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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Les enjeux du prochain sommet du G-20</title>
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		<dc:date>2010-11-09T08:45:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ATTAC-France</dc:creator>


		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>G-20</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ci-dessous et ci-joint, vous trouverez un texte sur les enjeux du sommet du G20 qui se tiendra &#224; S&#233;oul les 11 et 12 novembre 2010. Vous y trouverez notamment les informations sur la mobilisation d'Attac et de ses partenaires &#224; l'occasion de ce sommet qui marquera la prise de pr&#233;sidence du G8 et du G20 par la France. &lt;br class='autobr' /&gt; Du G7 au G20... &lt;br class='autobr' /&gt;
Ann&#233;es 1970. Le G7 est n&#233; dans une p&#233;riode de crise (fin de la parit&#233; or/dollar et 1er choc p&#233;trolier). Les chefs d'&#201;tat des sept pays les plus riches ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-International-67-+" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-G-20-+" rel="tag"&gt;G-20&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH92/arton5838-cc739.png?1781717256' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ci-dessous et ci-joint, vous trouverez un texte sur les enjeux du sommet du G20 qui se tiendra &#224; S&#233;oul les 11 et 12 novembre 2010. Vous y trouverez notamment les informations sur la mobilisation d'Attac et de ses partenaires &#224; l'occasion de ce sommet qui marquera la prise de pr&#233;sidence du G8 et du G20 par la France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du G7 au G20...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ann&#233;es 1970. Le G7 est n&#233; dans une p&#233;riode de crise (fin de la parit&#233; or/dollar et 1er choc p&#233;trolier). Les chefs d'&#201;tat des sept pays les plus riches ont choisi de se coordonner &#224; huis clos pour trouver des r&#233;ponses permettant de pr&#233;server leurs int&#233;r&#234;ts. Les premi&#232;res discussions &#233;taient centr&#233;es sur les aspects de coordination financi&#232;re et macro-&#233;conomique, et assez rapidement les sujets abord&#233;s dans ce cercle ferm&#233; ont &#233;t&#233; de tout ordre (pensons simplement &#224; la notion d'axe du mal pr&#233;sente dans le communiqu&#233; final du G7 de 1983 qui avait lieu aux &#201;tats-Unis sous la pr&#233;sidence de Bush p&#232;re). Le G7 est devenu le lieu de concertation entre grandes puissances pour imposer le n&#233;olib&#233;ralisme (c'est par exemple lors de sa r&#233;union de 1979 &#224; Tokyo que le G7 pr&#233;conise une hausse des taux d'int&#233;r&#234;t pour lutter contre l'inflation) et la discipline militaire qui l'accompagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin des ann&#233;es 1990. Face &#224; la d&#233;ferlante des crises financi&#232;res de la fin des ann&#233;es 90, le besoin s'est fait sentir d'&#233;largir ce cercle de discussion pour mieux int&#233;grer les nouveaux rapports de force &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire : c'est ainsi qu'en 1999 est n&#233; le premier sommet du G20. Celui-ci ne r&#233;unit que les ministres des Finances des 20 &#201;tats les plus importants, et ne se fait alors gu&#232;re remarquer. Son mandat reprend les motivations qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; la formation du G7 : le G20 discutera principalement de l'architecture financi&#232;re internationale (dont la &#171; d&#233;mocratisation &#187; du fonctionnement du FMI). Le G7 continue quant &#224; lui de d&#233;battre des questions de politique g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui. C'est &#224; la faveur d'une nouvelle crise, celle dite des subprimes &#224; l'automne 2008, que le G20 prend le devant de la sc&#232;ne en r&#233;unissant autour de la table les chefs d'&#201;tat eux-m&#234;mes. Les sujets abord&#233;s lors des G20 restent principalement ceux li&#233;s &#224; la coordination financi&#232;re et macro-&#233;conomique ; la pr&#233;sence des chefs d'&#201;tat faisant des G20 le lieu de production du discours de l&#233;gitimation du syst&#232;me n&#233;olib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier G20 des chefs d'&#201;tat s'est tenu, suite &#224; la convocation par B. Obama, &#224; Washington en novembre 2008. Ce sommet a d&#233;fini un cycle de &#171; sortie de crise &#187; sur trois ans. Pendant les deux premi&#232;res ann&#233;es, les membres du G20 se sont rencontr&#233;s deux fois par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le de la mont&#233;e m&#233;diatique des G20, les G8 (c'est-&#224;-dire depuis 2005 : G7 + Russie) ont continu&#233; &#224; se tenir selon l'ordre de rotation de la pr&#233;sidence des G8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France accueille pour l'ann&#233;e 2011 les sommets du G8 et du G20 (en cl&#244;ture du cycle initi&#233; &#224; Washington). Selon les d&#233;clarations de Nicolas Sarkozy, les deux sommets seraient clairement s&#233;par&#233;s (non comme en juin dernier au Canada o&#249; ils se suivaient) : le G8 est annonc&#233; pour se tenir au mois de juin &#224; Nice ; le G20 devrait se tenir en novembre. Dates et lieux devraient &#234;tre pr&#233;cis&#233;s lors du prochain G20, &#224; S&#233;oul, les 11 &amp; 12 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommet du G20 de S&#233;oul rev&#234;t pour les mouvements altermondialistes une grande importance, et notamment pour les mouvements fran&#231;ais puisqu'il marquera le d&#233;but de la pr&#233;sidence fran&#231;aise des G8 et G20 de l'ann&#233;e 2011. Il nous appartient de nous servir de ces rendez-vous pour montrer le d&#233;calage permanent entre leurs r&#233;ponses et nos propositions. Nous invitons en cons&#233;quence les comit&#233;s locaux &#224; &#234;tre vigilants sur les conclusions du sommet de S&#233;oul afin de pouvoir diffuser autour d'eux les contre-expertises et solutions propos&#233;s par Attac pour construire un monde solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'agenda de S&#233;oul&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le G20 de S&#233;oul s'inscrit dans la continuit&#233; des pr&#233;c&#233;dents sommets et pr&#233;voit donc de discuter des grandes questions r&#233;currentes &#224; son agenda depuis novembre 2008 et le premier G20 de Washington [1] : la relance &#233;conomique mondiale et les conditions d'une croissance stable et p&#233;renne, le renforcement du syst&#232;me international de &#171; r&#233;gulation financi&#232;re &#187; et la modernisation des institutions financi&#232;res internationales. Le G20 de S&#233;oul annonce notamment la mise au point d'un plan d'action pour la croissance mondiale, dans le cadre duquel les pays membres devraient prendre des engagements &#233;conomiques pr&#233;cis &#171; sur la base des grandes orientations d&#233;cid&#233;es &#224; Toronto &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; r&#233;gulation financi&#232;re, il s'agit officiellement de &#171; restaurer l'int&#233;grit&#233;, la transparence et la responsabilit&#233; de l'industrie financi&#232;re de fa&#231;on &#224; ce qu'elle regagne la confiance du public &#187;. Des r&#232;glementations internationales sur les niveaux de fonds propres requis pour les banques devraient &#234;tre d&#233;finies avant fin 2010, et mises en place d'ici la fin 2012 (d&#233;cision de Toronto). Le Forum pour la stabilit&#233; financi&#232;re a par ailleurs &#233;t&#233; mandat&#233; par le G20 pour d&#233;velopper de tels standards pour les &#233;tablissements bancaires les plus syst&#233;miquement &#224; risque (les &#171; too big to fail &#187;), et pour proposer des r&#233;ponses en cas de nouvelle d&#233;faillances de ceux ci. Le Sommet de S&#233;oul devrait v&#233;rifier la poursuite de ces travaux et confirmer le calendrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme du FMI doit &#233;galement &#234;tre ent&#233;rin&#233;e lors du G20 de S&#233;oul : la r&#233;forme des quotas, qui conditionnent le poids dans le vote au Conseil d'administration, est en cours et doit &#234;tre achev&#233;e. Au moins 5% des quotas des pays surrepr&#233;sent&#233;s devront &#234;tre transf&#233;r&#233;s aux pays sous-repr&#233;sent&#233;s, pays &#233;mergents exclusivement. La question des m&#233;thodes de travail et de la diversit&#233; des personnels doit &#233;galement &#234;tre discut&#233;e pour permettre l'&#233;volution du FMI vers plus d'ind&#233;pendance et d'efficacit&#233;, en particulier dans ses activit&#233;s de supervision et de recommandation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain nombre de questions plus sp&#233;cifiques et ponctuelles sont &#233;galement &#224; l'ordre du jour, sous l'impulsion de la Pr&#233;sidence cor&#233;enne :&lt;br class='autobr' /&gt; la question des &#171; filets de s&#233;curit&#233; financiers &#187;, autrement dit les m&#233;canismes de protection des pays les plus vuln&#233;rables face &#224; une nouvelle crise financi&#232;re,&lt;br class='autobr' /&gt; la question du d&#233;veloppement (une strat&#233;gie et un plan d'actions pluriannuel, pr&#233;par&#233;s par le groupe de travail &#171; D&#233;veloppement &#187; mis en place &#224; Toronto, seront pr&#233;sent&#233;s, et adopt&#233;s, &#224; S&#233;oul),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; enfin la question du r&#244;le du secteur priv&#233; dans la relance &#233;conomique mondiale, &#224; travers l'organisation d'un &#171; Business Summit &#187; les 10 et 11 novembre, qui r&#233;unira chefs d'entreprises et chefs de gouvernements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sommet officiel se d&#233;roulera les 11 et 12 novembre. Au terme de celui ci, la Pr&#233;sidence du G20 sera formellement confi&#233;e &#224; la France, qui devrait alors annoncer le nom de la ville ou se tiendra le sommet en novembre 2011, et d&#233;voiler ses grandes priorit&#233;s de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mobilisations et activit&#233;s des mouvements citoyens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Convaincus de l'ill&#233;gitimit&#233; du G20 et de l'inad&#233;quation des r&#233;ponses qu'il propose &#224; la crise, les organisations citoyennes de Cor&#233;e du Sud, associations, syndicats, mouvements sociaux, se sont associ&#233;s pour organiser une semaine d'initiatives et de mobilisations du 7 au 12 novembre, qui r&#233;uniront des repr&#233;sentants de mouvements sociaux de tous les continents.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le programme est en ligne &#224; l'adresse : &lt;a href=&#034;http://en.putpeoplefirst.kr/g20_pro..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://en.putpeoplefirst.kr/g20_pro..