<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_mot=402&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1692368156</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Royaume-Uni &#8211; d&#233;bat. Un r&#233;sultat &#233;lectoral d&#233;sastreux. D&#233;fendre les gains du &#171; corbynisme &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Royaume-Uni-debat-Un-resultat-electoral-desastreux-Defendre-les-gains-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Royaume-Uni-debat-Un-resultat-electoral-desastreux-Defendre-les-gains-du</guid>
		<dc:date>2019-12-14T15:39:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andy Stowe</dc:creator>


		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2019-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La victoire des conservateurs a &#233;t&#233; avant tout le triomphe d'un projet r&#233;actionnaire de la droite dure qui couve depuis de nombreuses ann&#233;es au sein du Parti conservateur. Ils ont r&#233;ussi &#224; persuader de nombreux &#233;lecteurs/&#233;lectrices travaillistes qu'il &#233;tait plus important d'affirmer le nationalisme anglais que de se d&#233;barrasser des banques alimentaires et des SDF ou de s'assurer que les gens ne meurent pas en attendant leur admission &#224; l'h&#244;pital. &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; par Alencontre le 14 - d&#233;cembre - (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2019-12-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2019-12-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton41562-1f5ee.jpg?1677097340' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La victoire des conservateurs a &#233;t&#233; avant tout le triomphe d'un projet r&#233;actionnaire de la droite dure qui couve depuis de nombreuses ann&#233;es au sein du Parti conservateur. Ils ont r&#233;ussi &#224; persuader de nombreux &#233;lecteurs/&#233;lectrices travaillistes qu'il &#233;tait plus important d'affirmer le nationalisme anglais que de se d&#233;barrasser des banques alimentaires et des SDF ou de s'assurer que les gens ne meurent pas en attendant leur admission &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par Alencontre le 14 - d&#233;cembre - 2019 | Article publi&#233; sur le site de Socialist Resistance en date du 13 d&#233;cembre 2019 ; traduction r&#233;daction A l'Encontre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://alencontre.org/europe/grande-bretagne/royaume-uni-debat-un-resultat-electoral-desastreux-defendre-les-gains-du-corbynisme.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alencontre.org/europe/grande-bretagne/royaume-uni-debat-un-resultat-electoral-desastreux-defendre-les-gains-du-corbynisme.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul celui qui a choisi de ne pas entendre le seul slogan de Boris Johnson &#171; Get Brexit done &#187; (R&#233;alisons le Brexit) peut croire le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conservateurs ont remport&#233; 43,6% des suffrages [13'966'565 &#233;lecteurs] et &#233;lu 365 d&#233;put&#233;s. Les travaillistes ont recueilli 32,2% des voix [10'295'607 &#233;lecteurs], soit une perte de 7,8% [par rapport aux 40% du 8 juin 2017 : 12'858'652 &#233;lecteurs]. Le nombre de si&#232;ges se monte &#224; 203 [par rapport au 262 du 8 juin 2017]. La plupart des suffrages perdus sont all&#233;s aux conservateurs en Angleterre et au SNP d'Ecosse (Parti national &#233;cossais). M&#234;me dans les circonscriptions o&#249; les travaillistes ont maintenu leur si&#232;ge, la part des suffrages a diminu&#233;, souvent d'environ 10%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Tout cela, en d&#233;pit d'une campagne travailliste qui a r&#233;ussi &#224; attirer des centaines de militant&#183;e&#183;s qui ont parcouru de longues distances pour &#234;tre actifs dans des circonscriptions marginales. En fin de compte, la classe dirigeante a agi selon son propre int&#233;r&#234;t de classe malgr&#233; son aversion pour le Brexit ; quand &#224; la classe ouvri&#232;re du Nord d&#233;sindustrialis&#233;, elle a ignor&#233; son int&#233;r&#234;t de classe et a achet&#233; le Brexit et la rh&#233;torique de la &#171; prise de contr&#244;le &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats en Ecosse sont plus encourageants. Le SNP compte aujourd'hui 48 si&#232;ges et accentue sa revendication d'ind&#233;pendance dans un rejet explicite de la vague de chauvinisme anglais. Dans le nord de l'Irlande, le DUP (Parti unioniste d&#233;mocrate) est aujourd'hui d&#233;pass&#233; en nombre par les d&#233;put&#233;s &#171; pro-remain &#187;, ce qui incite la dirigeante du Parti de l'Alliance d'Irlande du Nord, Naomi Long, &#224; d&#233;clarer que face &#224; un hard Brexit ou &#224; un no-deal &#171; il est presque in&#233;vitable qu'il y ait une pouss&#233;e pour un r&#233;f&#233;rendum pour l'unit&#233; irlandaise &#187; (The Irish News, 13 d&#233;cembre 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Grande-Bretagne, cependant, sera hors de l'UE d'ici la fin du mois de janvier. D'ici la fin de l'ann&#233;e, nous pourrions &#234;tre confront&#233;s &#224; un Brexit sans accord et &#224; un accord de libre-&#233;change tr&#232;s dommageable avec Donald Trump. &#171; Get Brexit done &#187; a &#233;t&#233; le plus gros mensonge utilis&#233; dans cette campagne &#233;lectorale post-v&#233;rit&#233; &#224; la Trump qui a d&#233;bouch&#233; sur l'&#233;lection d'un premier ministre raciste notoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux questions se d&#233;tachent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Comme John McDonnell [responsable des Finances dans le cabinet fant&#244;me des travaillistes depuis 2015] l'a dit &#224; juste titre, l'&#233;lection a &#233;t&#233; domin&#233;e par le Brexit au point que le Manifeste radical du Parti travailliste n'a pas pu passer outre, n'a pu s'imposer. Les Brexiters ont vot&#233; en grand nombre pour les conservateurs. John Curtice, sp&#233;cialiste des analyses quantitatives des &#233;lections ainsi que des votes, affirme dans The Times du 13 d&#233;cembre 2019 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La part des votes pour les conservateurs a augment&#233; en moyenne de six points dans les circonscriptions o&#249; plus de 60% ont vot&#233; Leave [quitter l'UE] en 2017, alors qu'elle a diminu&#233; de trois points o&#249; plus de 55 % ont vot&#233; Remain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, le vote des travaillistes a chut&#233; de 11 points dans les circonscriptions les plus pro-Leave et a recul&#233; de seulement 6 points dans les circonscriptions les plus favorables au Remain. