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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Mobilisations antifascistes, arrestation des dirigeants n&#233;onazis, rumeurs de coup d'Etat : O&#249; va la Gr&#232;ce ?</title>
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		<dc:date>2013-10-01T14:35:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Avanti4.be</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>L'extr&#234;me-droite dans le monde</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-10-01</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements se pr&#233;cipitent en Gr&#232;ce, avec comme toile de fond la crise sociale sans pr&#233;c&#233;dent que traverse ce pays du fait des politiques d'aust&#233;rit&#233; impos&#233;es par le gouvernement et la Tro&#239;ka (UE, BCE, FMI). Le 17 septembre, un militant antifasciste &#233;tait assassin&#233; par les bandits nazis de l'Aube Dor&#233;e. D&#232;s le lendemain, les manifestations antifascistes se sont multipli&#233;es ainsi que les attaques contre les si&#232;ges de ce parti fasciste, prot&#233;g&#233;s par la police anti-&#233;meute. Une semaine apr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH82/arton15278-b91d1.png?1676538312' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements se pr&#233;cipitent en Gr&#232;ce, avec comme toile de fond la crise sociale sans pr&#233;c&#233;dent que traverse ce pays du fait des politiques d'aust&#233;rit&#233; impos&#233;es par le gouvernement et la Tro&#239;ka (UE, BCE, FMI). Le 17 septembre, un militant antifasciste &#233;tait assassin&#233; par les bandits nazis de l'Aube Dor&#233;e. D&#232;s le lendemain, les manifestations antifascistes se sont multipli&#233;es ainsi que les attaques contre les si&#232;ges de ce parti fasciste, prot&#233;g&#233;s par la police anti-&#233;meute. Une semaine apr&#232;s le meurtre, ce sont plusieurs dizaines de milliers de manifestants qui d&#233;filaient &#224; Ath&#232;nes &#224; l'appel de tous les partis de gauche et des syndicats.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce 28 septembre, apr&#232;s le limogeage de plusieurs chefs de la police r&#233;put&#233;s proches des nazis, et alors que des rumeurs de coup d'Etat de l'arm&#233;e se font insistantes, survient un &#233;v&#233;nement inattendu : la police a proc&#233;d&#233; &#224; l'arrestation de plusieurs dirigeants de l'Aube Dor&#233;e, accus&#233;s d'avoir form&#233; une &#034;organisation criminelle&#034;, et cela alors qu'il y a quelques jours encore les partis au pouvoir &#233;voquaient la possibilit&#233; de former une coalition avec cette m&#234;me organisation... Nous reproduisons dans ce dossier une s&#233;rie d'articles qui analysent ces diff&#233;rents moments d'une &#034;crise dans la crise&#034; dont les cons&#233;quences pourraient bien bouleverser la situation (Avanti4.be)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mobilisation contre les assassins fascistes</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Mobilisation-contre-les-assassins-fascistes</link>
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		<dc:date>2013-10-01T14:34:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Theodora Polenta</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>L'extr&#234;me-droite dans le monde</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-10-01</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'assassinat du musicien antifasciste Pavlos Fyssas, poignard&#233; &#224; mort mardi 17 septembre &#224; minuit, au Pir&#233;e, pr&#232;s d'Ath&#232;nes, par un militant fasciste, Giorgos Roupakas, a d&#233;clench&#233; un toll&#233; national contre les violences fascistes. &lt;br class='autobr' /&gt; L'Aube Dor&#233;e, le parti dont Roupakas &#233;tait membre, a d&#233;savou&#233; celui-ci et fait semblant de ne pas le conna&#238;tre ! Mais internet et les journaux ont publi&#233; des photos du tueur embrassant des d&#233;put&#233;s de premier plan de l'Aube Dor&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Noyaux arm&#233;s et entra&#238;n&#233;s &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-392-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-10-01-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-10-01&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH82/arton15279-a22b7.png?1679047791' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'assassinat du musicien antifasciste Pavlos Fyssas, poignard&#233; &#224; mort mardi 17 septembre &#224; minuit, au Pir&#233;e, pr&#232;s d'Ath&#232;nes, par un militant fasciste, Giorgos Roupakas, a d&#233;clench&#233; un toll&#233; national contre les violences fascistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Aube Dor&#233;e, le parti dont Roupakas &#233;tait membre, a d&#233;savou&#233; celui-ci et fait semblant de ne pas le conna&#238;tre ! Mais internet et les journaux ont publi&#233; des photos du tueur embrassant des d&#233;put&#233;s de premier plan de l'Aube Dor&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Noyaux arm&#233;s et entra&#238;n&#233;s &#224; la violence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef du parti, Ilias Kasidiaris, a d&#233;clar&#233; que celui qui oserait accuser l'Aube Dor&#233;e de responsabilit&#233; dans l'assassinat serait poursuivi. Le tueur avait demand&#233; &#224; sa femme de se d&#233;barrasser de sa carte de membre de l'Aube Dor&#233;e. Mais il travaillait dans un caf&#233; de l'Aube Dor&#233;e tandis que sa femme &#233;tait la femme d'ouvrage du bureau local de l'Aube Dor&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une interview donn&#233;e par un ancien membre de l'Aube Dor&#233;e au journal Ethnos (publi&#233;e les 20 et 21 septembre) et d'autres rapports ont r&#233;v&#233;l&#233; qu'existe dans les locaux de l'Aube Dor&#233;e un noyau ferm&#233; de militants organis&#233;s avec une discipline militaire. Ce sont des gens de ce noyau qui ont men&#233; l'attaque contre Paul, ainsi que l'attaque &#224; Perama, pr&#232;s du Pir&#233;e, le 12 septembre, contre un groupe de colleurs d'affiches du Parti communiste (KKE) qui s'est termin&#233;e par l'hospitalisation de neuf de ceux-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces noyaux sont &#233;quip&#233;s d'armes, qu'ils ont pu cacher lors des descentes de police parce que le parti est averti &#224; l'avance de ces descentes gr&#226;ce aux informations donn&#233;es par des policiers qui sont membres de l'Aube Dor&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les r&#233;v&#233;lations r&#233;centes, on a appris que l'Aube Dor&#233;e se fait de l'argent avec les v&#234;tements que leurs sympathisants donnent au parti au nom de la &#171; solidarit&#233; pour les plus d&#233;munis&#034; en vendant ces v&#234;tements &#224; des immigr&#233;s pakistanais qui les revendent ensuite dans les march&#233;s de rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a appris aussi que des tarifs ont &#233;t&#233; &#233;tablis pour les agressions : 100 EUR pour casser un bras, 200 EUR pour casser une jambe, 1000 EUR pour br&#251;ler une voiture, de 1500 &#224; 2000 EUR pour envoyer quelqu'un &#224; l'h&#244;pital pendant un mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mobilisation rapide&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 septembre, des milliers d'antifascistes ont envahi les rues du quartier de Keratsini au Pir&#233;e et de dizaines de villes du pays. Le 21 septembre, une nouvelle manifestation a &#233;t&#233; appel&#233;e au Pir&#233;e par les syndicats des marins et des ouvriers des chantiers navals. Sous cette pression, l'Aube Dor&#233;e a report&#233; toutes les activit&#233;s publiques qu'elle avait pr&#233;vues pour le week-end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand rassemblement anti-fasciste a &#233;t&#233; appel&#233; par les syndicats des secteurs priv&#233; et public &#224; Ath&#232;nes mercredi 25 septembre, premier jour d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 48 heures des travailleurs du secteur public. Car les derni&#232;res actions violentes des fascistes ont eu lieu dans un contexte de remont&#233;e de la lutte de la classe travailleuse, avec les gr&#232;ves tournantes des enseignants et d'autres cat&#233;gories de travailleurs du secteur public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La classe dirigeante a d'abord esp&#233;r&#233; que l'attaque meurtri&#232;re des fascistes allait engourdir le mouvement de la classe travailleuse. L'ampleur des mobilisations est en train de leur donner tort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gauche divis&#233;e face aux fascistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la gauche et le mouvement ouvrier ont sous-estim&#233; le danger des n&#233;o-nazis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti Communiste grec (KKE), en particulier, s'est moqu&#233; pendant des ann&#233;es des trotskistes qui jetaient leurs forces dans la lutte contre l'Aube Dor&#233;e. Il y a &#224; peine un an et demi, un membre important du KKE, Giorgos Sifonios, pr&#233;sident du syndicat de l'usine Greek Steel, a invit&#233; l'Aube Dor&#233;e dans l'usine occup&#233;e et a remis le micro au porte-parole de l'AD, Ilias Kasidiaris, pour qu'il puisse s'adresser aux travailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Syriza a eu une meilleure position mais, jusqu'&#224; maintenant, elle a sous-estim&#233; la menace de l'Aube Dor&#233;e. Des centaines de membres de base de Syriza jouent un r&#244;le central dans la construction de comit&#233;s antifascistes dans leurs quartiers, mais cela se fait sans plan et sans aucune coordination par la direction du parti. Et un certain nombre de d&#233;put&#233;s de premier plan de Syriza ont envoy&#233; le plus mauvais message en demandant une coop&#233;ration au sein de l'&#171; arc constitutionnel &#187; (c'est-&#224;-dire en appelant les partis de gauche &#224; coop&#233;rer avec les partis pro M&#233;morandum au gouvernement - le PASOK et la ND - dont la politique a ouvert la voie pour les nazis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus petites sections de la gauche portent aussi une part de responsabilit&#233; dans cette division. La coalition anticapitaliste Antarsya et Keerfa (le Mouvement d'Unification contre le Racisme et la Menace fasciste, qui fait partie d'Antarsya) continuent, aujourd'hui encore, &#224; agir parfois de mani&#232;re sectaire et ont tendance &#224; limiter les propositions d'action &#224; l'organisation de marches (ce qui est bien s&#251;r important, mais pas suffisant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'unis et organis&#233;s que nous pourrons emp&#234;cher de nouveaux meurtres et &#233;craser le fascisme. Organis&#233;s et coordonn&#233;s dans des comit&#233;s locaux, compl&#233;t&#233;s par des groupes d'autod&#233;fense de travailleurs - c'est le seul moyen de gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand nous disons &#034; unis &#034;, clarifions tout de suite une chose : ceux qui ont tol&#233;r&#233; l'Aube Dor&#233;e, qui ont attis&#233; l'hyst&#233;rie contre les immigr&#233;s et les prostitu&#233;es - les partis politiques qui nous gouvernent et qui servent la Tro&#239;ka l'Union Europ&#233;enne, FMI et Banque Mondiale) les armateurs et les