&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs membres de la coalition fran&#231;aise nouvellement initi&#233;e [2], notamment par Attac France, dans la perspective de la pr&#233;sidence fran&#231;aise du G20, seront pr&#233;sents &#224; S&#233;oul pour rencontrer les mouvements citoyens pr&#233;sents, les engager &#224; participer aux initiatives qui seront propos&#233;es en France tout au long de 2011 et participer, bien sur, aux mobilisations populaires organis&#233;es par les mouvements sud-cor&#233;ens toute la semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attac France au G20 de S&#233;oul&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac France participera &#224; la semaine d'action populaire organis&#233;e par les mouvements citoyens cor&#233;ens, et repr&#233;sentera notamment, avec l'Aitec, Peuples solidaires, Oxfam France et le CCFD, la coalition fran&#231;aise qui se pr&#233;pare &#224; coordonner les principales initiatives lors des G8 et G20 fran&#231;ais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un blog collectif de la d&#233;l&#233;gation fran&#231;aise a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; sur le site du journal Lib&#233;ration. A lire en Une du site de Lib&#233;ration, en Une du site Attac France et dans la rubrique consacr&#233;e &#224; la mobilisation : &lt;a href=&#034;http://www.france.Attac.org/spip.ph..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.france.Attac.org/spip.ph..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant la tenue du sommet de S&#233;oul, Attac France publiera son bilan du G20 depuis 2008 dans le domaine de la r&#233;gulation de la finance [3]. Bilan accablant, que vous retrouverez sur le site d'Attac France d&#232;s mardi 9 novembre 2010. Celui-ci devrait pouvoir servir de premier document de travail pour enclencher les mobilisations de l'ann&#233;e 2011 autour des G8 et G20 ; sachant que le premier rendez-vous qui nous est donn&#233; devrait &#234;tre celui d'un G20 minist&#233;riel Finance en f&#233;vrier / mars &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin Attac France suivra bien sur les discussions, et les conclusions, du G20 de S&#233;oul et en proposera une analyse critique d&#232;s le 12 novembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Voir le site officiel du Sommet. &lt;a href=&#034;http://www.seoulsummit.kr/eng/goPag..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.seoulsummit.kr/eng/goPag..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Un appel &#224; mobilisation sign&#233; par de nombreuses organisations fran&#231;aises sera publi&#233; &#224; l'occasion du G20 de S&#233;oul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. &#171; Le G20 face &#224; la crise financi&#232;re : Les &#233;l&#233;phants, la souris et les peuples &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Main basse sur l'agriculture mondiale - Quelles r&#233;ponses ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Main-basse-sur-l-agriculture-mondiale-Quelles-reponses</link>
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		<dc:date>2010-11-09T08:45:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Batou</dc:creator>


		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Agriculture</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le forum &#171; Global AgInvesting Europe 2010 &#187; de Soyatech va bient&#244;t ouvrir ses portes &#224; Gen&#232;ve, l'une des capitales du n&#233;goce international. Son but : promouvoir l'investissement dans les produits financiers agricoles, l'agrobusiness et l'acquisition de terres. Les 9 et 10 novembre prochains, leurs profits vaudront mieux que nos vies dans les salons feutr&#233;s de l'H&#244;tel Intercontinental. En attendant, une coordination large, soutenue par solidarit&#233;S, pr&#233;pare la riposte : conf&#233;rence publique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-11-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-11-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/arton5829-c4ed8.png?1781796221' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le forum &#171; Global AgInvesting Europe 2010 &#187; de Soyatech va bient&#244;t ouvrir ses portes &#224; Gen&#232;ve, l'une des capitales du n&#233;goce international. Son but : promouvoir l'investissement dans les produits financiers agricoles, l'agrobusiness et l'acquisition de terres. Les 9 et 10 novembre prochains, leurs profits vaudront mieux que nos vies dans les salons feutr&#233;s de l'H&#244;tel Intercontinental. En attendant, une coordination large, soutenue par solidarit&#233;S, pr&#233;pare la riposte : conf&#233;rence publique dans les locaux du syndicat UNIA, jeudi 4 novembre &#224; 20h. ; manifestation devant l'H&#244;tel intercontinental, mardi 9 novembre d&#232;s 11h.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On ne le sait que trop : plus d'un milliard d'&#234;tre humains souffrent de la faim, auxquels il faut ajouter deux milliards de mal nourris. Parmi eux, sept sur dix sont des agriculteurs-trices, dont cinq ne disposent pas d'une exploitation suffisante, et deux sont des travailleurs ruraux sans terre, femmes et hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une concurrence destructrice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fondamentalement, ce scandale d&#233;coule de la marchandisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la production agricole, li&#233;e intrins&#232;quement au capitalisme. En effet, les &#233;carts de productivit&#233; croissants ruinent un nombre toujours plus grand de petits producteurs. Et cette concurrence effr&#233;n&#233;e est le principal moteur de la paup&#233;risation de la paysannerie et de son expropriation par l'agrobusiness, qui prennent aujourd'hui des proportions colossales : sur les 6,7 milliards d'habitant-e-s de la plan&#232;te, 52% vivent aujourd'hui &#171; en ville &#187; ou &#171; en bidonville &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De surcro&#238;t, la lib&#233;ralisation des &#233;changes agricoles, pr&#233;vue par les accords de l'OMC, a brutalement renforc&#233; la comp&#233;tition directe entre agriculteurs-trices, dont la productivit&#233; du travail varie d'un facteur 1 &#224; 500 (une fois d&#233;duits les co&#251;ts des intrants et l'amortissement du capital) (AFD, 2008) ! Pour aggraver encore cette situation, les mieux dot&#233;s sont largement subventionn&#233;s, tandis que les plus fragiles ont &#233;t&#233; priv&#233;s de tout soutien public par les programmes d'ajustement structurel du FMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne r&#233;pondre qu'aux besoins solvables ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La marchandisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e de l'agriculture a une autre cons&#233;quence : elle oriente la production vers les seuls besoins solvables, aux d&#233;pens de ceux des plus pauvres. Ainsi, alors que le volume disponible de denr&#233;es alimentaires de base devrait doubler, &#224; l'horizon 2050, pour satisfaire les besoins essentiels d'une population de 9 milliards d'&#234;tres humains, l'agrobusiness d&#233;tourne d'&#233;normes ressources (terre et eau) en faveur de cultures d'exportation non indispensables : soja pour bestiaux, oranges pour leur jus, fleurs pour l'ornement, agrocarburants pour les transports, etc. Ha&#239;ti, qui importe 60% de sa nourriture, remplace ainsi ses champs de haricots (aliment de base) par des orangeraies&#8230; (Delcourt 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche de hauts rendements stimule le recours syst&#233;matique aux hybrides ou aux OGM (promus par la Banque mondiale et l'Alliance for the Green Revolution in Africa de Bill et Melinda Gates), tandis que les petits producteurs sont encourag&#233;s &#224; rejoindre de grandes cha&#238;nes de valorisation internationales. Les cons&#233;quences &#233;cologiques de ces &#233;volutions sont alarmantes (r&#233;duction de la biodiversit&#233;, &#233;missions accrues de gaz &#224; effet de serre, &#233;puisement des sols, tarissement des r&#233;serves d'eau, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; tout &#224; l'exportation &#187; soumet l'ensemble des producteurs-trices &#224; la loi implacable du complexe agroalimentaire mondial &#8211; semenciers, fabricants d'intrants chimiques, traders, industriels, cha&#238;nes de grands distributeurs, etc. &#8211;, qui favorise la concentration de l'agriculture. Depuis peu, ce processus a franchi un nouveau seuil en d&#233;veloppant une &#171; nouvelle forme de colonialisme &#187;. D&#233;sormais, les investisseurs priv&#233;s et les Etats n'h&#233;sitent plus &#224; acheter ou &#224; louer des domaines agricoles gigantesques dans les pays les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un nouveau colonialisme agricole&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#171; r&#233;serves &#187; sont prospect&#233;es par imagerie satellite, avant d'&#234;tre &#171; achet&#233;es &#187; pour quelques dollars l'hectare, voire lou&#233;es, avec la garantie de conditions fiscales tr&#232;s avantageuses (Merlet 2010). Ainsi, le 7 septembre dernier, un rapport tr&#232;s attendu de la Banque mondiale r&#233;v&#233;lait que 46,3 millions d'hectares avaient &#233;t&#233; touch&#233;s par de telles op&#233;rations entre octobre 2008 et juin 2009 (dont plus de la moiti&#233; en Afrique subsaharienne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des pointages ant&#233;rieurs avaient mis en &#233;vidence l'acquisition de 2,2 millions d'ha par la Chine en RDC, de 1,3 million d'ha par Daewoo &#224; Madagascar, 0,5 &#224; 1 million d'ha par un fond d'investissement US au Soudan, etc. Le pass&#233; colonial des r&#233;gions concern&#233;es facilite ces transferts, les droits coutumiers des populations ayant &#233;t&#233; an&#233;antis depuis longtemps. Seule diff&#233;rence : aujourd'hui, les besoins en main d'&#339;uvre sont r&#233;duits au minimum gr&#226;ce &#224; d'importants investissements (irrigation, machines, intrants, OGM, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La meilleure couverture contre la r&#233;cession dans les dix &#224; quinze ans qui viennent est un investissement dans les terres agricoles &#187;, notait r&#233;cemment le responsable des placements alternatifs d'Insight Investment (Grain 2008). La Banque mondiale, L'Africa Governance Initiative de Tony Blair, la Soci&#233;t&#233; financi&#232;re internationale (SFI) et le Fond internationale pour le d&#233;veloppement agricole (FIDA) soutiennent ces m&#233;canismes pr&#233;dateurs. Et tant pis pour les communaut&#233;s qui tiraient jusqu'ici une partie de leur subsistance de ces territoires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, les consommateurs les plus pauvres sont de plus en plus soumis aux fluctuations des prix des denr&#233;es de base sur le march&#233; mondial (l'Afrique importe un quart de ses besoins alimentaires). Avec la cotation boursi&#232;re des c&#233;r&#233;ales et le d&#233;veloppement de produits d&#233;riv&#233;s, la survie physique de centaines de millions de personnes d&#233;pend d&#233;sormais directement des cours des &#171; futures &#187; (contrats &#224; terme) sur les grandes places financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la crise alimentaire de 2007-2008, qui a touch&#233; une quarantaine de pays et plong&#233; 125 millions de personnes suppl&#233;mentaires dans l'extr&#234;me pauvret&#233;, n'&#233;tait pas due &#224; de mauvaises r&#233;coltes &#8211; l'offre avait m&#234;me cr&#251; pendant cette