<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_mot=396&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1781022263</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Le soul&#232;vement d'un peuple contre la dictature et le n&#233;olib&#233;ralisme</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-soulevement-d-un-peuple-contre-la-dictature-et-le-neoliberalisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-soulevement-d-un-peuple-contre-la-dictature-et-le-neoliberalisme</guid>
		<dc:date>2011-01-25T09:30:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Basel Saleh, B&#233;chir Hamdi</dc:creator>


		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>
		<dc:subject>La r&#233;volution arabe en marche</dc:subject>
		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; les atteintes aux libert&#233;s et droits d&#233;mocratiques les plus &#233;l&#233;mentaires et une r&#233;pression polici&#232;re f&#233;roce qui a fait plusieurs victimes mortelles, le peuple tunisien poursuit courageusement sa r&#233;volte contre la dictature de Ben Ali. Pendant ce temps, les gouvernements belge et europ&#233;ens se drapent dans un honteux silence complice. Ce dossier &#233;voque la responsabilit&#233; &#233;crasante de ces derniers et des institutions internationales imp&#233;rialistes dans le soutien &#224; la dictature tunisienne, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-La-revolution-arabe-en-marche-+" rel="tag"&gt;La r&#233;volution arabe en marche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Tunisie-405-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH105/arton6282-19844.png?1781208065' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; les atteintes aux libert&#233;s et droits d&#233;mocratiques les plus &#233;l&#233;mentaires et une r&#233;pression polici&#232;re f&#233;roce qui a fait plusieurs victimes mortelles, le peuple tunisien poursuit courageusement sa r&#233;volte contre la dictature de Ben Ali. Pendant ce temps, les gouvernements belge et europ&#233;ens se drapent dans un honteux silence complice. Ce dossier &#233;voque la responsabilit&#233; &#233;crasante de ces derniers et des institutions internationales imp&#233;rialistes dans le soutien &#224; la dictature tunisienne, tout comme dans la situation sociale qui pr&#233;vaut dans le pays, ainsi qu'une analyse du soul&#232;vement et divers appels d'organisations progressistes nord-africaines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les recettes &#233;conomiques du FMI en Tunisie ont provoqu&#233; la pauvret&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e et le ch&#244;mage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 d&#233;cembre dernier des manifestations massives et spontan&#233;es ont &#233;clat&#233; dans la ville de Sidi Bouzid (dans le centre de la Tunisie) apr&#232;s que Mohammed Bouazizi, 26 ans, ait tent&#233; de s'immoler par le feu parce qu'une polici&#232;re l'a gifl&#233; et lui a crach&#233; au visage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul crime de Bouazizi est d'&#234;tre un vendeur de rue de fruits et l&#233;gumes sans autorisation l&#233;gale dans un pays o&#249; les politiques &#233;conomiques n&#233;olib&#233;rales ne lui offrent, &#224; lui comme &#224; des milliers d'autres (1) aucun espoir de travail. La tentative de suicide de Bouazizi, provoqu&#233;e par l'humiliation polici&#232;re et la confiscation de sa seule source de revenus r&#233;v&#232;le le profond d&#233;sespoir qui pr&#233;vaut parmi la jeunesse tunisienne, particuli&#232;rement chez les jeunes dipl&#244;m&#233;s universitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt-quatre ann&#233;es ininterrompues de corruption, de dictature et de politiques n&#233;olib&#233;rales ont fait que la richesse du pays se concentre entre les mains d'une &#233;lite minoritaire li&#233;e au pr&#233;sident Zine El Abidine Ben Ali et &#224; la famille de sa femme. Bouazizi, dipl&#244;m&#233; universitaire (2) tentait de survivre avec dignit&#233; et d'entretenir sa famille en travaillant comme vendeur ambulant et cela dans un pays consid&#233;r&#233; par bon nombre d'observateurs et d'analistes &#233;conomiques occidentaux comme un &#171; miracle &#187; &#233;conomique, l'un des &#171; Lions d'Afrique &#187; (3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mis&#233;rables conditions &#233;conomiques &#224; l'int&#233;rieur du pays, l'absence d'offre de travail et de libert&#233;s politiques ont projet&#233; Bouazizi, comme des milliers d'autres jeunes hommes et jeunes femmes au Maghreb, aux marges de la soci&#233;t&#233;. Le taux de ch&#244;mage officiel en Tunisie, tr&#232;s largement sous &#233;valu&#233;, est de 14% (4). Cependant, le taux de ch&#244;mage parmi la jeunesse (entre 15 et 24 ans) est de 31%. Les 10% les plus riches du pays accaparent 32% des revenus et les 20% les plus riches 47% tandis que les 60% de la population plus pauvre se partage seulement 30% des revenus (5). L'&#233;migration est pass&#233;e de 18.000 en 1980 et &#224; 80.000 en 2005. Malgr&#233; ce panorama, le FMI d&#233;crit la gestion &#233;conomique du gouvernement et la r&#233;partition in&#233;gale des richesses parmi la population et entre les r&#233;gions plus riches du nord et de la c&#244;te et celle de l'int&#233;rieur du pays comme une &#171; prudente gestion macro-&#233;conomique &#187; (6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;prisable comportement de la police &#224; l'&#233;gard de Bouazizi est chose courante en Tunisie, une police qui ignore les droits humains &#233;l&#233;mentaires, pi&#233;tine la dignit&#233; de la population et ne tol&#232;re aucune sorte de dissidence. Quelques jours apr&#232;s la tentative de suicide de Bouazizi, la pauvret&#233;, le ch&#244;mage et l'oppression ont pouss&#233; un autre jeune homme au suicide. Le mercredi 22 d&#233;cembre, Hussein Nagi Felhi, &#233;galement ch&#244;meur, s'est &#233;lectrocut&#233; et tu&#233; en grimpant sur une tour de haute tension. Les t&#233;moins affirment qu'il criait &#171; non &#224; la mis&#232;re, non au ch&#244;mage &#187; pendant qu'il escaladait la tour. (7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pid&#233;mie de ch&#244;mage chez les jeunes, les in&#233;galit&#233;s, la r&#233;pression polici&#232;re et l'absence de toute libert&#233; fondamentale ont raviv&#233; la solidarit&#233; de la population qui a pris les rues dans des protestations spontan&#233;es et non planifi&#233;es. Quelques jours apr&#232;s la tentative de suicide de Bouazizi et du d&#233;c&#232;s de Felhi, les protestations se sont &#233;tendues dans tout le pays pour atteindre la capitale, Tunis, et elles se poursuivent malgr&#233; le black out des m&#233;dias nationaux et la brutalit&#233; de la r&#233;pression polici&#232;re qui a provoqu&#233; plusieurs victimes mortelles, dont un jeune de 18 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la premi&#232;re fois qu'en 24 ans de r&#232;gne le dictateur Zine El Abidine Ben Ali affronte la rage du peuple caus&#233;e par le manque de travail et la mis&#232;re, mais il s'agit certainement aujourd'hui du plus grand d&#233;fi lanc&#233; &#224; sa domination. Il y trois ans, en janvier 2008, son appareil de s&#233;curit&#233; avait &#233;cras&#233; les protestations de Redhayef, une ville mini&#232;re du sud du pays o&#249; les travailleurs et les jeunes s'&#233;taient mobilis&#233;s pour les salaires et contre le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, plus de 300 personnes ont &#233;t&#233; d&#233;tenues suite aux protestations (9). Mais, cette fois-ci, l'exasp&#233;ration de la population a atteint son niveau maximal. En d&#233;pit du fait que le gouvernement a rapidement censur&#233; toutes les pages web qui parlent des manifestations, plusieurs manifestants ont lanc&#233; une page Facebook pour donner et partager les informations sur la r&#233;volte (10). Cette derni&#232;re ne cesse de gagner en activit&#233; et il n'y a aucun signe qu'elle va s'arr&#234;ter. Les manifestants en ont assez du statu quo maintenu par la richissime famille corrompue qui est au pouvoir, un syst&#232;me de gouvernement r&#233;pandu au Proche orient et en Afrique du nord&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un alli&#233; de l'occident : l'hypocrisie des politiques n&#233;olib&#233;rales et de la diplomatie occidentale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le respect des droits humains et de la libert&#233; de la presse sont quasi inexistants en Tunisie. Un institut d'&#233;valuation place le pays parmi les nations les plus corrompues avec une note de 4,3 sur 10 (le chiffre 10 indiquant l'absence de corruption et le 1 le degr&#233; le plus &#233;lev&#233;). Le Freedom House Index T&#250;nez, consid&#232;re la Tunisie comme un pays &#171; non libre &#187; (11), ce qui n'est pas surprenant dans un pays o&#249; le gouvernement contr&#244;le presque tous les aspects de la vie de sa population. La jeunesse y est particuli&#232;rement &#233;troitement contr&#244;l&#233;e et observ&#233;e. Le gouvernement, par le minist&#232;re de l'&#233;ducation d&#233;cide de tout y compris des champs d'&#233;tude des &#233;tudiants (12).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les protestations qui se sont &#233;tendues &#224; tout le pays ont adopt&#233; la forme d'un ras-le-bol social &#233;l&#233;mentaire pendant les premiers jours, elles se sont rapidement transform&#233;es par la suite en une sorte de meeting politique g&#233;n&#233;ralis&#233;. Aujourd'hui, les manifestants qui descendent dans la rue exigent ouvertement la d&#233;mission du pr&#233;sident Ben Ali avec le mot d'ordre en dialecte tunisien &#171; Yezzi Fock &#187; (&#171; Ben Ali, &#231;a suffit ! &#187;), qui est devenu la principale consigne politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Ben Ali, qui a presque 80 ans, est tr&#232;s conscient de la gravit&#233; et de la menace qui p&#232;se sur son pouvoir. Sa premi&#232;re r&#233;action a &#233;t&#233; de tenter de l&#226;cher du lest en cong&#233;diant certains hauts responsables locaux, en rempla&#231;ant quelques ministres et en promettant ensuite de nouveaux investissements et des cr&#233;ations d'emplois. Mais comme ces fausses promesses ne peuvent calmer la rage des manifestants, c'est &#224; la brutale r&#233;pression polici&#232;re habituelle et aux menaces qu'il a recours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu l'ampleur des &#233;v&#233;nements, il a &#233;t&#233; forc&#233; d'appara&#238;tre &#224; la t&#233;l&#233;vision en promettant de ch&#226;tier la &#171; minorit&#233; extr&#233;miste &#187; accus&#233;e de provoquer des &#171; d&#233;sordres &#187; qui ont &#171; un impact n&#233;gatif sur la cr&#233;ation d'emplois en &#233;loignant les investisseurs et les touristes &#187; (13). Cette pr&#233;occupation du pr&#233;sident &#224; l'&#233;gard du tourisme n'est pas &#233;tonnante vu que ce secteur est &#233;troitement contr&#244;l&#233; par sa famille et par sa femme, comme l'ont r&#233;v&#233;l&#233; les c&#226;bles diplomatiques diffus&#233;s par Wikileaks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les gouvernements occidentaux, Etats-Unis et Union Europ&#233;enne en t&#234;te, le dictateur tunisien et sa famille constituent un cas &#171; exemplaire &#187; de &#171; stabilit&#233; &#187; dans un pays musulman d'Afrique du nord. Le FMI qualifie les politiques n&#233;olib&#233;rales qui y sont men&#233;es comme &#171; prudentes &#187; et &#171; intelligentes &#187; alors qu'elles ne b&#233;n&#233;ficient qu'&#224; une petite minorit&#233; qui s'est