banquiers - n'entrent pas dans notre unit&#233;. Nous ne devons avoir aucune confiance, et surtout aucune d&#233;pendance, en eux ou en n'importe quelle version de l'&#171; arc constitutionnel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che de combattre le fascisme appartient &#224; la gauche, aux syndicats et aux jeunes. Nous avons besoin de marches et d'actions contre les fascistes partout et tout de suite. Mais nous devons &#233;galement comprendre que les protestations et les manifestations ne suffisent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des premi&#232;res priorit&#233;s doit &#234;tre l'organisation dans les &#233;coles, les universit&#233;s, les clubs de football et les maisons de jeunes. L'Aube Dor&#233;e a gagn&#233; du terrain dans certaines &#233;coles secondaires et sup&#233;rieures o&#249; elle est consid&#233;r&#233;e comme &#034;branch&#233;e&#034; et &#224; la base d'un sous-culture et d'un &#034;mode de vie&#034;. La constitution d'une Coordination des Comit&#233;s Antifascistes r&#233;unissant des groupes locaux partout dans Ath&#232;nes et la r&#233;gion du Pir&#233;e est une &#233;tape tr&#232;s importante. Des avanc&#233;es similaires ont lieu aussi en Mac&#233;doine et en Thessalie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre lutte contre le fascisme est aussi une lutte contre le syst&#232;me capitaliste qui engendre et nourrit le fascisme. Un front anti-fasciste dirig&#233; par Syriza et la gauche devrait &#234;tre compl&#233;t&#233; par une r&#233;ponse globale &#224; la crise et &#224; la Tro&#239;ka et par l'objectif d'un gouvernement de la gauche. La gauche doit revendiquer le pouvoir sur la base d'un programme qui &#233;limine le pouvoir des capitalistes et ouvre la voie pour le contr&#244;le des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas contraire, la crise du syst&#232;me capitaliste dans lequel nous vivons aujourd'hui continuera &#224; r&#233;g&#233;n&#233;rer la menace fasciste, d'une mani&#232;re ou d'une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pavlos Fyssas continuera &#224; vivre parmi nous&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pavlos Fyssas, tu&#233; par un fasciste au Pir&#233;e le 17 Septembre, a grandi dans les quartiers ouvriers de Keratsini. Fils d'un ouvrier de chantier naval de Perama, il a lui aussi &#233;t&#233; travailler dans ces chantiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis ses ann&#233;es d'&#233;cole, il aimait le hip hop et d'auditeur il s'est rapidement transform&#233; en artiste. Il a continu&#233; &#224; travailler de temps en temps dans les chantiers navals, &#233;tait membre du syndicat des m&#233;tallos au Pir&#233;e et a toujours particip&#233; &#224; ses mobilisations. Pavlos diffusait sa musique gratuitement via internet. &#034; Il &#233;tait l'une des cibles de l'Aube Dor&#233;e en raison des paroles antifascistes de ses chansons &#034;, a reconnu un ancien membre de la section locale de ce parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pavlos n'&#233;tait pas membre d'un parti politique de gauche en particulier mais il participait r&#233;guli&#232;rement &#224; des mouvements sociaux. Un soir d'hiver glacial, il a mobilis&#233; tous les artistes hip hop pour aider les sans-abri dans les zones difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 17 septembre &#224; minuit, trente voyous du mouvement fasciste de l'Aube Dor&#233;e l'attendaient devant le caf&#233; o&#249; il regardait un match de football. Ils avaient &#233;t&#233; mobilis&#233;s par t&#233;l&#233;phone mobile. Trente contre un ! M&#234;me au moment de l'attaque, la premi&#232;re pr&#233;occupation de Pavlos a &#233;t&#233; de prot&#233;ger ces amis. Il s'est d&#233;tach&#233; sur la foule, a regard&#233; les voyous dans les yeux et leur a demand&#233; s'ils avaient le courage de venir un par un. Ils ont pr&#233;f&#233;r&#233; s'en remettre &#224; un des leurs, Giorgos Roupakas, pour le poignarder &#224; mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que certains essaient de nous faire croire que c'&#233;tait l&#224; un choc des &#171; deux extr&#234;mes &#187;, ce sont en fait deux mondes diff&#233;rents qui se sont affront&#233;s dans la nuit. Celui de l'altruisme, du courage et du militantisme de la classe travailleuse telle qu'elle est exprim&#233;e par Pavlos Fyssas, et celui de la pourriture des nazis et du syst&#232;me qui les engendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s deux articles publi&#233;s le 25 septembre sur le site &lt;a href=&#034;http://www.workersliberty.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.workersliberty.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le chef de l'Aube Dor&#233;e arr&#234;t&#233; mais les questions sur la r&#233;pression subsistent</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-chef-de-l-Aube-Doree-arrete-mais-les-questions-sur-la-repression-subsistent</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-chef-de-l-Aube-Doree-arrete-mais-les-questions-sur-la-repression-subsistent</guid>
		<dc:date>2013-10-01T14:33:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jerome Roos</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>L'extr&#234;me-droite dans le monde</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-10-01</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Etat grec r&#233;prime le mouvement n&#233;o-nazi mais on peut se demander s'il souhaite et s'il est capable de vraiment &#233;radiquer la menace fasciste qu'il a cr&#233;&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est assez incroyable de voir la diff&#233;rence que peuvent faire deux semaines. Il y a &#224; peine 10 jours, des responsables gouvernementaux et des membres de la coalition au pouvoir en Gr&#232;ce discutaient ouvertement des possibilit&#233;s d'un futur gouvernement avec le parti ouvertement n&#233;o-nazi de l'Aube Dor&#233;e. C'est alors qu'un groupe de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Droite-extreme-en-Europe-+" rel="tag"&gt;L'extr&#234;me-droite dans le monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-392-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-10-01-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-10-01&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH103/arton15280-3e3d9.jpg?1679047791' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Etat grec r&#233;prime le mouvement n&#233;o-nazi mais on peut se demander s'il souhaite et s'il est capable de vraiment &#233;radiquer la menace fasciste qu'il a cr&#233;&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est assez incroyable de voir la diff&#233;rence que peuvent faire deux semaines. Il y a &#224; peine 10 jours, des responsables gouvernementaux et des membres de la coalition au pouvoir en Gr&#232;ce discutaient ouvertement des possibilit&#233;s d'un futur gouvernement avec le parti ouvertement n&#233;o-nazi de l'Aube Dor&#233;e. C'est alors qu'un groupe de voyous de l'Aube dor&#233;e a assassin&#233; sans vergogne le rappeur antifasciste Pavlos Fyssas - et soudain tout a sembl&#233; changer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que des dizaines de milliers de manifestants antifascistes descendaient dans les rues, des responsables gouvernementaux et des m&#233;dias grand public ont pour la premi&#232;re fois ouvertement d&#233;nonc&#233; ce parti comme &#233;tant une &#171; organisation criminelle &#187;. Des enqu&#234;tes ont &#233;t&#233; lanc&#233;es, des officiers de police suspendus et l'Aube Dor&#233;e s'est effondr&#233;e dans les sondages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;pression et des questions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la r&#233;pression soudaine de l'Etat contre les extr&#233;mistes violents a pris un tour spectaculaire avec l'arrestation du leader incontest&#233; du parti, Nikolaos Michaloliakos, par l'Unit&#233; nationale de Lutte contre le Terrorisme. Trois autres d&#233;put&#233;s, ainsi qu'un dirigeant du parti pour la banlieue ath&#233;nienne de Nikaia et 12 autres membres du parti ont &#233;galement &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s, tandis que de nouveaux mandats d'arr&#234;t ont &#233;t&#233; &#233;mis pour plusieurs d&#233;put&#233;s et membres du parti. Une bonne indication de la d&#233;termination du gouvernement &#224; enfin balayer la base institutionnelle du mouvement n&#233;o-nazi est donn&#233;e par le fait que la r&#233;pression actuelle se marque, pour la premi&#232;re fois depuis la chute de la junte militaire en 1974, par l'arrestation de d&#233;put&#233;s, sans compter le chef officiel d'un parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, la r&#233;pression institutionnelle et les accusations d'actions criminelles se sont fait attendre longtemps, car le gouvernement (avec la b&#233;n&#233;diction de l'Europe) a tol&#233;r&#233; volontiers la prolif&#233;ration de la violence n&#233;o-nazie contre les immigr&#233;s et les gauchistes pendant des ann&#233;es. Il y a donc de bonnes raisons de rester profond&#233;ment sceptique sur les intentions r&#233;elles du gouvernement et sur les implications plus larges des arrestations pour l'avenir de la lutte antifasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arrestation de ses dirigeants pourrait sans aucun doute paralyser l'organisation hi&#233;rarchique de l'Aube Dor&#233;e et paralyser temporairement les actions officiels du parti, mais elle ne supprimera pas la p&#233;n&#233;tration du fascisme dans le tissu m&#234;me de l'&#201;tat et de la soci&#233;t&#233; grecque. Plus important encore, un tr&#232;s grand nombre de policiers grecs et les principaux &#233;l&#233;ments des forces arm&#233;es du pays continuent &#224; soutenir et &#224; adh&#233;rer &#224; l'id&#233;ologie violente et ouvertement raciste de l'Aube Dor&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fait a &#233;t&#233; soulign&#233; lorsque, il y a quelques jours, un groupe de r&#233;servistes des forces sp&#233;ciales a publiquement demand&#233; au gouvernement de d&#233;missionner et a appel&#233; ouvertement &#224; un coup d'Etat militaire si celui-ci refusait de le faire. Comme l'Aube Dor&#233;e revendique le soutien de pr&#232;s de 60% des forces de police du pays, et comme la plupart de ses d&#233;put&#233;s et de ses voyous ont jusqu'ici &#233;chapp&#233; &#224; l'emprisonnement gr&#226;ce aux penchants &#224; droite du syst&#232;me judiciaire, il est &#233;galement difficile de savoir &#224; quel point la r&#233;pression juridique sera vraiment efficace. Les charges actuelles peuvent mettre en route la criminalisation du parti mais on ignore jusqu'o&#249; les institutions &#233;tatiques sont vraiment d&#233;sireuses et capables d'aller dans leurs efforts pour &#233;radiquer le spectre du n&#233;o-fascisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces limites institutionnelles sont aggrav&#233;es par le fait que l'Aube Dor&#233;e a toujours &#233;t&#233; soutenue par une section puissante de l'&#233;lite capitaliste oligarchique de la Gr&#232;ce, dont les int&#233;r&#234;ts financiers ont &#233;t&#233; parfaitement servis par le discours anti-immigr&#233;s de l'Aube Dor&#233;e et par ses attaques violentes contre les militants anarchistes et communistes. Il y a quelque temps