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sentiment pro-Brexit s'est renforc&#233; au cours de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, beaucoup de gens s'indignant vivement du r&#244;le jou&#233; par les travaillistes pour s'opposer &#224; un Brexit sans-accord et pour leur promesse d'un second r&#233;f&#233;rendum s'il gagnait le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le deuxi&#232;me facteur a &#233;t&#233; la diffamation incessante visant Jeremy Corbyn au cours des deux ans et demi qui ont suivi les derni&#232;res &#233;lections. Il a &#233;t&#233; d&#233;peint, de mani&#232;re diffamatoire, comme n'&#233;tant pas seulement un antis&#233;mite mais un d&#233;fenseur du terrorisme. M&#234;me Arthur Scargill [&#233;lu en 1981 &#224; la t&#234;te du National Union of Mineworkers], pendant la gr&#232;ve des mineurs [en 1984-1985], n'a pas d&#251; faire face &#224; l'ampleur des calomnies dirig&#233;es contre le dirigeant travailliste. D&#232;s les premiers moments de la direction Corbyn du Parti travailliste, l'ensemble de l'establishment m&#233;diatique et pratiquement la droite des travaillistes se sont mis &#224; le calomnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Cependant, nous sommes maintenant confront&#233;s &#224; un gouvernement conservateur avec une majorit&#233; parlementaire intouchable et un mandat pour mettre en &#339;uvre le Brexit. Beaucoup de membres de la gauche travailliste seront d&#233;moralis&#233;s et la droite du Parti travailliste soutient d&#233;j&#224; que le &#171; corbynisme &#187; doit &#234;tre d&#233;fait pour r&#233;tablir la cr&#233;dibilit&#233; du Parti travailliste. La droite se frotte les mains avec joie et poussera sans doute &#224; l'expulsion de la gauche pro-Corbyn du parti et &#224; un virement de bord brusque vers la droite afin de faire appel au nationalisme anglais des supporters du Brexit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ce n'est pas simplement une d&#233;faite pour la classe ouvri&#232;re britannique. Un gouvernement travailliste de Corbyn aurait eu un impact mondial sur les mouvements progressistes, les militants du climat et la gauche internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'aurait-on pu faire diff&#233;remment ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Tout d'abord, la d&#233;cision de tenir les &#233;lections avant un r&#233;f&#233;rendum [sur le Brexit] a &#233;t&#233; un d&#233;sastre, comme cela l'a &#233;t&#233; avant que le combat au Parlement pour un deuxi&#232;me r&#233;f&#233;rendum n'ait pris fin. L'initiative en a &#233;t&#233; prise par les Lib&#233;raux-d&#233;mocrates et le SNP qui ont quitt&#233; le navire et ont laiss&#233; peu d'options aux travaillistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Deuxi&#232;mement, les travaillistes auraient d&#251; adopter et faire campagne en faveur d'un second r&#233;f&#233;rendum &#224; un stade beaucoup plus pr&#233;coce et plaider en faveur du maintien des avantages de l'adh&#233;sion &#224; l'UE, tout en exposant des id&#233;es pour r&#233;former l'organisation. Il est difficile de se rappeler que de hauts responsables travaillistes ont s&#233;rieusement contest&#233; la rh&#233;torique dominante anti-UE. Il &#233;tait difficile pour les travaillistes de renverser cette perception, mais un changement clair, d&#232;s le premier jour, pour le Remain aurait minimis&#233; l'ampleur du d&#233;sastre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Dans l'instruction [au sens de la recherche des &#171; coupables &#187;] qui va maintenant avoir lieu, la gauche pro-Brexit nous dira que c'est la faute des &#171; remainers &#187; et de ceux qui d&#233;fendent la libre circulation des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lindsey German [ex-dirigeante du SWP] de Counterfire soutient que la grande erreur de Corbyn a &#233;t&#233; d'avoir soutenu un second r&#233;f&#233;rendum, plut&#244;t que de soutenir le Brexit lui-m&#234;me. Elle pointe du doigt la People's Vote Campaign [qui demandait que le gouvernement soumette un accord de Brexit au vote des citoyens]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et celle &#171; Une autre Europe est possible &#187; qui aboutirent, selon elle, &#224; ce que Corbyn s'&#233;gare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Nous devrions nous opposer &#224; tout cela et d&#233;fendre la plate-forme sur laquelle les travaillistes se sont prononc&#233;s. Le manifeste travailliste se proposait de r&#233;pondre aux besoins de la classe ouvri&#232;re britannique et constituait un effort s&#233;rieux pour faire face &#224; la crise climatique. Il faisait appel &#224; la fois au mouvement ouvrier et &#224; la nouvelle g&#233;n&#233;ration qui affluait vers le &#171; corbynisme &#187;. La prochaine fois, les travaillistes devraient inclure un syst&#232;me de vote plus d&#233;mocratique afin que les gens ne soient pas oblig&#233;s de s'engager dans un vote tactique [des choix &#233;lectoraux triangulaire pour tenter d'&#233;liminer un candidat conservateur].