enrichie par la corruption sur le dos de la population. Un cas de corruption r&#233;v&#233;l&#233; par Wikileaks est &#224; cet &#233;gard embl&#233;matique ; le beau-fr&#232;re du pr&#233;sident a achet&#233; 17% des actions d'une banque juste avant sa privatisation et les a ensuite revendues bien au-dessus de leur valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement tunisien est un fid&#232;le alli&#233; des Etats-Unis dans ses guerres coloniales en Afghanistan, Irak et ailleurs. Un rapport de l'ONU sur les centres de d&#233;tention secrets inclut la Tunisie dans la liste des pays qui abritent ces derniers o&#249; m&#234;me la Croix rouge internationale ne peut avoir acc&#232;s aux prisonniers. (14)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services de renseignement tunisiens coop&#232;rent &#233;troitement &#224; la &#171; guerre contre le terrorisme &#187; men&#233;e par les Etats-Unis et ont particip&#233; aux interrogatoires de prisonniers dans la base a&#233;rienne de Bagram en Afghanistan, tout comme en Tunisie. Des c&#226;bles diplomatiques r&#233;cents publi&#233;s par Wikileaks r&#233;v&#232;lent que, depuis un certain temps, les Etats-Unis sont pr&#233;occup&#233;s par la rage croissante qui se vit dans la population et &#224; l'&#233;gard de la corruption des familles Ben Ali et Trabelsi (la famille de la femme du pr&#233;sident) pour lesquelles les richesses du pays sont per&#231;ues comme des biens personnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une liste de c&#226;bles de l'ambassade des Etats-Unis &#224; Tunis publi&#233;s sur la page web du journal britannique &#171; The Guardian &#187; indiquent que les Etats-Unis consid&#232;rent la Tunisie comme un &#233;tat policier &#171; avec peu de libert&#233; d'expression ou d'association et de graves probl&#232;mes de droits humains &#187; et qualifient y compris la famille Ben Ali de &#171; quasi mafia &#187; (15). Mais qu'&#224; cela ne tienne, le D&#233;partement d'Etat des Etats-Unis se flatte du soutien actif apport&#233; par les forces de s&#233;curit&#233; tunisiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la page web du D&#233;partement d'Etat, on peut lire que &#171; Les Etats-Unis et la Tunisie ont un agenda actif d'exercices militaires conjoints. Historiquement, l'aide &#233;tatsunienne en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; a jou&#233; un r&#244;le important dans la consolidation de ces relations. La Commission militaire conjointe USA-Tunisie se r&#233;unit annuellement afin de discuter sur la collaboration militaire, le programme de modernisation des forces arm&#233;es tunisiennes et d'autres questions de s&#233;curit&#233; &#187; (17).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'issue du mouvement de r&#233;volte n'est pas encore tr&#232;s clair. Le gouvernement de Ben Ali tente d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de contr&#244;ler la situation en d&#233;ployant toutes ses forces de s&#233;curit&#233; dans les villes touch&#233;es par la protestation. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les manifestants ont &#233;t&#233; relativement pacifiques (ce qui n'est certainement pas le cas des forces r&#233;pressives, qui ont tu&#233;, selon certaines sources, une vingtaine de personnes). Pendant que les manifestants brandissent du pain et des pancartes, le FMI continue &#224; faire des pressions sur Tunis afin d'appliquer des politiques d'aust&#233;rit&#233; et recommande au gouvernement d'en finir avec les subventions alimentaires et pour le combustible et qu'il r&#233;forme le syst&#232;me de s&#233;curit&#233; sociale afin d'ouvrir la voie &#224; sa privatisation (17). L'hypocrisie du FMI n'a pas de bornes puisque ces mesures, appliqu&#233;es dans tous les pays sur les recommandations de cet organisme, sont pr&#233;sent&#233;es comme devant favoriser &#171; l'emploi et la croissance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Basel Saleh est professeur adjoint &#224; la Facult&#233; d'&#233;conomie et d'&#233;tudes sur la Paix de l'Universit&#233; de Radford en Virgine, Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Voir Aljazeera (en arabe), 23 d&#233;cembre 2010 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.aljazeera.net/NR/exeres/D2ACC91E-B225-411B-8073-AC6C79845D77.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.aljazeera.net/NR/exeres/D2ACC91E-B225-411B-8073-AC6C79845D77.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Les informations sur le fait que Mohammed Bouazizi est un dipl&#244;m&#233; universitaire sont contradictoires mais la majorit&#233; des sources indiquent que tel est le cas. Voir :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://dailystar.com.lb/article.asp?edition_id=10&amp;categ_id=2&amp;article_id=123016#axzz19WbaUTRj&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://dailystar.com.lb/article.asp?edition_id=10&amp;categ_id=2&amp;article_id=123016#axzz19WbaUTRj&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Les &#171; Lions d'Afrique &#187; est un terme utilis&#233; par le Boston Consulting Group pour d&#233;crire les huit pays &#233;mergents du continent : Afrique du Sud, Alg&#233;rie, Botswana, Egypte, Ile Maurice, Libye, Maroc et Tunisie. Voir Florence Beaug&#233;, &#171; Economic power of the 'African lions' tallied &#187;, &#171; The Guardian Weekly &#187;, 10 juin 2010 : &lt;a href=&#034;http://www.guardian.co.uk/business/2010/jun/09/morocco-southafrica&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.guardian.co.uk/business/2010/jun/09/morocco-southafrica&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Julian Borger, &#171; Tunisian President Vows to Punish Rioters After Worst Unrest in a Decade &#187;, &#171; The Guardian &#187;, 29 d&#233;cembre 2010 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.guardian.co.uk/world/2010/dec/29/tunisian-president-vows-punish-rioters&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.guardian.co.uk/world/2010/dec/29/tunisian-president-vows-punish-rioters&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Indicateurs de la Banque Mondiale : &lt;a href=&#034;http://data.worldbank.org/indicator/SL.UEM.1524.MA.ZS/countries/TN?display=graph&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://data.worldbank.org/indicator/SL.UEM.1524.MA.ZS/countries/TN?display=graph&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Jo&#235;l Toujas-Bernate et Rina Bhattachary, &#171; Tunisia Weathers Crisis Well, But Unemployment Persistsa &#187;, &#171; IMFSurvey Magazine : Countries &amp; Regions &#187; , 10 septembre 2010 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.imf.org/external/pubs/ft/survey/so/2010/car091010a.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.imf.org/external/pubs/ft/survey/so/2010/car091010a.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Amro Hassan, &#171; Tunisia : Apparent Suicide Triggers Youth Protests Against Unemployment &#187;, &#171; The Los Angeles Times &#187;, 23 d&#233;cembre 2010 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://latimesblogs.latimes.com/babylonbeyond/2010/12/tunisia-suicide-triggers-youth-protests-against-unemployment.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://latimesblogs.latimes.com/babylonbeyond/2010/12/tunisia-suicide-triggers-youth-protests-against-unemployment.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] &#171; Human Rights Watch, World Report Chapter : Tunisia &#187;, Janvier 2009 : &lt;a href=&#034;http://www.hrw.org/en/node/79260&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.hrw.org/en/node/79260&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Amnesty International, &#8220;Behind Tunisia's Economic Miracle : Inequality and Criminalization of Protests&#8221;, junio de 2009 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.amnesty.org/en/library/asset/MDE30/003/2009/en/2e1d33e2-55da-45a3-895f-656db85b7aed/mde300032009en.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.amnesty.org/en/library/asset/MDE30/003/2009/en/2e1d33e2-55da-45a3-895f-656db85b7aed/mde300032009en.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] On peut consulter cette page facebook des manifestants v&#237;a &lt;a href=&#034;http://www.facebook.com/yezzifock?v=photos#!/yezzifock?v=wall&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.facebook.com/yezzifock?v=photos#!/yezzifock?v=wall&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] Freedom House, &#171; Freedom in The World Country Report &#187;, &#233;dition 2010 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2010&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&amp;year=2010&lt;/a&gt; , and Transparency International Corruption Index&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.transparency.org/policy_research/surveys_indices/cpi/2010/results&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.transparency.org/policy_research/surveys_indices/cpi/2010/results&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] Housa Trabelsi, &#171; Unemployment Haunts Tunisia's College Graduates &#187;, &#171; The Megharebia &#187;, 30 juillet 2010 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/en_GB/features/awi/features/2010/07/30/feature-01&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/en_GB/features/awi/features/2010/07/30/feature-01&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] &#171; Tunisian President Says Job Riots are not Acceptable &#187;, BBC, 28 d&#233;cembre de 2010 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-12087596&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-12087596&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[14] Voir un rapport de l'ONU sur les pratiques de d&#233;tention secr&#232;tes :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/docs/13session/A-HRC-13-42.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/docs/13session/A-HRC-13-42.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[15] &#171; US embassy cables : Tunisia - a US foreign policy conundrum &#187;, &#171; The Guardian &#187;, 7 d&#233;cembre 2010 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.guardian.co.uk/world/us-embassy-cables-documents/217138&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.guardian.co.uk/world/us-embassy-cables-documents/217138&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[16] &#171; Background Note : Tunisia &#187;, U.S. State Department, 13 octobre 2010 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/5439.htm#relations&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/5439.htm#relations&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[17] Voir note 4.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un sombre panorama social</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Un-sombre-panorama-social</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Un-sombre-panorama-social</guid>
		<dc:date>2011-01-17T06:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Cotson</dc:creator>


		<dc:subject>Ha&#239;ti</dc:subject>
		<dc:subject>Haiti</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>
