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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Plus d'un million de visites</title>
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		<dc:date>2010-10-05T13:33:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Presse-toi &#224; gauche !</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le site Presse-toi &#224; gauche ! a &#233;t&#233; lanc&#233; en f&#233;vrier 2006, en m&#234;me temps que Qu&#233;bec solidaire &#233;tait fond&#233; comme parti. &lt;br class='autobr' /&gt; Si l'&#233;quipe de Presse-toi &#224; gauche ! inscrit son travail en solidarit&#233; politique avec Qu&#233;bec solidaire, elle a toujours cru n&#233;cessaire de rendre compte des luttes des mouvements sociaux contre les attaques n&#233;olib&#233;rales auxquelles ces derniers font face. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ces derniers mois, nous avons cherch&#233; &#224; renforcer nos liens avec les divers mouvements sociaux et veiller &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-10-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-10-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH69/arton5504-141c7.jpg?1676906228' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='69' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le site Presse-toi &#224; gauche ! a &#233;t&#233; lanc&#233; en f&#233;vrier 2006, en m&#234;me temps que Qu&#233;bec solidaire &#233;tait fond&#233; comme parti.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si l'&#233;quipe de Presse-toi &#224; gauche ! inscrit son travail en solidarit&#233; politique avec Qu&#233;bec solidaire, elle a toujours cru n&#233;cessaire de rendre compte des luttes des mouvements sociaux contre les attaques n&#233;olib&#233;rales auxquelles ces derniers font face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces derniers mois, nous avons cherch&#233; &#224; renforcer nos liens avec les divers mouvements sociaux et veiller &#224; &#233;largir le nombre de collaboratrices et de collaborateurs directement li&#233;s &#224; ces mouvements. Notre lectorat, nous a suivis dans ce travail. Apr&#232;s quatre ans de travail soutenu, Presse-toi &#224; gauche a franchi le cap du million de visites. S'il nous reste, un &#233;norme travail pour mieux nous faire conna&#238;tre, la fid&#233;lit&#233; de notre lectorat nous confirme le besoin auquel nous r&#233;pondons de participer &#224; la construction d'une presse alternative au Qu&#233;bec. Nous en profitons pour vous inviter &#224; joindre nos efforts. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Comit&#233; de r&#233;daction de Presse-toi &#224; gauche !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Espagne - Pourquoi la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Espagne-Pourquoi-la-greve-generale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Espagne-Pourquoi-la-greve-generale</guid>
		<dc:date>2010-10-05T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nacho Alvarez Peralta</dc:creator>


		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Interview par la Revue DIAGONAL de Nacho Alvarez Peralta, &#233;conomiste et chercheur universitaire, militant de la Gauche Anticapistaliste. &lt;br class='autobr' /&gt; DIAGONAL : Quelles sont les raisons qui ont conduit les syndicats majoritaires &#224; appeler &#224; la gr&#232;ve le 29 septembre ? Quelles sont les revendications de cette gr&#232;ve et quels sont ses objectifs ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Nacho Alvarez Peralta : les directions des Commissions Ouvi&#232;res et de l'UGT ont accompagn&#233; les mesures de Zapatero pendant la premi&#232;re ann&#233;e et demie de crise, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-10-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-10-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH109/arton5472-341bc.png?1679021025' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Interview par la Revue DIAGONAL de Nacho Alvarez Peralta, &#233;conomiste et chercheur universitaire, militant de la Gauche Anticapistaliste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DIAGONAL : Quelles sont les raisons qui ont conduit les syndicats majoritaires &#224; appeler &#224; la gr&#232;ve le 29 septembre ? Quelles sont les revendications de cette gr&#232;ve et quels sont ses objectifs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nacho Alvarez Peralta&lt;/strong&gt; : les directions des Commissions Ouvi&#232;res et de l'UGT ont accompagn&#233; les mesures de Zapatero pendant la premi&#232;re ann&#233;e et demie de crise, sans tracer une ligne de fracture claire avec l'orientation du gouvernement. Cependant, l'approfondissement des politiques de &#171; contre-r&#233;forme &#187; du gouvernement pour sortir de la crise &#8211; baisses salariales, r&#233;forme du droit du travail, etc &#8211; ont accul&#233; dans les cordes ces m&#234;mes directions syndicales. La r&#233;forme du droit du travail diminue le co&#251;t du ch&#244;mage, augmente la marge des entrerprises, &#233;largit les possibilit&#233;s de l'emploi pr&#233;caire et facilite le d&#233;crochage des salaires et la non application des accords.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les directions syndicales, y compris contre leur gr&#233; dans quelques cas, se sont vues oblig&#233;es de se d&#233;marquer de cette attaque contre les travailleurs et &#224; appeler &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, &#233;tant entendu que la r&#233;forme du droit du travail du gouvernement suppose non seulement une attaque intol&#233;rable contre les travailleurs, mais qu'en dynamitant la n&#233;gociation collective, elle remet en question le r&#244;le social et la survie m&#234;me des organisations syndicales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; tout, au-del&#224; de l'orientation maintenue par les directions syndicales, cette gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale est d'un int&#233;r&#234;t vital pour les travailleurs et pour l'ensemble des classes populaires : il est indispensable de stopper la terrible offensive que la crise a provoqu&#233; contre les conditions de vie de la majorit&#233; de la population &#8211; licenciements massifs, baisse des salaires, r&#233;duction des d&#233;penses sociales, d&#233;r&#233;gulation du march&#233; du travail et r&#233;duction des indemnit&#233;s de ch&#244;mage, r&#233;forme du syst&#232;me de pensions, etc -. Il y a beaucoup &#224; perdre s'il n'y a pas de gr&#232;ve, et s'il n'y a pas une riposte &#224; la hauteur ces mesures se durciront. De plus, cette gr&#232;ve ne se fait pas en faveur de la droite ou, d'un autre c&#244;t&#233;, pour appuyer certains syndicats, mais pr&#233;cis&#233;ment pour s'affronter aux politiques de droite du gouvernement du PSOE et pour &#233;viter de perdre encore plus de droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une forte mobilisation sociale ne l'emp&#234;che pas, cette offensive &#8211; bas&#233;e sur la socialisation des pertes de la crise &#233;conomique, mais non des b&#233;n&#233;fices &#8211; se poursuivra les prochaines ann&#233;es. Cette gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale devrait servir &#224; marquer un net point d'inflexion dans la d&#233;mobilisation politique et syndicale, permettant de poser les bases d'un nouveau cycle de luttes populaires. En ce sens, appuyer l'appel &#224; la gr&#232;ve en impulsant une large mobilisation unitaire et plurielle, aussi bien du monde du travail comme de l'ensemble des citoyens, est d'une importance vitale. Non seulement les organisations syndicales et politiques doivent mettre la main &#224; la p&#226;te, mais aussi les mouvements sociaux qui ont une responsabilit&#233; dans leur espace d'intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. : Quelles sont les difficult&#233;s de cet appel &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ? Y a-t-il des diff&#233;rences avec les gr&#232;ves pr&#233;c&#233;dentes de la p&#233;riode d&#233;mocratique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N.A.&lt;/strong&gt; : Cet appel &#224; la gr&#232;ve comporte une s&#233;rie de faiblesses qu'il faut prendre en compte au moment de d&#233;velopper le travail de pr&#233;paration et de mobilisation. Le fait que les CC.OO. et l'UGT soient rest&#233;es &#224; la table de n&#233;gociation avec le gouvernement jusqu'aux derniers jours avant d'appeler &#224; la gr&#232;ve du 8 juin dernier, avec l'&#233;chec de cet appel, a compliqu&#233; depuis la riposte sociale. Cette situation a conduit &#224; compliquer la gestion de la mobilisation, avec le renvoi de la journ&#233;e de gr&#232;ve apr&#232;s l'&#233;t&#233;. Ce retard, en l'absence d'initiatives syndicales visibles pour pr&#233;parer la gr&#232;ve, s'est traduit par un appel frileux. De plus, l'adoption de la r&#233;forme du droit du travail avant le 29 septembre peut faire que la gr&#232;ve ne soit pas per&#231;ue comme un instrument utile pour freiner l'offensive du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte social et de crise &#233;conomique ne facilite pas la pr&#233;paration de la gr&#232;ve : le fort taux de ch&#244;mage et la peur des licenciements ne favorisent pas l'action syndicale &#8211; de ce point de vue la pr&#233;sence de piquets de gr&#232;ve sera d&#233;cisive - ; de plus, la d&#233;r&#232;glementation du droit du travail dans la derni&#232;re d&#233;cennie a profond&#233;ment modifi&#233; les lieux de travail, rempla&#231;ant les espaces de travail homog&#232;nes et denses par une multiplicit&#233; de relations atomis&#233;es &#8211; sous-traitance, emploi temporaire, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la politique de concertation et de n&#233;gociation suivie par les grandes centrales syndicales ces derni&#232;res ann&#233;es a gripp&#233; le m&#233;canisme m&#234;me de l'action syndicale sur les lieux de travail : les d&#233;l&#233;gu&#233;s ne sont pas habitu&#233;s au travail de base, la convocation d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales est tr&#232;s limit&#233;e, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, certains voient dans ces difficult&#233;s d'importantes diff&#233;rences avec les gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales pr&#233;c&#233;dentes. Il faut cependant rappeler que les gr&#232;ves pr&#233;c&#233;dentes comportaient &#233;galement d'importantes difficult&#233;s pr&#233;alables, qui furent surmont&#233;es totalement ou partiellement. Par exemple, la gr&#232;ve de 2002 fut appel&#233;e alors que le d&#233;cret-sc&#233;l&#233;rat avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; adopt&#233;, et malgr&#233; cela le gouvernement d'Aznar se vit forc&#233; de retirer les aspects les plus conflictuels de la loi. De plus, pour cette gr&#232;ve-ci, la dimension d'attaque contre les conditions de vie de la majorit&#233; de la population ont une &#233;norme importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons &#234;tre conscients du fait que cette gr&#232;ve se d&#233;roule dans un contexte &#8211; comme le refl&#232;tent les derni&#232;res enqu&#234;tes d'opinion &#8211; de tr&#232;s grand m&#233;contentement populaire envers les mesures du gouvernement Zapatero. La cl&#233; du succ&#232;s r&#233;side dans la possibilit&#233; de transformer ce m&#233;contentement populaire en protestation sociale le jour de la gr&#232;ve. Il existe quelques points d'appui en ce sens : il faut expliquer, face au d&#233;couragement et &#224; la d&#233;mobilisation, que c'est seulement en faisant gr&#232;ve le 29 que nous pourrons stopper l'offensive du gouvernement contre nos conditions de vie et que &#8211; comme le d&#233;montre la gr&#232;ve des travailleurs du m&#233;tro de Madrid &#8211; seule la contestation sociale peut emp&#234;cher que ces mesures continuent &#224; tomber sur le dos des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. : Quelle orientation syndicale devrait avoir l'appel &#224; la gr&#232;ve du 29 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N.A.