; avec le peuple bolivien ! &lt;br class='autobr' /&gt; tir&#233; du site NPA &lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, les mouvements sociaux boliviens dans les campagnes et les villes, dirig&#233;s par des paysans indig&#232;nes, ont construit un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique centrale et du sud&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-11-26-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-11-26&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH80/arton41243-fd8a4.jpg?1781396487' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce n'est pas le moment de tergiverser. La Bolivie subit un coup d'&#201;tat brutal et violent organis&#233; par une extr&#234;me droite raciste, qui a commenc&#233; &#224; retrouver un espace politique et un soutien social ces derniers mois dans ce pays andin. Nous d&#233;non&#231;ons ce coup d'&#201;tat et exprimons notre enti&#232;re solidarit&#233; avec le peuple bolivien !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;tir&#233; du site NPA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, les mouvements sociaux boliviens dans les campagnes et les villes, dirig&#233;s par des paysans indig&#232;nes, ont construit un processus long et ardu de lutte contre les mesures n&#233;olib&#233;rales qui accentuaient l'extr&#234;me pauvret&#233; du pays en privatisant tout, y compris l'eau. Peu &#224; peu, un consensus anti-n&#233;olib&#233;ral s'est form&#233; en Bolivie et la droite a perdu du terrain. Evo Morales, &#224; la t&#234;te du MAS, est alors apparu comme une alternative &#233;lectorale au r&#233;gime. Un processus de mobilisation et de d&#233;bat anim&#233; et intense a port&#233; Evo Morales et Garc&#237;a Linera au pouvoir en 2006. L'histoire de la Bolivie &#233;tait en train de changer. L'Assembl&#233;e constituante dont les indig&#232;nes furent le moteur a r&#233;dig&#233; la Constitution qui allait transformer la Bolivie en un &#201;tat plurinational. En 2008, l'extr&#234;me droite, compos&#233;e principalement des oligarchies de propri&#233;taires fonciers blancs, a tent&#233; un coup d'&#201;tat en emp&#234;chant l'approbation de la nouvelle Constitution. La pression et la mobilisation populaire ont &#233;t&#233; immenses et la Constitution a &#233;t&#233; promulgu&#233;e en 2009. Ainsi s'est conclu un moment intense de lutte pour l'h&#233;g&#233;monie, et une p&#233;riode de plus grande stabilit&#233; a commenc&#233; sous la direction du MAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte &#233;conomique et politique international favorable, la Bolivie a jet&#233; les bases d'une stabilit&#233; &#233;conomique fond&#233;e sur la croissance, la r&#233;partition des revenus et la r&#233;duction de la pauvret&#233;. Cette stabilit&#233; a &#233;t&#233; peu touch&#233;e par la crise internationale de 2008, qui a eu tant de cons&#233;quences n&#233;gatives pour le monde et pour l'Am&#233;rique latine. Sous le gouvernement d'Evo Morales, la Bolivie a transform&#233; sa structure &#233;tatique pour &#233;largir les formes de participation des peuples autochtones, a quadrupl&#233; son PIB, a r&#233;duit l'extr&#234;me pauvret&#233; de 35,2 % &#224; 15,2 % et a &#233;t&#233; le pays de la r&#233;gion dont la croissance a &#233;t&#233; la plus rapide. Cependant, peu &#224; peu, &#224; la fois en raison des limites structurelles du pays et des erreurs de direction, ce qui a &#233;t&#233; appel&#233; le processus de changement a commenc&#233; &#224; montrer ses limites. La distorsion entre les discours sur le bien-&#234;tre et un projet d&#233;veloppementiste et extractiviste a entra&#238;n&#233; de graves crises au sein du gouvernement et la perte du soutien de ses bases d&#232;s 2012. De plus, l'incapacit&#233; &#224; renouveler le leadership a &#233;galement renforc&#233; la difficult&#233; &#224; faire perdurer ce processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Bolivie, la nouvelle Constitution (promulgu&#233;e en 2009 lors du premier mandat d'Evo Morales) ne permet qu'une seule r&#233;&#233;lection. Toutefois, il a &#233;t&#233; entendu que le premier mandat d'Evo, initi&#233; sous l'ancienne Constitution, ne comptait pas. Il a donc &#233;t&#233; &#171; &#233;lu pour la premi&#232;re fois dans le cadre de la nouvelle Constitution &#187; en 2009. Il a ensuite &#233;t&#233; r&#233;&#233;lu en 2014. Th&#233;oriquement, il ne pouvait plus &#234;tre candidat. Ne parvenant pas &#224; renouveler son leadership, le MAS a propos&#233; un r&#233;f&#233;rendum pour d&#233;cider s'il pouvait se pr&#233;senter &#224; nouveau, et en 2016 ce vote a refus&#233; une nouvelle candidature d'Evo Morales. Il a alors fait appel devant la Cour supr&#234;me et sa