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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>&#171; Le capitalisme &#224; la retraite, Les jeunes au turbin, les vieux au jardin ! &#187;</title>
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		<dc:date>2010-09-07T13:04:38Z</dc:date>
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		<dc:creator>Lib&#233;ration</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>

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&lt;p&gt;Du monde, beaucoup de monde place de la R&#233;publique. Pas que des presque ou nouveaux retrait&#233;s : des jeunes aussi, des familles. 80.000 manifestants selon la pr&#233;fecture, plus de trois fois plus, 270.000, pour la CGT. Au moins les deux d&#233;comptes s'accordent-ils sur un point : la mobilisation est sup&#233;rieure &#224; celle du 24 juin au m&#234;me endroit (130.000 personnes selon la CGT, 47.000 selon la police). &lt;br class='autobr' /&gt; 14 heures, la manifestation s'&#233;branle derri&#232;re Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que, Bernard Thibault, et une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH90/arton5274-f7ffc.jpg?1782038133' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du monde, beaucoup de monde place de la R&#233;publique. Pas que des presque ou nouveaux retrait&#233;s : des jeunes aussi, des familles. 80.000 manifestants selon la pr&#233;fecture, plus de trois fois plus, 270.000, pour la CGT. Au moins les deux d&#233;comptes s'accordent-ils sur un point : la mobilisation est sup&#233;rieure &#224; celle du 24 juin au m&#234;me endroit (130.000 personnes selon la CGT, 47.000 selon la police).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;14 heures, la manifestation s'&#233;branle derri&#232;re Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que, Bernard Thibault, et une banderole &#171; les retraites, l'emploi, des enjeux de soci&#233;t&#233; &#187;. Affluence oblige, elle se d&#233;double en deux branches compactes, l'une avenue de la R&#233;publique, l'autre boulevard du Temple. Direction Nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'arri&#232;re, sur la place, on pi&#233;tine tranquillement. &#171; Ah bon, devant ils sont d&#233;j&#224; &#224; Bastille ? &#187;, s'&#233;tonne une dame un peu perdue. En attendant le mouvement, op&#233;ration collage d'autocollants &#171; je lutte des classe &#187;, ravitaillement en merguez-frites et vuvuzelas (8 euros pi&#232;ce pour un volume sonore qui ne d&#233;passe pas n&#233;cessairement celui des sifflets), et concours de pancartes. Deux &#233;coles en la mati&#232;re : les fatalistes &#8211; &#171; metro boulot caveau &#187;, &#171; travailler (pour eux) tue &#187;, &#171; dis papy, c'&#233;tait quoi la retraite ? &#187; &#8211; et les allusions &#224; l'affaire Bettencourt &#8211; &#171; d&#233;fendons nos retraites, parce que nous le valons bien &#187;. Hors cat&#233;gorie, la double face &#224; message : &#171; Nicolas je t'aime pas &#187; (recto) &#171; Je t'aime pas je t'aime pas je t'aime pas &#187; (verso). En fond musical, Zebda et Renaud &#224; plein tubes contre Arcade Fire sur sono d&#233;faillante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un bout de trottoir, Bastien, Kevin et Benjamin. Lev&#233;s &#224; quatre heures du matin pour faire la route depuis Dijon. Ils sont jeunes, entre 21 et 26 ans, mais &#171; on peut &#234;tre jeune et penser &#224; la retraite &#187;. &#171; Les jeunes r&#233;sign&#233;s, c'est trop facile &#187;, s'&#233;l&#232;ve Benjamin, souriant salari&#233; dans l'&#233;conomie solidaire et en RTT pour la journ&#233;e. &#171; Si on gagne de la dur&#233;e de vie, c'est pas pour travailler plus. Notre g&#233;n&#233;ration, on commence plus tard &#224; travailler, et encore quand on y arrive. C'est pas une raison pour y &#234;tre encore &#224; 68 ans. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une camionnette et un stand enfum&#233; plus loin, G&#233;rard, 58 ans, et Suzanne, 54 ans. Casquettes orange CFDT, lunettes de soleil, pas loin de 60 ans d'anciennet&#233; &#224; eux deux chez l'&#233;quipementier Zodiac a&#233;rospace. &#171; Place au jeunes ! &#187;, s'&#233;nerve le premier. Non qu'il ne &#171; veuille pas travailler &#187; mais il voudrait bien &#171; qu'on (lui) explique &#187; : &#171; On a d'un c&#244;t&#233; des seniors mis sur la touche ou qui ne demandent qu'&#224; partir, de l'autre des jeunes bard&#233;s de dipl&#244;mes, il y a quelque chose qui ne va pas l&#224;. &#187; &#171; Il faut changer les mentalit&#233;s avant de changer la loi &#187;, abonde Nathalie, 57 ans, ancienne cadre dans l'industrie chimique. Licenci&#233;e il y a cinq ans, elle n'a jamais retrouv&#233; d'emploi stable. &#171; Je ne me vois pas faire deux ans de plus comme &#231;a. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Pas envie de continuer &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;forme &#171; mal goupill&#233;e &#187;, &#171; pas efficace &#187;, &#171; court-termiste &#187;, &#171; qui r&#233;pond &#224; des probl&#232;mes imm&#233;diats de tr&#233;sorerie mais pas aux question de fond &#187;, d&#233;roulent les manifestants. &#171; Injuste &#187; aussi. A l'&#233;gard des femmes notamment, &#171; qui n'ont pas toujours le choix d'arr&#234;ter de travailler &#187;, rappelle Monique, chercheuse en biologie venue avec sa fille de 28 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Envers ceux qui ont commenc&#233; t&#244;t aussi, comme Anne, bient&#244;t 50 ans et d&#233;j&#224; 34 ans de m&#233;tier. &#171; Je n'ai pas envie de continuer jusqu'&#224; 62 ans. 46 ans de cotisation, &#231;a ferait beaucoup &#187;, s'&#233;meut cette salari&#233;e de Thal&#232;s. &#171; Personne ne devrait &#234;tre oblig&#233; de travailler plus de 40 ans, quel que soit l'&#226;ge auquel il a commenc&#233; &#187;, ajoute Monique, ex-m&#233;decin salari&#233;e de l'assistance publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous s'accordent &#224; dire qu'&#171; il faut une r&#233;forme &#187;, d'accord, mais &#171; pas celle-l&#224; &#187;. Tonalit&#233; g&#233;n&#233;rale : &#171; Il y a de l'argent &#224; prendre ailleurs. &#187; O&#249; ? &#171; En taxant les transactions financi&#232;res &#187;, r&#233;pondent les uns. &#171; En alignant les cotisations patronales sur l'&#233;volution du PIB &#187;, propose un autre. &#171; &#199;a suffit de nous faire passer pour des profiteurs, on s'appelle pas Bettencourt, non plus ! &#187;, peste une troisi&#232;me. Sans doute trop en bout de cort&#232;ge pour avoir vu Fran&#231;ois-Marie Banier, &#224; l'avant, expliquer l'air le plus s&#233;rieux du monde &#224; I-T&#233;l&#233; combien il trouve &#231;a &#171; tr&#232;s beau, ce rassemblement populaire, avec des gens qui veillent, qui disent la v&#233;rit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; Lyon&lt;/strong&gt;, le nombre de manifestants a grossi entre le 24 juin et la r&#233;union de ce mardi. Selon la police, les rangs sont pass&#233;s de 11.000 &#224; 16.000 personnes. Et selon les organisateurs, de 25.000 &#224; 35.000, malgr&#233; les trombes d'eau qui tombent sur la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le long d&#233;fil&#233; est pr&#233;c&#233;d&#233; d'un ruban de fumig&#232;nes qui plonge parfois la foule dans un &#233;pais nuage. Sur les pancartes, l'affaire W&#339;rth-Bettencourt dispute la place aux retraites. &#171; Il n'y a pas d'affaire W&#339;rth, Il n'y a qu'une affaire Sarkozy &#187;, assure l'une d'elle, accroch&#233;e sur un chien. Une autre r&#233;clame : &#171; Affaire Bettencourt : Sarkozy destitu&#233; pour fraude au financement &#233;lectoral &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et c&#244;t&#233; slogans ? &#171; Ils mentent et se partagent les richesses de la R&#233;publique &#187;, ou encore celui-ci, scand&#233; en c&#339;ur : &#171; De l'argent pour les salaires et les retraites, pas pour les actionnaires &#187;. Plus silencieux, un homme tire un cercueil sur lequel il a &#233;crit : &#171; Ma retraite avant d'&#234;tre dedans &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; Marseille&lt;/strong&gt;, ils sont 200.000 manifestants selon les organisateurs, 27.000 selon la police. O&#249; se trouve la v&#233;rit&#233; ? Entre les deux, peut-on affirmer sans grand risque de se tromper. Une certitude : les chiffres sont en hausse par rapport au 24 juin, o&#249; les syndicats avaient annonc&#233; 120.000 personnes et la police 14.500.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au porte-voix, &#231;a ne l&#233;sine pas : &#171; Y en a marre de se faire d&#233;foncer la gueule par tous les privil&#233;gi&#233;s &#187;, crie la CGT. Et tout le monde chante : &#171; Tout est &#224; nous, rien n'est &#224; eux. &#187; Un homme brandit une pancarte : &#171; Sarko, voleur de retraite ! &#187; Une femme a &#233;crit sur son d&#233;bardeur &#171; Maintenant ou jamais ! &#187; D'autres, enfin, crient : &#171; Le capitalisme &#224; la retraite ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; Rennes&lt;/strong&gt;, entre 21 000 personnes (police) et 40 000 (syndicats) ont d&#233;fil&#233; ce midi. Tous les secteurs professionnels &#233;taient &#224; peu pr&#232;s repr&#233;sent&#233;s, du personnel hospitalier &#224; l'industrie automobile, des enseignants aux m&#233;tiers du b&#226;timent, m&#234;me si la fonction publique a encore apport&#233; la majeure partie des troupes, bien rang&#233;es derri&#232;re les banderoles syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; Orl&#233;ans&lt;/strong&gt;, 11.500 manifestants selon la police, 30.000 selon les organisateurs, ont d&#233;fil&#233; ce matin dans les rues d'Orl&#233;ans, pour marquer leur hostilit&#233; &#224; la r&#233;forme des retraites. Des jeunes, des retrait&#233;s, des agents de la fonction publique, des salari&#233;s du priv&#233;, tous se sont retrouv&#233;s place du Martroi vers 10h30 pour entamer une grande boucle dans les rues de la ville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>France - Le 7 septembre : retraite, sant&#233; et affrontement politique</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/France-Le-7-septembre-retraite-sante-et-affrontement-politique</link>
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		<dc:date>2010-09-07T08:41:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Delage</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Compte tenu de l'ampleur des enjeux et des mobilisations qui ont cours actuellement en France, Presse-toi &#224; gauche pr&#233;sente un dossier sur la r&#233;forme du r&#233;gime de retraite engag&#233; par le gouvernement Sarkozy et la r&#233;sistance populaire. Pour davantage de documents sur la situation et ses enjeux, vous pouvez visiter le site suivant : http://www.retraites-2010.fr/ &lt;br class='autobr' /&gt; Pour tenter de faire passer la contre-r&#233;forme sur les retraites, le Ministre du travail fran&#231;ais, Eric Woerth &#8211; ancien tr&#233;sorier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-09-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-09-07&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Retraites-540-+" rel="tag"&gt;Retraites&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5245-1bc4e.jpg?1781776020' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Compte tenu de l'ampleur des enjeux et des mobilisations qui ont cours actuellement en France, Presse-toi &#224; gauche pr&#233;sente un dossier sur la r&#233;forme du r&#233;gime de retraite engag&#233; par le gouvernement Sarkozy et la r&#233;sistance populaire. Pour davantage de documents sur la situation et ses enjeux, vous pouvez visiter le site suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.retraites-2010.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.retraites-2010.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour tenter de faire passer la contre-r&#233;forme sur les retraites, le Ministre du travail fran&#231;ais, Eric Woerth &#8211; ancien tr&#233;sorier de l'UMP (Union pour un mouvement populaire) de Sarkozy et ex-Ministre des finances &#8211; a annonc&#233; de possible &#171; n&#233;gociations sur la p&#233;nibilit&#233; du travail &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, la mise en place du dispositif &#171; p&#233;nibilit&#233; &#187; devrait permettre &#224; certains salari&#233;&#183;e&#183;s &#8211; une dizaine de milliers &#8211; de prendre leur retraite avant la nouvelle limite (62 ans) ouvrant le droit &#224; une rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arnaud de Broca, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la FNATH &#8211;Association des accident&#233;&#183;e&#183;s de la vie &#8211; ainsi que le porte-parole de l'Association nationale des victimes de l'amiante (Andeva) estiment que la retraite &#224; 60 ans &#171; est inatteignable pour des centaines de milliers de personnes &#187;. (Les Echos, 23 ao&#251;t 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire de la mod&#233;r&#233;e F&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale des transports et de l'&#233;quipement CDFT insiste sur un fait connu et confirm&#233; par de multiples &#233;tudes : &#171; Les conditions de travail se sont consid&#233;rablement d&#233;grad&#233;es ces derni&#232;res ann&#233;es. L'intensification du travail et la productivit&#233; &#224; tout prix entra&#238;nent stress et souffrance au travail &#187;. (FGTE Magazine, juin 2010). Un constat qui concerne quasi toutes les professions,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 50'000 salari&#233;&#183;e&#183;s &#8211; selon une &#233;tude de l'Assurance-maladie fran&#231;aise &#8211; sont atteints par des maladies professionnelles reconnues, dont 85% rel&#232;vent de TMS (troubles musculo-squelettiques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cas de cancers professionnels sont en hausse : ils frappent entre 11'000 et 23'000 personnes, selon l'Institut du cancer. Les derni&#232;res &#233;tudes europ&#233;ennes sur les effets de la sous-traitance d&#233;montrent ses effets d&#233;l&#233;t&#232;res sur la sant&#233;. Or, ce mode &#171; d'organisation de la production &#187; ne cesse de s'accro&#238;tre. Les int&#233;rimaires sont au premier rang des salari&#233;&#183;e&#183;s frapp&#233;&#183;e&#183;s par les maladies professionnelles reconnues ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collectif &#171; Sauvons la m&#233;decine du travail &#187; &#233;crit : &#171; Les pathologies du travail non d&#233;clar&#233;es et non reconnues, qui viendront peser sur les finances de la branche maladie augmenteront &#187;, suite au dispositif Woerth.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une fois de plus, on constate qu'une approche d&#233;mographique &#8211; de plus, fort al&#233;atoire en termes quantitatifs &#8211; et qu'un refus d'int&#233;grer les co&#251;ts d&#233;riv&#233;s (de sant&#233;, ici) d'une contre-r&#233;forme des retraites, au moment o&#249; ch&#244;mage et intensification du travail vont de pair, ont un effet de transfert et m&#234;me d'accroissement des co&#251;ts sociaux globaux, envisag&#233;s de mani&#232;re &#233;troite sous le seul angle financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re concise le collectif &#171; Sauvons la m&#233;decine du travail &#187; conclut : &#171; Eric Woerth se moque autant de la pr&#233;vention que de la p&#233;nibilit&#233; &#187;. Sont donc convergentes la mobilisation pour des conditions de travail ne brisant pas la sant&#233; et celle pour permettre aux &#234;tre humains de pouvoir profiter de leur retraite en disposant d'un &#171; &#233;tat de sant&#233; &#187; le meilleur possible.&lt;br class='autobr' /&gt;
