<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_mot=355&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1692368156</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La crise irlandaise : fiasco complet du n&#233;olib&#233;ralisme </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-crise-irlandaise-fiasco-complet-du-neoliberalisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/La-crise-irlandaise-fiasco-complet-du-neoliberalisme</guid>
		<dc:date>2011-01-11T13:27:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Toussaint</dc:creator>


		<dc:subject>Irlande</dc:subject>
		<dc:subject>Irlande</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis une d&#233;cennie, l'Irlande a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par les plus fervents promoteurs du capitalisme n&#233;olib&#233;ral comme le mod&#232;le &#224; suivre. Le &#171; tigre celtique &#187; affichait un taux de croissance plus &#233;lev&#233; que la moyenne europ&#233;enne. 1er janvier 2011 &lt;br class='autobr' /&gt; Le taux d'imposition des soci&#233;t&#233;s avait &#233;t&#233; ramen&#233; &#224; 12,5% et le taux effectivement pay&#233; par les nombreuses transnationales qui y avaient &#233;lu domicile oscillait entre 3 et 4% : un r&#234;ve ! Un d&#233;ficit budg&#233;taire &#233;gal &#224; 0 en 2007. Un taux de ch&#244;mage de 0% (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Irlande-289-+" rel="tag"&gt;Irlande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Irlande-+" rel="tag"&gt;Irlande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis une d&#233;cennie, l'Irlande a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par les plus fervents promoteurs du capitalisme n&#233;olib&#233;ral comme le mod&#232;le &#224; suivre. Le &#171; tigre celtique &#187; affichait un taux de croissance plus &#233;lev&#233; que la moyenne europ&#233;enne. &lt;br class='autobr' /&gt;
1er janvier 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le taux d'imposition des soci&#233;t&#233;s avait &#233;t&#233; ramen&#233; &#224; 12,5% &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le taux d'imposition des b&#233;n&#233;fices de soci&#233;t&#233; s'&#233;l&#232;ve &#224; 39,5% au Japon, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et le taux effectivement pay&#233; par les nombreuses transnationales qui y avaient &#233;lu domicile oscillait entre 3 et 4% : un r&#234;ve ! Un d&#233;ficit budg&#233;taire &#233;gal &#224; 0 en 2007. Un taux de ch&#244;mage de 0% en 2008. Un vrai charme : tout le monde semblait y trouver son compte. Les travailleurs avaient un emploi (certes tr&#232;s souvent pr&#233;caire), leurs familles consommaient all&#232;grement, elles jouissaient de l'effet richesse et les capitalistes tant nationaux qu'&#233;trangers affichaient des r&#233;sultats extraordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2008, deux ou trois jours avant que le gouvernement ne sauve de la faillite les grandes banques &#171; belges &#187; (Fortis et Dexia) aux frais des citoyens, Bruno Colmant, directeur de la Bourse de Bruxelles et professeur d'&#233;conomie, s'est fendu d'une carte blanche dans Le Soir, le quotidien belge francophone de r&#233;f&#233;rence, pour affirmer que la Belgique devait absolument suivre l'exemple irlandais et d&#233;r&#233;glementer encore un peu plus son syst&#232;me financier. Selon Bruno Colmant, la Belgique devait modifier le cadre institutionnel et l&#233;gal afin de devenir une plate-forme du capital international comme l'&#233;tait l'Irlande. Quelques semaines plus tard, le Tigre celtique &#233;tait terrass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Irlande, la d&#233;r&#232;glementation financi&#232;re a encourag&#233; une explosion des pr&#234;ts aux m&#233;nages (l'endettement des m&#233;nages avait atteint 190% du PIB &#224; la veille de la crise), notamment dans le secteur de l'immobilier, ce qui a boost&#233; l'&#233;conomie (industrie de la construction, activit&#233;s financi&#232;res, etc.). Le secteur bancaire a enfl&#233; d'une mani&#232;re exponentielle avec l'installation de nombreuses soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les difficult&#233;s de l'allemand Hypo Reale Estate (sauv&#233; en 2007 par le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et l'augmentation des actifs des banques irlandaises. Des bulles boursi&#232;re et immobili&#232;re se sont form&#233;es. Le total des capitalisations boursi&#232;res, des &#233;missions d'obligations