&lt;/strong&gt; : En premier lieu, l'appel &#224; la gr&#232;ve ne devrait pas se limiter &#224; la question de la r&#233;forme du droit du travail, mais devrait aller jusqu'&#224; une opposition g&#233;n&#233;rale contre les politiques d'ajustement du gouvernement. Il est important d'impulser une action syndicale et politique qui unifie la mobilisation des salari&#233;s avec celle des ch&#244;meurs, des retrait&#233;s, la population non-active, etc. C'est dire qu'il est faut d&#233;passer la dimension strictement ouvri&#232;re de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale pour avancer vers la construction d'un mouvement politique de contestation des politiques d'ajustement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, et dans la mesure o&#249; les contre-r&#233;formes du patronat et du gouvernement vont se poursuivre les ann&#233;es &#224; venir, il faut planifier la continuit&#233; de l'action syndicale et de la protestation sociale. Le 29 septembre doit &#234;tre un point d'inflexion qui impulse un nouveau cycle de remobilisation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;mement, il est important de donner une dimension internationaliste &#224; la protestation. Le 29 septembre sera une journ&#233;e europ&#233;enne de protestation syndicale, et en ce sens elle peut &#234;tre un bon point d'appui. Il faut avancer vers une coordination europ&#233;enne des diff&#233;rentes luttes syndicales et sociales contre les politiques des gouvernements et de Bruxelles. Le manque de solidarit&#233; que la C.E.S. a d&#233;montr&#233; envers les syndicats et travailleurs grecs constitue une &#233;norme faute qui doit &#234;tre surmont&#233;e, &#233;tant donn&#233; que leurs probl&#232;mes sont aussi les n&#244;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatri&#232;mement, le succ&#232;s ou l'&#233;chec de la gr&#232;ve d&#233;pendra de sa visibilit&#233; dans la rue ; il est fondamental pour cela de rappeler l'importance de bloquer les secteurs cl&#233; de l'&#233;conomie &#8211; communications, transports, services publics, ... &#8211; la priorit&#233; &#224; la pr&#233;paration d'une manifestation massive, ainsi que la n&#233;cessit&#233; d'associer des secteurs hors du monde du travail &#224; la gr&#232;ve (associations de quartiers, mouvements sociaux, ...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le 29 doit servir pour la construction d'un nouveau syndicalisme. Il est n&#233;cessaire d'analyser les cons&#233;quences n&#233;gatives , en termes de mobilisation et de capacit&#233; revendicative, des politiques de dialogue social, de concertation et de mod&#233;ration salariale de ces quinze derni&#232;res ann&#233;es. Il faut mettre de nouveau le conflit de classes et les antagonismes sociaux au centre de l'action syndicale. Au-del&#224; des sigles particuliers, il faut impulser &#8211; aussi bien dans les syndicats majoritaires que dans les minoritaires &#8211; des espaces d'intervention pluralistes, larges et unitaires, bas&#233;s sur l'auto-organisation des travailleurs, la participation, l'horizontalit&#233; et la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. : La presse annonce depuis un certain temps une reprise &#233;conomique ; au cas o&#249; quelque chose de semblable se produise, quelles mesures pourraient &#234;tre prises pour permettre une sortie de la crise qui n'&#233;largisse pas la br&#232;che sociale r&#233;v&#233;l&#233;e par le dernier cycle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N.A.&lt;/strong&gt; : La reprise &#233;conomique ne s'est pas encore produite, et elle tardera encore un certain temps, s&#251;rement plus que ce que la presse annonce de fa&#231;on r&#233;currente. Il existe diverses &#171; sorties de crise &#187; possibles, et pas toutes au b&#233;n&#233;fice des travailleurs. Un sc&#233;nario possible, en cas d'une mobilisation populaire insuffisante, serait celui d'une restauration de la rentabilit&#233; des entreprises et de la bourse soutenue par une r&#233;duction plus forte des salaires et par une d&#233;molition progressive des principales conqu&#234;tes sociales. Ce sc&#233;nario pourrait &#234;tre parfaitement compatible avec l'&#233;norme taux de ch&#244;mage actuel de l'&#233;conomie espagnole, ainsi qu'avec la poursuite d'un mod&#232;le productif &#233;cologiquement insoutenable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la mobilisation sociale peut courcircuiter cette possible &#171; sortie de crise &#187; - qui, en d&#233;finitive, ne serait rien d'autre qu'une fuite en avant &#8211; s'il existait une puissance syndicale et sociale suffisante, une autre alternative politique &#233;tant alors viable. Ainsi, une r&#233;forme fiscale progressive permettrait de d&#233;gager des fonds publics suffisants pour d&#233;velopper l'emploi dans les services sociaux de base (d&#233;pendance, sant&#233; &#233;ducation, ... ), initier la reconversion &#233;cologique de l'&#233;conomie (r&#233;duction du CO2 dans l'appareil productif, r&#233;habilitation des logements, ...), cr&#233;ant ainsi un grand nombre d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction du temps de travail sans perte de salaire non seulement permettrait de r&#233;duire le ch&#244;mage et impulserait la demande finale, mais faciliterait un mod&#232;le de redistribution des richesses moins in&#233;galitaire. La mise en place d'une banque publique permettrait que les aides octroy&#233;es aux banques se transforment r&#233;ellement en cr&#233;dit aux seceteurs qui en ont le plus besoin. De plus, des mesures anticycliques comme l'interdiction des licenciements dans les entreprises r&#233;alisant des b&#233;n&#233;fices, ou l'augmentation du salaire minimum &#224; 1200 euros, comme dans d'autres pays europ&#233;ens, permettrait de relancer la demande et de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gr&#232;ve du 29 septembre : le retour de la question sociale</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Greve-du-29-septembre-le-retour-de-la-question-sociale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Greve-du-29-septembre-le-retour-de-la-question-sociale</guid>
		<dc:date>2010-10-05T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Miguel Romero</dc:creator>


		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le &#171; terme victoire politique &#187; a une signification intrins&#232;que : d&#233;monstration de force collective, sentiment d'avoir battu ceux qui pr&#233;disaient avec d&#233;termination que la gr&#232;ve serait un &#233;chec ; possibilit&#233; de changer &#171; le sens commun &#187; de celles et de ceux d'en bas qui, jusqu'&#224; maintenant, &#233;taient marqu&#233;s par le scepticisme et la r&#233;signation. &lt;br class='autobr' /&gt; 1&#176; Un des objectifs du n&#233;olib&#233;ralisme a &#233;t&#233; d'&#233;carter la &#171; question sociale &#187; &#8211; c'est-&#224;-dire les conflits engendr&#233;s par le capitalisme, fond&#233;s sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-10-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-10-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH124/arton5496-efe3f.png?1679047177' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='124' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le &#171; terme victoire politique &#187; a une signification intrins&#232;que : d&#233;monstration de force collective, sentiment d'avoir battu ceux qui pr&#233;disaient avec d&#233;termination que la gr&#232;ve serait un &#233;chec ; possibilit&#233; de changer &#171; le sens commun &#187; de celles et de ceux d'en bas qui, jusqu'&#224; maintenant, &#233;taient marqu&#233;s par le scepticisme et la r&#233;signation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1&#176; Un des objectifs du n&#233;olib&#233;ralisme a &#233;t&#233; d'&#233;carter la &#171; question sociale &#187; &#8211; c'est-&#224;-dire les conflits engendr&#233;s par le capitalisme, fond&#233;s sur l'injustice et l'in&#233;galit&#233; sociales &#8211; non seulement du champ politique, mais aussi de la conscience citoyenne, y compris celle de la majorit&#233; des classes laborieuses.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A contribu&#233; &#224; cet objectif, particuli&#232;rement dans l'Etat espagnol, le bien nomm&#233; &#171; dialogue social &#187;. C'est-&#224;-dire la construction d'un consensus fond&#233; sur la recherche syst&#233;matique d'int&#233;r&#234;ts communs entre le patronat et les syndicats. Ce &#171; dialogue social &#187; est devenu une norme fondamentale pour g&#233;rer les relations entre Capital et Travail. Le r&#233;sultat a &#233;t&#233; d&#233;vastateur au plan &#233;conomique : r&#233;duction de la part des salaires dans le PIB et croissance record et soutenue des &#171; exc&#233;dents &#187; [profits] des entreprises. Pour ce qui a trait au tissu syndical et associatif, le d&#233;sastre est analogue : d&#233;clin du caract&#232;re militant de l'adh&#233;sion de la majorit&#233; des salari&#233;&#183;e&#183;s aux syndicats et d&#233;clin parall&#232;le de la pratique militante. En termes politiques, il en est r&#233;sult&#233; une consolidation d'une gouvernance bipartite PSOE-PP [Parti socialiste ouvrier espagnol-Parti populaire] et de l'h&#233;g&#233;monie du PSOE dans les votes qualifi&#233;s comme &#233;tant ceux obtenus par la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du 29 septembre 2010 semble avoir r&#233;ussi &#224; assurer le retour et la visibilit&#233; de la &#171; question sociale &#187;. Je dis bien &#171; semble &#187;. En effet, il ne fait pas de doute que ce 30 septembre est encore trop proche de l'&#233;v&#233;nement pour tirer des conclusions d'ensemble. Il existe un risque clair, dans un tel contexte, de confondre les espoirs avec la r&#233;alit&#233;. Tout ce qu'a assur&#233; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale est encore embryonnaire et fragile. Les r&#233;sultats de cette gr&#232;ve ont plus &#224; voir avec les possibilit&#233;s, les attentes qu'avec des conqu&#234;tes effectives et consolid&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il existe des faits concrets, raisonn&#233;s, qui permettent d'&#233;tablir une certaine certitude que s'est produit ce r&#233;veil tant n&#233;cessaire de la &#171; question sociale &#187;, si vital dans cette p&#233;riode de crise capitaliste syst&#233;mique que nous traversons. Parmi ces donn&#233;es sont particuli&#232;rement significatives les r&#233;actions des porte-parole des entrepreneurs et de la droite politique. Les titres de une du type &#171; Echec g&#233;n&#233;ral &#187; &#8211; et ce n'est pas un hasard s'ils se trouvent en une des publications qui sont les embl&#232;mes de la d&#233;sinformation, soit El Mundo et ABC &#8211; ne pr&#233;tendent en aucune mesure saisir la r&#233;alit&#233; sinon l'exorciser pour assurer la tranquillit&#233; de leurs clients, comme ces reliques, ces scapulaires, ces m&#233;dailles que portaient les carlistes [courant royaliste n&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XIXe si&#232;cle espagnol] durant la guerre civile et qui &#171; Detente bala ! &#187; [arr&#234;taient les balles de fusil].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2&#176; La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale constitue un succ&#232;s politique par les possibilit&#233;s qu'elle ouvre plus que par ce qu'elle a effectivement conquis.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait criminel de ne pas appr&#233;cier cette donn&#233;e. Mais, il est aussi important de reconna&#238;tre les faiblesses, tout ce qui reste &#224; accomplir afin que, prenant appui sur ce premier pas, il soit possible d'aller de l'avant. Et, cela, afin de nous approcher d'objectifs, certes forts lointains, absolument n&#233;cessaires pour des changements radicaux dans les champs &#233;conomique et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Il faudra &#233;tudier dans le d&#233;tail les r&#233;sultats de la gr&#232;ve du 29 septembre aussi bien dans les branches &#233;conomiques que selon les r&#233;gions, particuli&#232;rement l&#224; o&#249; la gr&#232;ve n'a pas r&#233;ussi &#224; atteindre un niveau suffisant pour &#234;tre en tant que telle effective : les banques, le secteur hospitalier, l'&#233;ducation et, de plus, comme d'habitude, le secteur du commerce, sp&#233;cialement dans les grandes surfaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Il faudra d&#233;battre sur quelques mots d'ordre utilis&#233;s dont le contenu est pour le moins ambigu : &#171; rectifier [la r&#233;forme] &#187;, &#171; de cette fa&#231;on non &#187;, ou les revendications portant sur la n&#233;cessit&#233; du renouveau du &#171; dialogue social &#187;, qui permet, aujourd'hui 30 septembre, &#224; Antonio Guti&#233;rrez dans El Pais de revendiquer des galons de &#171; m&#233;diateur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Il faudra se m&#233;fier des tentatives de &#171; monopole &#187; des Commissions ouvri&#232;res (CCOO) et de l'UGT (Union g&#233;n&#233;rale des travailleurs) sur la gr&#232;ve. Il y a eu d'autres syndicats qui ont beaucoup travaill&#233; en faveur de la gr&#232;ve et avec des r&#233;sultats reconnus, comme le d&#233;montre la mobilisation initi&#233;e et dirig&#233;e &#224; Madrid par la CGT [Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale du travail, syndicat minoritaire mais fort actif, auto-gestionnaire, classiste ; elle est issue d'une scission de la CNT libertaire] ; ce fut la manifestation la plus ample que n'ait jamais appel&#233;e ce syndicat. Cela constitue une raison de plus pour penser que sa participation au sein de la mobilisation des CCOO et de l'UGT aurait eu une r&#233;percussion plus grande que l'appel &#224; une manifestation parall&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il y a eu des apports originaux, efficaces et pouvant servir d'exemples pour le futur : des plates-formes unitaires dans des r&#233;gions, des manifestations en v&#233;lo, des actions dans le monde de la culture (bien que, dans ce cas, moins grandes que d'autres types de mobilisations).