La n&#233;gociation sur la &#171; p&#233;nibilit&#233; &#187; propos&#233; par Eric Woerth est non seulement un pi&#232;ge, mais se transforme en un danger collat&#233;ral mortif&#232;re de la contre-r&#233;forme des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question n'est peut-&#234;tre pas abord&#233;e de mani&#232;re assez frontale par diverses organisations syndicales et politiques qui s'opposent &#224; la r&#233;forme Woerth et participeront &#224; la mobilisation des salari&#233;&#183;e&#183;s le 7 septembre 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous publions ci-dessous un article publi&#233; par le bulletin D&#233;bat r&#233;volutionnaire int&#233;rieur au NPA (Nouveau Parti Anti-Capitaliste). Cet article constitue une information suppl&#233;mentaire, s'ajoutant &#224; celles publi&#233;es sur notre site. (R&#233;d.)&lt;br class='autobr' /&gt;
*****&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Engager l'affrontement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 septembre 2010 se pr&#233;pare &#224; &#234;tre une journ&#233;e tr&#232;s importante de gr&#232;ves et de manifestations. Loin d'&#234;tre retomb&#233;e depuis la journ&#233;e du 24 juin 2010, la r&#233;volte contre la politique du gouvernement s'est approfondie avec les suites de l'affaire Woerth-Bettencourt qui r&#233;v&#232;le &#224; quel point le pouvoir d&#233;fend les int&#233;r&#234;ts des plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la crise politique s'approfondit &#224; droite, entre les affaires et la fuite en avant dans la politique x&#233;nophobe avec les expulsions des Roms, la question des objectifs et des suites &#224; la manifestation du 7 septembre est largement pos&#233;e. Bien des travailleurs et des militants en ont assez de ces journ&#233;es d'action sans lendemain et cherchent une politique pour r&#233;ellement transformer le rapport de force face au pouvoir, dans la rue, par la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pression s'exerce sur les directions syndicales, qui, apr&#232;s le succ&#232;s du 24 juin, ont appel&#233; &#224; cette initiative d&#232;s la rentr&#233;e. Bernard Thibault annonce que &#171; la CGT lancera des appels &#224; des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales de personnel dans un maximum d'endroits pour discuter (des suites) avec les salari&#233;s ; mais, en m&#234;me temps, l'intersyndicale n'a pour le moment annonc&#233; aucune initiative entre le 7 septembre et la journ&#233;e europ&#233;enne de la CES (Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats) le 29 septembre, alors qu'une v&#233;ritable journ&#233;e de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale est indispensable pour d&#233;velopper la lutte contre le projet de loi du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les directions des grandes conf&#233;d&#233;rations restent, quant au fond, sur une politique de dialogue social, se refusant de mettre en avant, sans ambigu&#239;t&#233;s, la lutte pour le retrait du projet de loi. C'est ce qui vient de permettre &#224; Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que (CFDT) de faire un appel du pied au gouvernement en lui proposant d'amender son texte &#224; la marge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais face au gouvernement et aux classes poss&#233;dantes qui veulent imposer des reculs majeurs &#224; l'ensemble du monde du travail, c'est bien la question de l'affrontement avec le pouvoir qui est &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;magogie x&#233;nophobe de Sarkozy se retourne contre lui&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant l'&#233;t&#233;, les suites de l'affaire Woerth-Bettencourt ont continu&#233; de r&#233;v&#233;ler au grand jour la r&#233;alit&#233; de ce gouvernement des riches par les riches. Alors que les discours sur la rigueur &#224; destination des classes populaires se multiplient, tout le monde a pu d&#233;couvrir que la milliardaire Bettencourt s'est fait rembourser 32,6 millions d'euros au titre du bouclier fiscal d&#233;but 2007 sur ses revenus 2006 d&#233;clar&#233;s &#224; 77,7 millions d'euros...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'elle re&#231;oit plus de 200 millions d'euros annuels de dividendes de l'Or&#233;al chaque ann&#233;e ! Bettencourt aurait ainsi re&#231;u 100 millions d'euros sur les quatre derni&#232;res ann&#233;es sur les caisses de l'argent public ! Et ce serait aux travailleurs de payer la facture de la dette&#8230; creus&#233;e par les largesses du gouvernement envers les plus riches, ainsi que par les subventions et les d&#233;gr&#232;vements de cotisations sociales dont profite largement le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela se sont ajout&#233;es les r&#233;v&#233;lations sur les m&#339;urs de ce &#171; petit monde &#187; de privil&#233;gi&#233;s, les cadeaux divers et vari&#233;s attribu&#233;s par Woerth ministre du Budget et tr&#233;sorier de l'UMP : vente brad&#233;e de l'hippodrome de Compi&#232;gne, l&#233;gion d'honneur &#224; Patrice de Maistre [g&#233;rant de la fortune de Liliane Bettencourt] avec mensonge &#224; la clef, sans parler de celle attribu&#233;e &#224; Robert Peugeot, le m&#234;me qui d&#238;nait en t&#234;te-&#224;-t&#234;te avec Woerth juste apr&#232;s un vol de lingots d'or d'origine plut&#244;t douteuse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les tentatives d'intimidation du pouvoir en juillet, lorsque Xavier Bertrand (responsable de l'UMP, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; Ministre du Travail) invectivait les journalistes de Mediapart en parlant de &#171; m&#233;thodes fascistes &#187;, les tentatives de blanchiment du procureur Courroye proche de Sarkozy, la crise politique se poursuit avec un Woerth qui a le culot de se poser maintenant en victime.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; cette situation, Sarkozy a tent&#233; de reprendre la main fin juillet sur le terrain des pr&#233;jug&#233;s x&#233;nophobes et racistes avec les expulsions de Roms. Mais cette grossi&#232;re man&#339;uvre se retourne contre lui, y compris &#224; droite o&#249; les rivalit&#233;s de pouvoir accentuent la crise comme en t&#233;moignent les d&#233;clarations De Villepin, Rachida Dati, etc. Les &#171; ministres de l'ouverture &#187;, qui ont servi jusque-l&#224; la politique populiste de Sarkozy, tentent de se d&#233;marquer&#8230; un peu, pour rapidement int&#233;grer le giron du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique du pouvoir, c'est la fuite en avant r&#233;actionnaire, avec les d&#233;clarations x&#233;nophobes et racistes d'Hortefeux qui annonce qu'&#224; Paris, &#171; un auteur de vol sur cinq est un Roumain &#187;&#8230; pendant qu' Eric Besson [Ministre de l'Immigration, de l'Int&#233;gration, de l'Identit&#233; nationale et du D&#233;veloppement solidaire !] pr&#233;voit d'aggraver davantage la loi sur l'immigration en alimentant les pr&#233;jug&#233;s de caf&#233; du commerce sur les &#171; abus &#187; des immigr&#233;s sur la protection sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &#171; dialogue social &#187; &#224; la rescousse du gouvernement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute cette situation fragilise le pouvoir au moment m&#234;me o&#249; il veut imposer un pas d&#233;cisif de son plan de rigueur avec la contre-r&#233;forme des retraites. Fin ao&#251;t, Sarkozy et Woerth ont tent&#233; d'utiliser &#224; nouveau le &#171; dialogue social &#187; pour reprendre l'initiative. Dans un communiqu&#233;, Sarkozy a annonc&#233; &#171; son souhait qu'il soit tenu compte de la situation de ceux qui ont eu une vie professionnelle plus dure que les autres &#187;, se r&#233;servant des amendements &#224; la marge sur la p&#233;nibilit&#233;. Woerth a m&#234;me propos&#233; de rencontrer les syndicats avant la manifestation du 7 septembre. Celles-ci ont refus&#233; en d&#233;clarant qu'il n'y avait rien de nouveau&#8230; tout en attendant ce que le gouvernement va proposer comme amendement &#224; son texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profitant de cette situation, Ch&#233;r&#232;que vient de prendre les devants, en faisant quatre propositions au gouvernement : report du passage &#224; 67 ans (&#226;ge de la retraite &#224; taux plein) en 2018 et n&#233;gociations sur la p&#233;nibilit&#233;, les carri&#232;res longues et les polypensionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;clarant vouloir &#171; faire avancer tout ce qui permettrait d'att&#233;nuer les effets de la r&#233;forme &#187;, Ch&#233;r&#232;que la soutient en annon&#231;ant d&#232;s maintenant au gouvernement qu'il est pr&#234;t &#224; accepter le passage &#224; 62 ans comme &#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite et m&#234;me les 67 ans pour le taux plein, puisqu'un report ne changera rien sur le fond. De m&#234;me, il est pr&#234;t &#224; diviser le mouvement en le r&#233;duisant &#224; une n&#233;gociation &#224; la marge sur la p&#233;nibilit&#233; ou les longues carri&#232;res, participant &#224; la man&#339;uvre du gouvernement pour tenter de d&#233;samorcer la crise sociale qu'il craint tant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contester le pouvoir et sa politique de r&#233;gression sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La man&#339;uvre de Ch&#233;r&#232;que prend appui sur la politique de l'Intersyndicale et des grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales qui ne veulent pas parler de la lutte pour imposer le retrait du projet de loi du gouvernement. Dans son communiqu&#233; du mois d'ao&#251;t, non sign&#233; par FO (Force ouvri&#232;re) qui n'avance pas d'autre politique sur le fond, elle d&#233;clarait : &#171; Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salari&#233;s et r&#233;pondre &#224; leurs revendications pour d'autres choix en mati&#232;re de retraites, d'emploi et de pouvoir d'achat &#187;, comme s'ils n'avaient pas d&#233;j&#224; clairement affirm&#233; leur volont&#233; de faire payer la crise de leur syst&#232;me au monde du travail, comme s'ils n'avaient pas d&#233;j&#224; r&#233;pondu par un projet de loi qui signifie un recul majeur sur la question des retraites !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant l'&#233;t&#233;, Ch&#233;r&#232;que d&#233;clarait sans &#234;tre contest&#233; par Thibault : &#171; Les carottes ne sont pas cuites : ce sont les d&#233;put&#233;s qui font les lois (...) et on va faire pression sur les d&#233;put&#233;s pour qu'ils changent cette loi &#187;. Mais faire pression sur qui ? La droite ? Le PS, qui r&#233;affirme &#224; nouveau avec Laurent Fabius : &#171; Pour nous, la retraite &#224; 60 ans est une sorte de bouclier pour les personnes les plus modestes ayant commenc&#233; &#224; travailler t&#244;t, mais nous disons aussi que la plupart des salari&#233;s verront, avec le temps, l'&#226;ge effectif de la retraite augmenter, et nous actons l'allongement de la dur&#233;e de cotisations &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 septembre 2010 ne doit pas &#234;tre une manifestation pour aider la &#171; gauche &#187; au parlement, mais le point de d&#233;part d'un affrontement pour exiger le retrait du projet de loi de Woerth et revenir sur toutes les contre-r&#233;formes depuis 93, en particulier les 37,5 annuit&#233;s pour tous. Cela signifie ne pas craindre l'affrontement dans la rue en se laissant d&#233;tourner par ceux qui voudraient enterrer la lutte dans les &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Discuter la perspective de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas craindre l'affrontement, c'est opposer le pouvoir de la rue, de ceux d'en bas, &#224; celui des Woerth, Bettencourt, de ce gouvernement des riches par et pour les riches. C'est assumer pleinement la contestation politique et la crise qu'elle provoquera. Alors que le gouvernement est en difficult&#233;, les directions syndicales n'osent m&#234;me pas s'engager dans la bataille en d&#233;non&#231;ant l'ill&#233;gitimit&#233; de Woerth, mouill&#233; jusqu'au cou dans les affaires, tant elles sont int&#233;gr&#233;es &#224; la politique du dialogue social. &#171; Un vrai probl&#232;me &#187; ont d&#233;clar&#233; dans un entretien commun au quotidien &#233;conomique Les Echos Ch&#233;r&#232;que et Thibault.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ce dernier l'affaire &#171; polluait &#187; le d&#233;bat, alors qu'elle r&#233;v&#232;le aux yeux du plus grand nombre le sens politique m&#234;me de la contre-r&#233;forme des retraites : assurer les profits des capitalistes, des banquiers, des actionnaires en s'en prenant &#224; l'ensemble du monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'oppos&#233; des pr&#233;occupations d'appareil, la journ&#233;e du 7 septembre doit servir &#224; faire entendre la col&#232;re du monde du travail, son refus de faire les frais de la crise et son envie d'en d&#233;coudre. L'exigence du retrait doit s'exprimer le plus fort possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, la lutte pour les droits sociaux se combine avec la d&#233;fense des droits d&#233;mocratiques remis en cause par le gouvernement. Les mesures r&#233;actionnaires et x&#233;nophobes d'Hortefeux et de Besson s'inscrivent dans cette offensive des classes poss&#233;dantes pour imposer l'injustice et la r&#233;gression sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 septembre doit pr&#233;parer la manifestation du 7 septembre. Il ne s'agit pas de d&#233;fendre la R&#233;publique des colonialistes, des Versaillais massacreurs de la Commune. Il s'agit de faire entendre les exigences d&#233;mocratiques des classes populaires frapp&#233;es par la crise, &#224; l'oppos&#233; des r&#233;f&#233;rences &#224; la &#171; s&#251;ret&#233; r&#233;publicaine &#187;, au moment m&#234;me o&#249; Aubry claironne que &#171; la cr&#233;dibilit&#233; a chang&#233; de camp &#187; sur le terrain de la politique s&#233;curitaire ou que S&#233;gol&#232;ne Royal (PS) relance son projet de redressement des jeunes d&#233;linquants par les militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain des retraites, nous devons prendre toutes les initiatives pour construire l'unit&#233; de celles et ceux qui militent pour le retrait, pour faire c&#233;der le gouvernement dans son offensive contre le monde du travail. Il s'agit de construire des collectifs de militants du mouvement, regroupant des travailleurs, des jeunes, des militants syndicaux, politiques, c'est-&#224;-dire des cadres collectifs et d&#233;mocratiques pour la mobilisation et l'animation de la lutte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les entreprises, les services, les &#233;coles, etc. des AG (assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales) se doivent d'avoir lieu sur les suites du 7 septembre, sur la reconduction du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Menons le d&#233;bat collectivement en int&#233;grant la question de la reconductible dans la perspective de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Un fort succ&#232;s le 7 septembre doit servir &#224; pr&#233;parer la suite. Dans les syndicats, la pression doit s'exercer pour r&#233;clamer une vraie journ&#233;e de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale avant le 29 septembre, permettant aux secteurs o&#249; la reconduction est possible de s'appuyer sur un mouvement d'ensemble pour y parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un tel mouvement d'ensemble ne pourra se construire que sur des objectifs clairs, sur la base de la contestation du pouvoir, de sa politique. Partout, faisons entendre l'exigence du retrait de la contre-r&#233;forme Sarkozy-Woerth le plus fort possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mobilisation du 7 septembre contre &#171; la r&#233;forme Sarkozy&#8211;Woerth &#187; des retraites</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-mobilisation-du-7-septembre-contre-la-reforme-Sarkozy-Woerth-des-retraites</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/La-mobilisation-du-7-septembre-contre-la-reforme-Sarkozy-Woerth-des-retraites</guid>
		<dc:date>2010-09-07T08:40:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Mahieux, G&#233;rard Filoche, Jean-Marie Harribey, Olivier Besancenot</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le jeudi 2 septembre 2010, le quotidien Le Figaro titrait (p.19). &#171; Retraites : l'ouverture de Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que &#187;. En sous-titre, une pr&#233;cision : &#171; Tout en r&#233;affirmant son opposition &#224; la r&#233;forme, le patron de la CFDT fait quatre propositions pour d&#233;nouer le conflit. &#187;. F. Ch&#233;r&#232;que fait une &#171; ouverture &#187; sur quatre questions : &lt;br class='autobr' /&gt; 1&#176; maintenir &#224; 65 ans la borne d'&#226;ge pour l'attribution de la retraite &#224; taux plein &#171; jusqu'en 2018, date &#224; laquelle il est pr&#233;vu de r&#233;aborder la question des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Retraites-+" rel="tag"&gt;Retraites&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-09-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-09-07&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Retraites-540-+" rel="tag"&gt;Retraites&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton5259-bd07d.jpg?1781613332' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le jeudi 2 septembre 2010, le quotidien Le Figaro titrait (p.19). &#171; Retraites : l'ouverture de Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que &#187;. En sous-titre, une pr&#233;cision : &#171; Tout en r&#233;affirmant son opposition &#224; la r&#233;forme, le patron de la CFDT fait quatre propositions pour d&#233;nouer le conflit. &#187;. F. Ch&#233;r&#232;que fait une &#171; ouverture &#187; sur quatre questions :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1&#176; maintenir &#224; 65 ans la borne d'&#226;ge pour l'attribution de la retraite &#224; taux plein &#171; jusqu'en 2018, date &#224; laquelle il est pr&#233;vu de r&#233;aborder la question des retraites &#187;. Donc ne pas la relever &#224; 67 ans &#224; compter du 1er juillet 2016, au rythme de 4 mois par ann&#233;e. Le Figaro r&#233;sume bien la question : &#171; Bref, de reculer seulement d'un an et demi la mise en &#339;uvre de cette mesure &#187;. 