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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>L&#233;gislatives : Macron prend une gifle d&#233;mocratique</title>
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		<dc:date>2022-06-21T07:05:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ilyes Ramdani</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-06-21</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;savou&#233; par les urnes, le chef de l'&#201;tat se retrouve confront&#233; &#224; une crise politique et institutionnelle in&#233;dite. Le second quinquennat de ce pr&#233;sident sans majorit&#233; s'annonce insoluble, &#224; moins d'une recomposition encore difficile &#224; imaginer. &lt;br class='autobr' /&gt; 20 juin 2022 | tir&#233; de mediapart.fr https://www.mediapart.fr/journal/france/200622/legislatives-macron-prend-une-gifle-democratique &lt;br class='autobr' /&gt; Une crise politique qui s'ouvre et un second quinquennat d&#233;j&#224; dans l'impasse. Le ciel est tomb&#233; sur la t&#234;te du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Elections-legislatives-en-France-1741-+" rel="tag"&gt;&#201;lections l&#233;gislatives en France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2022-06-21-+" rel="tag"&gt;Edition du 2022-06-21&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/arton53414-f209d.png?1782953585' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;savou&#233; par les urnes, le chef de l'&#201;tat se retrouve confront&#233; &#224; une crise politique et institutionnelle in&#233;dite. Le second quinquennat de ce pr&#233;sident sans majorit&#233; s'annonce insoluble, &#224; moins d'une recomposition encore difficile &#224; imaginer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;20 juin 2022 | tir&#233; de mediapart.fr&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/200622/legislatives-macron-prend-une-gifle-democratique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.mediapart.fr/journal/france/200622/legislatives-macron-prend-une-gifle-democratique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une crise politique qui s'ouvre et un second quinquennat d&#233;j&#224; dans l'impasse. Le ciel est tomb&#233; sur la t&#234;te du camp pr&#233;sidentiel, dimanche, avec le r&#233;sultat des &#233;lections l&#233;gislatives. Ensemble, la conf&#233;d&#233;ration des soutiens au chef de l'&#201;tat, a remport&#233; 245 des 577 si&#232;ges de la future Assembl&#233;e nationale. Loin, tr&#232;s loin de la majorit&#233; absolue que les Fran&#231;ais&#183;es lui avaient donn&#233;e en 2017 et qu'il appelait de ses v&#339;ux pour les cinq ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le scrutin du 19 juin 2022 restera dans les annales de la Ve R&#233;publique. Jamais, depuis l'inversion du calendrier &#233;lectoral en 2002, les &#233;lections l&#233;gislatives n'avaient d&#233;savou&#233; avec une telle vigueur le pr&#233;sident de la R&#233;publique. R&#233;&#233;lu il y a moins de deux mois, Emmanuel Macron n'a pas de majorit&#233; pour mener son second quinquennat. Son parti, La R&#233;publique en marche (LREM), perd quasiment la moiti&#233; de ses si&#232;ges &#8211; elle en avait 314 en juin 2017, elle devrait en compter environ 160 demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cette situation constitue un risque pour notre pays &#187;&lt;/i&gt;, a dramatis&#233; &#201;lisabeth Borne, la premi&#232;re ministre. &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s loin de ce qu'on esp&#233;rait, a reconnu Gabriel Attal, le ministre des comptes publics, sur TF1. Manifestement, les Fran&#231;ais ne nous ont pas donn&#233; une majorit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; La porte-parole du gouvernement, Olivia Gr&#233;goire, a elle aussi redoubl&#233; de litotes pour d&#233;crire sa d&#233;solation.&lt;i&gt; &#171; On a connu meilleure soir&#233;e&lt;/i&gt;, a-t-elle dit sur France&lt;i&gt; 2. C'est une premi&#232;re place d&#233;cevante mais c'est une premi&#232;re place. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la d&#233;convenue, le camp pr&#233;sidentiel perd plusieurs figures de premier plan. Trois membres du gouvernement vont devoir quitter leur poste apr&#232;s avoir &#233;t&#233; battues ce dimanche. Am&#233;lie de Montchalin, la ministre de la transition &#233;cologique et de la coh&#233;sion des territoires, a &#233;t&#233; battue par le socialiste J&#233;r&#244;me Guedj dans l'Essonne. Sa coll&#232;gue de la sant&#233;, Brigitte Bourguignon, a &#233;t&#233; devanc&#233;e par une candidate du Rassemblement national (RN) dans le Pas-de-Calais. Enfin, Justine Benin, la secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la mer, a perdu sa circonscription guadeloup&#233;enne face &#224; un concurrent de gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des pertes gouvernementales, deux r&#233;sultats viennent symboliser la d&#233;route macroniste du soir : les d&#233;faites de Richard Ferrand, le pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale, et de Christophe Castaner, le pr&#233;sident des d&#233;put&#233;&#183;es LREM. Deux rouages essentiels de la majorit&#233;, fid&#232;les parmi les fid&#232;les du chef de l'&#201;tat, devanc&#233;s tous les deux par des candidats de la Nupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'aube d'une l&#233;gislature inflammable, Emmanuel Macron perd ainsi ses deux principaux relais au Palais-Bourbon. D'autres d&#233;put&#233;s influents, comme le questeur Florian Bachelier (Ille-et-Vilaine), le pr&#233;sident du groupe MoDem Patrick Mignola (Savoie) ou le rapporteur g&#233;n&#233;ral du budget Laurent Saint-Martin (Val-de-Marne), sont balay&#233;s par des Insoumis. Le sortant Pierre-Yves Bournazel (Paris), un proche d'&#201;douard Philippe qui &#233;tait appel&#233; &#224; prendre la pr&#233;sidence du groupe Horizons, perd son si&#232;ge au profit d'Aymeric Caron, investi par la Nupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les regards se tournent vers LR mais...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche soir, l'horizon d'Emmanuel Macron ressemblait &#224; un bourbier politique et institutionnel sans pr&#233;c&#233;dent. Il lui manque 44 d&#233;put&#233;&#183;es pour franchir le seuil de la majorit&#233; absolue. Un gouffre que personne dans la majorit&#233; n'imaginait si profond &#224; la veille du scrutin. Alors, que faire ? Sans cette majorit&#233; absolue, c'est le ch&#226;teau de cartes du quinquennat qui s'&#233;croule : l'Assembl&#233;e &#233;tait cens&#233;e voter la confiance au gouvernement d&#233;but juillet, puis la loi sur le pouvoir d'achat et toutes celles promises par le candidat Macron, dont la r&#233;forme des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son allocution, &#201;lisabeth Borne a &#233;voqu&#233; ce futur incertain. &#171; &lt;i&gt; Nous travaillerons d&#232;s demain &#224; construire une majorit&#233; d'action &#187;,&lt;/i&gt; a promis la premi&#232;re ministre. &lt;i&gt;&#171; Les sensibilit&#233;s multiples devront &#234;tre associ&#233;es et les bons compromis b&#226;tis afin d'agir au service de la France &#187;&lt;/i&gt;, a-t-elle poursuivi, appelant &#224; &lt;i&gt;&#171; l'esprit de responsabilit&#233; &#187;&lt;/i&gt; des forces politiques. La cheffe du gouvernement a conclu son discours par une formule dont l'ambition d&#233;tonnait avec la tonalit&#233; de la soir&#233;e : &lt;i&gt;&#171; J'ai confiance dans notre pays [&#8230;]. Nous avons tout pour r&#233;ussir et c'est ensemble que nous y parviendrons. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les regards se tournent d&#233;sormais vers le parti Les R&#233;publicains (LR), qui devrait occuper environ 70 si&#232;ges dans l'h&#233;micycle. Vue d'un &#339;il strictement politique, l'hypoth&#232;se a du sens. Apr&#232;s avoir siphonn&#233; le personnel politique, les id&#233;es et l'&#233;lectorat de la droite LR, Emmanuel Macron pourrait sceller un &#171; pacte de coalition &#187; avec ce qui reste de l'ancien parti de Nicolas Sarkozy, fervent partisan de cette option. Le tout moyennant quelques concessions, comme la nomination d'un premier ministre issu de LR ou la promesse de r&#233;aliser la r&#233;forme des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;duisante en th&#233;orie, l'&#233;ventualit&#233; para&#238;t &#224; ce jour hautement improbable. Les LR qui ont surv&#233;cu &#224; l'onde de choc qu'a constitu&#233; le score de Val&#233;rie P&#233;cresse &#224; la pr&#233;sidentielle (4,8 %) ont construit, pour la quasi-totalit&#233; d'entre eux, leur campagne sur le rejet d'Emmanuel Macron et la volont&#233; d'incarner une opposition &#224; sa politique. &#171; Nous sommes dans l'opposition et nous resterons dans l'opposition &#224; Emmanuel Macron &#187;, a insist&#233; Christian Jacob, le pr&#233;sident de LR, &lt;a href=&#034;https://twitter.com/ChJacob77/status/1538617395325153281&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dimanche soir&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En priv&#233;, plusieurs &#233;lu&#183;es LR confiaient aussi &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/270422/rejoindre-ou-non-macron-chez-lr-l-ambiance-est-feu-et-sang&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;leur r&#233;ticence strat&#233;gique&lt;/a&gt; &#224; l'id&#233;e du &lt;i&gt; &#171; pacte de coalition &#187;&lt;/i&gt; notamment d&#233;fendue par l'ancien pr&#233;sident du parti Jean-Fran&#231;ois Cop&#233;. Alors que le chef de l'&#201;tat ne peut pas se repr&#233;senter en 2027, rejoindre une barque macroniste en difficult&#233; serait une d&#233;cision court-termiste, estiment certains, de nature &#224; dilapider les chances de LR d'appara&#238;tre comme une alternative dans cinq ans. Lundi, les cadres du parti doivent discuter de cette question &#224; l'occasion d'un comit&#233; strat&#233;gique qui s'annonce crucial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut d'accord d'appareils, l'ex&#233;cutif peut tenter de recomposer une majorit&#233; &#224; la main, d&#233;put&#233;&#183;e par d&#233;put&#233;&#183;e. Chez LR, il reste quelques parlementaires &#224; pouvoir r&#233;pondre &#224; l'appel au &lt;i&gt;&#171; rassemblement &#187;&lt;/i&gt; d'&#201;lisabeth Borne. &#192; gauche aussi, le pouvoir peut tenter de rallier quelques socialistes oppos&#233;s &#224; la Nupes. Enfin, les &#233;lu&#183;es d'outre-mer constituent un vivier potentiel pour la majorit&#233;. Les strat&#232;ges &#233;lys&#233;ens devraient passer un certain temps, dans la nuit de dimanche &#224; lundi, &#224; aligner les noms en esp&#233;rant que l'addition fasse 289.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, le sc&#233;nario est plein d'incertitude &#224; cette date mais l'ex&#233;cutif a-t-il meilleure corde &#224; son arc ? Une autre option consisterait &#224; construire des majorit&#233;s texte par texte, vote par vote. Sur des textes techniques ou consensuels, c'est une option vraisemblable. Mais sur les textes les plus embl&#233;matiques ou sur les lois de finances, le ralliement ponctuel de plusieurs dizaines d'&#233;lu&#183;es d'opposition para&#238;t difficile &#224; imaginer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Borne, l'&#233;chec puis le d&#233;ni.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche soir, les &#233;l&#233;ments de langage de la majorit&#233; laissaient transpara&#238;tre sans d&#233;tour la strat&#233;gie de la Macronie : mettre la pression sur les forces d'opposition les plus proches, LR en t&#234;te, au nom de &lt;i&gt;&#171; l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur &#187; &lt;/i&gt; de la nation.&lt;i&gt; &#171; Il n'y a pas d'alternative &#224; ce rassemblement &#187;&lt;/i&gt;, a m&#234;me affirm&#233; &#201;lisabeth Borne, dans une formule aux accents thatch&#233;riens. &lt;i&gt;&#171; Les Fran&#231;ais nous appellent &#224; nous rassembler pour le pays &#187;&lt;/i&gt;, a avanc&#233; la premi&#232;re ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; celles et ceux qui esp&#233;raient une r&#233;ponse &#224; la hauteur de la d&#233;flagration, la cheffe du gouvernement a oppos&#233; une fin de non-recevoir. Au prix d'un certain d&#233;ni : &lt;i&gt;&#171; Depuis des semaines, le gouvernement est au travail et prend les mesures n&#233;cessaires pour prot&#233;ger chacun&lt;/i&gt;, a-t-elle assur&#233;. &lt;i&gt;Demain, nous devons amplifier et acc&#233;l&#233;rer notre action au service de tous les Fran&#231;ais. &#187;&lt;/i&gt; Malgr&#233; le mur &#233;lectoral sur lequel sa majorit&#233; s'est fracass&#233;e, &#201;lisabeth Borne semble donc d&#233;cid&#233;e &#224; continuer &#224; avancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas tout &#224; fait certain que le chef de l'&#201;tat partage sa volont&#233; de continuit&#233;. Charg&#233;e de mener &lt;a href=&#034;https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwiHpI3qwbr4AhWoxoUKHbMaBtIQFnoECAMQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.mediapart.fr%2Fjournal%2Ffrance%2F030622%2Fle-silence-de-macron-ou-la-strategie-de-l-evitement&amp;usg=AOvVaw0_xrw2CvSNfDkKca_46DBP&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la non-campagne des l&#233;gislatives&lt;/a&gt;, &#201;lisabeth Borne a &#233;chou&#233;. Elle-m&#234;me a failli y passer : dans une circonscription du Calvados pourtant tr&#232;s favorable, elle n'a gagn&#233; que de justesse (52,5 %) face &#224; &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/170622/le-peril-jeune-met-la-macronie-sous-pression&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;son concurrent insoumis de 22 ans&lt;/a&gt;. Contraint d'ouvrir une nouvelle s&#233;quence de son quinquennat, Emmanuel Macron pourrait profiter du remaniement annonc&#233; pour installer une nouvelle personnalit&#233; &#224; Matignon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire qu'il r&#234;vait, il y a encore quelques semaines, d'obtenir la majorit&#233; absolue sans devoir s'appuyer sur ses partenaires d'Horizons et du MoDem&#8230; Les deux partenaires, et avec eux leurs chefs respectifs, &#201;douard Philippe et Fran&#231;ois Bayrou, sont d&#233;sormais incontournables mais ils ne sont pas suffisants. Faute de soutien populaire, le chef de l'&#201;tat doit d&#233;sormais trouver des soutiens parlementaires sous peine de voir son second quinquennat mort dans l'&#339;uf. La t&#226;che est si rude que, d&#233;j&#224;, se pose la question d'une &#233;ventuelle dissolution de l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilyes Ramdani&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;faite de Macron et perc&#233;e de l'extr&#234;me droite : une gauche de combat, c'est n&#233;cessaire et c'est possible !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Defaite-de-Macron-et-percee-de-l-extreme-droite-une-gauche-de-combat-c-est</link>
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		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-06-21</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats du second tour des &#233;lections l&#233;gislatives sont une d&#233;faite pour le pouvoir en place. Emmanuel Macron est en effet tr&#232;s loin d'obtenir la majorit&#233; absolue des d&#233;put&#233;s, confirmant son ill&#233;gitimit&#233; et son statut de &#171; pr&#233;sident mal &#233;lu &#187;. Les d&#233;faites de plusieurs figures de la Macronie, de Richard Ferrand &#224; Christophe Castaner en passant par Am&#233;lie de Montchalin, qui rejoignent Blanquer battu au premier tour, t&#233;moignent du rejet qu'inspirent Macron et les siens. &lt;br class='autobr' /&gt; NPA 19 juin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton53376-ae7d4.jpg?1783115233' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;sultats du second tour des &#233;lections l&#233;gislatives sont une d&#233;faite pour le pouvoir en place. Emmanuel Macron est en effet tr&#232;s loin d'obtenir la majorit&#233; absolue des d&#233;put&#233;s, confirmant son ill&#233;gitimit&#233; et son statut de &#171; pr&#233;sident mal &#233;lu &#187;. Les d&#233;faites de plusieurs figures de la Macronie, de Richard Ferrand &#224; Christophe Castaner en passant par Am&#233;lie de Montchalin, qui rejoignent Blanquer battu au premier tour, t&#233;moignent du rejet qu'inspirent Macron et les siens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;NPA&lt;br class='autobr' /&gt;
19 juin 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;dit Photo&lt;br class='autobr' /&gt;
Phototh&#232;que Rouge/Martin Noda/Hans Lucas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La composition de l'Assembl&#233;e nationale laisse augurer d'une poursuite et d'une amplification de la situation d'instabilit&#233; politique, avec une &#171; majorit&#233; pr&#233;sidentielle &#187; minoritaire et dans l'incapacit&#233; de gouverner seule. Au vu de la politique qu'il a men&#233;e lors de son premier mandat et de la campagne de l'entre-deux tours, radicalement anti-NUPES, c'est &#224; n'en pas douter sur sa droite que Macron va chercher des appuis, en durcissant encore un peu plus sa politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise d&#233;mocratique se poursuit et se renforce, avec une tr&#232;s forte abstention et une d&#233;formation importante des votes en raison du mode de scrutin, qui n'inclut toujours aucune forme de proportionnelle. L'abstention est particuli&#232;rement forte dans la jeunesse et dans les classes populaires, qui se sont senties peu concern&#233;es par une campagne que le pouvoir en place a tout fait pour rendre inaudible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les scores de la NUPES s'inscrivent dans la lign&#233;e des r&#233;sultats du premier tour des l&#233;gislatives &#8212; et de la pr&#233;sidentielle &#8212; et t&#233;moignent de l'existence d'une dynamique significative et positive &#224; gauche. La FI multiplie son nombre de d&#233;put&#233;Es par cinq, ce qui confirme la pr&#233;sence d'un important rejet &#171; sur la gauche &#187; de Macron et des politiques n&#233;olib&#233;rales, et d'une aspiration &#224; plus de justice sociale, d'&#233;cologie et de d&#233;mocratie, voire d'un espoir dans un monde meilleur. Malgr&#233; les critiques que nous avons pu formuler &#224; l'&#233;gard de la NUPES, nous nous f&#233;licitons que des millions de personnes se soient saisies de ses candidatures pour exprimer leur col&#232;re contre Macron et envoyer &#224; l'Assembl&#233;e un nombre &#233;lev&#233; de d&#233;put&#233;s repr&#233;sentant une gauche de rupture avec le social-lib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les scores de l'extr&#234;me droite doivent nous alerter. Avec plus de 80 d&#233;put&#233;s, le Rassemblement national r&#233;alise un score historique, et confirme son processus de &#171; normalisation &#187;, avec une r&#233;elle implantation dans plusieurs r&#233;gions (au nord, &#224; l'est et au sud-est) et des perc&#233;es dans d'autres. Le RN aura certes moins de d&#233;put&#233;s que la gauche, mais ses capacit&#233;s de nuisance vont &#234;tre consid&#233;rablement amplifi&#233;es, tant il cherche &#8212; malheureusement avec succ&#232;s &#8212; &#224; tirer les marrons du feu de l'instabilit&#233; politique et de la crise d&#233;mocratique et sociale. La menace fasciste est bien l&#224;, et le pouvoir en place porte une lourde part de responsabilit&#233;, par ses politiques et des discours, dans ce dangereux ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons tout faire pour que la situation de crise politique qui va s'amplifier ne b&#233;n&#233;ficie pas aux forces les plus r&#233;actionnaires. D'o&#249; l'enjeu de pr&#233;parer, d&#232;s aujourd'hui, les combats de demain, en s'appuyant entre autres sur les dynamiques militantes qu'ont pu g&#233;n&#233;rer les campagnes d'une partie des candidatEs de la NUPES, afin de constituer ou de p&#233;renniser des collectifs pr&#234;ts &#224; mener les bagarres &#224; venir face au n&#233;olib&#233;ralisme autoritaire, &#224; commencer par la d&#233;fense de nos retraites, qui devra &#234;tre un combat de l'ensemble de la gauche politique et sociale, de m&#234;me que celui pour la d&#233;fense et la relance des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une situation o&#249; le danger d'extr&#234;me droite s'affirme, il y a &#233;galement urgence &#224; construire des outils de r&#233;sistance et d'organisation de notre camp social, y compris au niveau politique. Nous avons besoin d'une force politique large pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de la grande majorit&#233; de la population et la perspective d'une autre soci&#233;t&#233;, lib&#233;r&#233;e du capital et des d&#233;sastres sociaux et &#233;cologiques. L'heure est &#224; la construction, dans les prochains mois, de cette gauche de combat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montreuil, le 19 juin 2022&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>En France il fait chaud</title>