p&#233;riode &#8211;, mais r&#233;sultait de la formation d'une bulle sp&#233;culative sur le march&#233; des c&#233;r&#233;ales. Celle-ci avait &#233;t&#233; caus&#233;e par l'effondrement du march&#233; hypoth&#233;caire US, d&#232;s les premiers signes de la crise des subprimes. Au second semestre 2007, au plus fort de la crise alimentaire, ADM, Montsanto et Cargill avaient ainsi vu leurs b&#233;n&#233;fices exploser, respectivement de 42%, 45% et 86% ; au premier semestre 2008, ceux de Nestl&#233; et de Tisco avaient progress&#233; de 8% et 10% (The Independent, 2 juillet 2010, Sorge 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit &#224; l'alimentation et environnement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour contrer cette course &#224; l'ab&#238;me, en 2008, 400 scientifiques ont produit un rapport intitul&#233; Evolution internationale des connaissances, des sciences et des techniques agricoles pour le d&#233;veloppement. Bien que commandit&#233; par la FAO et la Banque mondiale, il repr&#233;sente l'&#233;quivalent du rapport du GIEC pour l'agriculture. Selon ses auteurs, &#171; non seulement l'agriculture paysanne n'est pas moins productive que l'agriculture industrielle, mais elle peut en plus apporter une bien plus grande valeur ajout&#233;e en raison des multiples fonctions sociales, culturelles et &#233;cologiques qu'elle remplit. (&#8230;) les principaux facteurs qui limitent la production, la distribution sur une base &#233;quitable et la durabilit&#233; &#233;cologique sont intrins&#232;quement de nature sociale et non pas technique &#187; (cit&#233; par Delcourt 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour assurer l'alimentation de la population mondiale &#224; l'horizon 2050, il faut donc en priorit&#233; &#171; d&#233;concentrer &#187; la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, ce qui n&#233;cessite une r&#233;forme agraire radicale, ainsi qu'une aide publique aux petites exploitations paysannes (cr&#233;dit, &#233;quipements, infrastructures, stabilisation des prix, protections tarifaires diff&#233;renci&#233;es, etc.) guid&#233;e par des objectifs &#233;cologiques &#224; long terme (&#171; r&#233;volution durablement verte &#187;) (Griffon 2006). Sans cela, la d&#233;fense effective du droit &#224; l'alimentation et &#224; la souverainet&#233; alimentaire n'est qu'un vain mot. Mais un tel programme suppose une mise en cause du syst&#232;me capitaliste lui-m&#234;me, dont le potentiel pr&#233;dateur a &#233;t&#233; une nouvelle fois r&#233;v&#233;l&#233; par les contre-r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales de ces trente derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvrages cit&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AFD (Agence fran&#231;aise de d&#233;veloppement), Les appropriations de terres &#224; grande &#233;chelle, juin 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Delcourt, L. &#171; L'avenir des agricultures paysannes face aux nouvelles pressions sur la terre &#187;, Alternatives Sud, 17, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grain, divers articles et notes sur le site &lt;a href=&#034;http://www.grain.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.grain.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Griffon, M., Nourrir la plan&#232;te. Pour une r&#233;volution doublement verte, Paris, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merlet, M., &#171; Les grands enjeux de l'&#233;volution du foncier agricole et forestier dans le monde &#187;, Etudes fonci&#232;res, 143, janv.-f&#233;vr. 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sorge, P., &#171; The Forgotten Crisis. As Banks Are Rescued, Will the World's Hungry Be Overlooked ? &#187;, Der Spiegel Online, 16 oct. 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Suisse : La marche au pouvoir de l'UDC</title>
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		<dc:date>2010-11-09T08:44:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Batou</dc:creator>


		<dc:subject>Suisse</dc:subject>
		<dc:subject>Droite extr&#234;me</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>
		<dc:subject>L'extr&#234;me-droite dans le monde</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous publions la suite de notre dossier consacr&#233; &#224; la droite extr&#234;me et &#224; l'extr&#234;me droite en Europe, avec une analyse plus particuli&#232;re du cas de la Suisse. &lt;br class='autobr' /&gt; Avec &#171; La Conqu&#234;te du pouvoir. Essai sur la mont&#233;e de l'UDC &#187; (Zo&#233;, 2007), Pietro Boschetti tente d'inscrire les succ&#232;s actuels du parti de Blocher dans l'histoire longue de la Suisse, en particulier apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale. Selon lui, l'UDC doit son essor actuel autant aux caract&#233;ristiques des Trente glorieuses (1945-1975) (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Droite-extreme-+" rel="tag"&gt;Droite extr&#234;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-11-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-11-09&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Droite-extreme-en-Europe-+" rel="tag"&gt;L'extr&#234;me-droite dans le monde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L107xH150/arton5822-ab3e7.png?1781315044' class='spip_logo spip_logo_right' width='107' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions la suite de notre dossier consacr&#233; &#224; la droite extr&#234;me et &#224; l'extr&#234;me droite en Europe, avec une analyse plus particuli&#232;re du cas de la Suisse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec &#171; La Conqu&#234;te du pouvoir. Essai sur la mont&#233;e de l'UDC &#187; (Zo&#233;, 2007), Pietro Boschetti tente d'inscrire les succ&#232;s actuels du parti de Blocher dans l'histoire longue de la Suisse, en particulier apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale. Selon lui, l'UDC doit son essor actuel autant aux caract&#233;ristiques des Trente glorieuses (1945-1975) que des Trente calamiteuses (de 1975 &#224; nos jours) en Suisse. C'est le principal int&#233;r&#234;t de ce livre de 169 pages, qui permet de mieux saisir les particularit&#233;s du cas helv&#233;tique dans la progression plus g&#233;n&#233;rale des forces populistes ultraconservatrices en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la premi&#232;re moiti&#233; des ann&#233;es 90, l'UDC-SVP (Union d&#233;mocratique du centre en fran&#231;ais et Parti populaire suisse en allemand) a commenc&#233; sa fulgurante ascension &#233;lectorale. En moyenne nationale, cette progression a &#233;t&#233; particuli&#232;rement rapide : 11,9% des voix en 1991, 14,9% en 1995 (+25%), 22,5% en 1999 (+51%), 26,7% en 2003 (+18%) et 29,0% en 2007 (+9%). De toute &#233;vidence, la seconde moiti&#233; de la d&#233;cennie a marqu&#233; une nette acc&#233;l&#233;ration, tandis que le ch&#244;mage doublait et les primes maladie explosaient (sous la houlette d'une conseill&#232;re f&#233;d&#233;rale socialiste). Pourtant, l'expansion de l'UDC est un ph&#233;nom&#232;ne beaucoup plus complexe que ces donn&#233;es agr&#233;g&#233;es ne pourraient le laisser supposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les ingr&#233;dients du succ&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle d&#233;coule d'au moins trois processus combin&#233;s. D'abord parti des campagnes, le parti de Blocher a su gagner la m&#233;tropole zurichoise en s'adressant &#224; la fois aux x&#233;nophobes de l'Action Nationale et aux ultralib&#233;raux du Parti des automobilistes, et ceci d&#232;s la fin des ann&#233;es 80 (1). En m&#234;me temps, bien que n&#233;e en terre protestante, elle n'a cess&#233; de progresser vers les cantons catholiques, en faisant syst&#233;matiquement de la surench&#232;re sur les valeurs conservatrices patriarcales du Parti d&#233;mocrate-chr&#233;tien (PDC) (2). Enfin, elle a conquis un &#233;lectorat populaire dans tout le pays &#224; partir d'un discours politique fond&#233; sur un &#171; chauvinisme social &#187; parcimonieux qui pr&#233;tend r&#233;server les &#171; &#339;uvres sociales &#187; aux r&#233;sident-e-s de souche, laborieux et respectueux de l'ordre &#233;tabli, et stigmatise l'&#171; &#233;tatisme gaspilleur &#187; qui distribue ses largesses aux &#233;trangers et &#233;trang&#232;res (en particulier non europ&#233;ens) et aux &#171; profiteurs &#187; sans scrupule. Ce faisant, l'UDC a su exploiter &#224; son avantage le vieux fonds de commerce x&#233;nophobe qui avait marqu&#233; si profond&#233;ment le mouvement ouvrier et syndical helv&#233;tique depuis des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;lange explosif est le secret du d&#233;veloppement de l'UDC dans tout le pays (560 d&#233;put&#233;-e-s &#233;lus dans les parlements cantonaux, avec des scores sup&#233;rieurs &#224; 30% dans 5 cantons : Schaffhouse, Thurgovie, Zurich, Glaris et Argovie). Dans un tel contexte, d&#232;s l'automne 2005, l'extension de la libre circulation aux nouveaux pays de l'Union europ&#233;enne, avec des mesures d'accompagnement au rabais, a donn&#233; un nouvel &#233;lan &#224; la machine UDC sur un mode franchement raciste. En Suisse romande, elle a su tirer profit de l'euro-optimisme b&#233;at des &#233;lites (du PS aux Lib&#233;raux), relay&#233; par les principaux m&#233;dias. Aux derni&#232;res &#233;lections nationales, elle a ainsi gagn&#233; 0,7 point &#224; Neuch&#226;tel, 2,1 dans le canton de Vaud, 2,8 &#224; Gen&#232;ve, et m&#234;me 5,4 en Valais et au Jura. Dans l'ensemble, il faut le dire, une telle ascension est sans pr&#233;c&#233;dent dans l'histoire du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Haute conjoncture et culte du &#171; chacun-pour-soi &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1950-1970, la Suisse conna&#238;t des taux de croissance sensiblement sup&#233;rieurs &#224; 4%, tandis que les salaires r&#233;els progressent de plus de 3% par an, sans compter la promotion de nombreux travailleurs nationaux qui profitent, au moins dans un premier temps, de l'arriv&#233;e de centaines de milliers d'immigrant-e-s moins qualifi&#233;s pour occuper de meilleures positions. Apr&#232;s un retrait de six ans du Conseil F&#233;d&#233;ral, le Parti socialiste y revient en 1959, mais cette fois-ci avec deux fauteuils : la &#171; formule magique &#187; est n&#233;e, qui traduit sur le plan politique l'int&#233;gration accrue de la social-d&#233;mocratie au consensus helv&#233;tique. Quelques mois auparavant, &#224; Winterthour, le PSS (Parti socialiste suisse) avait adopt&#233; le programme le plus mod&#233;r&#233; de son histoire, pr&#233;sentant &#171; l'&#233;conomie sociale de march&#233; &#187; comme un horizon ind&#233;passable&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque, les conventions collectives se d&#233;veloppent dans l'esprit de la paix du travail. Elles renoncent le plus souvent &#224; exiger des salaires minimaux, pr&#233;f&#233;rant miser sur un march&#233; du travail tr&#232;s tendu. Dans ce contexte, le nombre croissant de travailleurs et de travailleuses &#233;trangers &#8211; de 175.000 en 1945 &#224; 700.000 en 1965 &#8211; est vite per&#231;u comme