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Et, enfin, il faut souligner un &#233;l&#233;ment plus grave : ELA et LAB [deux organisations syndicales du Pays Basque - Euskadi] ont rejet&#233; l'appel et, y compris, ont fait obstacle directement &#224; des actions et des piquets de gr&#232;ve. Ce n'est pas une question que l'on peut traiter en quelques lignes. Cela renvoie &#224; des probl&#232;mes bien plus anciens et g&#233;n&#233;raux et l'on ne voit pas comment il serait possible de surmonter ce type d'obstacles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, le &#171; terme victoire politique &#187; a une signification intrins&#232;que : d&#233;monstration de force collective, sentiment d'avoir battu ceux qui pr&#233;disaient avec d&#233;termination que la gr&#232;ve serait un &#233;chec ; possibilit&#233; de changer &#171; le sens commun &#187; de celles et de ceux d'en bas qui, jusqu'&#224; maintenant, &#233;taient marqu&#233;s par le scepticisme et la r&#233;signation. Donc, un d&#233;but de r&#233;cup&#233;ration d'un militantisme syndical de la base des syndicats majoritaires dans de nombreux endroits. Et, y compris, au-del&#224; de la sph&#232;re syndicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourra dire ce que l'on veut, mais, dans le futur, il ne sera plus possible de mener la cuisine de la politique &#233;conomique et sociale dans le circuit ferm&#233; des r&#233;unions avec &#171; les agents du march&#233; &#187; et dans les couloirs du parlement. Il faudra, d&#232;s aujourd'hui, compter avec la rue, qui n'&#233;tait pas invit&#233;e, elle, aux f&#234;tes officielles et dont la pr&#233;sence a d&#233;stabilis&#233; le plan de marche gouvernemental &#233;tabli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3&#176; Une br&#232;che a &#233;t&#233; ouverte, mais seulement une br&#232;che.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours optimiste de ceux qui ont convoqu&#233; la gr&#232;ve (&#171; toutes les gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales ont connu le succ&#232;s &#187;, &#171; t&#244;t ou tard, Zapatero changera &#187;&#8230;) peut &#234;tre compris si on le place dans la perspective d'animer la pr&#233;paration d'une gr&#232;ve. Mais, aujourd'hui, il faudra faire face &#224; la r&#233;alit&#233;, certes avec des espoirs, mais sans illusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il est faux que &#171; toutes les gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales &#187; se sont termin&#233;es par un triomphe. Elles ont obtenu des r&#233;sultats partiels, d'importance in&#233;gale, mais pas des changements de fond dans les politiques socio-&#233;conomiques. Si l'on veut, elles ont obtenu les &#171; rectifications &#187; dont les dirigeants syndicaux parlent, mais cela dans la perspective de changements tr&#232;s partiels et d'ampleurs tr&#232;s in&#233;gales (retrait d'une loi qui sort par la porte, mais qui entre &#224; nouveau, plus d'une fois, par la fen&#234;tre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, cette fois, nous devons faire face non seulement &#224; une loi, mais aussi &#224; une politique &#233;conomique qui n&#233;cessiterait une marge de &#171; rectifications &#187; tr&#232;s importante. Nous faisons face &#224; une politique de fer, &#224; &#171; un ajustement structurel &#187; soumis aux normes, aux diktats des march&#233;s, tels que ciment&#233;s au sein de l'UE et auquel le gouvernement Zapatero s'est soumis comme un vassal.&lt;br class='autobr' /&gt;
La seule rectification qui fasse sens consiste &#224; changer les fondements de l'&#233;conomie et de la politique, de s'autonomiser par rapport aux &#171; march&#233;s &#187; et, d&#232;s lors, d'affronter leurs attaques. Pour cela manque encore un tissu social effectif, un sujet, qui se construise d'en bas, au sein des tr&#233;fonds de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, la constitution d'une alliance dans laquelle convergerait la gauche sociale et politique, et cela durant une p&#233;riode prolong&#233;e de r&#233;sistances et d'apprentissages des nouvelles formes d'actions et d'organisations. Avancer sur ce chemin implique de renforcer une &#171; gauche des gauches &#187;, qui mette fin &#224; l'actuelle configuration politique de la gauche institutionnelle, un des h&#233;ritages les pires de la Transition [du pouvoir franquiste &#224; une d&#233;mocratie bipartidaire l&#233;g&#232;rement bonapartis&#233;e par la royaut&#233;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4&#176; Un nouveau cycle politique s'est-il ouvert ? Pour le moment, la possibilit&#233; existe. Et, d&#232;s lors, s'affirme la n&#233;cessit&#233; de l'ouvrir.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons gagn&#233; tout ce en quoi nous avions d&#233;pos&#233; notre confiance et tout ce que nous avons fait pour cette gr&#232;ve. Certains plus que d'autres &#224; coup s&#251;r. Toutefois, il serait fort avis&#233; que ceux qui &#233;mergent de cette gr&#232;ve avec les attributs d'une autorit&#233; politique et avec des &#233;l&#233;ments de renforcement, en premier lieu les commissions ouvri&#232;res (CCOO), regardent autour d'eux et se rappellent qu'ils n'&#233;taient pas seuls et encore moins dans les piquets. Et aussi qu'ils se rappellent que dans les piquets de gr&#232;ve la coexistence entre des personnes de courants diff&#233;rents a &#233;t&#233; beaucoup plus facile que ce que pourraient laisser supposer les affrontements entre les organisations. Dans tous les cas, le 29 septembre repr&#233;sente aussi une possibilit&#233;, in&#233;dite depuis vingt ans, que se d&#233;veloppe une gauche syndicale, plurielle, radicale et unitaire, li&#233;e aux mouvements sociaux au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi un espace nouveau et effectivement gagn&#233; par la gauche anticapitaliste, de paire avec beaucoup d'autres activistes organis&#233;s et non organis&#233;s. Actuellement, il s'agit de se mettre en mouvement &#224; la fois avec ambition et humilit&#233;. Les cl&#233;s du futur r&#233;sident dans savoir lutter pour l'unit&#233; dans l'action et savoir le faire en le liant &#224; des objectifs anticapitalistes propres aux luttes courantes, quotidiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, entre autres, des &#233;l&#233;ments d&#233;cisifs de la phase pr&#233;sente r&#233;sident dans la capacit&#233; de se lier &#224; toutes les personnes qui, lors des mobilisations ayant couronn&#233; la gr&#232;ve, ont acquis la conviction qu'il faudra de nouvelles gr&#232;ves, qu'il faudra travailler &#224; bien les pr&#233;parer, &#224; bien les conduire et qu'elles seront, &#224; coup s&#251;r, plus amples et plus fortes que celle du 29 septembre 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Miguel Romero est &#233;diteur responsable de la revue Viento Sur&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>France - Pourquoi la gr&#232;ve reconductible divise les syndicats</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/France-Pourquoi-la-greve-reconductible-divise-les-syndicats</link>
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		<dc:date>2010-10-05T12:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Gu&#233;laud</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement syndical</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Attach&#233;s &#224; l'existence, depuis deux ans, de l'intersyndicale et soucieux de rester unis face au pouvoir, les syndicats sont loin de partager la m&#234;me analyse sur la suite &#224; donner au mouvement de contestation de la r&#233;forme des retraites. Ils ne d&#233;fendent pas les m&#234;mes modalit&#233;s d'action pour la journ&#233;e de gr&#232;ves et de manifestations du mardi 12 octobre. &lt;br class='autobr' /&gt; Premier syndicat de la RATP, la CGT a d&#233;pos&#233;, lundi 4 octobre, un pr&#233;avis de gr&#232;ve illimit&#233;e &#224; partir du 12 octobre, journ&#233;e d'action (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-10-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-10-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Attach&#233;s &#224; l'existence, depuis deux ans, de l'intersyndicale et soucieux de rester unis face au pouvoir, les syndicats sont loin de partager la m&#234;me analyse sur la suite &#224; donner au mouvement de contestation de la r&#233;forme des retraites. Ils ne d&#233;fendent pas les m&#234;mes modalit&#233;s d'action pour la journ&#233;e de gr&#232;ves et de manifestations du mardi 12 octobre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Premier syndicat de la RATP, la CGT a d&#233;pos&#233;, lundi 4 octobre, un pr&#233;avis de gr&#232;ve illimit&#233;e &#224; partir du 12 octobre, journ&#233;e d'action interprofessionnelle contre la r&#233;forme des retraites. Il prendra effet la veille &#224; 22 h 30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attach&#233;s &#224; l'existence, depuis deux ans, de l'intersyndicale et soucieux de rester unis face au pouvoir, les syndicats sont loin de partager la m&#234;me analyse sur la suite &#224; donner au mouvement de contestation de la r&#233;forme des retraites. Ils ne d&#233;fendent pas les m&#234;mes modalit&#233;s d'action pour la journ&#233;e de gr&#232;ves et de manifestations du mardi 12 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#232;ve de vingt-quatre heures ? De plus de vingt-quatre heures ? Gr&#232;ve reconductible, voire g&#233;n&#233;rale ? La palette d'actions th&#233;oriquement possibles est large et les divergences d'appr&#233;ciation des syndicats &#224; ce sujet renvoient &#224; des d&#233;saccords politiques et syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le camp des r&#233;formistes o&#249; se rangent la CFDT, l'UNSA, la CFE-CGC et la CFTC, la gr&#232;ve reconductible n'est &#034;pas un sujet&#034; pour des raisons &#224; la fois sociales, syndicales et politiques. Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CFDT, a maintes fois r&#233;p&#233;t&#233; depuis la rentr&#233;e que les salari&#233;s n'avaient pas les moyens financiers, en raison de la crise, de se payer des journ&#233;es de gr&#232;ve &#224; r&#233;p&#233;tition. Ce point de vue est largement partag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UNSA explique de la m&#234;me fa&#231;on la r&#233;ticence des enseignants &#224; faire gr&#232;ve. De fait, comme n'a pas manqu&#233; de le souligner &#224; plusieurs reprises Raymond Soubie, le conseiller social du chef de l'Etat, les taux de participation &#224; la gr&#232;ve sont bien inf&#233;rieurs &#224; ce qu'ils &#233;taient au printemps de 2003. La gr&#232;ve reconductible n'est pas, pour la direction de la CFDT, l'affaire des conf&#233;d&#233;rations, elle est celle de la base des syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Affrontement central&#034; avec le pouvoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre efficace, plaide de son c&#244;t&#233; l'UNSA, un tel mouvement doit &#234;tre interprofessionnel et r&#233;unir ces acteurs diff&#233;rents que sont, par exemple, les salari&#233;s des transports, les enseignants mais aussi les jeunes. On n'est pas dans une telle dynamique aujourd'hui. La gr&#232;ve reconductible, enfin, est d&#233;fendue le plus souvent &#8211; mais pas exclusivement &#8211; par des organisations comme les SUD engag&#233;es dans une d&#233;marche &#034;d'affrontement central&#034; avec le pouvoir. Telle n'est pas l'approche des syndicats r&#233;formistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les organisations plus attach&#233;es &#224; un syndicalisme contestataire, et o&#249; la gauche de la gauche p&#232;se lourd (du Front de gauche &#224; Lutte ouvri&#232;re en passant par le NPA), l'id&#233;e de la gr&#232;ve reconductible est tr&#232;s pr&#233;gnante. Solidaires et les SUD, qui r&#234;vent d'en d&#233;coudre avec le sarkozysme, en sont partisans par principe. Mais la r&#233;alit&#233; du terrain ne s'y pr&#234;te pas toujours : SUD-Rail avait d&#233;pos&#233; pour le 23 septembre un pr&#233;avis de gr&#232;ve reconductible, qui n'a quasiment pas &#233;t&#233; suivi. Les f&#233;d&#233;rations les plus traditionnelles de la CGT (chimie, agroalimentaire&#8230;) ou les plus corporatistes comme les ports et docks, mais aussi celles o&#249; l'extr&#234;me-gauche p&#232;se d&#233;sormais lourd comme la m&#233;tallurgie ou le commerce, sont susceptibles de s'y rallier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, Bernard Thibault, estime un tel sc&#233;nario hasardeux, voire dangereux pour les salari&#233;s. Mais il peut s'y rallier si la pression est forte en interne, pour ne pas se laisser d&#233;juger par ses propres troupes. La f&#233;d&#233;ration CGT des cheminots a mis ce sujet &#224; son ordre du jour. Mais son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, Didier Lereste, avance prudemment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux derni&#232;res gr&#232;ves importantes &#224; la SNCF, &#224; l'automne 2007 contre la r&#233;forme des r&#233;gimes sp&#233;ciaux de retraite et au printemps 2010 contre la r&#233;forme du fret, ont &#233;t&#233; des &#233;checs retentissants. Les cheminots, a indiqu&#233; lundi 4 octobre M. Lereste, veulent bien jouer les locomotives du mouvement, pas se laisser isol&#233;s dans l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force ouvri&#232;re est un cas &#224; part. Ni r&#233;formiste, ni r&#233;volutionnaire, cette organisation syndicale o&#249; les trotskistes p&#232;sent lourd, milite sans succ&#232;s pour la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>France - Un verdict couperet pour les retraites </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/France-Un-verdict-couperet-pour-les-retraites</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ATTAC France</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvements sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Annonc&#233; comme devant &#234;tre une &#171; r&#233;forme juste &#187;, le projet pr&#233;sent&#233; ne comporte rien qui soit &#224; m&#234;me de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s de pensions entre les hommes et les femmes et au contraire, celles-ci ne pourront que se creuser. &lt;br class='autobr' /&gt; Ainsi, le gouvernement a-t-il tranch&#233; comme ses pr&#233;d&#233;cesseurs l'avaient fait en 1993 et en 2003, en n'&#233;coutant que le chant du Medef et restant sourd &#224; toutes les propositions &#233;manant de la soci&#233;t&#233; ne rentrant pas dans sa logique. Avant m&#234;me qu'il entame un simulacre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Annonc&#233; comme devant &#234;tre une &#171; r&#233;forme juste &#187;, le projet pr&#233;sent&#233; ne comporte rien qui soit &#224; m&#234;me de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s de pensions entre les hommes et les femmes et au contraire, celles-ci ne pourront que se creuser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi, le gouvernement a-t-il tranch&#233; comme ses pr&#233;d&#233;cesseurs l'avaient fait en 1993 et en 2003, en n'&#233;coutant que le chant du Medef et restant sourd &#224; toutes les propositions &#233;manant de la soci&#233;t&#233; ne rentrant pas dans sa logique. Avant m&#234;me qu'il entame un simulacre de concertation tout &#233;tait dit : hors de l'obligation de travailler toujours plus, point de salut pour les retraites, et surtout pas de quartier pour les retrait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Refusant de reconna&#238;tre que le niveau moyen des retraites par rapport aux salaires avait recul&#233; de 15 &#224; 20 % parce que nombre de salari&#233;s ne pouvaient d&#233;j&#224; pas satisfaire &#224; l'obligation actuelle de cotiser 40,5 ans et parce que les deux tiers d'entre eux &#233;taient d&#233;j&#224; hors emploi &#224; 60 ans, il va encore aggraver cette baisse du niveau des pensions en portant la dur&#233;e de cotisation &#224; 41,5 ans en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'&#226;ge moyen de cessation d'activit&#233; est inf&#233;rieur &#224; 59 ans, le gouvernement recule l'&#226;ge l&#233;gal de d&#233;part &#224; 62 ans d&#232;s 2018, ce qui est encore plus rapide que ce qui &#233;tait envisag&#233;, et, de mani&#232;re parall&#232;le, celui auquel on peut partir &#224; taux plein, c'est-&#224;-dire sans d&#233;cote. Seront particuli&#232;rement p&#233;nalis&#233;s, non seulement ceux qui auront commenc&#233; &#224; travailler t&#244;t, mais aussi de nombreux salari&#233;s, essentiellement des femmes, qui devront attendre plus longtemps, en situation de pr&#233;carit&#233;, l'&#226;ge du taux plein pour ne pas subir de d&#233;cote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annonc&#233; comme devant &#234;tre une &#171; r&#233;forme juste &#187;, le projet pr&#233;sent&#233; ne comporte rien qui soit &#224; m&#234;me de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s de pensions entre les hommes et les femmes et au contraire, celles-ci ne pourront que se creuser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donnant pleine satisfaction au patronat, il n'envisage de prendre en consid&#233;ration la p&#233;nibilit&#233; du travail qu'au cas par cas et ce sera au salari&#233; de faire la preuve m&#233;dicale que son m&#233;tier &#224; &#233;t&#233; p&#233;nible. La retraite devient vraiment une affaire de gestion individuelle dans laquelle le droit collectif &#224; la protection dispara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poursuivant la m&#234;me tactique politicienne de division du salariat, les fonctionnaires sont encore montr&#233;s du doigt et p&#233;nalis&#233;s, alors que, &#224; qualification &#233;gale, le niveau de leur pension est &#233;quivalente &#224; celle des salari&#233;s du priv&#233; comprenant le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral de base et le r&#233;gime compl&#233;mentaire. L'augmentation du taux de cotisation pour les fonctionnaires n'est en fait qu'une fa&#231;on d&#233;guis&#233;e de baisser leur salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par petits bouts, &#224; tour de r&#244;le, toutes les cat&#233;gories voient leurs conditions se d&#233;grader, chaque recul de l'une servant &#224; justifier le recul de la suivante, avec une double, voire triple peine pour les femmes, les travailleurs pr&#233;caires et ceux qui sont rest&#233;s longtemps au ch&#244;mage. En condamnant les salari&#233;s &#226;g&#233;s &#224; travailler toujours plus tard, on aggrave les difficult&#233;s d'entr&#233;e dans la vie active des jeunes. L'Insee vient d'&#233;tablir que dans le contexte de la crise, le taux de ch&#244;mage des jeunes s'est encore accru, de m&#234;me que la proportion de salari&#233;s, hommes et femmes, en sous emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commenc&#233;e sur la base d'un mensonge grossier &#171; il n'y a qu'une solution, travailler plus &#187;, la contre-r&#233;forme Sarkozy-Fillon-Parisot s'ach&#232;ve en pr&#233;voyant un nouveau hold-up sur la richesse produite par les travailleurs. Le gouvernement et le patronat ont ni&#233; la possibilit&#233; de trouver de v&#233;ritables sources de financement suppl&#233;mentaire parce qu'ils entendaient conserver &#171; l'acquis &#187; des classes poss&#233;dantes au cours des derni&#232;res d&#233;cennies. La baisse historique de la part salariale dans la richesse produite est ent&#233;rin&#233;e. Pourtant, la soumission &#224; cotisation des revenus financiers distribu&#233;s par les entreprises &#224; leurs actionnaires et cr&#233;anciers permettrait de r&#233;unir des ressources sup&#233;rieures au d&#233;ficit de toutes les caisses de retraite, et cela d&#232;s aujourd'hui et pour demain. Le gouvernement se contente de pr&#233;voir un pr&#233;l&#232;vement sur le capital ridiculement bas de 3,7 milliards en 2010 alors que le d&#233;ficit annonc&#233; d&#233;passe 32 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des contrev&#233;rit&#233;s que gouvernement et patronat ass&#232;nent quotidiennement en mati&#232;re de financement des retraites, ce qui est en jeu, c'est la place du travail dans la vie, la place des travailleurs et des retrait&#233;s &#224; qui il n'est reconnu que le devoir d'exister comme subordonn&#233;s &#224; l'exigence du capital et uniquement comme tels. Ce qui est en jeu aussi, c'est le type de d&#233;veloppement humain qui est promu : &#224; la nouvelle contre-r&#233;forme des retraites correspond un mod&#232;le d'o&#249; est exclue la possibilit&#233; d'utiliser les gains de productivit&#233; pour r&#233;duire la dur&#233;e du travail et dans lequel la soci&#233;t&#233; est vou&#233;e &#224; jamais au productivisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela serait simplement absurde si cela n'intervenait pas dans un moment caract&#233;ris&#233; par une crise majeure, in&#233;dite par les multiples dimensions qu'elle comporte, du financier &#224; l'&#233;conomique, du social &#224; l'&#233;cologique, et du politique au culturel. En un mot, la destruction progressive des retraites par r&#233;partition est la figure de proue de la strat&#233;gie des classes dominantes cherchant &#224; faire d'une pierre deux coups : faire payer la crise aux salari&#233;s, aux retrait&#233;s et aux populations les plus fragiles, et trouver de nouveaux espaces &#224; la marchandisation et &#224; l'accumulation financi&#232;re. Ce n'est pas simplement absurde, c'est mortif&#232;re pour la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>France - &#171; Il faut un affrontement central avec ce gouvernement &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/France-Il-faut-un-affrontement-central-avec-ce-gouvernement</link>
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		<dc:date>2010-10-05T12:23:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Coup&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement syndical</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Annick Coup&#233; est porte-parole de l'Union syndicale Solidaires, constitu&#233;e &#224; partir de dix syndicats autonomes, non conf&#233;d&#233;r&#233;s. Cette union regroupe actuellement 45 f&#233;d&#233;rations ou syndicats nationaux appartenant &#224; des secteurs professionnels divers, public et priv&#233;, comme SUD-Rail, SUD-Education, SUD-A&#233;rien, Solidaires Finances ou SUD-Sant&#233;. Solidaires, qui revendique 90 000 adh&#233;rents, d&#233;fend un syndicalisme de contre-pouvoir et de lutte. &lt;br class='autobr' /&gt; Tout en participant depuis deux ans &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH125/arton5474-55de0.png?1675071922' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Annick Coup&#233; est porte-parole de l'Union syndicale Solidaires, constitu&#233;e &#224; partir de dix syndicats autonomes, non conf&#233;d&#233;r&#233;s. Cette union regroupe actuellement 45 f&#233;d&#233;rations ou syndicats nationaux appartenant &#224; des secteurs professionnels divers, public et priv&#233;, comme SUD-Rail, SUD-Education, SUD-A&#233;rien, Solidaires Finances ou SUD-Sant&#233;. Solidaires, qui revendique 90 000 adh&#233;rents, d&#233;fend un syndicalisme de contre-pouvoir et de lutte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout en participant depuis deux ans &#224; l'intersyndicale, Solidaire r&#233;clame le retrait du projet de loi de r&#233;forme des retraites et appelle &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Dans l'entretien qu'elle a accord&#233; au Monde, &#224; quelques jours de la journ&#233;e de gr&#232;ves et de manifestations du jeudi 23 septembre, Mme Coup&#233; appelle &#224; l'&#233;largissement de la mobilisation et &#224; &#171; un affrontement central &#187; avec un pouvoir dont elle d&#233;nonce &#171; l'arrogance &#187;. Elle proposera &#224; l'intersyndicale d'organiser, avant le 5octobre, une nouvelle mobilisation interprofessionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le