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		<dc:date>2022-06-21T07:05:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Barbara Cardin</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-06-21</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ces derniers jours, dans tout le territoire fran&#231;ais, une phrase est r&#233;p&#233;t&#233;e sans cesse par tous : &#171; il fait chaud ! &#187; &#8230; c'est devenu une obsession nationale ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Samedi 18 juin : Et en effet les temp&#233;ratures ici d&#233;passent les 42 degr&#233;s Celsius &#8230; hier ma piscine &#233;tait &#224; 38, ce n'est certes pas une piscine olympique mais elle mesure 6m par 2m et elle n'est jamais mont&#233;e aussi haut alors que nous ne sommes qu'en juin !!! Comme vous pouvez l'imaginer, les cons&#233;quences sont multiples, en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces derniers jours, dans tout le territoire fran&#231;ais, une phrase est r&#233;p&#233;t&#233;e sans cesse par tous : &#171; il fait chaud ! &#187; &#8230; c'est devenu une obsession nationale !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Samedi 18 juin :&lt;br class='autobr' /&gt;
Et en effet les temp&#233;ratures ici d&#233;passent les 42 degr&#233;s Celsius &#8230; hier ma piscine &#233;tait &#224; 38, ce n'est certes pas une piscine olympique mais elle mesure 6m par 2m et elle n'est jamais mont&#233;e aussi haut alors que nous ne sommes qu'en juin !!! &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme vous pouvez l'imaginer, les cons&#233;quences sont multiples, en particulier pour la faune et la flore. Pas de salades ni de radis cette ann&#233;e dans mon potager, sit&#244;t plant&#233;s ils montent en fleur &#8230; les pommes de terres sont rachitiques et demandent un arrosage inhabituel, une eau qui nous fait d&#233;faut puisqu'il n'a presque pas plu depuis le mois d'avril, et tr&#232;s peu cet hiver. La terre est impraticable &#224; la main, s&#232;che et crevass&#233;e, les nappes se vident dangereusement et tout le monde craint pour les r&#233;coltes. Qu'est ce qui nous attend pour la suite de l'&#233;t&#233; ? S'il ne pleut pas bient&#244;t ce sera catastrophique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi, je retombe en enfance, quand j'allais passer mes &#233;t&#233;s chez ma grand m&#232;re en Andalousie &#8230; je retrouve cette &#233;trange odeur de bitume br&#251;l&#233;, cette sensation de peau moite m&#234;me la nuit, ce vent chaud comme un s&#232;che cheveux. Sauf que l&#224; bas, leur vie est adapt&#233;e &#224; ce climat ; les murs des villes sont blancs et &#233;pais, les commerces et les &#233;coles sont ferm&#233;s de 14 &#224; 17 heures, il y a des ventilateurs aux plafonds de toutes les maisons et des cours int&#233;rieures pour faire entrer un peu d'air. Ici, nous ne sommes pas arm&#233;s pour &#231;a, les &#233;tudiants passent leur bac dans des salles mal isol&#233;es, les employ&#233;s du b&#226;timent travaillent sous un soleil de plomb et les vendeurs de clim se frottent les mains !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais rassurez vous, le gouvernement s'occupe de tout. Ils ont mis en place &#8230; un num&#233;ro vert ! Miracle ! Ceux de ma g&#233;n&#233;ration penseront imm&#233;diatement au &#171; Tape HOT au 81212 &#187; qui ventait les services des h&#244;tesses de charme en ligne. Mieux vaut en rire &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; un aveu un peu honteux &#8230; nous sommes plusieurs militants de gauche &#224; esp&#233;rer que la canicule se poursuive au moins jusqu'&#224; dimanche, dissuadant les personnes &#226;g&#233;es de sortir pour se rendre au bureau de vote. En effet les plus de 70 ans repr&#233;sentent &#224; eux seuls plus de 40% de l'&#233;lectorat macroniste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, car je ne sais pas ce qui est le plus pesant entre la canicule ou les &#233;lections &#8230; cette ann&#233;e &#233;lectorale a r&#233;v&#233;l&#233; un v&#233;ritable conflit de g&#233;n&#233;rations qui n'est pas pr&#234;t de s'apaiser, et il semble que les politiques attisent ces clivages pour en tirer profit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le week-end dernier, le score de l'union des gauches (NUPES) au premier tour des l&#233;gislatives nous redonnait un peu d'espoir &#8230; mais nous laissait tout de m&#234;me un &#233;trange sentiment ; 51% d'abstention dont une tr&#232;s grande majorit&#233; de jeunes ! Pari r&#233;ussi pour les lib&#233;raux, qui &#339;uvrent depuis des ann&#233;es &#224; d&#233;politiser les citoyens, les plus jeunes n'ayant jamais connu qu'une politique inefficace et corrompue. Ils ont un terrible sentiment d'impuissance et leur frustration les pousse &#224; se d&#233;sint&#233;resser de leur citoyennet&#233;. Pour ces &#233;lections l&#233;gislatives, la gauche et le parti pr&#233;sidentiel sont au coude &#224; coude, mais le second tour s'annonce risqu&#233; car macron va b&#233;n&#233;ficier d'un large report de voix de toute la droite alors que la gauche, d&#233;j&#224; unie, ne peut compter que sur la mobilisation des abstentionnistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plusieurs choses int&#233;ressantes que nous r&#233;v&#232;lent ce premier tour : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tout d'abord un grand enthousiasme pour la NUPES dans certaines r&#233;gions ou des &#233;lus r&#233;alisent des scores historiques, parfois &#224; vingt points de leurs concurrents. Si nous avions le scrutin proportionnel que macron nous avait promis en 2017, les scores seraient bien plus avantageux pour la gauche !&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les membres du gouvernement sont sur la sellette, le tristement c&#233;l&#232;bre ministre de l'&#233;ducation nationale, Jean Michel Blanquer, se fait directement &#233;jecter au premier tour, tout comme Manuel Valls (ancien premier ministre sous Fran&#231;ois Hollande) l'opportuniste en chef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et surtout appara&#238;t une grande f&#233;brilit&#233; de la Macronie. Plusieurs ministres actuels sont en grande difficult&#233; pour le second tour, s'ils perdent ils devront quitter le gouvernement &#8230; c'est donc leur carri&#232;re qu'ils jouent, ce qui peut expliquer (mais non justifier) certains comportements. Am&#233;lie de Montchalin par exemple, ministre-lobbyiste de la transition &#233;cologique, accuse carr&#233;ment son adversaire Jerome Guedj (pourtant socialiste mod&#233;r&#233;) d'&#234;tre un &#171; anarchiste d'extr&#234;me gauche &#187; soumis &#224; des puissances &#233;trang&#232;res et antis&#233;mite &#8230; Elle fustige avec une certaine hyst&#233;rie cette alliance des gauches &#171; anti r&#233;publicaine (...) qui n'est pas un accord de fond et qui promet aux fran&#231;ais d&#233;sordre et soumission. La soumission &#224; la Russie. La soumission &#224; des id&#233;es antis&#233;mites &#187; (son adversaire est d'origine juive mais tant pis). Elle refuse &#233;videmment tout d&#233;bat contradictoire &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre cas d&#233;sesp&#233;r&#233;, Roxana Miracineanu, ex ministre des sports, est devanc&#233;e de 13 points par la candidate NUPES Rachel K&#233;k&#233; dans le Val de Marne. Elle appelle donc &#171; au front r&#233;publicain &#187; pour faire barrage &#224; son adversaire qui, en plus d'&#234;tre noire, est femme de m&#233;nage et syndicaliste ! Tout cela est tr&#232;s anti r&#233;publicain en effet, la r&#233;publique c'est &#233;videmment l'exclusion raciale et sociale, tout le monde sait &#231;a ! Son soutien, le c&#233;l&#232;bre militant macroniste Sylvain Mar&#233;chal, se l&#226;che sur les r&#233;seaux sociaux en tweetant : &#171; Soutien absolu !! Pas de bonniche ni de boulanger &#224; l'assembl&#233;e ! Qu'ils laissent les adultes diriger le pays ! &#187; On pourrait s'attendre &#224; ce que le parti pr&#233;sidentiel d&#233;nonce de tels propos &#8230; mais non, ils assument ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Visiblement ils sont tellement paniqu&#233;s &#224; l'id&#233;e de perdre leur majorit&#233; l&#233;gislative qu'ils sont pr&#234;ts &#224; tous les coups bas, sans peur du ridicule. Plusieurs m&#233;dias s'amusent &#224; r&#233;pertorier les fake news du gouvernement au sujet de la gauche, Lib&#233;ration allant m&#234;me jusqu'&#224; titrer ironiquement sous une photo de M&#233;lenchon : &#171; Cet homme mange-t-il les enfants ? &#187;. Les ministres d&#233;filent sur les plateaux t&#233;l&#233; pour nous promettre l'apocalypse si la gauche obtient la majorit&#233;, ce sera l'anarchie, le chaos, le Venezuela, les chars russes dans Paris &#8230; et peut-&#234;tre m&#234;me une invasion de zombies ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces attaques d&#233;complex&#233;es poussent certains &#224; des extr&#234;mes assez dr&#244;les, comme Willy Schraen, dirigeant du syndicat des chasseurs et tr&#232;s bruyant soutien &#224; Macron, qui d&#233;clare que la canicule est un complot de la NUPES pour manipuler les &#233;lections &#8230; oui, oui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Autre fait int&#233;ressant, Eric Zemmour est &#233;limin&#233; au premier tour, il s'&#233;tait pourtant pr&#233;sent&#233; dans la r&#233;gion o&#249; il avait fait le plus haut score aux pr&#233;sidentielles. Malgr&#233; l'insistance des m&#233;dias, les fran&#231;ais ne veulent pas de ses th&#233;ories fumeuses !&lt;br class='autobr' /&gt;
De m&#234;me l'extr&#234;me droite est tr&#232;s loin derri&#232;re le duo de t&#234;te &#8230; pourquoi un tel &#233;cart par rapport aux pr&#233;sidentielles ? Bon, rappelons tout de m&#234;me que le RN fait un meilleur score qu'&#224; l'accoutum&#233; aux l&#233;gislatives et risque d'obtenir pour la premi&#232;re fois un groupe parlementaire. Cela dit pas de panique, les &#233;lus RN se contentent en g&#233;n&#233;ral de toucher leurs indemnit&#233;s pendant cinq ans sans broncher, s'abstenant tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement de voter les lois. Mais surtout Marine Lepen n'a pas fait campagne pour cette &#233;lection, elle a d&#233;clar&#233; qu'en France il &#233;tait n&#233;cessaire que le pr&#233;sident ait sa majorit&#233; pour diriger correctement le pays &#8230; &#233;trange venant de celle qui se pr&#233;tendait la premi&#232;re opposante &#224; Macron ! Il semble que le rideau se l&#232;ve sur le spectacle que nous jouent les lib&#233;raux et l'extr&#234;me droite, une opposition mise en sc&#232;ne pour pr&#233;server le pouvoir en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et c'est ce qui nous m&#232;ne &#224; la constatation la plus int&#233;ressante de ce petit drame &#233;lectoral &#8230; &#171; Le front r&#233;publicain &#187;. On entend cette expression &#224; chaque &#233;lection depuis des ann&#233;es, un &#233;pouvantail brandi pour justifier des injonctions &#224; voter pour tel ou tel candidat sans avoir &#224; pr&#233;senter un programme ou &#224; d&#233;fendre des id&#233;es concr&#232;tes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a un mois, lors du second tour de la pr&#233;sidentielle, le camp macroniste en appelait &#224; ce fameux front r&#233;publicain pour draguer les &#233;lecteurs de gauche. Il fallait faire barrage au RN, au fascisme qui mena&#231;ait la sacro-sainte R&#233;publique &#8230; Et la plupart l'ont fait. Le nez bouch&#233; ils ont gentiment &#233;t&#233; placer leur bulletin Emmanuel Macron dans l'urne, sacrifiant leurs valeurs &#224; la d&#233;fense de celles de notre r&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le probl&#232;me, c'est que dans la situation inverse &#8230; le camp pr&#233;sidentiel semble incapable de rendre la politesse et tergiverse dans ce qui s'apparente &#224; la pire des trahison !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au soir du premier tour des pr&#233;sidentielles, la gauche vaincue avait imm&#233;diatement donn&#233; ses consignes de vote et de mani&#232;re tr&#232;s claire : les socialistes, &#233;cologistes et communistes clamaient &#171; Votez Macron ! &#187; alors que les insoumis et le NPA se contentaient d'un &#171; Aucune voix pour l'extr&#234;me droite &#187;, laissant &#224; leur militant le choix de l'abstention &#8230; Cette consigne fut beaucoup reproch&#233;e &#224; Jean Luc M&#233;lenchon que l'on accusa de complicit&#233; avec le Rassemblement National et de l&#226;chet&#233;. Pourtant aujourd'hui, le pr&#233;sident et ses disciples semblent incapables de faire ce qu'ils ont ordonn&#233; aux autres &#8230; Alors que le pr&#233;sident de l'assembl&#233;e nationale Richard Ferrand nous disait le mois dernier &#171; Nous avons beaucoup de valeurs communes avec la France insoumise &#187;, il d&#233;clare d&#233;sormais &#171; Nous n'avons pas les m&#234;mes valeurs &#187; &#8230; opportunisme ou s&#233;nilit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir des r&#233;sultats, quand on leur pose la question : &#171; Quelles sont vos consignes de vote dans les circonscriptions qui opposent la gauche et l'extr&#234;me droite ? &#187;, les macronistes bafouillent. Ils apparaissent tr&#232;s mal &#224; l'aise, en effet c'est le fameux front r&#233;publicain contre l'extr&#234;me droite qui les a mis au pouvoir, mais ils risquent d'en perdre le contr&#244;le s'ils respectent eux aussi ce front &#8230; Jusqu'&#224; quand cette imposture peut tenir sans leur nuire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant les jours qui suivent c'est la grande confusion, ils refusent de donner une claire consigne de vote. Le pr&#233;sident renvoie d'abord dos &#224; dos ce qu'il appelle &#171; les deux extr&#234;mes &#187;, sous entendant que l'union des gauches et l'extr&#234;me droite ont tous deux des projets anti r&#233;publicains. Pourtant il est lui m&#234;me issu du Parti Socialiste, qui fait partie de cette union &#8230; sa premi&#232;re ministre &#201;lisabeth Borne a &#233;t&#233; la directrice de cabinet de S&#233;gol&#232;ne royale qui soutient aujourd'hui la NUPES &#8230; notre bien aim&#233; pr&#233;sident et notre premi&#232;re ministre auraient ils un pass&#233; d'anarchistes anti r&#233;publicains ???&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment c'est un toll&#233; de la part de tous ces &#233;lecteurs qui ont fait barrage le mois dernier ! Alors la premi&#232;re ministre tente de redresser la barre en empruntant &#224; M&#233;lenchon lui m&#234;me sa fameuse formule &#171; Pas une voix pour le RN &#187;. &#201;trangement quand c'est le gouvernement qui le dit, &#231;a n'est pas du tout honteux &#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tous les macronistes ne suivent pas cette consigne, le ministre de l'int&#233;rieur en personne appelle &#224; &#171; Faire barrage &#187; oui &#8230; mais &#224; la gauche, sous entendant par l&#224; &#171; quitte &#224; voter RN &#187; ! Rappelons qu'il est tout de m&#234;me le deuxi&#232;me personnage du gouvernement et celui charg&#233; de veiller &#224; la neutralit&#233; des &#233;lections. C'est g&#234;nant &#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Petit apart&#233; &#224; son sujet ; durant la campagne l&#233;gislative G&#233;rald Darmanin a refus&#233; d'inscrire l'alliance des gauches dans les nuances officielles. Il a &#233;videmment inscrit l'alliance du parti pr&#233;sidentiel et des partis centristes sous le nom Ensemble, mais il a jug&#233; la NUPES comme une &#171; fausse alliance &#187;. C'est &#233;videmment scandaleux et le but est tr&#232;s clair : effacer l'union de gauche au soir des r&#233;sultats afin que leur score apparaisse divis&#233; entre plusieurs petits partis. Le conseil d'&#233;tat, imm&#233;diatement saisi, a r&#233;tabli cette injustice, fort heureusement. Mais Darmanin ne l&#226;che jamais rien, ainsi, alors que c'est son minist&#232;re qui est responsable du comptage et de l'annonce des voix, il d&#233;cide arbitrairement de ne pas comptabiliser certains candidats soutenus par la NUPES dans l'alliance des gauches. Il donne plusieurs excuses &#233;tranges, il n'a inclus les candidats d'outre mer dans aucune alliance parce que &#8230; on ne sait pas trop pourquoi &#8230; Il a d&#233;sinscrit trois candidats qui auraient d&#233;clar&#233; ne plus vouloir faire partie de l'alliance (Dont un avait effectivement envoy&#233; un courrier officiel demandant son changement d'affiliation. Les deux autres avaient exprim&#233; sur des plateaux t&#233;l&#233; une certaine r&#233;serve quand &#224; la NUPES, disant qu'une fois &#224; l'assembl&#233;e ils s'en remettraient aux consignes de leur parti uniquement. Darmanin en a conclu qu'ils ne faisaient pas partie de l'accord des gauches).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette manipulation peut para&#238;tre anodine mais ne l'est pas car elle permet au camp pr&#233;sidentiel de se d&#233;clarer vainqueur. En effet les scores sont si serr&#233;s que selon les comptes de Darmanin, Ensemble arrive en t&#234;te avec 25,75 % des voix et 25,66 % pour la NUPES. Mais plusieurs m&#233;dias (dont Le Monde, un des principaux journaux du pays) contestent ce r&#233;sultat et nous livrent des chiffres l&#233;g&#232;rement diff&#233;rents 26,10 pour la NUPES qui appara&#238;t finalement en t&#234;te. Chacun en tirera les conclusions qu'il souhaite &#8230; ce litige est actuellement entre les mains du conseil d'&#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela nous ram&#232;ne une nouvelle fois &#224; la question du moment : quelles sont les fameuses valeurs r&#233;publicaines dont tout le monde nous parle ? Il y a quelques jours, le pr&#233;sident s'adressait &#224; la nation depuis le tarmac, devant son gigantesque Airbus dont les moteurs tournaient &#224; vide &#8230; comme un pied de nez &#224; tous les &#233;cologistes ayant cru &#224; son green washing. Il d&#233;clarait que les citoyens devaient imp&#233;rativement lui donner sa majorit&#233; afin &#171; d'assurer l'ordre &#187; pour &#171; l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de la nation &#187; et rappelait que &#171; Dimanche aucune voix ne doit manquer &#224; la r&#233;publique &#187;. Je r&#234;ve o&#249; il vient de paraphraser M&#233;lenchon et son fameux &#171; La r&#233;publique c'est moi ! &#187; qui lui avait valu cinq ann&#233;es d'insultes m&#233;diatiques ??? Mais quand c'est Emmanuel Macron que pr&#233;tend personnifier seul la r&#233;publique &#8230; &#231;a passe. Si je r&#233;sume les diverses d&#233;clarations du pr&#233;sident ; les camps adverses sont tous deux anti r&#233;publicains, seul lui incarne la r&#233;publique, nous n'avons d'autre choix que lui pour sauver le pays &#8230; il n'y a plus qu'un seul parti qui soit acceptable. Et bien moi &#231;a ne me para&#238;t pas tr&#232;s r&#233;publicain &#8230; et encore moins d&#233;mocratique tout &#231;a !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le danger est pourtant &#233;vident : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la premi&#232;re ministre refuse de d&#233;battre avec Jean Luc M&#233;lenchon car ce serait &#171; lui donner trop d'importance &#187;. Donc d&#233;sormais c'est au gouvernement et non aux &#233;lecteurs de d&#233;cider qui a de l'importance ?