une menace : rejet&#233;s comme des concurrents &#224; bon march&#233;, voire comme des agitateurs communistes, ils ne sont pas admis sans restrictions dans les organisations syndicales... En 1970, 55% des membres de l'Union Syndicale Suisse votent ainsi en faveur de l'initiative Schwarzenbach &#8211; pourtant rejet&#233;e par 54% du corps &#233;lectoral &#8211; qui exige l'expulsion de 260.000 &#233;trangers et &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant cette p&#233;riode, la hausse du pouvoir d'achat est particuli&#232;rement spectaculaire : en 1950, le m&#233;nage moyen consacre 32,2% de ses revenus &#224; son alimentation, contre 22,7% en 1970. Cependant, les gains collectifs sont beaucoup plus modestes, dans un contexte o&#249; les gr&#232;ves disparaissent pratiquement. Les assurances sociales sont aussi &#224; la tra&#238;ne de celles des autres Etats europ&#233;ens. En 1960, leur financement est assur&#233; directement, &#224; raison de 33%, par les assur&#233;-e-s eux-m&#234;mes, contre 26% en Allemagne et 16% en France ; &#224; l'inverse, les patrons en financent 24%, contre 43% en Allemagne et 63% en France. L'AVS, dont le principe avait &#233;t&#233; accept&#233; par le peuple en 1925, a vu enfin le jour en 1948 (l'AI en 1960) et conna&#238;t sept r&#233;visions &#224; la hausse jusqu'en 1975. Cependant, cette assurance solidaire joue d&#233;j&#224; les seconds r&#244;les, devant la pouss&#233;e des caisses de pensions fond&#233;es sur la capitalisation (2e pilier), dont le caract&#232;re compl&#233;mentaire est soutenu par le PSS, et aux progr&#232;s de l'&#233;pargne individuelle (3e pilier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour de la d&#233;pression &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1974-76, le retour brutal de la d&#233;pression &#233;conomique va miner les certitudes des d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes. Il faut dire que le choc est s&#233;v&#232;re : baisse de 8% du PIB, suppression de 330.000 emplois et expulsion de 250.000 immigr&#233;-e-s. Au d&#233;but des ann&#233;es 70, la Suisse contr&#244;le 40% du march&#233; mondial de l'horlogerie, contre seulement 17% en 1981. Dans un premier temps, quelques fissures se font jour &#224; la surface de la paix sociale : manifestations syndicales pour l'emploi, gr&#232;ves localis&#233;es, appels minoritaires &#224; une politique plus combative (Manifeste 77 dans la F&#233;d&#233;ration des travailleurs de la m&#233;tallurgie et de l'horlogerie, FTMH). Mais ces inflexions ne constituent en aucune mesure l'amorce d'une strat&#233;gie de rechange, alors que cette premi&#232;re onde de choc est rapidement suivie d'une seconde, en 1981-83, qui va sonner le glas du plein emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, d&#232;s 1974, les milieux bourgeois ont clairement chang&#233; leur fusil d'&#233;paule avec le plafonnement du personnel f&#233;d&#233;ral, les paquets d'&#233;conomies successifs et la campagne du Parti radical au nom de &#171; moins d'Etat, plus de libert&#233; &#187; (1979). De 1975 &#224; 1982, la Conf&#233;d&#233;ration a r&#233;duit ainsi de 5 milliards ses d&#233;penses dans le domaine social. D&#232;s 1980, un Conseiller national radical argovien, Bruno Hunziker, lance la bataille des privatisations : quelques ann&#233;es plus tard, les CFF et les PTT ont &#233;t&#233; transform&#233;es en S.A. T&#233;tanis&#233;, le PSS ne sait plus &#224; quel saint se vouer : &#233;lectoralement, il d&#233;visse (de 24,4% en 1979 &#224; 18,5% en 1991). Bien d&#233;cid&#233; &#224; rester au Conseil f&#233;d&#233;ral, il entame d&#232;s lors son recentrage vers le social-lib&#233;ralisme et les &#171; nouvelles couches moyennes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Alleingang &#187; et mondialisation heureuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le courant des ann&#233;es 80, l'UDC saisit bien la port&#233;e du d&#233;sarroi populaire qui r&#233;sulte de la crise sociale et des inqui&#233;tudes li&#233;es &#224; la mondialisation. Elle comprend tr&#232;s vite quel parti tirer d'une d&#233;fense intransigeante de l'identit&#233; nationale. En 1986, elle obtient le refus de l'adh&#233;sion de la Suisse &#224; l'ONU. En 1989, avec l'affaire des fiches et les r&#233;sultats spectaculaires de la premi&#232;re initiative du Groupe pour une Suisse sans Arm&#233;e (GSsA), le &#171; mod&#232;le helv&#233;tique &#187; semble voler en &#233;clats. Pourtant, tandis que les grands patrons annoncent un durcissement des politiques n&#233;olib&#233;rales (Programme du Vorort &#171; Pour une Suisse comp&#233;titive et moderne &#187; et Premier livre blanc, de Fritz Leutwiler (3) en 1991), le Parti de Blocher obtient le rejet de l'Espace Economique Europ&#233;en (EEE en 1992), contre l'avis du Conseil f&#233;d&#233;ral et des autres partis, annon&#231;ant la voie des bilat&#233;rales, &#224; laquelle la majorit&#233; des milieux &#233;conomiques dominants n'osait encore r&#234;ver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, c'est sur fond d'une troisi&#232;me r&#233;cession (1992-97), qu'&#233;clate le scandale des fonds juifs en d&#233;sh&#233;rence. L'UDC r&#233;agit &#224; nouveau sur le mode de la forteresse assi&#233;g&#233;e, d&#233;fendant sans d&#233;mordre l'attitude de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1995 para&#238;t le Second livre blanc, de David de Pury (4), qui plaide pour une politique &#233;conomique et sociale subordonn&#233;e &#224; la comp&#233;titivit&#233; maximale des entreprises. En 1997, le plafond des 200.000 ch&#244;meurs a &#233;t&#233; crev&#233;&#8230; tandis que les notions de pr&#233;carit&#233; (emplois temporaires, travail sur appel, temps partiels, contrats de dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, etc.), mais aussi de working poor (paup&#233;risme), sont sur toutes les l&#232;vres. Avec la r&#233;duction des prestations sociales, la chasse aux &#171; abus &#187; gagne en cr&#233;dibilit&#233;. L'UDC en fera d&#233;sormais son cheval de bataille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des plus pauvres aux plus riches&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 80, les syndicats ont perdu 20% de leurs membres. Aujourd'hui, 37% des salari&#233;-e-s sont couverts par des conventions collectives de travail, au contenu souvent minimal, contre 50% en 1990. Selon Pietro Boschetti, c'est dans ce contexte que le PSS tente de regagner le terrain &#233;lectoral perdu dans les classes populaires en ciblant les &#171; nouvelles couches moyennes &#187;. Ce virage est marqu&#233; par des choix politiques lourds de sens : en 1991, le PSS donne sa b&#233;n&#233;diction &#224; la TVA, qui p&#233;nalise au premier chef les revenus les plus modestes ; en 1995, il renonce au r&#233;f&#233;rendum contre l'&#233;l&#233;vation de l'&#226;ge de la retraite des femmes de 62 &#224; 64 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un temps, cette tactique semble payer, puisque le PSS rebondit d'un petit 18,5% en 1991, &#224; 23,3% en 2003&#8230; Mais ce succ&#232;s est de courte dur&#233;e : en 2007, le parti est &#224; nouveau retomb&#233; &#224; 19,5%, en partie au profit des Verts, tr&#232;s &#171; comp&#233;titifs &#187; dans les classes moyennes. En m&#234;me temps, l'UDC a gagn&#233; un grand nombre de suffrages dans les milieux populaires : en 2003, elle totalisait ainsi 35% des voix des ouvriers non qualifi&#233;s et 31% de celles des ouvriers qualifi&#233;s (contre respectivement 23% et 25% pour le PSS). Mieux, elle obtenait 37% des suffrages des personnes aux revenus inf&#233;rieurs &#224; 3.000 francs, soit trois fois plus que le PSS. Et c'est seulement &#224; partir d'un revenu de 7000 francs par mois que les &#233;lecteurs et &#233;lectrices &#233;taient plus nombreux &#224; voter socialiste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, l'UDC s'imposait de plus en plus comme parti incontournable des cercles dominants de la bourgeoisie, aux c&#244;t&#233;s de leurs partenaires traditionnels (radicaux, d&#233;mocrates-chr&#233;tiens et lib&#233;raux dans quelques cantons). C'est aujourd'hui la seule force politique capable de l&#233;gitimer aupr&#232;s de larges couches de la population un programme de d&#233;montage social, fond&#233; sur un transfert massif de richesses en faveur des plus riches. D&#233;j&#224; en 2003, &#224; l'occasion de l'&#233;lection de Christoph Blocher au Conseil f&#233;d&#233;ral, une brochette de grands patrons avaient vol&#233; publiquement &#224; son secours. Sur ce point, le &#171; tout sauf Blocher &#187; d'une partie de la gauche est totalement &#224; c&#244;t&#233; de la plaque. En effet, de quoi Blocher est-il le nom, si ce n'est du d&#233;sarroi absolu du monde du travail, pr&#233;cis&#233;ment en panne de gauche, et des puissants int&#233;r&#234;ts du capital de la banque et de l'industrie, &#224; l'assaut du march&#233; mondial ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du PAB &#224; l'UDC : continuit&#233; d'un parti ultra-conservateur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union D&#233;mocratique du Centre (UDC), c'est le nom fran&#231;ais que s'est donn&#233; le Parti du Peuple Suisse (Sweizerische Volkspartei) de Christoph Blocher. Son origine : le Parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB), dont les premiers groupes naissent dans les cantons de Zurich, d'Argovie et de Berne, &#224; la fin de la Premi&#232;re guerre mondiale, avec un ancrage essentiellement rural. Ultra-conservateur, nationaliste et fermement antisocialiste, il sert alors de b&#233;quille paysanne &#224; la bourgeoisie radicale et catholique-conservatrice, dans une p&#233;riode de mont&#233;e des luttes sociales. Coopt&#233; au Conseil f&#233;d&#233;ral d&#232;s 1929, il se donne une structure nationale d&#232;s 1935-36, bien que son implantation se limite alors &#224; quelques cantons protestants suisses-al&#233;maniques, et qu'il reste largement sous la coupe de sa section bernoise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parti paysans pour l'essentiel, se revendiquant du Mittelstand (classes moyennes), le PAB recrute aussi parmi les secteurs les plus autoritaires et r&#233;actionnaires de la droite bourgeoise urbaine. C'est aussi le parti de l'arm&#233;e, de la neutralit&#233; et des banques. Pendant la Seconde guerre mondiale, son conseiller F&#233;d&#233;ral, Eduard von Steiger, &#233;lu en 1940, sera ainsi le responsable de la politique ultra-restrictive &#224; l'&#233;gard des r&#233;fugi&#233;s, en particulier des juifs. Le chef de sa fraction parlementaire au Conseil national (1942-1955), le colonel-divisionnaire Eugen Bircher, qui avait fond&#233; une organisation patriotique des &#171; gardes civiques &#187; contre la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 1918 et salu&#233; l'arriv&#233;e d'Hitler au pouvoir comme un &#171; acte salutaire pour la culture de l'Europe centrale &#187;, organise les fameuses missions sanitaires suisses sur le front de l'Est, sous le patronage de la Croix-Rouge, qui travailleront sous l'autorit&#233; de la Wehrmacht et ne porteront secours qu'&#224; des militaires allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1971, lorsqu'il fusionne avec les D&#233;mocrates de Glaris et des Grisons, le PAB prend le nom de Parti du Peuple Suisse (SVP/UDC). L'ann&#233;e suivante, il enregistre une adh&#233;sion prometteuse, celle de Christoph Blocher, fils et petit-fils de pasteur, qui pr&#233;sidera sa section zurichoise depuis 1977, avant de devenir, d&#232;s 1983, actionnaire majoritaire d'EMS-Chimie, une importante entreprise du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait de &#171; L'UDC de Christoph Blocher : un front bourgeois n&#233;oconservateur &#187;, Jean Batou, Solidarit&#233;S n&#176;37 (03/12/2003)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Hans Hartmann, &#171; L'UDC zurichoise &#224; la conqu&#234;te de la Suisse. Glissement de terrain dans la banlieue &#187;, solidarit&#233;S, ancienne s&#233;rie n&#176; 99, 8 nov. 1999. En ligne sur &lt;a href=&#034;http://www.solidarites.ch&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.solidarites.ch&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Jo Lang, &#171; L'UDC r&#233;colte aujourd'hui ce que le PDC a sem&#233; jadis &#187;, solidarit&#233;S, ancienne s&#233;rie n&#176; 99, 8 nov. 1999. En ligne sur &lt;a href=&#034;http://www.solidarites.ch&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.solidarites.ch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Ancien directeur, puis pr&#233;sident de la Banque Nationale ; membre ensuite des conseils d'administration de Brown Boveri &amp; Cie (aujourd'hui ABB), Ciba-Geigy (aujourd'hui Novartis) et de Nestl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) Economiste, avocat et diplomate, David De Pury participa aux n&#233;gociations pour l'adh&#233;sion de la Suisse &#224; l'EEE en 1992 et &#224; l'OMC en 1994. Il fut &#233;galement copr&#233;sident du groupe ABB (Asea Brown Boveri) et fondateur du journal quotidien Le Temps. Membre de plusieurs conseils d'administration dont celui de Nestl&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Retraites : prochaine journ&#233;e d'actions le 23 novembre</title>
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		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Luttes sociales</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le mouvement social est l&#233;gitime et confort&#233; (&#8230;) Les organisations syndicales d&#233;cident de poursuivre la mobilisation dans l'unit&#233; en faisant du 23 novembre une journ&#233;e nationale interprofessionnelle par des actions multiformes&#034; contre la r&#233;forme des retraites. &lt;br class='autobr' /&gt; Le mouvement social est l&#233;gitime et confort&#233; (&#8230;) Les organisations syndicales d&#233;cident de poursuivre la mobilisation dans l'unit&#233; en faisant du 23 novembre une journ&#233;e nationale interprofessionnelle par des actions multiformes&#034; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/arton5853-818aa.png?1781796224' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le mouvement social est l&#233;gitime et confort&#233; (&#8230;) Les organisations syndicales d&#233;cident de poursuivre la mobilisation dans l'unit&#233; en faisant du 23 novembre une journ&#233;e nationale interprofessionnelle par des actions multiformes&#034; contre la r&#233;forme des retraites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mouvement social est l&#233;gitime et confort&#233; (&#8230;) Les organisations syndicales d&#233;cident de poursuivre la mobilisation dans l'unit&#233; en faisant du 23 novembre une journ&#233;e nationale interprofessionnelle par des actions multiformes&#034; contre la r&#233;forme des retraites. Telle est la conclusion, sous forme de communiqu&#233;, de la r&#233;union intersyndicale qui s'est tenue lundi 8 novembre. Elle &#233;tait destin&#233;e &#224; fixer la strat&#233;gie &#224; suivre pour la suite de la protestation contre un texte qui a &#233;t&#233; adopt&#233; par le Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats, &#224; l'exception de Force ouvri&#232;re, absent de la r&#233;union, de la CFTC et de la CFE-CGC, qui n'ont pas sign&#233; le texte commun mais ont particip&#233; aux d&#233;bats, ont pr&#233;cis&#233; que les modalites des &#034;actions multiformes&#034; seront pr&#233;cis&#233;es par les &#034;organisations territoriales et professionnelles&#034;. Elles pourront prendre la forme des rassemblements, des meetings ou d'arr&#234;ts de travail, pr&#233;cise le communiqu&#233; sign&#233; par la CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une prochaine r&#233;union intersyndicale a &#233;t&#233; fix&#233;e au 29 novembre, pour faire le bilan de cette nouvelle vague de protestation,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un &#034;attachement&#034; au maintien du d&#233;part l&#233;gal &#224; 60 an&lt;/strong&gt;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Si chacun a conscience que la loi sur les retraites est susceptible d'&#234;tre promulgu&#233;e dans les prochains jours, l'heure n'est pas &#224; la r&#233;signation&#034;, souligne l'intersyndicale r&#233;duite &#224; cinq organisations. Elles se d&#233;clarent pr&#234;tes &#224; &#034;agir pour la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s, une v&#233;ritable reconnaissance de la p&#233;nibilit&#233; et d'autres alternatives pour le financement du syst&#232;me de retraites par r&#233;partition&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle r&#233;affirment &#233;galement &#034;leur attachement au maintien de l'&#226;ge l&#233;gal de d&#233;part en retraite &#224; 60 ans et de l'&#226;ge du taux plein &#224; 65 ans&#034;, et soulignent que &#034;la mobilisation d'un niveau exceptionnel depuis plusieurs mois a mis en lumi&#232;re l'insatisfaction criante des salari&#233;s et leurs revendications en mati&#232;re d'emploi, de salaires, de conditions de travail, d'in&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes, de fiscalit&#233; et de partage des richesses&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La huiti&#232;me journ&#233;e de mobilisation, samedi dernier, avait connu un net reflux avec 1,2 million de personnes descendues dans les rues selon la CGT, contre 375 000 manifestants selon la police. Les sept autres journ&#233;es avaient r&#233;uni jusqu'&#224; 3,5 millions de personnes selon les organisateurs et 1,2 million selon la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil constitutionnel doit se prononcer mardi ou mercredi sur la conformit&#233; de la r&#233;forme des retraites, ce qui ouvrirait en cas de feu vert la voie &#224; une promulgation rapide par le pr&#233;sident Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les syndicats veulent maintenir l'unit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale s'est r&#233;unit, lundi 8 novembre, pour &#233;tablir une strat&#233;gie commune pour la suite du mouvement contre la r&#233;forme des retraites, apr&#232;s une huiti&#232;me journ&#233;e de mobilisation marqu&#233;e par un affaiblissement de la mobilisation. Force ouvri&#232;re ne participe pas &#224; la r&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un compromis doit &#234;tre trouv&#233; entre deux lignes : la CGT, FSU et Solidaires entendent prolonger le mouvement de contestation, alors que la CFDT, la CFE-CGC et l'UNSA jugent qu'il est d&#233;licat de s'opposer &#224; une loi vot&#233;e et pr&#233;f&#233;rable de ne pas affecter le soutien populaire qu'a re&#231;u la mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFTC exclut de s'associer &#224; un nouveau mouvement de gr&#232;ve. Si la r&#233;union de l'intersyndicale promet d'&#234;tre &#034;sportive&#034;, selon les mots d'un dirigeant syndical, toutes les conf&#233;d&#233;rations, &#224; l'exception de Force ouvri&#232;re, se disent &#224; la recherche du bon compromis pour ne pas briser l'unit&#233; qui pr&#233;vaut depuis le printemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT estime qu'il faut battre le fer tant que la loi n'entre pas en application, en juillet 2011. &#034;On ne peut laisser choir un mouvement port&#233; par les salari&#233;s&#034;, affirme Didier Le Reste, secr&#233;taire de la f&#233;d&#233;ration des cheminots CGT. Selon le syndicaliste, &#034;l'appel &#224; une nouvelle journ&#233;e interprofessionnelle de gr&#232;ve pour le 23 novembre est trop lointain (&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut pr&#233;parer une &#233;tape interm&#233;diaire, par exemple le mardi 16 novembre, qui marquera la solidarit&#233; des travailleurs avec les gr&#233;vistes ainsi que ceux qui maintiennent le mouvement de contestation au sein de leur entreprise. Les modes de manifestation peuvent &#234;tre multiples. Mais il faut viser les si&#232;ges du pouvoir : les si&#232;ges du Medef ainsi que les symboles de l'ex&#233;cutif en place que sont les pr&#233;fectures&#034;, avertit Didier Le Reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une position qui n'est pas partag&#233;e par l'ensemble des partenaires de l'intersyndicale. Apr&#232;s une mobilisation in&#233;gal&#233;e depuis des ann&#233;es, m&#234;me si les syndicats n'ont pas obtenu gain de cause sur le fond de la r&#233;forme, &#034;on ne doit pas faire au gouvernement le cadeau de se d&#233;sunir&#034;, pr&#233;vient Alain Olive, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'UNSA. &#034;L'enjeu, c'est de montrer que sur un des &#233;l&#233;ments essentiels du pacte social fran&#231;ais, les organisations syndicales sont capables de se retrouver : cela vaut pour les retraites et pour l'avenir&#034;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FO veut toujours faire cavalier seul&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; de faire durer le front commun co&#251;te que co&#251;te pourrait d&#233;boucher sur une feuille de route tr&#232;s souple. Le compromis serait, pour l'intersyndicale, de renvoyer &#224; des actions locales telles que des rassemblements, meetings, conf&#233;rences de presse ou manifestations d&#233;centralis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Multiplier les formes d'action diff&#233;rentes, c'est ce qui a fait la force du mouvement&#034;, rappelle Bernadette Groison, qui dirige la FSU. &#034;Mais il faut &#233;viter les actions minoritaires et bloquantes, comme le blocus d'un a&#233;roport, car nous risquons de perdre une partie du soutien populaire&#034;, estime Jean Grosset, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint de l'UNSA. La CFTC se veut l&#233;galiste : &#034;Le texte est mauvais mais il a maintenant une l&#233;gitimit&#233; parlementaire&#034;, explique un porte-parole. &#034;Nous ne nous associerons pas &#224; une nouvelle journ&#233;e de gr&#232;ve o&#249; de manisfestation nationale. L'intersyndicale doit s'accorder sur des modes d'actions alternatifs&#034;, estime-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les critiques de Force ouvri&#232;re, qui parle ouvertement de &#034;g&#226;chis&#034; dans la gestion du conflit, viennent alourdir l'ambiance. Formellement, le syndicat de Jean-Claude Mailly ne fait pas partie de l'intersyndicale et pr&#244;ne une journ&#233;e de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale depuis le printemps. Mais, incapable de mobiliser seule, FO s'est jointe &#224; toutes les journ&#233;es d'action de ces six derniers mois. Cette fois, la conf&#233;d&#233;ration pourrait ne pas s'associer au front syndical qui estime dans un communiqu&#233; que &#034;tout n'a pas &#233;t&#233; tent&#233; pour obtenir satisfaction. (&#8230;) FO ne saurait s'engager ni dans une strat&#233;gie d'oubli ou de diversion, ni dans une strat&#233;gie d'&#233;puisement&#034;. Le front syndicale se fissure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Il est important de conserver le mouvement social de cet automne intact et de ne pas faire de d&#233;monstration de faiblesse&#034;, insiste pourtant Jean Grosset. &#034;L'intersyndicale doit rester unie. Il y aura de nouveaux d&#233;bats en 2012 et 2013 sur la question des retraites et d&#232;s maintenant, nous devons nous battre sur d'autres dossiers. Ils ne manquent pas : l'emploi des jeunes, le plan d'aust&#233;rit&#233; au sein de la fonction publique, les conditions de travail, la p&#233;nibilit&#233;.&#034; Une mani&#232;re de maintenir le bras de fer avec le gouvernement sans se focaliser sur la question des retraites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'heure n'est pas &#224; la r&#233;signation !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-heure-n-est-pas-a-la-resignation</link>