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeremy Corbyn a dit qu'il quittera son poste de dirigeant apr&#232;s une p&#233;riode de r&#233;flexion au cours de laquelle le parti pourra tirer quelques le&#231;ons de ce qui s'est pass&#233;. C'est probablement la meilleure fa&#231;on d'&#233;viter un interr&#232;gne d&#233;testable. Cela donne aussi &#224; la gauche l'occasion d'&#233;tudier le paysage et de s'accrocher &#224; ce qu'elle a gagn&#233; pendant les ann&#233;es Corbyn.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Johnson ne pourra pas conduire simplement les choses &#224; sa guise. Il a &#233;tabli une fronti&#232;re le long de la mer d'Irlande et a mis en place une crise constitutionnelle avec l'Ecosse qui est susceptible de mener &#224; l'ind&#233;pendance. Son projet remet en question les fondements de l'Etat britannique, ce qui aura d'&#233;normes implications pour son parti. Il va faire face &#233;galement &#224; un avenir imm&#233;diat de fragilit&#233; &#233;conomique, ce qui att&#233;nuera rapidement l'&#233;clat de son gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Cependant, nous devons &#234;tre r&#233;alistes. Le r&#233;sultat des &#233;lections a &#233;t&#233; une d&#233;faite majeure pour la gauche et les int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re. Le gouvernement Johnson aura le dessus pendant un certain temps, car les gens ne croient pas &#224; la possibilit&#233; d'un changement radical ou m&#234;me &#224; la possibilit&#233; de d&#233;fendre efficacement leurs emplois et leurs conditions de travail. Quiconque dit qu'existe une solution rapide vend un &#233;lixir trompeur, mais dans les premiers jours de la nouvelle d&#233;cennie, notre travail consiste &#224; reconstruire une gauche qui peut vaincre les conservateurs et les gens qui disent que le Labour doit devenir plus semblable &#224; eux. (&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Carte des r&#233;sultats tir&#233;e de mediapart.fr&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4681 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH483/c3a76f0b58a7a840-1af248d1-2f223.png?1717547311' width='500' height='483' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La R&#233;volution Corbyn</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-Revolution-Corbyn</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/La-Revolution-Corbyn</guid>
		<dc:date>2017-06-20T11:41:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Neil Faulkner</dc:creator>


		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-06-20</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;v&#232;nement est bien plus important que nous n'aurions pu l'imaginer. C'est un changement radical dans la politique britannique, comparable &#224; ce qui s'est pass&#233; en 1979 lorsque le Parti travailliste s'est effondr&#233;, que Thatcher s'est empar&#233;e du pouvoir et que la contre-r&#233;volution n&#233;olib&#233;rale a commenc&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; du site d'Ensemble. &lt;br class='autobr' /&gt;
James Callaghan, le Premier ministre battu en 1979, confiait &#224; son conseiller la veille du scrutin : &#171; c'est un changement politique radical. Quoi que nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-06-20-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-06-20&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton31329-2f568.jpg?1677097124' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;v&#232;nement est bien plus important que nous n'aurions pu l'imaginer. C'est un changement radical dans la politique britannique, comparable &#224; ce qui s'est pass&#233; en 1979 lorsque le Parti travailliste s'est effondr&#233;, que Thatcher s'est empar&#233;e du pouvoir et que la contre-r&#233;volution n&#233;olib&#233;rale a commenc&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; du site d'&lt;a href=&#034;https://www.ensemble-fdg.org/content/la-revolution-corbyn&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ensemble&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Callaghan, le Premier ministre battu en 1979, confiait &#224; son conseiller la veille du scrutin : &#171; c'est un changement politique radical. Quoi que nous puissions faire, cette &#233;lection tourne autour de Madame Thatcher &#187;. Et Thatcher a effectivement r&#233;ussi la plus grande transformation des rapports de force &#233;lectoraux depuis la guerre. Et, &#224; nouveau, nous avons un nouveau changement radical. Les &#233;lections g&#233;n&#233;rales britanniques de 2017 ont tourn&#233; autour de Jeremy Corbyn : il a r&#233;alis&#233; la plus grosse progression &#233;lectorale d'un parti depuis la guerre. Un changement radical : pas simplement un scrutin parmi d'autres, mais un retournement de situation, un &#233;branlement tectonique de la politique britannique, une renaissance du r&#233;formisme, de la social-d&#233;mocratie et du Parti travailliste comme le mouvement populaire et radical qu'il n'aurait jamais d&#251; cesser d'&#234;tre. Nous assistons au d&#233;but d'une transformation de l'ensemble du paysage politique telle que l'on en conna&#238;t qu'une par g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un vieux camarade m'a envoy&#233; un texto pour me dire qu'il adh&#233;rait au Parti travailliste. Il fait partie des 150.000 personnes qui ont rejoint le Parti travailliste depuis l'&#233;lection, augmentant le nombre de ses membres jusqu'au chiffre stup&#233;fiant de 800.000. Cela signifie qu'un &#233;lecteur travailliste sur 15 est membre du Parti. En comparaison, le Parti conservateur a 150.000 membres et le ratio entre &#233;lecteurs et membres du Parti est de 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune &#226;ge de celles et ceux qui rejoignent aujourd'hui le Parti travailliste fournit une autre indication du fait qu'il s'agit bien d'un mouvement social. Plus de 250.000 jeunes se sont inscrits sur les listes &#233;lectorales durant la campagne &#233;lectorale. 