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Gilles Legendre, patron du groupe pr&#233;sidentiel &#224; l'Assembl&#233;e durant le dernier mandat, d&#233;clare quand &#224; lui : &#171; Apr&#232;s les &#233;lections, d&#232;s juillet, viendra la mise en &#339;uvre d'une feuille de route radicale et profonde, et l&#224; ce sera le tapis de bombes &#187;. Oui, oui, vous avez bien lu, non seulement il sous entend que, quelques soient les r&#233;sultats des &#233;lections et le vote des &#233;lus de la nation, les r&#233;formes seront impos&#233;es, mais il les voit comme &#171; des bombes &#187; largu&#233;es sur les citoyens !!!&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques semaines plus t&#244;t, au sujet de la pol&#233;mique sur Damien Abad (candidat macroniste accus&#233; de multiples viols), il disait &#171; Nous allons r&#233;former la justice, elle n'a pas &#224; se m&#234;ler des politiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait longtemps que nous alertons sur la d&#233;rive autoritaire men&#233;e par Emmanuel Macron, et nous sommes aujourd'hui &#224; un doigt de basculer dans l'in&#233;luctable &#8230; s'il obtient une majorit&#233; l&#233;gislative, se sera le tapis de bombes, le b&#226;illonnement des contre pouvoirs indispensables que sont la justice et l'assembl&#233;e, la suppression de la redevance audiovisuelle qui garantit une information neutre, et tant d'autres modifications des piliers de la d&#233;mocratie qui seront tr&#232;s difficiles, voire impossibles &#224; reconqu&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si demain la gauche parvient &#224; l'en emp&#234;cher, ce ne sera pas non plus gagn&#233;, ne r&#234;vons pas ! Macron a d&#233;j&#224; annonc&#233; qu'il ne respecterait pas la r&#232;gle qui veut qu'en cas de cohabitation le leader de l'opposition soit nomm&#233; premier ministre, il nommera, quoi qu'il en soit, un ministre de son choix. Il a d&#233;j&#224; trahi &#224; de nombreuses reprises les traditions r&#233;publicaines et sans rencontrer d'opposition suffisante, il continuera et nous devrons le combattre sur plusieurs fronts &#8230; &#224; l'assembl&#233;e, dans les urnes, dans la rue &#8230; avec toutes les armes l&#233;gales, civiques et m&#233;diatiques que nous poss&#233;dons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi 20 juin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a y est, le couperet est tomb&#233; hier soir et c'est confirm&#233; ce matin ; le paysage politique de la France est d&#233;figur&#233; et cela risque de conduire &#224; des temps bien sombres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici les scores :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ensemble (coalition pr&#233;sidentielle) 38,6 % des voix 245 si&#232;ges
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La NUPES (Union des gauches) 31,6% des voix 131 si&#232;ges
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Rassemblement National 17,3 % des voix 89 si&#232;ges
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les r&#233;publicains 7 % des voix 61 si&#232;ges&lt;br class='autobr' /&gt;
51 si&#232;ges sont dispers&#233;s entre diff&#233;rents petits partis (socialistes dissidents ayant refus&#233; l'union des gauches, UDI, etc &#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Rassemblement National obtient 89 si&#232;ges &#224; l'assembl&#233;e, ce qui fait onze fois plus que lors du dernier mandat !!! Il devient le premier parti d'opposition du pays, car la NUPES n'est pas un parti mais une alliance de diff&#233;rents partis, au premier rang desquels la France insoumise n'obtient que 72 si&#232;ges. Pour eux aussi c'est une belle progression, ils n'en avaient que 17 sur le dernier mandat &#8230; mais tout de m&#234;me &#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la premi&#232;re fois l'extr&#234;me droite va constituer un groupe parlementaire qui aura le pouvoir de motion de censure et un v&#233;ritable poids dans les n&#233;gociations. Le ministre de la justice Eric Dupont Moretti (sous le couperet de plusieurs mises en examen pour corruption) a d&#233;clar&#233; hier en voyant les r&#233;sultats que le gouvernement pourrait envisager &#171; d'avancer ensemble &#187; avec le RN &#224; l'Assembl&#233;e. De quoi promettre de beaux jours &#224; la France &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau ministre de l'Agriculture Marc Fresneau d&#233;clare quand &#224; lui que la direction de la commission des finances devrait revenir au RN &#8230; Comment ? O&#249; est pass&#233; le front r&#233;publicain que l'on brandissait il y a tout juste un mois et demi ??? Envol&#233; ! Sur 61 duels gauche/extr&#234;me droite, 56 candidats d'Emmanuel Macron ont refus&#233; d'appeler &#224; voter &#224; gauche &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que, selon le r&#232;glement de l'Assembl&#233;e, la direction de cette commission des finances est attribu&#233;e au premier GROUPE d'opposition, c'est &#224; dire &#224; la formation qui a recueilli le plus de voix, ici c'est donc la NUPES et d&#233;signer le RN contre ce r&#232;glement est donc non seulement un d&#233;ni des r&#232;gles d&#233;mocratiques mais aussi un aveu de trahison terrible pour tous ceux qui ont vot&#233; macron dans l'espoir d'emp&#234;cher l'extr&#234;me droite d'acc&#233;der au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir le RN mettre la main sur cette commission serait une catastrophe car elle g&#232;re les points suivants :&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; finances publiques&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; lois de finances&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; lois de programmation des orientations pluriannuelles des finances publiques&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; contr&#244;le de l'ex&#233;cution du budget&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; fiscalit&#233; locale&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; conjoncture &#233;conomique&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; politique mon&#233;taire&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; banques&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; assurances&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; participations de l'&#201;tat&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; &lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche si la gauche obtient la pr&#233;sidence de cette commission elle pourra peut-&#234;tre influencer positivement notre politique vers une transition &#233;cologique financ&#233;e et contr&#244;l&#233;e par l'&#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, une fois annonc&#233; le plus terrible et le plus inattendu, nous pouvons passer aux bonnes nouvelles !&lt;br class='autobr' /&gt;
Macron perd sa majorit&#233; et re&#231;oit un camouflet terrible du peuple fran&#231;ais qui lui fait comprendre qu'il l'a r&#233;&#233;lu sous la contrainte et ne veut plus le laisser r&#233;gner sans partage. Le message est clair &#8230; saura-t-il l'entendre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs membres du gouvernement se font &#233;jecter comme Christophe Castaner (ministre de l'int&#233;rieur sous le mouvement des gilets jaunes et actuellement chef du parti pr&#233;sidentiel &#224; l'assembl&#233;e), Richard Ferrand (mafieux notoire enfonc&#233; jusqu'au coup dans des affaires de d&#233;tournement et corruption, qui &#233;tait jusqu'ici le pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e), Am&#233;lie de Montchalin (ministre-lobbyiste de l'&#233;cologie), Laetitia Avia (Porte parole du parti pr&#233;sidentiel, accus&#233;e de harc&#232;lement sur ses collaborateurs, insultes racistes, sexistes et homophobes &#8230;), Brigitte Bourguignon (ministre de la sant&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche reprend sa place d'opposant principal et l'on peut esp&#233;rer le retour de d&#233;bats sur l'&#233;galit&#233; sociale et l'&#233;cologie. Mais saura-t-elle rester unie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite cerise sur le g&#226;teau, Eric Zemmour et son parti de fachos font un z&#233;ro point&#233;. Aucun &#233;lu. Aucun int&#233;r&#234;t &#8230; ce qui prouve que la France n'est pas tant fasciste que f&#226;ch&#233;e. Le vote d'extr&#234;me droite est un vote contestataire mais pas profond&#233;ment raciste. Esp&#233;rons le &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et que va-t-il se passer maintenant ? Personne ne le sait &#8230; probablement un joyeux bordel ! L'Assembl&#233;e se retrouve divis&#233;e entre trois groupes irr&#233;conciliables, il va sans doute y avoir un jeu d'alliance, des trahisons de toutes parts etc &#8230; Je parierai que Yannick Jadot pourrait sortir le parti &#233;cologiste de l'union des gauches contre un poste de ministre par exemple. Les r&#233;publicains, m&#234;me s'ils d&#233;gringolent dans l'opinion publique, se retrouvent &#224; jouer les faiseurs de rois entre Macron et le RN. Il est tr&#232;s difficile &#224; ce stade de dire ce qu'il va se passer &#8230; mais il y a fort &#224; parier que les fran&#231;ais seront bient&#244;t appel&#233;s &#224; retourner aux urnes suite &#224; une dissolution de l'Assembl&#233;e. Emmanuel Macron n'a jamais &#233;t&#233; capable de partager le pouvoir, on peut donc s'attendre &#224; une crise de col&#232;re pr&#233;sidentielle et &#224; des manipulations d'opinion pour tenter de refaire le match. La guerre en Ukraine, si elle s'&#233;tendait au reste de l'Europe, pourrait lui &#234;tre d'un grand secours malheureusement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le drame de notre V &#232;me r&#233;publique, c'est qu'elle a &#233;t&#233; con&#231;ue pour laisser les pleins pouvoirs au pr&#233;sident et qu'il existe des outils l&#233;gaux pour lui permettre de passer au dessus de l'Assembl&#233;e. Il suffira donc &#224; Macron de r&#233;diger des ordonnances pr&#233;sidentielles (comme il l'a d&#233;j&#224; fait pour les lois sur le code du travail) ou de faire passer ses r&#233;formes par 49,3 (article lui permettant de se passer du vote parlementaire). Nous le connaissons suffisamment maintenant pour savoir qu'il trouvera toujours des moyens pernicieux pour contrer la censure des oppositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais moi ce que j'ai &#171; h&#226;te &#187; de voir, c'est le comportement du Rassemblement National &#8230; Devant une probl&#233;matique quelle qu'elle soit j'ai pour habitude de me demander &#171; Est-ce un bien, est-ce un mal ? &#187;. Le Rassemblement National a toujours &#233;t&#233; un parti d'opposition uniquement, ils ne proposent pas de loi, ne portent pas de projet, ils ne font que critiquer, et c'est ce qui leur a valu l'affection des classes populaires. Maintenant qu'ils ont des responsabilit&#233;s, qu'en feront ils ? Et si cette perc&#233;e au c&#339;ur du pouvoir permettait de les discr&#233;diter avant qu'ils n'arrivent &#224; d&#233;crocher la pr&#233;sidence ? C'est une possibilit&#233; &#8230; il y en a des milliers d'autres et la politique fran&#231;aise risque de ressembler de plus en plus &#224; une passionnante s&#233;rie Netflix &#8230; du moins pour ceux qui n'en subiront pas trop cruellement les cons&#233;quences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le RN en force comme jamais &#224; l'Assembl&#233;e nationale</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-RN-en-force-comme-jamais-a-l-Assemblee-nationale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-RN-en-force-comme-jamais-a-l-Assemblee-nationale</guid>
		<dc:date>2022-06-21T07:04:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Delaporte</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-06-21</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec un groupe de 89 d&#233;put&#233;s, l'extr&#234;me droite fait une progression fracassante &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Elle aura pour la premi&#232;re fois les coud&#233;es franches pour imposer ses th&#232;mes dans l'h&#233;micycle. &lt;br class='autobr' /&gt; 20 juin 2022 | tir&#233; de mediapart.fr | Photo : Marine Le Pen, entour&#233;e de Bruno Bilde et Steeve Briois &#224; la sortie de son bureau de vote &#224; H&#233;nin-Beaumont, le 19 juin 2022. &#169; Photo Franck Crusiaux / REA (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Elections-legislatives-en-France-1741-+" rel="tag"&gt;&#201;lections l&#233;gislatives en France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2022-06-21-+" rel="tag"&gt;Edition du 2022-06-21&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH86/arton53413-4a13b.png?1781289142' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec un groupe de 89 d&#233;put&#233;s, l'extr&#234;me droite fait une progression fracassante &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Elle aura pour la premi&#232;re fois les coud&#233;es franches pour imposer ses th&#232;mes dans l'h&#233;micycle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;20 juin 2022 | tir&#233; de mediapart.fr | Photo : &lt;i&gt;Marine Le Pen, entour&#233;e de Bruno Bilde et Steeve Briois &#224; la sortie de son bureau de vote &#224; H&#233;nin-Beaumont, le 19 juin 2022. &#169; Photo Franck Crusiaux / REA&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/200622/le-rn-en-force-comme-jamais-l-assemblee-nationale&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.mediapart.fr/journal/france/200622/le-rn-en-force-comme-jamais-l-assemblee-nationale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un s&#233;isme. Dimanche 19 juin, le Rassemblement national (RN) a fait une perc&#233;e fulgurante en obtenant un groupe de 89 d&#233;put&#233;s. Un r&#233;sultat que personne, au sein du parti d'extr&#234;me droite, n'osait m&#234;me esp&#233;rer ces derni&#232;res semaines, puisqu'il revient &#224; multiplier par dix le nombre de ses &#233;lus dans l'h&#233;micycle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une campagne particuli&#232;rement maladroite, le parti de Marine Le Pen s'impose finalement comme la troisi&#232;me force politique du Palais-Bourbon, la deuxi&#232;me formation d'opposition derri&#232;re la Nouvelle Union populaire &#233;cologique et sociale (Nupes), en s'offrant le luxe de devancer largement la droite Les R&#233;publicains (LR).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;&#233;lue haut la main &#224; H&#233;nin-Beaumont (Pas-de-Calais), avec 56 % des suffrages exprim&#233;s, Marine Le Pen s'est r&#233;jouie que le RN impose &lt;i&gt;&#171; un tr&#232;s puissant groupe de d&#233;put&#233;s &#224; l'Assembl&#233;e nationale qui devient ainsi un peu plus nationale&#8230; Nous devenons le groupe le plus nombreux de l'histoire de notre famille politique &#187;&lt;/i&gt;, a-t-elle rappel&#233;, malgr&#233; un mode de scrutin qu'elle juge &lt;i&gt;&#171; injuste et inadapt&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous avons atteint les trois objectifs que nous nous &#233;tions fix&#233;s : faire d'Emmanuel Macron un pr&#233;sident minoritaire, poursuivre la recomposition politique indispensable, constituer un groupe d'opposition d&#233;terminant face aux destructeurs d'en haut, la Macronie, et d'en bas, l'extr&#234;me gauche &#187;&lt;/i&gt;, s'est f&#233;licit&#233;e l'ancienne candidate &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus t&#244;t, le pr&#233;sident par int&#233;rim du parti, Jordan Bardella, s'&#233;tait dit &#171; &lt;i&gt; tr&#232;s &#233;mu &#187;&lt;/i&gt; par le score du RN.&lt;i&gt; &#171; C'est un tsunami aujourd'hui &#187;&lt;/i&gt;, a-t-il expliqu&#233; sur le plateau de TF1, peu apr&#232;s les premiers r&#233;sultats connus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 40 ans apr&#232;s avoir obtenu un groupe de 35 d&#233;put&#233;s &#224; l'Assembl&#233;e nationale, gr&#226;ce &#224; l'instauration du scrutin proportionnel par Fran&#231;ois Mitterrand, l'extr&#234;me droite r&#233;alise donc une perc&#233;e fulgurante dans un h&#233;micycle o&#249; elle a longtemps &#233;t&#233; contrainte de jouer les figurants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le RN consolide ses bastions dans les Hauts-de-France (six d&#233;put&#233;s dans le Nord et six dans le Pas-de-Calais), dans les Bouches-du-Rh&#244;ne (six d&#233;put&#233;s). Il fait aussi un carton plein dans les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, dans l'Aude ou dans l'H&#233;rault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, signe que le parti aux treize millions d'&#233;lecteurs au second tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle progresse partout, l'extr&#234;me droite fait aussi une perc&#233;e dans des territoires o&#249; elle &#233;tait jusqu'ici absente. En Gironde, elle obtient ainsi deux d&#233;put&#233;s. Elle remporte &#233;galement des si&#232;ges en Charente, en Charente-Maritime, mais aussi dans l'Eure o&#249; elle gagne quatre si&#232;ges sur cinq.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un grand nombre d'inconnus vont entrer &#224; l'Assembl&#233;e nationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratiquement tous les cadres du parti qui s'&#233;taient pr&#233;sent&#233;s sont &#233;lus : le porte-parole S&#233;bastien Chenu est r&#233;&#233;lu dans le Nord (19e circonscription) ; Jean-Philippe Tanguy, l'ancien directeur adjoint de campagne de Marine Le Pen est &#233;lu dans la Somme (4e circonscription) ; l'ancien journaliste de LCI Philippe Ballard est &#233;lu dans l'Oise (2e circonscription) ; le tr&#232;s m&#233;diatique Julien Odoul est &#233;lu dans l'Yonne (3e circonscription) ; Franck Allisio, responsable des &#171; argumentaires &#187; pendant la campagne pr&#233;sidentielle est &#233;lu dans les Bouches-du-Rh&#244;ne (12e circonscription) ;&lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/270122/marine-le-pen-et-la-presse-les-coulisses-d-une-operation-de-seduction&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la conseill&#232;re presse de Marine Le Pen Caroline Parmentier&lt;/a&gt; est &#233;lue dans le Pas-de-Calais (9e circonscription) ; Laure Lavalette, la conseill&#232;re r&#233;gionale tr&#232;s mise en avant par le parti pendant la campagne pr&#233;sidentielle, remporte un si&#232;ge dans le Var (2e circonscription) ; et le jeune tr&#233;sorier du RN K&#233;vin Pfeffer gagne en Moselle (6e circonscription).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps &#224; la t&#234;te du groupe des Horaces, le think tank de hauts fonctionnaires du RN, l'&#233;narque Herv&#233; Fabre-Aubrespy, s'incline, lui, devant le d&#233;put&#233; Ensemble sortant Mohamed Laqhila &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/230522/legislatives-dans-le-sud-le-pas-de-deux-des-identitaires-et-du-rn&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans la 11e circonscription des Bouches-du-Rh&#244;ne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alli&#233;e au RN, Emmanuelle M&#233;nard obtient l'impressionnant score de 71 % des suffrages exprim&#233;s face &#224; la candidate de la Nupes Magali Crozier-Daniel dans la 6e circonscription de l'H&#233;rault. Et Marie-France Lorho, de la Ligue du Sud, est elle aussi largement r&#233;&#233;lue dans la 4e circonscription du Vaucluse avec le soutien du RN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, parmi ce groupe de pr&#232;s de 89 d&#233;put&#233;s, beaucoup de visages inconnus, et de quasi novices en politique, vont faire leur entr&#233;e au Palais-Bourbon. Des &#233;lus qui vont, cette fois, avoir les coud&#233;es franches pour peser dans l'h&#233;micycle plus que l'extr&#234;me droite n'a jamais pu le faire sous la Ve R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir fix&#233; l'objectif modeste d'obtenir un groupe - soit 15 d&#233;put&#233;s -, Marine Le Pen avait r&#233;cemment expliqu&#233; qu'elle tablait plut&#244;t sur un groupe &lt;i&gt;&#171; d'au moins 60 d&#233;put&#233;s &#187; &lt;/i&gt; soit une &lt;i&gt;&#171; opposition de plein exercice &#187;&lt;/i&gt;, estimait-elle &lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/emmanuel-macron-en-ukraine-en-pleine-campagne-des-legislatives-marine-le-pen-denonce-un-melange-des-genres_5201233.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;jeudi sur France Inter.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec 15 d&#233;put&#233;s, le RN comptait d&#233;j&#224; obtenir plus de temps de parole, mais surtout pouvoir s'inviter dans le travail en commission, essentiel pour r&#233;ellement influencer le travail l&#233;gislatif. En parvenant &#224; franchir, largement, le seuil des 60 d&#233;put&#233;s, le RN pourra d&#233;sormais d&#233;poser des motions de censure, mais aussi saisir le Conseil constitutionnel sur des projets de loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le parti d'extr&#234;me droite, lourdement endett&#233;, ce raz-de-mar&#233;e dans les urnes constitue une providentielle bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne en terme financier. Il va permettre d'obtenir un financement public important - autour de 10 millions d'euros par an - mais aussi un soutien logistique pour, enfin, former et entretenir des cadres qui font aujourd'hui tant d&#233;faut au parti de masse qu'est devenu le RN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir impos&#233; ses th&#232;ses et ses th&#232;mes dans le d&#233;bat public pendant des ann&#233;es, et particuli&#232;rement dans la derni&#232;re campagne pr&#233;sidentielle, l'extr&#234;me droite a cette fois l'opportunit&#233; de peser directement et fortement sur le travail l&#233;gislatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lucie Delaporte&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sur fond d'abstention majoritaire, la NUPES en t&#234;te, Macron en difficult&#233;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Sur-fond-d-abstention-majoritaire-la-NUPES-en-tete-Macron-en-difficulte</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Sur-fond-d-abstention-majoritaire-la-NUPES-en-tete-Macron-en-difficulte</guid>