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		<dc:date>2010-11-09T08:40:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Collectif</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
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		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'heure n'est pas &#224; la r&#233;signation : nous sommes r&#233;solu-e-s &#224; continuer le combat. Dans de nombreuses localit&#233;s, celles et ceux qui luttent, syndiqu&#233;-e-s de diverses organisations et non-syndiqu&#233;-e-s, se sont retrouv&#233;-e-s dans des Assembl&#233;s g&#233;n&#233;rales et des collectifs pour r&#233;fl&#233;chir et agir ensemble : informer, soutenir les secteurs en lutte, &#233;tendre la gr&#232;ve reconductible, organiser des actions de blocage. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 6 novembre &#224; Tours se sont r&#233;uni-e-s les d&#233;l&#233;gu&#233;-e-s mandat&#233;-e-s ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5837-0658e.png?1781796225' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'heure n'est pas &#224; la r&#233;signation : nous sommes r&#233;solu-e-s &#224; continuer le combat. Dans de nombreuses localit&#233;s, celles et ceux qui luttent, syndiqu&#233;-e-s de diverses organisations et non-syndiqu&#233;-e-s, se sont retrouv&#233;-e-s dans des Assembl&#233;s g&#233;n&#233;rales et des collectifs pour r&#233;fl&#233;chir et agir ensemble : informer, soutenir les secteurs en lutte, &#233;tendre la gr&#232;ve reconductible, organiser des actions de blocage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 6 novembre &#224; Tours se sont r&#233;uni-e-s les d&#233;l&#233;gu&#233;-e-s mandat&#233;-e-s ou observateurs/trices de 25 Assembl&#233;es G&#233;n&#233;rales (AG) interprofessionnelles, AG de lutte, intersyndicales ouvertes &#224; des non-syndiqu&#233;-e-s, collectifs, coordinations intersecteurs, etc..., de Laval, Le Havre, Angers, B&#233;ziers, Saint Etienne, Roanne, Chamb&#233;ry, Nantes, Angoul&#234;me, Cognac, Bayonne, Chinon, N&#238;mes, Tours, Saint Denis, Rouen, Champigny, Paris-Est, Paris-Centre, Paris Ve/XIIIe, Paris XXe, Vannes, Lille, Grenoble et Nancy (sont excus&#233;es les villes de Aubenas, Agen, Brest, Rennes, Montpellier et Sarlat).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleur/se-s du public et du priv&#233;, les ch&#244;meur/se-s, les retrait&#233;-e-s, les lyc&#233;en-ne-s et les &#233;tudiant-e-s se sont mobilis&#233;-e-s massivement par la gr&#232;ve, la manifestation et les actions de blocage pour le retrait de la r&#233;forme des retraites, avec le soutien de la majorit&#233; de la population. Pourtant, le pouvoir n'a r&#233;pondu que par le m&#233;pris, la d&#233;sinformation, la r&#233;pression, l'atteinte au droit de gr&#232;ve, et il d&#233;cide de passer en force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre la r&#233;forme des retraites arrive &#224; un moment charni&#232;re. Alors que le gouvernement et la plupart des m&#233;dias nous annoncent depuis des semaines la fin de la mobilisation, des actions de blocage et de solidarit&#233; sont men&#233;es dans tout le pays et les manifestations sont encore massives. Cette loi doit &#234;tre abrog&#233;e. Nous refusons l'enterrement du mouvement apr&#232;s le vote de la loi.&lt;br class='autobr' /&gt;
La strat&#233;gie de l'intersyndicale a &#233;t&#233; un &#233;chec pour les travailleur/se-s. Mais l'heure n'est pas &#224; la r&#233;signation : nous sommes r&#233;solu-e-s &#224; continuer le combat. Dans de nombreuses localit&#233;s, celles et ceux qui luttent, syndiqu&#233;-e-s de diverses organisations et non-syndiqu&#233;-e-s, se sont retrouv&#233;-e-s dans des Assembl&#233;s g&#233;n&#233;rales et des collectifs pour r&#233;fl&#233;chir et agir ensemble : informer, soutenir les secteurs en lutte, &#233;tendre la gr&#232;ve reconductible, organiser des actions de blocage. Nous voulons que cette dynamique de l'auto-organisation et de l'action commune se p&#233;rennise, s'amplifie et se coordonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement s'inscrit dans une perspective plus large pour donner un coup d'arr&#234;t &#224; la politique du gouvernement et du patronat, qui pr&#233;parent de nouvelles attaques, notamment sur l'assurance maladie. Nous restons convaincu-e-s que le seul moyen de gagner contre le gouvernement est le blocage de l'&#233;conomie et la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons &#224; faire front contre la r&#233;pression qui frappe de plus en plus brutalement celles et ceux qui participent au mouvement social.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons tenu cette r&#233;union nationale pour commencer &#224; discuter entre nous, &#224; nous coordonner et &#224; mener des actions communes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous appelons celles et ceux qui luttent &#224; se r&#233;unir en Assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales s'il n'y en a pas encore dans leur localit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons toutes les AG interprofessionnelles, AG de luttes, intersyndicales &#233;tendues aux non-syndiqu&#233;-e-s, etc., &#224; participer &#224; la prochaine rencontre nationale &#224; Nantes le samedi 27 novembre 2010, en envoyant des d&#233;l&#233;gu&#233;-e-s mandat&#233;-e-s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous invitons les organisations syndicales &#224; envoyer des observateur/trice-s &#224; cette rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons aux actions suivantes, venant renforcer les actions de toute nature qui se d&#233;roulent quotidiennement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une action symbolique le 11 novembre &#224; 11h pour l'abrogation du projet de loi et en hommage aux morts au travail avant la retraite ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une journ&#233;e d'action de blocage &#233;conomique le 15 novembre, pour laquelle nous appelons au soutien international ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une action symbolique consistant &#224; br&#251;ler le texte de loi le jour de sa promulgation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;forme des retraites : rien n'est jou&#233;&#8230;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Reforme-des-retraites-rien-n-est-joue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Reforme-des-retraites-rien-n-est-joue</guid>
		<dc:date>2010-11-09T08:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jan Fr&#228;nkel</dc:creator>


		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>
		<dc:subject>Luttes sociales</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plus radicaux, malgr&#233; leur r&#233;putation en France, les syndicats refusent toujours la retraite &#224; 67 ans. Un responsable d'IG Metall a m&#234;me demand&#233; la mise en place d'un r&#233;f&#233;rendum -constitutionnellement impossible- sur le sujet. Les syndicats critiquent par ailleurs les crit&#232;res utilis&#233;s pour d&#233;cider de l'application de la r&#233;forme. &lt;br class='autobr' /&gt; Contrairement &#224; l'id&#233;e entretenue en France, le rel&#232;vement de l'&#226;ge l&#233;gal du d&#233;part &#224; la retraite de 65 &#224; 67 ans est loin d'&#234;tre acquis en Allemagne. Le chemin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH98/arton5814-f0d6a.jpg?1781563728' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plus radicaux, malgr&#233; leur r&#233;putation en France, les syndicats refusent toujours la retraite &#224; 67 ans. Un responsable d'IG Metall a m&#234;me demand&#233; la mise en place d'un r&#233;f&#233;rendum -constitutionnellement impossible- sur le sujet. Les syndicats critiquent par ailleurs les crit&#232;res utilis&#233;s pour d&#233;cider de l'application de la r&#233;forme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contrairement &#224; l'id&#233;e entretenue en France, le rel&#232;vement de l'&#226;ge l&#233;gal du d&#233;part &#224; la retraite de 65 &#224; 67 ans est loin d'&#234;tre acquis en Allemagne. Le chemin est tr&#232;s long pour y parvenir et il est conditionn&#233; par l'am&#233;lioration de l'emploi des seniors. Et les syndicats s'y opposent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ing&#233;rables, ces Fran&#231;ais qui combattent la retraite &#224; 62 ans alors que les Allemands sont pass&#233;s &#224; 67 ans sans broncher ? L'argument a &#233;t&#233; cent fois r&#233;p&#233;t&#233; ces derniers mois par les dirigeants fran&#231;ais. Or, il est tr&#232;s largement inexact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On oublie tout d'abord de pr&#233;ciser que cet allongement n'a pas encore commenc&#233; et que sa mise en place doit faire l'objet d'une &#233;valuation r&#233;guli&#232;re. En th&#233;orie, la premi&#232;re phase du rel&#232;vement de l'&#226;ge de d&#233;part en retraite devrait d&#233;buter en 2012, de fa&#231;on tr&#232;s progressive, puisque le report d'&#226;ge se fera, dans une premi&#232;re phase, &#224; raison d'un mois par an jusqu'en 2024.