63% des 18 &#8211; 34 ans ont vot&#233; pour le Parti travailliste, alors que seulement 27% ont vot&#233; pour le Parti conservateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les m&#233;dias caract&#233;risent l'&#233;lection g&#233;n&#233;rale britannique de 2017 comme &#171; une r&#233;volte de la jeunesse &#187;, ils ont tout &#224; fait raison. On rapporte que, &#224; travers tout le pays, des rassemblements de jeunes scandaient le nom de Jeremy Corbyn. Ce vieux militant socialiste de 68 ans, ancien d&#233;put&#233; de base, est devenu pour des centaines de milliers de jeunes le symbole de l'espoir en un monde meilleur, plus juste et plus d&#233;cent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les jeunes, les gens tol&#233;rants et id&#233;alistes qui ont vot&#233; pour le Parti travailliste. L'enjeu de cette &#233;lection &#233;tait l'affrontement entre deux pays et deux visions de ce que la soci&#233;t&#233; doit devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a plus. Nous avons assist&#233; &#224; la renaissance du r&#233;formisme social-d&#233;mocrate comme mouvement politique de masse en Grande-Bretagne. La &#171; r&#233;volution Corbyn &#187; - appelons-la comme &#231;a &#8230; - est la d&#233;clinaison britannique d'un ph&#233;nom&#232;ne mondial qui a d&#233;j&#224; inclus Syriza en Gr&#232;ce, Podemos en Espagne, la campagne de Bernie Sanders aux Etats-Unis et celle de Jean-Luc M&#233;lenchon en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A chaque fois, l'&#233;lan du r&#233;formisme de masse s'engouffre dans l'outil le plus ad&#233;quat : parfois ce sont de nouvelles coalitions de gauche, ailleurs de nouveaux partis radicaux et quelques fois, comme aux Etats-Unis et ici en Grande Bretagne, &#231;a se passe &#224; l'int&#233;rieur de partis &#171; &#224; gauche du centre &#187; et qui semblaient d&#233;sesp&#233;r&#233;ment pourris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le revirement a &#233;t&#233; spectaculaire. Le New Labour a &#233;t&#233; &#233;cras&#233;, pour l'instant. Des opportunistes, tr&#232;s droitiers, comme Chuka Umunna and Stephen Kinnock, qui viennent de passer deux ann&#233;es &#224; saper le leadership de Corbyn, font savoir maintenant qu'ils sont d&#233;sireux de servir au sein du cabinet fant&#244;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut esp&#233;rer que Corbyn sera assez t&#234;tu pour composer une direction qui croit dans le Manifeste du Parti travailliste et dans le r&#233;formisme social-d&#233;mocrate et qui cherche bien &#224; repr&#233;senter les int&#233;r&#234;ts des gens ordinaires, pas ceux des riches, des multinationales ni &#224; favoriser leur propre carri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le message d&#233;livr&#233; par cette &#233;lection g&#233;n&#233;rale n'aurait pas pu &#234;tre plus limpide : c'est un rejet sans aucune ambigu&#239;t&#233; de la politique que d&#233;fendent des gens comme Umunna et Kinnock. Les 13 millions de gens qui ont vot&#233; pour le Parti travailliste l'on fait parce que le dirigeant de ce parti est un partisan du socialisme et parce que le manifeste de ce parti est un programme social-d&#233;mocrate de r&#233;formes dans l'int&#233;r&#234;t de la majorit&#233; travailleuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cela qui doit d&#233;terminer tout ce qui suivra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que r&#232;gne une euphorie cons&#233;cutive aux &#233;lections, il ne faut pas se laisser aller aux illusions. Si nous sommes bien en pr&#233;sence d'un renversement de situation, si au bout du compte les gens ordinaires de la soci&#233;t&#233; britannique, conduits par la jeunesse, sont en r&#233;volte contre les in&#233;galit&#233;s grotesques et les injustices de l'&#232;re n&#233;olib&#233;rale, si ceux qui sont la grande majorit&#233; lancent la riposte contre la minorit&#233;, il va y avoir une opposition massive venant des riches, des banques, des multinationales, de l'Etat, des m&#233;dias et de leurs l&#232;che-bottes du monde politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voter ne va pas suffire. Nous aurons besoin de mobilisations dans la rue, dans les localit&#233;s, les campus et les entreprises. Nous aurons besoin de manifester, de faire gr&#232;ve, de participer &#224; des actions de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, il faut renverser le gouvernement de Theresa May. C'est un r&#233;gime de droite dure, qui met en &#339;uvre l'aust&#233;rit&#233; et les privatisations, qui pr&#233;pare un Brexit raciste dop&#233; par les suffrages des misogynes, des homophobes et des bigots anticatholiques d'Ulster. Ce gouvernement est largement d&#233;test&#233; et d&#233;sesp&#233;r&#233;ment faible et instable. Notre t&#226;che est de le chasser. Notre t&#226;che est de nous assurer que le mastodonte n&#233;olib&#233;ral &#8211; temporairement stopp&#233; par cette &#233;lection &#233;tonnante et la renaissance du Parti travailliste comme mouvement social de masse &#8211; ne se remette pas en marche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;lections en Grande-Bretagne : &#171; la revanche des jeunes &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Elections-en-Grande-Bretagne-la-revanche-des-jeunes-31263</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Elections-en-Grande-Bretagne-la-revanche-des-jeunes-31263</guid>
		<dc:date>2017-06-13T11:57:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Karl Nerenberg</dc:creator>


		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-06-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Karl Nerenberg, (publi&#233; dans Rabble news) | (Traduction : La&#235;ticia Perray) &lt;br class='autobr' /&gt;