		<dc:subject>Ha&#239;ti</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le premier anniversaire du terrible s&#233;isme du 12 janvier, qui a caus&#233; la mort de 300 000 personnes, d&#233;vast&#233; la capitale et d'autres villes, trouve Ha&#239;ti dans une profonde crise sociale et des probl&#232;mes politiques r&#233;currents. &lt;br class='autobr' /&gt; La minute fatidique, c'&#233;tait 14 h 53 (heure locale), lorsque le cataclysme de 7 degr&#233;s ayant son &#233;picentre &#224; 15 kilom&#232;tres de la capitale, Port-au-Prince, a renvers&#233; le palais pr&#233;sidentiel, la cath&#233;drale, les &#233;coles, les h&#244;pitaux, les minist&#232;res et des dizaines de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique centrale et du sud&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Haiti-+" rel="tag"&gt;Ha&#239;ti&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Haiti-353-+" rel="tag"&gt;Haiti&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Haiti-398-+" rel="tag"&gt;Ha&#239;ti&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le premier anniversaire du terrible s&#233;isme du 12 janvier, qui a caus&#233; la mort de 300 000 personnes, d&#233;vast&#233; la capitale et d'autres villes, trouve Ha&#239;ti dans une profonde crise sociale et des probl&#232;mes politiques r&#233;currents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La minute fatidique, c'&#233;tait 14 h 53 (heure locale), lorsque le cataclysme de 7 degr&#233;s ayant son &#233;picentre &#224; 15 kilom&#232;tres de la capitale, Port-au-Prince, a renvers&#233; le palais pr&#233;sidentiel, la cath&#233;drale, les &#233;coles, les h&#244;pitaux, les minist&#232;res et des dizaines de b&#226;timents institutionnels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des dizaines de milliers de r&#233;sidences se sont &#233;galement effondr&#233;es, prenant au pi&#232;ge leurs occupants et laissant sans abri 1,5 million de personnes, qui ont eu le temps de s'&#233;chapper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ont rejoint le grand nombre d'habitants de diverses r&#233;gions d'Haiti, qui ne b&#233;n&#233;ficient d'aucun acc&#232;s aux services de base comme la sant&#233;, le logement, l'&#233;ducation, le travail et l'alimentation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon les derniers chiffres, un an plus tard, plus d'un million de personnes d&#233;plac&#233;es continuent &#224; vivre dans 1300 camps improvis&#233;s o&#249; ils demeurent sans espoir &#224; moyen terme de retrouver un toit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me du logement repr&#233;sente un des principaux d&#233;fis auxquels font face les autorit&#233;s ha&#239;tiennes. A la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re, elles ont annonc&#233; de nouvelles normes pour la construction de petites et moyennes r&#233;sidences, mais elles peinent toujours &#224; mettre en place un programme pour r&#233;pondre aux besoins d'habitats de la population sinistr&#233;e et un r&#233;el plan de reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq milliards de dollars seront n&#233;cessaires, selon le gouvernement, pour fournir un meilleur h&#233;bergement aux victimes de la trag&#233;die encore agglutin&#233;es sous des tentes de fortune et expos&#233;es &#224; toutes sortes de probl&#232;mes caus&#233;s, entre autres, par les mauvaises conditions d'hygi&#232;ne, l'ins&#233;curit&#233; et les intemp&#233;ries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les promesses officielles, les centaines de milliers de sans-abri demeurent incertains sur leur sort, tandis que les menaces d'expulsion affectent 17 pour cent des camps, selon les rapports d'organismes civils.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des centaines de personnes d&#233;plac&#233;es ont r&#233;clam&#233; &#224; plusieurs reprises devant les bureaux du premier ministre Jean Max Bellerive des logements d&#233;cents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays donateurs et les bailleurs de fonds internationaux ont promis d'allouer 240 millions de dollars &#224; la construction de plus de 100,000 abris temporaires. Mais seulement le quart aurait &#233;t&#233; construit en un an.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le plan &#233;conomique, des dizaines de milliers de personnes se sont retrouv&#233;es sans moyens de subsistance dans un contexte o&#249; 30 % des emplois disponibles avant le 12 janvier ont &#233;t&#233; perdus, aggravant le taux de ch&#244;mage d&#233;j&#224; tr&#232;s &#233;lev&#233;, soit plus de 70 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pertes occasionn&#233;es par le tremblement de terre s'&#233;l&#232;vent, selon des estimations concordantes, &#224; environ 7 milliards de dollars au niveau des secteurs productifs, dont 70 % dans le secteur priv&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En ce qui concerne les infrastructures, un an apr&#232;s le tremblement de terre, de nombreuses rues restent encombr&#233;es par des millions de m&#232;tres cubes de gravats. Au d&#233;part on parlait de 20 millions de m&#232;tres cubes de d&#233;bris, desquels un faible pourcentage a &#233;t&#233; enlev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une rue lib&#233;r&#233;e aujourd'hui peut &#234;tre &#224; nouveau encombr&#233;e demain, puisque les riverains qui lib&#232;rent petit &#224; petit les espaces de leurs maisons effondr&#233;es n'ont d'autre choix que de jeter les d&#233;bris sur la chauss&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
La communaut&#233; internationale, qui a vol&#233; au secours d'Haiti quelques heures apr&#232;s la trag&#233;die, a convoqu&#233; de nombreuses r&#233;unions au cours desquelles des milliards de dollars d'aide ont &#233;t&#233; approuv&#233;s. Les fonds d&#233;bloqu&#233;s ne repr&#233;sentent qu'une infime partie de ce qui a &#233;t&#233; promis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout de suite apr&#232;s la catastrophe, Haiti n'a pas eu &#224; d&#233;plorer la propagation d'&#233;pid&#233;mies toujours redout&#233;es apr&#232;s ce genre de catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais 9 mois plus tard, le chol&#233;ra a commenc&#233; &#224; frapper la population.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre le 19 octobre, lorsque les premiers cas ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s, et le d&#233;but de 2011, plus de 3,400 morts ont &#233;t&#233; r&#233;pertori&#233;es et plus de 157,000 personnes infect&#233;es. 400,000 contaminations sont attendues en 6 mois.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre probl&#232;me majeur qui touche le pays est la crise politique, suite aux &#233;lections pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives du 28 novembre 2010, d&#233;nonc&#233;es comme frauduleuses par toute l'opposition politique et d'importantes franges de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proclamation des r&#233;sultats du premier tour a d&#233;clench&#233; une vague de violentes protestations qui ont fait au moins 4 morts. Une Commission technique de l'Organisation des &#201;tats Am&#233;ricains (OEA) a examin&#233; les r&#233;sultats et le rapport qu'il aura &#224; soumettre incessamment au gouvernement cr&#233;e le plus grand suspense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Journaliste aupr&#232;s de Alterpresse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(11 janvier 2010)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Journ&#233;e internationale contre les massacres en Tunisie et en solidarit&#233; avec le peuple tunisien</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Journee-internationale-contre-les-massacres-en-Tunisie-et-en-solidarite-avec-le</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Journee-internationale-contre-les-massacres-en-Tunisie-et-en-solidarite-avec-le</guid>
		<dc:date>2011-01-14T10:28:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Solidarit&#233; internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Montr&#233;al : &#224; 14h au Square Dorchester (coin Ren&#233;-L&#233;vesque et Peel) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Qu&#233;bec : &#224; 13h30 devant le Centre Lucien-Borne (100, chemin Ste-Foy) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Ottawa : &#224; 14h devant le Parlement &lt;br class='autobr' /&gt; Le Collectif canadien de solidarit&#233; avec les luttes sociales en Tunisie appelle toutes les forces d&#233;mocratiques qu&#233;b&#233;coises et canadiennes, arabes, maghr&#233;bines partout au Qu&#233;bec et au Canada &#224; faire de ce samedi 15 janvier 2011 une journ&#233;e internationale de soutien et de solidarit&#233; avec les luttes du peuple (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-de-solidarite-internationaliste-" rel="directory"&gt;Mouvement de solidarit&#233; internationaliste&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Solidarite-internationale-+" rel="tag"&gt;Solidarit&#233; internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L146xH150/arton6286-3929e.jpg?1782301826' class='spip_logo spip_logo_right' width='146' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Montr&#233;al : &#224; 14h au Square Dorchester (coin Ren&#233;-L&#233;vesque et Peel)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Qu&#233;bec : &#224; 13h30 devant le Centre Lucien-Borne (100, chemin Ste-Foy)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Ottawa : &#224; 14h devant le Parlement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Collectif canadien de solidarit&#233; avec les luttes sociales en Tunisie appelle toutes les forces d&#233;mocratiques qu&#233;b&#233;coises et canadiennes, arabes, maghr&#233;bines partout au Qu&#233;bec et au Canada &#224; faire de ce samedi 15 janvier 2011 une journ&#233;e internationale de soutien et de solidarit&#233; avec les luttes du peuple tunisien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Tunisiens se soul&#232;vent contre la mis&#232;re et la corruption, ils se battent pour une vie digne et pour l'emploi. Le gouvernement r&#233;pond par le m&#233;pris, la r&#233;pression et d'&#233;ternelles promesses rarement suivies d'effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;pression est f&#233;roce et sanglante. En Tunisie, la police tire sans aucune retenue sur des citoyens d&#233;sarm&#233;s : plus de quarante-cinq morts, et des centaines d'arrestations et toujours la m&#234;me rengaine : le gouvernement parle de terrorisme et de complots de l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes Tunisiens refusent la mis&#232;re et la corruption. Ils veulent pouvoir vivre chez eux dignement et librement comme les Qu&#233;b&#233;cois et les Canadiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons bien que les r&#233;gimes autoritaires et r&#233;pressifs plient face &#224; la solidarit&#233; internationale, alors manifestons et rassemblons-nous toutes et tous partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes ces raisons, nous appelons &#224; une manifestation pour exiger l'arr&#234;t du carnage et du bain de sang dans lequel le r&#233;gime de Ben Ali a plong&#233; la Tunisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons entendre nos voix et brisons le silence complice des gouvernements occidentaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le m&#233;pris de classe comme r&#233;ponse &#224; la crise</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-mepris-de-classe-comme-reponse-a-la-crise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-mepris-de-classe-comme-reponse-a-la-crise</guid>
		<dc:date>2011-01-11T17:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alan Thornett</dc:creator>