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autrement dit, l'&#226;ge l&#233;gal de d&#233;part &#224; la retraite sera en 2012 de 65 ans et un mois, en 2013, de 65 ans et deux mois, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parviendra ainsi en 2024 &#224; un &#226;ge l&#233;gal de la retraite de 66 ans. Par la suite, le rythme s'acc&#233;l&#233;rera, passant &#224; deux mois suppl&#233;mentaires par an. Ce sont donc les Allemands n&#233;s en 1964 qui devront attendre l'accomplissement de leurs 67 ans pour partir &#224; la retraite. Autrement dit, les 67 ans, c'est pour 2031. Vingt-cinq ans apr&#232;s le vote de la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Augmenter l'emploi avant de repousser la retraite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais m&#234;me ce sch&#233;ma reste th&#233;orique. Car la loi a mis une condition &#224; cette lente &#233;volution : l'am&#233;lioration de l'emploi des salari&#233;s &#226;g&#233;s de plus de 55 ans. Une commission ind&#233;pendante devra r&#233;aliser r&#233;guli&#232;rement des rapports d'&#233;tapes sur cette situation et le gouvernement pourra repousser l'allongement de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite s'il consid&#232;re que les plus &#226;g&#233;s ne peuvent pas trouver facilement un emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier rapport de ce type est attendu &#224; la mi-novembre et devrait d&#233;terminer le lancement ou non de la r&#233;forme en 2012. L'id&#233;e est d'augmenter d'abord l'emploi des seniors avant de relever l'&#226;ge de d&#233;part en retraite afin d'assurer l'efficacit&#233; de la r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les deux partis de la coalition gouvernementale, conservateurs de la CDU et lib&#233;raux du FDP, n'entendent pas remettre en cause le lancement de la r&#233;forme en 2012. Mais les critiques se font de plus en plus vives concernant cette date de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sociaux-d&#233;mocrates du SPD, pourtant &#224; l'origine de cette r&#233;forme au temps de la grande coalition, estiment aujourd'hui que les conditions ne sont pas remplies pour un d&#233;marrage dans deux ans. Il est vrai que le taux d'emploi des 60-64 ans n'est que de 21,5 %. Ils r&#233;clament donc un report &#224; 2014 ou 2015 de la d&#233;cision de commencer le rel&#232;vement de l'&#226;ge de la retraite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les syndicats r&#233;clament un r&#233;f&#233;rendum&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus radicaux, malgr&#233; leur r&#233;putation en France, les syndicats refusent toujours la retraite &#224; 67 ans. Un responsable d'IG Metall a m&#234;me demand&#233; la mise en place d'un r&#233;f&#233;rendum -constitutionnellement impossible- sur le sujet. Les syndicats critiquent par ailleurs les crit&#232;res utilis&#233;s pour d&#233;cider de l'application de la r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chemin est donc encore long avant la mise en place de la retraite &#224; 67 ans. Nul ne peut exclure qu'Angela Merkel, aux abois dans les sondages, ou l'opposition de gauche revenue au pouvoir apr&#232;s 2013, ne d&#233;cident d'une pause dans la r&#233;forme. D'autant que le ch&#244;mage structurel baisse rapidement et devrait am&#233;liorer les comptes de l'assurance-vieillesse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un pays moins peupl&#233; que la France en 2060&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il peut &#234;tre frein&#233;, le mouvement semble toutefois difficilement r&#233;versible : non pas pour des raisons de financement, mais pour des raisons d&#233;mographiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet &#233;gard, la comparaison avec la France est risqu&#233;e car la situation d&#233;mographique de l'Allemagne est bien autrement pr&#233;occupante : sa population pourrait reculer de 17 millions d'habitants, selon Destatis, l'Insee locale, d'ici &#224; 2060, alors que celle de la France augmenterait dans le m&#234;me temps de plusieurs millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une dizaine d'ann&#233;e, le pays risque de devoir faire face &#224; une p&#233;nurie de main d&#171; &#339;uvre, surtout qualifi&#233;e. Il faudra alors ajuster l'&#226;ge de la retraite moins pour financer les pensions que pour faire tourner l'&#8220;usine Allemagne&#8221;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le convoi nucl&#233;aire arrive &#224; destination</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-convoi-nucleaire-arrive-a-destination</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-convoi-nucleaire-arrive-a-destination</guid>
		<dc:date>2010-11-09T08:39:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>lemonde.fr</dc:creator>


		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>
		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le mouvement antinucl&#233;aire redouble de vigueur en Allemagne depuis la d&#233;cision du gouvernement d'Angela Merkel cette ann&#233;e de prolonger l'exploitation des 17 centrales, que son pr&#233;d&#233;cesseur social-d&#233;mocrate Gerhard Schr&#246;der (1998-2005) voulait fermer. &lt;br class='autobr' /&gt; Le convoi de d&#233;chets nucl&#233;aires est arriv&#233;, mardi 9 novembre, dans la matin&#233;e, par la route au site de stockage de Gorleben, sa destination finale, dans le nord de l'Allemagne. Le dernier des onze poids lourds transportant les 154 tonnes de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le mouvement antinucl&#233;aire redouble de vigueur en Allemagne depuis la d&#233;cision du gouvernement d'Angela Merkel cette ann&#233;e de prolonger l'exploitation des 17 centrales, que son pr&#233;d&#233;cesseur social-d&#233;mocrate Gerhard Schr&#246;der (1998-2005) voulait fermer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le convoi de d&#233;chets nucl&#233;aires est arriv&#233;, mardi 9 novembre, dans la matin&#233;e, par la route au site de stockage de Gorleben, sa destination finale, dans le nord de l'Allemagne. Le dernier des onze poids lourds transportant les 154 tonnes de d&#233;chets a p&#233;n&#233;tr&#233; sur le site de stockage &#224; 9 h 50. Plus t&#244;t dans la matin&#233;e, la police avait d&#233;log&#233; des milliers de militants &#233;cologistes, mass&#233;s depuis plusieurs jours pr&#232;s de Gorleben.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les organisateurs, plus de 2 400 manifestants avaient mis en place une s&#233;rie de barrages routiers afin de retarder l'acheminement de la cargaison, dont le parcours ferroviaire a &#233;t&#233; &#233;maill&#233; d'incidents entre forces de l'ordre et militants. Ceux-ci, auxquels se sont joints des dirigeants du parti des Verts allemand, redoutent que Gorleben, con&#231;u comme un lieu provisoire de stockage, ne devienne un site permanent. Selon Greenpeace, il ne pr&#233;sente pas de garanties de s&#233;curit&#233; suffisantes &#224; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;s par train lundi &#224; Dannenberg avec 154 tonnes de d&#233;chets vitrifi&#233;s retrait&#233;s par Areva &#224; l'usine fran&#231;aise de la Hague (Manche), ces d&#233;chets radioactifs allemands ont &#233;t&#233; transbord&#233;s lundi jusque tard dans la soir&#233;e dans onze conteneurs sp&#233;ciaux, les &#034;Castors&#034;, qui devaient ensuite rallier en camion le site de Gorleben, &#224; vingt kilom&#232;tres de l&#224;. Le convoi &#233;tait rest&#233; bloqu&#233; toute la nuit au niveau de Dahlenburg, &#224; 30 km environ de Dannenberg, avant que la police ne d&#233;gage la voie (voir le portfolio).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les antinucl&#233;aires rendorc&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement antinucl&#233;aire redouble de vigueur en Allemagne depuis la d&#233;cision du gouvernement d'Angela Merkel cette ann&#233;e de prolonger l'exploitation des 17 centrales, que son pr&#233;d&#233;cesseur social-d&#233;mocrate Gerhard Schr&#246;der (1998-2005) voulait fermer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le convoi est arriv&#233;, mais le gouvernement f&#233;d&#233;ral est plus &#233;loign&#233; que jamais de son but de faire accepter l'&#233;nergie nucl&#233;aire en Allemagne&#034;, estime Florian Kubitz, porte-parole du groupe &#233;cologiste Robin Hood. &#034;La police peut faire &#233;vacuer la route, mais le gouvernement ne peut pas &#233;vacuer le conflit&#034;, rench&#233;rit Luise Neumann-Cosel, porte-parole du groupe X-tausendmal quer, qui chapeaute les mouvements &#233;cologistes dans la r&#233;gion. Les &#233;cologistes se f&#233;licitent de la forte mobilisation de militants qui ont r&#233;ussi &#224; retarder de plus de vingt-quatre heures l'arriv&#233;e du convoi &#224; Gorleben en s'encha&#238;nant sur les voies ferr&#233;es, en se suspendant en rappel depuis des ponts, et en organisant des sit-in devant le site de stockage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Spiegel Online, un des sites les plus lus du pays, &#034;les manifestations ont montr&#233; que la politique nucl&#233;aire de Merkel lui rapporte peu mais lui co&#251;te beaucoup&#034;. &#034;&#199;a n'a jamais &#233;t&#233; aussi grave !&#034;, titre Bild en &#034;une&#034;. Selon le journal &#224; grand tirage, 17 000 policiers ont &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s pour un co&#251;t de 50 millions d'euros afin de permettre au train d'atteindre sa destination. Le parti Vert allemand affirme pour sa part que pr&#232;s de 50 000 militants antinucl&#233;aires ont particip&#233; aux manifestations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le &#8220;convoi le plus radioactif au monde&#8221; suivi &#224; la trace</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-convoi-le-plus-radioactif-au-monde-suivi-a-la-trace</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-convoi-le-plus-radioactif-au-monde-suivi-a-la-trace</guid>
		<dc:date>2010-11-09T08:39:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>lemonde.fr</dc:creator>


		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>
		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce transport fait scandale en Allemagne, o&#249; des &#233;lus &#233;colos et de gauche, qui estiment que le centre de Gorleben n'est pas adapt&#233; pour recevoir ce type de d&#233;chets, appellent &#224; bloquer les rues pour emp&#234;cher l'arriv&#233;e du convoi. Quelque 30 000 manifestants sont attendus cette semaine autour de la ville pour &#8220;organiser la r&#233;sistance&#8221;. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce sera le &#8220;convoi le plus radioactif au monde&#8221;. Greenpeace ne m&#226;che pas ses mots : vendredi 5 novembre &#224; 14 h 20, le train qui quittera la gare de Valognes, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH118/arton5826-aa72b.png?1781796229' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce transport fait scandale en Allemagne, o&#249; des &#233;lus &#233;colos et de gauche, qui estiment que le centre de Gorleben n'est pas adapt&#233; pour recevoir ce type de d&#233;chets, appellent &#224; bloquer les rues pour emp&#234;cher l'arriv&#233;e du convoi. Quelque 30 000 manifestants sont attendus cette semaine autour de la ville pour &#8220;organiser la r&#233;sistance&#8221;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce sera le &#8220;convoi le plus radioactif au monde&#8221;. Greenpeace ne m&#226;che pas ses mots : vendredi 5 novembre &#224; 14 h 20, le train qui quittera la gare de Valognes, dans la Manche, &#224; destination du centre d'entreposage int&#233;rimaire de Gorleben en Allemagne, transportera des d&#233;chets radioactifs de tr&#232;s haute activit&#233;, en provenance de l'usine Areva de La Hague.