vote de la r&#233;forme des retraites &#224; l'Assembl&#233;e peut-il d&#233;mobiliser les salari&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annick Coup&#233; &#8211; En faisant respecter &#224; tout prix &#171; son &#187; calendrier &#224; l'Assembl&#233;e, le gouvernement veut dire aux salari&#233;s &#171; la r&#233;forme est pass&#233;e ! &#187; Mais le sentiment que cette r&#233;forme est injuste persiste. Chacun voit que c'est insupportable : les jeunes qui gal&#232;rent, les femmes aux carri&#232;res incompl&#232;tes, les salari&#233;s &#226;g&#233;s vir&#233;s des entreprises, les m&#233;tiers p&#233;nibles&#8230; C'est toujours aux m&#234;mes qu'on demande les sacrifices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles remont&#233;es avez-vous du terrain sur le climat social et politique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie quotidienne de nombreux salari&#233;s est marqu&#233;e par les difficult&#233;s : pouvoir d'achat, conditions de travail, d&#233;valorisation des agents publics, pr&#233;carit&#233;, peur du ch&#244;mage. Il y a beaucoup de col&#232;re face &#224; l'arrogance du pouvoir. On nous dit qu'il n'y a pas d'argent pour les retraites mais les banques, sauv&#233;es par l'Etat &#224; coup de milliards d'euros sans aucune contrepartie, se sont refait une sant&#233;. Les profits du CAC40 n'ont jamais &#233;t&#233; aussi hauts. Le bouclier fiscal symbolise cette politique : une moyenne de 362126 euros pour 1169 m&#233;nages les plus fortun&#233;s ! Le gouvernement agit d'abord en faveur des poss&#233;dants, du patronat et des rentiers&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Elys&#233;e observait le 7 septembre au soir que les taux de gr&#233;vistes &#233;tait inf&#233;rieur &#224; ceux de 2003 contre la r&#233;forme Fillon. Comptez-vous, jeudi, sur une participation &#224; la gr&#232;ve en hausse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, la mobilisation &#233;tait celle du secteur public. Le priv&#233; avait &#233;t&#233; durement touch&#233; en 1993. Aujourd'hui, le mouvement est interprofessionnel. On a constat&#233; des taux de gr&#233;vistes pas vus depuis longtemps dans les h&#244;pitaux, &#224; La Poste, &#224; France T&#233;l&#233;com, &#224; la m&#233;t&#233;o ou &#224; la SNCF. Des d&#233;brayages importants ont eu lieu dans l'industrie, la banque ou le commerce&#8230; Cette mobilisation s'enracine dans le pays. La gr&#232;ve, c'est vrai, est un engagement difficile pour les salari&#233;s. Mais gr&#232;ves et manifestations sont les deux faces d'une m&#234;me d&#233;termination. Le 23, la mobilisation doit s'&#233;largir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Programmer des mobilisations &#224; r&#233;p&#233;tition, n'est-ce pas courir le risque de voir le mouvement s'effriter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas d'autre choix, face au m&#233;pris gouvernemental, que d'amplifier le rapport de forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous demandez le retrait de la r&#233;forme des retraites, ce que ne demande pas l'intersyndicale. Et vous &#234;tes favorable &#224; une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, &#224; tout le moins reconductible. Pourquoi restez-vous &#224; l'intersyndicale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale s'est mise d'accord sur un compromis pour dire que le projet est &#171; injuste et inacceptable &#187;. Mais nous savons que pour imposer une autre r&#233;forme, il faut d'abord gagner le retrait du projet actuel ! Pour cela, il faut pr&#233;parer un affrontement central avec ce gouvernement qui passera par un mouvement d'ensemble tel que Nicolas Sarkozy sera oblig&#233; de reculer, comme Jacques Chirac sur le contrat premi&#232;re embauche (CPE) ! Personne ne peut dire &#224; l'avance quelle forme cela peut prendre : gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, gr&#232;ves reconductibles, manifestation &#224; r&#233;p&#233;tition&#8230; La question n'est pas de d&#233;cider &#224; la place des salari&#233;s mais de porter cet objectif. Dans l'intersyndicale, il y a d&#233;bat sur la strat&#233;gie d'action comme sur les revendications. L'allongement de la dur&#233;e de cotisation mise en avant par Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que dans sa tribune du Monde du 9 septembre est loin de faire l'unanimit&#233;. Mais l'unit&#233; syndicale reste d&#233;cisive pour les mobilisations et nous y sommes attach&#233;s car nous voulons gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certains secteurs, en particulier les transports, sont-ils pr&#234;ts &#224; se lancer dans des gr&#232;ves reconductibles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la veille du 23, c'est une question qui se discute, et bien au-del&#224; de Solidaires. Des appels unitaires se multiplient en ce sens. Le 24, beaucoup d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales sont pr&#233;vues, souvent &#224; l'appel de plusieurs syndicats. Dans la chimie, par exemple, la CGT pose comme nous la question de la gr&#232;ve reconductible dans les raffineries et cette id&#233;e fait son chemin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous sentez-vous en mesure de rallier &#224; vos arguments une partie de la CGT ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas que la CGT nous rallie : il s'agit de construire avec les salari&#233;s le meilleur rapport de forces possible pour gagner ! Cette question est pos&#233;e tout autant dans les autres syndicats, et Solidaires ne pr&#233;tend pas avoir la &#171; recette magique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La direction de la CGT ne croit pas possible une r&#233;&#233;dition du mouvement de 1995. Et vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de mod&#232;le ni de lutte exemplaire &#224; dupliquer&#8230; Si en 1995, le gouvernement a recul&#233;, comme en Guadeloupe l'an dernier, c'est parce qu'il y avait un mouvement d'ensemble, appuy&#233; sur des gr&#232;ves et des manifestations massives. Et aujourd'hui, il y a plus de pr&#233;carit&#233;, plus d'&#233;clatement du salariat, le poids de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard Thibault juge risqu&#233; de faire porter &#224; une partie des salari&#233;s, par exemple les cheminots, la responsabilit&#233; d'une gr&#232;ve qui resterait isol&#233;e et pourrait provoquer un retournement de l'opinion contre les gr&#233;vistes&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un tel dossier, une gr&#232;ve qui resterait isol&#233;e et ne serait pas massivement soutenue, quel qu'en soit le secteur, ne permettrait s&#251;rement pas de gagner. A l'inverse, attendre que tous les secteurs partent en gr&#232;ve en m&#234;me temps conduit aussi &#224; l'impasse. Pour Solidaires, il s'agit bien de continuer &#224; &#233;largir la mobilisation sans freiner les secteurs qui ont plus de capacit&#233; &#224; se mobiliser collectivement et qui peuvent cr&#233;er une dynamique d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Exiger le retrait du projet de loi sur les retraites, c'est demander &#224; Nicolas Sarkozy de capituler. En le faisant, ne vous mettez-vous pas, vous aussi, dans une position compl&#232;tement bloqu&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet n'est soutenu par aucun syndicat, les salari&#233;s le rejettent et la majorit&#233; de nos concitoyens soutiennent largement les actions. La responsabilit&#233; d'un gouvernement est de prendre la mesure de cette situation ! Si un d&#233;bat de fond est n&#233;cessaire sur l'avenir des retraites, cela suppose de mettre tout sur la table, notamment la question de la r&#233;partition des richesses et du blocage des cotisations patronales&#8230; Mais pour cela, l'actuel projet doit &#234;tre retir&#233;. Il n'est pas n&#233;gociable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment voyez-vous l'apr&#232;s-23 septembre ? Pensez-vous que le S&#233;nat puisse amender le projet de loi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; craindre que comme &#224; l'Assembl&#233;e, les ordres viennent d'en haut et que les vell&#233;it&#233;s de certains s&#233;nateurs de la majorit&#233; soient recadr&#233;es par l'Elys&#233;e. C'est le niveau du rapport de forces qui fera bouger les choses. Apr&#232;s le 23, il faudra tr&#232;s vite un nouveau rendez-vous interprofessionnel avant le d&#233;marrage du d&#233;bat au S&#233;nat le 5 octobre. Des manifestations le week-end permettraient d'articuler les mouvements reconductibles et une large mobilisation de tous, notamment du priv&#233; o&#249; il est plus difficile de faire gr&#232;ve. Rien n'est jou&#233;, il est encore possible de gagner.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Regrouper, construire, &#233;largir le mouvement vers la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Regrouper-construire-elargir-le-mouvement-vers-la-greve-generale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Regrouper-construire-elargir-le-mouvement-vers-la-greve-generale</guid>
		<dc:date>2010-10-05T12:22:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Delage</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvements sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La politisation s'approfondit face au gouvernement, sur les objectifs de la lutte, les voies et les moyens pour lui imposer une r&#233;elle d&#233;faite. A la SNCF, &#224; Total, dans la Chimie, des &#233;quipes militantes ont pris des initiatives pour reconduire la gr&#232;ve, appelant &#224; bloquer le pays pour faire c&#233;der ce gouvernement ill&#233;gitime des riches par les riches. &lt;br class='autobr' /&gt; Malgr&#233; le vote de la loi au parlement, la journ&#233;e de gr&#232;ve et de manifestations du 23 septembre a confirm&#233; la profondeur du mouvement contre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-10-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-10-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH68/arton5497-66b80.png?1679047157' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='68' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La politisation s'approfondit face au gouvernement, sur les objectifs de la lutte, les voies et les moyens pour lui imposer une r&#233;elle d&#233;faite. A la SNCF, &#224; Total, dans la Chimie, des &#233;quipes militantes ont pris des initiatives pour reconduire la gr&#232;ve, appelant &#224; bloquer le pays pour faire c&#233;der ce gouvernement ill&#233;gitime des riches par les riches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; le vote de la loi au parlement, la journ&#233;e de gr&#232;ve et de manifestations du 23 septembre a confirm&#233; la profondeur du mouvement contre la r&#233;forme Woerth-Sarkozy : 3 millions de manifestants dans 232 villes. Le mouvement se renforce m&#234;me au niveau du nombre de cort&#232;ges, puisqu'il y en avait 220 le 7 septembre. S'il y a eu un petit peu moins de gr&#233;vistes dans le public, les cort&#232;ges t&#233;moignaient d'une pr&#233;sence plus forte du priv&#233;, mais aussi de jeunes, avec des mots d'ordre plus combatifs sur l'exigence du retrait de la loi ou sur la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce succ&#232;s, face au pouvoir qui comptait bien avoir entam&#233; la combativit&#233; du monde du travail apr&#232;s la mascarade parlementaire du 15 septembre, vient renforcer le mouvement et lui donne confiance pour la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politisation s'approfondit face au gouvernement, sur les objectifs de la lutte, les voies et les moyens pour lui imposer une r&#233;elle d&#233;faite. A la SNCF, &#224; Total, dans la Chimie, des &#233;quipes militantes ont pris des initiatives pour reconduire la gr&#232;ve, appelant &#224; bloquer le pays pour faire c&#233;der ce gouvernement ill&#233;gitime des riches par les riches. La question de la reconductible est maintenant pos&#233;e, se discute plus largement parmi les &#233;quipes militantes, les AG, d'autant que le gouvernement durcit sa position.