		<dc:subject>Angleterre</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Form&#233; en juin dernier, le premier gouvernement de coalition que conna&#238;t la Grande-Bretagne depuis 75 ans est le r&#233;sultat d'un accord conclu entre les Lib&#233;raux D&#233;mocrates (Lib-Dem) et leur &#171; grand fr&#232;re &#187;, le Tory Party. En formant cette coalition avec les conservateurs emmen&#233;s par David Cameron, les Lib-Dem ont brutalement vir&#233; &#224; droite, rejetant tout compromis avec le Labour Party. &lt;br class='autobr' /&gt; En r&#233;alit&#233;, cette coalition n'est qu'une fa&#231;ade. Sur le plan id&#233;ologique, ce gouvernement domin&#233; par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Angleterre-+" rel="tag"&gt;Angleterre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Form&#233; en juin dernier, le premier gouvernement de coalition que conna&#238;t la Grande-Bretagne depuis 75 ans est le r&#233;sultat d'un accord conclu entre les Lib&#233;raux D&#233;mocrates (Lib-Dem) et leur &#171; grand fr&#232;re &#187;, le Tory Party. En formant cette coalition avec les conservateurs emmen&#233;s par David Cameron, les Lib-Dem ont brutalement vir&#233; &#224; droite, rejetant tout compromis avec le Labour Party.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, cette coalition n'est qu'une fa&#231;ade. Sur le plan id&#233;ologique, ce gouvernement domin&#233; par les Tories et soutenu par des Lib-Dem qui se sont pleinement align&#233;s sur la politique des conservateurs est encore plus n&#233;olib&#233;ral que celui de Margaret Thatcher. Il s'agit d'un pouvoir qui se d&#233;termine enti&#232;rement en fonction d'un agenda centr&#233; sur les coupes budg&#233;taires et d'une approche bien d&#233;finie de la crise et de la dette britannique. C'est un gouvernement de millionnaires qui s'attaque aux pauvres, qui m&#232;ne une politique dont Thatcher a d&#251; beaucoup r&#234;ver, sans jamais r&#233;ussir &#224; la mettre en &#339;uvre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passage en force des &#171; Con-Dem &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien le plus grand plan d'aust&#233;rit&#233; jamais vu de m&#233;moire d'homme ou de femme qui a &#233;t&#233; lanc&#233; en Grande-Bretagne : 81 milliards de livres sterling de coupes budg&#233;taires, 500 000 postes de travail supprim&#233;s dans la fonction publique, avec en cons&#233;quence 500 000 autres licenciements dans le priv&#233;, ainsi que des attaques massives dans les secteurs de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, des transports, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet vise rien moins qu'&#224; mettre un terme d&#233;finitif &#224; l'&#232;re du Welfare state (Etat providence), ouverte apr&#232;s la seconde guerre mondiale. Le National Health Service (syst&#232;me de sant&#233; national), par exemple, est destin&#233; &#224; &#234;tre d&#233;truit et privatis&#233; ; tandis que la r&#233;duction des allocations au logement obligera les familles pauvres &#224; quitter les quartiers les plus riches, favorisant ainsi le &#171; nettoyage social &#187; des villes. Pourtant, ni les Tories ni les Lib-Dem n'avaient de mandat d&#233;mocratique pour de telles attaques au moment de l'&#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'annonce au parlement de ce plan d'aust&#233;rit&#233;, les Premiers ministres concern&#233;s ont largement argument&#233; que la crise et le probl&#232;me de la dette les avaient forc&#233;s &#224; faire ces &#171; choix difficiles &#187; pour sauver l'&#233;conomie. Il n'en est rien : les d&#233;cisions qu'ils ont prises sont celles qu'ils planifiaient depuis longtemps. Ils utilisent seulement la crise comme b&#233;lier pour les faire passer en force. Certains Tories ont m&#234;me affirm&#233; publiquement que la crise ne devait pas se transformer en une occasion manqu&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;&#171; There is no alternative &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de ce tournant r&#233;actionnaire significatif (qui se traduit par exemple par la criminalisation des pauvres et des ch&#244;meurs), le gouvernement se cache derri&#232;re la vieille affirmation thatch&#233;rienne &#171; there is no alternative &#187;. Malgr&#233; tout, il continue &#224; avoir le soutien de la majorit&#233; de la population, d&#233;montrant le succ&#232;s id&#233;ologique de leurs arguments. Il n'y a pour le moment aucune voix alternative audible s'&#233;levant contre les attaques de cette coalition, bien que cela risque de changer prochainement. Quant aux m&#233;dias dominants, adh&#233;rant les yeux ferm&#233;s &#224; la politique gouvernementale, ils tiennent eux aussi d&#233;sormais le &#171; there is no alternative &#187; pour une v&#233;rit&#233; indiscutable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Labour, et son nouveau leader Ed Milliband, ont d&#233;j&#224; &#233;chou&#233;. Non seulement ils ont laiss&#233; le champ libre &#224; la coalition, mais ils se sont &#233;galement laiss&#233;s prendre au pi&#232;ge du plan propos&#233; par Brown et Darling [Gordon Brown, premier ministre de 2007 &#224; 2010 et Alistair Darling, son ministre des finances ; tous deux membres du Labour, r&#233;d.] qui vise &#224; r&#233;duire la dette en quatre ans, impliquant des coupes budg&#233;taires &#224; peine moins massives que celles du gouvernement actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus grave encore, rien ne se passe du c&#244;t&#233; des leaders syndicaux, ni m&#234;me du TUC [Trade Union Congress, premi&#232;re conf&#233;d&#233;ration syndicale du pays, elle compte 6,5 millions de membres et regroupe plus de 70 syndicats, r&#233;d.] Ils ont discut&#233; de ce plan d'aust&#233;rit&#233; au mois de septembre et n'appellent &#224; manifester qu'en mars prochain ! Dans la plupart des entreprises, l'introduction des nouvelles mesures (r&#233;ductions de salaire, licenciements, etc.) s'est d&#233;j&#224; d&#233;roul&#233;e sans r&#233;sistance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les causes de l'ascension de la droite populiste dans les &#233;lections du maire en 2010. </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-causes-de-l-ascension-de-la-droite-populiste-dans-les-elections-du-maire-en</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-causes-de-l-ascension-de-la-droite-populiste-dans-les-elections-du-maire-en</guid>
		<dc:date>2011-01-11T14:45:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Parastou Saberi et Stefan Kipfer</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 25 octobre, les citoyens de Toronto ont vot&#233; clairement pour un maire populiste de droite : le conseiller Rob Ford. Avec un taux de participation exceptionnellement &#233;lev&#233; (52,6%), Ford a re&#231;u 47,1% des voix, soit environ le m&#234;me que le vote combin&#233; de ses principaux concurrents, l'ancien ministre lib&#233;ral George Smitherman (35,6%) et le maire adjoint Joe Pantalone (11,7%) . Parmi les 44 quartiers de la ville, seulement 13 n'ont pas vot&#233; comme la majorit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Bien que Ford a remport&#233; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Politique-64-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-canadienne-46-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 25 octobre, les citoyens de Toronto ont vot&#233; clairement pour un maire populiste de droite : le conseiller Rob Ford. Avec un taux de participation exceptionnellement &#233;lev&#233; (52,6%), Ford a re&#231;u 47,1% des voix, soit environ le m&#234;me que le vote combin&#233; de ses principaux concurrents, l'ancien ministre lib&#233;ral George Smitherman (35,6%) et le maire adjoint Joe Pantalone (11,7%) . Parmi les 44 quartiers de la ville, seulement 13 n'ont pas vot&#233; comme la majorit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien que Ford a remport&#233; la course haut la main, la composition du conseil municipal de Toronto n'a pas chang&#233; de fa&#231;on importante. Alors qu'une poign&#233;e de quartiers sont all&#233;s &#224; droite, un nombre &#233;quivalent de quartiers ont &#233;lu des conseillers &#224; gauche. Avec une augmentation nette de cinq femmes conseill&#232;res et une personne de couleur comme conseiller, le nouveau conseil est l&#233;g&#232;rement plus repr&#233;sentatif que par le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une seule voix au conseil et une minorit&#233; des alli&#233;s de droite au sein du conseil, Ford n'aura donc pas une majorit&#233; automatique au conseil municipal pour mettre en &#339;uvre son programme de privatisation des organismes publics, de r&#233;duction des services, et de restructuration de l'h&#244;tel de ville. Toutefois, sa victoire va certainement amener un changement vers la droite dans la salle du conseil, notamment en raison des nouveaux pouvoirs de la mairie pour d&#233;terminer la composition des comit&#233;s du conseil et des commissions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &#171; voix du peuple &#187; ? La victoire de Ford mise en contexte.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire de Ford a &#233;t&#233; largement consid&#233;r&#233;e comme une d&#233;faite retentissante du maire Miller et de ses deux mandats. Qu'est-ce qui explique la victoire inattendue de ce petit capitaliste qui moins d'un an auparavant a symbolis&#233; plus que quiconque &#224; quel point la droite n&#233;oconservatrice &#233;tait isol&#233;e dans les politiques de la ville de Toronto ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus g&#233;n&#233;ralement, Rob Ford a profit&#233; d'un mouvement plus large vers la droite. Il y a deux ans, suite &#224; la crise mondiale, le n&#233;olib&#233;ralisme &#233;conomique et le n&#233;oconservatisme ont v&#233;cu une crise de l&#233;gitimit&#233; en Am&#233;rique du Nord et en Europe. Deux ans plus tard, les classes dirigeantes ont r&#233;ussi &#224; utiliser l'intervention de l'&#201;tat &#224; leur avantage, &#224; renforcer le pouvoir politique du capital financier et &#224; faire supporter le co&#251;t de la crise par les travailleurs et les citoyens au moyen de programmes d'aust&#233;rit&#233;. Devant cette r&#233;surgence du n&#233;olib&#233;ralisme, les seules forces politiques ont &#233;t&#233; populistes, racistes et ont fait campagne contre les travailleurs sans papiers, les migrants et les &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l&#233;gitimit&#233; du n&#233;o-conservatisme et du n&#233;olib&#233;ralisme n'a jamais &#233;t&#233; tr&#232;s profonde au Canada. Apr&#232;s avoir conc&#233;d&#233; une strat&#233;gie de relance et fait &#233;chouer la tentative de former un gouvernement de coalition, le gouvernement minoritaire de Stephen Harper a continu&#233; tranquillement d'&#233;tablir ses priorit&#233;s &#224; Ottawa, face aux faibles interventions de &#171; l'opposition &#187;. En Ontario, les politiques d'aust&#233;rit&#233; occupent &#224; nouveau le centre de la politique provinciale avec le budget provincial 2010. En outre, l'offensive visant &#224; criminaliser l'opposition au sommet du G20 &#224; Toronto a l&#233;gitim&#233; le d&#233;ploiement de la violence par l'&#201;tat &#224; une &#233;chelle nouvelle et inqui&#233;tante. Dans ce contexte, les organisateurs des campagnes &#224; la mairie de Rob Ford, Rocco Rossi, George Smitherman, et Sarah Thomson n'avaient pas besoin de beaucoup d'imagination pour invoquer la &#171; col&#232;re &#187; des &#233;lecteurs dans le but de discr&#233;diter le &#171; doux &#187; r&#233;gime n&#233;olib&#233;ral du maire Miller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la premi&#232;re fois, que la Chambre de commerce de Toronto, la force principale d'organisation de la classe dirigeante dans la politique locale, a jou&#233; un r&#244;le actif dans l'organisation d'un consensus anti-Miller. Miller avait &#233;tabli une relation cordiale avec la Chambre