et des actifs des banques a atteint quatorze fois le PIB du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui ne pouvait pas arriver dans ce monde enchanteur arrive alors : en septembre-octobre 2008, le ch&#226;teau de cartes s'effondre, les bulles financi&#232;res et immobili&#232;res &#233;clatent. Des entreprises ferment ou quittent le pays, le ch&#244;mage monte en fl&#232;che (de 0% en 2008, il grimpe &#224; 14% d&#233;but 2010). Le nombre de familles incapables de payer les cr&#233;anciers cro&#238;t tr&#232;s rapidement. Tout le syst&#232;me bancaire irlandais est au bord de la faillite et le gouvernement, compl&#232;tement affol&#233; et aveugl&#233;, garantit l'ensemble des d&#233;p&#244;ts bancaires &#224; concurrence de 480 milliards d'euros (pr&#232;s de trois fois le PIB irlandais qui s'&#233;levait &#224; 168 milliards d'euros). Il nationalise l'Allied Irish Bank, principal financier de l'immobilier en injectant 48,5 milliards d'euros (environ 30% du PIB).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exportations ralentissent. Les recettes de l'Etat baissent. Le d&#233;ficit budg&#233;taire bondit de 14% du PIB en 2009 &#224; 32% en 2010 (dont plus de la moiti&#233; est attribuable au soutien massif aux banques : 46 milliards d'apport de fonds propres et 31 de rachat d'actifs risqu&#233;s).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plan europ&#233;en d'aide avec participation du FMI de fin 2010 s'&#233;l&#232;ve &#224; 85 milliards d'euros de pr&#234;ts (dont 22,5 fournis par le FMI) et il est d&#233;j&#224; av&#233;r&#233; qu'il sera insuffisant. En &#233;change, le rem&#232;de de cheval impos&#233; au tigre celtique est en fait un plan d'aust&#233;rit&#233; drastique qui p&#232;se fortement sur le pouvoir d'achat des m&#233;nages, avec comme cons&#233;quences une r&#233;duction de la consommation, des d&#233;penses publiques dans les domaines sociaux, des salaires de la fonction publique et dans l'infrastructure (au profit du remboursement de la dette) et des recettes fiscales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mesures principales du plan d'aust&#233;rit&#233; sont terribles sur le plan social :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; suppression de 24 750 postes de fonctionnaires (8% de l'effectif, cela &#233;quivaut &#224; 350 000 postes supprim&#233;s en France) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les nouveaux embauch&#233;s le seront avec un salaire inf&#233;rieur de 10% ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; baisse des transferts sociaux avec diminution des allocations ch&#244;mages et familiales, baisse importante du budget de la sant&#233;, gel des pensions ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; augmentation des imp&#244;ts &#224; charge principalement de la majorit&#233; de la population victime de la crise, notamment hausse de la TVA de 21 &#224; 23% en 2014 ; cr&#233;ation d'une taxe immobili&#232;re (concerne la moiti&#233; des m&#233;nages jusque l&#224; non-imposables) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; baisse de 1&#8364; du salaire horaire minimum (de 8,65 &#224; 7,65 euros, soit 11%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les taux des pr&#234;ts accord&#233;s &#224; l'Irlande sont tr&#232;s &#233;lev&#233;s : 5,7% pour celui du FMI et 6,05% pour les pr&#234;ts &#171; europ&#233;ens &#187;. Ils serviront &#224; rembourser les banques et autres soci&#233;t&#233;s financi&#232;res qui ach&#232;teront les titres de la dette irlandaise qui, elles, empruntent &#224; un taux de 1% aupr&#232;s de la Banque centrale europ&#233;enne. Une vraie aubaine de plus pour les financiers priv&#233;s. Selon l'AFP, &#171; le directeur g&#233;n&#233;ral du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a d&#233;clar&#233; : &#8216;Cela va marcher, mais bien s&#251;r, c'est difficile [...] parce que c'est dur pour les gens' qui vont devoir faire des sacrifices au nom de l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition dans la rue et au parlement a &#233;t&#233; tr&#232;s forte. Le Dail, chambre basse, n'a adopt&#233; le plan d'aide de 85 milliards d'euros que par 81 voix contre 75. Loin d'abandonner son orientation n&#233;olib&#233;rale, le FMI a indiqu&#233; qu'il pla&#231;ait parmi les priorit&#233;s de l'Irlande l'adoption des r&#233;formes pour supprimer &#171; les obstacles structurels aux affaires &#187;, afin de &#171; soutenir la comp&#233;titivit&#233; dans les ann&#233;es &#224; venir &#187;. Le socialiste Dominique Strauss-Kahn s'est dit convaincu que l'arriv&#233;e d'un nouveau gouvernement apr&#232;s les &#233;lections pr&#233;vues d&#233;but 2011 ne changerait pas la donne : &#171; Ce dont je suis convaincu, c'est que m&#234;me si les partis d'opposition, le Fine Gael et le parti travailliste, critiquent le gouvernement et le programme [...], ils comprennent la n&#233;cessit&#233; de le mettre en &#339;uvre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, la lib&#233;ralisation &#233;conomique et financi&#232;re qui visait &#224; attirer &#224; tout prix les investissements &#233;trangers et les soci&#233;t&#233;s financi&#232;res transnationales, a abouti &#224; un fiasco complet. Pour ajouter l'injure aux dommages subis par la population victime de cette politique, le gouvernement et le FMI n'ont rien trouv&#233; de mieux que d'approfondir l'orientation n&#233;olib&#233;rale pratiqu&#233;e depuis 20 ans et d'infliger &#224; la population, sous pression de la finance internationale, un programme d'ajustement structurel calqu&#233; sur ceux impos&#233;s depuis trois d&#233;cennies dans les pays du tiers-monde. Ces trois d&#233;cennies doivent au contraire servir d'exemple de ce qu'il ne faut surtout pas faire. Voil&#224; pourquoi il est urgent d'imposer une logique radicalement diff&#233;rente, au profit des peuples et non de la finance priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.-S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article est largement inspir&#233; d'un diaporama r&#233;alis&#233; par Pascal Franchet (&#171; Actualit&#233; de la dette publique au Nord &#187;, &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/IMG/ppt/Actual..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/IMG/ppt/Actual..&lt;/a&gt;.).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le taux d'imposition des b&#233;n&#233;fices de soci&#233;t&#233; s'&#233;l&#232;ve &#224; 39,5% au Japon, 39,2% en Grande Bretagne, 34,4% en France, 28% aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les difficult&#233;s de l'allemand Hypo Reale Estate (sauv&#233; en 2007 par le gouvernement d'Angela Merckel) et la faillite de la banque d'affaire &#233;tats-unienne Bear Sterns (rachet&#233;e en mars 2008 par JP Morgan avec l'aide de l'administration Bush) proviennent notamment des probl&#232;mes de leurs fonds sp&#233;culatifs dont le si&#232;ge &#233;tait &#224; Dublin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sauver les banques ou les Irlandais ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Sauver-les-banques-ou-les-Irlandais</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Sauver-les-banques-ou-les-Irlandais</guid>
		<dc:date>2010-11-30T13:16:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ATTAC France</dc:creator>


		<dc:subject>Irlande</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-30</dc:subject>
		<dc:subject>Irlande</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En contrepartie des sommes d&#233;bloqu&#233;es pour refinancer le secteur bancaire, le peuple irlandais doit pour la seconde fois remettre le couvert de l'&#171; aust&#233;rit&#233; &#187;, de mani&#232;re encore plus drastique : au programme, plus de 100.000 suppressions d'emplois publics, des coupes dans les allocations ch&#244;mage et familiales, ainsi qu'une r&#233;duction du salaire minimum. &lt;br class='autobr' /&gt; L'Irlande faisait figure, pour les march&#233;s financiers, de bon &#233;l&#232;ve de la zone euro, illustrant le triomphe d'une politique (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Irlande-289-+" rel="tag"&gt;Irlande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-11-30-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-11-30&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Irlande-+" rel="tag"&gt;Irlande&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En contrepartie des sommes d&#233;bloqu&#233;es pour refinancer le secteur bancaire, le peuple irlandais doit pour la seconde fois remettre le couvert de l'&#171; aust&#233;rit&#233; &#187;, de mani&#232;re encore plus drastique : au programme, plus de 100.000 suppressions d'emplois publics, des coupes dans les allocations ch&#244;mage et familiales, ainsi qu'une r&#233;duction du salaire minimum.