En Grande-Bretagne, Theresa May s'accroche au pouvoir, soutenue par le Parti unioniste d&#233;mocrate (PUD), parti conservateur nord-irlandais. La semaine pass&#233;e juste apr&#232;s l'&#233;lection, le Parti travailliste men&#233; par Jeremy Corbyn tentait d'organiser une coalition avec des Lib&#233;raux-d&#233;mocrates (parti centriste oppos&#233; au Brexit) des Verts, le Parti national &#233;cossais (SNP) et son homologue du Pays de Galles (Plaid Cymru), (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-06-13-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-06-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton31263-cbd81.jpg?1675743131' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Karl Nerenberg, (publi&#233; dans Rabble news) | (Traduction : La&#235;ticia Perray)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Grande-Bretagne, Theresa May s'accroche au pouvoir, soutenue par le Parti unioniste d&#233;mocrate (PUD), parti conservateur nord-irlandais. La semaine pass&#233;e juste apr&#232;s l'&#233;lection, le Parti travailliste men&#233; par Jeremy Corbyn tentait d'organiser une coalition avec des Lib&#233;raux-d&#233;mocrates (parti centriste oppos&#233; au Brexit) des Verts, le Parti national &#233;cossais (SNP) et son homologue du Pays de Galles (Plaid Cymru), mais finalement &#231;a n'a pas fonctionn&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La grande surprise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes britanniques ont surnomm&#233; ce scrutin de la semaine pass&#233;e &#171; la revanche des jeunes &#187;. En effet, les jeunes se sont d&#233;plac&#233;s en masse pour voter Corbyn. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant l'&#233;lection, divers sondages pr&#233;sageaient une mont&#233;e du soutien aux travaillistes, mais peu avaient pr&#233;vu les 40 % des voix obtenues par le parti de Jeremy Corbyn, ce qui place les Travaillistes &#224; seulement 2 points derri&#232;re les conservateurs, les Tories. Ils ont gagn&#233; 10 % de plus qu'aux &#233;lections pr&#233;c&#233;dentes (le meilleur r&#233;sultat depuis 2001). 29 nouveaux d&#233;put&#233;s travaillistes ont &#233;t&#233; &#233;lus (261 si&#232;ges au total). A l'&#233;poque o&#249; Tony Blair dominait les Travaillistes, ils s'&#233;taient assur&#233; une majorit&#233; avec 35 % des voix contre 32 % pour les Tories.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;b&#226;cle de la droite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti pour l'ind&#233;pendance du Royaume-Uni (UKIP), parti d'extr&#234;me droite ethno-nationaliste, s'est effondr&#233; (2% des voix contre 12 % en 2015). La strat&#233;gie inflexible du &#171; hard &#187; Brexit, port&#233;e par May, y est pour quelque chose. &#201;galement, plusieurs &#233;lecteurs de l'UKIP, issus de la classe ouvri&#232;re, sont simplement revenus &#224; leur parti d'origine, le Labour. Entre-temps, Theresa May et les Conservateurs ont perdu 12 si&#232;ges, ce qui fait qu'il leur manque 8 si&#232;ges pour atteindre les 326 requis pour obtenir la majorit&#233;. Si May parvient &#224; conserver son pouvoir &#224; la t&#234;te d'un gouvernement minoritaire, c'est au sursaut conservateur de l'&#201;cosse qu'elle devra sa fragile position. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; &#233;limin&#233;s de la carte &#233;lectorale &#233;cossaise, les Conservateurs ont remport&#233; 10 si&#232;ges. Les journalistes britanniques attribuent cette victoire au chef du Parti conservateur &#233;cossais, le populaire Ruth Davidson. Sans l'&#201;cosse, le monde parlerait aujourd'hui du Premier ministre Jeremy Corbyn.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un syst&#232;me politique perverti&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ensemble, les r&#233;sultats des &#233;lections ne sont pas repr&#233;sentatifs du vote populaire, mais bien la cons&#233;quence du syst&#232;me de scrutin uninominal. En 2010, les Lib&#233;raux-d&#233;mocrates avaient form&#233; une coalition avec les Conservateurs, mais, cette fois, ils semblent plus enclins &#224; soutenir la minorit&#233; travailliste. Toutefois, il faut garder &#224; l'esprit que les 2,4 millions de votes en leur faveur ne leur rapportent que 12 si&#232;ges. Le nouveau meilleur ami de May, le PUD, a tout juste r&#233;colt&#233; 292 000 voix, &#224; peine plus d'un dixi&#232;me de celles accord&#233;es aux Lib&#233;raux-d&#233;mocrates. Mais les votes lib&#233;raux-d&#233;mocrates sont diss&#233;min&#233;s entre les 650 circonscriptions, alors que ceux du PUD sont r&#233;partis entre les 18 si&#232;ges de l'Irlande du Nord. Le parti nord-irlandais, de centre droit, s'est ainsi vu attribuer 10 si&#232;ges, juste assez pour fournir &#224; May le soutien dont elle a besoin, du moins pour le moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;bats au sein des Travaillistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;lection a d&#251; faire na&#238;tre des sentiments mitig&#233;s parmi les instances dirigeantes du Parti travailliste qui esp&#233;raient une claque &#233;lectorale pour se d&#233;barrasser de Jeremy Corbyn. Ce dernier ne pourra pas s'installer au 10 Downing Street (si&#232;ge du gouvernement) cette fois-ci, mais les &#233;l&#233;ments conservateurs du Parti seront peu nombreux &#224; demander sa d&#233;mission. Pour autant, la fronde anti-Corbyn continue. L'argument de la droite est que sans Corbyn, les Travaillistes auraient pu gagner l'&#233;lection, ce qui n'a pas &#233;t&#233; possible &#224; cause de son manque d'exp&#233;rience du gouvernement et &#224; sa r&#233;putation de protestataire d'extr&#234;me gauche. D'autres expriment un avis contraire, comme Anoosh Chakelian (de l'influent hebdo New Statesman), qui affirme que le succ&#232;s du Parti travailliste ne s'est pas produit malgr&#233; Corbyn, mais justement gr&#226;ce &#224; son programme ouvertement de gauche &#8211; incluant la gratuit&#233; des frais de scolarit&#233; &#224; l'universit&#233; et la nationalisation du r&#233;seau ferroviaire. Selon Chakelian, &#171; les grands rassemblements &#224; l'ancienne organis&#233;s par l'&#233;quipe de Corbyn et l'inventivit&#233; dont il a fait preuve, trouvant des moyens originaux de faire passer son message ont s&#233;duit les &#233;lecteurs, ce que l'approche distante de May n'a pas su faire &#187;. Ce sont ces facteurs qui auraient incit&#233; une participation en hausse de la part des jeunes (estim&#233; &#224; 72%) : &#171; les mesures propos&#233;es par Corbyn ont trouv&#233; un &#233;cho aupr&#232;s des &#233;lecteurs. Sa ferme opposition &#224; l'aust&#233;rit&#233; a r&#233;sonn&#233; chez ceux qui en ont assez de voir les salaires stagner, les allocations diminuer, le co&#251;t de la vie augmenter et les services publics se d&#233;grader. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bient&#244;t de nouvelles &#233;lections ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont esp&#233;r&#233;s voir Corbyn entamer la mise en &#339;uvre de ses id&#233;es, sont d&#233;&#231;us, cela va de soi. N&#233;anmoins, la position de faiblesse dans laquelle se trouve Theresa May devrait les rassurer. Ses alli&#233;s nord-irlandais sont certes pro-Brexit, mais l'Irlande du Nord, comme l'&#201;cosse et la r&#233;gion de Londres, ont nettement vot&#233; contre la sortie de l'Union europ&#233;enne lors du r&#233;f&#233;rendum de 2016. En outre, bon nombre des coll&#232;gues conservateurs de May demeurent de fervents partisans de l'Union Europ&#233;enne. La plupart des journalistes s'accordent &#224; dire que May n'aura plus l'appui n&#233;cessaire &#224; la mise en place de son projet de Brexit &#171; dur &#187; et devra mettre beaucoup d'eau dans son vin pour ce qui touche &#224; sa s&#233;v&#232;re politique d'aust&#233;rit&#233;. Bien qu'elle soit dans une position de faiblesse, May pourrait diriger pendant quelque temps un gouvernement minoritaire, cependant, elle devra faire face &#224; une grande opposition au sein m&#234;me de son parti. En contrepartie, les membres du Parti travailliste qui ont cass&#233; du sucre sur le dos de Corbyn, pourraient maintenant revoir leur position et l'appuyer dans une prochaine &#233;lection qui pourrait survenir plus t&#244;t que tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un impact au Canada &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Canada, le virage &#224; droite du NPD sous Thomas Mulcair a conduit ce parti &#224; une grande d&#233;faite lors des derni&#232;res &#233;lections de 2016. Le surgissement d'une perspective de gauche au sein du Parti travailliste, longtemps le &#171; mod&#232;le &#187; pour le NPD, pourrait peut-&#234;tre avoir un impact.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;lections en Grande-Bretagne : &#171; la revanche des jeunes &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Elections-en-Grande-Bretagne-la-revanche-des-jeunes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Elections-en-Grande-Bretagne-la-revanche-des-jeunes</guid>
		<dc:date>2017-06-13T11:45:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-06-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Karl Nerenberg, (publi&#233; dans Rabble news) | (Traduction : La&#235;ticia Perray) &lt;br class='autobr' /&gt;
En Grande-Bretagne, Theresa May s'accroche au pouvoir, soutenue par le Parti unioniste d&#233;mocrate (PUD), parti conservateur nord-irlandais. La semaine pass&#233;e juste apr&#232;s l'&#233;lection, le Parti travailliste men&#233; par Jeremy Corbyn tentait d'organiser une coalition avec des Lib&#233;raux-d&#233;mocrates (parti centriste oppos&#233; au Brexit) des Verts, le Parti national &#233;cossais (SNP) et son homologue du Pays de Galles (Plaid Cymru), (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-06-13-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-06-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH91/arton31264-4a0d7.jpg?1677097341' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Karl Nerenberg, (publi&#233; dans Rabble news) | (Traduction : La&#235;ticia Perray)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Grande-Bretagne, Theresa May s'accroche au pouvoir, soutenue par le Parti unioniste d&#233;mocrate (PUD), parti conservateur nord-irlandais. La semaine pass&#233;e juste apr&#232;s l'&#233;lection, le Parti travailliste men&#233; par Jeremy Corbyn tentait d'organiser une coalition avec des Lib&#233;raux-d&#233;mocrates (parti centriste oppos&#233; au Brexit) des Verts, le Parti national &#233;cossais (SNP) et son homologue du Pays de Galles (Plaid Cymru), mais finalement &#231;a n'a pas fonctionn&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La grande surprise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes britanniques ont surnomm&#233; ce scrutin de la semaine pass&#233;e &#171; la revanche des jeunes &#187;. En effet, les jeunes se sont d&#233;plac&#233;s en masse pour voter Corbyn. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant l'&#233;lection, divers sondages pr&#233;sageaient une mont&#233;e du soutien aux travaillistes, mais peu avaient pr&#233;vu les 40 % des voix obtenues par le parti de Jeremy Corbyn, ce qui place les Travaillistes &#224; seulement 2 points derri&#232;re les conservateurs, les Tories. Ils ont gagn&#233; 10 % de plus qu'aux &#233;lections pr&#233;c&#233;dentes (le meilleur r&#233;sultat depuis 2001). 29 nouveaux d&#233;put&#233;s travaillistes ont &#233;t&#233; &#233;lus (261 si&#232;ges au total). A l'&#233;poque o&#249; Tony Blair dominait les Travaillistes, ils s'&#233;taient assur&#233; une majorit&#233; avec 35 % des voix contre 32 % pour les Tories.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;b&#226;cle de la droite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti pour l'ind&#233;pendance du Royaume-Uni (UKIP), parti d'extr&#234;me droite ethno-nationaliste, s'est effondr&#233; (2% des voix contre 12 % en 2015). La strat&#233;gie inflexible du &#171; hard &#187; Brexit, port&#233;e par May, y est pour quelque chose. &#201;galement, plusieurs &#233;lecteurs de l'UKIP, issus de la classe ouvri&#232;re, sont simplement revenus &#224; leur parti d'origine, le Labour. Entre-temps, Theresa May et les Conservateurs ont perdu 12 si&#232;ges, ce qui fait qu'il leur manque 8 si&#232;ges pour atteindre les 326 requis pour obtenir la majorit&#233;. Si May parvient &#224; conserver son pouvoir &#224; la t&#234;te d'un gouvernement minoritaire, c'est au sursaut conservateur de l'&#201;cosse qu'elle devra sa fragile position. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; &#233;limin&#233;s de la carte &#233;lectorale &#233;cossaise, les Conservateurs ont remport&#233; 10 si&#232;ges. Les journalistes britanniques attribuent cette victoire au chef du Parti conservateur &#233;cossais, le populaire Ruth Davidson. Sans l'&#201;cosse, le monde parlerait aujourd'hui du Premier ministre Jeremy Corbyn.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un syst&#232;me politique perverti&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ensemble, les r&#233;sultats des &#233;lections ne sont pas repr&#233;sentatifs du vote populaire, mais bien la cons&#233;quence du syst&#232;me de scrutin uninominal. En 2010, les Lib&#233;raux-d&#233;mocrates avaient form&#233; une coalition avec les Conservateurs, mais, cette fois, ils semblent plus enclins &#224; soutenir la minorit&#233; travailliste. Toutefois, il faut garder &#224; l'esprit que les 2,4 millions de votes en leur faveur ne leur rapportent que 12 si&#232;ges. Le nouveau meilleur ami de May, le PUD, a tout juste r&#233;colt&#233; 292 000 voix, &#224; peine plus d'un dixi&#232;me de celles accord&#233;es aux Lib&#233;raux-d&#233;mocrates. Mais les votes lib&#233;raux-d&#233;mocrates sont diss&#233;min&#233;s entre les 650 circonscriptions, alors que ceux du PUD sont r&#233;partis entre les 18 si&#232;ges de l'Irlande du Nord. Le parti nord-irlandais, de centre droit, s'est ainsi vu attribuer 10 si&#232;ges, juste assez pour fournir &#224; May le soutien dont elle a besoin, du moins pour le moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;bats au sein des Travaillistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;lection a d&#251; faire na&#238;tre des sentiments mitig&#233;s parmi les instances dirigeantes du Parti travailliste qui esp&#233;raient une claque &#233;lectorale pour se d&#233;barrasser de Jeremy Corbyn. Ce dernier ne pourra pas s'installer au 10 Downing Street (si&#232;ge du gouvernement) cette fois-ci, mais les &#233;l&#233;ments conservateurs du Parti seront peu nombreux &#224; demander sa d&#233;mission. Pour autant, la fronde anti-Corbyn continue. L'argument de la droite est que sans Corbyn, les Travaillistes auraient pu gagner l'&#233;lection, ce qui n'a pas &#233;t&#233; possible &#224; cause de son manque d'exp&#233;rience du gouvernement et &#224; sa r&#233;putation de protestataire d'extr&#234;me gauche. D'autres expriment un avis contraire, comme Anoosh Chakelian (de l'influent hebdo New Statesman), qui affirme que le succ&#232;s du Parti travailliste ne s'est pas produit malgr&#233; Corbyn, mais justement gr&#226;ce &#224; son programme ouvertement de gauche &#8211; incluant la gratuit&#233; des frais de scolarit&#233; &#224; l'universit&#233; et la nationalisation du r&#233;seau ferroviaire. Selon Chakelian, &#171; les grands rassemblements &#224; l'ancienne organis&#233;s par l'&#233;quipe de Corbyn et l'inventivit&#233; dont il a fait preuve, trouvant des moyens originaux de faire passer son message ont s&#233;duit les &#233;lecteurs, ce que l'approche distante de May n'a pas su faire &#187;. Ce sont ces facteurs qui auraient incit&#233; une participation en hausse de la part des jeunes (estim&#233; &#224; 72%) : &#171; les mesures propos&#233;es par Corbyn ont trouv&#233; un &#233;cho aupr&#232;s des &#233;lecteurs. Sa ferme opposition &#224; l'aust&#233;rit&#233; a r&#233;sonn&#233; chez ceux qui en ont assez de voir les salaires stagner, les allocations diminuer, le co&#251;t de la vie augmenter et les services publics se d&#233;grader. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bient&#244;t de nouvelles &#233;lections ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont esp&#233;r&#233;s voir Corbyn entamer la mise en &#339;uvre de ses id&#233;es, sont d&#233;&#231;us, cela va de soi. N&#233;anmoins, la position de faiblesse dans laquelle se trouve Theresa May devrait les rassurer. Ses alli&#233;s nord-irlandais sont certes pro-Brexit, mais l'Irlande du Nord, comme l'&#201;cosse et la r&#233;gion de Londres, ont nettement vot&#233; contre la sortie de l'Union europ&#233;enne lors du r&#233;f&#233;rendum de 2016. En outre, bon nombre des coll&#232;gues conservateurs de May demeurent de fervents partisans de l'Union Europ&#233;enne. La plupart des journalistes s'accordent &#224; dire que May n'aura plus l'appui n&#233;cessaire &#224; la mise en place de son projet de Brexit &#171; dur &#187; et devra mettre beaucoup d'eau dans son vin pour ce qui touche &#224; sa s&#233;v&#232;re politique d'aust&#233;rit&#233;. Bien qu'elle soit dans une position de faiblesse, May pourrait diriger pendant quelque temps un gouvernement minoritaire, cependant, elle devra faire face &#224; une grande opposition au sein m&#234;me de son parti. En contrepartie, les membres du Parti travailliste qui ont cass&#233; du sucre sur le dos de Corbyn, pourraient maintenant revoir leur position et l'appuyer dans une prochaine &#233;lection qui pourrait survenir plus t&#244;t que tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un impact au Canada &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Canada, le virage &#224; droite du NPD sous Thomas Mulcair a conduit ce parti &#224; une grande d&#233;faite lors des derni&#232;res &#233;lections de 2016. Le surgissement d'une perspective de gauche au sein du Parti travailliste, longtemps le &#171; mod&#232;le &#187; pour le NPD, pourrait peut-&#234;tre avoir un impact.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le 8 juin a-t-il sonn&#233; la fin de May ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-8-juin-a-t-il-sonne-la-fin-de-May</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-8-juin-a-t-il-sonne-la-fin-de-May</guid>
		<dc:date>2017-06-13T11:44:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Beno&#238;t Renaud</dc:creator>