de commerce, en continuant de transf&#233;rer les imp&#244;ts fonciers commerciaux et industriels sur les r&#233;sidents, en supportant avec enthousiasme le d&#233;veloppement immobilier, en augmentant le budget de la police, en commen&#231;ant &#224; privatiser les propri&#233;t&#233;s de la ville (par le biais de &#171; Construire Toronto &#187;), et en renfor&#231;ant les pouvoirs de d&#233;cision du maire. Mais pour la Chambre de commerce, Miller, dans sa vision des choses, n'&#233;tait pas suffisamment convaincue du bien-fond&#233; de cette troisi&#232;me voie du n&#233;olib&#233;ralisme et la crise a &#233;t&#233; l'occasion de d&#233;peindre Miller comme inutile et d&#233;pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chambre de commerce et ses organisations &#171; civiques &#187; alli&#233;es (United Way, Toronto City Summit Alliance, Toronto Community Foundation) ont encadr&#233; avec succ&#232;s d&#232;s le d&#233;but la teneur du d&#233;bat &#224; la mairie. Dans le cadre de la campagne de Vote Toronto 2010, une s&#233;rie de documents politiques, de sondages d'opinion, de r&#233;unions publiques bien structur&#233;es ont &#233;t&#233; organis&#233;s, et des recommandations &#171; obligatoires &#187; ont &#233;t&#233; distribu&#233;s aux candidats et au public. Dans son &#034;urgent&#034; appel &#224; limiter les d&#233;penses pour faire face &#224; une suppos&#233;e crise fiscale, la Chambre de commerce a re&#231;u l'aide importante de la &#034;respectable&#034; presse bourgeoise - le Globe and Mail et le Toronto Star. Par cons&#233;quent, le seul candidat qui s'est identifi&#233; clairement avec l'administration Miller, Joe Pantalone, s'est retrouv&#233; isol&#233; &#224; la &#171; gauche &#187; du spectre. Qui plus est, aucun des cinq principaux candidats (m&#234;me pas Pantalone) ont remis en question les hypoth&#232;ses n&#233;o-lib&#233;rales devenues h&#233;g&#233;moniques &#224; Toronto depuis les ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le populisme de Ford&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s &#224; l'aise dans le climat de dogmatisme n&#233;olib&#233;ral favoris&#233; par les m&#233;dias et les cercles dirigeants de Toronto, le populisme du candidat Ford a orient&#233; la campagne &#224; la mairie vers la droite extr&#233;miste, le terrain n&#233;o-conservateur. Il a renforc&#233; la mensong&#232;re impression des m&#233;dias que le conservatisme fiscal de cette campagne &#224; la mairie repr&#233;sente une rupture nette du r&#233;gime progressiste, voire de gauche, de Miller. Plus &#233;troitement li&#233; aux mani&#232;res de Harris que les traditionnels pouvoirs de Toronto le populisme de Ford a forc&#233; les cercles dirigeants &#224; repenser leurs options : rendre Ford plus pr&#233;visible ou promouvoir Smitherman comme une alternative &#171; progressiste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re tr&#232;s similaire &#224; Mike Harris en 1995, le populisme de Ford s'est revendiqu&#233; &#171; du peuple &#187; de deux fa&#231;ons. D'abord, il s'est adress&#233; aux &#233;lecteurs en tant que &#171; contribuables &#187; et &#171; familles qui travaillent dur&#034; et qui ont besoin d'&#234;tre prot&#233;g&#233;s contre les crocs des avides politiciens de la ville, des bureaucrates inutiles, des syndicats inefficace du secteur public. Deuxi&#232;mement, Ford dans son appel &#224; un insaisissable &#171; contribuable &#187; s'est peint lui-m&#234;me comme &#171; p&#232;re de famille &#187; repr&#233;sentant tous ceux qui sont diff&#233;rents (1) des nouveaux immigrants (pensez aux r&#233;fugi&#233;s nouvellement arriv&#233;s tamoul), (2) des lesbiennes et des gays (comme Smitherman) , (3) des sans-abri, (4) des cyclistes et les &#233;cologistes, et (5) des &#034;&#233;lites&#034; du centre-ville (incluant ceux attir&#233;s ou engag&#233;s dans des projets pour revitaliser le bord de l'eau, par des &#233;v&#233;nements culturels et festivals comme La Fiert&#233; et La Nuit Blanche). La campagne Ford a ainsi li&#233;e explicitement sa rh&#233;torique anti-establishment enracin&#233;e dans la mentalit&#233; des petits propri&#233;taires et entrepreneurs &#224; des arguments racistes, homophobes, et anti-syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des mois, les progressistes ont sous-estim&#233; le ph&#233;nom&#232;ne Ford en se concentrant sur sa personnalit&#233; plut&#244;t que sur les forces de droite rassembl&#233;es pour sa campagne. Bien que plein d'absurdit&#233;s et de demi-v&#233;rit&#233;s, le populisme de Ford a exploit&#233; avec succ&#232;s quelques contradictions du r&#233;gime Miller. Les politiques d'appui &#224; la Chambre de commerce des les maires Lastman et Miller par le transfert de la charge fiscale sur les imp&#244;ts fonciers r&#233;sidentiels et les frais individuels d'utilisation ont fourni &#224; Ford (qui n'est pas oppos&#233; &#224; ces changements, bien s&#251;r) l'occasion propice pour orienter les pr&#233;occupations des citoyens et de travailleurs au sujet des niveaux d'imposition dans ces p&#233;riodes difficiles, vers une r&#233;volte fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours populiste de Ford concernant les &#233;lites de l'h&#244;tel de ville ont trouv&#233; &#233;cho dans ceux (centre-ville et des banlieues) qui ont exp&#233;riment&#233; comment les urbanistes ont aid&#233; &#224; promouvoir de grands projets de d&#233;veloppement immobiliers sans trop de modifications. Peu importe si Ford lui-m&#234;me ne s'opposait pas &#224; de tels projets de d&#233;veloppement, comme l'indique sa tentative de demande de cr&#233;dit pour le projet de Woodbine Racetrack dans le Nord de Etobicoke.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suggestion de Ford de sous-traiter le service des poubelles et de faire de la TTC (Toronto Transit Commission) un service essentiel a capitalis&#233; sur l'incapacit&#233; de Miller de trouver un accord &#233;quitable avec les travailleurs des transports et ceux de la ville. Cette incapacit&#233;, et les pressions impos&#233;es aux employ&#233;s de la ville par des incessantes mesures pour favoriser le march&#233;, a conduit &#224; deux gr&#232;ves au cours des ann&#233;es Miller. Il fut facile pour Ford d'utiliser les pr&#233;occupations des citoyens concernant les services publics pour les mobiliser contre les ouvriers de la ville, et du secteur public dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les acc&#232;s de col&#232;re de Ford contre les r&#233;fugi&#233;s, les immigrants &#233;ventuels et les gais et lesbiennes visaient les limites du multiculturalisme canadien et les c&#233;l&#233;brations officielles de la diversit&#233; ethnique et sexuelle de Toronto qui faisaient partie de la politique municipale dans les ann&#233;es 2000. Ces c&#233;l&#233;brations ne se traduisirent pas par des efforts s&#233;rieux pour diversifier la repr&#233;sentation &#224; l'h&#244;tel de ville. Exprim&#233; en termes de tol&#233;rance lib&#233;rale ou r&#233;duit &#224; un simple stimulus pour le tourisme, la c&#233;l&#233;bration de la diversit&#233; n'a pas fait valoir les r&#233;alit&#233;s de race et de sexe li&#233;es &#224; la polarisation des classes, &#224; la pr&#233;carit&#233; &#233;conomique et la s&#233;gr&#233;gation spatiale dans la ville. Cette &#171; Diversit&#233; &#187; fut donc vuln&#233;rable aux attaques de Ford.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Centre-Ville ou banlieues ? Au-del&#224; des aveuglements territoriaux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; avant le vote, des journalistes et certains hommes politiques (y compris Ford) travaillaient &#224; tourner la campagne municipale en une concurrence territoriale entre les &#171; banlieues &#187; et &#171; centre-ville &#187;. Alors que Ford identifiait &#171; &#233;lites &#187; et &#171; centre-ville &#187; (incluant l'h&#244;tel de ville), divers experts identifiaient Ford comme la personnalisation de la &#034;banlieue&#034; conservatrice. Imm&#233;diatement apr&#232;s l'&#233;lection, l'image dominante de la victoire de Ford renfor&#231;ait cette logique. Les journaux continu&#232;rent la publication de cartes montrant Toronto comme une ville divis&#233;e en deux camps : un centre-ville Smitherman (vieille ville de Toronto) entour&#233; d'un vaste secteur de territoires ayant vot&#233; pour Ford ( secteurs Etobicoke, Scarborough et nord de York).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La g&#233;ographie &#233;lectorale de Toronto est plus complexe que l'image en noir et blanc peintes par les m&#233;dias ne le laisse croire. En termes de moyennes statistiques, il est clair que les &#233;lecteurs vivant dans les banlieues d'apr&#232;s-guerre de Toronto &#233;taient beaucoup plus susceptibles de voter pour Ford que pour Smitherman ou Pantalone. En g&#233;n&#233;ral, le taux de participation fut inf&#233;rieur &#224; la moyenne dans les banlieues. Toutefois, un examen plus approfondi des r&#233;sultats par bureau de vote r&#233;v&#232;le que, parmi ceux qui ont vot&#233;, Ford fut appuy&#233; par les r&#233;sidents de diff&#233;rents types de secteurs. Ceci est vrai, non seulement pour les secteurs r&#233;sidentiels des classes sup&#233;rieures, interm&#233;diaires et ouvri&#232;re (qui tendent &#224; d&#233;terminer le vote municipal) mais aussi pour les maisons en rang&#233;e et appartements (qui habituellement ont des taux significativement plus faibles de participation et sont souvent ignor&#233;s dans les campagnes &#233;lectorales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s de Ford indique que la ligne politique de partage entre les &#171; 416 &#187; de la ville de Toronto et les banlieues environnantes les plus r&#233;cents dans le &#034;905&#034; est plus nuanc&#233; que ce qui est souvent suppos&#233;, et qu'il y avait aussi beaucoup de variation dans les tendances du vote &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me des divers quartiers de Toronto. Sans un autre cr&#233;dible candidat &#171; populaire &#187;, quelques bureaux de vote &#224; Etobicoke, Scarborough et les c&#244;t&#233;s est et ouest de North York ont vot&#233; majoritairement pour les candidats autres que Ford. Les quartiers dans le centre de North York et les anciennes villes de York et d'East York ont fourni une image plus nuanc&#233;e, m&#234;me si ces secteurs ont vot&#233; surtout pour Ford. Et le soutien pour Ford a &#233;t&#233; fort dans les quartiers qui ont vot&#233; majoritairement pour Smitherman et Pantalone. Divers bureaux de vote ont vot&#233; en faveur de Ford, une partie de l'&#233;lite Forest Hill, quelques-unes des tours de condos sur le bord de mer ainsi que les quartiers de logements sociaux comme Moss Park.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup plus de recherches sont n&#233;cessaires sur comment les diff&#233;rentes fractions de classe, les groupes ethniques et les sexes se sont positionn&#233;s par rapport au populisme de Ford &#224; travers la ville. Ce qui est clair est que le jeu de la division ville-banlieue est un jeu dangereux, en particulier pour la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; pendant les ann&#233;es de Miller, c'&#233;tait devenu monnaie courante de traiter les &#171; banlieues &#187; comme un potentiel &#171; probl&#232;me de Paris&#034; pour Toronto : dangereuses zones des minorit&#233;s avec gangs et armes &#224; feu. Afin de contenir et de micro-g&#233;rer les menaces per&#231;ues &#233;manant des quartiers les plus stigmatis&#233;s de la ville, Miller a d&#233;velopp&#233; des politiques sociales telles que la &#034;vigilance des voisins &#034; et le r&#233;am&#233;nagement des logements pour la banlieue Lawrence Heights (ainsi que du centre-ville Regent Park et Don Mount). La crainte sous-tendant ces politiques ont refait surface dans certains commentaires post-&#233;lectoral de journaux, expliquant le vote comme l'expression d'un &#171; soul&#232;vement de la classe ouvri&#232;re d'immigrants &#187; (Globe and Mail) ou &#171; la col&#232;re des &#233;lecteurs non-blancs de Toronto &#187;(National Post).