		<dc:date>2022-06-14T06:38:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>R&#233;volution permanente</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-06-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce dimanche soir, c'est l'abstention qui sort grande gagnante de ce premier tour des l&#233;gislatives avec pr&#232;s de 53% des inscrits. Au coude &#224; coude avec le bloc macroniste (25,8%), la NUPES (26,2%) s'impose comme la premi&#232;re opposition &#224; l'Assembl&#233;e tandis qu'Ensemble ! risque de n'obtenir qu'une majorit&#233; relative, un v&#233;ritable revers. &lt;br class='autobr' /&gt; 12 juin 2022 | tir&#233; de R&#233;volution permanente &lt;br class='autobr' /&gt; Dans le sillage des pr&#233;sidentielles, le premier tour des &#233;lections l&#233;gislatives 2022 confirme, sur fond (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Elections-legislatives-en-France-1741-+" rel="tag"&gt;&#201;lections l&#233;gislatives en France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2022-06-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2022-06-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH91/arton53275-b3e81.png?1781053370' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce dimanche soir, c'est l'abstention qui sort grande gagnante de ce premier tour des l&#233;gislatives avec pr&#232;s de 53% des inscrits. Au coude &#224; coude avec le bloc macroniste (25,8%), la NUPES (26,2%) s'impose comme la premi&#232;re opposition &#224; l'Assembl&#233;e tandis qu'Ensemble ! risque de n'obtenir qu'une majorit&#233; relative, un v&#233;ritable revers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;12 juin 2022 | tir&#233; de &lt;a href=&#034;https://www.revolutionpermanente.fr/Sur-fond-d-abstention-majoritaire-la-NUPES-en-tete-Macron-en-difficulte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volution permanente&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le sillage des pr&#233;sidentielles, le premier tour des &#233;lections l&#233;gislatives 2022 confirme, sur fond d'abstention historique (52%), la recomposition profonde du paysage politique fran&#231;ais. Si 2017 avait ouvert la voie &#224; l'effondrement des partis traditionnels LR-PS, 2022 a marqu&#233; celle de la tripartition de la vie politique divis&#233;e dor&#233;navant en trois p&#244;les : le p&#244;le de &#171; centre-droit &#187; men&#233;e par Macron, constitu&#233; de la coalition Ensemble form&#233; par LREM, le MoDem et Horizons ; le p&#244;le de &#171; gauche &#187; incarn&#233; par la NUPES, qui regroupe derri&#232;re M&#233;lenchon une nouvelle union de la gauche allant jusqu'&#224; EELV et le PS ; le p&#244;le d'extr&#234;me droite repr&#233;sent&#233; majoritairement par le RN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Abstention majoritaire : expression d'une d&#233;fiance toujours plus grande contre la classe politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans surprise, apr&#232;s une campagne des l&#233;gislatives marqu&#233;e par un tr&#232;s fort d&#233;sint&#233;r&#234;t de la part de la majorit&#233; du monde du travail, des classes populaires et de la jeunesse, l'abstention au premier tour des l&#233;gislatives atteint le niveau historique de 52,50%. S'il n'est pas nouveau que ce type de scrutin soit frapp&#233; massivement par l'abstention &#8211; de 31 % en 1993 &#224; 51,3 % en 2017 &#8211; ce nouveau record est cependant loin d'&#234;tre anodin. Avec le pr&#233;c&#233;dent record de 2017, c'est la deuxi&#232;me fois que l'abstention est majoritaire lors d'un scrutin national dans l'histoire de la V&#232;me R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette abstention est l'expression suppl&#233;mentaire d'une d&#233;fiance toujours grandissante envers la classe politique. En effet, pr&#232;s de 40 % de la population jugent l'Assembl&#233;e nationale n'est &#171; pas utile &#187;, selon une enqu&#234;te command&#233;e par l'institution elle-m&#234;me en novembre 2021, soit 27 points de plus qu'en 1985. Elle signe un cran suppl&#233;mentaire dans le discr&#233;dit des institutions sur fond de crise de r&#233;gime ouverte depuis les ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le macronisme en difficult&#233;, &#233;chec relatif du RN, LR en chute&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Macron, l'enjeu de ces &#233;lections l&#233;gislatives est cl&#233;. R&#233;&#233;lu en avril avec une faible l&#233;gitimit&#233;, le fait d'obtenir une majorit&#233; relative ou faible majorit&#233; absolue jouera un r&#244;le crucial pour la suite du quinquennat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue, le score de 25,8% obtenu par la coalition Ensemble ! s'il lui permet potentiellement de conserver la majorit&#233; des si&#232;ges (entre 270 et 310) &#224; l'Assembl&#233;e nationale, comporte un risque majeur de ne pas obtenir de majorit&#233; absolue. Or, la configuration de l'Assembl&#233;e nationale sera d&#233;terminante en interne &#224; la coalition Ensemble !/MODEM/Horizons, o&#249; la faiblesse du macronisme pourrait &#234;tre utilis&#233;e par Edouard Philippe comme Fran&#231;ois Bayrou, particuli&#232;rement malmen&#233;s dans la constitution du gouvernement Macron II et lors de la r&#233;partition des circonscriptions aux l&#233;gislatives. Cela se combine aux vell&#233;it&#233; d'Edouard Philippe de succ&#233;der &#224; Emmanuel Macron. En externe, elle rendra probablement des alliances et des compromis avec LR n&#233;cessaires &#224; la macronie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233; deuxi&#232;me lors des &#233;lections pr&#233;sidentielles, le RN, qui tablait sur l'obtention d'une centaine de si&#232;ges, subit un &#233;chec relatif. Le parti de Marine Le Pen obtient 19,1% (+7%) des suffrages, ce qui repr&#233;senterait de 15 &#224; 30 si&#232;ges &#224; l'Assembl&#233;e. La question reste de savoir s'il sera en capacit&#233; de constituer un groupe parlementaire, qui n&#233;cessite quinze d&#233;put&#233;s au minimum. Des r&#233;sultats en-de&#231;&#224; de leurs bons scores aux &#233;lections pr&#233;sidentielles, notamment li&#233;s &#224; l'abstention tr&#232;s importante de la base &#233;lectorale du RN, en particulier au sein des couches populaires, &#224; l'absence de campagne nationale, mais aussi aux contradictions structurelles du RN, &#224; son &#233;lectorat volatile et &#224; son manque d'implantation au sein des territoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour LR (11.10%), parti qui incarne la droite traditionnelle, le premier tour des l&#233;gislatives s'inscrit dans la continuit&#233; de leur &#233;chec cuisant aux pr&#233;sidentielle, o&#249; Val&#233;rie P&#233;cresse n'a m&#234;me pas r&#233;ussi &#224; atteindre les 5%. LR passe de la premi&#232;re force d'opposition &#224; l'Assembl&#233;e nationale, avec 97 si&#232;ges, &#224; un faible groupe parlementaire, avec potentiellement de 33 &#224; 53 si&#232;ges. Pour autant, le parti, dont la direction appelle pour l'instant &#224; ne voter au second tour ni pour LREM, ni pour le RN, pourrait profiter de la faiblesse du macronisme pour monnayer son soutien &#224; la coalition Ensemble ! et pr&#233;server son existence sur la sc&#232;ne politique nationale.&lt;br class='autobr' /&gt;
NUPES : une victoire en termes de pourcentages, en d&#233;pit d'une abstention record&lt;br class='autobr' /&gt;
Les excellents r&#233;sultats de la NUPES (26,2%) au premier tour confirment son statut de premi&#232;re opposition face aux bloc macronien, avec la possibilit&#233; d'obtenir de 170 &#224; 220 si&#232;ges &#224; l'Assembl&#233;e, en &#233;tant pr&#233;sents dans plus de 500 circonscriptions au second tour. Un score qui fait de la coalition de gauche le vainqueur, en termes de pourcentages, de ce premier tour, et qui lui permettrait de multiplier par trois sa pr&#233;sence dans l'h&#233;micycle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, ce score renforce les attentes autour de la NUPES, qui a fait de la perspective de voir &#171; M&#233;lenchon premier ministre &#187; l'objectif &#224; atteindre. A tel point que le leader Insoumis lui-m&#234;me ne s'est pas pr&#233;sent&#233;e aux l&#233;gislatives. Pour autant, la perspective reste un objectif qui sera difficile &#224; atteindre du fait des m&#233;canismes de la Ve R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette victoire, le pari de poursuivre la dynamique des Pr&#233;sidentielles, en mobilisant les quartiers populaires et, plus largement, les abstentionnistes, en faveur d'une mobilisation large autour du vote NUPES, reste en-de&#231;&#224; de ce qu'aurait pu esp&#233;rer la coalition de gauche. En Seine-Saint-Denis, la participation n'atteint pas les 30%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, le succ&#232;s de la NUPES pourrait pousser LREM, du fait de sa faible assise parlementaire, &#224; devoir s'entendre avec la droite traditionnelle, incarn&#233;e par LR. Ce qui risque de limiter la capacit&#233;s de la NUPES &#224; jouer la strat&#233;gie de &#171; gu&#233;rilla parlementaire &#187;, par le biais d'amendements et de contre-amendements. Une strat&#233;gie en d&#233;finitive incapable de stopper le projet de guerre sociale du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers un deuxi&#232;me tour d&#233;cisif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second tour ne fera l'objet que d'une poign&#233;e de triangulaires. Du fait de l'abstention record, la possibilit&#233; de r&#233;unir 12,5% des inscrits a rendu cette configuration exceptionnel. D&#233;j&#224; en 2017, une seule circonscription s'&#233;tait retrouv&#233;e avec trois candidats au second tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la majorit&#233; des circonscription, le deuxi&#232;me tour sera ainsi un duel entre Ensemble ! et la NUPES. Dans ce contexte, l'un des enjeux pour Macron va &#234;tre de convaincre les &#233;lecteurs de droite du &#171; vote utile &#187; face &#224; la NUPES. C'est en ce sens que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a cherch&#233; &#224; diaboliser M&#233;lenchon, autour de la crainte du &#171; p&#233;ril rouge &#187; et de l'ins&#233;curit&#233;, autour de ses d&#233;clarations sur la police. Une dynamique appel&#233;e &#224; s'approfondir d'ici le second tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de M&#233;lenchon, la question de la mobilisation des abstentionnistes sera &#224; nouveau centrale pour r&#233;ussir &#224; obtenir le maximum de si&#232;ges. Il pourrait potentiellement revenir &#224; un discours s'adressant aux &#171; f&#226;ch&#233;s pas fachos &#187;, dans le but de mobiliser autour du vote anti-Macron une partie des &#233;lecteurs du RN, tout en continuant &#224; mobiliser le &#171; peuple de gauche &#187; qui constitue la majorit&#233; de sa base sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second tour s'annonce riche en incertitudes. En premier lieu pour Emmanuel Macron, qui joue sa majorit&#233; absolue &#224; l'Assembl&#233;e nationale, tandis que la NUPES devra transformer l'essai pour constituer l'opposition parlementaire la plus large possible. L'issue de ce scrutin sera une des variable d&#233;terminante pour r&#233;pondre &#224; la question : o&#249; ira le macronisme ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L&#233;gislatives : l'extr&#234;me droite &#224; un niveau historique</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Legislatives-l-extreme-droite-a-un-niveau-historique</link>
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		<dc:date>2022-06-14T06:37:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Delaporte</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-06-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; une campagne atone, le Rassemblement national sauve les meubles en se maintenant dans pr&#232;s de deux cents circonscriptions. S'il ne profite pas de la dynamique de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, le parti de Marine Le Pen est quasiment assur&#233; d'avoir enfin un groupe au Palais-Bourbon. &#201;ric Zemmour et ses candidats, eux, sont ray&#233;s de la carte. &lt;br class='autobr' /&gt; 13 juin 2022 | tir&#233; de mediapart.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
Au terme d'une campagne poussive, le Rassemblement national (RN) a, comme attendu, tr&#233;buch&#233; sur la marche des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; une campagne atone, le Rassemblement national sauve les meubles en se maintenant dans pr&#232;s de deux cents circonscriptions. S'il ne profite pas de la dynamique de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, le parti de Marine Le Pen est quasiment assur&#233; d'avoir enfin un groupe au Palais-Bourbon. &#201;ric Zemmour et ses candidats, eux, sont ray&#233;s de la carte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;13 juin 2022 | tir&#233; de &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/130622/legislatives-l-extreme-droite-un-niveau-historique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mediapart.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme d'une campagne poussive, le Rassemblement national (RN) a, comme attendu, tr&#233;buch&#233; sur la marche des l&#233;gislatives - un scrutin traditionnellement tr&#232;s compliqu&#233; pour le parti d'extr&#234;me droite. Malgr&#233; son score historique de 42 % au second tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, le RN a pris de plein fouet l'union de la gauche en arrivant troisi&#232;me au niveau national avec 19 % des suffrages exprim&#233;s, sensiblement derri&#232;re Ensemble et la Nupes (Nouvelle Union populaire &#233;cologique et sociale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scrutin apr&#232;s scrutin, le RN poursuit n&#233;anmoins sa progression, puisque son score est d'environ 6 points sup&#233;rieur &#224; celui de 2017. La capacit&#233; du parti de Marine Le Pen, qui ne comptait que huit d&#233;put&#233;s sous la pr&#233;c&#233;dente l&#233;gislature, d'obtenir un groupe est quasiment acquise. Il est ainsi pr&#233;sent au second tour dans plus de deux cents circonscriptions. C'est deux fois plus qu'il y a cinq ans &#8211; le FN avait pu se maintenir dans 110 circonscriptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jordan Bardella, pr&#233;sident par int&#233;rim du RN, a imm&#233;diatement invit&#233; ses &#233;lecteurs &#171; au sursaut &#187; pour le second tour, face &#224; la forte abstention. Dans toutes les circonscriptions o&#249; se jouera un duel entre Ensemble et la Nupes, Marine Le Pen a quant &#224; elle invit&#233; &#171; les &#233;lecteurs &#224; ne pas choisir entre les destructeurs d'en haut et les destructeurs d'en bas &#187;, expliquant que &#171; l'Assembl&#233;e nationale n'est ni une salle de march&#233;, ni une ZAD &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les candidats en bonne position pour entrer au Palais-Bourbon, ceux qui se pr&#233;sentent dans les Hauts-de-France sont une nouvelle fois en force. Il y a cinq ans, 5 d&#233;put&#233;s sur 8 &#233;taient issus de cette r&#233;gion. Marine Le Pen est grande favorite &#224; sa r&#233;&#233;lection avec 55 % des suffrages exprim&#233;s dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Bruno Bilde, qui obtient 41 %, est largement devant le candidat de la Nupes J&#233;r&#244;me Darras (29,47 %) dans la 12e. Il devrait lui aussi &#234;tre r&#233;&#233;lu sans encombre. Tout comme S&#233;bastien Chenu, en tr&#232;s bonne place avec 44,4 % des suffrages exprim&#233;s dans la 19e circonscription du Nord, loin devant Patrick Soloch, le candidat Nupes (25,6 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les sortants en bonne position&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours dans les Hauts-de-France, l'attach&#233;e de presse de Marine Le Pen, Caroline Parmentier, obtient 33 % des suffrages exprim&#233;s et arrive dix points devant la d&#233;put&#233;e sortante MoDem Marguerite Deprez-Audebert &#224; B&#233;thune (Pas-de-Calais). L'ancien directeur adjoint de campagne de Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy se hisse en t&#234;te dans la 4e circonscription de la Somme, avec 32,45 % des suffrages exprim&#233;s, devant le d&#233;put&#233; sortant de la majorit&#233; pr&#233;sidentielle, Jean Claude Leclabart (25,10 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancien journaliste de LCI Philippe Ballard, un des porte-parole de la campagne, se qualifie pour le second tour dans l'Oise avec 34 % des suffrages exprim&#233;s, devant Chanez Herbanne, candidate Horizons, le parti d'&#201;douard Philippe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chez les sortants, Emmanuelle M&#233;nard, soutenue en 2017 par le FN, mais cette ann&#233;e partie sans &#233;tiquette ni candidat RN en face, recueille 46 % des suffrages exprim&#233;s, laissant loin derri&#232;re elle la candidate de la Nupes, Magali Crozier-Daniel (16,5 %). Elle devrait retrouver les bancs de l'Assembl&#233;e nationale dimanche prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;galement en bonne position, le conseiller r&#233;gional de Bourgogne Julien Odoul arrive en t&#234;te dans la 3e circonscription de l'Yonne avec 35,17 % des suffrages exprim&#233;s, devan&#231;ant la d&#233;put&#233;e sortante macroniste Mich&#232;le Crouzet (21,52 %). Dans les Bouches-du-Rh&#244;ne, Marseille except&#233;, le RN arrive en t&#234;te dans 5 des 9 circonscriptions. Le transfuge du parti Les R&#233;publicains (LR) Franck Allisio recueille 36,3 % des suffrages exprim&#233;s, devant le d&#233;put&#233; LR sortant &#201;ric Diard (29,8 %) dans la 12e circonscription. La conseill&#232;re sant&#233; de Marine Le