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'ONG, ce convoi contiendra 11 Castor (Cask for storage and transport of radioactive material, soit des containers de d&#233;chets hautement radioactifs) eux-m&#234;mes constitu&#233;s de 28 containers nomm&#233;s &#8220;Canisters&#8221; dans lesquels ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s les d&#233;chets vitrifi&#233;s, c'est-&#224;-dire des &#233;l&#233;ments tr&#232;s radioactifs issus du retraitement des combustibles us&#233;s, fondus dans du verre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, selon les donn&#233;es de l'Agence nationale pour la gestion des d&#233;chets radioactifs (Andra) fournies &#224; Greenpeace et bas&#233;es sur l'analyse des radio&#233;l&#233;ments d'une dur&#233;e de vie sup&#233;rieure &#224; un an, la radioactivit&#233; contenue dans le convoi s'&#233;l&#232;verait &#224; 3000 PBq (Peta Becquerel), soit dix fois plus que celle d&#233;gag&#233;e par la catastrophe de Tchernobyl en 1986, qui avait atteint 260 PBq.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ONG a aussi d&#233;pos&#233; une plainte contre Areva pour usage d'une installation nucl&#233;aire de base non d&#233;clar&#233;e, puisque des d&#233;chets nucl&#233;aires sont entrepos&#233;s dans un lieu non pr&#233;vu &#224; cet effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour pallier l'absence de transparence d'un secteur nucl&#233;aire dangereux que Greenpeace a con&#231;u une carte des trajets possibles du convoi, ainsi qu'une cartographie compl&#232;te du nucl&#233;aire fran&#231;ais, recensant tous les sites de d&#233;chets radioactifs, centrales nucl&#233;aires, anciennes mines contamin&#233;es ou encore routes de transports des camions charg&#233;s de plutonium. Selon l'ONG, qui publie aussi les horaires pr&#233;cis de passage du train dans chaque gare fran&#231;aise, le convoi de vendredi devrait passer par Valognes, Caen, Arras et Metz avant d'avoir ensuite trois options pour passer la fronti&#232;re franco-allemande, par Lauterbourg, Forbach ou Kehl.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce transport fait scandale en Allemagne, o&#249; des &#233;lus &#233;colos et de gauche, qui estiment que le centre de Gorleben n'est pas adapt&#233; pour recevoir ce type de d&#233;chets, appellent &#224; bloquer les rues pour emp&#234;cher l'arriv&#233;e du convoi. Quelque 30 000 manifestants sont attendus cette semaine autour de la ville pour &#8220;organiser la r&#233;sistance&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en pensez-vous ? Estimez-vous que la soci&#233;t&#233; civile devrait &#234;tre inform&#233;e, voire avoir son mot &#224; dire, quant au transport de d&#233;chets radioactifs ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les journalistes de la BBC en gr&#232;ve pour pr&#233;server leur retraite</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-journalistes-de-la-BBC-en-greve-pour-preserver-leur-retraite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-journalistes-de-la-BBC-en-greve-pour-preserver-leur-retraite</guid>
		<dc:date>2010-11-09T08:38:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>lemonde.fr</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement syndical</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La gr&#232;ve, lanc&#233;e par les quelque 4 000 membres du Syndicat national des journalistes (NUJ) a commenc&#233; &#224; vendredi &#224; 0 heure et semble provoquer d'importantes perturbations, certaines &#233;missions de radio ou de t&#233;l&#233;visions tr&#232;s appr&#233;ci&#233;es des Britanniques &#233;tant d&#233;programm&#233;es ou r&#233;duites. &lt;br class='autobr' /&gt; Des milliers de journalistes de la BBC en Grande-Bretagne ont entam&#233; vendredi une gr&#232;ve de quarante-huit heures contre la r&#233;forme du r&#233;gime de retraites de la radio-t&#233;l&#233;vision publique britannique. &lt;br class='autobr' /&gt;
La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-11-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-11-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH102/arton5828-4267d.png?1781796230' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La gr&#232;ve, lanc&#233;e par les quelque 4 000 membres du Syndicat national des journalistes (NUJ) a commenc&#233; &#224; vendredi &#224; 0 heure et semble provoquer d'importantes perturbations, certaines &#233;missions de radio ou de t&#233;l&#233;visions tr&#232;s appr&#233;ci&#233;es des Britanniques &#233;tant d&#233;programm&#233;es ou r&#233;duites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des milliers de journalistes de la BBC en Grande-Bretagne ont entam&#233; vendredi une gr&#232;ve de quarante-huit heures contre la r&#233;forme du r&#233;gime de retraites de la radio-t&#233;l&#233;vision publique britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve, lanc&#233;e par les quelque 4 000 membres du Syndicat national des journalistes (NUJ) a commenc&#233; &#224; vendredi &#224; 0 heure et semble provoquer d'importantes perturbations, certaines &#233;missions de radio ou de t&#233;l&#233;visions tr&#232;s appr&#233;ci&#233;es des Britanniques &#233;tant d&#233;programm&#233;es ou r&#233;duites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des programmes d'information de la BBC (radio et t&#233;l&#233;vision) seront soit annul&#233;s soit s&#233;v&#232;rement perturb&#233;s, et la cha&#238;ne d'information en continu de la BBC ne diffusera ses bulletins d'informations que de mani&#232;re intermittente. Des piquets de gr&#232;ve sont pr&#233;vus devant les bureaux de la BBC &#224; travers le pays. Une deuxi&#232;me gr&#232;ve est attendue les 15 et 16 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations entre la direction de la BBC et ses journalistes ont tourn&#233; court en octobre, 70 % des adh&#233;rents du NUJ (qui repr&#233;sente un tiers environ du personnel syndiqu&#233; de la BBC) s'&#233;tant prononc&#233; contre l'ultime offre de la direction, qui a &#233;t&#233; accept&#233; par d'autres syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme vise &#224; r&#233;duire le d&#233;ficit du r&#233;gime de retraite de la BBC, actuellement d'environ 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d'euros) et pr&#233;voit notamment que les employ&#233;s devront travailler jusqu'&#224; 65 ans au lieu de 60 et affecter une plus grande partie de leur salaire &#224; un fonds de retraite. Dans un message au personnel, le chef de la BBC, Mark Thompson a soutenu que l'offre faite aux journalistes &#034;&#233;tait juste&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Manifestation contre la politique d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Manifestation-contre-la-politique-d-austerite-du-gouvernement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Manifestation-contre-la-politique-d-austerite-du-gouvernement</guid>
		<dc:date>2010-11-09T08:38:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>lemonde.fr</dc:creator>


		<dc:subject>Luttes sociales</dc:subject>
		<dc:subject>Portugal</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-09</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires ont d&#233;fil&#233;, samedi 6 novembre &#224; Lisbonne, pour protester contre la politique d'aust&#233;rit&#233; men&#233;e par le gouvernement socialiste, et notamment la baisse des salaires dans la fonction publique. Cette premi&#232;re manifestation doit &#234;tre suivie d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le 24 novembre, &#224; l'appel de l'ensemble des syndicats portugais. &lt;br class='autobr' /&gt; Le cort&#232;ge a occup&#233; le centre de la capitale portugaise pendant plus de deux heures. Selon la CGTP, principale centrale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Luttes-sociales-+" rel="tag"&gt;Luttes sociales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Portugal-+" rel="tag"&gt;Portugal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-11-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-11-09&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton5831-ad624.jpg?1781796231' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires ont d&#233;fil&#233;, samedi 6 novembre &#224; Lisbonne, pour protester contre la politique d'aust&#233;rit&#233; men&#233;e par le gouvernement socialiste, et notamment la baisse des salaires dans la fonction publique. Cette premi&#232;re manifestation doit &#234;tre suivie d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le 24 novembre, &#224; l'appel de l'ensemble des syndicats portugais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le cort&#232;ge a occup&#233; le centre de la capitale portugaise pendant plus de deux heures. Selon la CGTP, principale centrale syndicale portugaise, pr&#232;s de 100 000 personnes &#233;taient pr&#233;sentes. La police portugaise a pour r&#232;gle de ne jamais communiquer ses estimations lors des manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette mobilisation, les syndicats apportent une premi&#232;re r&#233;ponse au gouvernement du premier ministre Jos&#233; Socrates, qui a adopt&#233; en cours de semaine un budget 2011 d'une rigueur in&#233;dite. Sous la pression de Bruxelles et des march&#233;s financiers, le gouvernement portugais s'est engag&#233; &#224; faire des &#233;conomies de l'ordre des cinq milliards d'euros afin de r&#233;duire son d&#233;ficit public &#224; 4,6 % du PIB fin 2011, contre 7,3 % attendu cette ann&#233;e. Cela s'est notamment traduit par une baisse de 3 &#224; 10 % des salaires de l'administration et des entreprises publiques, un plafonnement des prestations et aides sociales ainsi que l'augmentation de la TVA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Resserrer les rangs&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous allons r&#233;sister. Il faut que le gouvernement recule. Ce ne sont pas les march&#233;s qui doivent commander&#034;, a lanc&#233; Ana Avoila, coordinatrice du Front commun des syndicats de l'administration publique, qui estime que la manifestation de samedi &#233;tait &#034;une &#233;tape importante avant la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale&#034;. Pour le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Parti communiste, Jeronimo de Sousa, &#034;cette manifestation va permettre de resserrer les rangs pour le succ&#232;s de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe de la grogne grandissante au Portugal, la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du 24 novembre a &#233;t&#233; d&#233;fendue pour la premi&#232;re fois depuis 1988 par les deux principaux syndicats, la CGTP, proche des communistes, et l'UGT, historiquement li&#233;e aux socialistes.&lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreux secteurs, comme le transport a&#233;rien ou la presse, en passant par le secteur p&#233;trolier et les fonctionnaires, devraient participer &#224; la gr&#232;ve. M&#234;me les syndicats des forces de l'ordre, pr&#233;sents dans les rues de Lisbonne, samedi, veulent faire entendre leur voix. &#034;Le fait qu'on soit ici montre notre inqui&#233;tude, qui va au-del&#224; de nos revendications socio-professionnelles&#034;, a expliqu&#233; Paulo Rodrigues, porte-parole de la plateforme syndicale des forces de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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