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Irlande faisait figure, pour les march&#233;s financiers, de bon &#233;l&#232;ve de la zone euro, illustrant le triomphe d'une politique ultralib&#233;rale, bas&#233;e sur des imp&#244;ts r&#233;duits, des exc&#233;dents budg&#233;taires, ainsi que sur un secteur financier d&#233;brid&#233;. Pourtant le &#171; tigre celtique &#187; a fini par payer le prix de ses &#171; vertus &#187;. Apr&#232;s l'&#233;clatement de la bulle de sp&#233;culation immobili&#232;re, les banques irlandaises se sont rapidement retrouv&#233;es au bord de la faillite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement est alors pass&#233; &#224; la caisse, et les exc&#233;dents budg&#233;taires se sont transform&#233; en gouffre : 32% de d&#233;ficit en 2010. Plus dure sera la chute, non pour les banques mais pour le peuple irlandais. En effet le plan de &#171; sauvetage &#187; lanc&#233; par l'Union europ&#233;enne et le FMI vise avant tout &#224; sauver les banques&#8230; &#233;trang&#232;res, surtout allemandes, britanniques, fran&#231;aises, italiennes, qui avaient pr&#234;t&#233; massivement aux banques irlandaises pour profiter du &#171; miracle irlandais &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contrepartie des sommes d&#233;bloqu&#233;es pour refinancer le secteur bancaire, le peuple irlandais doit pour la seconde fois remettre le couvert de l'&#171; aust&#233;rit&#233; &#187;, de mani&#232;re encore plus drastique : au programme, plus de 100.000 suppressions d'emplois publics, des coupes dans les allocations ch&#244;mage et familiales, ainsi qu'une r&#233;duction du salaire minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mesures d'autant plus drastiques que le gouvernement refuse d'envisager toute augmentation de la fiscalit&#233; sur les soci&#233;t&#233;s (12,5% contre 33% en France) ; Google, Microsoft et Intel, largement implant&#233;s en Irlande, l'avaient d'ailleurs menac&#233; de repr&#233;sailles en cas contraire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Injuste, cette politique d'aust&#233;rit&#233; est de surcroit absurde, puisqu'elle aggrave la hausse du ch&#244;mage et ass&#232;che la demande int&#233;rieure. Ainsi l'agence de notation financi&#232;re Moody's a-t-elle indiqu&#233; qu'elle allait probablement abaisser &#171; de plusieurs crans &#187; la note souveraine de l'Irlande, en raison des incertitudes &#233;conomiques nourries par les nouvelles mesures d'aust&#233;rit&#233;... prises pour &#171; rassurer les march&#233;s &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actionnaires des banques irlandaises et europ&#233;ennes doivent payer le prix de leurs erreurs, pas les salari&#233;s et contribuables. Pour &#233;ponger leurs pertes, la BNP, la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale, Deutsche Bank, HSBC... doivent imm&#233;diatement geler tout versement de dividendes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, combattre cette politique globale d'aust&#233;rit&#233;, et avancer de v&#233;ritables alternatives en rupture avec le mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral sont des enjeux essentiels. En Gr&#232;ce, en France, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, maintenant en Irlande, un processus de mobilisations populaires de grande ampleur est engag&#233; dans la dur&#233;e. Attac France, avec les Attac d'Europe et le mouvement social europ&#233;en, y contribuera dans toute la mesure du possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce titre, Attac France sera pr&#233;sente samedi 27 novembre &#224; 15h devant le si&#232;ge de l'Union europ&#233;enne &#224; Paris, en solidarit&#233; avec les manifestations qui se d&#233;rouleront en Irlande au m&#234;me moment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Attac France, Paris, le 24 novembre 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le peuple irlandais va payer pour les banques en faillite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise du capitalisme n'en finit pas de rebondir ! Il est loin le temps o&#249; l'Irlande, &#171; le tigre celtique &#187;, pratiquant le dumping fiscal et les droits sociaux a minima, pour le plus grand profit des soci&#233;t&#233;s, affichait des taux de croissance du PIB &#224; hauteur de 7%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;clatement de la bulle immobili&#232;re a laiss&#233; les banques irlandaises sur le sable, avec &#224; la clef un gros paquet de produits toxiques, soit des dizaines de milliards d'euros de dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat irlandais a d&#251; refinancer les banques mais les il se retrouve maintenant