2&#176; Il demande au gouvernement de revoir sa copie sur trois autres points : les carri&#232;res longues, la p&#233;nibilit&#233; (voir &#224; ce propos, sur notre site, l'introduction &#224; l'article de Laurent Delage, en date du 4 septembre 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Marc Landr&#233; du Figaro, &#224; l'Elys&#233;e un conseiller du Pr&#233;sident explique : &#171; Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que veut montrer qu'il n'est pas dans une position de fermeture, comme la CGT, et cherche &#224; se diff&#233;rencier. Il cherche aussi &#224; obtenir ces concessions du gouvernement pour dire &#224; sa base que le conflit dur dans lequel la CFDT s'est lanc&#233;e n'aura pas &#233;t&#233; vain. [&#8230;] Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que veut montrer que nous avons c&#233;d&#233; apr&#232;s la manifestation du 7 septembre. A-t-on int&#233;r&#234;t &#224; le faire ? Cela m&#233;rite r&#233;flexion. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy, qui ne peut &#233;vacuer Woerth dans l'imm&#233;diat, r&#233;p&#232;te : &#171; Je ne serai pas le pr&#233;sident de la R&#233;publique qui partira sans avoir r&#233;gl&#233; la question de l'&#233;quilibre [financier] des r&#233;gimes de retraite. C'est clair que je suis extr&#234;mement d&#233;termin&#233;. &#187; (Le Figaro, 4-5 septembre 2010). Sarkozy et Fillon sont sur l'avant-sc&#232;ne politique. Pendant ce temps, Raymond Soubie, l'expert aguerri en dossiers sociaux, a le contact avec les dirigeants syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le quotidien &#233;conomique Les Echos du 3-4 septembre 2010, Bernard Thibault (CGT) et Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que (CFDT) ont d&#233;couvert &#171; l'affaire Woerth-Bettencourt &#187;, avec un retard complice ! Ch&#233;r&#232;que souligne que cette r&#233;forme &#171; du quinquennat [est men&#233;e] en pleine crise politique dans la majorit&#233;, avec le ministre du dossier du c&#339;ur de cette crise. &#187; Et il ajoute : &#171; Cette situation fait qu'on aborde pas du tout le fond du dossier. C'est un vrai probl&#232;me. &#187; Et Thibault de rench&#233;rir :&#171; Eric Woerth est objectivement (sic !) plus occup&#233;, et pr&#233;occup&#233;, par autre chose que par le sujet qui nous int&#233;resse. &#187; Et Ch&#233;r&#232;que de r&#233;pondre &#224; la question &#171; Ce climat vous sert-il ? &#187; : &#171; Je ne pense pas, d&#232;s lors qu'il occulte le d&#233;bat de fond sur les retraites &#187;. Autrement dit : la &#171; crise en haut &#187; ne faciliterait pas une mobilisation pour le retrait de la r&#233;forme : Cette option &#233;tait claire depuis longtemps. Selon Ch&#233;r&#232;que, &#171; il va falloir un jour &#187; que le gouvernement &#171; arr&#234;te d'amuser la galerie (sic) et rouvre un vrai dialogue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mesurer l'impact de la mobilisation du mardi 7 septembre 2010, Ch&#233;r&#232;que insiste d&#233;j&#224; que le signal le plus important pour la CFDT sera &#171; le niveau de gr&#232;ve dans le priv&#233; &#187;. Dans cet entretien conjoint, Thibault se montre plus prudent que Ch&#233;r&#232;que. Plus exactement, il sait ne pas r&#233;pondre &#224; diverses questions, car &#171; nous ne confondons pas vitesse et pr&#233;cipitation. &#187; Le dispositif des appareils n'a pas besoin de se pr&#233;cipiter pour se mettre en place ; il l'est d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une lecture de cet entretien conjoint, fait cinq jours avant les gr&#232;ves et les mobilisations du mardi 7 septembre 2010, d&#233;montre combien le nombre &#171; des manifestants &#187;, la diffusion spatiale de la mobilisation, la r&#233;alit&#233; des gr&#232;ves, le degr&#233; d'auto-organisation, les revendications reprises par les &#171; cort&#232;ges &#187;, en un mot la dynamique d'ensemble du mardi 7 septembre sera d&#233;terminant pour la suite. Car, seulement si des secteurs significatifs de salari&#233;&#183;e&#183;s et de jeunes &#171; en formation &#187;, entre autres, entrent, &#224; leur fa&#231;on, sur la sc&#232;ne sociale et politique, sans se caler sur l'agenda politico-&#233;lectoral, les fractures au sommet s'&#233;largiront et des &#233;l&#233;ments d&#233;passant un sc&#233;nario d'alternance (&#224; la Sarkozy -Aubry/Strauss-Kahn) s'affirmeront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous, les explications et conceptions de forces politiques et sociales qui se sont efforc&#233;es, plus ou moins, de mener une campagne unitaire pour la journ&#233;e de mobilisation du mardi 7 septembre 2010. (cau)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*****&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se mobiliser par millions et pr&#233;parer la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, &lt;br class='autobr' /&gt;
Olivier Besancenot *&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire plier le gouvernement sur la contre-r&#233;forme des retraites et contre sa politique raciste et s&#233;curitaire, une seule solution : se mobiliser par millions et pr&#233;parer la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Dans la campagne unitaire pour conserver la retraite &#224; 60 ans, il y a beaucoup du rapport de forces global entre les classes qui est un train de se jouer. La situation dans quelques semaines ne sera pas la m&#234;me si Sarkozy fait passer la r&#233;forme ou si, au contraire, le mouvement ouvrier r&#233;ussit &#224; la stopper. L'impopularit&#233; de la r&#233;forme &#8211; qui est certaine &#8211; ne sera pas suffisante pour la stopper parce qu'on est tous confront&#233;s au m&#234;me probl&#232;me : un certain recul des luttes, un certain reflux social, un certain ressac des mobilisations sociales. Depuis deux ou trois ans, peu de luttes ont &#233;t&#233; victorieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est li&#233; &#224; une strat&#233;gie d'&#233;parpillement des luttes qui n'a que trop dur&#233;. C'est aussi li&#233; &#224; l'impact imm&#233;diat de la crise &#233;conomique sur les consciences. Cette crise &#233;conomique qui a d&#233;but&#233;, il y a maintenant deux ans, est une crise de grande envergure. Quand on regarde l'histoire du capitalisme, on sait que lors de ce type de crise, le premier r&#233;flexe dans les couches populaires, n'est pas d'abord celui de la solidarit&#233;, pas d'abord celui de la r&#233;volte collective. C'est malheureusement trop souvent, la d&#233;brouille, le chacun pour soi, l'individualisme, la jalousie. On regarde les acquis sociaux du voisin en pensant que ce sont des privil&#232;ges, voire pire. Et les employeurs, dans le public comme dans le priv&#233;, nous disent : &#171; T'es pas heureux, tu peux prendre la porte, parce que plein de gens veulent ta place, veulent bosser &#187;. Alors ce n'est pas le moment de l'ouvrir, de revendiquer, et on sait que cela p&#232;se sur les consciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;volte comme antidote&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte solidaire est l'antidote &#224; la crise &#233;conomique, mais c'est un antidote qui produit souvent ses effets &#224; rebours, en diff&#233;r&#233;, une fois d&#233;pass&#233;es les illusions du chacun pour soi. Apr&#232;s la crise de 1929, par exemple, et avant les gr&#232;ves de 1934 et la grande gr&#232;ve de 1936 avec le Front populaire, il y a eu aussi 1933 en Allemagne et l'ascension du nazisme. Toutes proportions gard&#233;es, ces deux &#233;l&#233;ments sont pr&#233;sents dans la situation politique actuelle. Cela renforce le r&#244;le du mouvement ouvrier, des organisations, de fa&#231;on unitaire, le r&#244;le des militants, ceux qui a priori sont un peu plus conscients de certaines choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et notre r&#244;le est de brusquer le temps, d'acc&#233;l&#233;rer les effets de cet antidote pour que cela aille plus vite et que cela se produise sur la question des retraites : nous devons agir collectivement l&#224; o&#249; nous pouvons peser. La premi&#232;re chose que l'on peut faire, c'est renforcer notre camp en s'appuyant sur la dynamique de ce qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; ces derniers mois. Parce qu'il y a une attente extraordinaire et souvent sous-estim&#233;e dans les &#233;quipes militantes. Quels que soient les syndicats et les partis, il faut que cette campagne unitaire ait lieu. Quels que soient les d&#233;saccords politiques &#224; gauche, on peut marcher s&#233;par&#233;ment et frapper ensemble sur une question aussi essentielle que celle des retraites qui touche &#224; l'h&#233;ritage du mouvement ouvrier, pour d&#233;fendre la retraite &#224; 60 ans, &#224; taux plein. La deuxi&#232;me chose est que l'on peut aussi affaiblir le camp d'en face, car la crise &#233;conomique percute tout le monde. M&#234;me les classes poss&#233;dantes, m&#234;me les capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains &#224; droite se disent que Sarkozy n'est pas forc&#233;ment la bonne r&#233;ponse de droite pour sortir de la crise. La fuite en avant naus&#233;abonde, raciste, s&#233;curitaire, &#233;c&#339;urante &#224; laquelle on a eu droit cet &#233;t&#233;, outre qu'elle est r&#233;voltante, consiste &#224; essayer de faire oublier les probl&#232;mes politiques, &#233;conomiques et judiciaires du gouvernement. Ce n'est pas la marque d'un gouvernement fort mais bien plut&#244;t celle d'un gouvernement aux abois. Il y a des dissensions potentielles dans les classes poss&#233;dantes qu'il faut savoir exploiter pour remporter des victoires. On peut se dire que dans les semaines &#224; venir, &#224; n'importe quel moment la crise sociale peut se transformer en crise politique, voire en une crise de r&#233;gime. Quand on a commenc&#233; la campagne unitaire, on &#233;tait bien loin de se douter que la campagne sur les retraites allait trouver ce curieux sponsor qu'est L'Or&#233;al, &#224; travers l'affaire Woerth-Bettencourt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Woerth est soi-disant un homme d'honneur. Et il l'est &#224; ce point qu'il le distribue en l&#233;gions &#224; ceux qui lui rendent des petits services, le gestionnaire de la fortune Bettencourt qui embauche sa femme, le comptable qui s'est occup&#233; de la campagne municipale et de son micro-parti. Mais dans quelques jours, il devra expliquer &#224; tous que les temps sont durs et qu'il faut se serrer la ceinture. Il est probable qu'en l'entendant, des centaines de milliers de personnes auront envie d'aller manifester. Nous pouvons donc affaiblir le camp d'en face, mais &#224; condition que la gauche sociale et politique, le camp du mouvement ouvrier ne tremble pas &#224; la veille de la rentr&#233;e et que sa partie la plus lib&#233;rale ne nous refasse pas le coup du discours altern&#233; qui dit retraite &#224; 60 ans puis, il faut peut-&#234;tre travailler plus longtemps. La gauche doit avoir du cran pour r&#233;clamer non pas la r&#233;&#233;criture mais le retrait, l'abrogation du projet de loi Woerth-Sarkozy, parce que pour le moment ce n'est qu'un projet de loi. Dans cette campagne, on a d&#233;cid&#233; de donner des explications mais aussi de tracer des perspectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la r&#233;forme n'est pas populaire, la bataille de l'opinion n'est quand m&#234;me pas gagn&#233;e d'avance. On voit d&#233;filer dans les m&#233;dias des commentateurs, des analystes, des experts, des &#233;conomistes qui nous expliquent que les caisses de la S&#233;curit&#233; sociale sont vides, sans jamais nous parler des 32 milliards d'euros d'exon&#233;ration de cotisations sociales qui vont aux gros groupes industriels capitalistes pour, para&#238;t-il, cr&#233;er de l'emploi. Ils nous envoient des experts pour expliquer qu'il faut travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps. Comme si &#231;a ne pouvait pas &#234;tre une chance extraordinaire de vivre plus longtemps si on a un syst&#232;me de protection sociale qui nous permet d'avoir du temps lib&#233;r&#233; de l'exploitation apr&#232;s une dure vie de labeur. Et puis, il y a les experts qu'on ne voit jamais. Ceux qui, par exemple, pourraient nous dire que si la population a vieilli depuis trente ans, les travailleurs sont aussi beaucoup plus productifs. Au quotidien, cela signifie que le taux de productivit&#233; horaire a augment&#233; de 70 % ! Mais la productivit&#233; est partie dans les profits et ces derniers n'ont pas servi &#224; l'emploi mais &#224; verser des dividendes encore plus importants aux actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;partition des richesses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question centrale est donc bien celle de la r&#233;partition des richesses. Le Conseil d'orientation des retraites cherche 3 % du PIB, 3 % des richesses annuelles pour financer un syst&#232;me des retraites qui est para&#238;t-il aux abois. 