Pen, l'eurod&#233;put&#233;e Jo&#235;lle M&#233;lin devance, elle, la candidate de la Nupes avec 24,8 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reconqu&#234;te &#233;limin&#233; partout&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur une terre de conqu&#234;te pour le RN, Edwige Diaz, d&#233;l&#233;gu&#233;e d&#233;partementale du parti d'extr&#234;me droite, arrive en t&#234;te au premier tour dans la 11e circonscription de Gironde, o&#249; elle obtient un confortable score de 39,42 %, devant V&#233;ronique Hammerer, la d&#233;put&#233;e macroniste sortante (27 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Preuve que faire une bonne campagne n'est pas forc&#233;ment n&#233;cessaire au RN, tant son socle &#233;lectoral est solide, les candidats novices, qui se sont ridiculis&#233;s sur les plateaux t&#233;l&#233;, parviennent tous &#224; franchir la barre du second tour. Sophie Carnicer, candidate dans la 2e circonscription du Territoire de Belfort, qui avait admis n'avoir &#171; pas pr&#233;par&#233; &#187; son d&#233;bat de campagne, arrive en deuxi&#232;me position avec 19 % des suffrages exprim&#233;s. &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/090622/legislatives-la-campagne-ratee-du-rassemblement-national&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;De fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale&lt;/a&gt;, le parti d'extr&#234;me droite est pass&#233; largement &#224; c&#244;t&#233; de cette campagne qu'il avait d&#233;cr&#233;t&#233;e, d&#232;s le d&#233;part, perdue d'avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Reconqu&#234;te, en revanche, la claque est s&#233;v&#232;re. Tous leurs candidats sont &#233;limin&#233;s d&#232;s le premier tour. &#201;ric Zemmour, qui s'&#233;tait pr&#233;sent&#233; &#224; Saint-Tropez (Var), arrive juste derri&#232;re le candidat du RN Philippe Lottiaux et derri&#232;re la candidate d'Ensemble. La &#171; prise de guerre &#187; Guillaume Peltier, ex-vice-pr&#233;sident de LR, qui se repr&#233;sentait dans sa circonscription du Loir-et-Cher, mais cette fois sous l'&#233;tiquette zemmouriste, arrive en cinqui&#232;me position avec 13 % des suffrages exprim&#233;s. Le pr&#233;sident de G&#233;n&#233;ration Zemmour, le m&#233;diatique Stanislas Rigault, est quant &#224; lui &#233;limin&#233; avec 10,54 % des suffrages exprim&#233;s dans la 2e circonscription du Vaucluse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'extr&#234;me droite fait son meilleur score aux &#233;lections l&#233;gislatives, ce qui doit nous rappeler qu'elle a un ancrage solide dans les territoires et qu'elle ne sera pas balay&#233;e en une ou deux &#233;lections&lt;/i&gt;, analyse le chercheur sp&#233;cialiste de l'extr&#234;me droite Ugo Palheta. &lt;i&gt;Mais il y a deux mois on pouvait imaginer que le RN aurait beaucoup plus de d&#233;put&#233;s, et la raison principale de cet &#233;chec, c'est qu'il y a une gauche unie, sous l'h&#233;g&#233;monie d'une gauche de rupture pour affronter le RN sur le plan de la radicalit&#233; et de l'opposition politique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lucie Delaporte&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soutien aux candidatEs de rupture de la NUPES, candidatures autonomes : le positionnement du NPA pour les l&#233;gislatives</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Soutien-aux-candidatEs-de-rupture-de-la-NUPES-candidatures-autonomes-le</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Soutien-aux-candidatEs-de-rupture-de-la-NUPES-candidatures-autonomes-le</guid>
		<dc:date>2022-06-07T07:05:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-06-07</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les 12 et 19 juin ont lieu des &#233;lections l&#233;gislatives importantes. Pour Macron, &#233;lu avec des scores historiquement bas, l'objectif est de maintenir une majorit&#233; lui permettant de continuer &#224; servir la classe dominante. Derri&#232;re l'annonce de grandes priorit&#233;s en faveur du pouvoir d'achat ou de la sant&#233;, se cachent en r&#233;alit&#233; de nouveaux reculs sociaux, notamment l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite. LR et l'extr&#234;me droite ne s'opposent pas &#224; Macron, souhaitant simplement conserver ou &#233;tendre leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Elections-legislatives-en-France-1741-+" rel="tag"&gt;&#201;lections l&#233;gislatives en France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2022-06-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2022-06-07&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L123xH150/arton53201-a155c.png?1785128035' class='spip_logo spip_logo_right' width='123' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les 12 et 19 juin ont lieu des &#233;lections l&#233;gislatives importantes. Pour Macron, &#233;lu avec des scores historiquement bas, l'objectif est de maintenir une majorit&#233; lui permettant de continuer &#224; servir la classe dominante. Derri&#232;re l'annonce de grandes priorit&#233;s en faveur du pouvoir d'achat ou de la sant&#233;, se cachent en r&#233;alit&#233; de nouveaux reculs sociaux, notamment l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite. LR et l'extr&#234;me droite ne s'opposent pas &#224; Macron, souhaitant simplement conserver ou &#233;tendre leur place dans l'h&#233;micycle, en esp&#233;rant engranger les fruits pourris de la politique antisociale et autoritaire du macronisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;31 mai 2022 | tir&#233; du site Europe solidaire sans fronti&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article62688&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article62688&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les affaiblir, y compris par les &#233;lections, est donc un enjeu important afin de mettre notre camp social, le monde du travail, en meilleure position pour d&#233;velopper les mobilisations, construire une gauche de combat, vers une alternative anticapitaliste. Il faut essayer de battre Macron, la droite et de l'extr&#234;me droite, en faisant &#233;lire le maximum de d&#233;put&#233;Es de gauche en rupture avec les politiques antisociales et lib&#233;rales. Nous soutenons donc les candidatures pour une gauche de combat, en rupture avec le social-lib&#233;ralisme, pour faire entendre les classes populaires et leur donner confiance dans leur capacit&#233; &#224; se mobiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la raison pour laquelle, dans la grande majorit&#233; des circonscriptions, nous appelons &#224; soutenir et &#224; voter pour les candidatEs de la Nouvelle Union populaire &#233;cologique et sociale. Dans plus de 70 circonscriptions o&#249; existent des comit&#233;s du NPA, ce soutien se traduit du simple appel public &#224; voter pour la candidature locale de la NUPES jusqu'&#224; la participation des militantEs anticapitalistes &#224; la campagne commune. C'est par exemple le cas dans l'Est parisien autour des candidatures de Danielle Simonnet ou de Sarah Legrain, ou en Moselle autour de Charlotte Leduc et Lisa Lahore, ainsi que dans bien d'autres endroits o&#249; le NPA m&#232;ne campagne avec le mat&#233;riel de la NUPES ou autour de son mat&#233;riel propre d'appel au vote. Ce soutien se fait sans taire nos critiques et surtout nos propositions pour une programme de rupture, s'appuyant sur des incursions dans la propri&#233;t&#233; priv&#233;e capitaliste, le combat contre toute forme de r&#233;pression, et pour que la coalition ne se r&#233;sume pas &#224; une union &#233;lectorale mais serve &#224; construire des luttes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans d'autres circonscriptions, face &#224; des candidats labellis&#233;s NUPES mais qui sont issus du Parti socialiste, voire anciens macronistes, nous menons campagne, l&#224; o&#249; elles existent, autour de candidatures alternatives, issues du NPA ou de cadres unitaires regroupant des militantEs anticapitalistes, du mouvement social, f&#233;ministe, antiraciste ou antifasciste&#8230; Ainsi, le NPA est partie prenante de la candidature de Rapha&#235;l Arnault, ancien porte-parole de la Jeune Garde antifasciste, dans la deuxi&#232;me circonscription du Rh&#244;ne, face &#224; Hubert Julien-Lafferi&#232;re, l'ex-macroniste revenu au PS et officiellement investi par la NUPES. C'est aussi le cas dans la troisi&#232;me circonscription de Charente, avec la candidature d'Alexandre Raguet, face &#224; Marie-Pierre No&#235;l, PS investie par la NUPES, et &#224; J&#233;r&#244;me Lambert, un PS dissident r&#233;actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans six circonscriptions (Hauts-de-Seine 1-3-5-11, Gironde 3 et Moselle 3), la majorit&#233; de la section locale du NPA a fait le choix de pr&#233;senter des candidatures ne s'inscrivant pas dans l'orientation nationale du NPA et en cons&#233;quence non valid&#233;es par l'instance de direction. Dans ces endroits, contre ces candidatures, nous appelons &#224; faire &#233;lire les candidatEs de rupture pr&#233;sent&#233;s par la NUPES, notamment Lo&#239;c Prud'homme (LFI) en Gironde et Elsa Faucillon (PCF) dans les Hauts-de-Seine, tous deux d&#233;put&#233;Es sortants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il existe quelques circonscriptions particuli&#232;res o&#249;, en fonction de situations li&#233;es &#224; la place prise par l'&#201;tat fran&#231;ais, sa politique oppressive face &#224; des faits nationaux ou coloniaux, le NPA appelle &#224; voter pour des candidatures portant un projet d'&#233;mancipation sociale et d'autonomie ou d'ind&#233;pendance. C'est le cas en Guyane (Jean-Victor Castor, candidat MDES dans la 1re circonscription, et Christophe Yanuwana Pierre, candidat ind&#233;pendant dans la 2e), en Martinique (Marcel Sellaye, candidat pour RESPE sur la deuxi&#232;me circonscription) et au Pays basque (avec un soutien aux trois candidatures pr&#233;sent&#233;es par Euskal Herria Bai dans les 4e, 5e et 6e circonscriptions).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montreuil, le 31 mai 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;12 candidatures ind&#233;pendantes pr&#233;sent&#233;es ou soutenues par le NPA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gironde : 1, 4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hauts-de-Seine : 2, 4, 9, 10&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seine-Saint-Denis : 8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas-de-Calais : 4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charente : 3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rh&#244;ne : 2, 3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bouches-du-Rh&#244;ne : 16&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soutien aux candidatures de la Nouvelle Union populaire &#233;cologique et sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aquitaine&lt;br class='autobr' /&gt;
Gironde : 3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bretagne&lt;br class='autobr' /&gt;
Finist&#232;re : appel g&#233;n&#233;ral de soutien&lt;br class='autobr' /&gt;
Ille-et-Vilaine : 1, 4, 5, 6, 7&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eure-et-Loir&lt;br class='autobr' /&gt;
Cher : 3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franche-Comt&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Doubs : 3, 4&lt;br class='autobr' /&gt;
Jura : 1, 2, 3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;le-de-France&lt;br class='autobr' /&gt;
Paris : 3, 9, 15, 16, 17, 18&lt;br class='autobr' /&gt;
92 : 1&lt;br class='autobr' /&gt;
93 : 1, 7, 9&lt;br class='autobr' /&gt;
94 : 1, 2, 3, 4, 7, 8, 10&lt;br class='autobr' /&gt;
95 : 1, 5, 8, 10&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Occitanie&lt;br class='autobr' /&gt;
Pyr&#233;n&#233;es-Orientales : 1, 2, 4&lt;br class='autobr' /&gt;
Haute-Garonne : 1, 2, 3, 4, 5, 7&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normandie&lt;br class='autobr' /&gt;
Orne : 2, 3&lt;br class='autobr' /&gt;
Seine-Maritime : 1, 3, 4, 5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nord-Pas-de-Calais&lt;br class='autobr' /&gt;
Nord : 1, 2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Picardie&lt;br class='autobr' /&gt;
Oise : 1, 2, 3, 4, 5, 7&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorraine&lt;br class='autobr' /&gt;
Moselle : 2, 3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pays de la Loire&lt;br class='autobr' /&gt;
Loire Atlantique : 2, 3, 8&lt;br class='autobr' /&gt;
Maine-et-Loire : 1, 2, 3, 4, 5, 6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poitou-Charente&lt;br class='autobr' /&gt;
Charente : 1, 2&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux-S&#232;vres : 1, 2&lt;br class='autobr' /&gt;
Vienne : 2, 3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rh&#244;ne-Alpes&lt;br class='autobr' /&gt;
Rh&#244;ne : 7, 14&lt;br class='autobr' /&gt;
Autres soutiens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pyr&#233;n&#233;es-Atlantiques&lt;br class='autobr' /&gt;
Trois candidatures pr&#233;sent&#233;es par Euskal Herria Bai (EH Bai), 4, 5, 6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martinique&lt;br class='autobr' /&gt;
Marcel Sellaye (RESPE / Groupe r&#233;volution socialiste), 2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guyane&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Victor Castor (Mouvement de d&#233;colonisation et d'&#233;mancipation sociale), 1&lt;br class='autobr' /&gt;
Christophe Yanuwana Pierre, 2&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le programme &#233;conomique de la Nupes est-il s&#233;rieux ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-programme-economique-de-la-Nupes-est-il-serieux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-programme-economique-de-la-Nupes-est-il-serieux</guid>
		<dc:date>2022-06-07T07:05:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Romaric Godin</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-06-07</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'annonce de l'accord &#233;lectoral &#224; gauche, une offensive conservatrice doute de la faisabilit&#233; de son &#171; programme partag&#233; &#187; en oubliant le manque de s&#233;rieux des programmes concurrents. Mais la cl&#233; de la r&#233;ussite d'un tel programme sera la constitution d'un socle politique solide. &lt;br class='autobr' /&gt; 1 juin 2022 | tir&#233; de mediapart.fr-20220601&amp;M_BT=733272004833] &lt;br class='autobr' /&gt;
Le programme &#233;conomique de la Nouvelle Union populaire &#233;cologique et sociale (Nupes) est-il s&#233;rieux ? Ses grandes propositions, de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Elections-legislatives-en-France-1741-+" rel="tag"&gt;&#201;lections l&#233;gislatives en France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2022-06-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2022-06-07&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH96/arton53202-0b417.png?1785128035' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'annonce de l'accord &#233;lectoral &#224; gauche, une offensive conservatrice doute de la faisabilit&#233; de son &#171; programme partag&#233; &#187; en oubliant le manque de s&#233;rieux des programmes concurrents. Mais la cl&#233; de la r&#233;ussite d'un tel programme sera la constitution d'un socle politique solide.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1 juin 2022 | tir&#233; de &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/010622/le-programme-economique-de-la-nupes-est-il-serieux?utm_source=20220601&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=QUOTIDIENNE&amp;utm_content=&amp;utm_term=&amp;xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mediapart.fr&lt;/a&gt;-20220601&amp;M_BT=733272004833]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme &#233;conomique de la Nouvelle Union populaire &#233;cologique et sociale (Nupes) est-il s&#233;rieux ? Ses grandes propositions, de la planification &#224; la retraite &#224; 60 ans en passant par le blocage des prix, sont-elles &#171; faisables &#187; ? Depuis que l'accord &#233;lectoral a vu le jour, les offensives des &#233;conomistes orthodoxes et des commentateurs &#171; &#233;conomiques &#187; visent &#224; rendre illusoire l'int&#233;gralit&#233; du programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est d'autant plus remarquable que la base de ce programme, celui de l'Union populaire de Jean-Luc M&#233;lenchon, n'avait pas eu, lors de la campagne pr&#233;sidentielle, l'honneur de telles attaques et avait &#233;t&#233; publi&#233;e, &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/economie/140322/chiffrage-du-programme-la-strategie-du-serieux-de-melenchon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;malgr&#233; un chiffrage pr&#233;cis&lt;/a&gt;, dans une certaine indiff&#233;rence. Mais puisque cette alliance pose un d&#233;fi politique &#224; la majorit&#233; conservatrice sortante, les vieux r&#233;flexes reprennent le dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il ne saurait &#234;tre question de rejeter le questionnement sur la faisabilit&#233; du programme de la Nupes. Ce serait nier les &#233;checs pass&#233;s de la gauche qui p&#232;sent lourdement aujourd'hui dans les choix et les d&#233;sillusions des &#233;lecteurs. On ne peut se contenter de dire que la Nupes aurait raison par principe et serait capable de mettre en &#339;uvre ce programme en ignorant ce qui s'est pass&#233; en France en 1981, en Allemagne en 2003 et en Gr&#232;ce en 2015. Il faut donc se confronter concr&#232;tement &#224; cette question du r&#233;alisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux visions oppos&#233;es de l'&#233;conomie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la premi&#232;re question qui se pose est celle des cons&#233;quences imm&#233;diates de la mise en place du programme de la Nupes. Ce dernier projette de mettre en &#339;uvre une s&#233;rie de mesures rapidement : Smic &#224; 1 500 euros, hausse de 10 % du point d'indice des fonctionnaires, retraite &#224; 60 ans, premiers investissements massifs de transition &#233;cologique. Dans le chiffrage pr&#233;sent&#233;, ces mesures permettraient de soutenir la demande dans le pays et donc de cr&#233;er un cercle vertueux alliant croissance et emplois. Cette vision est &#233;videmment contest&#233;e par le camp conservateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://tnova.fr/democratie/politique-institutions/politique-economique-a-gauche-la-grande-peur-de-gagner/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dans une note r&#233;cente&lt;/a&gt; r&#233;dig&#233;e pour Terra Nova et l'Institut Montaigne, Guillaume Hannezo estime que les d&#233;penses engag&#233;es seraient telles que la France perdrait in&#233;vitablement l'acc&#232;s aux march&#233;s. La banqueroute serait alors in&#233;vitable et conduirait &#224; une aust&#233;rit&#233; s&#233;v&#232;re pour pouvoir retrouver la possibilit&#233; de se refinancer sur les march&#233;s. In&#233;vitablement, les &#233;pouvantails de la Gr&#232;ce et de 1981 sont agit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon a r&#233;pondu en d&#233;tail &#224; cette note &lt;a href=&#034;https://melenchon.fr/2022/05/29/contre-le-programme-nupes-un-contre-chiffrage-tres-bricole/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur son blog&lt;/a&gt;, ce qui a conduit &#224; une &lt;a href=&#034;https://tnova.fr/economie-social/finances-macro-economie/reponses-aux-commentaires-de-j-l-melenchon-sur-lanalyse-du-programme-economique-de-la-nupes/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;nouvelle r&#233;ponse&lt;/a&gt; de Terra Nova le 1er juin. Globalement, ce d&#233;bat s'organise autour de deux logiques diam&#233;tralement oppos&#233;es. Du c&#244;t&#233; de Terra Nova, la logique est celle du consensus n&#233;olib&#233;ral dominant. L'institut revendique une vision mon&#233;tariste qui lie directement l'inflation &#224; la quantit&#233; de monnaie &#233;mise et une vision n&#233;oclassique o&#249; l'&#233;conomie revient en permanence &#224; une forme d'&#233;quilibre g&#233;n&#233;ral par l'ajustement des prix. Pour Terra Nova, l'&#233;pargne doit donc &#234;tre un pr&#233;alable &#224; l'investissement et il s'ensuit que la politique de l'offre est la seule possible. On a l&#224; toutes les figures du conservatisme &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme de la Nupes, lui, repose sur une logique dite &#171; post-keyn&#233;sienne &#187; o&#249; l'investissement est un pr&#233;alable et une condition &#224; la croissance et &#224; l'&#233;pargne. Or cet investissement d&#233;pend des anticipations de demande. Pour reprendre les termes de l'&#233;conomiste polonais Micha&#322; Kalecki : &#171; Les capitalistes gagnent ce qu'ils d&#233;pensent. &#187; En soutenant la demande, on soutient donc toute l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de cette divergence de logique conduisent naturellement &#224; des sc&#233;narios diff&#233;rents. Cette diff&#233;rence se cristallise dans le d&#233;bat autour du &#171; multiplicateur &#187;, autrement dit de l'effet d'entra&#238;nement de la relance pr&#233;vue par la Nupes sur le PIB. Pour Terra Nova, ce multiplicateur serait de 0,8, autrement dit, la relance cr&#233;erait moins d'activit&#233; que ce que l'on d&#233;pensera. Pour 1 000 euros vers&#233;s, l'effet sur le PIB serait de 800 euros, ce qui, finalement, creuserait le d&#233;ficit. De plus, l'institut pr&#233;tend que l'effet multiplicateur s'amenuise au fil du temps sous l'effet de l'ajustement des prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la Nupes, on d&#233;fend un multiplicateur de 1,18, ce qui est assez mod&#233;r&#233; dans une logique post-keyn&#233;sienne, mais qui est suffisant pour assurer une nette reprise de l'activit&#233;. D'autant que, dans ce mod&#232;le, la hausse de la demande soutient les anticipations des capitalistes et donc la croissance dans le temps. L'ajustement ne se fait donc pas &#224; la baisse comme dans le cas pr&#233;c&#233;dent et, de fait, m&#234;me Terra Nova dans sa r&#233;ponse doit admettre l&#224; une diff&#233;rence th&#233;orique fondamentale.