dans la ligne de mire des march&#233;s financiers qui font payer ch&#232;rement leurs lignes de cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ventuelle faillie des banques irlandaises mettant en danger des banques anglaises, du fait de leurs connexions, l'Union europ&#233;enne et le Fonds mon&#233;taire international vont voler au secours des banquiers et des capitalistes irlandais mais en dernier ressort ce sera le peuple irlandais qui paiera la facture. Le gouvernement irlandais qui avait d&#233;j&#224; durement frapp&#233; &#224; la caisse les salari&#233;s, par des baisses de salaire, des allocations familiales, une hausse des imp&#244;ts, la suppressions de dizaines de milliers d'emplois et des coupes budg&#233;taires, va imposer un nouveau plan d'aust&#233;rit&#233; pour &#233;conomiser 15 milliards d'euros d'ici 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, c'est l'emploi et le niveau de vie des salari&#233;s qui vont trinquer, alors que dans le m&#234;me temps le taux d'imposition tr&#232;s bas sur les entreprises et les soci&#233;t&#233;s ne va pas bouger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Gr&#232;ce, l'Espagne, le Portugal, la Roumanie, la Hongrie, c'est au tour de l'Irlande. Les r&#233;sistances sociales qui se font jour dans ces diff&#233;rents pays doivent s'unifier pour que les salari&#233;s ne payent pas la crise du syst&#232;me capitaliste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le gouvernement &#224; l'agonie</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-gouvernement-a-l-agonie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-gouvernement-a-l-agonie</guid>
		<dc:date>2010-11-23T12:34:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion Van Renterghem</dc:creator>


		<dc:subject>Irlande</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-11-23</dc:subject>
		<dc:subject>Irlande</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il &#233;tait temps. Des syndicats avaient appel&#233; &#224; la &#034;d&#233;sob&#233;issance civile&#034; en cas de non retrait du gouvernement. La cote de popularit&#233; du premier ministre, le Taoiseach (prononcer &#034;Tichok&#034; en ga&#233;lique) avoisine les 11 %. &lt;br class='autobr' /&gt; L'appel &#224; l'aide de l'Irlande a d&#233;j&#224; fait une victime : le gouvernement. Le premier ministre, Brian Cowen, a annonc&#233;, lundi 22 novembre, la dissolution du Parlement et des &#233;lections l&#233;gislatives anticip&#233;es, pour d&#233;but janvier. Vingt-quatre heures apr&#232;s avoir demand&#233; le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Irlande-289-+" rel="tag"&gt;Irlande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-11-23-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-11-23&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Irlande-+" rel="tag"&gt;Irlande&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il &#233;tait temps. Des syndicats avaient appel&#233; &#224; la &#034;d&#233;sob&#233;issance civile&#034; en cas de non retrait du gouvernement. La cote de popularit&#233; du premier ministre, le Taoiseach (prononcer &#034;Tichok&#034; en ga&#233;lique) avoisine les 11 %.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'appel &#224; l'aide de l'Irlande a d&#233;j&#224; fait une victime : le gouvernement. Le premier ministre, Brian Cowen, a annonc&#233;, lundi 22 novembre, la dissolution du Parlement et des &#233;lections l&#233;gislatives anticip&#233;es, pour d&#233;but janvier. Vingt-quatre heures apr&#232;s avoir demand&#233; le soutien du Fonds mon&#233;taire international (FMI), de l'Union europ&#233;enne (UE) et de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE) pour sauver l'Etat irlandais de la faillite, M. Cowen a tir&#233; les cons&#233;quences de son d&#233;saveu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait temps. Des syndicats avaient appel&#233; &#224; la &#034;d&#233;sob&#233;issance civile&#034; en cas de non retrait du gouvernement. La cote de popularit&#233; du premier ministre, le Taoiseach (prononcer &#034;Tichok&#034; en ga&#233;lique) avoisine les 11 %. Les ministres se font insulter sur les plateaux de t&#233;l&#233;vision. Les m&#233;dias ne tarissent pas sur la culpabilit&#233; du parti gouvernemental de centre droit, le Fianna Fail, et de M. Cowen lui-m&#234;me, qui fut charg&#233; du portefeuille des finances avant d'&#234;tre &#224; la t&#234;te du pays. L'un et l'autre sont jug&#233;s largement responsables de la faillite du &#034;Tigre celtique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition et l'opinion publique leur reprochent d'avoir conduit le pays &#224; accepter l'aide humiliante des institutions internationales, laquelle implique un nouveau plan d'aust&#233;rit&#233; douloureux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Devant les grilles qui abritent le bureau du premier ministre, lundi, un groupe de manifestants du Sinn Fein (gauche radicale et nationaliste) criaient &#224; la &#034;reddition&#034;, &#224; la &#034;trahison&#034;, &#224; la &#034;vente du pays&#034;. Les m&#233;dias titrent depuis plusieurs jours sur le d&#233;shonneur de l'ind&#233;pendance perdue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vive &#233;motion et sentiment de d&#233;shonneur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les plus sages vont jusqu'&#224; voir dans l'aide internationale la remise en cause de la victoire des fondateurs de la r&#233;publique d'Irlande. &#034;Est-ce pour cela que les hommes de 1916 sont morts ?, demande le prestigieux Irish Times. Pour l'aum&#244;ne d'un chancelier allemand et quelques shillings de sympathie du chancelier britannique ?&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coalition gouvernementale, compos&#233;e du Fianna Fail et des Verts, a commenc&#233; &#224; se fissurer de l'int&#233;rieur. John Gormley, le chef des &#233;cologistes, a provoqu&#233; un coup de th&#233;&#226;tre en d&#233;clarant en conf&#233;rence de presse, lundi, que &#034;le temps &#233;tait venu de convoquer des &#233;lections l&#233;gislatives pour la deuxi&#232;me quinzaine de janvier 2011&#034;. Signe de la cacophonie ambiante, le ministre Fianna Fail des finances, Brian Lenihan, se pr&#233;valait au m&#234;me moment, devant des journalistes, du &#034;soutien ind&#233;fectible des Verts&#034;, qui disposent de six d&#233;put&#233;s au Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier ministre veut honorer deux &#233;ch&#233;ances &#034;importantes&#034;, selon ses termes, avant de &#034;permettre au peuple de d&#233;cider qui doit prendre les r&#234;nes du pays&#034;. D'abord la pr&#233;sentation, mercredi, du plan d'aust&#233;rit&#233; sur quatre ans : 15 milliards d'euros d'&#233;conomies (dix milliards de baisse des d&#233;penses publiques et cinq milliards de hausses d'imp&#244;ts), soit pr&#232;s de 10 % du produit int&#233;rieur brut (PIB), et alors que les Irlandais en sont d&#233;j&#224; &#224; leur troisi&#232;me budget de rigueur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plan devrait comporter la r&#233;duction du nombre de fonctionnaires, la hausse des imp&#244;ts sur le revenu, des coupes dans les allocations ch&#244;mage et familiales, la baisse du salaire minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Graves troubles sociaux&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite le vote du Parlement, le 7 d&#233;cembre, sur le budget 2011. Du vote du budget, premi&#232;re &#233;tape du plan d'aust&#233;rit&#233; pour r&#233;duire les d&#233;ficits et rassurer les march&#233;s, d&#233;pendra l'activation du plan d'aide du FMI, de l'UE et de la BCE. Or l'approbation du budget est loin d'&#234;tre gagn&#233;e. Le gouvernement a besoin des votes des six d&#233;put&#233;s &#233;cologistes et d'une poign&#233;e de d&#233;put&#233;s ind&#233;pendants, dont deux ont menac&#233; de lui retirer leur soutien. Il ne dispose que d'une courte majorit&#233; de trois si&#232;ges et une &#233;lection l&#233;gislative partielle dans le nord-ouest, jeudi 25 novembre, devrait lui en faire perdre un de plus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour couronner le d&#233;sordre ambiant, les opposants au Fianna Fail peinent &#224; s'entendre entre eux. Les Verts, li&#233;s par la coalition gouvernementale, souhaitent que les &#233;lections n'aient pas lieu avant le mois de janvier. Le Fine Gael, le Labour ou le Sinn Fein demandent, eux, une dissolution imm&#233;diate du Parlement, au risque de retarder le vote crucial du budget 2011.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au terme du scrutin, le Labour (centre gauche) devrait former un nouveau gouvernement de coalition avec le Fine Gael (centre droit). En attendant, les syndicats ont pr&#233;venu que l'Irlande &#233;tait &#034;au bord de graves troubles sociaux&#034;. Ils ont appel&#233; &#224; une manifestation contre l'aust&#233;rit&#233; le 27 novembre &#224; Dublin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