3 %, ce n'est rien par rapport aux 17 % qui partent chaque ann&#233;e sous forme de profits accapar&#233;s par une minorit&#233; qui, elle, ne conna&#238;t pas vraiment la crise. On pourrait aussi nous envoyer des experts pour tirer le vrai bilan des r&#233;formes successives, puisque depuis 1993, on n'arr&#234;te pas d'augmenter le nombre d'annuit&#233;s n&#233;cessaires. La r&#233;alit&#233; c'est qu'il y a une toute petite minorit&#233; des salari&#233;s qui arrivent &#224; faire les 37, 5 annuit&#233;s qu'ils devaient effectuer avant la r&#233;forme Balladur, &#224; cause du ch&#244;mage, des licenciements, des pr&#233;retraites, des maladies professionnelles. La seule cons&#233;quence des r&#233;formes est la baisse de 15 &#224; 20 % du montant des pensions. C'est l'objectif de cette r&#233;forme et c'est ce que nous devons expliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il suffirait d'un commentateur qui ait un peu de m&#233;moire pour rappeler que Sarkozy &#233;tait le candidat du plein-emploi alors qu'il y a entre 4 et 5 millions de ch&#244;meurs dans ce pays. Si on avait &#224; la place 4 ou 5 millions de travailleurs &#224; temps plein, cela ferait aussi 4 ou 5 millions de cotisants &#224; temps plein... et les caisses de la S&#233;curit&#233; sociale seraient pleines. Et si en plus on augmentait les salaires, ce qui serait une mesure de salubrit&#233; publique, les caisses seraient pleines &#224; craquer. Cela veut dire que si plut&#244;t que de nous demander de travailler plus longtemps, on nous demandait de travailler moins, tout le monde aurait un emploi. Et personne ne parlerait du probl&#232;me des retraites. Cela s'appelle le partage du temps de travail. Donner des explications ne suffit pas. Il y a un probl&#232;me de confiance collective. Steve Biko, une grande figure de la lutte contre l'apartheid, mort dans les ge&#244;les racistes d'Afrique du Sud, avait une belle formule :&#171; La meilleure arme entre les mains des oppresseurs, c'est la mentalit&#233; des opprim&#233;s &#187; , c'est-&#224;-dire nos mentalit&#233;s, nos probl&#232;mes de confiance, de conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre responsabilit&#233; est donc d'essayer d'expliquer comment on peut gagner. Essayer de tracer des perspectives sociales et politiques. Sociales, parce qu'on n'est plus dans l'expectative. Le gouvernement nous a fait une vraie d&#233;claration de guerre sociale, avec un lieu, une date, avec le vote &#224; l'Assembl&#233;e et au S&#233;nat. C'est en septembre, c'est en octobre et on ne va pas les en emp&#234;cher en les amadouant ou en les mena&#231;ant. On ne pourra les en emp&#234;cher que si on est capable d'&#233;tablir un rapport de forces sup&#233;rieur au leur. Si on est capable de cr&#233;er ensemble un pouvoir sup&#233;rieur au leur. Il y a dans ce pays une tradition de lutte et de r&#233;sistance qui fait que la rue a un pouvoir. Elle en a eu en 1995 contre le plan Jupp&#233;, elle en a eu pendant le CPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous demande toujours si la rentr&#233;e sera chaude. Ce qu'on sait, c'est qu'elle aura lieu &#224; l'heure, qu'elle commence t&#244;t. Et qu'elle est globale. Pour nous la manifestation du 4 contre la politique raciste et s&#233;curitaire du gouvernement et la premi&#232;re grande gr&#232;ve du 7 contre la r&#233;forme Woerth-Sarkozy, c'est la m&#234;me et seule rentr&#233;e sociale et politique qui s'oppose &#224; une politique lib&#233;rale et qui veut taper. Encore faut-il qu'elle dure le temps n&#233;cessaire. Les mobilisations saute-mouton, cela ne marchera pas. Il faudra une suite rapproch&#233;e, faite de mobilisations prolong&#233;es, de gr&#232;ves, de manifestations, d'un mouvement d'ensemble et d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. L'abrogation de cette r&#233;forme ne doit pas &#234;tre une &#233;ni&#232;me promesse &#233;lectorale pour 2012 car ce serait prendre le probl&#232;me &#224; l'envers : l'issue des retraites ne se joue pas en 2012 mais, en revanche, beaucoup de l'issue de 2012 se joue dans la bataille des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est maintenant qu'il faut affaiblir le gouvernement et la droite. Il faut &#233;galement des perspectives politiques. On a aujourd'hui une droite dure qui s'assume : Sarkozy, c'est le r&#233;gime des plus riches, fait par les riches pour les riches, c'est le r&#233;gime de la peur qui joue sur les peurs. Il faut donc aussi une gauche qui s'assume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une gauche qui parle de lutte de classe, d'&#233;mancipation, qui s'adresse au prol&#233;tariat du XXIe si&#232;cle, qui ne parle pas d'augmenter le pouvoir d'achat mais d'augmenter les salaires, qui ne parle pas de r&#233;gulation mais de taxer les profits, qui ne parle pas d'humaniser la politique d'immigration mais d'&#233;galit&#233; int&#233;grale des droits, de r&#233;gularisation de tous les sans-papiers. Une gauche, une autre gauche, celle de l'alternative qui parle aussi de projet de soci&#233;t&#233;. Le r&#233;gime de la peur et des plus riches, on veut le renverser, pour mettre &#224; la place un nouveau mode de production et de consommation qui soit rationnel, respectueux de l'environnement, &#233;galitaire, o&#249; les richesses seraient partag&#233;es entre toutes et tous, contr&#244;l&#233;es et r&#233;appropri&#233;es par toutes et tous, car la mise en cause de la propri&#233;t&#233; est essentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'h&#233;ritage du mouvement ouvrier, il y a aussi les h&#233;ritages politiques. Blanqui disait : &#171; Notre projet ne serait qu'un mensonge s'il devait n'&#234;tre que la substitution d'une forme de gouvernement &#224; une autre. Il ne suffit pas de changer les mots, il faut changer les choses. Notre projet, c'est l'&#233;mancipation des travailleurs, c'est la fin du r&#233;gime de l'exploitation et l'av&#232;nement d'un ordre nouveau qui affranchira le travail de la tyrannie du capital. &#187; Nous devons gagner la bataille sur les retraites, nous ne voulons pas &#234;tre la g&#233;n&#233;ration qui a perdu les retraites.&lt;br class='autobr' /&gt;
*****&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marie Harribey, Attac **&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six mois de simulacres de concertations, de mensonges envers la soci&#233;t&#233; et de propos rassurants envers les march&#233;s financiers, &#231;a suffit ! Il n'existe qu'une seule solution &#224; ce conflit : le retrait imm&#233;diat de ce projet pour construire un projet alternatif. Cette r&#233;forme d&#233;mant&#232;le le droit &#224; la retraite, tout en accordant les meilleures largesses aux classes dominantes et la purge pour les pauvres. Dans un contexte de crise financi&#232;re qui a d&#233;sagr&#233;g&#233; les d&#233;penses publiques, on fait payer les pauvres pendant que les riches continuent de s'enrichir. Il faut construire un projet alternatif parce que les enjeux sont multiples. Il faut travailler moins et pas plus. Il faut partager les gains de productivit&#233; et pas les polariser &#224; un p&#244;le de la soci&#233;t&#233;. Il faut r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il faut une retraite &#224; 60 ans pour pouvoir jouir des meilleures ann&#233;es qui s&#233;parent la fin de la vie active de l'&#233;ch&#233;ance finale. Pour cela, il y a une solution, qui est maintenant dans le d&#233;bat public, c'est faire payer les revenus du capital, soumettre &#224; cotisation tous ceux qui ne le sont pas pour l'instant. Nous allons tout faire pour emp&#234;cher que ce projet aboutisse, en nous associant totalement aux manifestations organis&#233;es par les sections syndicales. Nous savons maintenant que la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale devient de plus en plus n&#233;cessaire pour faire plier ce projet. Nous allons continuer de mailler le territoire jusqu'au moindre recoin du pays, dans toute la lign&#233;e de l'appel national qui a &#233;t&#233; lanc&#233; par Attac et Copernic, qui r&#233;unit maintenant une tr&#232;s large palette de tout le mouvement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 septembre doit devenir le jour o&#249; la soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re se saisit du d&#233;bat sur les retraites. Telle &#233;tait notre intuition lorsque nous avons lanc&#233; cet appel : gagner en transformant le d&#233;bat sur les retraites en d&#233;bat de soci&#233;t&#233;, en choix de soci&#233;t&#233;. Et nous nous trouvons dans une situation in&#233;dite : tous les peuples europ&#233;ens sont confront&#233;s &#224; une situation que la crise du capitalisme rapproche aujourd'hui, parce que les plans d'aust&#233;rit&#233; mettent &#224; mal les droits des salari&#233;s, les conqu&#234;tes sociales, pour le plus grand b&#233;n&#233;fice du capital. Le mouvement social fran&#231;ais doit &#234;tre une pierre dans la construction de ce mouvement social europ&#233;en dont on aura l'&#233;ch&#233;ance le 29 septembre. Il faut faire na&#238;tre cette insurrection civique qui d&#233;passe un conflit syndicats-patronat, parce qu'il y a un v&#233;ritable enjeu de soci&#233;t&#233; pour pr&#233;parer l'avenir. La d&#233;mocratie est menac&#233;e par la stigmatisation des immigr&#233;s, des Roms et par-del&#224;, de tous les membres du salariat. Le vent de la r&#233;volte a sonn&#233;, le vent de la r&#233;volte ne tombera pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*****&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christian Mahieux, Solidaires ***&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contre-r&#233;forme des retraites est une preuve que la lutte des classes existe et que la classe sociale qui n'est pas la n&#244;tre la m&#232;ne activement. Ce que nous perdons en salaires, pensions, protection sociale, les patrons et les actionnaires le gagnent en profits suppl&#233;mentaires. La r&#233;duction du temps de travail est une des marques du progr&#232;s social, un ph&#233;nom&#232;ne continu, et les patrons s'y sont toujours oppos&#233;s. De la r&#233;duction du temps de travail, la suppression du travail des enfants &#224; la semaine de 40 heures, puis 35 heures, en passant par la journ&#233;e de 8 heures et la retraite &#224; 65 puis 60 ans, la r&#233;ponse patronale a toujours &#233;t&#233; &#171; ce n'est pas possible, &#233;conomiquement on pourra pas &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est rigoureusement la m&#234;me chose aujourd'hui, sauf que le rapport de forces &#233;tant ce qu'il est, ils ne s'opposent pas &#224; la r&#233;duction du temps de travail, ils veulent imposer son allongement. C'est bien de &#231;a qu'il s'agit. C'est bien s&#251;r l'affrontement en classes sociales que se situe le dossier des retraites. Le mouvement syndical est une nouvelle fois au pied du mur. L'enjeu est-il d'obtenir quelques r&#233;unions pour faire croire &#224; une n&#233;gociation, et mettre en avant quelques reculs moindres que ceux pr&#233;vus initialement, sans que le retour en arri&#232;re, le vol de nos acquis sociaux soient remis en cause ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la r&#233;ponse &#224; cette question d&#233;pend la strat&#233;gie d'actions radicales &#224; mettre en &#339;uvre. Pour Solidaires, l'enjeu est l'abandon du projet de loi. Des n&#233;gociations, il en faudra, mais pour am&#233;liorer le syst&#232;me attaqu&#233; depuis 1993, pour satisfaire des revendications anciennes du mouvement syndical, en mati&#232;re de r&#233;duction du temps de travail, de lutte contre les travaux p&#233;nibles et dangereux, de compensations &#224; ces situations. Donc des n&#233;gociations, mais pas sur la base de ce projet de loi qui ne doit pas voir le jour. Pour &#231;a, il va falloir se battre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;ussir nos manifestations, &#234;tre 1 million dans la rue comme le 27 mai, plus d'1 million comme le 24 juin, peut-&#234;tre 2 millions comme le 7 septembre. C'est bien, n&#233;cessaire, indispensable, mais pas un but en soi. R&#233;ussir p&#233;riodiquement des journ&#233;es d'actions sur des enjeux comme celui-l&#224;, ce n'est pas suffisant pour gagner. Solidaires propose d'organiser un mouvement de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Et ce ne serait pas stupide que la dynamique soit port&#233;e par d'autres forces syndicales nationales. Cette gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale est n&#233;cessaire pour obtenir le retrait du projet de loi, pour &#233;viter le recul historique que gouvernement et patronat veulent nous imposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*****&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rard Filoche, inspecteur du travail, militant PS ****&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai bon espoir que nous d&#233;fendions tous ensemble [avec le PS] jusqu'au bout la question des 60 ans. 60, pas 61 ni 62 ! &#192; taux plein, avec 75 % de redistribution, sans retraite inf&#233;rieure au Smic, calcul&#233;e sur les dix meilleures ann&#233;es, et index&#233;es sur les salaires. C'est &#231;a une vraie retraite &#224; 60 ans. L'unit&#233; est essentielle, et nous avons toutes les chances de l'avoir et de gagner. Ils s&#232;ment le doute, &#224; nous de semer la confiance. Il y a 70 % de Fran&#231;ais contre eux. Mais sur ces 70 %, il y en a peut-&#234;tre encore qui pensent que c'est foutu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;pend de nous, de l'unit&#233;, que ces opposants &#224; cette r&#233;forme soient aussi convaincus qu'on peut gagner. Et &#231;a se joue pendant tout le mois de septembre. Un mois de temps forts, &#231;a permet &#224; ceux qui sont h&#233;sitants de ne plus h&#233;siter. Cela veut dire aussi qu'il faut &#234;tre clair sur le fond, exiger un retrait inconditionnel &#224; 60 ans, sans ambigu&#239;t&#233;. Pour les gens qui arrivent &#224; 57, 58, 59 ans, fatigu&#233;s, une infirmi&#232;re qui a couru pendant 35 ans dans les services de l'h&#244;pital, un instituteur qui a d&#233;j&#224; fait 35 rentr&#233;es... la biologie du corps humain n'a pas chang&#233;. Ce n'est pas parce qu'on nous dit qu'il va y avoir des centenaires qu'on change pour autant entre 55 et 60 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on calcule notre feuille de cong&#233;s pay&#233;s, nos semaines de vacances, c'est parce qu'on les attend ! On a besoin, avant d'&#234;tre en difficult&#233; physique ou mentale, de profiter de la vie. Les plus belles ann&#233;es de la retraite sont entre 60 et 65 ans. Les plus dures ann&#233;es au travail sont entre 60 et 65 ans. Et c'est ce qu'ils veulent nous voler ! Alors que l'esp&#233;rance de vie en bonne sant&#233;, c'est 63 ans en moyenne pour les hommes et 64 ans pour les femmes. Ces ann&#233;es sont pr&#233;cieuses, c'est une conqu&#234;te !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme ils ne voulaient pas des 35 heures ni des cong&#233;s pay&#233;s, ils veulent nous reprendre &#231;a. C'est un combat de soci&#233;t&#233;, un combat de classes, o&#249; le salariat est majoritaire dans ce pays. 92 % de la population active produit toutes les richesses de ce pays et ne re&#231;oivent pas la part qu'ils m&#233;ritent. Le salariat de ce pays est en droit non seulement de garder ses retraites mais, pour ceux qui sont en p&#233;nibilit&#233; physique ou mentale, de partir &#224; 55 ans. Qui n'a pas regard&#233; un homme derri&#232;re son marteau-piqueur &#224; 55 ans ? Il a une esp&#233;rance de vie de 61, 62 ans. Le Medef [organisation patronale] parle de p&#233;nibilit&#233; au cas par cas, pour les handicap&#233;s qu'on enverrait directement du travail au tombeau. 60, c'est l'objectif que nous avons gagn&#233;, que nous devons garder. Pas un an de plus, pas un euro de moins. Vive nos retraites &#224; 60 ans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Olivier Besancenot porte-parole du NPA (intervention au meeting unitaire sur les retraites, &#224; Port-Leucate, le 27 ao&#251;t 2010, lors de l'Universit&#233; d'&#233;t&#233; du NPA)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;** Jean&#8211;Marie Harribey, &#233;conomiste, professeur &#224; l'Universit&#233; de Bordeaux. Membre du Conseil scientifique d'attac (intervention le 27 ao&#251;t, dans le cadre du meeting unitaire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*** Christian Mahieux est un des animateurs de L'Union syndicale Solidaires, constitu&#233;e &#224; partir de dix syndicats autonomes, non-conf&#233;d&#233;r&#233;s, parmi lesquel les divers SUD. (intervention le 27 ao&#251;t, dans le cadre du meeting unitaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**** G&#233;rard Filoche, inspecteur du travail, anime le courant D&#233;mocratie et socialisme &#224; l'int&#233;rieur du PS. Il est l'auteur (avec Jean-Jacques Chavign&#233;) de Une vraie retraite &#224; 60 ans, c'est possible,Ed. J.C.Gawsewitch (2010). (intervention le 27 ao&#251;t, dans le cadre du meeting unitaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5 septembre 2010)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce sont les meilleures ann&#233;es de notre retraite qu'ils veulent nous voler !