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sarkozy veut l'affrontement&#8230; mais est d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233; par le mouvement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy avait tent&#233; de reprendre la main, profitant de l'absence d'initiative s&#233;rieuse de l'intersyndicale au moment du passage de la loi &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Le 23 septembre, il lui fallait un reflux des manifestants pour marquer l'essai&#8230; ce que le gouvernement s'est empress&#233; d'annoncer avant m&#234;me que les manifestations ne se soient d&#233;roul&#233;es ! Woerth y est all&#233; de son refrain sur la &#171; d&#233;c&#233;l&#233;ration &#187; du mouvement et Chatel en a m&#234;me rajout&#233; : &#171; En premi&#232;re analyse, cela signifie que soit les Fran&#231;ais consid&#232;rent que tout cela est d&#233;j&#224; derri&#232;re eux, soit qu'ils adh&#232;rent davantage au projet de r&#233;forme des retraites, soit les deux &#187;. Par cette provocation grossi&#232;re, Sarkozy veut affirmer qu'il ne bougera pas, qu'il est pr&#234;t &#224; l'affrontement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant les parlementaires UMP, Fillon a lui aussi donn&#233; le ton en d&#233;clarant : &#171; Il faut r&#233;pondre calmement &#224; la rue (&#8230;), mais gouverner la France c'est aussi parfois savoir dire non. Non (&#8230;), nous ne retirerons pas ce projet de r&#233;forme car il est n&#233;cessaire et il est raisonnable &#187;. Quant aux parlementaires tent&#233;s de se d&#233;marquer un minimum pour sauver leur place, l'heure est &#224; serrer les rangs : &#171; Personne, parmi nous, ne doit c&#233;der et ne c&#233;dera &#224; cette nervosit&#233; ambiante. Personne ne doit dissocier son avenir personnel de notre sort commun &#187;&#8230; tant les ambitions et les rivalit&#233;s des uns et des autres continuent d'alimenter la crise de la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuant son offensive, le gouvernement vient m&#234;me d'annoncer un plan de 2,5 milliards d'&#233;conomies sur la branche maladie de la S&#233;curit&#233; sociale avec notamment le passage &#224; 30 % au lieu de 35 % du remboursement des m&#233;dicaments dont le service m&#233;dical rendu est arbitrairement jug&#233; insuffisant, sans parler des &#233;conomies sur le dos des malades victimes d'affection longue dur&#233;e. Et il s'agit l&#224; d'une premi&#232;re &#233;tape, comme le dit un parlementaire UMP, apr&#232;s les retraites &#171; l'assurance-maladie devra &#234;tre notre nouveau chantier &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais loin de l'affaiblir, cette politique renforce la r&#233;volte contre le gouvernement et la conscience qu'il faut imposer dans la rue et dans les luttes un vrai rapport de force. Sarkozy pensait avoir paralys&#233; les manifestants par sa politique du &#171; dialogue social &#187; vis-&#224;-vis des directions syndicales. Mais maintenant qu'il veut l'affrontement pour imposer sa contre-r&#233;forme, le voil&#224; d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233; par la profondeur du mouvement&#8230; et les chiffres truqu&#233;s du nombre de manifestants ne font que renforcer encore la d&#233;termination de ceux qui veulent se battre. L'affrontement est &#224; un tel niveau qu'il lui &#233;chappe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mouvement se renforce et se politise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une certaine mani&#232;re, il &#233;chappe aussi aux directions des grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales qui refusent cet affrontement qu'il serait possible de gagner alors que le pouvoir est en position de fragilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste avant le 23 septembre, Grignard de la CFDT donnait le ton en pr&#233;disant &#171; Les manifestations devraient &#234;tre d'un bon niveau. Mais les taux de gr&#233;vistes pourraient baisser, car les gr&#232;ves &#224; r&#233;p&#233;tition co&#251;tent cher aux salari&#233;s &#187;. Ch&#233;r&#232;que, quant &#224; lui, combattait une radicalisation de la lutte en d&#233;clarant &#171; ceux qui veulent radicaliser le mouvement, appeler &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, souvent veulent rentrer dans une d&#233;marche politique, d'opposition globale avec le gouvernement. Or la force de ce mouvement, c'est qu'il n'est pas politique mais social. On a une force tranquille, utilisons cette force &#187;. Pas politique la direction de la CFDT, elle qui a repris des liens &#233;troits avec le PS et Terra Nova pour pr&#233;parer une future r&#233;forme des retraites int&#233;grant l'augmentation des annuit&#233;s en fonction de &#171; l'esp&#233;rance de vie &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thibault, tenant &#224; tout prix &#224; maintenir un front avec la CFDT, pr&#233;vient le gouvernement que s'il continue&#8230; il y aura une &#171; crise de grande ampleur &#187;, alors qu'il s'agit d'affirmer toute la l&#233;gitimit&#233; de construire le rapport de force face au pouvoir du fric, c'est-&#224;-dire appeler &#224; construire un mouvement d'ensemble, une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale capable de les faire c&#233;der.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique se retrouve au niveau de l'intersyndicale qui se refuse toujours, dans son dernier communiqu&#233; (non sign&#233; par Solidaires et FO), &#224; appeler au retrait de la loi en r&#233;clamant un &#171; v&#233;ritable d&#233;bat &#187; et qui appelle &#224; renforcer le mouvement &#171; au cas o&#249; les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s'est exprim&#233; dans l'action &#187;&#8230; comme si le gouvernement n'avait pas r&#233;pondu aux manifestants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les directions des grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales pensent ainsi accompagner, tout en &#233;puisant le mouvement, en restant dans le flou et les ambigu&#239;t&#233;s sur les buts et en refusant l'affrontement alors que le pouvoir dit clairement ses intentions. Mais le mouvement s'est renforc&#233;. En fixant les dates des prochaines mobilisations, elles lui donnent des rendez-vous qu'il utilise comme autant de moyens pour se construire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mouvement n'est pas un raz-de-mar&#233;e mais une lame de fond qu'il faut, de l'int&#233;rieur, organiser, armer politiquement. Une lame de fond qui, probablement, est bien loin d'avoir atteint ses limites&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avoir une politique pour construire le mouvement &#224; la base&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat sur la gr&#232;ve reconductible s'&#233;largit. Les initiatives de Solidaires &#224; la SNCF comme ses prises de position sur le retrait et l'affrontement central face &#224; Sarkozy entra&#238;nent des militants d'autres syndicats &#224; faire pression sur leur propre direction. Dans la CGT, l'argument de l'unit&#233; syndicale pour masquer les reculades tient de moins en moins, d'autant que Ch&#233;r&#232;que prend lui de plus en plus d'assurance pour formuler sa politique d'amendements &#224; la marge de la loi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un appel intersyndical pour la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale circule, appelant &#224; faire le bilan des manifestations de 2009 : &#171; ne recommen&#231;ons pas la m&#234;me chose en 2010. Mars, mai, juin, septembre, nous &#233;tions des millions dans la rue ; cela cr&#233;e un rapport de force, mais il faut maintenant l'utiliser, assumer l'affrontement social&#8230; c'est ce qui nous permettra de gagner &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir des deux dates du 2 octobre et du 12 octobre, des initiatives se prennent pour construire la gr&#232;ve reconductible. Apr&#232;s la f&#233;d&#233;ration de la Chimie, plusieurs Unions d&#233;partementales CGT appellent &#224; prendre des initiatives pour la construire dans la foul&#233;e du 2 octobre. Des &#233;quipes militantes s'emparent ainsi de ces deux dates, en comptant sur l'effet dynamique d'une manifestation plus large le samedi avec la pr&#233;sence des secteurs o&#249; la gr&#232;ve est plus difficile, pour construire la reconduction de la gr&#232;ve &#224; une &#233;chelle plus large le 12 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette situation, il s'agit de renforcer les &#233;quipes militantes, les collectifs d&#233;mocratiques pour la lutte, en donnant confiance dans les possibilit&#233;s du mouvement, en regroupant &#224; la base ceux qui veulent pr&#233;parer la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Cette t&#226;che signifie d&#233;fendre une politique permettant au mouvement de gagner son ind&#233;pendance face &#224; tous ceux qui voudraient le contenir dans le &#171; dialogue social &#187; ou les cadres institutionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il faut faire de la politique, car la question des retraites pose le probl&#232;me de la lutte face au pouvoir. Mais pas la politique de ceux qui voudraient l'enfermer dans l'impasse des institutions via un r&#233;f&#233;rendum ou l'alternance de 2012. Le PS de DSK (Dominique Strauss-Kahn), patron du FMI &#8211; qui justifie la politique de Sarkozy sur les retraites &#8211; continuera la m&#234;me politique au service des classes dominantes, comme en Espagne, en Gr&#232;ce ou au Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour reconduire la gr&#232;ve, il faut penser que l'on peut gagner face &#224; Sarkozy par les m&#233;thodes de la lutte de classe. Cela signifie &#234;tre pr&#234;t &#224; aller au bout de l'affrontement, assumer la crise politique que cela entra&#238;nera in&#233;vitablement. C'est ce que craignent les directions des grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales, moul&#233;es dans le jeu institutionnel du &#171; dialogue social &#187; et int&#233;ress&#233;es &#224; la d&#233;fense de leurs propres int&#233;r&#234;ts d'appareil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir imposer le retrait du projet de loi sur les retraites implique de donner toute sa dimension politique &#224; la lutte, &#224; la perspective de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, celle d'un affrontement avec le pouvoir pour faire valoir les droits des travailleurs contre ceux de l'oligarchie financi&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>France - Le terrorisme comme diversion</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/France-Le-terrorisme-comme-diversion</link>
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		<dc:date>2010-10-05T12:22:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Leclerc</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvements sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La cote de Sarkozy est au plus bas, sa contre-r&#233;forme des retraites est impopulaire, sa politique &#224; l'encontre des Roms suscite l'opprobre g&#233;n&#233;rale de la part de dirigeants europ&#233;ens et jusque dans son propre camp. Alors, entretenir un climat de peur au lendemain de la prise d'otages au Niger, appara&#238;t comme une solution pour d&#233;tourner l'attention de la population. &lt;br class='autobr' /&gt; Alors que des millions de personnes sont en gr&#232;ve et manifestent dans les rues du pays pour d&#233;fendre le droit &#224; la retraite, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH101/arton5473-e35bc.png?1675471693' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La cote de Sarkozy est au plus bas, sa contre-r&#233;forme des retraites est impopulaire, sa politique &#224; l'encontre des Roms suscite l'opprobre g&#233;n&#233;rale de la part de dirigeants europ&#233;ens et jusque dans son propre camp. Alors, entretenir un climat de peur au lendemain de la prise d'otages au Niger, appara&#238;t comme une solution pour d&#233;tourner l'attention de la population.