demande a &#233;t&#233; approuv&#233;e. C'est dans de telles conditions d'usure qu'en 2019 il a &#233;t&#233; candidat contre Carlos Mesa, un des piliers du n&#233;olib&#233;ralisme, qui avait &#233;t&#233; renvoy&#233; en 2005 par les mobilisations sociales. Evo Morales a remport&#233; le premier tour des &#233;lections au terme d'un processus mal men&#233; et confus, et l'opposition l'a accus&#233; de fraude. L'Organisation des &#201;tats am&#233;ricains (O&#201;A), domin&#233;e par la droite, a propos&#233; de nouvelles &#233;lections. Sous la pression, Evo Morales a accept&#233;. Mais l'extr&#234;me droite a port&#233; un coup sinistre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me droite bolivienne, qui avait &#233;t&#233; vaincue en 2008, est revenue en force dans un contexte international qui lui est favorable, avec Trump pr&#233;sident des &#201;tats-Unis et Bolsonaro au pouvoir au Br&#233;sil. Dirig&#233;e par Fernando Camacho, un fondamentaliste chr&#233;tien, elle a peu &#224; peu r&#233;ussi &#224; convaincre les militaires de se joindre au coup d'&#201;tat, ce qui a d&#233;cid&#233; du processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fait aucun doute que les positions &#233;quivoques d'Evo Morales, de Garc&#237;a Linera et du MAS dans la conduite du processus de changement en Bolivie ont contribu&#233; &#224; cr&#233;er des conditions de m&#233;contentement social et &#224; fournir des arguments &#171; d&#233;mocratiques &#187; &#224; la droite et au coup d'&#201;tat. Cependant, ce ne sont pas les erreurs du gouvernement Morales qui ont motiv&#233; le coup d'&#201;tat, mais ses r&#233;alisations et leur poids symbolique : inclusion sociale, autonomie et &#233;mancipation de beaucoup de peuples autochtones, r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s et de la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode utilis&#233;e pour forcer la d&#233;mission du pr&#233;sident a &#233;t&#233; la violence, avec l'incendie de maisons de parents et de sympathisants, la brutalit&#233; et l'humiliation publique. Apr&#232;s la d&#233;mission du pr&#233;sident, la violence a continu&#233; et tous les partisans d'Evo Morales sont menac&#233;s. Des &#171; disparitions &#187; forc&#233;es et des d&#233;tentions arbitraires ont &#233;t&#233; signal&#233;es. Il s'agit d'un coup d'&#201;tat classique, avec une coalition de comit&#233;s policiers, militaires et civils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evo Morales et ses partisans ne m&#233;ritent pas d'&#234;tre arr&#234;t&#233;s ni pers&#233;cut&#233;s. La population bolivienne a trop souffert historiquement. Nous souhaitons qu'elle recouvre la force pour r&#233;cup&#233;rer son pays et nous y contribuerons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Solidarit&#233; avec le peuple bolivien, solidarit&#233; avec Evo Morales et ses camarades, solidarit&#233; avec la Bolivie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Que le coup de force ne dure pas et que le peuple bolivien r&#233;cup&#232;re le pays !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; La lutte ne finit jamais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; No pasar&#225;n !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 novembre 2019&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les femmes sont solidaires du peuple bolivien</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Declaration-de-la-Marche-mondiale-des-femmes-des-Ameriques</link>
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		<dc:date>2019-11-26T08:06:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marche mondiale des femmes</dc:creator>


		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-11-26</dc:subject>
		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Face au coup d'&#201;tat contre le gouvernement d'Evo Morales Ayma, la Marche mondiale des femmes de la r&#233;gion des Am&#233;riques se d&#233;clare solidaire du peuple bolivien. Devant une nouvelle offensive des secteurs bourgeois du pays pour d&#233;stabiliser et d&#233;l&#233;gitimiser le processus &#233;lectoral qui a donn&#233; Morales vainqueur, nous appuyons les femmes et les hommes du peuple bolivien qui descendent dans la rue pour prot&#233;ger leur processus d&#233;mocratique et nous condamnons les actes de violence fortement teint&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Femmes-" rel="directory"&gt;Mouvement des femmes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Bolivie-1552-+" rel="tag"&gt;Bolivie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-11-26-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-11-26&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Bolivie-1554-+" rel="tag"&gt;Bolivie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/arton41251-7c136.png?1781396487' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face