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les r&#233;sultats des &#233;lections indiquent sans aucun doute, c'est que les strat&#233;gies de Miller d'&#233;tendre son urbanisme &#171; troisi&#232;me voie &#187; vers les banlieues d'apr&#232;s-guerre (pas seulement avec les politiques sociales ax&#233;es sur le milieu, mais aussi avec de v&#233;ritables initiatives progressistes comme Transit City) ne convenaient pas &#224; Ford. Mais l'anti-urbanisme de Ford ne peut &#234;tre contr&#233;e efficacement en r&#233;affirmant simplement des politiques progressistes pour le centre-ville. Pr&#233;venir la consolidation de Ford dans les banlieues d'apr&#232;s-guerre (et, en d&#233;finitive, de Toronto dans son ensemble) est impossible &#224; moins de trouver les moyens de saper le foss&#233; symbolique entre &#171; ville &#187;et &#171; banlieue &#187;, foss&#233; qui, loin d'&#234;tre le reflet de r&#233;alit&#233;s sur la terrain, aide &#224; produire et reproduire des clich&#233;s sur les limites territoriales dans la politique municipale de Toronto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion : de l'espoir au-del&#224; de la r&#233;forme urbaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fait aucun doute que beaucoup sont inquiets de l'avenir de Toronto et se feront un devoir de s'organiser contre la gestion de la ville par Ford. Les militants et les organisations du milieu du travail, de lutte contre la pauvret&#233;, pour les droits des migrants, les environnementalistes et les milieux politiques divergents de Ford, ont d&#233;j&#224; annonc&#233; d'importantes campagnes pour s'organiser contre Ford et se mobiliser pour la d&#233;fense du transport en commun, de la politique des salaires &#233;quitables, des subventions aux organismes artistiques et sans but lucratif, du financement public pour la Fiert&#233; et de diverses mesures environnementales mises en &#339;uvre au cours des ann&#233;es Miller. &#201;tant donn&#233; qu'il est peu probable que le bureau de la mairie de Ford obtienne une majorit&#233; stable au sein du Conseil, une mobilisation efficace a une r&#233;elle possibilit&#233; de produire des r&#233;sultats concrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, si les efforts de r&#233;sistance contre le pr&#233;d&#233;cesseur populiste provincial de Ford, Mike Harris, fournissent des bonnes indications, il y a au moins deux &#233;cueils &#224; &#233;viter dans cette contre-mobilisation. Le premier est de r&#233;duire le populisme de droite &#224; la r&#233;trograde personnalit&#233; de son leader. La seconde consiste &#224; construire une campagne contre-populiste strictement d&#233;fensive sur la base d'une illusoire unit&#233; du &#171; bon peuple &#187;. &#171; One Toronto &#187;, le r&#233;seau des diff&#233;rentes factions de la coalition Miller qui se sont rassembl&#233;s &#224; la fin de la campagne &#233;lectorale, illustre ces deux pi&#232;ges. Au lieu de d&#233;noncer les contradictions de l'administration Miller et d'aborder les r&#233;alit&#233;s quotidiennes in&#233;gales des diff&#233;rents secteurs de la classe ouvri&#232;re de Toronto selon le sexe et la race, des banlieues et ailleurs, &#171; One Toronto &#187; a essay&#233; de projeter une abstraite et harmonieuse image de Toronto progressiste et avant-gardiste pour contrer la &#171; n&#233;gativit&#233; &#187; de Ford.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de la victoire de Ford vont bien au-del&#224; de l'h&#244;tel de ville. Car, finalement, le Ford-isme n'est pas seulement le r&#233;sultat de notre conjoncture politique actuelle. Son n&#233;oconservatisme non seulement exploite les contradictions du r&#233;gime de Miller, il r&#233;actualise aussi les tradition historiques beaucoup plus longue de la ville des colons blancs de Toronto : premi&#232;rement, la tradition d'une forme de politique municipale &#233;troite, &#171; apolitique &#187; et strictement ax&#233;e sur la propri&#233;t&#233; et qui fut consolid&#233;e il y a un si&#232;cle et, deuxi&#232;mement le mod&#232;le de d&#233;veloppement urbain centr&#233;e sur la famille servie par la production de masse, r&#233;sident, subdivisions priv&#233;s de bungalows unifamiliaux, mod&#232;le de repli sur soi qui a d&#233;fini l'id&#233;al de la vie urbaine depuis les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation historique actuelle d'aust&#233;rit&#233; mondiale et de r&#233;surgence de l'autoritarisme, le populisme de Ford ram&#232;ne &#224; la logique et conclusion de ces conceptions de la vie urbaine qui ont &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;es en partie pour conjurer toute menace du socialisme du 20e si&#232;cle. Alors et maintenant, ces pacifiques fa&#231;ons de vivre rel&#232;gue une authentique vie publique collective et d&#233;sordonn&#233;e &#224; la marge d'une vie quotidienne individualis&#233;e d&#233;finie par la domesticit&#233; patriarcale et la recherche d&#233;sesp&#233;r&#233;e de s&#233;curit&#233; sociale par l'accession &#224; la propri&#233;t&#233;. Dans de tels contextes, c'est toujours une lutte acharn&#233;e pour faire pression en faveur de politiques de redistribution socialement et &#233;cologiquement progressistes. En effet, quelles que soit leur r&#233;alisations, aucune r&#233;forme urbaine depuis les ann&#233;es 1970 n'ont fait beaucoup plus que rediriger, red&#233;finir et circonscrire les conceptions de propri&#233;t&#233; priv&#233;e de la vie urbaine. Sans un horizon qui va au-del&#224; des blocs de construction urbaine de la vie bourgeoise, pass&#233;e et pr&#233;sente, il y aura toujours une autre Ford (ou Hudak) en attente au prochain coin de rue ou prochain cul-de-sac.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Traduction : Fran&#231;oise Breault&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.newsocialist.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=314:rob-ford-in-toronto-why-the-ascendancy-of-hard-right-populism-in-the-2010-mayoral-election&amp;catid=51:analysis&amp;Itemid=98&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.newsocialist.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=314:rob-ford-in-toronto-why-the-ascendancy-of-hard-right-populism-in-the-2010-mayoral-election&amp;catid=51:analysis&amp;Itemid=98&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qui porte un masque ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Qui-porte-un-masque</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Qui-porte-un-masque</guid>
		<dc:date>2011-01-11T09:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233; Frappier</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvements sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'article qui suit est une r&#233;plique &#224; l'article de Mathieu Bock-C&#244;t&#233; publi&#233; dans La Presse le 28 d&#233;cembre. Cette r&#233;plique n'a pas &#233;t&#233; publi&#233;e, en fait il n'y a pratiquement plus d'espace courrier du lecteur dans ce journal. &lt;br class='autobr' /&gt;
Critiquer Amir Khadir, ou encore critiquer la campagne Boycott, D&#233;sengagement et Sanctions (BDS) envers l'&#201;tat d'Israel est normal en d&#233;mocratie. Encore faut-il placer les bonnes citations dans la bouche des bonnes personnes. Si monsieur Bock-C&#244;t&#233; (La Presse 28 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Mouvements-sociaux-+" rel="tag"&gt;Mouvements sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L131xH150/arton6274-d24e9.png?1782192989' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'article qui suit est une r&#233;plique &#224; l'article de Mathieu Bock-C&#244;t&#233; publi&#233; dans La Presse le 28 d&#233;cembre. Cette r&#233;plique n'a pas &#233;t&#233; publi&#233;e, en fait il n'y a pratiquement plus d'espace courrier du lecteur dans ce journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Critiquer Amir Khadir, ou encore critiquer la campagne Boycott, D&#233;sengagement et Sanctions (BDS) envers l'&#201;tat d'Israel est normal en d&#233;mocratie. Encore faut-il placer les bonnes citations dans la bouche des bonnes personnes. Si monsieur Bock-C&#244;t&#233; (La Presse 28 d&#233;cembre 2010) entend d&#233;masquer un certain courant ultragauche, il aurait int&#233;r&#234;t &#224; le nommer et &#224; citer ses sources.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Associer des pr&#233;jug&#233;s &#224; une cause, et finalement &#224; un individu, camoufle les v&#233;ritables enjeux, et nous plonge dans l'obscurantisme. Il pr&#233;tend que ceux qui expriment des d&#233;saccords avec &#171; l'ultragauche &#187; sont n&#233;cessairement des mercenaires ou des chiens de garde de l'Empire. Mais de qui parle-t-il au juste ? Qui est cette soi-disant ultragauche ? S'agit-il d'Amir, de Qu&#233;bec Solidaire ou d'une gauche plus large ? On ne sait pas. En tout &#233;tat de cause ces propos ne sont pas ceux d'Amir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si comme il le pr&#233;tend on doit &#233;viter de &#171; caricaturer l'adversaire sous le signe du mal radical &#187;, alors reprenons le d&#233;bat l&#224; o&#249; il doit &#234;tre ; que peut-on faire pour obliger Isra&#235;l &#224; respecter le droit international ? Que peut-on faire pour lib&#233;rer le peuple Palestinien de l'enclave qui le tue &#224; petit feu ? La campagne BDS vise &#224; faire pression sur le gouvernement d'Isra&#235;l de fa&#231;on pacifique. S'il y a d'autres moyens, le d&#233;bat reste ouvert. Peut-&#234;tre monsieur Bock-C&#244;t&#233; pr&#233;f&#233;rerait-il participer &#224; la mission navale d'aide humanitaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien ais&#233; de faire des d&#233;bats rh&#233;toriques et d&#233;noncer, mais pour l'heure il est urgent d'apporter des solutions et permettre &#224; un peuple d&#233;truit par des mois de bombardements de retrouver le droit &#224; la vie et &#224; la libert&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Loi C-32 : Une joute politique inqui&#233;tante</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Loi-C-32-Une-joute-politique-inquietante</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Loi-C-32-Une-joute-politique-inquietante</guid>