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;tonnant de contester une relance par la demande ayant un multiplicateur de 0,8 et de saluer un plan de relance de l'offre ayant le m&#234;me multiplicateur.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais alors qui a raison ? On ne peut &#233;videmment &#233;mettre que des hypoth&#232;ses. Mais le multiplicateur avanc&#233; par Terra Nova ne semble pas tr&#232;s solide. Ce niveau de 0,8 &#233;tait en effet celui, de l'aveu m&#234;me de Bercy, du pseudo-&#171; plan de relance &#187; d'Emmanuel Macron de 2020 de 100 milliards d'euros. Or ce plan &#233;tait centr&#233; sur une &#171; politique de l'offre &#187;, avait assur&#233; Bruno Le Maire : il s'agissait principalement de subventions et de soutiens au capital, les aides &#224; la demande &#233;tant limit&#233;es &#224; 600 millions d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela pose donc deux difficult&#233;s. D'abord, il est &#233;tonnant de contester une relance par la demande ayant un multiplicateur de 0,8 et de saluer un plan de relance de l'offre ayant le m&#234;me multiplicateur. Sauf &#233;videmment &#224; chercher &#224; justifier la destination des fonds vers certaines classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, ce sont bien les politiques de l'offre qui conduisent au creusement du d&#233;ficit, pr&#233;cis&#233;ment en raison de ce faible multiplicateur budg&#233;taire. Elles sont inefficaces et co&#251;tent donc cher au budget fran&#231;ais. Ce fait est d'ailleurs confirm&#233; par les comit&#233;s d'&#233;valuation du &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/091018/cice-une-evaluation-biaisee?onglet=full&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CICE&lt;/a&gt; et de la &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/economie/141021/le-ruissellement-voulu-par-macron-ete-evalue-il-profite-bien-aux-plus-riches/commentaires&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#233;forme de la fiscalit&#233; du capital&lt;/a&gt; dont les &#233;conomistes en chaire refusent de reconna&#238;tre les cons&#233;quences. Ce sont donc ces politiques qui menaceraient r&#233;ellement la stabilit&#233; budg&#233;taire du pays, si cette menace &#233;tait une v&#233;ritable mesure du risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, les &#233;tudes empiriques ont montr&#233; que le multiplicateur est d'autant plus fort qu'il concerne des mesures de redistribution des richesses. Pour une raison simple : les plus pauvres d&#233;pensent davantage les sommes &#224; leur disposition. Or ce sont ces d&#233;penses qui sont au c&#339;ur de la relance propos&#233;e par la Nupes avec une politique sociale &#233;largie (progressivit&#233; fiscale, garantie autonomie des jeunes, droit au logement, garantie dignit&#233;, garantie d'emploi, d&#233;veloppement des services publics). Leur multiplicateur est donc plus &#233;lev&#233; que celui des politiques de l'offre. Le chiffre retenu de 1,18 semble donc coh&#233;rent avec la nature de la relance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au reste, l'institut Terra Nova instrumentalise le cas grec, mais n'en tire que les conclusions qui l'arrangent. En 2010, le FMI avait fait exactement la m&#234;me erreur que Terra Nova dans l'estimation du multiplicateur. C'est pr&#233;cis&#233;ment parce qu'il pensait que l'effet des politiques sociales et des services publics sur le PIB &#233;tait faible que l'aust&#233;rit&#233; devait alors &#234;tre &#171; expansive &#187;. L'effet positif de ces politiques sur l'investissement devait d&#233;passer l'effet n&#233;gatif des coupes budg&#233;taires. On conna&#238;t la suite : un d&#233;sastre qui a amen&#233; &#224; une chute d'un tiers du PIB grec.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La logique, jusqu'ici, a &#233;t&#233; de soutenir directement le capital en esp&#233;rant une hausse des investissements et de la productivit&#233;. Le programme de la Nupes prend acte de cet &#233;chec et tente une autre approche : celle de la relance.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La conclusion &#224; en tirer est simple : non seulement le multiplicateur des d&#233;penses sociales est plus &#233;lev&#233; que ce que pensent les orthodoxes, mais l'effet de ces d&#233;penses sur le reste de l'&#233;conomie est durable. Tout l'inverse de la vision de Terra Nova.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, l'&#233;chec des politiques de l'offre est patent. Depuis 2008, les pertes de PIB en France par rapport &#224; la tendance pr&#233;c&#233;dente sont consid&#233;rables ; en cumul, on peut les &#233;valuer &#224; plus de dix points de PIB. La logique, jusqu'ici, a &#233;t&#233; de soutenir directement le capital en esp&#233;rant une hausse des investissements et de la productivit&#233;. Le programme de la Nupes prend acte de cet &#233;chec et tente une autre approche : celle de la relance. La d&#233;marche est donc logique et le chiffre de dix points de PIB n'est donc pas surdimensionn&#233;, mais conforme &#224; la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan budg&#233;taire, le programme dessine aussi une r&#233;duction des aides au capital que compenserait le soutien &#224; la demande, qui doit permettre d'offrir aux entreprises des perspectives et les inciter &#224; investir dans l'outil productif et dans l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en quelque sorte une derni&#232;re chance donn&#233;e au syst&#232;me capitaliste sous un angle post-keyn&#233;sien. Si cette relance &#233;choue, comme le pr&#233;tend Guillaume Hannezo, alors ce sera la preuve que le syst&#232;me capitaliste est tr&#232;s gravement malade puisqu'il ne r&#233;pond plus aux politiques d'offres et de demandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sera alors difficile de pr&#233;tendre que cet &#233;chec est une incitation &#224; un retour des politiques de l'offre. Il sera bien plut&#244;t temps de passer &#224; une entreprise de transformation compl&#232;te du syst&#232;me &#233;conomique. Autrement dit, dans une perspective r&#233;formiste, qui est celle de la Nupes : la relance de 250 milliards d'euros n'est pas seulement &#171; faisable &#187;, elle est aussi indispensable. C'est une forme de &#171; crash test &#187; du syst&#232;me capitaliste contemporain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La centralit&#233; de l'enjeu politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas grec &#233;voqu&#233; par Terra Nova est tr&#232;s int&#233;ressant parce qu'il pose les vrais fondements de la faisabilit&#233; d'une politique progressiste : le rapport de force politique. Al&#233;xis Ts&#237;pras n'a, en effet, pas c&#233;d&#233; sous la pression des march&#233;s &#224; cause de sa politique de d&#233;penses. Il a c&#233;d&#233; sous la pression des Europ&#233;ens et de la BCE qui ont refus&#233; de reconna&#238;tre leurs erreurs concernant l'aust&#233;rit&#233;. Ce d&#233;sastre n'a pas &#233;t&#233; la cons&#233;quence d'une &#171; exp&#233;rience de gauche &#187; qui n'a jamais &#233;t&#233; men&#233;e, mais plut&#244;t d'une &#233;preuve de force politique o&#249; la Gr&#232;ce a servi d'exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien la preuve que la question centrale est politique, davantage qu'&#233;conomique. Mais on retrouve logiquement dans la note de Terra Nova une des figures centrales de la critique conservatrice : transformer des choix politiques en &#171; lois d'airain &#187; &#233;conomiques. La vraie question concernant la Nupes est donc celle du rapport de force interne et externe. Dans le cas grec, l'action de la BCE a &#233;t&#233; d&#233;terminante pour faire c&#233;der Ath&#232;nes, mais l'abandon de la r&#233;sistance, malgr&#233; la victoire du r&#233;f&#233;rendum sur les conditions des cr&#233;anciers, a aussi &#233;t&#233; le fruit d'une scission au sein m&#234;me de Syriza, une partie de cette formation pr&#233;f&#233;rant c&#233;der.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en serait-il avec la Nupes ? L&#224; encore, la question d&#233;passe les limites du &#171; programme partag&#233; &#187;, mais elle est essentielle. L'arriv&#233;e d'un gouvernement progressiste conduirait sans doute &#224; une r&#233;action n&#233;gative des march&#233;s financiers. Non pas en raison d'une quelconque &#171; extravagance &#187; du programme mais parce que ce programme modifie la logique de ses priorit&#233;s du capital vers le travail, de la finance vers les services publics.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'en dise Terra Nova, la France n'est pas la Gr&#232;ce et la situation de 2022 n'est pas celle de 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Terra Nova pr&#233;tend qu'une telle attaque conduirait &#224; une situation &#171; pire que celle de la Gr&#232;ce &#187; et priverait la France de l'acc&#232;s aux march&#233;s, la BCE refusant d'intervenir. C'est un sc&#233;nario qui semble tr&#232;s contestable. La BCE est la seule institution de la zone euro en tant que telle : faire pression sur la France pour provoquer sa banqueroute et donc, in&#233;vitablement, la sortie de ce pays de la zone euro, serait signer son arr&#234;t de mort. Il est possible que la BCE tente d'infl&#233;chir la politique fran&#231;aise, mais il est douteux qu'elle aille jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'en dise Terra Nova, la France n'est pas la Gr&#232;ce et la situation de 2022 n'est pas celle de 2010. La perspective d'une relance massive a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; dessin&#233;e par Joe Biden et fait face &#224; une &#233;conomie en crise structurelle. L'Allemagne r&#233;sisterait &#224; coup s&#251;r, mais elle profiterait aussi de cette relance. Quant aux march&#233;s, il n'est pas non plus certain qu'ils prendraient le risque d'une nouvelle crise de la dette centr&#233;e sur l'un des principaux &#233;metteurs de dette publique s&#251;re, qui est la mati&#232;re premi&#232;re essentielle du syst&#232;me financier mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, un gouvernement fran&#231;ais soumis &#224; une telle pression des march&#233;s aurait des moyens de r&#233;agir par la mobilisation de l'&#233;pargne fran&#231;aise, la prise de contr&#244;le du syst&#232;me bancaire et la remise en place d'un &#171; circuit du Tr&#233;sor &#187; (financement de la dette publique par les banques du pays).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme de la Nupes pr&#233;voit, du reste, des &#233;l&#233;ments de d&#233;fense (quasi-annulation des dettes publiques, audit de l'ill&#233;gitimit&#233; de la dette, taxe sur les transactions financi&#232;res), mais aussi des &#233;l&#233;ments de recettes suppl&#233;mentaires (imp&#244;ts plus progressifs, taxation des grands h&#233;ritages, imp&#244;ts fond&#233;s sur la nationalit&#233; des entreprises).&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il faudra &#234;tre pr&#234;ts &#224; ne pas respecter certaines r&#232;gles &#187; pour respecter [...] le mandat que nous auront donn&#233; les Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait du programme de la Nupes&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;l&#233;ment d&#233;cisif sera &#233;videmment la question politique et la coh&#233;rence interne. Face aux attaques &#233;ventuelles de la BCE et des march&#233;s, quelle serait la solidit&#233; de l'alliance &#233;lectorale de gauche ? On sait que la question europ&#233;enne, qui recoupe finalement cette question assez largement comme l'ont montr&#233; les cas de 1983 et de 2015, est une source de tension interne entre, d'une part, LFI et le PCF et, d'autre part, le PS et EELV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, les lignes ont boug&#233; et c'est ce que confirme le &#171; programme partag&#233; &#187; qui reconna&#238;t que &#171; certaines r&#232;gles europ&#233;ennes [...] et non des moindres, sont en d&#233;calage avec les imp&#233;ratifs de l'urgence &#233;cologique et sociale et constituent de s&#233;rieux blocages &#224; la mise en &#339;uvre de notre programme &#187;. Et, en cons&#233;quence, ce programme admet qu'il &#171; faudra &#234;tre pr&#234;ts &#224; ne pas respecter certaines r&#232;gles &#187; pour respecter &#171; le mandat que nous auront donn&#233; les Fran&#231;ais &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette phrase ne fait l'objet d'aucune r&#233;serve des partis membres de la Nupes. Il semble donc que l'on accepte dans l'alliance l'id&#233;e d'une priorit&#233; donn&#233;e au programme. De fait, une telle fermet&#233; n'est pas, comme le pr&#233;tend Terra Nova, l'assurance d'une banqueroute, mais celle d'une position ferme face aux attaques et donc de la possibilit&#233; d'imposer ses choix &#233;conomiques internes aux march&#233;s et &#224; la BCE. C'est un &#233;l&#233;ment central dans la coh&#233;rence politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le poids de l'histoire, des traditions et des choix pass&#233;s va peser lourd en cas de crise. C'est pourquoi, in fine, la faisabilit&#233; d'un tel programme ne repose r&#233;ellement que sur la mobilisation du mouvement social et des citoyens. C'est une telle mobilisation qu'elle peut contraindre un gouvernement, m&#234;me r&#233;ticent, &#224; tenir bon. Si la population pr&#233;f&#232;re l'existant au changement, si la peur gagne l'opinion, alors aucune politique ambitieuse n'est possible. C'est pourquoi la vraie bataille sera celle des r&#233;cits. Mais l&#224; encore, l'&#233;tat d&#233;plorable du syst&#232;me &#233;conomique existant et le bilan d&#233;sastreux du n&#233;olib&#233;ralisme permettent de d&#233;ployer un r&#233;cit alternatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sortir de la logique conservatrice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique de la &#171; faisabilit&#233; &#187; du programme de la Nupes traduit en r&#233;alit&#233; des visions du monde fondamentalement diff&#233;rentes. C'est ce qui confirme &#224; la fois l'aspect fondamentalement politique de cette question et sa capacit&#233; &#224; &#234;tre d&#233;cid&#233;e d&#233;mocratiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la vision conservatrice, la faisabilit&#233; revient &#224; d&#233;terminer les marges de man&#339;uvre dans le cadre tr&#232;s &#233;troit des institutions et des logiques &#233;conomiques existantes. Cette organisation est essentialis&#233;e, souvent sous l'influence des mod&#233;lisations &#233;conomiques qui d&#233;veloppent une vision atemporelle. Les forces &#233;conomiques sont alors externes au monde politique dont la seule fonction est de s'y plier et de mettre la soci&#233;t&#233; en coh&#233;rence avec elles. Le r&#244;le du politique est celui d'un ing&#233;nieur charg&#233; de faire tourner une machine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en r&#233;alit&#233; une tautologie. Les conservateurs veulent sauver le monde existant. Pour ce faire, ils l'essentialisent. Logiquement, un programme qui voudrait rompre avec ce monde existant devient impossible. Donc infaisable. Ce j&#233;suitisme peut alors s'appuyer sur toutes les &#233;tudes savantes possibles. Et rend donc &#171; infaisable &#187; tout programme n'acceptant les hypoth&#232;ses de d&#233;part des conservateurs. Ergo : rien n'est faisable en dehors de l'ordre existant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayer de juger avec cette pens&#233;e circulaire un programme qui se revendique de la &#171; rupture &#187; et de la &#171; bifurcation &#187; revient alors &#224; utiliser un m&#232;tre mesureur pour &#233;valuer un volume. Cela n'a aucun sens.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Dans l'option progressiste, la modification de l'ordre social est possible et implique une action politique. La faisabilit&#233; n'est donc alors plus une question de mod&#232;les macro&#233;conomiques ou de multiplicateurs, mais bien de volont&#233; politique, de rapport de force, de soutien social et, plus que tout, d'imposition d'un r&#233;cit dominant.