d&#233;j&#224;, les enqu&#234;tes men&#233;es par la Section en charge des Crimes Financiers ont r&#233;v&#233;l&#233; que l'Aube Dor&#233;e est financ&#233;e par un groupe de riches hommes d'affaires, d'armateurs et de pr&#234;tres orthodoxes (ceux-ci sont parmi les plus riches propri&#233;taires terriens en Gr&#232;ce). Ce sont les m&#234;mes personnes qui contr&#244;lent le gouvernement et les m&#233;dias grecs et les m&#234;mes aussi qui sont susceptibles de tirer les ficelles derri&#232;re les actions &#034;sacrificielles&#034; men&#233;es actuellement contre l'Aube Dor&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Changement de strat&#233;gie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors pourquoi ces &#233;lites des affaires et de la politique ont-elles mis soudain tout leur poids dans la balance contre le parti n&#233;o-nazi sur lequel ils avaient pr&#233;c&#233;demment ferm&#233; les yeux ou m&#234;me qu'ils avaient activement soutenu ? Fondamentalement, l'&#233;lite grecque n'a toujours eu que deux options diam&#233;tralement oppos&#233;es pour rester au pouvoir : soit essayer de coopter l'Aube Dor&#233;e en cajolant sa direction dans le cadre de la &#171; politique traditionnelle &#187;, ou r&#233;primer ce parti dans une tentative de r&#233;cup&#233;rer ses &#233;lecteurs. L'assassinat de sang-froid de Pavlos - qui semble avoir &#233;t&#233; ordonn&#233; par le chef du parti lui-m&#234;me - et la puissante r&#233;action populaire qu'il a d&#233;clench&#233; ont rendu tout simplement intenable la premi&#232;re position. Et donc l'&#233;lite a imprim&#233; un tournant &#224; 180 degr&#233;s &#224; sa strat&#233;gie et abandonn&#233; le groupe n&#233;o-nazi qui avait &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;demment si b&#233;n&#233;fique pour ses int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, il reste essentiel de se rappeler que l'Aube Dor&#233;e est loin d'&#234;tre la seule expression du fascisme agitant aujourd'hui la soci&#233;t&#233; grecque. Comme je l'ai soutenu dans un pr&#233;c&#233;dent article, les partis &#034;centristes&#034; (la Nouvelle D&#233;mocratie sur la droite et le PASOK sur la gauche - NdT) ont fix&#233; les param&#232;tres politiques des politiques fascistes pendant des d&#233;cennies, et de nombreux ministres, anciens et actuels, ont ouvertement exprim&#233; leur soutien &#224; la cause fasciste. Lors d'une interview rugueuse lors de l'&#233;mission Hardtalk hier &#224; la BBC, le ministre de la sant&#233; Adonis Georgidadis a &#233;t&#233; confront&#233; &#224; des questions difficiles au sujet de son propre pass&#233; politique en tant que membre du parti ultra-nationaliste LAOS , dont le chef est largement connu pour sa rage antis&#233;mite et ses tirades contre les immigr&#233;s. L'ancien ministre PASOK de la Sant&#233; Andreas Loverdos a une fois fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'Aube Dor&#233;e comme le &#034;premier mouvement authentique n&#233; apr&#232;s la dictature&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, nous ne devons pas oublier que, pas plus tard qu'il y a deux semaines, l'&#233;lite politique et l'ensemble du spectre des m&#233;dias contr&#244;l&#233;s par les grands groupes &#233;conomiques flirtaient encore ouvertement avec l'id&#233;e d'une future coalition gouvernementale impliquant une Aube Dor&#233;e &#034; plus s&#233;rieuse &#034;. Plus t&#244;t cette ann&#233;e, Panagiotis Psomiadis, une figure de proue de la Nouvelle D&#233;mocratie (le parti conservateur dominant la coalition gouvernementale - NdT), s'est ouvertement exclam&#233; que &#034; La Nouvelle D&#233;mocratie et l'Aube Dor&#233;e sont des partis fr&#232;res.&#034; Et cette semaine, Nikos Dendias - le ministre de l'Ordre public qui a affirm&#233; avoir &#233;t&#233; &#034; constern&#233; &#034; par l'assassinat n&#233;o-nazi de Pavlos Fyssas - a ordonn&#233; &#224; la police anti-&#233;meute de r&#233;primer violemment une manifestation essentiellement pacifique de 50.000 manifestants antifascistes, emp&#234;chant la marche d'atteindre le si&#232;ge de l'Aube Dor&#233;e et prot&#233;geant ainsi ce parti d'une expression l&#233;gitime de l'indignation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous ne devons pas oublier les le&#231;ons de l'histoire du nazisme en Allemagne. Adolf Hitler a &#233;galement &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; par les repr&#233;sentants de la R&#233;publique de Weimar en 1924, avant d'&#234;tre nomm&#233; chancelier par cette m&#234;me &#233;lite politique en 1933. Hitler a utilis&#233; son temps en prison pour organiser son mouvement et dicter le premier volume de Mein Kampf. Tandis que l'Etat capitaliste s'effondrait autour des murs de sa cellule, les pogroms nazis continuaient alors m&#234;me que la direction officielle du parti &#233;tait emprisonn&#233;e. Si la Gr&#232;ce veut &#233;viter un sc&#233;nario similaire, il faudra beaucoup plus que la seule arrestation de dirigeants de l'Aube Dor&#233;e. Pour vaincre r&#233;ellement cette maladie, le fascisme doit &#234;tre combattu &#224; ses racines m&#234;mes, dans l'Etat capitaliste qui l'a engendr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; le 28 septembre sur le site roarmag.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traductions fran&#231;aises pour avanti4.be : Jean Peltier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ROAR Magazine est un m&#233;dia en ligne cr&#233;&#233; &#224; Oakland (Californie, USA) en 2010 pour &#034;tenter d'apporter une contribution &#224; la vague de soul&#232;vements dans le monde en partageant librement l'information et l'inspiration de ces mouvements, &#224; travers les informations, les histoires, les analyses, les id&#233;es, les actions, les livres, les po&#232;mes, les chansons, les photos, les vid&#233;os et les rendez-vous les plus inspirants venus des lignes de front du Mouvement pour une D&#233;mocratie R&#233;elle&#034;. ROAR est &#233;dit&#233; par Jerome Roos, un &#233;crivain, militant et auteur de film d'Amsterdam qui est &#233;galement chercheur &#224; l'European University Institute &#224; Florence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Gr&#232;ce : explosion de col&#232;re contre l'aust&#233;rit&#233;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Grece-explosion-de-colere-contre-l-austerite</link>
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		<dc:date>2012-02-14T14:09:19Z</dc:date>
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		<dc:creator>R&#233;daction de M&#233;diapart</dc:creator>


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		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-02-14</dc:subject>

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&lt;p&gt;A Ath&#232;nes, M&#233;decins du monde ne r&#233;serve plus son aide aux migrants Des dizaines de milliers de personnes ont manifest&#233; dimanche soir &#224; Ath&#232;nes. De violents affrontements ont oppos&#233; manifestants et policiers (pr&#232;s de 6.000 hommes &#233;taient d&#233;ploy&#233;s). Le Parlement a adopt&#233; dans la nuit un nouveau plan renfor&#231;ant les mesures d'aust&#233;rit&#233;, plan exig&#233; par l'Union europ&#233;enne, le FMI et la Banque centrale europ&#233;enne. Au moins 80.000 personnes se sont rassembl&#233;es dans le centre-ville d'Ath&#232;nes. Une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-392-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH116/arton9371-97825.png?1678415574' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A Ath&#232;nes, M&#233;decins du monde ne r&#233;serve plus son aide aux migrants&lt;br class='autobr' /&gt;
Des dizaines de milliers de personnes ont manifest&#233; dimanche soir &#224; Ath&#232;nes. De violents affrontements ont oppos&#233; manifestants et policiers (pr&#232;s de 6.000 hommes &#233;taient d&#233;ploy&#233;s). Le Parlement a adopt&#233; dans la nuit un nouveau plan renfor&#231;ant les mesures d'aust&#233;rit&#233;, plan exig&#233; par l'Union europ&#233;enne, le FMI et la Banque centrale europ&#233;enne. Au moins 80.000 personnes se sont rassembl&#233;es dans le centre-ville d'Ath&#232;nes. Une manifestation qui a r&#233;uni au moins 20.000 personnes a &#233;galement eu lieu &#224; Salonique. La r&#233;pression polici&#232;re a &#233;t&#233; particuli&#232;rement brutale face &#224; une foule qui demandait la d&#233;mission du gouvernement et du Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un journaliste grec a d&#233;crit les environs du Parlement grec comme &#171; une zone de guerre &#187;. Pendant des heures, des groupes de jeunes manifestants se sont affront&#233;s avec les forces de s&#233;curit&#233;. Un premier bilan faisait &#233;tat d'une soixantaine de bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs b&#226;timents, des cin&#233;mas, des restaurants et un th&#233;&#226;tre ont &#233;t&#233; incendi&#233;s dans la soir&#233;e. Des banderoles appellaient &#224; &#034;Un soul&#232;vement populaire&#034;. &#034;C'est eux ou nous&#034;, lisait-on sur une pancarte brandie par un groupe de manifestants aux visages masqu&#233;s et qui attaquaient des groupes de policiers. Durant deux heures, la situation est rest&#233;e &#171; hors de contr&#244;le &#187;, selon une source polici&#232;re cit&#233;e par l'AFP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les d&#233;put&#233;s s'appr&#234;tent &#224; voter des mesures qui vont conduire &#224; la mort de la Gr&#232;ce, mais le peuple ne va pas c&#233;der &#187;, s'est indign&#233; le compositeur grec Mikis Theodorakis, qui s'&#233;tait joint aux contestataires &#224; Ath&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du d&#233;bat, les parlementaires se sont vivement oppos&#233;s malgr&#233; le discours du ministre des finances, Evangelos Venizelos, expliquant qu'il n'y avait gu&#232;re de choix. &#034;Le d&#233;bat n'est pas entre des sacrifices ou pas de sacrifice du tout, mais entre des sacrifices ou des sacrifices d'une duret&#233; inimaginables&#034;, a-t-il d&#233;clar&#233;. Plusieurs d&#233;put&#233;s communistes et du Pasok annoncaient leur intention de voter contre ce plan, qui a pourtant &#233;t&#233; adopt&#233; dans la nuit par 199 voix contre 74 et 27 abstentions. Lors d'une intervention t&#233;l&#233;vis&#233;e, le Premier ministre grec, Lucas Papad&#233;mos, avait mis en garde contre le &#034;chaos &#233;conomique&#034; en cas de rejet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis trois jours, le pays est quasi paralys&#233; par les mouvements sociaux, les plus importants depuis des mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gr&#232;ce : la m&#233;decine europ&#233;enne menace de tuer le malade</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Grece-la-medecine-europeenne-menace-de-tuer-le-malade</link>
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		<dc:date>2012-02-14T14:08:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martine Orange</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>