		<dc:date>2011-01-11T08:44:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mario Chenart</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est peut-&#234;tre temps de reposer &#224; M. Moore cette question laiss&#233;e sans r&#233;ponse au printemps dernier : &#171; Les 10 000 chansons sur le iPod du ministre de l'Industrie (M. Clement) ont-elles &#233;t&#233; acquises l&#233;galement ? &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Contre toute attente, apr&#232;s moult rumeurs de report, le projet de loi C-32 visant &#224; r&#233;viser la Loi sur le droit d'auteur franchit actuellement l'&#233;tape de la deuxi&#232;me lecture, qui permet de conna&#238;tre les positions des partis sur la question. &#192; l'amorce de cette joute politique, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Politique-64-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-canadienne-46-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH68/arton6267-ccc6f.png?1781542142' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='68' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est peut-&#234;tre temps de reposer &#224; M. Moore cette question laiss&#233;e sans r&#233;ponse au printemps dernier : &#171; Les 10 000 chansons sur le iPod du ministre de l'Industrie (M. Clement) ont-elles &#233;t&#233; acquises l&#233;galement ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contre toute attente, apr&#232;s moult rumeurs de report, le projet de loi C-32 visant &#224; r&#233;viser la Loi sur le droit d'auteur franchit actuellement l'&#233;tape de la deuxi&#232;me lecture, qui permet de conna&#238;tre les positions des partis sur la question. &#192; l'amorce de cette joute politique, l'inqui&#233;tude grandit, car un survol de l'historique du gouvernement en poste et de la conjoncture politique laisse planer la question suivante : avons-nous plus &#224; craindre du projet de loi conservateur ou du laxisme de l'opposition ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cet &#233;gard, force est de constater que le Bloc qu&#233;b&#233;cois fait bande &#224; part. En effet, ce dernier et le NPD ont d&#233;montr&#233; plus de coh&#233;rence et d'aplomb que les lib&#233;raux, pourtant fondateurs de la loi actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Another brick in the wall&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, sous le r&#232;gne conservateur minoritaire, nous avons vu les politiques culturelles canadiennes &#234;tre &#233;rod&#233;es de fa&#231;on dramatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2005 : Le CRTC accorde des quotas de 10 % de canaux canadiens dont 2,5 % de canaux francophones &#224; Sirius Canada et &#224; CSR, amenuisant ainsi la protection de la diversit&#233; culturelle dont nous nous &#233;tions dot&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2008 : Abolition, sans justification, du programme Routes commerciales, qui affecte la circulation de nombreuses tourn&#233;es canadiennes &#224; travers le monde ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2009 : Le CRTC maintient le statut d'exemption des entreprises de radiodiffusion de nouveaux m&#233;dias, les soustrayant ainsi &#224; toute contribution financi&#232;re &#224; la cr&#233;ation de contenus originaux ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2009 : Remise en question des r&#232;gles de propri&#233;t&#233; &#233;trang&#232;re dans le secteur des communications ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2010 : R&#233;affectation vers les radios (communautaires) de sommes auparavant d&#233;volues &#224; Musicaction et FACTOR ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Projet de loi C-32 :&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;clin in&#233;luctable du r&#233;gime de la copie priv&#233;e ;&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;responsabilisation des fournisseurs d'acc&#232;s Internet ;&lt;br class='autobr' /&gt;
40 nouvelles exceptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, le financement du contenu est amoindri et on amenuise les revenus autonomes des ayants droit. Voil&#224; pour la tendance lourde du bilan conservateur. Or, en contexte minoritaire, le plus accablant est de penser que plusieurs ont laiss&#233; faire. Et &#224; cet &#233;gard, difficile de ne pas tourner les yeux vers les lib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les h&#233;ritiers de Mme Copps ont-ils le courage de pr&#233;server son h&#233;ritage ? Le fait est que, si bloquistes et n&#233;o-d&#233;mocrates ont jusqu'ici exprim&#233; des positions claires, les lib&#233;raux, qui pr&#233;tendent au pouvoir, demeurent outrageusement &#233;vasifs. Que proposent donc les lib&#233;raux en mati&#232;re de droit d'auteur ? &#192; ce stade-ci du d&#233;bat, leur silence persistant n'envoie pour tout signal qu'une caution de plus aux plans conservateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patrimoine orphelin, prise 2&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime de la copie priv&#233;e, introduit par le gouvernement lib&#233;ral en 1997, a donn&#233; &#224; ce pays, &#224; ses artistes et &#224; ses producteurs, une mesure tout indiqu&#233;e pour assurer l'&#233;quilibre recherch&#233; par la loi, conjuguant l'acc&#232;s attendu par le consommateur et une juste compensation financi&#232;re pour les ayants droit. Il suffit au l&#233;gislateur de mettre &#224; jour le principe de la loi au vu des nouvelles technologies. Il faut rappeler que l'intention de Mme Copps &#233;tait de couvrir tous les supports audionum&#233;riques. Malheureusement, les tribunaux en ont d&#233;cid&#233; autrement et les iPod de ce monde ne sont toujours pas soumis au r&#233;gime. Ce faisant, les juges ont renvoy&#233; la balle au pouvoir politique, qui ne l'a jamais saisie. Le moment est venu de r&#233;parer ce tort, dont les cr&#233;ateurs canadiens ont fait les frais depuis une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette probl&#233;matique s'est entre-temps ajout&#233;e celle des &#233;changes de fichiers sur Internet. &#192; nouveau, le gouvernement ferme les yeux et fait porter aux ayants droit le fardeau de &#171; policer &#187; la Toile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier chapitre de la saga (la deuxi&#232;me lecture du projet de loi), le fait saillant des derniers jours est un commentaire du ministre du Patrimoine en r&#233;ponse &#224; l'&#233;loquent plaidoyer de Mme Carole Lavall&#233;e. &#171; Tout &#231;a [les &#233;changes de fichiers], c'est de la foutaise. Aujourd'hui, les gens &#233;coutent leur musique en streaming &#187;, dixit James Moore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est peut-&#234;tre temps de reposer &#224; M. Moore cette question laiss&#233;e sans r&#233;ponse au printemps dernier : &#171; Les 10 000 chansons sur le iPod du ministre de l'Industrie (M. Clement) ont-elles &#233;t&#233; acquises l&#233;galement ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout compte fait, l'approche conservatrice, qui s'en tient &#224; r&#233;affirmer le caract&#232;re ill&#233;gal des &#233;changes P2P et &#224; enjoindre les ayants droit &#224; poursuivre les fautifs, me donne une id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre nous faut-il, aux fins d'un exemple qui fasse &#233;cole, commencer par le ministre de l'Industrie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur est pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; professionnelle des auteurs et des compositeurs du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De Moli&#232;re au Bye Bye 2010</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/De-Moliere-au-Bye-Bye-2010</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/De-Moliere-au-Bye-Bye-2010</guid>
		<dc:date>2011-01-11T08:42:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yvan Gigu&#232;re</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Opinion</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qui a dit que l'humour devait &#234;tre &#034;politcally correct&#034;, ou pas trop trop m&#233;chant ? Au Qu&#233;bec, RBO, et avant eux les Cyniques, n'y sont pas all&#233;s de main morte dans l'humour corrosif critique de notre soci&#233;t&#233; contemporaine. &lt;br class='autobr' /&gt; &#201;videmment, bien souvent, ce sont nos personnalit&#233;s publiques qui &#233;copent et surtout nos politiciens. Avec le Bye Bye 2010 du duo V&#233;ro et Louis, notre premier ministre du Canada n'a jamais &#233;t&#233; aussi ridiculis&#233; et de si belle fa&#231;on. Et le comble, versus le talent des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Opinion-+" rel="tag"&gt;Opinion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qui a dit que l'humour devait &#234;tre &#034;politcally correct&#034;, ou pas trop trop m&#233;chant ? Au Qu&#233;bec, RBO, et avant eux les Cyniques, n'y sont pas all&#233;s de main morte dans l'humour corrosif critique de notre soci&#233;t&#233; contemporaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;videmment, bien souvent, ce sont nos personnalit&#233;s publiques qui &#233;copent et surtout nos politiciens. Avec le Bye Bye 2010 du duo V&#233;ro et Louis, notre premier ministre du Canada n'a jamais &#233;t&#233; aussi ridiculis&#233; et de si belle fa&#231;on. Et le comble, versus le talent des auteurs de ce Bye Bye, est le fait que dans ce num&#233;ro, c'est, de surcro&#238;t, un autre personnage politique, soit Sarkozy, qui se payait la t&#234;te de M. Harper. Tr&#232;s habile de la part des auteurs de ce num&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi aussi, j'attendais avec une brique et un fanal ce deuxi&#232;me Bye Bye du couple qui avait subi les foudres de la critique, en 2008, lors de leur premi&#232;re tentative. Cette derni&#232;re revue de fin d'ann&#233;e n'&#233;tait pas parfaite, mais de bons num&#233;ros se d&#233;marquaient. Une touche de modernisme aussi englobait le tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autrefois... Moli&#232;re !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humour, il ne faut pas l'oublier, est une critique parfois s&#233;v&#232;re de notre monde. Il y a des lustres, Moli&#232;re faisait ainsi en se moquant litt&#233;ralement d'une certaine classe de notre soci&#233;t&#233;. Pensons &#224; sa pi&#232;ce Tartuffe qui critiquait le monde cl&#233;rical. Pensons au Bourgeois Gentilhomme qui ridiculisait toute la bourgeoisie. Et que dire des Pr&#233;cieuses ridicules... juste le titre de cette pi&#232;ce est une critique en soit. Mais le g&#233;nie de Moli&#232;re r&#233;sidait dans le fait que son humour visait l'ensemble d'une classe de la soci&#233;t&#233; et ne visait pas seulement une personne connue, comme cela est de mise par exemple dans le type d'humour que nous voyons dans les Bye Bye. Moli&#232;re visait l'universel tandis que le dernier Bye Bye, par exemple, visait le local et que dans quelques semaines, cela se sera sans doute dissip&#233; dans les nuages. &lt;br class='autobr' /&gt;
Donc, avec le Bye Bye 2010, une certaine tradition s'est poursuivie mais l'humour y &#233;tait une coche plus mordante et plus cru que le voulait la tradition. &#201;videmment, cela a &#233;gratign&#233; bien des &#226;mes sensibles qui se sont exprim&#233;es derni&#232;rement sur diff&#233;rentes tribunes publiques. Je d&#233;teste, moi aussi, les blagues qui nivellent par le bas. Il y en avait dans ce dernier Bye Bye. Mais j'ai vraiment ri et pass&#233; un bon moment, le 31 au soir, devant la proposition de Cloutier et Morisette. Mais sachez que je suis retourn&#233; &#224; Moli&#232;re depuis, ne vous en d&#233;plaise, diantre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan Gigu&#232;re, Saguenay&lt;br class='manualbr' /&gt;L'auteur est fondateur de la Journ&#233;e de l'Hymne au printemps et titulaire d'une Mineure en th&#233;&#226;tre de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/artoff944.jpg?728/24c4ecc42c6473d7a1e237f1fabf27d33d76bc4609800e6390678aaaa36208bb" length="14899" type="image/jpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'hypocrisie du taux d'imp&#244;t unique</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-hypocrisie-du-taux-d-impot-unique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/L-hypocrisie-du-taux-d-impot-unique</guid>