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il faut alors revenir &#224; la source de la distinction entre conservatisme et progressisme. Les premiers consid&#232;rent que le monde ne peut pas &#234;tre modifi&#233;, que son ordre social est une donn&#233;e transcendante et que le r&#244;le de la politique est donc d'en assurer la gestion. Les seconds, au contraire, d&#233;fendent que tout ordre social est une construction humaine et que son respect rel&#232;ve d'un f&#233;tichisme. Sa transformation devient alors non seulement possible, mais lorsqu'il fonctionne mal, comme c'est le cas du n&#244;tre actuellement, elle est aussi souhaitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette distinction permet de red&#233;finir le crit&#232;re de faisabilit&#233;. Dans l'option progressiste, la modification de l'ordre social est possible et implique une action politique. La faisabilit&#233; n'est donc alors plus une question de mod&#232;les macro&#233;conomiques ou de multiplicateurs, mais bien de volont&#233; politique, de rapport de force, de soutien social et, plus que tout, d'imposition d'un r&#233;cit dominant. Si le financement manque, il doit toujours &#234;tre possible de trouver des financements alternatifs pour tenir les priorit&#233;s n&#233;cessaires &#224; la transformation sociale vis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela se comprend dans le cas de la retraite &#224; 60 ans, par exemple. L'&#233;conomiste conservateur Gilbert Cette s'&#233;trangle, dans Les &#201;chos du 30 mai, du co&#251;t &#171; extravagant &#187; de cette mesure, estim&#233; &#224; 100 milliards d'euros par an. Si rien ne bouge par ailleurs, ce montant est effectivement consid&#233;rable. Mais si la priorit&#233; politique est de faire la retraite &#224; 60 ans, alors il est toujours possible, par exemple, de r&#233;duire les 130 milliards d'euros que l'&#201;tat verse chaque ann&#233;e au secteur priv&#233; pour un rendement tr&#232;s contestable. La somme para&#238;t alors beaucoup moins impressionnante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au demeurant, les conservateurs eux-m&#234;mes, lorsqu'il s'agit de d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts sociaux, n'h&#233;sitent pas &#224; faire des choix politiques. Cela a &#233;t&#233; le cas lors de la pand&#233;mie durant laquelle on a trouv&#233; sans sourciller et sous les applaudissements des &#233;conomistes orthodoxes plus de 400 milliards d'euros pour sauvegarder la structure productive existante. &#192; ce moment de panique, on ne se souciait gu&#232;re de multiplicateurs, d'incitations ou de r&#233;actions des march&#233;s. Ce seul fait devrait disqualifier la d&#233;marche conservatrice d'une &#171; faisabilit&#233; &#187; m&#233;taphysique du programme &#233;conomique de la Nupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N'est pas s&#233;rieux qui croit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste un dernier &#233;l&#233;ment : celui du &#171; s&#233;rieux &#187; qui recoupe celui de la pertinence du programme. Derri&#232;re les attaques sur la faisabilit&#233;, il y a aussi l'id&#233;e que ce programme rel&#232;ve d'une forme de &#171; doux r&#234;ve &#187;, tandis que ses adversaires conservateurs traiteraient des difficult&#233;s r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, cette critique permet &#224; la position conservatrice de s'appuyer sur sa force : elle d&#233;fend l'existant et peut donc appuyer sur le risque ou &#171; l'aventure &#187; de tout projet concurrent. Mais, si cette vision peut appara&#238;tre comme rassurante pour de nombreux &#233;lecteurs, elle n'est pas un gage de s&#233;rieux. Bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour, notre pays s'affaiblit de ne pas &#234;tre adapt&#233; &#224; la marche du monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Emmanuel Macron, &#171; R&#233;volution &#187; (2016)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Car les programmes conservateurs sont des ch&#232;ques en blanc sur l'avenir. Incapables d'envisager le monde autrement que dans le cadre de forces immuables, ils sont pris de court en permanence par le mouvement historique. Le conservateur est ainsi condamn&#233;, soit &#224; basculer dans une position r&#233;actionnaire st&#233;rile, soit &#224; se retrouver &#224; la tra&#238;ne des progressistes, essayant de capter leur r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre-programme de 2016, R&#233;volution, Emmanuel Macron r&#233;sumait son programme &#233;conomique par ces mots : &#171; Chaque jour, notre pays s'affaiblit de ne pas &#234;tre adapt&#233; &#224; la marche du monde. &#187; Mais le voil&#224; pris de court par cette m&#234;me marche du monde, de la crise &#233;cologique &#224; l'inflation en passant par la dislocation des cha&#238;nes logistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est d&#232;s lors oblig&#233; de rafistoler en urgence son discours en allant p&#234;cher de fa&#231;on d&#233;sesp&#233;r&#233;e des concepts longuement d&#233;velopp&#233;s &#224; gauche. Et en les vidant de leur sens, bien s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pense ici &#233;videmment &#224; la &#171; planification &#233;cologique &#187;, reprise &#224; la h&#226;te dans le programme macroniste, transform&#233;e en minist&#232;re finalement attribu&#233; &#224; Am&#233;lie de Montchalin, qui, durant le quinquennat pr&#233;c&#233;dent, avait d&#233;fendu la gestion manag&#233;riale des services publics et la baisse de la fiscalit&#233; sur les revenus du capital. Tout cela semble tr&#232;s &#233;loign&#233; d'une planification visant &#224; &#233;tablir une vraie sobri&#233;t&#233; soucieuse de justice sociale, seule voie cr&#233;dible pour ralentir la crise &#233;cologique, qui est au c&#339;ur du projet de la Nupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait aussi citer le th&#232;me de la r&#233;industrialisation qui n'est qu'une nouvelle fa&#231;on de vendre une &#233;ni&#232;me baisse d'imp&#244;ts sur les entreprises, sans aucune contrepartie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le s&#233;rieux du projet &#233;conomique conservateur est, en r&#233;alit&#233;, largement contestable. Tout semble en d&#233;calage avec les besoins de la soci&#233;t&#233;. On pourrait citer la tot&#233;misation de la r&#233;forme des retraites, pourtant largement inutile sur le plan financier et tr&#232;s impopulaire, mais aussi les appels &#224; la marchandisation et &#224; la &#171; simplification &#187; des services publics, de la sant&#233; &#224; l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l&#224; o&#249; le d&#233;calage est le plus patent, c'est bien sur l'inflation. Alors qu'au premier trimestre, le pouvoir d'achat des m&#233;nages a recul&#233; de 1,9 % et les salaires moyens de 2,3 %, le &lt;a href=&#034;https://avecvous.fr/wp-content/uploads/2022/03/Emmanuel-Macron-Avec-Vous-24-pages.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;programme d'&#171; Ensemble &#187;&lt;/a&gt; se contente de mesures accessoires comme la fin de la redevance t&#233;l&#233;visuelle et le triplement d'une &#171; prime Macron &#187; laiss&#233;e au bon vouloir des entreprises. L'annonce d'un &#171; paquet pouvoir d'achat &#187; apr&#232;s les &#233;lections l&#233;gislatives reprend ces &#233;l&#233;ments avec deux autres suppl&#233;mentaires : une meilleure indexation des retraites et un &#171; ch&#232;que alimentation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'y a l&#224; rien de vraiment structurel, notamment en ce qui concerne la n&#233;cessaire sobri&#233;t&#233; et l'indexation des salaires. Autrement dit, les conservateurs acceptent, sans le dire, de voir les m&#233;nages assumer l'essentiel du co&#251;t de l'inflation. Une politique d&#233;sastreuse qui risque de conduire &#224; une nouvelle r&#233;cession. D&#233;j&#224; au premier trimestre 2022, le PIB a recul&#233; de 0,2 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au reste, on chercherait en vain un programme sp&#233;cifique &#224; la majorit&#233; pr&#233;sidentielle pour les l&#233;gislatives. Tout le programme r&#233;side dans une confiance aveugle au pr&#233;sident de la R&#233;publique pour g&#233;rer, selon son intuition, les difficult&#233;s &#224; venir. On a connu plus s&#233;rieux. Et, &#224; cette aune, les 650 mesures du programme de la Nupes peuvent difficilement &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme superficielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le programme de la Nupes : ambitions et non-dits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, ce programme, par une relance centr&#233;e sur les d&#233;penses sociales et la crise &#233;cologique, prend au s&#233;rieux les d&#233;fis du temps et ne se contente pas de suivre le cours de l'histoire. Il tente de le modifier. Pour cela, le programme affirme une ambition globale de construction de la sobri&#233;t&#233; dans le cadre d'une &#233;conomie largement d&#233;marchandis&#233;e et d&#233;mocratis&#233;e. La cl&#233; de cette soci&#233;t&#233; est la gestion par les besoins qui renverse enti&#232;rement la logique des politiques men&#233;es jusqu'ici pour lesquelles les besoins du capital et ceux de la soci&#233;t&#233; co&#239;ncident toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'&#171; Ensemble &#187; fait confiance &#224; un seul homme, le pr&#233;sident de la R&#233;publique, pour d&#233;finir une fantomatique &#171; marche du monde &#187; et s'y &#171; adapter &#187;, le programme de la Nupes place la d&#233;mocratie au c&#339;ur de la planification &#233;cologique pour parvenir &#224; la d&#233;finition des besoins. Mais la d&#233;mocratisation est aussi au c&#339;ur du processus de production avec, par exemple, le veto suspensif des comit&#233;s d'entreprise aux plans de licenciement et la participation des usagers et des salari&#233;s &#224; la gestion des entreprises nationalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que l'on voit le lien entre d&#233;mocratisation et d&#233;marchandisation. Alors que depuis un demi-si&#232;cle, la logique de march&#233; s'est r&#233;pandue jusque dans les services publics, le programme de la Nupes entend reconstruire une ligne de d&#233;fense contre la marchandisation du monde avec notamment le 100 % S&#233;cu, mais aussi les contraintes impos&#233;es au suppos&#233; &#171; march&#233; du travail &#187; : retour sur les r&#233;formes engag&#233;es depuis 2015, garantie d'emploi pour les ch&#244;meurs de longue dur&#233;e et droit de veto suspensif des comit&#233;s d'entreprise sur les plans de licenciements. &#192; ce mouvement s'ajoute une volont&#233; de d&#233;financiarisation de l'&#233;conomie avec l'interdiction des produits financiers complexes, un imp&#244;t sur les transactions financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, ce programme semble donc s&#233;rieux dans ses ambitions et ses objectifs qui r&#233;pondent aux maux de notre temps. Sa lecture traduit une volont&#233; de renouer avec la social-d&#233;mocratie r&#233;formiste historique, celle qui, dans l'esprit d'un Eduard Bernstein, mais aussi, plus tard, de certains penseurs su&#233;dois comme Gunnar Myrdal, consid&#233;rait que l'on pouvait d&#233;passer le mode de production capitaliste par l'introduction en son sein d'&#233;l&#233;ments &#233;chappant &#224; la logique marchande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut cependant pr&#233;ciser deux &#233;l&#233;ments probl&#233;matiques dans ce programme. Le premier est l'unit&#233; de l'alliance sur ses sujets. Parmi les 35 r&#233;serves des partis de la coalition, certaines posent des questions s&#233;rieuses sur cette ambition. Ainsi, ni le PS ni EELV ne soutiennent le droit de veto des comit&#233;s d'entreprise, le PS refusant aussi la suppression des stock-options et demandant l'indemnisation des bailleurs en cas de suspension des proc&#233;dures d'expulsion des locataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux partis demandent aussi d'int&#233;grer la garantie d'emploi dans le dispositif &#171; territoires z&#233;ro ch&#244;meur &#187; qui s'inscrit dans un cadre d'entreprise priv&#233;e plut&#244;t que de service public d&#233;mocratiquement contr&#244;l&#233;, et donc d&#233;marchandis&#233;. De fa&#231;on plus fondamentale, PS et EELV s'opposent &#224; toutes les nationalisations, des banques aux entreprises de production d'&#233;nergie. Les socialistes refusent m&#234;me l'encadrement des prix agricoles par des prix maximum. Toutes ces r&#233;serves ne sont pas des d&#233;tails, elles mettent en cause l'esprit g&#233;n&#233;ral du projet de la Nupes, et, in fine, sa coh&#233;rence et sa base politique. Comment mener une politique de transformation vers une &#233;conomie g&#233;r&#233;e par les besoins avec deux partis fondamentalement attach&#233;s aux m&#233;canismes de march&#233; et &#224; la pr&#233;&#233;minence du secteur priv&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second probl&#232;me est, au-del&#224; m&#234;me de cette difficult&#233; politique, la coh&#233;rence globale du programme qui n'est pas vraiment explicit&#233;e. Il y a une tension fondamentale entre la d&#233;marche post-keyn&#233;sienne &#224; court terme et les ambitions de transformation &#224; long terme qui &#233;tait d&#233;j&#224; pr&#233;sente &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/economie/140322/chiffrage-du-programme-la-strategie-du-serieux-de-melenchon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans le projet de Jean-Luc M&#233;lenchon&lt;/a&gt;. L'une tend &#224; donner une chance au capitalisme, l'autre &#224; le d&#233;passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible que cette ambigu&#239;t&#233; soit volontaire, pour des raisons &#233;lectorales. Mais on aimerait savoir si, en cas de succ&#232;s de la relance, l'ambition transformative est ou non abandonn&#233;e. Autrement dit, on voudrait savoir si la relance est une premi&#232;re &#233;tape, une condition ou un substitut de l'&#233;volution vers la sobri&#233;t&#233;. En bref : il y a, derri&#232;re le mot &#171; rupture &#187; d&#233;sormais revendiqu&#233;, un non-dit sur son contenu r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, il est possible que l'ambition sociale-d&#233;mocrate soit difficilement r&#233;alisable compte tenu de la crise actuelle du capitalisme, et qu'il faille aller plus vite. Dans ce cas, la question de la &#171; faisabilit&#233; &#187; du programme de la Nupes se concentrerait sur la seule question de ce qu'il faudrait bien appeler une transition &#233;cosocialiste. En refusant de l'expliciter clairement, la Nupes tente de capter les &#233;lecteurs favorables &#224; une solution interne au capitalisme, mais si cette &#233;volution devient n&#233;cessaire, cette ambigu&#239;t&#233; risque de saper les fondements politiques du futur gouvernement. Et c'est bien d'abord sur ce plan que le succ&#232;s &#233;ventuel de la gauche se jouera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Romaric Godin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les ind&#233;pendantistes pr&#233;sentent des candidats communs aux &#233;lections l&#233;gislatives</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-independantistes-presentent-des-candidats-communs-aux-elections</link>
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		<dc:date>2022-05-31T07:27:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ustke.org</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Kanaky-Nouvelle-Cal&#233;donie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;unie en conf&#233;rence de presse le mardi 17 mai au lieu-dit Karigou dans la commune de Dumb&#233;a, la mouvance ind&#233;pendantiste a d&#233;voil&#233; les noms de ses candidats aux &#233;lections l&#233;gislatives de juin 2022. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de Entre les lignes et les mots &lt;br class='autobr' /&gt; Autour de Wassissi Konyi, responsable du Palika, &#224; l'animation du bureau politique du FLNKS, les candidats ind&#233;pendantistes se sont pr&#233;sent&#233;s, avec leurs suppl&#233;ants. Pourquoi ? Objectifs. &#171; Il faut que la mouvance ind&#233;pendantiste soit repr&#233;sent&#233;e &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Oceanie-" rel="directory"&gt;Oc&#233;anie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Nouvelle-Caledonie-+" rel="tag"&gt;Kanaky-Nouvelle-Cal&#233;donie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Elections-legislatives-en-France-1741-+" rel="tag"&gt;&#201;lections l&#233;gislatives en France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton53020-31c64.jpg?1781421804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;unie en conf&#233;rence de presse le mardi 17 mai au lieu-dit Karigou dans la commune de Dumb&#233;a, la mouvance ind&#233;pendantiste a d&#233;voil&#233; les noms de ses candidats aux &#233;lections l&#233;gislatives de juin 2022.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de &lt;a href=&#034;https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/05/24/une-deputee-pour-porter-kanaky/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Entre les lignes et les mots&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Autour de Wassissi Konyi, responsable du Palika, &#224; l'animation du bureau politique du FLNKS, les candidats ind&#233;pendantistes se sont pr&#233;sent&#233;s, avec leurs suppl&#233;ants. Pourquoi ? Objectifs. &#171; Il faut que la mouvance ind&#233;pendantiste soit repr&#233;sent&#233;e &#224; l'assembl&#233;e nationale, elle doit d&#233;fendre les n&#233;gociations quand elles vont s'ouvrir avec l'Etat. Les ind&#233;pendantistes vont demander des discussions bilat&#233;rales &#187;, a annonc&#233; le porte-parole du Front. Suite aux deux derniers congr&#232;s, celui du FLNKS et le congr&#232;s populaire, les 7 et 8 mai &#224; la tribu de N'D&#233;, les forces ind&#233;pendantistes, progressistes et nationalistes ont pris cet engagement, et ils ont r&#233;affirm&#233; que &#171; &lt;i&gt;l'Accord de Noum&#233;a est un processus de d&#233;colonisation, le pays est en voie d'&#233;mancipation &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'objectif est d'aller au 2&#232;me tour, c'est compl&#232;tement r&#233;alisable&lt;/i&gt; &#187;, a indiqu&#233; le porte-parole du FLNKS avant que les candidats ne prennent la parole pour se pr&#233;senter et expliquer leur engagement dans ces &#233;lections nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la premi&#232;re circonscription (Noum&#233;a, Iles-des-Pins, Iles Loyaut&#233;) : Wali Wahetra, &#233;lue du Palika &#224; la province des Iles au congr&#232;s, originaire de Drehu, elle est enseignante depuis une trentaine d'ann&#233;e. Au congr&#232;s, elle assure la vice-pr&#233;sidente de la commission de l'enseignement et de la culture. &#171; &lt;i&gt; C'est une &#233;norme responsabilit&#233;. La mouvance ind&#233;pendantiste nous a choisis pour &#234;tre les ambassadeurs&lt;/i&gt; &#187;. Durant son intervention, elle a rappel&#233; les cinq positions sur lesquelles le Front et ses alli&#233;s se sont entendus : &#171; &lt;i&gt;La contestation de la l&#233;gitimit&#233; politique de la derni&#232;re consultation r&#233;f&#233;rendaire ; l'accession de la Nouvelle-Cal&#233;donie &#224; sa souverainet&#233; pleine et enti&#232;re par le transfert des derni&#232;res comp&#233;tences ; le maintien et non n&#233;gociable des acquis de l'Accord de Noum&#233;a qui est garanti par le principe d'irr&#233;versibilit&#233; ; le maintien de la Nouvelle-Cal&#233;donie sur la liste des pays &#224; d&#233;coloniser ; un refus cat&#233;gorique de choisir un nouveau statut au sein de la r&#233;publique fran&#231;aise. Le format bilat&#233;ral a &#233;t&#233; act&#233; aux congr&#232;s de N'D&#233;&lt;/i&gt; &#187;, a-t-elle pr&#233;cis&#233;. &#171; &lt;i&gt; La 1&#232;re circonscription est repr&#233;sent&#233;e par Noum&#233;a, l'&#238;le-des-Pins et les &#238;les Loyaut&#233;. Le d&#233;coupage (depuis 1986) Pasqua est totalement inique et injuste. On veut appeler &#224; la solidarit&#233; du peuple cal&#233;donien, si ils ont les valeurs de d&#233;mocratie. A l'assembl&#233;e nationale, il n'y a pas notre sensibilit&#233; ind&#233;pendantiste. Nous voudrions y aller pour dire notre propre parole. Le dernier d&#233;put&#233; kanak qui est arriv&#233; &#224; l'A.N., c'&#233;tait en 1986 avec Rock Pidjot et depuis les ind&#233;pendantistes n'ont jamais eu acc&#232;s &#224; la d&#233;putation &#224; cause de ce d&#233;coupage. C'est une attitude partisane et compl&#232;tement injuste. C'est une attitude coloniale de l'Etat fran&#231;ais&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son suppl&#233;ant, Jean-Fid&#233;li Malalua, 4&#232;me vice-pr&#233;sident de l'USTKE. Il est actif sur la sc&#232;ne syndicale depuis 15 ans. Il se dit &#171; &lt;i&gt;aguerri avec le politique et surtout avec le social &lt;/i&gt; &#187;. Il est d'origine futunienne, il est n&#233; &#224; La Foa en 1973. &#171; &lt;i&gt; J'ai &#233;pous&#233; une cause qui correspond &#224; mes convictions, c'est la lutte du peuple Kanak. Je ne vous cache pas que ce n'est pas facile &lt;/i&gt; &#187;. Des questions pourraient se poser. &#171; &lt;i&gt;Pourquoi y aller &#224; l'assembl&#233;e nationale si vous demandez l'ind&#233;pendance ? Pourquoi participer &#224; ces &#233;lections, justement c'est l'occasion d'y aller pour donner une certaine tonalit&#233; de la vision du pays et donner une sensibilit&#233; aux &#233;lus &#224; l'assembl&#233;e nationale mais surtout aux cal&#233;doniens de toute ethnie confondue. En tant que non-kanak et notamment notre g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pays est viable ensemble. Il faut dire au cal&#233;donien lambda qu'il ne faut plus avoir peur. Il faut un respect de l'&#233;lecteur cal&#233;donien&#8230; Dans le mot ind&#233;pendance, il y a des cliqu&#233;s qui font peur&#8230; Dans la culture kanak et oc&#233;anien, le consensuel veut qu'on discute quand m&#234;me&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, a-t-il expliqu&#233; en disant que la politique de la peur ne servirait &#224; rien. &#171; &lt;i&gt; La mosa&#239;que des communaut&#233;s rassembl&#233;e autour d'un projet ind&#233;pendantiste n'est pas exclusif. C'est un projet commun et d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &lt;/i&gt; &#187;, a-t-il conclu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la deuxi&#232;me circonscription (Les communes du Grand-Noum&#233;a et le reste du territoire) : G&#233;rard Reignier, ancien responsable de l'Union Cal&#233;donienne et du FLNKS. &#171; &lt;i&gt;Ce qu'on veut, c'est avoir une repr&#233;sentation &#224; l'assembl&#233;e nationale pour porter la parole des ind&#233;pendantistes et des nationalistes, de ceux qui veulent que ce pays devienne une nation avec l'ensemble des populations dans un destin commun &lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt; La charge est lourde mais le combat est beau &lt;/i&gt; &#187;, a-t-il soulign&#233;. &#171; &lt;i&gt;C'est avec fiert&#233; qu'on s'engage dans ce combat. On esp&#232;re gagner et ramener une certaine v&#233;rit&#233; au sein de l'assembl&#233;e nationale&#8230; On a ce devoir d'informer la classe politique fran&#231;aise mais aussi l'opinion publique fran&#231;aise qui est en faveur de la pleine souverainet&#233; de notre pays. Le mot libert&#233;, &#233;galit&#233;, fraternit&#233; ne doit pas &#234;tre galvaud&#233;. Peut-&#234;tre que la France sera moins belle sans la Nouvelle-Cal&#233;donie, mais certainement que si l'Etat fran&#231;ais avec les ind&#233;pendantistes permettent ce pays d'acc&#233;der &#224; sa pleine souverainet&#233;, la France sera plus grande &lt;/i&gt; &#187;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa suppl&#233;ante, Marie-Pierre Goyetche est l'ancienne pr&#233;sidente de l'USTKE d'avril 2012 &#224; d&#233;cembre 2015. Actuellement, elle est vice-pr&#233;sidente du coll&#232;ge honoraire de l'Organisation syndicale et vice-pr&#233;sidente du Parti Travailliste. Enseignante de formation, elle s'est engag&#233;e tr&#232;s t&#244;t dans la lutte syndicale. Cet engagement syndical lui permettra de faire le lien avec le domaine du politique. Elle a &#233;t&#233; &#233;lue municipale, &#224; la province Sud et au congr&#232;s. &#171; &lt;i&gt; Je suis m&#233;tisse, je suis fi&#232;re de ma famille cal&#233;donienne qui est arriv&#233;e par le biais du bagne. Et, je suis fi&#232;re de ma culture kanak dans laquelle j'ai &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Elle a souhait&#233; passer ce message &#224; l'Etat, &#171; &lt;i&gt;il est hors de question de toucher au corps &#233;lectoral, voil&#224; le pourquoi de notre engagement &#224; ces l&#233;gislatives. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ustke.org/actualites/actualite-politique/Les-inda%EF%BF%BDpendantistes-pra%EF%BF%BDsentent-des-candidats-communs-aux-a%EF%BF%BDlections-la%EF%BF%BDgislatives-at_1288.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ustke.org/actualites/actualite-politique/Les-inda%EF%BF%BDpendantistes-pra%EF%BF%BDsentent-des-candidats-communs-aux-a%EF%BF%BDlections-la%EF%BF%BDgislatives-at_1288.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Parlement : ce que la gauche peut esp&#233;rer</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Parlement-ce-que-la-gauche-peut-esperer-53104</link>
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		<dc:date>2022-05-31T07:00:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pauline Graulle</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2022-05-31</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections l&#233;gislatives en France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Et si la Nupes devenait la premi&#232;re force d'opposition au Palais-Bourbon en juin prochain ? Un sc&#233;nario plausible qui pourrait, dans une certaine mesure, transformer le paysage politique, explique Olivier Rozenberg, sp&#233;cialiste de la vie parlementaire. &lt;br class='autobr' /&gt; 26 mai 2022 | mediapart.fr &lt;br class='autobr' /&gt; Hypoth&#232;se 1 : le 19 juin prochain, la Nupes (Nouvelle Union populaire &#233;cologique et sociale) emporte les &#233;lections l&#233;gislatives et Jean-Luc M&#233;lenchon d&#233;m&#233;nage &#224; Matignon. Hypoth&#232;se 2 : malgr&#233; ses bons scores, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Elections-legislatives-en-France-1741-+" rel="tag"&gt;&#201;lections l&#233;gislatives en France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH101/arton53104-6e5a3.png?1781219195' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Et si la Nupes devenait la premi&#232;re force d'opposition au Palais-Bourbon en juin prochain ? Un sc&#233;nario plausible qui pourrait, dans une certaine mesure, transformer le paysage politique, explique Olivier Rozenberg, sp&#233;cialiste de la vie parlementaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;26 mai 2022 | &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/260522/parlement-ce-que-la-gauche-peut-esperer&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mediapart.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Hypoth&#232;se 1 : le 19 juin prochain, la Nupes (Nouvelle Union populaire &#233;cologique et sociale) emporte les &#233;lections l&#233;gislatives et Jean-Luc M&#233;lenchon d&#233;m&#233;nage &#224; Matignon. Hypoth&#232;se 2 : malgr&#233; ses bons scores, la gauche rassembl&#233;e &#233;choue &#224; imposer une cohabitation &#224; Emmanuel Macron, mais elle devient la premi&#232;re force d'opposition &#224; l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Manuel Bompard, le directeur de la campagne pr&#233;sidentielle de La France insoumise (LFI), pr&#233;tend ne pas envisager &#171; d'autre hypoth&#232;se que celle de la victoire &#187;, la seconde option, pour l'heure plus plausible, amorcerait d&#233;j&#224; une petite r&#233;volution dans la vie politique fran&#231;aise &#8211; ce que n'a pas manqu&#233; de relever la droite qui pousse des cris d'orfraie face au &#171; risque de la chienlit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement la gauche deviendrait officiellement la premi&#232;re force d'opposition constitu&#233;e au pouvoir macroniste &#8211; une place occup&#233;e par le groupe Les R&#233;publicains (LR) sous la pr&#233;c&#233;dente l&#233;gislature &#8211;, bouleversant, de fait, le paysage politique actuel. Mais une arriv&#233;e en nombre au Palais-Bourbon ouvrirait aussi de nouveaux droits aux Insoumis dans la conduite des d&#233;bats parlementaires. &#192; commencer par l'acc&#232;s au poste capital de la pr&#233;sidence de la commission des finances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si, rappelle Olivier Rozenberg, professeur de science politique &#224; Science Po et auteur de nombreux travaux sur la vie parlementaire en France et en Europe, il ne faut pas s'attendre &#224; des changements profonds dans l'&#233;criture des lois car &#171; en d&#233;mocratie, c'est la majorit&#233; qui gouverne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mediapart : Vous semble-t-il possible que les &#233;lections l&#233;gislatives d&#233;bouchent sur une cohabitation avec la Nupes et l'arriv&#233;e de Jean-Luc M&#233;lenchon &#224; Matignon ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Rozenberg &lt;/strong&gt; : Institutionnellement, c'est tout &#224; fait possible. Si la coalition de gauche obtient le plus d'&#233;lus le 19 juin prochain, elle sera en mesure d'imposer son premier ministre &#224; Emmanuel Macron, tout simplement parce que si Emmanuel Macron nomme quelqu'un d'autre, il sera censur&#233;. &#201;lectoralement parlant en revanche, le plus honn&#234;te est de dire que le plus probable est une victoire du centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, si les sondages donnent, pour l'heure, une majorit&#233; au pr&#233;sident, il est difficile d'anticiper le comportement des &#233;lecteurs. D'abord parce que l'offre &#233;lectorale est in&#233;dite : outre l'accord d'union de la gauche, les deux forces politiques [le Parti socialiste et Les R&#233;publicains &#8211; ndlr] qui ont structur&#233; le paysage pendant des d&#233;cennies sont tr&#232;s affaiblies, ce qui redistribue les cartes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, parce que faire de sondages sur 577 &#233;lections simultan&#233;es est tr&#232;s complexe et que cela peut se jouer &#224; peu de chose dans chaque circonscription. Enfin, le mode de scrutin majoritaire favorise la force arriv&#233;e en t&#234;te, mais comme les sondages indiquent que, pour l'instant, aucune force ne se d&#233;gage franchement, les effets sont difficiles &#224; pr&#233;voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consid&#233;rons l'hypoth&#232;se, plus probable donc, selon laquelle l'Union populaire de Jean-Luc M&#233;lenchon fait &#233;lire suffisamment de d&#233;put&#233;s pour devenir le premier groupe d'opposition au Palais-Bourbon. Est-ce que cela lui ouvrirait de nouveaux droits dans l'h&#233;micycle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'Assembl&#233;e nationale, il y a quatre types de postes r&#233;serv&#233;s &#224; l'opposition : 1) la pr&#233;sidence de la commission des finances ; 2) l'un des trois postes de questeurs qui g&#232;rent les affaires internes de l'Assembl&#233;e et la comptabilit&#233; ; 3) la pr&#233;sidence de la commission sp&#233;ciale charg&#233;e de v&#233;rifier et d'apurer les comptes de l'Assembl&#233;e qui contr&#244;le l'exercice budg&#233;taire ; 4) des vice-pr&#233;sidences, dont la premi&#232;re vice-pr&#233;sidence qui est, dans l'ordre protocolaire, la plus importante apr&#232;s la pr&#233;sidence. Tous ces postes seront pour l'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment l'opposition se r&#233;partit-elle ces nouvelles fonctions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un syst&#232;me assez complexe de points. Plus les groupes sont importants en nombre, plus ils ont de points. Plus les postes sont importants, plus ils &#171; co&#251;tent &#187; de points. Par exemple, pour avoir un questeur, il faut d&#233;bourser 2, 5 points. Pour avoir une vice-pr&#233;sidence, c'est 2 points. Chaque groupe doit d&#233;cider o&#249; il met ses points. Si les postes sont disput&#233;s par plusieurs groupes, un vote est organis&#233; pour trancher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, si un groupe d'opposition domine largement, comme ce fut le cas du groupe Les R&#233;publicains lors de la pr&#233;c&#233;dente l&#233;gislature, et comme cela pourrait &#234;tre le cas pour le groupe des Insoumis, il a davantage de latitude pour choisir. S'il y a par exemple cinq d&#233;put&#233;s d'&#233;cart entre Les R&#233;publicains et La France insoumise, la r&#233;partition se fera en fonction des alliances entre les groupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi la pr&#233;sidence de la commission des finances est-elle si disput&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'elle est dot&#233;e de pouvoirs importants en termes d'investigation et de convocation de t&#233;moins. Le pr&#233;sident de la commission des finances peut aller consulter tous les documents administratifs et financiers qu'il veut, et se voir ouvrir toutes les portes des lieux de l'&#201;tat dans le cadre du contr&#244;le budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un r&#244;le qui a une gamme tr&#232;s large d'utilisation. On peut &#224; la fois faire de la politique spectaculaire en se rendant &#224; Bercy avec les cam&#233;ras, et &#224; la fois mener un travail de fond en demandant les pi&#232;ces comptables relatives au nucl&#233;aire par exemple et en rendant un rapport tr&#232;s circonstanci&#233; six mois plus trad. C'est un poste capital auquel pourra sans doute pr&#233;tendre La France insoumise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il des autres postes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vice-pr&#233;sident, ce n'est pas rien non plus, m&#234;me s'il est attendu que le vice-pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e joue le jeu et soit assez objectif. Il arrive certes, de temps en temps, dans le cours d'une proc&#233;dure l&#233;gislative au c&#339;ur de la nuit, que le vice-pr&#233;sident puisse tirer un peu la conduite des d&#233;bats &#224; son avantage, mais c'est tr&#232;s rare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les Insoumis obtiennent un poste de vice-pr&#233;sident (ou deux au maximum), on attendra d'eux qu'ils jouent le jeu de la d&#233;lib&#233;ration et non de l'obstruction &#8211; auquel cas, cela conduirait &#224; de graves probl&#232;mes de fonctionnement. Ce sera un test d&#233;terminant pour voir si les Insoumis ont v&#233;ritablement une culture parlementaire, ce qu'ils revendiquent dans leur programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si&#233;ger dans le groupe majoritaire de l'opposition peut-il permettre d'influencer l'&#233;criture des lois ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'essentiel, on n'&#233;crit pas la loi quand on est dans l'opposition, quelle que soit sa taille, et c'est normal puisqu'en d&#233;mocratie, c'est la majorit&#233; qui gouverne. En g&#233;n&#233;ral, tr&#232;s peu d'amendements de la minorit&#233; sont accept&#233;s. L'opposition peut n&#233;anmoins tenter des choses : gr&#226;ce au travail en commission d'abord, o&#249; l'on peut, une fois de temps en temps, faire passer un amendement qui fait sens, ou encore lors des niches parlementaires qui ont lieu environ une fois par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France insoumise a utilis&#233; ses &#171; niches &#187; comme un outil de communication assez percutant ces cinq derni&#232;res ann&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a en effet &#233;t&#233; tr&#232;s habile politiquement durant la pr&#233;c&#233;dente l&#233;gislature en mettant &#224; l'ordre du jour des sujets populaires qui mettaient en difficult&#233; la majorit&#233;, par exemple quand elle a propos&#233; sa loi sur les conditions de travail des femmes de m&#233;nage. En janvier dernier, les d&#233;put&#233;s marcheurs ont &#233;t&#233; contraints de voter le texte sur l'endom&#233;triose de Cl&#233;mentine Autain car le th&#232;me &#233;tait tr&#232;s mobilisateur. On voit donc que l'opposition a la possibilit&#233; de pi&#233;ger un peu la majorit&#233; avec quelques &#171; coups &#187; politiques, mais cela reste rare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il n'y a donc pas &#224; esp&#233;rer grand-chose de la prochaine l&#233;gislature quand on est un &#233;lecteur de gauche ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avoir un groupe d'opposition important &#224; l'Assembl&#233;e est quand m&#234;me tr&#232;s utile &#224; la vie politique ! Il a une fonction de vigie, de contr&#244;le, de contre-pouvoir. On sait ainsi que la prochaine opposition de gauche va pointer du doigt l'injustice sociale de la r&#233;forme des retraites &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or plus cette opposition sera nombreuse, plus elle aura de temps de parole dans les questions parlementaires, plus elle aura acc&#232;s &#224; des rapports, plus elle sera pr&#233;sente m&#233;diatiquement, etc. Et cela aura des effets d'anticipation : si Macron sait qu'il va se prendre une vol&#233;e de bois vert &#224; l'Assembl&#233;e, il redoublera de vigilance dans la pr&#233;paration de sa r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donc l'Assembl&#233;e est une tribune qui sert &#224; mener la bataille culturelle&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; fait. Et ces cinq derni&#232;res ann&#233;es, les Insoumis ont fait un travail &#233;norme de communication, ne manquant jamais une occasion de ruer dans les brancards, surtout au d&#233;but. S'ils sont nombreux ces cinq prochaines ann&#233;es, ils ne pourront plus &#234;tre les francs-tireurs qui sont le grain de sable dans la machine, ils vont devoir r&#233;inventer leur r&#244;le. Plus g&#233;n&#233;ralement, observer de pr&#232;s ce qui se passe &#224; l'Assembl&#233;e est une opportunit&#233; unique de voir comment les partis politiques se positionnent sur des projets pr&#233;cis, au-del&#224; de leurs grandes lignes id&#233;ologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Nupes s'est accord&#233;e sur un programme commun qui reste flou &#224; bien des &#233;gards. Est-ce que cet accord pourrait voler en &#233;clat apr&#232;s les &#233;lections ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais s'ils sont dans l'opposition, ce n'est pas un souci parce que l'accord est avant tout un accord &#233;lectoral. De toute fa&#231;on, chacun aura son groupe, ce qui veut dire que les cultures politiques des uns et des autres seront respect&#233;es &#8211; culture de l'amendement chez les socialistes, de l'obstruction chez les Insoumis &#8211;, et il n'y aura pas d'imp&#233;ratif de vote homog&#232;ne. Dans l'opposition, les d&#233;put&#233;s ne sont pas tenus &#224; la coh&#233;rence puisqu'ils ne g&#232;rent pas le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; quoi servira l'intergroupe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; rien juridiquement, car ce cadre n'appara&#238;t ni dans le r&#232;glement de l'Assembl&#233;e ni dans la Constitution. En pratique, il permettra une forme de coordination light entre les pr&#233;sidents de groupe. En d&#233;but de l&#233;gislature les pr&#233;sidents se rencontreront pour se r&#233;partir les postes de l'opposition et ainsi &#233;tablir une strat&#233;gie de coop&#233;ration face &#224; la droite pour acc&#233;der aux &#171; ressources &#187; [pr&#233;sidence de la commission des finances, questure, vice-pr&#233;sidence, etc. &#8211; ndlr] dont ils peuvent disposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, on peut penser qu'ils se verront peut-&#234;tre une fois par semaine, avant les r&#233;unions de la conf&#233;rence des pr&#233;sidents ou du bureau de l'Assembl&#233;e nationale, pour essayer d'avoir des positions convergentes sur des questions d'organisation interne. Mais a priori, il ne s'agira pas de discuter de sujets politiques majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Union populaire pourrait passer de dix-sept &#224; une centaine de d&#233;put&#233;s&#8230; Comment un mouvement politique si jeune va-t-il pouvoir disposer des &#171; ressources humaines &#187; n&#233;cessaires en mati&#232;re de collaborateurs parlementaires par exemple ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand ils sont arriv&#233;s en 2017, les d&#233;put&#233;s LREM ont repris beaucoup d'anciens collaborateurs socialistes, et cela ne se passera pas comme &#231;a pour l'Union populaire. Apr&#232;s, les IEP regorgent de jeunes dont certains ont une culture de gauche radicale. Si l'Union populaire arrive en nombre &#224; l'Assembl&#233;e, il est possible que cela cr&#233;e un appel d'air en mati&#232;re d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pauline Graulle&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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