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que des millions de personnes sont en gr&#232;ve et manifestent dans les rues du pays pour d&#233;fendre le droit &#224; la retraite, le gouvernement se r&#233;pand dans la presse sur une pr&#233;tendue menace terroriste, incitant la population &#224; serrer les rangs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace terroriste brandie r&#233;cemment par plusieurs membres du gouvernement et relay&#233;e par de hauts responsables de la police ne cesse d'intriguer. Trois jours avant la mobilisation en d&#233;fense des retraites, le 23 septembre, Hortefeux d&#233;clare &#171; la menace d'attentat est r&#233;elle, la vigilance est renforc&#233;e &#187;. Les d&#233;clarations de P&#233;chenard, le directeur g&#233;n&#233;ral de la police nationale, allant jusqu'&#224; dire, la veille de la manifestation, que &#171; le pic de menace est incontestable &#187; et du patron de la Direction centrale du renseignement int&#233;rieur (DCRI), Bernard Squarcini, sur le danger imminent et bien r&#233;el ressemblent &#224; une mise en sc&#232;ne de la part de ces trois proches de Sarkozy. Un responsable des services de renseignement a m&#234;me &#233;t&#233; jusqu'&#224; d&#233;clarer &#224; l'AFP : &#171; on ne sait pas quand et o&#249; l'attentat aura lieu, mais on sait qu'il aura lieu &#187;. On ne saurait &#234;tre plus pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services de renseignement envoient r&#233;guli&#232;rement des alertes mais celles-ci ne sont pas rendues publiques. Il faut savoir que le plan Vigipirate, en vigueur actuellement, a plusieurs niveaux d'alerte en fonction du risque encouru. L'alerte rouge est l'avant-derni&#232;re en termes de dispositif et pr&#233;voit la surveillance renforc&#233;e des lieux publics, des grands magasins, la fermeture des gares, m&#233;tros, a&#233;roports et l'arr&#234;t des transports. Mais ce niveau avait &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; depuis plus d'un mois sans que l'opinion publique soit prise &#224; t&#233;moin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cote de Sarkozy est au plus bas, sa contre-r&#233;forme des retraites est impopulaire, sa politique &#224; l'encontre des Roms suscite l'opprobre g&#233;n&#233;rale de la part de dirigeants europ&#233;ens et jusque dans son propre camp. Alors, entretenir un climat de peur au lendemain de la prise d'otages au Niger, appara&#238;t comme une solution pour d&#233;tourner l'attention de la population. Oui, les clignotants sont au rouge mais c'est parce qu'il y a une v&#233;ritable crise du r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut alors entretenir un climat d'inqui&#233;tude voire de peur permanente, en laissant courir des informations comme celle de l'existence d'une femme kamikaze charg&#233;e de commettre un attentat &#8211; information qui s'est r&#233;v&#233;l&#233;e farfelue &#8211; ou en fermant les gares comme celle de Reims ou la gare Saint-Lazare &#224; Paris. Cette strat&#233;gie s'accompagne d'une m&#233;diatisation de tout incident susceptible d'entretenir ce climat : tout bagage sans propri&#233;taire imm&#233;diatement identifi&#233; devient un colis pi&#233;g&#233; potentiel, les images des attentats notamment celui du RER B &#224; Saint-Michel, en 1995, sont de nouveau diffus&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Politique de la peur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois instill&#233;e la suspicion, l'&#201;tat peut jouer les protecteurs en mettant en avant sa ma&#238;trise des dispositifs et en affirmant qu'il a d&#233;jou&#233; des attentats. Mais personne ne saura jamais quelle est la part de v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique de la peur a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e pendant quatre ans par George W. Bush aux &#201;tats-Unis entre 2002 et 2005, avec comme fonction de faire remonter la popularit&#233; du pr&#233;sident d&#232;s qu'il &#233;tait dans une passe difficile pour lui et son clan. Si le gouvernement fran&#231;ais joue avec cette peur, c'est qu'il n'a pas r&#233;ussi &#224; endiguer le ras-le-bol de ceux et celles qui rejettent sa politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le myst&#232;re qui entoure ces &#171; informations &#187; venues aux oreilles des services de renseignement laisse une forte impression de manipulation politique. Entretenir la peur pour reprendre la main : tel est l'objectif de Sarkozy et du gouvernement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La machine &#224; fabriquer des ch&#244;meurs et ch&#244;meuses</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-machine-a-fabriquer-des-chomeurs-et-chomeuses</link>
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		<dc:date>2010-10-05T12:21:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu Magnaudeix</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est une des bombes &#224; retardement du projet de loi sur les retraites. Un aspect du texte que le gouvernement ne met gu&#232;re en avant, alors que le pays s'appr&#234;te &#224; conna&#238;tre sa sixi&#232;me journ&#233;e de mobilisation contre la r&#233;forme. Combien de nouveaux ch&#244;meurs l'allongement de deux ans des &#226;ges l&#233;gaux de d&#233;part &#224; la retraite va-t-il cr&#233;er ? A cette question pourtant simple, personne n'a vraiment la r&#233;ponse. &lt;br class='autobr' /&gt; En France, ce 2 octobre 2010, la mobilisation pour battre la contre-r&#233;forme des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH78/arton5498-e2f35.png?1709574230' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='78' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est une des bombes &#224; retardement du projet de loi sur les retraites. Un aspect du texte que le gouvernement ne met gu&#232;re en avant, alors que le pays s'appr&#234;te &#224; conna&#238;tre sa sixi&#232;me journ&#233;e de mobilisation contre la r&#233;forme. Combien de nouveaux ch&#244;meurs l'allongement de deux ans des &#226;ges l&#233;gaux de d&#233;part &#224; la retraite va-t-il cr&#233;er ? A cette question pourtant simple, personne n'a vraiment la r&#233;ponse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En France, ce 2 octobre 2010, la mobilisation pour battre la contre-r&#233;forme des retraites du gouvernement Sarkozy-Fillon prend une autre dimension : 220 cort&#232;ges sont pr&#233;vus, &#171; sans avoir &#224; faire gr&#232;ve &#187;. Selon Ren&#233; Mouriaux, sp&#233;cialiste de l'histoire et du fonctionnement des syndicats en France, &gt;&#171; durant cette journ&#233;e du 2 octobre, il devrait y avoir plus de familles, plus de personnes du secteur priv&#233;. Pour les syndicats, l'enjeu consiste &#224; montrer qu'ils sont bien repr&#233;sentatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et que les sondages qui donnent entre 65 % et 70 % d'appui aux objectifs syndicaux ne sont pas des r&#233;alit&#233;s de papier, mais qu'ils ont une r&#233;elle signification. Donc, la journ&#233;e de samedi 2 octobre est un test pour cr&#233;dibiliser l'id&#233;e que la pression ne va pas cesser. Il est &#224; re-escompter que ce 2 octobre va mobiliser plus largement de fa&#231;on autre. Mais cela ne pr&#233;juge pas de la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes dans un mouvement social o&#249; il y a une unit&#233; de l'Intersyndicale (regroupement des syndicats) pour rester ensemble sous la pression de la population souhaitant cette mobilisation. Mais il n'y a pas entente sur le contenu de r&#233;forme ni sur les objectifs du mouvement. Force Ouvri&#232;re (FO) et Solidaires disent &#8220;nous ne nous reconnaissons pas dans la strat&#233;gie suivie [par la CFDT et la CGT]&#8221; &#187;. A suivre. (R&#233;d.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*****&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une des bombes &#224; retardement du projet de loi sur les retraites. Un aspect du texte que le gouvernement ne met gu&#232;re en avant, alors que le pays s'appr&#234;te &#224; conna&#238;tre sa sixi&#232;me journ&#233;e de mobilisation contre la r&#233;forme. Combien de nouveaux ch&#244;meurs l'allongement de deux ans des &#226;ges l&#233;gaux de d&#233;part &#224; la retraite va-t-il cr&#233;er ? A cette question pourtant simple, personne n'a vraiment la r&#233;ponse. L'ex&#233;cutif se garde bien de toute estimation. L'&#233;tude d'impact fournie aux d&#233;put&#233;s lors de l'examen &#224; l'Assembl&#233;e n'en dit pas un mot. Silence sur toute la ligne. Etonnant, alors qu'il s'agit d'un point essentiel de la r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit rappel : le texte vot&#233; &#224; l'Assembl&#233;e (le 15 septembre 2010) et examin&#233; au S&#233;nat &#224; partir du 5 octobre 2010 comprend deux dispositions phare, sur lesquelles repose une bonne partie du financement.&#8232;&#8226; Le recul progressif de l'&#226;ge l&#233;gal, celui &#224; partir duquel on a le droit de partir &#224; la retraite, de 60 &#224; 62 ans en 2018, &#224; raison de quatre mois par an&#8232;&#8226; A partir de 2016, le recul de l'&#226;ge du taux plein, celui auquel la d&#233;cote s'annule, de 65 &#224; 67 ans, avec plein effet en 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement veut croire que ce recul des &#226;ges l&#233;gaux va stimuler l'emploi des seniors, car il va reculer d'autant l'&#171; horizon en emploi &#187;, poussant les entreprises &#224; investir davantage sur leurs salari&#233;s &#226;g&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'est moins s&#251;r : le taux d'emploi des plus de 55 ans est faible en France, et s'&#233;croule sur la tranche 60-64 ans (17 %, un des plus bas taux en Europe). Or, la r&#233;forme ne pr&#233;voit qu'une exon&#233;ration de charges pour toute embauche d'un plus de 55 ans et le recours accru au tutorat, mesures jug&#233;es insuffisantes par de nombreux sp&#233;cialistes. De toute &#233;vidence, si la r&#233;forme change le comportement des entreprises (ce qui reste &#224; d&#233;montrer), cette &#233;volution prendra beaucoup de temps, car l'image ex&#233;crable des seniors dans l'entreprise est un probl&#232;me de fond, li&#233; &#224; la pr&#233;gnance depuis des d&#233;cennies d'une culture de la pr&#233;retraite dans le public comme dans le priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A court terme, en attendant cette grande r&#233;volution culturelle, &#171; une hausse rapide de l'&#226;ge l&#233;gal aura comme seule cons&#233;quence de transformer un &#034;jeune&#034; retrait&#233; en &#034;vieux ch&#244;meur&#034; &#187;, explique le think tank progressiste Terra Nova dans un rapport publi&#233; en mai 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat actuel du march&#233; du travail, pas r&#233;jouissant, fait craindre une recrudescence du ch&#244;mage des seniors avec la r&#233;forme. Les chiffres parlent d'eux-m&#234;mes. En France, on quitte en moyenne le march&#233; du travail &#224; 58,5 ans, un &#226;ge qui n'augmente pas depuis plusieurs ann&#233;es. En revanche, on liquide sa retraite &#224; 61,5 ans dans le priv&#233; (il s'agit l&#224; encore d'une moyenne calcul&#233;e par l'OCDE). Entre les deux ? &#171; Un ensemble de dispositifs d'attente de la retraite : ch&#244;mage, maladie de longue dur&#233;e, invalidit&#233;, pr&#233;retraites d'entreprise ou publiques, comme dans le cas de l'amiante&#8230; &#187;, analyse Olivier Ferrand, l'animateur de Terra Nova.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 60 ans, une majorit&#233; des Fran&#231;ais ne travaillent d&#233;j&#224; plus. Une &#233;tude de Drees [1] montre par exemple que plus de la moiti&#233; de la g&#233;n&#233;ration n&#233;e en 1938 (qui a eu 60 ans en 1998) avait cess&#233; toute activit&#233; professionnelle &#224; cet &#226;ge. Le nombre de personnes inactives &#224; 60 ans est tout &#224; fait consid&#233;rable : la moiti&#233; de la g&#233;n&#233;ration 1938, cela repr&#233;sente plus de 200'000 personnes, si l'on se r&#233;f&#232;re &#224; la pyramide des &#226;ges de la population fran&#231;aise [2].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Incertitudes sur l'impact de la r&#233;forme sur le ch&#244;mage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or ces centaines de milliers de personnes inactives &#224; 60 ans ne vont pas miraculeusement trouver du travail avec la r&#233;forme des retraites. Au contraire : ne pouvant faire valoir leur droit &#224; la retraite avant 62 ans, elles vont rester plus longtemps en inactivit&#233;, expliquait le secr&#233;tariat g&#233;n&#233;ral du Conseil d'orientation des retraites (COR) dans un dossier technique publi&#233; en mai 2010, rest&#233; assez inaper&#231;u : &#171; Pour les personnes qui ne sont pas en emploi juste avant la liquidation de la retraite, [&#8230;] le report de la liquidation se traduit alors par une p&#233;riode de non-emploi plus longue avant la liquidation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'augmentation de l'&#226;ge d'ouverture des droits &#224; la retraite conduit &#224; une hausse des personnes en non-emploi &#187; insiste le COR (Conseil d'Orientation des Retraites). &#171; Ce qui a un co&#251;t (indemnit&#233;s ch&#244;mage vers&#233;es par l'Unedic notamment) qu'il conviendrait de prendre en compte pour avoir une estimation de l'effet de la mesure sur les finances publiques dans leur ensemble. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce v&#339;u est rest&#233; sans suite. Jamais le gouvernement ne s'est aventur&#233; sur ce terrain. Le 10 septembre, sur France 2, Fran&#231;ois Fillon a admis du bout des l&#232;vres qu'&#171; il restera des travailleurs &#226;g&#233;s qui sont au ch&#244;mage et doivent &#234;tre aid&#233;s &#187;. Sans plus de pr&#233;cision. Il avait annonc&#233; ce soir-l&#224; une nouvelle allocation pour certains ch&#244;meurs n'ayant pas encore atteint l'&#226;ge l&#233;gal mais disposant d&#233;j&#224; de tous leurs trimestres. Elle devrait peu ou prou remplacer l'Allocation &#233;quivalent-retraite (AER) qui existe d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, le premier ministre avait renvoy&#233; aux patronats et aux syndicats qui g&#232;rent ensemble l'assurance-ch&#244;mage (Unedic) le soin de s'occuper de l'intendance, expliquant que les nouvelles r&#232;gles d'indemnisation des ch&#244;meurs allaient &#171; devoir int&#233;grer &#187; le traitement social de la r&#233;forme. &#171; (M. Fillon) reconna&#238;t qu'il y aura plus de ch&#244;meurs seniors et qu'il va falloir adapter le syst&#232;me d'assurance ch&#244;mage. C'est quasiment une provocation &#187;, lui avait alors r&#233;pondu Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que (CFDT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est d'autant plus alarmante que du c&#244;t&#233; de l'assurance-ch&#244;mage, les marges de man&#339;uvre financi&#232;res sont quasi inexistantes : le d&#233;ficit cumul&#233; de l'Unedic, aggrav&#233; par la crise, devrait atteindre 13 milliards d'euros en 2011. Vu la croissance molle qui se profile dans les ann&#233;es &#224; venir, il ne devrait pas se r&#233;sorber avant longtemps. L'organisme a d&#233;j&#224; calcul&#233; que la r&#233;forme pourrait lui co&#251;ter cher. Selon une note r&#233;v&#233;l&#233;e par La Tribune (quotidien &#233;conomique), le recul de l'&#226;ge l&#233;gal de 60 &#224; 62 ans pourrait commencer &#224; peser sur les comptes d&#232;s 2015, et co&#251;ter entre 440 et 530 millions d'euros par an &#224; l'assurance-ch&#244;mage en 2018, en fonction de la situation de l'emploi des seniors. Le double de ce que rapportera le recul de l'&#226;ge l&#233;gal en cotisations suppl&#233;mentaires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, &#224; l'approche de la n&#233;gociation de la nouvelle convention d'assurance-ch&#244;mage (elle doit d&#233;buter dans les prochaines semaines), le patronat r&#233;clame d&#233;j&#224; &#171; des mesures d'&#233;conomie &#187; et un &#171; plafonnement &#187; des indemnit&#233;s ch&#244;mage. &#171; La n&#233;gociation s'annonce tr&#232;s sport &#187;, estime Laurent Berger, de la CFDT&#8230; &#171; Encore une fois, ce sont les demandeurs d'emploi &#226;g&#233;s qui vont payer la note. Leurs droits risquent d'&#234;tre restreints &#187;, craint Maurad Rabhi, responsable du secteur emploi &#224; la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout. Car le recul de la deuxi&#232;me borne d'&#226;ge, le taux plein, de 65 &#224; 67 ans, va elle aussi co&#251;ter cher aux comptes sociaux. D&#232;s novembre 2009, P&#244;le emploi avait calcul&#233; que cet allongement emp&#234;chera au moins 18'000 personnes au ch&#244;mage de basculer &#224; la retraite &#224; l'horizon 2023. Beaucoup de femmes et de personnes aux carri&#232;res heurt&#233;es, qui devront rester au ch&#244;mage voire aux minima sociaux deux ans de plus. L&#224; encore, c'est l'assurance-ch&#244;mage ou l'Etat qui devront payer. Avec un risque d'appauvrissement des personnes concern&#233;es, dont certaines seront en fin de droits et toucheront donc les minima sociaux : &#171; Or le RSA (460 euros) est tr&#232;s inf&#233;rieur au minimum-vieillesse (708 euros) &#187;, constate Olivier Ferrand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'elle remplit le magot des caisses de retraites tout en pesant sur les comptes de l'assurance-ch&#244;mage ou des minima sociaux, Olivier Ferrand estime que la r&#233;forme consiste en un immense &#171; jeu de bonneteau &#187;. Probl&#232;me : faute d'&#233;tude et d'estimations s&#233;rieuses, personne n'est aujourd'hui en mesure d'&#233;valuer l'ampleur de l'arnaque. Etrange pour une r&#233;forme en passe d'&#234;tre vot&#233;e par le Parlement, et de plus en plus contest&#233;e par la rue&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Article publi&#233; le 1er octobre 2010 sur le site M&#233;diapart. Introduction A l'Encontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Drees, Age de cessation d'emploi et de liquidation d'un droit &#224; la retraite, le cas de la g&#233;n&#233;ration 1938&#8232;Patrick Aubert - Direction de la recherche, des &#233;tudes, de l'&#233;valuation et des statistiques (Drees) - Minist&#232;re du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarit&#233; et de la Ville - Minist&#232;re de la Sant&#233; et des Sports - Minist&#232;re du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique :&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge auquel les personnes cessent d&#233;finitivement d'&#234;tre en emploi et celui auquel elles liquident un premier droit &#224; la retraite ne co&#239;ncident pas forc&#233;ment. En France pour la g&#233;n&#233;ration n&#233;e en 1938, plus de la moiti&#233; des personnes encore pr&#233;sentes sur le march&#233; du travail apr&#232;s 50 ans avaient arr&#234;t&#233; d&#233;finitivement leur activit&#233; professionnelle avant la fin de l'ann&#233;e de leurs 59 ans, alors qu'elles n'&#233;taient que 9 % &#224; avoir liquid&#233; un droit &#224; la retraite &#224; cet &#226;ge. L'&#233;cart entre les &#226;ges auxquels surviennent ces deux &#233;v&#233;nements est, en moyenne, d'un an et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, une part importante de la population ne passe pas directement de l'emploi &#224; la retraite, mais conna&#238;t des p&#233;riodes transitoires de ch&#244;mage, de pr&#233;retraite ou d'invalidit&#233;. D'autres personnes continuent quant &#224; elles d'exercer une activit&#233;, m&#234;me occasionnelle, apr&#232;s leur d&#233;part en retraite et cumulent une pension et un revenu d'activit&#233;. Les salari&#233;s du priv&#233; liquident leur retraite plus tardivement que ceux du public (en moyenne &#224; 61,3 ans contre 57,5 ans), mais ils cessent de travailler quasiment au m&#234;me &#226;ge (&#224; 58,8 ans contre 58,2 ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ind&#233;pendants cessent d&#233;finitivement toute activit&#233; en moyenne un an plus tard que les salari&#233;s du priv&#233; ou du public. Les hommes et les femmes encore sur le march&#233; du travail apr&#232;s 50 ans cessent de travailler quasiment aux m&#234;mes &#226;ges, et m&#234;me un peu plus tardivement pour les femmes. Pour autant, elles ne travaillent pas plus longtemps en moyenne que les hommes car une proportion nettement plus importante d'entre elles avait d&#233;j&#224; quitt&#233; le march&#233; du travail avant l'&#226;ge de 50 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Voir la pyramide des &#226;ges &#233;tablie par l'INED (Institut national d'&#233;tudes d&#233;mographiques) sous &lt;a href=&#034;http://www.ined.fr/fr/pop_chiffres/france/structure_population/pyramide_ages/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ined.fr/fr/pop_chiffres/france/structure_population/pyramide_ages/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Euro-Manifestation du 29 septembre : un succ&#232;s qu'il faut poursuivre !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Euro-Manifestation-du-29-septembre-un-succes-qu-il-faut-poursuivre</link>
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		<dc:date>2010-10-05T12:21:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>LCR-Web</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-10-05</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'euro-manifestation contre l'aust&#233;rit&#233; convoqu&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES) a &#233;t&#233; un franc succ&#232;s, avec pr&#232;s de 100 000 participants-es venant de 24 pays europ&#233;ens,. &lt;br class='autobr' /&gt; L'euro-manifestation contre l'aust&#233;rit&#233; convoqu&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES) a &#233;t&#233; un franc succ&#232;s, avec pr&#232;s de 100 000 participants-es venant de 24 pays europ&#233;ens, dont des cort&#232;ges syndicaux tr&#232;s fournis venant de France. La participation des syndicalistes de Belgique a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-70-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Retraites-+" rel="tag"&gt;Retraites&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-10-05-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-10-05&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L105xH150/arton5486-86d9b.png?1679846429' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'euro-manifestation contre l'aust&#233;rit&#233; convoqu&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES) a &#233;t&#233; un franc succ&#232;s, avec pr&#232;s de 100 000 participants-es venant de 24 pays europ&#233;ens,.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'euro-manifestation contre l'aust&#233;rit&#233; convoqu&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES) a &#233;t&#233; un franc succ&#232;s, avec pr&#232;s de 100 000 participants-es venant de 24 pays europ&#233;ens, dont des cort&#232;ges syndicaux tr&#232;s fournis venant de France. La participation des syndicalistes de Belgique a &#233;t&#233; forte, tant FGTB que CSC. Des d&#233;l&#233;gations d'entreprises enti&#232;res &#233;taient pr&#233;sentes en nombre. &#192; noter, &#233;galement, la pr&#233;sence dynamique de plusieurs dizaines de militants-es du SETCA-BHV qui ont interpell&#233; leurs camarades en faveur de la r&#233;int&#233;gration des 5 permanents licenci&#233;s par le secr&#233;tariat f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses d&#233;clarations, le leader de la CES, John Monks, a soulign&#233; qu'il &#233;tait &#171; encore temps &#187; pour les gouvernements de faire marche arri&#232;re dans leurs plans d'aust&#233;rit&#233;. Pour la CES, ces mesures ne doivent &#171; pas seulement &#187; toucher les travailleurs, alors qu'il s'agit surtout d'exiger qu'elles ne les touchent pas du tout ! Vu le succ&#232;s de la journ&#233;e d'action europ&#233;enne de ce 29 septembre &#8212; et celui de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale dans l'&#201;tat espagnol &#8212;, qui t&#233;moignent, de la part des travailleurs, d'une forte volont&#233; de briser la r&#233;signation actuelle, il est surtout encore temps que les directions syndicales donnent une perspective et une orientation claires &#224; cette mobilisation, tant &#224; l'&#233;chelle nationale qu'europ&#233;enne, ce qui n'a pas &#233;t&#233; le cas hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Non &#224; la r&#233;pression !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police f&#233;d&#233;rale a proc&#233;d&#233; &#224; l'arrestation &#171; pr&#233;ventive &#187; de pr&#232;s de 300 manifestant-e-s sous le pr&#233;texte ridicule qu'ils portaient des &#171; objets dangereux &#187;, ciblant tout particuli&#232;rement les participant-e-s du &#171; No Border Camp &#187; et toute une &#171; brigade de clowns &#187; dont la violence, c'est bien connu, est l&#233;gendaire. Certain-e-s auraient-il moins le droit que d'autres de manifester, de par leur apparence ou de par la tonalit&#233; de leur contestation du syst&#232;me ? Plusieurs dizaines d'activistes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; avant m&#234;me leur participation &#224; la manifestation, d&#232;s leur sortie du campement &#233;tabli &#224; Tour et Taxis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces arrestations ont clairement pour but de criminaliser le &#171; No Border Camp &#187; et de l'emp&#234;cher de mener les actions et manifestations pr&#233;vues cette semaine, dont celle du samedi 2 octobre contre les politiques r&#233;pressives &#224; l'&#233;gard des sans-papiers. Cette criminalisation des mouvements sociaux et du droit d&#233;mocratique &#233;l&#233;mentaire &#224; la contestation est inacceptable. La LCR exprime sa solidarit&#233; avec les manifestant-e-s arr&#234;t&#233;s et appelle les organisations progressistes, dont les organisations syndicales, &#224; d&#233;noncer &#233;nergiquement cette r&#233;pression.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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