		<dc:date>2011-01-11T08:41:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;o-Paul Lauzon</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le taux d'imp&#244;t unique est tellement in&#233;quitable que m&#234;me Georges W. Bush, un ap&#244;tre de la tr&#232;s grosse droite, a rejet&#233; cette politique fiscale farfelue et, en fait, sous sa pr&#233;sidence, il y avait aux &#201;tats-Unis six piliers d'imposition contre trois &#224; Qu&#233;bec et quatre au f&#233;d&#233;ral. &lt;br class='autobr' /&gt; En plus de pr&#234;cher pour l'abolition compl&#232;te de l'imp&#244;t sur le revenu des entreprises, ce qui n'a jamais &#233;t&#233; fait dans aucun pays occidental, l'imparable conservateur Maxime &#171; Jos Louis &#187; Bernier, ancien (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Economie-28-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le taux d'imp&#244;t unique est tellement in&#233;quitable que m&#234;me Georges W. Bush, un ap&#244;tre de la tr&#232;s grosse droite, a rejet&#233; cette politique fiscale farfelue et, en fait, sous sa pr&#233;sidence, il y avait aux &#201;tats-Unis six piliers d'imposition contre trois &#224; Qu&#233;bec et quatre au f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En plus de pr&#234;cher pour l'abolition compl&#232;te de l'imp&#244;t sur le revenu des entreprises, ce qui n'a jamais &#233;t&#233; fait dans aucun pays occidental, l'imparable conservateur Maxime &#171; Jos Louis &#187; Bernier, ancien conseiller &#233;conomique du &#171; social-d&#233;mocrate &#187; Bernard Landry, pr&#233;conise &#233;galement le taux d'imp&#244;t sur le revenu unique pour les individus. Cela simplifierait la pr&#233;paration des rapports d'imp&#244;ts que le Beauceron a dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelqu'un, &#231;a peut &#234;tre un lucide, peut-il dire &#224; Maxime que ce n'est pas pantoute le nombre de paliers d'imposition qui complexifie le rapport d'imp&#244;ts (une simple table d'imp&#244;ts fait le calcul pour vous, peu importe le nombre de paliers) mais bel et bien la multiplication des abris fiscaux r&#233;serv&#233;s aux bonzes comme les CELI, REER, REEE, REA, dividendes, actions accr&#233;ditives, soci&#233;t&#233;s en commandite, gains de capitaux, fiducies familiales, dons, fractionnements du revenu, options d'achat d'actions et j'en passe. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hypocrites qui militent en faveur d'un taux d'imp&#244;t unique savent tr&#232;s bien qu'avec les nombreux abris fiscaux disponibles, le recours aux paradis fiscaux et l'exon&#233;ration de plusieurs revenus &#233;conomiques (plus-value mat&#233;rialis&#233;e sur les actifs) dans la d&#233;termination du revenu fiscal, que le taux unique est une fabulation, une tromperie. En pr&#233;sence des nombreux abris, paradis et exemptions fiscaux, le taux d'imp&#244;t &#171; unique &#187; effectif ou r&#233;el sera toujours beaucoup plus &#233;lev&#233; pour la classe moyenne, qui ne peut utiliser ces magouilles fiscales, que pour les grosses poches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pas moi qui le dit mais bel et bien l'am&#233;ricain Warren Buffet, troisi&#232;me fortune mondiale : &#171; Je paye un plus bas taux d'imposition que ma secr&#233;taire et que ma femme de m&#233;nage &#187; (La Presse, 6 octobre 2010). Prenons un exemple tr&#232;s simple, comme celui d'un banquier de votre choix, qui se fait payer sa r&#233;mun&#233;ration annuelle de 5 M$ en options d'achats d'actions, comme le font tous, je dis bien tous les dirigeants de soci&#233;t&#233;s cot&#233;es &#224; la Bourse au pays, et celui d'un simple employ&#233; de la m&#234;me banque qui encaisse son salaire annuel de 60 000 $ par ch&#232;que de paie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supposons un taux d'imp&#244;t &#171; unique &#187; de 10 % et aucun recours aux paradis fiscaux par le boss, ce qui est peu probable. Avec la complicit&#233; de ses politiciens, comme le patron re&#231;oit son salaire par le biais d'options d'achat d'actions, seulement la moiti&#233; de sa grosse r&#233;mun&#233;ration sera alors imposable, soit 2,5M$ sur 5 M$, ce qui ram&#232;nera son taux d'imp&#244;t effectif suppos&#233;ment unique &#224; 5 % seulement, alors que le dindon d'employ&#233;, qui per&#231;oit sa pitance par ch&#232;que, tout son salaire sera imposable pour un taux d'imp&#244;t effectif de 10 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux d'imp&#244;t unique est carr&#233;ment une arnaque pr&#233;conis&#233;e par les opportunistes qui veulent, pour leur bien-&#234;tre, taxer la consommation et tarifier les services publics plut&#244;t que le revenu. Avec l'utilisation certaine de nombreux autres abris fiscaux r&#233;serv&#233;s strictement aux gras durs, le dirigeant de banque verra son taux d'imp&#244;t &#171; unique &#187; r&#233;el baisser nettement en dessous de 5% alors que notre &#171; cocu &#187; d'employ&#233; verra le sien maintenu &#224; 10% faute &#171; d'argent &#187; pour jouir de ces m&#234;mes abris. M&#234;me si, au Qu&#233;bec, on en est rendu &#224; quasiment un taux unique puisqu'il existe aujourd'hui que trois paliers d'imposition avec un taux d'imp&#244;t maximal de 24% (moins l'abattement f&#233;d&#233;ral) au haut de l'&#233;chelle. Dans les ann&#233;es 1970 et 1980, on avait, au f&#233;d&#233;ral et au provincial, un r&#233;gime fiscal plus juste et plus progressif avec plus de 12 paliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, le lobby des grosses pointures a eu gain de cause une autre fois, avec la complaisance de leurs &#233;lus. Le taux d'imp&#244;t unique est tellement in&#233;quitable que m&#234;me Georges W. Bush, un ap&#244;tre de la tr&#232;s grosse droite, a rejet&#233; cette politique fiscale farfelue et, en fait, sous sa pr&#233;sidence, il y avait aux &#201;tats-Unis six piliers d'imposition contre trois &#224; Qu&#233;bec et quatre au f&#233;d&#233;ral. Avec Stephen Harper, au Canada, le taux maximum d'imp&#244;t (sur le revenu fiscal) d'un contribuable est de 24% contre 35% au f&#233;d&#233;ral aux &#201;tats-Unis sous George W. Bush que Barack Obama veut augmenter &#224; 39,5% (Business Week, 20 septembre 2010). Sans compter les imp&#244;ts successoraux qui reviennent en 2011 aux states alors qu'ici, au Qu&#233;bec et au Canada, ils ont &#233;t&#233; abolis &#224; tout jamais. La devise ici est &#171; d&#233;taxons nos riches et taxons et tarifions les autres &#187;. De toute fa&#231;on, ils ne peuvent pas nous menacer de partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concluons en affirmant que le taux d'imp&#244;t suppos&#233;ment &#171; unique &#187; est un autre attrape-nigaud &#224; ajouter &#224; la tarification des services publics, les taxes &#224; la consommation, les abris fiscaux et les paradis fiscaux, etc. applaudis par les &#171; experts &#187; inf&#233;od&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article est tir&#233; du site web du journal M&#233;tro&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'enfer fiscal Qu&#233;b&#233;cois</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-enfer-fiscal-Quebecois</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/L-enfer-fiscal-Quebecois</guid>
		<dc:date>2011-01-11T08:41:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;o-Paul Lauzon</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'universitaire Luc Godbout vient d'accoucher d'une &#233;tude d&#233;peignant, encore, le Qu&#233;bec comme un enfer fiscal pour les particuliers et les entreprises. &lt;br class='autobr' /&gt; L'universitaire Luc Godbout vient d'accoucher d'une &#233;tude d&#233;peignant, encore, le Qu&#233;bec comme un enfer fiscal pour les particuliers et les entreprises. &#171; Le Qu&#233;bec, champion canadien du fisc &#187;, titrait La Presse du 9 d&#233;cembre. Fiscalit&#233;, services publics, dette, etc. sont toujours pires au Qu&#233;bec pour les lucides. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que j'aime, avec les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Economie-28-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'universitaire Luc Godbout vient d'accoucher d'une &#233;tude d&#233;peignant, encore, le Qu&#233;bec comme un enfer fiscal pour les particuliers et les entreprises.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'universitaire Luc Godbout vient d'accoucher d'une &#233;tude d&#233;peignant, encore, le Qu&#233;bec comme un enfer fiscal pour les particuliers et les entreprises. &#171; Le Qu&#233;bec, champion canadien du fisc &#187;, titrait La Presse du 9 d&#233;cembre. Fiscalit&#233;, services publics, dette, etc. sont toujours pires au Qu&#233;bec pour les lucides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'aime, avec les patentes de l'&#233;conomiste Godbout, c'est qu'il ne faut pas se creuser les m&#233;ninges bien fort pour les d&#233;boulonner. Pas plus tard que le 13 mai dernier, Le Devoir rendait compte d'une &#233;tude du cabinet comptable KPMG : &#171; KPMG publie une analyse comparative de la fiscalit&#233; dans &lt;br class='autobr' /&gt;
95 villes : Montr&#233;al s'impose parmi les villes qui taxent le moins les entreprises. &#187; Elle est la deuxi&#232;me ville canadienne qui impose le moins les compagnies, selon KPMG, qui a inclus tous les imp&#244;ts et taxes dans ses calculs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'affaire du fiscaliste Godbout, Qu&#233;bec est dernier partout. Arriver, dans la m&#234;me ann&#233;e, avec des r&#233;sultats diam&#233;tralement oppos&#233;s rel&#232;ve du folklore. KPMG ou Godbout, qui dit vrai ? Un article de La Presse du 2 avril 2008 titrait : &#171; Fiscalit&#233; des entreprises : l'Ontario plus gourmand que le Qu&#233;bec. &#187; Il y a aussi l'Institut Fraser, pour qui le Qu&#233;bec est l'endroit du monde o&#249; les mini&#232;res sont le moins tax&#233;es (La Presse, 15 avril 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans La Presse du 18 janvier 2007 : &#171; La politique du remboursement des cr&#233;dits d'imp&#244;t du gouvernement du Qu&#233;bec est la plus favorable en Am&#233;rique du Nord &#187;, et KPMG souligne : &#171; Qu&#233;bec en premi&#232;re place mondiale pour l'encouragement fiscal en R+D &#187; (La Presse, 29 juillet 2008). Une autre &#233;tude de KPMG affirmait : &#171; Exploiter une entreprise co&#251;te moins cher au Qu&#233;bec qu'ailleurs en Am&#233;rique &#187; et la fiscaliste et comptable agr&#233;&#233;e Brigitte Alepin mentionne : &#171; Le Qu&#233;bec, un paradis fiscal pour les grandes soci&#233;t&#233;s. &#187; Ayoye !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec taxe suppos&#233;ment plus les entreprises, mais la moiti&#233; (156 677) d'entre elles n'ont pay&#233; aucun imp&#244;t en 2005 sur des profits milliardaires. L'honorable professeur n'a pas d&#233;duit des imp&#244;ts pay&#233;s les 6 G$ que Qu&#233;bec verse aux entreprises, contre 3 G$ en Ontario, selon le Fraser Institute. Monsieur, il faut d&#233;duire de ce que vous payez ce que vous recevez. &#199;a prend pas un dipl&#244;me universitaire pour savoir &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je trouve les trucs de l'&#233;conomiste Godbout amusants. Concernant les particuliers, La Presse titrait : &#171; L'&#233;cart fiscal pousse les Ontariens vers Gatineau &#187;, davantage depuis les baisses d'imp&#244;t au Qu&#233;bec et l'instauration en Ontario d'un imp&#244;t progressif pour la sant&#233;. Reconnaissons au professeur Godbout une comp&#233;tence hallucinante dans l'am&#233;nagement et la s&#233;lection de donn&#233;es fiscales qui font toujours du Qu&#233;bec un enfer fiscal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article est tir&#233; du site web du journal M&#233;tro.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