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Ce-sont-les-meilleures-annees-de-notre-retraite-qu-ils-veulent-nous-voler</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Ce-sont-les-meilleures-annees-de-notre-retraite-qu-ils-veulent-nous-voler</guid>
		<dc:date>2010-09-07T08:40:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard Filoche et Jean-Jacques Chavign&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;G&#233;rard Filoche anime le courant D&#233;mocratie Socialiste au sein du Parti Socialiste. &#192; titre d'inspecteur du Travail, il conna&#238;t bien la r&#233;alit&#233; des salari&#233;Es fran&#231;ais. Il nous d&#233;crit ici les enjeux de la r&#233;forme du r&#233;gime de retraite de la France qu'il d&#233;crit comme &#171; C'est bien &#224; la pire, la plus dure contre-r&#233;forme d'Europe sur les retraites &#224; laquelle nous sommes confront&#233;e &#187;. Comme les bourgeoisie des diff&#233;rents pays avanc&#233;s ont toutes plus ou moins le m&#234;me agenda, la situation fran&#231;aise (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Retraites-+" rel="tag"&gt;Retraites&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-09-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-09-07&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Retraites-540-+" rel="tag"&gt;Retraites&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L104xH150/arton5263-8e283.jpg?1781796470' class='spip_logo spip_logo_right' width='104' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;G&#233;rard Filoche anime le courant D&#233;mocratie Socialiste au sein du Parti Socialiste. &#192; titre d'inspecteur du Travail, il conna&#238;t bien la r&#233;alit&#233; des salari&#233;Es fran&#231;ais. Il nous d&#233;crit ici les enjeux de la r&#233;forme du r&#233;gime de retraite de la France qu'il d&#233;crit comme &#171; C'est bien &#224; la pire, la plus dure contre-r&#233;forme d'Europe sur les retraites &#224; laquelle nous sommes confront&#233;e &#187;. Comme les bourgeoisie des diff&#233;rents pays avanc&#233;s ont toutes plus ou moins le m&#234;me agenda, la situation fran&#231;aise pet servir &#224; titre d'avertissement aux salari&#233;Es qu&#233;b&#233;cois et canadiens de ce qui pointe &#224; l'horizon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement Sarkozy apr&#232;s un semblant de concertation qui avait surtout pour objectif d'amuser le tapis en attendant le d&#233;but de la coupe du monde de football vient de faire conna&#238;tre son verdict.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien &#224; la pire, la plus dure contre-r&#233;forme d'Europe sur les retraites &#224; laquelle nous sommes confront&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette contre-r&#233;forme essaie de nous imposer 5 reculs sans pr&#233;c&#233;dents&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 1 - L'&#226;ge l&#233;gal de la retraite est port&#233; &#224; 62 ans en 2018. Cette augmentation se fera au rythme de 4 mois par an pour les g&#233;n&#233;rations n&#233;es entre 1951 et 1956. A partir de la g&#233;n&#233;ration n&#233;e en 1956, l'&#226;ge l&#233;gal sera de 62 ans. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 - Ce rel&#232;vement de deux ans de l'&#226;ge de la retraite s'&#233;tendra &#224; tous les r&#233;gimes. Ceux qui pouvaient encore partir &#224; 55 ans ne le pourront plus qu'&#224; partir de 57 ans. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 - L'&#226;ge du taux plein (sans d&#233;cote) est port&#233; &#224; 67 ans. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 - La dur&#233;e de cotisations s'allonge dans le priv&#233; comme dans la Fonction publique pour atteindre 41,5 annuit&#233;s en 2020. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 - Le taux de cotisation des fonctionnaires augmentent de 7,85 % &#224; 10,55 % en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mesures pr&#233;sent&#233;es comme permettant d'assurer une &#171; r&#233;forme juste &#187; sont d&#233;risoires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le de ces mesures est uniquement de servir d'&#233;cran de fum&#233;e pour tenter de camoufler les 5 reculs majeurs qu'ils veulent nous imposer&lt;br class='autobr' /&gt;
Le dispositif de &#171; carri&#232;res longues &#187; constitue une double r&#233;gression par rapport au dispositif mis en place en 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le dispositif de 2004, permettant de prendre une retraite anticip&#233;e &#224; ceux ou celles qui avaient commenc&#233; &#224; travailler tr&#232;s t&#244;t avait b&#233;n&#233;fici&#233; &#224; 100 000 salari&#233;s par an, celui pr&#233;vu par le gouvernement ne concernerait que 50 000 salari&#233;s en 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s qui, dans le pr&#233;c&#233;dent dispositif pouvaient partir &#224; 56, 57, 58 ou 59 ans ne pourront plus partir avant 58, 59 ou 60 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le dispositif de &#171; pr&#233;vention et de compensation de la p&#233;nibilit&#233; &#187; est un chef d'&#339;uvre de culot et d'hypocrisie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement ne manque pas de culot. Alors que la droite a supprim&#233; la visite m&#233;dicale annuelle obligatoire pour les salari&#233;s et que le gouvernement veut en finir avec toute forme d'ind&#233;pendance de la m&#233;decine du travail, il ose parler de &#171; pr&#233;vention &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypocrisie est totale dans la pr&#233;tendue prise en compte de l'usure individuelle &#171; au cas par cas &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les chiffres d'abord : seulement 10 000 salari&#233;s par an serait concern&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce, ensuite, que ce &#171; carnet de sant&#233; individuel &#187; du salari&#233; ? Un syst&#232;me de flicage &#224; vie, nuisant au droit &#224; l'emploi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possibilit&#233; d'une retraite &#224; 60 ans sera examin&#233;e au cas par cas. Mais qui d&#233;cidera et sur quel crit&#232;re ? O&#249; commencera l'usure : au genou, au dos, aux poumons pleins de poussi&#232;re ? Avec un seul poumon atteint, faudra-t-il encore continuer &#224; travailler ? Honte &#224; Sarkozy et Woerth : la retraite quand on est &#224; la veille de la mort, fichu, us&#233;, au cas par cas, quand l'espoir est perdu ! Ils n'ont jamais tenu un marteau piqueur en main &#224; 55 ans ni connu le stress &#224; France T&#233;l&#233;coms !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un nivellement par le bas du public sur le priv&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nivellement par le bas commenc&#233; en 2003 continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alignement du taux de cotisation des fonctionnaires (7,85 % actuellement) sur celui des salari&#233;s du priv&#233; (10,55 %) ne profitera en rien aux retrait&#233;s du secteur priv&#233;. Il n'y a pas de syst&#232;me de vase communiquant entre les deux r&#233;gimes de retraites et contrairement &#224; ce qu'affirme le gouvernement ce ne sont pas les caisses de retraites des salari&#233;s du priv&#233; qui financent les retraites des fonctionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule cons&#233;quence de cette augmentation sera de ne pas augmenter la contribution de l'Etat. Les sommes ainsi &#233;pargn&#233;es ont une destination toute d&#233;sign&#233;e : payer les int&#233;r&#234;ts de la dette publique dus aux rentiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une attaque d&#233;lib&#233;r&#233;e contre l'emploi des jeunes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement fait grand cas de la possibilit&#233; de valider 6 trimestres (au lieu de 4 aujourd'hui) au titre de la premi&#232;re p&#233;riode de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d&#233;risoire alors que le ch&#244;mage ne cesse d'augmenter (en particulier celui des jeunes) et que deux trimestres de plus ne p&#232;sent pas lourd au regard des 16 trimestres d'allongement de la dur&#233;e de cotisation entre 1993 et 2020.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d&#233;risoire aussi parce que le gouvernement joue sur les mots et que cette mesure ne concerne pas les jeunes &#224; la recherche de leur premier emploi mais seulement ceux qui ont d&#233;j&#224; eu un emploi et connaissent leur premi&#232;re p&#233;riode de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d&#233;risoire parce que les mesures gouvernementales obligent le p&#232;re, la m&#232;re, le grand-p&#232;re ou la grand-m&#232;re &#224; travailler jusqu'&#224; 67 ans alors que leur fils, fille, petit-fils ou petite-fille ne trouve pas d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une attaque d&#233;lib&#233;r&#233;e contre les retraites des femmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement fait grand cas, l&#224; encore, d'une mesure tout aussi d&#233;risoire : la possibilit&#233; pour les femmes en cong&#233; maternit&#233; d'inclure un trimestre d'indemnit&#233;s journali&#232;res dans le calcul de leur salaire de r&#233;f&#233;rence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les mesures que veut imposer le gouvernement pr&#233;voient de porter l'&#226;ge du taux plein de 65 ans &#224; 67 ans. C'est une attaque d'une incroyable violence contre les femmes dont 29 % ne parviennent au taux plein (50 %) dans le r&#233;gime de base des salari&#233;s du secteur priv&#233; que lorsqu'elles atteignent 65 ans et qu'alors les d&#233;cotes disparaissent. Avec ce que pr&#233;voit le gouvernement, les d&#233;cotes ne dispara&#238;tront qu'&#224; 67 ans. Que ferons les femmes concern&#233;es pendant ces deux ann&#233;es ? Devront-elles attendre deux ann&#233;es de plus pour prendre leur retraite ou partir avant 67 ans ou prendre une retraite au taux de 38 %&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Une baisse consid&#233;rable du niveau des retraites&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le Conseil d'Orientation des Retraites (COR), les r&#233;formes de 1993 (r&#233;gime g&#233;n&#233;ral du secteur priv&#233;) et de 1994-1996 (retraites compl&#233;mentaires du secteur priv&#233;) diminueront de 20 points, en 2030, le taux de remplacement du salaire par la retraite. Pour un salaire de 1 200 euros, la retraite nette ne sera plus &#233;gale &#224; 78 % du salaire net mais &#224; 58 %, soit une baisse du montant de la retraite de 936 &#224; 696 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affirmation du gouvernement selon laquelle l'allongement de la dur&#233;e de cotisation et le recul de l'&#226;ge l&#233;gal n'auraient aucun impact sur le montant des retraites est un mensonge &#233;hont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme de 2003 accentue d&#233;j&#224; la baisse du montant des retraites. En effet, 6 salari&#233;s du secteur priv&#233; sur 10 ne sont plus au travail lorsqu'ils prennent leur retraite. Ils sont au ch&#244;mage, en maladie ou en invalidit&#233;. La fiction gouvernementale qui veut qu'ils aient le choix de continuer &#224; travailler pour b&#233;n&#233;ficier d'une retraite &#224; taux plein n'a aucun sens. Comment continuer &#224; travailler quand on n'est d&#233;j&#224; plus au travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles mesures que veut nous imposer le gouvernement accentuerait dangereusement ce ph&#233;nom&#232;ne. Avec un allongement de la dur&#233;e de cotisation &#224; 41,5 annuit&#233;s et un recul de deux ans de l'&#226;ge l'&#233;gal, ce sont 70 % des salari&#233;s du secteur priv&#233; qui ne seraient plus au travail lorsqu'ils prendraient leur retraite. Le montant de leur retraite ne pourrait donc que continuer &#224; diminuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;85 % des mesures du gouvernement financ&#233;es par le salariat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le gouvernement, le financement des mesures qu'il veut nous imposer serait parfaitement &#233;quilibr&#233;. Les hauts revenus, le capital, les entreprises participeraient dans les m&#234;mes proportions que les salari&#233;s &#224; leur financement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il suffit de lire ses propres chiffres pour constater &#224; quel point cette affirmation du gouvernement est fausse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; mesures d'&#226;ge &#187; impos&#233;es aux salari&#233;s (93 % de la population active) rapporteraient 20,2 milliards en 2020. Le nivellement par le bas impos&#233; aux fonctionnaires rapporterait, quant &#224; lui, 4,9 milliards d'euros &#224; la m&#234;me date. 1,4 milliard d'euros seraient transf&#233;r&#233;s des caisses d'assurance-ch&#244;mage aux caisses de retraites malgr&#233; la modicit&#233; des indemnit&#233;s per&#231;ues par la grande majorit&#233; des ch&#244;meurs. Au total, la contribution des salari&#233;s et des ch&#244;meurs s'&#233;l&#232;veraient &#224; 26,5 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La contribution des hauts revenus, du capital et des entreprises s'&#233;l&#232;verait en tout et pour tout &#224; 3,7 milliards d'euros en 2020.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; ce que le gouvernement de Nicolas Sarkozy appelle un effort &#233;quitablement r&#233;parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation des hauts revenus, du capital et des entreprises ne constitue qu'une diminution d'une toute petite partie de leurs avantages fiscaux ou sociaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux de la tranche sup&#233;rieur de l'Imp&#244;t sur le revenu sera port&#233; de 40 &#224; 41 %. Au milieu des ann&#233;es 1990, ce taux s'&#233;levait &#224; 57 % !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation de la taxation des stock-options ne fera qu'amener cette taxation au m&#234;me montant que celle des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus values de cessions d'actions et d'obligations seront tax&#233;es dans l'imp&#244;t sur le revenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exorbitant cr&#233;dit d'imp&#244;t sur les dividendes per&#231;us par les actionnaires sera supprim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle m&#233;thode de calcul des exon&#233;rations sociales sur les salari&#233;s pay&#233;s entre 1 et 1,6 SMIC (un autre cadeau fait au patronat et nullement remis en cause) devrait rapporter 2 milliards d'euros &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les recettes nouvelles sont illusoires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La taxation des hauts revenus, du capital et des entreprises constituent des recettes fiscales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la diff&#233;rence des cotisations retraites, ces recettes ne sont pas affect&#233;es obligatoirement au financement des retraites. Demain, le Parlement pourra fort bien d&#233;cider que ces recettes soient affect&#233;es &#224; tout autre chose. Au remboursement de la dette publique par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interrogation sur le sort r&#233;serv&#233; &#224; l'imp&#244;t collect&#233; lors du &#171; lundi de Pentec&#244;te &#187; ne peut que renforcer notre m&#233;fiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette r&#233;forme est inacceptable : mobilisons nous massivement pour obliger le gouvernement &#224; la retirer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;forme est celle voulue par le Medef. Jusqu'au bout le gouvernement a refus&#233; d'augmenter les cotisations retraites patronales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'h&#233;site pas &#224; augmenter les cotisations retraites des fonctionnaires de 0,27 point par an (et donc de baisser d'autant leur salaire) mais d&#233;cide qu'il est impossible d'augment du m&#234;me montant les cotisations retraites patronales. Pourtant, cette augmentation annuelle permettrait, en 40 ans, d'&#233;quilibrer nos r&#233;gimes de retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument avanc&#233;, la comp&#233;titivit&#233; des entreprises n'a aucune port&#233;e. Il suffirait, en effet, de compenser l'augmentation des cotisations retraites patronales par une diminution des dividendes, pass&#233;s de 3,2 % du PIB en 1982 &#224; 8,5 % en 2009. Cela serait d'autant plus b&#233;n&#233;fique que non seulement ces dividendes ne servent &#224; rien puisqu'ils sont vers&#233;s aux actionnaires et ne participent pas au financement des investissements productifs des entreprises. Mais, ils sont, au contraire, nuisibles puisque toutes ces sommes improductives vont gonfler les bulles financi&#232;res ou immobili&#232;res et sp&#233;culer contre les dettes publiques, la dette fran&#231;aise comme les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne reste donc plus qu'&#224; nous mobiliser dans l'unit&#233; la plus large pour mettre des millions de salari&#233;s, jeunes, retrait&#233;s, dans la rue, le 24 juin, en septembre, en octobre s'il le faut, pour obliger ce gouvernement &#224; abandonner cette attaque sc&#233;l&#233;rate contre nos retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, on doit, on va forcer ce gouvernement &#224; reculer : 60 ans &#224; taux plein pour toutes et tous, pas un an de plus, pas un euro de moins pour nos retraites. !&lt;br class='autobr' /&gt;