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&lt;p&gt;Echec le matin, succ&#232;s &#224; midi. Ce simple raccourci donne la mesure de l'enjeu qui entoure les n&#233;gociations du plan de sauvetage de la Gr&#232;ce. Pour dissiper toutes les doutes, c'est le pr&#233;sident de la Banque centrale europ&#233;enne, Mario Draghi, qui a annonc&#233; l'accord final des partis politiques grecs : &#171; J'ai re&#231;u un appel du premier ministre grec, il y a quelques minutes, m'informant qu'un accord avait &#233;t&#233; trouv&#233; et approuv&#233; par les principaux partis &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; en pr&#233;ambule de la r&#233;union (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-392-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH110/arton9360-f9b5b.png?1679049127' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Echec le matin, succ&#232;s &#224; midi. Ce simple raccourci donne la mesure de l'enjeu qui entoure les n&#233;gociations du plan de sauvetage de la Gr&#232;ce. Pour dissiper toutes les doutes, c'est le pr&#233;sident de la Banque centrale europ&#233;enne, Mario Draghi, qui a annonc&#233; l'accord final des partis politiques grecs : &#171; J'ai re&#231;u un appel du premier ministre grec, il y a quelques minutes, m'informant qu'un accord avait &#233;t&#233; trouv&#233; et approuv&#233; par les principaux partis &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; en pr&#233;ambule de la r&#233;union mensuelle, juste avant l'ouverture de Wall Street.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tir&#233; du site &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.mediapart.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les gouvernements europ&#233;ens ont accueilli avec soulagement cette annonce, quel que soit le flou qui l'entoure. Que le gouvernement grec demande une r&#233;vision des pr&#233;visions budg&#233;taires par rapport au plan &#233;tabli par la Tro&#239;ka (FMI, BCE, Union europ&#233;enne), que le plan d'aust&#233;rit&#233; ne soit pas totalement arr&#234;t&#233;, que les partis discutent encore sur les modalit&#233;s, qu'il ne soit pas s&#251;r que tous les partis politiques signent leur reddition, comme l'exigent les responsables europ&#233;ens, qu'importe. L'important est de pouvoir annoncer un accord, afin d'envoyer un message rassurant aux march&#233;s : la Gr&#232;ce ne sera pas en banqueroute. Les &#233;ch&#233;ances de 14,5 milliards d'euros dues le 20 mars seront honor&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle a &#233;t&#233; re&#231;ue par les march&#233;s financiers comme les responsables europ&#233;ens l'escomptaient. L'euro a progress&#233; &#224; 1,3275 dollar, les taux d'int&#233;r&#234;t italien et espagnol, objet de toutes les surveillances, se sont d&#233;tendus, pour tomber respectivement &#224; 5,48 % et 5,27 % pour les obligations &#224; dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi soir, la r&#233;union de l'eurogroupe a donc pu poursuivre la discussion sur le nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros pour la Gr&#232;ce. Le Parlement grec doit voter ce nouveau plan d'aust&#233;rit&#233; dimanche. Les membres de la Tro&#239;ka vont mettre au point les derniers termes du plan de sauvetage grec. Les cr&#233;anciers priv&#233;s continuent de pr&#233;parer leur prochaine r&#233;union &#224; Paris o&#249; ils doivent ent&#233;riner le plan de r&#233;&#233;chelonnement de la dette grecque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout sera mis en &#339;uvre pour donner le sentiment que les &#233;v&#233;nements se d&#233;roulent comme pr&#233;vu, que la crise de la zone euro est parfaitement sous contr&#244;le. &#171; Les pi&#232;ces du puzzle vont se mettre en place &#187;, a assur&#233; Mario Draghi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit des apparences, l'Europe risque de ne s'&#234;tre achet&#233;e, une fois de plus, qu'un peu de temps. Mais cette fois-ci, elle est menac&#233;e d'avoir &#233;puis&#233; son cr&#233;dit pour r&#233;soudre la crise de l'euro. Chacun pressent qu'un cycle est en passe de se terminer. Deux ans de rem&#232;des miracles, de fausses solutions, d'obstination id&#233;ologique s'ach&#232;vent sur une impasse &#233;conomique, une crise sociale et un effacement politique et d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le plan de r&#233;forme structurel n'apporte aucun soulagement aux maux de la Gr&#232;ce. Les mesures impos&#233;es par la Tro&#239;ka sont d&#233;j&#224; consid&#233;r&#233;es comme inapplicables. En contrepartie d'une nouvelle aide de 130 milliards d'euros, de nouvelles &#171; r&#233;formes structurelles &#187; sont exig&#233;es. Ainsi, le salaire minimum dans le priv&#233; doit &#234;tre diminu&#233; de 22 %, pour &#234;tre ramen&#233; &#224; moins de 600 euros. Les contrats de travail dans le priv&#233; seront r&#233;vis&#233;s pour permettre une nouvelle flexibilit&#233;. Les droits &#224; la retraite, qui ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;vis&#233;s, seront revus &#224; nouveau &#224; la baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;penses publiques doivent &#234;tre r&#233;duites derechef de plus de 3 milliards d'euros d&#232;s 2012. Apr&#232;s l'&#233;ducation, les transports, c'est la sant&#233; qui est vis&#233;e. 1,1 milliard d'&#233;conomies a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; approuv&#233; sur les d&#233;penses de sant&#233;, alors que plus d'un tiers des Grecs sont d&#233;j&#224; exclus du syst&#232;me, faute de moyens. Les d&#233;penses dans la d&#233;fense vont &#234;tre r&#233;duites de 400 millions d'euros, tout comme celles des collectivit&#233;s territoriales. Alors que 30.000 emplois ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; supprim&#233;s dans la fonction publique, 15.000 autres devraient &#224; nouveau dispara&#238;tre. Au terme des discussions de mercredi, il restait encore 320 millions d'&#233;conomies &#224; trouver pour faire le compte. En moins de six heures, ils auraient &#233;t&#233; trouv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; On ne peut plus &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manifestation &#224; Ath&#232;nes.Manifestation &#224; Ath&#232;nes.&#169; Reuters&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#199;a suffit, on ne peut plus &#187; ; &#171; Non &#224; l'aust&#233;rit&#233; et &#224; la pauvret&#233; &#187;. Mardi, 20.000 personnes ont d&#233;fil&#233;, avec ces mots d'ordre, dans les rues d'Ath&#232;nes, &#224; l'appel des deux plus grands syndicats grecs. Ceux-ci ont en outre appel&#233; &#224; une nouvelle gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale vendredi et samedi pour s'opposer aux nouvelles mesures d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces mesures douloureuses qui cr&#233;ent de la mis&#232;re pour les jeunes, les ch&#244;meurs et les retrait&#233;s, ne nous laissent pas beaucoup d'issue. Nous ne pouvons les accepter. Nous allons vers un soul&#232;vement social &#187;, pr&#233;vient Ilias Iliopoulos, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du syndicat Adedy, un des deux grands syndicats grecs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s trois ann&#233;es de politique d'aust&#233;rit&#233;, plus aucun d'entre eux ne comprend o&#249; cette voie les m&#232;ne. Les salaires et les retraites ont &#233;t&#233; diminu&#233;s, les taxes et les imp&#244;ts n'ont cess&#233; d'augmenter, les d&#233;penses publiques ont &#233;t&#233; &#233;cras&#233;es, les services publics sont malmen&#233;s. R&#233;sultat : l'&#233;conomie grecque est exsangue. Le pays entame sa cinqui&#232;me ann&#233;e de r&#233;cession cons&#233;cutive, les faillites s'accumulent dans les entreprises et les commerces, la production industrielle a chut&#233; de plus de 11 % en d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les derni&#232;res statistiques publi&#233;es jeudi font &#233;tat d'un taux de ch&#244;mage d&#233;passant les 20 % de la population active et touchant 48 % des jeunes. &#171; La chute de l'emploi en un mois est sans pr&#233;c&#233;dent &#187;, assure un analyste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de ces chiffres, le FMI et l'Europe tablent sur un sc&#233;nario d'un exc&#233;dent budg&#233;taire primaire (hors charges d'int&#233;r&#234;ts) de 4,5 % en 2014 dans le cadre du plan de sauvetage. M&#234;me avec beaucoup d'imagination, cet objectif para&#238;t surr&#233;aliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous allons vers un autre drame en Gr&#232;ce avec beaucoup de questions non r&#233;solues. C'est une situation insoluble o&#249; on leur demande de r&#233;duire leur d&#233;ficit sans croissance. C'est un pi&#232;ge &#187;, expliquait Patrick Legland, responsable de la recherche &#224; la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale sur Bloomberg TV. &#171; Ces mesures n'aident pas au sauvetage de la Gr&#232;ce &#187;, estime de son c&#244;t&#233; la banque UBS qui estime d&#233;sormais &#224; 50 % &#8211; contre 22 % auparavant &#8211; l'&#233;ventualit&#233; d'une sortie de la Gr&#232;ce de la zone euro dans les dix-huit mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rare que les populations et le monde financier partagent les m&#234;mes analyses. M&#234;me le FMI a des doutes sur la voie emprunt&#233;e par l'Europe. &#171; Beaucoup de critiques &#224; l'&#233;tranger sous-estiment le fait que la Gr&#232;ce a d&#233;j&#224; fait beaucoup, &#224; un prix tr&#232;s &#233;lev&#233; pour la population &#187;, a reconnu Paul Thomsen, chef de mission du FMI. De nombreux experts s'interrogent sur le bien-fond&#233; de toutes les mesures d'aust&#233;rit&#233; exig&#233;es par l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les curseurs ne bougeront pas, ni sur le plan d'aust&#233;rit&#233;, ni sur la restructuration de la dette. Avant m&#234;me que celle-ci ne soit adopt&#233;e, elle para&#238;t d&#233;j&#224; insuffisante. Facialement, pourtant, elle est impressionnante : pas moins de 70 % de la dette d&#233;tenue par les cr&#233;anciers priv&#233;s doivent &#234;tre effac&#233;s. Mais les 100 milliards d'euros de r&#233;duction accord&#233;s (sur un total de 300 milliards) par les cr&#233;anciers priv&#233;s ne permettront pas un all&#233;gement significatif de la charge financi&#232;re du pays, compte tenu des modalit&#233;s retenues de l'&#233;change et de la n&#233;cessaire recapitalisation des banques grecques. L'objectif, pourtant bien peu ambitieux, du FMI d'atteindre un niveau d'endettement de 120 % du PIB &#224; l'horizon 2020 para&#238;t d'ores et d&#233;j&#224; inatteignable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Charles DallaraCharles Dallara&#169; Reuters&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cr&#233;anciers priv&#233;s, repr&#233;sent&#233;s par Charles Dallara, pr&#233;sident de l'institut de la finance internationale, second&#233; dans les derni&#232;res n&#233;gociations par Joseph Ackerman, le pr&#233;sident de la Deutsche Bank, ont d&#233;clar&#233; qu'ils n'iraient pas au-del&#224;. La banque centrale europ&#233;enne, qui est devenue un des principaux cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce depuis ses interventions sur le march&#233; secondaire, est sollicit&#233;e &#224; son tour pour faire un effort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite des rachats massifs de dette grecque sur le march&#233; secondaire, ces deux derni&#232;res ann&#233;es, la BCE est devenue une des principaux cr&#233;anciers d'Ath&#232;nes. Son portefeuille est &#233;valu&#233; &#224; 40 milliards d'euros. Toute la question &#233;tait de savoir si la BCE accepterait de participer &#224; la restructuration et de prendre une perte sur les obligations d&#233;tenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de Mario Draghi a &#233;t&#233; de la plus grande clart&#233; : &#171; Les discussions sur des possibles pertes de la BCE sur les obligations grecques sont infond&#233;es. &#187; En clair, la BCE refuse de participer &#224; la restructuration de la dette grecque et semble exclure tout m&#233;canisme, comme un transfert de ses titres vers le fonds europ&#233;en de s&#233;curit&#233; financi&#232;re, qui aurait pu, par la suite, participer &#224; la restructuration. Tout juste &#233;voque-t-elle la possibilit&#233; de reverser aux gouvernements le profit qu'elle pourrait enregistrer, &#224; la suite du remboursement &#224; taux plein de ses titres acquis &#224; vil prix.