au coup d'&#201;tat contre le gouvernement d'Evo Morales Ayma, la Marche mondiale des femmes de la r&#233;gion des Am&#233;riques se d&#233;clare solidaire du peuple bolivien. Devant une nouvelle offensive des secteurs bourgeois du pays pour d&#233;stabiliser et d&#233;l&#233;gitimiser le processus &#233;lectoral qui a donn&#233; Morales vainqueur, nous appuyons les femmes et les hommes du peuple bolivien qui descendent dans la rue pour prot&#233;ger leur processus d&#233;mocratique et nous condamnons les actes de violence fortement teint&#233;s de racisme et de misogynie. Ces actions sont la preuve &#233;vidente que les forces du coup d'&#201;tat souhaitent r&#233;tablir en Bolivie une politique de l'&#201;tat bas&#233;e sur le racisme et le machisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec douleur et col&#232;re, nous disons que ce nouveau coup d'&#201;tat terni encore plus le continent sud-am&#233;ricain. Nous y reconnaissons la r&#233;action de l'imp&#233;rialisme et de l'oligarchie face aux victoires remport&#233;es par le peuple et le gouvernement boliviens en mati&#232;re &#233;conomique, victoires bas&#233;es sur la reconnaissance d'une dette sociale et culturelle envers diverses composantes du peuple bolivien, notamment les peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'oligarchie nationale et les forces de l'imp&#233;rialisme ne sont pas dispos&#233;es &#224; reconna&#238;tre un pr&#233;sident qui ne sert pas leurs int&#233;r&#234;ts ou qui ne se soumet pas aux ordres de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res d&#233;cennies, l'oligarchie et les grands propri&#233;taires fonciers ont utilis&#233; toutes sortes de strat&#233;gies pour d&#233;stabiliser le gouvernement d'Evo Morales Ayma et ainsi contribu&#233; &#224; pr&#233;parer ce coup d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui annoncent qu'ils vont r&#233;tablir la d&#233;mocratie en Bolivie sont les m&#234;mes qui sont responsables de la violence actuelle et qui organisent des groupes de civils pour attaquer le peuple dans la rue et commettre des crimes de &#171; vengeance &#187; racistes et coloniaux. Nous d&#233;non&#231;ons le contr&#244;le des organisations sociales et des institutions gouvernementales ainsi que le retrait des symboles autochtones comme les wipalas lesquels symboles seront remplac&#233;s par des symboles du fondamentalisme religieux. Nous d&#233;non&#231;ons les attaques syst&#233;matiques contre les maisons et les familles de dirigeants du Mouvement vers le socialisme et l'utilisation de menaces et s&#233;questrations pour les obliger &#224; d&#233;missionner de leurs postes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous d&#233;non&#231;ons l'attaque contre les m&#233;dias et les journalistes qui n'ont pas voulu mentir et se plier aux mots d'ordre de l'oligarchie. Nous d&#233;non&#231;ons la presse oligarque du pays qui elle ne respecte pas son r&#244;le d'informer le public et reste silencieuse face &#224; cette crise politique en refusant d'appeler ce processus un coup d'&#201;tat. Nous d&#233;non&#231;ons l'attaque contre les si&#232;ges diplomatiques de Cuba et du Venezuela et de leur personnel. Nous d&#233;non&#231;ons ce coup d'&#201;tat qui criminalise les organisations autochtones du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous r&#233;clamons la restitution de la d&#233;mocratie et le respect de la volont&#233; du peuple lequel a r&#233;&#233;lu Evo Morales Ayma &#224; la pr&#233;sidence. Nous demandons que la libert&#233; et l'int&#233;grit&#233; physique d'Evo Morales Ayma soient respect&#233;es ainsi que celles de tous les responsables de son gouvernement l&#233;gitime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous assurons nos s&#339;urs du f&#233;minisme communautaire bolivien qui nous ont appris tant de choses qu'elles peuvent compter sur nous et sur notre capacit&#233; de mobilisation et d'action pour soutenir leur r&#233;sistance. Nous nous activons d&#233;j&#224; sur nos diff&#233;rents territoires pour exprimer notre solidarit&#233; envers elles et le peuple de Bolivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, plus que jamais, nous affirmons :&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous r&#233;sistons pour vivre, nous marchons pour transformer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Marcha Mundial de las Mujeres des Am&#233;ricas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 novembre 2019&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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