La France est riche et les richesses si elles sont partag&#233;es peuvent permettre de garder tous nos droits &#224; l&#233; retraite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retraites : 70% des Fran&#231;ais approuvent la journ&#233;e de mobilisation syndicale</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Retraites-70-des-Francais-approuvent-la-journee-de-mobilisation-syndicale</link>
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		<dc:date>2010-09-07T08:39:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lib&#233;ration</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une tr&#232;s forte proportion des sond&#233;s s'accorde &#224; estimer que le gouvernement n'est &#171; plut&#244;t pas ouvert au dialogue &#187; (69%), &#171; plut&#244;t pas juste dans ses choix &#187; (67%) et &#171; plut&#244;t pas attentif aux questions li&#233;es &#224; la p&#233;nibilit&#233; de certains m&#233;tiers &#187; (62%) &lt;br class='autobr' /&gt; Une majorit&#233; de Fran&#231;ais (70%) approuvent la journ&#233;e de mobilisation syndicale, organis&#233;e mardi contre le projet de loi sur les retraites, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France. &lt;br class='autobr' /&gt;
La courte majorit&#233; qui jugeait &#171; acceptable &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une tr&#232;s forte proportion des sond&#233;s s'accorde &#224; estimer que le gouvernement n'est &#171; plut&#244;t pas ouvert au dialogue &#187; (69%), &#171; plut&#244;t pas juste dans ses choix &#187; (67%) et &#171; plut&#244;t pas attentif aux questions li&#233;es &#224; la p&#233;nibilit&#233; de certains m&#233;tiers &#187; (62%)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une majorit&#233; de Fran&#231;ais (70%) approuvent la journ&#233;e de mobilisation syndicale, organis&#233;e mardi contre le projet de loi sur les retraites, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La courte majorit&#233; qui jugeait &#171; acceptable &#187; de reculer l'&#226;ge l&#233;gal de d&#233;part &#224; la retraite de 60 &#224; 62 ans, point cl&#233; de la r&#233;forme, s'est &#233;rod&#233;e en septembre (53% contre 58% en juin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrog&#233;s sur le report progressif de l'&#226;ge l&#233;gal &#224; 62 ans en 2018 pr&#233;vue par le gouvernement, 53% l'ont jug&#233; &#171; tout &#224; fait &#187; ou &#171; assez acceptable &#187;, contre 47% le qualifiant de &#171; tout &#224; fait &#187; ou &#171; assez inacceptable &#187;. La proportion de &#171; tout &#224; fait inacceptable &#187; atteint 30%, soit 7 points de plus qu'en juin dernier. A l'inverse, la part des &#171; tout &#224; fait acceptable &#187; chute de 7 points, &#224; 21%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude montre de fortes diff&#233;rences selon l'&#226;ge, l'opposition au projet de recul de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite &#233;tant majoritaire chez les 25-34 ans (52% le jugent inacceptable) et les 35-49 ans (53%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, une tr&#232;s large majorit&#233; des Fran&#231;ais (70%) approuve la mobilisation du 7 septembre contre la r&#233;forme des retraites, approbation qui culmine chez les 18-24 ans (87%), les employ&#233;s (82%) et les ouvriers (79%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un &#171; tableau balanc&#233; et contradictoire : les Fran&#231;ais trouvent le projet courageux et n&#233;cessaire mais pas juste, et soutiennent majoritairement le mouvement qui s'y oppose &#187;, a comment&#233; &#224; l'AFP J&#233;r&#244;me Fourquet, de l'IFOP.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si une tr&#232;s forte proportion des sond&#233;s s'accorde &#224; estimer que le gouvernement n'est &#171; plut&#244;t pas ouvert au dialogue &#187; (69%), &#171; plut&#244;t pas juste dans ses choix &#187; (67%) et &#171; plut&#244;t pas attentif aux questions li&#233;es &#224; la p&#233;nibilit&#233; de certains m&#233;tiers &#187; (62%), une majorit&#233; plus courte lui reconna&#238;t le fait d'&#234;tre &#171; courageux dans ses choix &#187; (53%) et &#171; d&#233;termin&#233; &#224; maintenir le syst&#232;me de r&#233;partition fran&#231;ais &#187; (57%).&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon 70% des sond&#233;s, il est &#171; responsable vis-&#224;-vis des g&#233;n&#233;rations &#224; venir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin chez les ouvriers, 76% des sond&#233;s trouvent que le gouvernement n'est &#171; plut&#244;t pas attentif aux questions li&#233;es &#224; la p&#233;nibilit&#233; de certains m&#233;tiers &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sondage a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par l'Ifop par t&#233;l&#233;phone les 2 et 3 septembre aupr&#232;s d'un &#233;chantillon de 957 personnes, repr&#233;sentatif de la population fran&#231;aise &#226;g&#233;e de 18 ans et plus, selon la m&#233;thode des quotas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des millions de personnes contre la r&#233;forme des retraites</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Des-millions-de-personnes-contre-la-reforme-des-retraites</link>
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		<dc:date>2010-09-07T08:33:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Textes plus bas dans la page &lt;br class='autobr' /&gt; Image tir&#233;e de humanite.fr&lt;/p&gt;


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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le sommet moyen-oriental ridicule de Obama</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-sommet-moyen-oriental-ridicule-de-Obama</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-sommet-moyen-oriental-ridicule-de-Obama</guid>
		<dc:date>2010-09-07T08:31:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexander Cockburn</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du Nord</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le calendrier pour le sommet &#224; la Maison blanche [&#233;tabli apr&#232;s le sommet du 2 septembre 2010] entre Obama, Netanyahou et Abbas a des pr&#233;tentions absurdes et risibles. &lt;br class='autobr' /&gt; Le projet &#233;tats-unien pr&#233;voyait que le Pr&#233;sident Obama informerait le Premier Ministre Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas, (ce dernier devant repr&#233;senter l'Autorit&#233; Palestinienne), que le moment &#233;tait arriv&#233; de conclure une fois pour toutes un accord de paix. Les &#201;tats-Unis voudraient que cet accord soit conclu dans le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Amerique-du-Nord-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du Nord&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-09-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-09-07&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L143xH150/arton5265-72586.png?1781880991' class='spip_logo spip_logo_right' width='143' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le calendrier pour le sommet &#224; la Maison blanche [&#233;tabli apr&#232;s le sommet du 2 septembre 2010] entre Obama, Netanyahou et Abbas a des pr&#233;tentions absurdes et risibles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet &#233;tats-unien pr&#233;voyait que le Pr&#233;sident Obama informerait le Premier Ministre Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas, (ce dernier devant repr&#233;senter l'Autorit&#233; Palestinienne), que le moment &#233;tait arriv&#233; de conclure une fois pour toutes un accord de paix. Les &#201;tats-Unis voudraient que cet accord soit conclu dans le d&#233;lai d'une ann&#233;e, et que ses clauses soient introduites progressivement au cours de la prochaine d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes &#224; l'ordre du jour sont notamment les colonies juives ill&#233;gales, le statut de J&#233;rusalem-Est, le traitement des r&#233;fugi&#233;s palestiniens et les fronti&#232;res d&#233;finitives entre Isra&#235;l et un &#201;tat palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'homme qui a accueilli Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas n'&#233;tait plus l'ic&#244;ne du changement qui avait soulev&#233; l'enthousiasme dans le monde avec le discours au monde musulman qu'il avait prononc&#233; au Caire [5 juin 2009] et qui avait charg&#233; l'ex-s&#233;nateur &#233;tats-unien George Mitchell de pr&#233;parer le contexte pour qu'un accord juste puisse &#234;tre conclu concernant les probl&#232;mes qui sont rest&#233;s non-r&#233;solus pendant plus d'un demi-si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Obama se trouve actuellement dans une conjoncture politique m&#233;diocre. L'&#233;conomie stagne. Les &#233;lections de mi-mandat [novembre] laissent pr&#233;voir un possible bain de sang pour le parti d&#233;mocrate, qui pourrait y perdre une, voire les deux Chambres au Congr&#232;s [S&#233;nat et Chambre des repr&#233;sentants]. Or &#8211; et le lobby pro-isra&#233;lien le sait bien &#8211; les d&#233;mocrates ont soif de l'argent et des votes de la communaut&#233; juive. Lorsqu'il s'agit des int&#233;r&#234;ts isra&#233;liens, le Congr&#232;s &#233;tats-unien ob&#233;it, sans sourciller, aux directives du lobby (AIPEC, entre autres). On peut donc interpr&#233;ter le discours de la Secr&#233;taire d'&#201;tat Hillary Clinton, bourr&#233; de r&#233;f&#233;rences flatteuses pour Netanyahou, comme &#233;tant un appel de fonds pour sa deuxi&#232;me tentative lors de la future nomination du candidat pr&#233;sidentiel des d&#233;mocrates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par le pass&#233;, il y avait encore l'id&#233;e de tenter mettre de la pression sur Netanyahou, comme il y a quatre mois, lorsque l'Administration avait critiqu&#233; une colonie juive ill&#233;gale. Ou, encore, lorsque le vice-pr&#233;sident Joe Biden avait exprim&#233; &#224; Tel-Aviv l'inqui&#233;tude du G&#233;n&#233;ral Petraeus qui craignait que l'obstination d'Isra&#235;l [entre autres face &#224; l'Iran] ne mette en danger la s&#233;curit&#233; des int&#233;r&#234;ts &#233;tats-uniens dans la r&#233;gion, mais il ne reste plus trace de ces timides tentatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lobby avait d'ailleurs ripost&#233; avec des menaces politiques. En juillet, Dana Milbanke du Washington Post d&#233;crivait avec une franchise inhabituelle la visite suivante de Netanyahou &#224; Washington : &#171; Un drapeau bleu et blanc isra&#233;lien flottait depuis la Blair House [maison o&#249; r&#233;sident les invit&#233;s officiels du Pr&#233;sident des &#201;tats-Unis lors de leur s&#233;jour dans la capitale am&#233;ricaine]. De l'autre c&#244;t&#233; de l'avenue Pennsylvanie, le drapeau &#233;tats-unien occupait sa place habituelle au-dessus de la Maison-Blanche. Mais pour saisir la v&#233;ritable signification de la visite du Premier Ministre Benjamin Netanyahou au Pr&#233;sident Obama, les fonctionnaires de la Maison-Blanche auraient d&#251; plut&#244;t hisser le drapeau blanc de la capitulation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le sommet de septembre, les Isra&#233;liens ont relev&#233; avec complaisance qu'Obama a retir&#233; sa demande &#224; Isra&#235;l de geler les colonies juives sur les terres palestiniennes. Il s'est content&#233; d'exhorter Isra&#235;l &#224; faire preuve de &#171; retenue &#187;. Nir Hefez, le porte-parole de Netanyahou, a expliqu&#233; &#224; la radio de l'arm&#233;e depuis New-York :&#171; Le premier Ministre est satisfait, car sa principale exigence &#8211; que les n&#233;gociations soient entam&#233;es sans pr&#233;conditions &#8211; a &#233;t&#233; accept&#233;e. &#187; Netanyahou, qui a rejet&#233; les demandes d'un gel des &#171; colonies &#187;, a &#233;t&#233; cit&#233; comme d&#233;clarant &#224; un journal : &#171; Je comprends l'anglais &#8211; la &#171; retenue &#187; et le &#171; gel &#187; sont deux mots diff&#233;rents. &#187; En ce qui concerne le statut de J&#233;rusalem et le probl&#232;me des r&#233;fugi&#233;s palestiniens, Netanyahou refuse cat&#233;goriquement de les discuter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, quelques heures avant les poign&#233;es de mains, des colons juifs ont d&#233;clar&#233; qu'ils allaient imm&#233;diatement commencer &#224; travailler sur des constructions dans au moins 80 colonies, brisant ainsi le gel partiel impos&#233; par le gouvernement, gel qui se termine le 26 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essence de la politique isra&#233;lienne actuelle est un rejet fanatique de tout arr&#234;t de la colonisation, de toute concession s&#233;rieuse concernant les fronti&#232;res. Seul est envisag&#233; un &#171; &#201;tat &#187; palestinien morcel&#233;, encaiss&#233; entre les routes et les murs d'Isra&#235;l, dont l'eau est d&#233;tourn&#233;e et la communication entre les divers fragments de territoire palestinien est soumise &#224; un contr&#244;le isra&#233;lien rigoureux et des harc&#232;lements constants. J&#233;rusalem-Est, la capitale propos&#233;e de l'&#201;tat palestinien est constamment soumise &#224; l'invasion de nouveaux projets de logements juifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse isra&#233;lienne rapporte que Netanyahou doit encore d&#233;velopper une position de n&#233;gociation. Son ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Avigdor Lieberman, a refus&#233; de participer au sommet et pense que Netanyahou aurait simplement d&#251; dire &#224; Obama que les constructions vont se poursuivre sans aucune restriction, apr&#232;s la fin du moratoire actuel qui prend fin le 26 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abbas, pour sa part, n'est plus le Pr&#233;sident de l'Autorit&#233; palestinienne et la vaste majorit&#233; des Palestiniens consid&#232;re qu'il n'a aucun mandat d&#233;mocratique. Ils ont vot&#233; pour le Hamas et consid&#232;rent Abbas comme un collaborateur qui ne survit que gr&#226;ce &#224; des fonds &#233;tats-uniens, des conseillers de s&#233;curit&#233; du Pentagone et du soutien isra&#233;lien. Le Hamas a exprim&#233; son opinion au sujet de la r&#233;union au sommet en tuant quatre colons isra&#233;liens. Un demi-million de colons juifs ill&#233;gaux ont &#233;t&#233; la cons&#233;quence la plus visible du &#171; processus de paix. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue tactique, Netanyahou a de bonnes cartes &#224; jouer. Il peut proclamer les espoirs de paix d'Isra&#235;l tout en avertissant que la s&#233;curit&#233; d'Isra&#235;l est d'une importance capitale. Il peut faire la le&#231;on &#224; Obama sur les craintes fondamentales concernant l'existence d'Isra&#235;l, tout en &#233;voquant sans trop de r&#233;ticences le fait qu'Isra&#235;l peut rayer de la carte ses ennemis et est tout &#224; fait dispos&#233; &#224; le faire. L'arsenal nucl&#233;aire d'Isra&#235;l plane comme un spectre sur les d&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moratoire sur le gel des colonisations expire dans trois semaines. Netanyahou permettra alors aux colonies d'aller de l'avant, ce qui &#224; son tour poussera Abbas &#224; abandonner les pourparlers comme il avait menac&#233; de le faire dans ce cas &#8211; un exercice programm&#233; &#8211; comme le pr&#233;disait Jeffrey Blankfort le 31 ao&#251;t 2010. Isra&#235;l va poursuivre sa pouss&#233;e &#224; droite et la dissidence subira de plus en plus de purges dans un contexte politique de plus en plus difficile. Le Plan Obama ira rejoindre toutes les autres ruines diplomatiques dans ce d&#233;sert d'ossements blanchis qui est l'aspect le plus visible de tous les plans qui tentent de d&#233;peindre la recherche d'une &#171; solution juste &#187; au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors, pourquoi Obama fait-il cet effort ? Comme l'explique Blankfort : &#171; Chaque pr&#233;sident depuis Nixon s'est efforc&#233; de mettre un terme &#224; l'occupation isra&#233;lienne pour des raisons strat&#233;giques, et chacun d'entre eux s'est heurt&#233; au lobby pro-isra&#233;lien et a fini par se montrer incapable de &#8211; ou r&#233;ticent &#224; &#8211; engager le capital politique n&#233;cessaire pour obliger Isra&#235;l &#224; respecter leur volont&#233;. A chaque fois, le Congr&#232;s a pris parti pour Isra&#235;l, et cela a &#233;t&#233; d'autant plus le cas pendant l'administration Obama. Les trois pr&#233;sidents qui ont d&#233;fi&#233; Isra&#235;l &#8211; Ford, Carter et Bush p&#232;re &#8211; ont finalement d&#251; faire machine arri&#232;re et ont &#233;t&#233; d&#233;savou&#233;s par les urnes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; ces pr&#233;c&#233;dents, pourquoi Obama a-t-il tout de m&#234;me tent&#233; la chose ? Blankfort suspecte qu'il y a eu des pressions de la part des alli&#233;s europ&#233;ens des &#201;tats-Unis : &#171; La perp&#233;tuation du conflit isra&#233;lo-palestinien compromet leur s&#233;curit&#233; et leur soci&#233;t&#233; beaucoup plus que celles des &#201;tats-Unis, et il y a depuis longtemps des appels &#224; l'Union europ&#233;enne pour qu'elle mette en marche sa propre &#171; initiative de paix &#187;. Et elle le ferait probablement si les &#201;tats-Unis se retiraient du terrain. Or, c'est la derni&#232;re chose que veulent Isra&#235;l et le lobby, et c'est la raison pour laquelle il y a des &#233;l&#233;ments du lobby dans chaque administration. Actuellement ce sont Dennis Ross, Rahm Emanuel et autres, qui poussent Obama &#224; s'impliquer, m&#234;me s'ils savent que cela va &#233;chouer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des caract&#233;ristiques du &#171; Bureau Oval &#187; tel qu'il a &#233;t&#233; remodel&#233; par Obama est un tapis tr&#232;s kitch portant des citations bien-pensantes sur son pourtour : celle de Franklin Roosevelt &#171; La seule chose que nous ayons &#224; craindre, c'est la peur elle-m&#234;me &#187; ; celle de Martin Luther King Jr : &#171; L'arc moral de l'univers est long, mais il tend vers la justice &#187; ; celle de Lincoln &#171; Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple &#187; et ainsi de suite. Lorsque les Palestiniens envisageront une de leurs rares visites, ils devraient rouler ce tapis, et en sortir un autre avec l'&#201;toile de David au milieu, et, sur le pourtour, l'inscription suivante : &#171; Attention, les Palestiniens qui entrez ici, abandonnez tout espoir. &#187; (Traduction A l'Encontre, &#233;crit le 3 septembre 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Post scriptum&lt;br class='autobr' /&gt;
Obama et Martin Luther King&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La semaine pass&#233;e, en discutant du rassemblement de Glenn Beck [du Tea Party, le 28 ao&#251;t] &#224; Washington DC, j'ai not&#233; : &#171; En 1993, King avait la m&#234;me tactique qu'un autre homme qui se disait confiant que le syst&#232;me &#233;tats-unien engendrerait de la justice &#224; cause d'un tropisme moral individuellement vertueux &#224; faire ce qui est juste &#8211; un peu comme Barack Obama en 2008. King avait tort alors, tout comme Obama a tort, deux g&#233;n&#233;rations plus tard. C'est une question de guerre de classes et non de trait de caract&#232;re individuel. &#187; (Traduction A l'Encontre)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;* Alexander Cockburn est l'un des deux animateurs (avec Jeffrey S. Clair), du site Counterpunch. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont The Politics of Anti-Semitism, Ed. Counterpunch, (2003), avec des contributions de Edward Sa&#239;d, Michael Neumann et Ury Avnery&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(7 septembre 2010)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;tir&#233; du site &lt;a href=&#034;http://www.labreche.ch/Ecran/PalCockburn09_10.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A l'encontre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pakistan : Des partis politiques appellent &#224; l'annulation de la dette ext&#233;rieure et lancent un mouvement contre la dette</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Pakistan-Des-partis-politiques-appellent-a-l-annulation-de-la-dette-exterieure</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Pakistan-Des-partis-politiques-appellent-a-l-annulation-de-la-dette-exterieure</guid>
		<dc:date>2010-09-07T08:25:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>CADTM</dc:creator>


		<dc:subject>Asie</dc:subject>
		<dc:subject>Pakistan</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>
		<dc:subject>Dette</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une conf&#233;rence mutlipartite tenue &#224; Lahore le 29 ao&#251;t dernier a convenu de lancer une campagne contre le remboursement de la dette ext&#233;rieure du Pakistan et d'organiser des rassemblements de protestation &#224; travers le pays. Vingt-huit partis politiques, syndicats, groupes de femmes et organisations de la soci&#233;t&#233; civile ont particip&#233; &#224; cette conf&#233;rence. &lt;br class='autobr' /&gt; Une conf&#233;rence mutlipartite tenue &#224; Lahore le 29 ao&#251;t dernier a convenu de lancer une campagne contre le remboursement de la dette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Pakistan-251-+" rel="tag"&gt;Pakistan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-09-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-09-07&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Dette-+" rel="tag"&gt;Dette&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton5264-405bc.jpg?1782038134' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une conf&#233;rence mutlipartite tenue &#224; Lahore le 29 ao&#251;t dernier a convenu de lancer une campagne contre le remboursement de la dette ext&#233;rieure du Pakistan et d'organiser des rassemblements de protestation &#224; travers le pays. Vingt-huit partis politiques, syndicats, groupes de femmes et organisations de la soci&#233;t&#233; civile ont particip&#233; &#224; cette conf&#233;rence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une conf&#233;rence mutlipartite tenue &#224; Lahore le 29 ao&#251;t dernier a convenu de lancer une campagne contre le remboursement de la dette ext&#233;rieure du Pakistan et d'organiser des rassemblements de protestation &#224; travers le pays. Vingt-huit partis politiques, syndicats, groupes de femmes et organisations de la soci&#233;t&#233; civile ont particip&#233; &#224; cette conf&#233;rence. Il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; de d&#233;buter cette campagne par des rassemblements &#224; Lahore, Karachi et Islamabad. Le premier rassemblement se tiendra &#224; Islamabad le 2 septembre. Le s&#233;nateur Hasil Bezinjo, un des leaders principaux du National Party, s'est engag&#233; &#224; porter cette question au S&#233;nat et &#224; y pr&#233;senter une r&#233;solution pour exiger du gouvernement qu'il refuse de payer la dette ext&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence &#233;tait pr&#233;sid&#233;e par Aman Kariaper et Ammar Ali Jan, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Labour Party Pakistan (LPP) &#224; Lahore. Dans ses remarques introductives, Ammar a soulign&#233; que le pays a subi des pertes de 250 milliards de roupies pakistanaises (environ 2,3 milliards d'euros, NDT) pour les seuls secteurs de l'agriculture et de l'&#233;levage, et que les co&#251;ts de reconstruction suite aux inondations pourraient se chiffrer en milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence a d&#233;but&#233; par la pr&#233;sentation de Abdul Khaliq, personne focale du CADTM au Pakistan, qui a avanc&#233; qu'il existait de solides arguments juridiques, &#233;thiques et politiques en faveur de la suspension imm&#233;diate du service de la dette et du refus de nouveaux pr&#234;ts. Il a &#233;galement pr&#233;sent&#233;, pour &#233;tayer son argumentation, les pr&#233;c&#233;dents historiques en Am&#233;rique latine et en Afrique. Selon lui, la dette n'est pas une simple question financi&#232;re mais bien une question politique. Il a soulign&#233; que les dettes contract&#233;es par des dictateurs sont consid&#233;r&#233;es en droit international comme des dettes ill&#233;gitimes et que le poids de ces dettes ne devrait pas &#234;tre support&#233; par les g&#233;n&#233;rations futures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon certaines estimations, la dette du Pakistan a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; rembours&#233;e au moins huit fois, a-t-il indiqu&#233;. La dette fait donc partie int&#233;grante du syst&#232;me de re-colonisation qui pr&#233;vaut dans le tiers-monde. Le Pakistan est en train de vivre l'un des pires d&#233;sastres de son histoire, une catastrophe qui a touch&#233; des millions de gens, fait 1500 morts, d&#233;vast&#233; des terres agricoles et d&#233;truit des infrastructures de communication, causant des pertes &#233;conomiques de plusieurs millions. &#8220;Nous pensons qu'il est temps de d&#233;clarer la suspension unilat&#233;rale des remboursements de la dette ext&#233;rieure au lieu de mendier des aides pour le secours aux victimes et la r&#233;habilitation&#8221;. Il a rappel&#233; que le Pakistan payait environ 3 millions de dollars d'int&#233;r&#234;ts sur une dette ext&#233;rieure s'&#233;levant &#224; 54 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat pakistanais n'est plus en mesure de satisfaire les besoins &#233;l&#233;mentaires des 20 millions de personnes touch&#233;es par les inondations qui manquent de nourriture, de v&#234;tements, d'abri et de soins m&#233;dicaux, a-t-il rappel&#233;. Le pays ne peut donc pas rembourser sa dette ; les institutions financi&#232;res internationales et les cr&#233;anciers ne devraient pas esp&#233;rer du Pakistan qu'il poursuive les remboursements aux d&#233;pens de ses citoyens qui manquent d&#233;j&#224; de nourriture, d'abri, d'&#233;coles, d'h&#244;pitaux, de tribunaux et autres services publics, a-t-il affirm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aasim Sajjad Akhtar, universitare, &#233;crivain et militant du Workers Party Pakistan, a mis en avant que les obligations suite au r&#233;&#233;chelonnement de la dette, pr&#233;sent&#233; en 2008 par le dictateur pr&#233;c&#233;dent comme son grand succ&#232;s, vont &#233;choir en 2015, et que cela risque d'&#233;lever &#224; plus de 70% la dette exprim&#233;e en pourcentage du PIB, et de la rapprocher du seuil de 80% reconnu par la Banque mondiale comme &#233;tant insoutenable. Il a fait remarquer que les recherches men&#233;es par son groupe indiquent que plus de 80% de la dette du Pakistan a &#233;t&#233; contract&#233;e pendant des r&#233;gimes dictatoriaux. Sur les aspects politiques de la campagne, Akhtar a sugg&#233;r&#233; de remettre en cause la logique des d&#233;penses militaires consid&#233;rables qui, m&#234;me en ces temps de crise aigu&#235;, n'est pas r&#233;examin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la discussion ouverte qui a suivi, la question de la dette et ses nombreuses implications politiques ont &#233;t&#233; d&#233;battues par tous les d&#233;l&#233;gu&#233;s pr&#233;sents. Jamil Omar, pr&#233;sident du Awami Jamhoori Forum, a sugg&#233;r&#233; de mettre en place un m&#233;canisme de suivi compos&#233; et dirig&#233; par le r&#233;seau des militants repr&#233;sent&#233;s &#224; la conf&#233;rence pour garantir la transparence et la reddition de comptes quant &#224; la gestion et la destination des fonds lib&#233;r&#233;s par l'annulation de la dette. Pour lui, il s'agissait d'un imp&#233;ratif &#233;thique corollaire &#224; l'annulation de la dette.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le s&#233;nateur Senator Hasil Bizenjo du National Party a pleinement soutenu l'id&#233;e de l'annulation de la dette comme moyen pour remettre en cause l'ordre politique actuel et a propos&#233; de pr&#233;senter une motion au S&#233;nat pour discuter de cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Human Rights Commission of Pakistan (Commission des Droits Humains du Pakistan), IA Rehman, a exhort&#233; le gouvernement &#224; ne pas contracter de nouveaux pr&#234;ts pour satisfaire les besoins li&#233;s aux inondations. Si quelqu'un veut aider le Pakistan, a-t-il dit, il doit le faire par des dons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abid Hassan Minto, juriste reconnu et pr&#233;sident du Workers Party Pakistan, a pr&#233;sent&#233; une analyse d&#233;taill&#233;e de la situation socio-&#233;conomique actuelle et a propos&#233; de former une comit&#233; compos&#233; d'organisations politiques et sociales partageant les m&#234;mes vues pour construire un mouvement politique sur la base des exigences expos&#233;es durant la conf&#233;rence. Au lieu d'accepter de nouvelles offres de pr&#234;ts, le Pakistan doit d&#233;clarer la r&#233;pudiation unilat&#233;rale de sa dette ext&#233;rieure. A maintes reprises, des pays confront&#233;s &#224; des trag&#233;dies semblables aux inondations catastrophiques qu'a connues le Pakistan ont &#233;t&#233; forc&#233;s par les institutions financi&#232;res internationales et les pays donateurs &#224; hypoth&#233;quer leur avenir en empruntant pour financer l'effort de secours et de reconstruction. Ainsi la trag&#233;die se poursuit et s'amplifie les ann&#233;es suivantes. Les conf&#233;renciers ont pr&#233;cis&#233; que les inondations r&#233;centes repr&#233;sentent la pire catastrophe de l'histoire du Pakistan. Le pays a &#233;t&#233; d&#233;vast&#233; des r&#233;gions du nord jusqu'&#224; la pointe sud. L'&#201;tat, d&#233;poss&#233;d&#233; de sa capacit&#233; &#224; satisfaire les besoins de son peuple par des ann&#233;es de n&#233;olib&#233;ralisme et de militarisme, s'est av&#233;r&#233; d&#233;ficient, tant de par son &#233;chec persistant &#224; maintenir les infrastructures existantes que dans sa r&#233;ponse au d&#233;sastre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les personnes ayant pris la parole lors de la conf&#233;rence, il y avait Raja Zulqernain, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Association du Barreau de la Cour Supr&#234;me, Khurshid Ahmad, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Pakistan Workers Confederation, Nasir Mansoor, secr&#233;taire adjoint de la National Trade Union Federation, Nazar Mengal de la Pakistan Trade Unions Defense Campaign, Karamat Ali, directeur de PILER, Lal Khan, r&#233;dacteur en chef de Asian Marxist Review, Ihsan Wain, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de Awami National Party, l'ex s&#233;nateur Tariq Choudry of Tehreek Insaaf, Niasr Shah, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Labour Party Pakistan, M A Bhutta, vice-pr&#233;sident du Saraiki National Party, Ilyas Khan, secr&#233;taire Peoples Lawyers Forum, Manzoor Gilani, pr&#233;sident du Istiqlal Party, Syeda Deep de IPSS, I A Rehman, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Human Rights Commission of Pakistan, Farooq Tariq, coordinateur de la Labour Relief Campaign, et Asad rehman de la Sungi Development Foundation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;solution adopt&#233;e lors de la conf&#233;rence comprend les points suivants : Suspension imm&#233;diate du remboursement de la dette ext&#233;rieure Les institutions ou les pays donateurs qui veulent aider le Pakistan doivent le faire sous la forme de dons et non de pr&#234;ts. Pas de nouveaux pr&#234;ts. Le budget militaire doit &#234;tre r&#233;vis&#233; Mise en place d'une commission d'audit pour mener une enqu&#234;te publique sur la dette ext&#233;rieure du Pakistan. La commission devrait b&#233;n&#233;ficier d'une garantie constitutionnelle Des r&#233;parations pour le changement climatique doivent &#234;tre pay&#233;es au Pakistan par les pays industrialis&#233;s Une commission f&#233;d&#233;rale sur les secours post-inondations doit &#234;tre mise sur pied pour superviser les secours, les travaux de r&#233;habilitation et de reconstruction &#224; la suite des inondations Contacter le secr&#233;tariat de SAARC (South Asian Association for Regional Cooperation, Association de l'Asie du Sud pour une coop&#233;ration r&#233;gionale) pour demander de l'aide et pour l'acceptation de l'aide indienne sans aucune condition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Labour Relief Campaign (LRC) est compos&#233;e de huit organisations : National Trade Union Federation, Women Workers Help Line, CADTM Pakistan, Labour Party Pakistan, Progressive Youth Front, Pakistan For Palestine, Labour Education Foundation et Pakistan Kissan Rabita Committee.