&#171; Donner une le&#231;on &#224; la Gr&#232;ce &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la r&#233;sistance de la BCE, il y a celle des autres membres de la zone euro. Toute perte de la banque centrale d&#233;graderait un bilan d&#233;j&#224; fortement mis &#224; mal. Une augmentation de capital pourrait s'imposer pour renforcer des fonds propres bien faibles. Et les Etats europ&#233;ens ne veulent pas mettre &#224; nouveau la main &#224; la poche pour la Gr&#232;ce. Le deuxi&#232;me plan de sauvetage suffit. Pour le reste, la Gr&#232;ce paiera, selon une rengaine bien connue depuis le trait&#233; de Versailles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intransigeance europ&#233;enne est dict&#233;e par la volont&#233; de &#171; donner une le&#231;on &#224; la Gr&#232;ce &#187; et de dissuader tout autre membre de la zone euro &#224; emprunter des chemins de traverse. Pour l'Europe, comme elle l'a promis au monde financier, la Gr&#232;ce doit rester un &#171; cas unique &#187;. &#171; Nous avons dit que la Gr&#232;ce &#233;tait unique et la Gr&#232;ce est unique&#8230; en tout (rires). Ce n'est pas une exp&#233;rience que nous voulons r&#233;it&#233;rer &#187;, a martel&#233; &#224; nouveau Mario Draghi aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;c&#233;dent cr&#233;&#233;, cependant, est lourd de sens pour l'id&#233;al europ&#233;en. Car &#224; la d&#233;flation &#233;conomique s'ajoute un effacement d&#233;mocratique organis&#233;. Apr&#232;s le r&#233;f&#233;rendum avort&#233; de novembre, les responsables europ&#233;ens ont obtenu une reddition sans condition d'une classe politique, il est vrai, discr&#233;dit&#233;e pour avoir conduit le pays &#224; la ruine, par son client&#233;lisme, son affairisme et son incurie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette capitulation n'appara&#238;t pas suffisante pour les Europ&#233;ens. Avant la r&#233;union de jeudi soir, le ministre n&#233;erlandais des finances, Jan Kees De Jager, insistait sur l'imp&#233;ratif d'un contr&#244;le extr&#234;me : &#171; Nous avons pos&#233; des conditions strictes, et nous devons v&#233;rifier r&#233;ellement que c'est le cas &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;. De son c&#244;t&#233;, le ministre allemand des finances, Wolfgang Scha&#252;ble, durcissait le ton : &#171; Nous venons de tr&#232;s loin mais nous ne sommes pas all&#233;s assez loin encore. Nous redirons ce soir &#224; la Gr&#232;ce et aux n&#233;gociateurs de la Gr&#232;ce les conditions pos&#233;es pour le second plan de sauvetage. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Allemagne cache &#224; peine l'objectif qu'elle veut atteindre : une mise sous tutelle de fait de la Gr&#232;ce. La semaine derni&#232;re, le ministre allemand des finances avait demand&#233; que la Gr&#232;ce soit plac&#233;e sous la tutelle d'un commissaire europ&#233;en charg&#233; d'approuver tous les choix budg&#233;taires et de v&#233;rifier la mise en place des r&#233;formes exig&#233;es. Devant le toll&#233; des autres capitales europ&#233;ennes, Angela Merkel avait d&#251; reculer, d&#233;clarant que ce n'&#233;tait pas le moment de parler d'une telle mesure, sans la d&#233;savouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le projet allemand n'a pas disparu pour autant. Il revient juste sous une autre forme. L'Allemagne propose d&#233;sormais que l'aide de 130 milliards d'euros apport&#233;e par l'Europe et le FMI soit plac&#233;e sur un compte bloqu&#233;, destin&#233; au paiement des int&#233;r&#234;ts de la dette et plac&#233; sous la signature de l'Europe. Lundi, Nicolas Sarkozy s'est ralli&#233; au projet allemand. Cette id&#233;e semble avoir toujours cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On tourne autour d'une logique plut&#244;t malsaine qui consiste &#224; dessaisir progressivement la Gr&#232;ce de son pouvoir &#233;conomique. Comme, jusqu'&#224; pr&#233;sent, les d&#233;cisions impos&#233;es &#224; la Gr&#232;ce ont conduit &#224; un recul de la croissance &#233;conomique, cette mesure n'a ni sens ni l&#233;gitimit&#233; &#187;, rel&#232;ve Jean-Marc Daniel, professeur &#224; l'ESCP Europe et &#233;conomiste &#224; l'Institut de l'entreprise, dans un entretien au Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers une sortie de l' euro ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ingr&#233;dients d'une crise politique et sociale majeure sont r&#233;unis. Et les &#233;lections l&#233;gislatives pr&#233;vues en avril risquent de ne pas suffire pour trancher, tant elles mettent en jeu les m&#234;mes acteurs politiques discr&#233;dit&#233;s. Cette impasse &#233;conomique et politique am&#232;ne &#224; penser l'impensable : une sortie de l'euro. Pour certains &#233;conomistes, elle est d&#233;sormais in&#233;luctable, l'Europe ayant totalement &#233;chou&#233; &#224; b&#226;tir un plan cr&#233;dible pour la Gr&#232;ce et un cadre europ&#233;en solide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi, la commissaire europ&#233;enne grecque, Maria Damanaki, a reconnu dans un entretien au journal To Vima tis Kyriakis que des sc&#233;narios alternatifs d'un abandon de l'euro par la Gr&#232;ce sont &#171; ouvertement &#233;tudi&#233;s &#187;. Pour des raisons radicalement diff&#233;rentes &#8211; la solidarit&#233; europ&#233;enne, m&#234;me r&#233;duite aux acqu&#234;ts, pesant &#224; certains &#8211;, des pays sont pr&#234;ts &#224; soutenir ce d&#233;part. La commissaire n&#233;erlandaise aux hautes technologies, Nellie Kroes, a d&#233;clar&#233; mardi dans un journal n&#233;erlandais que &#171; le d&#233;part de la Gr&#232;ce de la zone euro ne serait pas catastrophique &#187;. &#171; Ils nous ont toujours dit que si un pays demandait &#224; partir, tout l'&#233;difice s'&#233;croulerait. Ce n'est pas vrai &#187;, a-t-elle expliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Angela Merkel, a de plus en plus de mal &#224; convaincre sa majorit&#233; de soutenir la Gr&#232;ce. Pour de nombreux responsables de la CDU, toute aide suppl&#233;mentaire n'est que gaspillage d'argent. Ils estiment par ailleurs qu'apr&#232;s deux ann&#233;es de crise, le syst&#232;me financier a eu le temps de pr&#233;parer la sortie de la Gr&#232;ce de la zone euro. Selon eux, les cons&#233;quences seraient moins graves aujourd'hui qu'en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous voulons que la Gr&#232;ce reste dans l'euro &#187;, a r&#233;pliqu&#233; Jos&#233; Manuel Barroso, pr&#233;sident de la commission europ&#233;enne, avant d'ajouter cet argument d&#233;finitif qui en dit long sur l'&#233;tat d'esprit europ&#233;en : &#171; Les co&#251;ts d'une sortie de la Gr&#232;ce de l'euro seraient plus &#233;lev&#233;s que les co&#251;ts pour continuer &#224; soutenir la Gr&#232;ce. &#187; Y a-t-il encore un responsable europ&#233;en qui se rappelle les principes fondateurs qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; la construction europ&#233;enne ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gr&#232;ce : la d&#233;b&#226;cle de l'aust&#233;rit&#233;, le naufrage de l'Europe</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Grece-la-debacle-de-l-austerite-le-naufrage-de-l-Europe</link>
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		<dc:date>2012-02-14T14:06:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ATTAC France</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-02-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Parlement grec a adopt&#233; hier un &#233;ni&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233; n&#233;goci&#233; avec la Tro&#239;ka. En &#233;change, la BCE, le FMI et l'Union europ&#233;enne accepteront de d&#233;bloquer une nouvelle tranche de financement d'un plan que plus personne n'ose encore qualifier de &#171; sauvetage &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Malgr&#233; les d&#233;fections de ministres et de d&#233;put&#233;s, les manifestations d'hier, d'une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent, n'ont pas suffi &#224; bloquer l'adoption du plan au Parlement, avec une majorit&#233; incluant le Parti socialiste, la droite (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-392-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-02-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-02-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Parlement grec a adopt&#233; hier un &#233;ni&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233; n&#233;goci&#233; avec la Tro&#239;ka. En &#233;change, la BCE, le FMI et l'Union europ&#233;enne accepteront de d&#233;bloquer une nouvelle tranche de financement d'un plan que plus personne n'ose encore qualifier de &#171; sauvetage &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; les d&#233;fections de ministres et de d&#233;put&#233;s, les manifestations d'hier, d'une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent, n'ont pas suffi &#224; bloquer l'adoption du plan au Parlement, avec une majorit&#233; incluant le Parti socialiste, la droite classique et l'extr&#234;me-droite. La col&#232;re et le d&#233;sespoir populaires vont encore s'amplifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie grecque est litt&#233;ralement lamin&#233;e par les politiques d'aust&#233;rit&#233;, dont le nouveau plan est une &#233;tape suppl&#233;mentaire : baisse de 22 % du salaire minimum, ramen&#233; &#224; 586 euros brut sur 14 mois, suppression dans l'ann&#233;e de 15 000 emplois publics, nouvelles coupes dans les pensions de retraite. Loin de jeter les bases d'une sortie de crise, les pr&#233;tendues &#171; cures &#187; impos&#233;es par la Tro&#239;ka entretiennent un cercle vicieux de r&#233;cession et de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but de ces politiques : imposer une &#171; d&#233;valuation interne &#187; par une baisse massive des salaires et des budgets sociaux, en pr&#233;servant les int&#233;r&#234;ts des classes dominantes et du secteur financier. Les banques grecques seront recapitalis&#233;es par l'&#201;tat mais resteront dans les mains de leurs actionnaires priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le FMI lui-m&#234;me, la saign&#233;e actuelle et la restructuration en cours de la dette grecque ne permettront dans la meilleure des hypoth&#232;ses que de ramener la dette de 160 % &#224; 120 % du PIB d'ici 2020.Les nouveaux pr&#234;ts ne serviront qu'&#224; rembourser les anciens, la restructuration de la dette ne servira qu'&#224; maintenir &#224; long terme le flux des int&#233;r&#234;ts qui saignent l'&#233;conomie grecque en alimentant les banques europ&#233;ennes. La Gr&#232;ce sera ramen&#233;e &#224; une &#233;conomie de subsistance et de tourisme &#224; bas prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise est &#233;conomique et sociale, mais aussi d&#233;mocratique et politique. La classe politique grecque reste sourde aux exigences des citoyens, tandis que l'Union europ&#233;enne exerce une violence sans pr&#233;c&#233;dent contre l'un de ses pays membres, pr&#233;lude &#224; d'autres violences contre d'autres pays. Il faut croire que la Gr&#232;ce est pour les classes dominantes un laboratoire pour tester jusqu'o&#249; elles peuvent aller dans la pression exerc&#233;e sur les peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les mesures indispensables pour sortir la Gr&#232;ce, mais aussi le Portugal, l'Espagne, l'Italie et l'ensemble de l'Europe de cette impasse, il faut d'urgence une reprise en main de la Banque centrale europ&#233;enne par le politique, une r&#233;forme fiscale taxant les revenus financiers et les gros patrimoines, une annulation des dettes ill&#233;gitimes, une politique europ&#233;enne de convergence sociale vers le haut, des plans massifs d'investissement public pour la transition &#233;cologique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les luttes sociales sont appel&#233;es &#224; s'amplifier dans les mois &#224; venir dans toute l'Europe pour stopper la spirale infernale de l'aust&#233;rit&#233; et de la d&#233;sagr&#233;gation, et imposer une r&#233;orientation solidaire de la construction europ&#233;enne, &#224; commencer par le rejet du &#171; Pacte budg&#233;taire &#187;. Dans cette perspective, Attac France appelle &#224; multiplier les initiatives de solidarit&#233; avec le peuple grec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac France, le 13 f&#233;vrier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En Gr&#232;ce, les classes moyennes redoutent de plonger dans un &#171; moyen-&#226;ge social &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/En-Grece-les-classes-moyennes-redoutent-de-plonger-dans-un-moyen-age-social</link>
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		<dc:date>2012-02-14T14:05:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lie Poinssot</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-02-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une nouvelle fois, Yannis est descendu dans les rues d'Ath&#232;nes, ce vendredi. Mais l'espoir de ce syndicaliste cinquantenaire est bien mince de voir rejet&#233;e la nouvelle cure d'aust&#233;rit&#233; concoct&#233;e par la &#171; Tro&#239;ka &#187; &#8211; Union europ&#233;enne, Banque centrale europ&#233;enne et FMI &#8211; et soumise dimanche 12 f&#233;vrier au vote des d&#233;put&#233;s. Fonctionnaire au minist&#232;re des finances, Yannis a vu son salaire passer de 1.700 euros net par mois avant les premi&#232;res mesures d'aust&#233;rit&#233;, il y a presque deux ans, &#224; 1.000 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-392-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-02-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-02-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton9372-a9e54.png?1679049127' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une nouvelle fois, Yannis est descendu dans les rues d'Ath&#232;nes, ce vendredi. Mais l'espoir de ce syndicaliste cinquantenaire est bien mince de voir rejet&#233;e la nouvelle cure d'aust&#233;rit&#233; concoct&#233;e par la &#171; Tro&#239;ka &#187; &#8211; Union europ&#233;enne, Banque centrale europ&#233;enne et FMI &#8211; et soumise dimanche 12 f&#233;vrier au vote des d&#233;put&#233;s. Fonctionnaire au minist&#232;re des finances, Yannis a vu son salaire passer de 1.700 euros net par mois avant les premi&#232;res mesures d'aust&#233;rit&#233;, il y a presque deux ans, &#224; 1.000 euros aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; du site de M&#233;diapart)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Avec ma femme, on a du mal &#224; s'en sortir, car on a trois loyers &#224; notre charge : notre logement &#224; Ath&#232;nes, et les appartements de nos deux enfants &#233;tudiants, l'un en Cr&#232;te, l'autre sur l'&#238;le de Zante. &#187; En Gr&#232;ce, le choix de l'universit&#233; d&#233;pend du rang obtenu au concours, et non de la ville d'origine des candidats. Donc il arrive souvent que les enfants partent &#224; l'autre bout du pays. Et les rares chambres universitaires propos&#233;es par l'Etat sont r&#233;serv&#233;es aux revenus inf&#233;rieurs &#224; 12.000 euros par an : ce n'&#233;tait pas le cas de Yannis et sa femme, employ&#233;e dans une pharmacie, avant la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la situation du couple est fragile : ils ne font pas partie de cette majorit&#233; de Grecs de la classe moyenne qui avaient pu, jusqu'&#224; pr&#233;sent, r&#233;sister cahin-caha &#224; la crise, souvent gr&#226;ce au fait qu'ils &#233;taient propri&#233;taires de leur logement. &#171; Actuellement, c'est l'&#233;quivalent de mon salaire qui passe dans les loyers et les factures, d&#233;plore Yannis. Et mes deux enfants doivent faire des petits boulots &#224; c&#244;t&#233; de leurs &#233;tudes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solidarit&#233; familiale, un des piliers de la soci&#233;t&#233; grecque, est mise &#224; rude &#233;preuve en ces temps d'aust&#233;rit&#233;, d'autant qu'aux premi&#232;res mesures gouvernementales s'est ajout&#233;e une profonde r&#233;cession. L'emploi fond comme neige au soleil : depuis quelques jours, c'est officiel, le petit pays d'&#224; peine 11 millions d'habitants a son million de ch&#244;meurs, jeunes en t&#234;te. Pr&#232;s de la moiti&#233; des moins de 25 ans sont &#224; la recherche d'un emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi, devant le parlement, Marina faisait partie des manifestants. Fonctionnaire elle aussi, elle se serre la ceinture : &#171; Mon fils a 18 ans, il vient de commencer ses &#233;tudes. Evidemment, il habite &#224; la maison, on ne pourrait pas faire autrement... De toute fa&#231;on m&#234;me s'il travaillait, il serait aussi &#224; la maison : comment peut-on &#234;tre ind&#233;pendant avec 500 euros par mois ? &#187; Car parmi les nouvelles mesures qui doivent &#234;tre approuv&#233;es par la Vouli, le parlement grec, il y a la diminution de 22 % du salaire minimum &#8211; avec un tarif sp&#233;cial pour les moins de 25 ans : &#8211; 32 %. R&#233;sultat de l'op&#233;ration : 512 euros brut par mois pour les jeunes Grecs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le cancer du syst&#232;me politique grec &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les banderoles des manifestations qui se sont poursuivies samedi, on pouvait lire : &#171; Vous n'avez pas &#233;t&#233; mandat&#233;s pour ce Moyen &#194;ge que vous nous pr&#233;parez &#187;. Et quand on voit la liste des nouvelles mesures contenues dans le projet de loi, on comprend l'inqui&#233;tude de la population grecque. Outre la baisse du salaire minimum, qui concerne autant le secteur public que le secteur priv&#233;, le nouveau programme d'aust&#233;rit&#233; pr&#233;voit une baisse de 15 % des retraites comple&#769;mentaires et le licenciement de 15.000 fonctionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour rappel, depuis f&#233;vrier 2010, on a vu :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la suppression des primes et la r&#233;duction des 13e et 14e mois dans la fonction publique,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la suppression des 13e et 14e mensualit&#233;s des pensions de retraite,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la hausse de 4 points de la TVA,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'abaissement du seuil d'imposition &#224; 5.000 euros par an,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la remise en cause des conventions collectives,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; un vaste programme de privatisation d'entreprises publiques, cens&#233; rapporter au d&#233;part 50 milliards d'euros &#224; l'Etat en trois ans, objectif ramen&#233; depuis &#224; 19 milliards...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#171; Poussons-les &#224; la faillite avant qu'ils ne nous obligent &#224; faire faillite nous-m&#234;mes &#187;, entendait-on dans les manifestations ces derniers jours devant le Parlement. Pour Savas Robolis, directeur scientifique de l'Institut du travail, le centre de recherches des syndicats grecs, le diagnostic est clair : &#171; La population va subir pendant dix ans des sacrifices &#233;normes, mais ces sacrifices ne contribueront m&#234;me pas &#224; la diminution de la dette d'ici &#224; 2020. Cette politique d'aust&#233;rit&#233; est une impasse absolue pour l'&#233;conomie grecque. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des affrontements et violences polici&#232;res de plus en plus fr&#233;quents.&#169; Reuters&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, si l'endettement public diminue, cela sera surtout li&#233; au plan d'effacement de la dette, qui est n&#233;goci&#233; depuis plusieurs semaines avec les banques et qui doit aussi &#234;tre valid&#233; ce soir par l'assembl&#233;e. Il doit permettre en effet l'&#233;change des obligations actuelles par de nouvelles qui auront perdu la moiti&#233; de la valeur initiale. Jusqu'&#224; l'ann&#233;e derni&#232;re, le volume de la dette grecque n'avait cess&#233; d'augmenter, pour atteindre 161,7 % du PIB : avec cette restructuration, la dette publique devrait atteindre le niveau de 120 % du PIB en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la population, l'incompr&#233;hension devant les nouvelles mesures est totale. Ainsi Vangu&#233;lis, employ&#233; du casino de Loutraki, une petite ville au sud d'Ath&#232;nes, est venu manifester dans la capitale pour ces trois jours de mobilisation sociale. &#171; Quand on s'attaque aux salaires du secteur priv&#233;, ce n'est pas pour diminuer les d&#233;penses de l'Etat ou augmenter ses recettes fiscales. Cela va servir aux employeurs pour s'en mettre plus dans les poches. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, les entreprises n'ont pas attendu les futures mesures pour faire baisser les salaires ou pour r&#233;duire le volume horaire de travail. Les salaires ont baiss&#233; de 15 % en moyenne depuis deux ans, tous secteurs confondus, d'apr&#232;s la Banque de Gr&#232;ce. Certaines entreprises sont m&#234;me tellement endett&#233;es que leurs salari&#233;s ne touchent plus un centime depuis plusieurs mois. C'est le cas dans le secteur des m&#233;dias notamment. Vangu&#233;lis : &#171; C'est simple, faites un calcul. J'ai deux enfants. Pour une bouteille de lait, des yaourts et du pain, il me faut 10 euros chaque matin. Ce qui signifie 300 euros par mois. De l'autre c&#244;t&#233; nous avons un loyer de 400 euros. Et je gagne seulement 1000 euros par mois... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre t&#233;moignage, autre histoire ordinaire de la Gr&#232;ce d'aujourd'hui. Pant&#233;lis est un ancien militaire, retrait&#233; depuis peu. Sa pension s'&#233;l&#232;ve &#224; 1.000 euros mensuels &#8211; apr&#232;s avoir subi 40 % de baisse. Mais il a un emprunt sur le dos, avec sa femme. Chacun des deux devra payer encore 360 euros, chaque mois, pendant quinze ans. &#171; Il faut que l'on renverse ce cancer que sont le gouvernement et le syst&#232;me politique grecs &#187;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi, &#224; la fin de la manifestation, il s'est adress&#233; aux forces de l'ordre, omnipr&#233;sentes &#224; chaque rassemblement. Il leur a dit, sur le ton de la provocation : &#171; L'ennemi, ce sont les 300 qui sont l&#224;, &#224; l'int&#233;rieur du parlement et qui sont cens&#233;s nous repr&#233;senter... Ce n'est pas nous, le peuple ! &#187; Les MAT (forces anti-&#233;meutes) lui ont demand&#233; d'approcher, il s'est ex&#233;cut&#233;... Quelques minutes plus tard, il &#233;tait par terre, pli&#233; en quatre sous les coups de pieds. Les violences polici&#232;res et les d&#233;bordements syst&#233;matiques sont tels que de plus en plus de monde h&#233;site &#224; descendre dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un appauvrissement massif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restent les plus engag&#233;s, militants et syndicalistes, qui veulent y croire encore, et continuent d'appeler &#171; tous les Grecs, dans la rue &#187;. Personne en tout cas ne croit que le nouveau programme d'aust&#233;rit&#233;, d&#233;cid&#233; en &#233;change d'un nouveau pr&#234;t de 130 milliards d'euros, va permettre d'&#233;carter d&#233;finitivement le risque de faillite de l'Etat et celui de sortie de la zone euro...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace brandie par les dirigeants comme une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s tous les trois ou quatre mois depuis deux ans, la dramatisation tous azimuts entretenue par les m&#233;dias du pays, les Grecs n'y croient plus. D'autant que les sommes pr&#234;t&#233;es ne permettent pas vraiment au pays de souffler, elles servent &#224; rembourser les vieux emprunts : cette fois-ci, il s'agit de payer 14,5 milliards d'euros d'obligations qui arrivent &#224; &#233;ch&#233;ance le 20 mars prochain. Le cycle infernal semble ne jamais s'arr&#234;ter...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or pendant que les instances internationales d&#233;cident du sort de la Gr&#232;ce, la population, elle, s'appauvrit. Dans la capitale, les associations d'aide aux d&#233;munis estiment &#224; 25.000 le nombre de SDF, parmi lesquels les Grecs sont en nette augmentation, alors que les sans-logis &#233;taient jusqu'alors essentiellement des immigr&#233;s sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet appauvrissement est not&#233; par l'antenne de M&#233;decins du Monde en Gr&#232;ce. Selon son directeur, Nikitas Kanakis, d&#233;sormais environ le tiers des personnes qui fr&#233;quentent le centre sont des patients grecs, alors qu'ils &#233;taient seulement 6 ou 7 %, pour une &#233;crasante majorit&#233; d'immigr&#233;s, il y a encore un an : ces gens-l&#224; n'ont plus l'argent pour payer le ticket mod&#233;rateur de 5 euros &#224; l'h&#244;pital public. De son c&#244;t&#233;, l'Eglise orthodoxe, palliatif d'un Etat qui n'a jamais d&#233;velopp&#233; de structures sociales d'accueil, a augment&#233; le nombre de repas gratuits qu'elle distribue chaque jour. Dans certains quartiers, les habitants eux-m&#234;mes se mobilisent pour organiser des soupes populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s trois d&#233;cennies de croissance, de cr&#233;dits faciles et de culte de la consommation, les classes moyennes grecques sont comme frapp&#233;es par la foudre. Un d&#233;classement massif est en train de se produire qui menace maintenant tout le pays d'un v&#233;ritable effondrement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Am&#233;lie Poinssot&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un h&#244;pital grec sous contr&#244;le ouvrier</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Un-hopital-grec-sous-controle-ouvrier</link>
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		<dc:date>2012-02-14T14:03:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-02-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les agents hospitaliers de Kilkis, en Gr&#232;ce, ont occup&#233; leur h&#244;pital local et ont publi&#233; une d&#233;claration disant qu'il &#233;tait d&#233;sormais enti&#232;rement sous contr&#244;le ouvrier. 8 f&#233;vrier. &lt;br class='autobr' /&gt;
(tir&#233; du site du CADTM) &lt;br class='autobr' /&gt; L'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral de Kilkis en Gr&#232;ce (Mac&#233;doine centrale) est maintenant sous contr&#244;le ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont d&#233;clar&#233; que les probl&#232;mes qui durent depuis longtemps du Syst&#232;me de sant&#233; national (l'ESY) ne pouvaient &#234;tre r&#233;solus. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs ont r&#233;pondu &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-392-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-02-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-02-14&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH111/arton9345-30e5c.png?1679049127' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les agents hospitaliers de Kilkis, en Gr&#232;ce, ont occup&#233; leur h&#244;pital local et ont publi&#233; une d&#233;claration disant qu'il &#233;tait d&#233;sormais enti&#232;rement sous contr&#244;le ouvrier. 8 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; du site du CADTM)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral de Kilkis en Gr&#232;ce (Mac&#233;doine centrale) est maintenant sous contr&#244;le ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont d&#233;clar&#233; que les probl&#232;mes qui durent depuis longtemps du Syst&#232;me de sant&#233; national (l'ESY) ne pouvaient &#234;tre r&#233;solus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs ont r&#233;pondu &#224; l'acc&#233;l&#233;ration du r&#233;gime des mesures impopulaires d'aust&#233;rit&#233; en occupant l'h&#244;pital et l'ont d&#233;clar&#233; sous contr&#244;le direct et complet par les travailleurs. Toutes les d&#233;cisions seront dor&#233;navant prises par les &#171; travailleurs de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;pital a d&#233;clar&#233; que &#171; Le gouvernement n'est pourtant acquitt&#233; de ses responsabilit&#233;s financi&#232;res et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communaut&#233; locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de sant&#233; publique gratuits soins et de renverser le gouvernement et tous les politiques n&#233;olib&#233;rales. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir du 6 f&#233;vrier, le personnel hospitalier ne traitera que les soins d'urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas pay&#233;es. Ils demandent &#233;galement un retour aux niveaux des salaires qu'ils percevaient avant la mise en &#339;uvre de mesures d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prochaine assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale aura lieu le 13 f&#233;vrier, et une conf&#233;rence de presse le 15.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;claration suivante a &#233;t&#233; &#233;mise par les travailleurs :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 1. Nous constatons que les probl&#232;mes actuels et durables de l'ESY (le syst&#232;me national de sant&#233;) et des organisations apparent&#233;es ne peuvent &#234;tre r&#233;solus par des demandes sp&#233;cifiques et isol&#233;es ou concernant nos int&#233;r&#234;ts particuliers, car tous ces probl&#232;mes sont le fruit d'une politique gouvernementale antipopulaire plus g&#233;n&#233;rale et du n&#233;olib&#233;ralisme mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2. Nous constatons aussi, qu'en faisant des revendications particuli&#232;res nous faisons en fait le jeu d'un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face &#224; son ennemi &#8211; qui est constitu&#233; par le peuple affaibli et divis&#233;, fait tout pour emp&#234;cher la cr&#233;ation d'un front uni et populaire &#224; l'&#233;chelle nationale et mondiale ayant des int&#233;r&#234;ts communs et des exigences contre l'appauvrissement social cr&#233;&#233; par les autorit&#233;s politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 3. Pour cette raison, nous pla&#231;ons nos int&#233;r&#234;ts particuliers dans le cadre g&#233;n&#233;ral de revendications politiques et &#233;conomiques qui sont pos&#233;s par une tr&#232;s grande partie du peuple grec qui est aujourd'hui sous l'attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre d&#233;fendues jusqu'au bout afin d'aboutir, dans la coop&#233;ration entre les classes moyennes et populaires de notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 4. La seule fa&#231;on d'y parvenir est de remettre en question, dans l'action, non seulement la l&#233;gitimit&#233; politique mais aussi la l&#233;galit&#233; d'un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance &#224; grand pas vers le totalitarisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 5. Les travailleurs de l'H&#244;pital g&#233;n&#233;ral de Kilkis r&#233;pondent &#224; ce totalitarisme par la d&#233;mocratie. Nous occupons l'h&#244;pital public et le mettons sous notre contr&#244;le direct et total. L'h&#244;pital de Kilkis sera d&#233;sormais auto-gouvern&#233; et le seul moyen l&#233;gitime de prise de d&#233;cision sera l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de ses travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 6. Le gouvernement n'est pas lib&#233;r&#233; de ses obligations &#233;conomiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue &#224; ignorer ces obligations, nous serons oblig&#233;s d'informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout &#224; la soci&#233;t&#233; civile de nous soutenir par tous les moyens pour :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(a) la survie de notre h&#244;pital&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(b) le soutien au droit aux soins de sant&#233; public et gratuits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l'actuel gouvernement et de toute autre politique n&#233;olib&#233;rale, d'o&#249; qu'elle vienne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(d) une d&#233;mocratisation profonde et substantielle, c'est &#224; dire une d&#233;mocratisation qui permettra &#224; la soci&#233;t&#233; r&#233;elle et non pas &#224; des tiers de prendre les d&#233;cisions concernant son avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 7. Le syndicat de l'h&#244;pital de Kilkis commencera, &#224; partir du 6 f&#233;vrier, une gr&#232;ve en n'assurant que les soins d'urgence jusqu'au paiement complet pour les heures travaill&#233;es et la hausse de nos salaires au niveau qu'il &#233;tait avant l'arriv&#233;e de la tro&#239;ka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant tr&#232;s bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous prot&#233;gerons la sant&#233; des