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Campagne de secours populaire pour les victimes des inondations au Pakistan : un premier point d'&#233;tape</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Campagne-de-secours-populaire-pour-les-victimes-des-inondations-au-Pakistan-un</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Campagne-de-secours-populaire-pour-les-victimes-des-inondations-au-Pakistan-un</guid>
		<dc:date>2010-09-07T08:24:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Rousset</dc:creator>


		<dc:subject>Pakistan</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous voulons bri&#232;vement rendre compte de la campagne en cours de solidarit&#233; avec les victimes des inondations au Pakistan. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'appel &#224; la solidarit&#233; a &#233;t&#233; initialement lanc&#233; le 7 ao&#251;t 2010 par la Campagne de secours populaire (Labour Relief Campaign) qui comprend actuellement 8 organisations : le r&#233;seau de solidarit&#233; des femmes travailleuses (Women Workers Help Line), la Fondation d'&#233;ducation populaire (Labour Education Foundation), le Comit&#233; de coordination des paysan du Pakistan (Pakistan (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Pakistan-251-+" rel="tag"&gt;Pakistan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-09-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-09-07&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH80/arton5247-1c6b8.jpg?1782038134' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous voulons bri&#232;vement rendre compte de la campagne en cours de solidarit&#233; avec les victimes des inondations au Pakistan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appel &#224; la solidarit&#233; a &#233;t&#233; initialement lanc&#233; le 7 ao&#251;t 2010 par la Campagne de secours populaire (Labour Relief Campaign) qui comprend actuellement 8 organisations : le r&#233;seau de solidarit&#233; des femmes travailleuses (Women Workers Help Line), la Fondation d'&#233;ducation populaire (Labour Education Foundation), le Comit&#233; de coordination des paysan du Pakistan (Pakistan Kissan Rabita Committee), le CATDM Pakistan, le Front progressiste de la jeunesse (Progressive Youth Front), le Parti des travailleurs du Pakistan (Labour Party Pakistan), la F&#233;d&#233;ration syndicale nationale (National Trade Union Federation) et Pakistan pour la Palestine (Pakistan For Palestine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait tout &#224; la fois de mobiliser au Pakistan m&#234;me pour porter de l'aide aux populations sinistr&#233;es et de faire appel &#224; la solidarit&#233; r&#233;gionale ou internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des camps &#224; partir desquels la solidarit&#233; est impuls&#233;e ont &#233;t&#233; organis&#233;s par la Campagne de secours populaire (LRC) dans divers parties du pays : Karachi, Moro, Layya, Rawalpindi, Sibbi, Lahore, Murdan et Hyderabad. Les fonds ou l'aide en nature collect&#233;s centralement sont envoy&#233;s en priorit&#233; vers des r&#233;gions d&#233;laiss&#233;es par le gouvernement (le Baloutchistan et Khaber Pukhtoon Khawa) ainsi que dans des zones o&#249; la LRC est implant&#233;es (Layya, Rajan Pur, Sibbi, Noshehra et Charsada par exemple). Les centres r&#233;gionaux s&#233;lectionnent diverses zones prioritaires comme dans le Sindh au sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tr&#232;s gros effort de solidarit&#233; est donc engag&#233; au Pakistan m&#234;me. Ainsi, au 22 ao&#251;t, plus de 1 400 000 roupies avaient &#233;t&#233; collect&#233;es (soit pr&#232;s de 13 000 euros).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne a pris un tour internationaliste particuli&#232;rement &#233;mouvant quand des militant(e)s indien(ne)s ont travers&#233; la fronti&#232;re indo-pakistanaise dans le cadre d'une initiative pour la paix (le Pakistan et l'Inde sont en effet en &#233;tat de guerre chaude ou latente depuis 1947). Dix membres de cette Caravane pour la Paix ont remis 25 400 roupies indiennes &#224; la LRC. Ils se sont rendus le 14 ao&#251;t dans le camp de Regal Chouk Lahore o&#249; ils ont aid&#233; &#224; collecter sur place de nouveaux dons en manifestant concr&#232;tement la solidarit&#233; des Indiens avec les victimes pakistanaises des inondations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, se sont des militantes du N&#233;pal, de Sri Lanka et du Bangladesh qui ont rejoint des camps de secours populaire, dont Sharmila Kerki, pr&#233;sidente de la F&#233;d&#233;ration des ONG du N&#233;pal, Sita Kumari Pondel, membre du parlement n&#233;palais et dirigeante du Parti communiste UML, Faisal Bin Majeed, membre bengali de l'Alliance Sud-Asiatique pour l'&#233;radication de la pauvret&#233; (SAAPE) et Nalini Ratnarajah, militante pacifiste du Sri Lanka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;l&#233;gation &#233;tait initialement venue au Pakistan dans le cadre du groupe &#171; genre &#187; de la SAAPE, &#224; l'invitation du R&#233;seau des femmes travailleuses WWHL. Ce fut pour elle l'occasion d'affirmer la solidarit&#233; des peuples d'Asie du Sud face aux calamit&#233;s naturelles aggrav&#233;es par l'incurie des gouvernements. La participation directe d'Indiens et de militants d'Asie du Sud &#224; la campagne de solidarit&#233; men&#233;e au Pakistan a &#233;t&#233; tr&#232;s bien accueillie par la population et a re&#231;u un &#233;cho m&#233;diatique important. Sita Kumari Pondel, notamment, a pu parler &#224; la t&#233;l&#233;vision GEO et d'autres chaines de t&#233;l&#233;vision priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appel &#224; la solidarit&#233; internationale re&#231;oit aussi un &#233;cho par del&#224; l'Asie du Sud, m&#234;me si nous ne sommes pas encore en mesure d'&#233;valuer ce qui a &#233;t&#233; pour l'heure accompli. Les responsables de notre association, Europe solidaires sans fronti&#232;res (ESSF) &#233;tant actuellement en voyage, en Asie notamment, nous ne pourrons faire le point des fonds collect&#233;s par notre interm&#233;diaire que d&#233;but septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les besoins sont consid&#233;rables et la campagne de solidarit&#233; va se poursuivre au-del&#224; du mois d'ao&#251;t, qui n'est pas le plus propice &#224; la mobilisation en Europe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Pakistan, la LRC cherche aussi &#224; &#233;largir et &#224; mieux coordonner les actions de solidarit&#233; engag&#233;es par des forces de gauche, populaires. Elle pr&#233;pare &#224; cette fin une conf&#233;rence multi partis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ferons un nouveau point d'&#233;tape concernant cette campagne d&#232;s que possible. Mais manifestez votre solidarit&#233; sans attendre, si ce n'est d&#233;j&#224; fait !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Pierre Rousset, militant du Nouveau Parti Anticapitaliste (France) et de la IVe Internationale, anime l'association Europe Solidaire Sans Fronti&#232;res : &lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.europe-solidaire.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pakistan - Plus de 12 millions de personnes souffrent des inondations</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Rousset</dc:creator>


		<dc:subject>Pakistan</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-09-07</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le Pakistan est confront&#233; aux pires inondations de son histoire. Des pluies torrentielles ont provoqu&#233; de brutales inondations en divers points du pays. Les protections ont c&#233;d&#233;es, laissant les gens expos&#233;s au d&#233;ferlement des eaux. Plus de 12 millions de personnes sont aujourd'hui frapp&#233;es et plus de 650 000 maisons se sont effondr&#233;es, principalement dans les villages. Des milliers d'hectares de cultures sont perdus. Fermes, b&#233;tail (vaches, ch&#232;vres...), mobilier, v&#234;tements, chaussures et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L109xH87/arton5248-c202d.jpg?1781060101' class='spip_logo spip_logo_right' width='109' height='87' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Pakistan est confront&#233; aux pires inondations de son histoire. Des pluies torrentielles ont provoqu&#233; de brutales inondations en divers points du pays. Les protections ont c&#233;d&#233;es, laissant les gens expos&#233;s au d&#233;ferlement des eaux. Plus de 12 millions de personnes sont aujourd'hui frapp&#233;es et plus de 650 000 maisons se sont effondr&#233;es, principalement dans les villages. Des milliers d'hectares de cultures sont perdus. Fermes, b&#233;tail (vaches, ch&#232;vres...), mobilier, v&#234;tements, chaussures et autres biens sont noy&#233;es. Les villageois se retrouvent sans eau potable, sans aliments, sans abris. La situation des femmes et des enfants est particuli&#232;rement difficile et il y a un besoin urgent de nourriture. Des maladies se propagent rapidement du fait, notamment, de la pollution des eaux : grippe, fi&#232;vres, diarrh&#233;es, chol&#233;ra...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement n'a fait qu'empirer les choses. Les autorit&#233;s n'ont pas agi imm&#233;diatement, laissant des dizaines de milliers de personnes d&#233;munies. Elles ne se sont rendues dans les camps de fortune qu'apr&#232;s 24 heures en n'apportant qu'une aide alimentaire en quantit&#233; d&#233;risoire. Dans ces conditions &#8211; l'aide &#233;tant bien loin de r&#233;pondre aux besoins les plus urgents de personnes affam&#233;es &#8211; des bagarres ont &#233;clat&#233;es, rendant encore plus difficile la condition de gens d&#233;j&#224; d&#233;sesp&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les m&#233;dias en parlent fort peu, la situation au Balouchistan est aussi mauvaise que dans le nord-ouest du pays (Khyber-Pakhtoonkhwa) ou dans l'ouest et le sud du Penjab. Comme d'habitude cependant, cette r&#233;gion n'est pas une priorit&#233; pour le gouvernement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation s'aggrave encore avec le d&#233;but de pluies tr&#232;s violentes la nuit derni&#232;re dans la province de Khyber-Pakhtoonkhwa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fondation populaire d'&#233;ducation (Labour Education Foundation), le Parti des travailleurs du Pakistan (Labour Party of Pakistan), la F&#233;d&#233;ration syndicale nationale (National Trade Union Federation), le r&#233;seau de solidarit&#233; des femmes travailleuses (Women Workers Help Line) et le Front progressiste de la jeunesse (Progressive Youth Front) ont ouvert des camps de secours populaire en r&#233;ponse aux inondations (Labour Flood Relief Camps) &#224; Lahore. Ils ont pour l'heure (7 ao&#251;t 2010) collect&#233; plus de 300 000 roupies. 110 000 roupies ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; envoy&#233;s au Balouchistan et plus de 200 000 autres sont entrain d'&#234;tre transf&#233;r&#233;es dans le sud du Penjab pour aider les victimes de cette catastrophe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous appelons nos amis et les organisations au Pakistan comme &#224; l'&#233;tranger &#224; nous envoyer des dons que ce soit de l'argent ou des biens en nature : eau potable, v&#234;tements (neufs), chaussures, m&#233;dicaments. &#9632;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;POUR AIDER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d'information, contactez : &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Khalid Mahmood&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Director&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Labour Education Foundation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ground Floor, 25-A Davis Road, Lahore, Pakistan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Email : Khalid@lef.org.pk&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel : 0092 42 6303808, 0092 42 6315162,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fax : 0092 42 6271149&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mobile : 0092 321 9402322&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous souhaitez transf&#233;rer des fonds, soit directement &#224; la Labour Education Foundation, soit par l'interm&#233;diaire d'ESSF, voici les coordonn&#233;es bancaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DIRECTEMENT A LA LEF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A/C Title : Labour Education Foundation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A/C Number : 01801876&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Route :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Please advise and pay to Citi Bank, New York, USA Swift CITI US 33 for onward transfer to BANK ALFALAH LTD., KARACHI, PAKISTAN A/C No. 36087144 and for final transfer to BANK ALFALAH LTD., LDA PLAZA, KASHMIR ROAD, LAHORE, PAKISTAN Swift : ALFHPKKALDA for A/C No. 01801876 OF LABOUR EDUCATION FOUNDATION.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VIA ESSF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela est plus simple pour vous, vous pouvez passer par ESSF pour vos dons :&lt;br class='autobr' /&gt;
Ch&#232;ques en euros seulement &#224; l'ordre d'ESSF &#224; &#234;tre envoy&#233;s &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ESSF, 2, rue Richard-Lenoir, 93100 Montreuil, France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Virements &#224; Cr&#233;dit lyonnais, Agence de la Croix-de-Chavaux (00525), 10 boulevard Chanzy,93100 Montreuil, France, ESSF, compte n&#176; 445757C&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coordonn&#233;es bancaires internationales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IBAN : FR85 3000 2005 2500 0044 5757 C12&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BIC / SWIFT : CRLYFRPP&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte au nom de : ESSF&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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