citoyens qui viennent &#224; l'h&#244;pital en fournissant des soins de sant&#233; gratuits &#224; ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu'il prenne ses responsabilit&#233;s, en esp&#233;rant qu'il renoncera en derni&#232;re minute &#224; sa cruaut&#233; sociale immod&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 8. Nous d&#233;cidons qu'une nouvelle assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale aura lieu, le lundi 13 f&#233;vrier dans le hall du nouveau b&#226;timent de l'h&#244;pital &#224; 11 heures, afin de d&#233;cider des proc&#233;dures qui sont n&#233;cessaires pour mettre en &#339;uvre efficacement l'occupation des services administratifs et r&#233;aliser avec succ&#232;s l'auto-gouvernance de l'h&#244;pital, qui d&#233;butera &#224; partir de ce jour-l&#224;. Les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales auront lieu tous les jours et seront l'instrument primordial pour la prise de d&#233;cision en ce qui concerne les employ&#233;s et le fonctionnement de l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons &#224; la la solidarit&#233; du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, &#224; la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu'au soutien de tous les m&#233;dias qui ont choisi de dire la v&#233;rit&#233;. Nous sommes d&#233;termin&#233;s &#224; continuer jusqu'&#224; ce que les tra&#238;tres qui vendent notre pays et nos gens s'en aillent. C'est eux ou nous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;cisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d'une conf&#233;rence de presse &#224; laquelle tous les m&#233;dias sont invit&#233;s mercredi 15/2/2012 &#224; 12h30. Nos assembl&#233;es quotidiennes commencent le 13 F&#233;vrier. Nous allons informer les citoyens sur chaque &#233;v&#233;nement important qui aura lieu dans notre h&#244;pital par le biais de communiqu&#233;s de presse et conf&#233;rences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire conna&#238;tre ces &#233;v&#233;nements afin de faire de cette mobilisation r&#233;ussie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous appelons&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; a) Nos concitoyens faire preuve de solidarit&#233; avec notre mouvement,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; b) Tout citoyen injustement trait&#233; de notre pays &#224; agir par des actions de contestation et d'opposition contre ses oppresseurs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c) Nos coll&#232;gues d'autres h&#244;pitaux &#224; prendre des d&#233;cisions similaires,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; d) les employ&#233;s dans d'autres domaines du secteur public et priv&#233; et les participants &#224; des organisations syndicales et progressistes &#224; agir de m&#234;me, afin d'aider notre mobilisation &#224; prendre la forme d'une r&#233;sistance universelle ouvri&#232;re et populaire et de soul&#232;vement, jusqu'&#224; la victoire finale contre l'&#233;lite &#233;conomique et politique qui aujourd'hui opprime notre pays et le monde entier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Commission internationale d'audit de la dette grecque : une demande imp&#233;rative</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Commission-internationale-d-audit-de-la-dette-grecque-une-demande-imperative</link>
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		<dc:date>2010-12-21T13:31:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-12-21</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>

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&lt;p&gt;C'est d&#233;sormais accept&#233; par tous, il est impossible de rembourser dans sa totalit&#233; la dette publique de notre pays. L'ampleur du probl&#232;me impose de toute &#233;vidence un d&#233;bat public de fond, posant la question de la rupture avec la strat&#233;gie suivie depuis le d&#233;but de la crise. De quel droit laisse-t-on les probl&#232;mes successifs aux mains d'un petit groupe d'experts autoproclam&#233;s, tandis que dans le m&#234;me temps, les medias d&#233;sinforment et terrorisent les couches populaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette approche a &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-12-21-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-12-21&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grece-392-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH89/arton6202-79d5c.png?1677907916' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='89' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est d&#233;sormais accept&#233; par tous, il est impossible de rembourser dans sa totalit&#233; la dette publique de notre pays. L'ampleur du probl&#232;me impose de toute &#233;vidence un d&#233;bat public de fond, posant la question de la rupture avec la strat&#233;gie suivie depuis le d&#233;but de la crise. De quel droit laisse-t-on les probl&#232;mes successifs aux mains d'un petit groupe d'experts autoproclam&#233;s, tandis que dans le m&#234;me temps, les medias d&#233;sinforment et terrorisent les couches populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche a &#233;t&#233; un parfait &#233;chec. Le pays est dans une impasse totale et une large participation populaire est n&#233;cessaire &#224; la prise des d&#233;cisions concernant la dette. Dans ce but, le premier pas peut &#234;tre la constitution d'une Commission internationale d'audit de la dette publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette publique est &#233;norme et multi-tentaculaire, assortie d'une grande vari&#233;t&#233; des contrats conclus sous des clauses fort diff&#233;rentes. Mais surtout, elle est entour&#233;e d'une totale opacit&#233;. Selon le peu d'&#233;l&#233;ments connus, environ les deux tiers de la dette publique grecque sont d&#233;tenus par des cr&#233;anciers &#233;trangers, surtout des banques fran&#231;aises et allemandes. La dette externe consiste presque enti&#232;rement en bons, dont 90% ont &#233;t&#233; &#233;mis sous la l&#233;gislation grecque. La dette interne est &#233;galement d&#233;tenue par des banques, mais aussi par des caisses de s&#233;curit&#233; sociale et d'autres d&#233;tenteurs de bons. De surcro&#238;t, l'Etat doit payer des sommes consid&#233;rables &#224; des petites et grandes entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'affronter la question de la dette, le pays devra d&#233;cider clairement quel montant il va rembourser et comment. Il devra aussi ne pas accepter aveugl&#233;ment les diktats de l'Union europ&#233;enne, qui imposent un co&#251;t financier et social exorbitant. Les choix sont tr&#232;s difficiles et les dirigeants grecs ne doivent pas tomber dans la facilit&#233; en disant amen aux principes n&#233;olib&#233;raux et en sacrifiant leur population. Quelle part de la dette sera finalement rembours&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il faire une diff&#233;rence entre les cr&#233;anciers grecs et les cr&#233;anciers &#233;trangers ? Ces questions essentielles ne doivent pas &#234;tre &#233;lud&#233;es et &#234;tre laiss&#233;es aux mains des &#171; experts &#187; du Minist&#232;re des Finances et de la Banque de Gr&#232;ce. Pour qu'une solution satisfaisante pour le peuple grec voie le jour, il faut la participation d&#233;mocratique des mouvements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission internationale d'audit pourrait jouer le r&#244;le de catalyseur contribuant &#224; la transparence requise. Cette commission internationale, compos&#233;e d'experts de l'audit des finances publiques, d'&#233;conomistes, de syndicalistes, de repr&#233;sentants des mouvements sociaux, devra &#234;tre totalement ind&#233;pendante des partis politiques. Elle devra s'appuyer sur de nombreuses organisations qui permettront de mobiliser des couches sociales tr&#232;s larges. C'est ainsi que commencera &#224; devenir r&#233;alit&#233; la participation populaire n&#233;cessaire face &#224; la question de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette Commission internationale demandera que soient rendus publics les contrats qu'elle prendra le temps d'&#233;tudier pour d&#233;finir la nature de la dette. La question centrale est alors : quelle part de cette dette est &#171; odieuse &#187; ou &#171; ill&#233;gale &#187; ? La notion de dette &#171; odieuse &#187; a &#233;t&#233; introduite dans le droit international par le juriste russe Alexandre Nahum Sack dans les ann&#233;es 1920 afin de qualifier des dettes publiques contraires aux int&#233;r&#234;ts populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fait grand d&#233;bat au sein des juristes, mais il faut noter que les Etats-Unis ont tent&#233; d'utiliser cette notion en 2003 pour effacer les dettes du r&#233;gime de Saddam. Ils ont recul&#233; quand ils ont constat&#233; qu'ils allaient cr&#233;er un dangereux pr&#233;c&#233;dent pour grand nombre d'autres pays. La notion de dette &#171; ill&#233;gale &#187; est encore plus large et a &#233;t&#233; utilis&#233;e par plusieurs organisations qui essaient d'obtenir une r&#233;duction des dettes des pays en voie de d&#233;veloppement. Par exemple, elle s'applique &#224; des dettes aux caract&#233;ristiques p&#233;nales, injustes ou catastrophiques pour l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission internationale aura un champ d'action privil&#233;gi&#233; dans notre pays. Il suffit de penser aux contrats de dette conclus avec la m&#233;diation de Goldman Sachs ou destin&#233;s &#224; financer l'achat d'armes de guerre pour constater la n&#233;cessit&#233; d'un audit ind&#233;pendant. Si elles se r&#233;v&#232;lent odieuses ou ill&#233;gales, ces dettes seront alors d&#233;clar&#233;es nulles et notre pays pourra refuser de les rembourser, tout en demandant des comptes en justice &#224; ceux qui les ont contract&#233;es. La transparence obtenue gr&#226;ce au travail de la Commission internationale permettra &#224; la soci&#233;t&#233; de d&#233;cider elle-m&#234;me de ce qu'elle fera de cette dette. De par l'histoire de cette dette, il faut bien comprendre que son remboursement ne va pas de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a en la mati&#232;re la riche exp&#233;rience de l'Am&#233;rique Latine. Tous les pays de la P&#233;riph&#233;rie ont int&#233;r&#234;t &#224; &#233;tudier pr&#233;cis&#233;ment cette question et &#224; lancer simultan&#233;ment des audits exhaustifs de la dette. Les peuples d'Europe sont appel&#233;s a porter un fardeau terrible, pour que soient sauv&#233;es les banques qui ont-elles-m&#234;mes provoqu&#233; le d&#233;clenchement de la crise actuelle aux multiples cons&#233;quences. Ils ont le droit absolu de savoir d'o&#249; vient cette dette et de d&#233;cider de leur propre avenir sur cette question. Dans notre pays, il s'agit d'une demande d&#233;mocratique imp&#233;rative : que les contrats de la dette soient rendus publics et que soit constitu&#233;e d&#232;s maintenant la Commission internationale d'audit de la dette publique grecque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Tribune libre parue dans le quotidien grec Eleftherotypia du 5 d&#233;cembre 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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