		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-06-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La premi&#232;re ministre conservatrice Teresa May, qui avait d&#233;clench&#233; ces &#233;lections seulement deux ans apr&#232;s que son parti ait remport&#233; une majorit&#233; absolue des si&#232;ges en mai 2015, a perdu son pari. Les conservateurs devront se contenter d'une majorit&#233; relative dans le nouveau parlement. Son leadership est d&#233;j&#224; s&#233;rieusement mis en doute. Sa survie d&#233;pend principalement des h&#233;sitations des conservateurs devant la perspective d'une course au leadership, dans un contexte tr&#232;s instable. &lt;br class='autobr' /&gt; Aussi, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-06-13-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-06-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton31248-a6d82.jpg?1677097341' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La premi&#232;re ministre conservatrice Teresa May, qui avait d&#233;clench&#233; ces &#233;lections seulement deux ans apr&#232;s que son parti ait remport&#233; une majorit&#233; absolue des si&#232;ges en mai 2015, a perdu son pari. Les conservateurs devront se contenter d'une majorit&#233; relative dans le nouveau parlement. Son leadership est d&#233;j&#224; s&#233;rieusement mis en doute. Sa survie d&#233;pend principalement des h&#233;sitations des conservateurs devant la perspective d'une course au leadership, dans un contexte tr&#232;s instable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aussi, il n'y a pas de partenaire &#233;vident pour l'aider &#224; combler les quelques si&#232;ges manquants. Tout pourrait d&#233;pendre des 10 si&#232;ges remport&#233;s par le DUP, le parti unioniste d'Irlande du Nord. Une autre alliance possible serait avec les lib&#233;raux-d&#233;mocrates. Ceux-ci &#233;taient partenaires avec les conservateurs il y a quelques ann&#233;es, mais leur opposition cat&#233;gorique au Brexit compliquerait grandement les choses. Ces difficult&#233;s permettent m&#234;me aux travaillistes de proposer la possibilit&#233; d'un gouvernement Corbyn avant une autre &#233;lection. Il est plus probable qu'une nouvelle &#233;lection survienne assez rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le chef travailliste Jeremy Corbyn peut &#234;tre tr&#232;s heureux d'un r&#233;sultat bien meilleur que ce qu'auguraient les premiers sondages de la campagne il y a un mois et demi. On donnait &#224; son parti jusqu'&#224; 20 points de retard sur le parti au pouvoir. Apr&#232;s une campagne remarquable, seuls 2,2% des voix s&#233;parent les conservateurs et les travaillistes. Son parti remporte 29 si&#232;ges de plus et fait un gain de pr&#232;s de 10% en mati&#232;re de voix par rapport &#224; 2015. Les frondeurs de la droite du parti qui ont essay&#233; sans succ&#232;s de se d&#233;barrasser de leur chef vont devoir d&#233;cider de se rallier ou de former un nouveau parti. Il semble que la plateforme r&#233;solument &#224; gauche, incluant la nationalisation des chemins de fer, la gratuit&#233; scolaire &#224; l'universit&#233; et un r&#233;investissement massif dans le syst&#232;me de sant&#233; public, ait &#233;t&#233; un franc succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter &#233;galement, le parti d'extr&#234;me-droite anti-immigration et anti-europ&#233;en UKIP s'effondre apr&#232;s avoir r&#233;alis&#233; son principal objectif, soit le retrait du Royaume uni de l'Union europ&#233;enne. Il passe de 12,7 &#224; 1,9% des voix et perd son seul si&#232;ge. Il semble qu'une bonne partie de cette base &#233;lectorale soit pass&#233;e aux conservateurs qui augmentent tout de m&#234;me leur part de votes de 5.5%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au SNP, le parti ind&#233;pendantiste &#233;cossais, il conserve une majorit&#233; des d&#233;put&#233;s cal&#233;doniens, mais au lieu de 50% des votes et tous les si&#232;ges sauf trois (en 2015), il doit se contenter de 37% et 35 si&#232;ges sur 59. Ceci pourrait freiner un peu l'&#233;lan vers un second r&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance. Mais le chaos &#224; Westminster autour des n&#233;gociations du Brexit, accentu&#233; par l'&#233;lection d'un gouvernement minoritaire, sera probablement encore un facteur positif pour les ind&#233;pendantistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir exprim&#233; une unanimit&#233; de circonstance pour condamner les meurtres et appeler &#224; l'unit&#233; face au fanatisme, les deux grands partis se sont accus&#233;s mutuellement de favoriser les terroristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux attentats terroristes &#233;tant survenus durant la campagne (&#224; Manchester et Londres) ne semblent pas avoir eu d'impact significatif sur les r&#233;sultats. Apr&#232;s avoir exprim&#233; une unanimit&#233; de circonstance pour condamner les meurtres et appeler &#224; l'unit&#233; face au fanatisme, les deux grands partis se sont accus&#233;s mutuellement de favoriser les terroristes. Les conservateurs et les m&#233;dias &#224; leur service ont point&#233; du doigt les prises de position pacifistes et de solidarit&#233; internationale de Corbyn en les interpr&#233;tant comme une sympathie pour le fondamentalisme musulman. De leur c&#244;t&#233;, les travaillistes ont soulign&#233; comment les compressions budg&#233;taires des conservateurs ont priv&#233; les forces polici&#232;res des moyens n&#233;cessaires &#224; la pr&#233;vention de telles attaques. Ils ont aussi fait ressortir la fa&#231;on dont la politique &#233;trang&#232;re britannique, en causant de l'instabilit&#233; et du ressentiment dans plusieurs pays, a probablement contribu&#233; &#224; la croissance de groupes comme Daesh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du compte, il semble que ce soient les enjeux sociaux et &#233;conomiques qui aient d&#233;termin&#233; la polarisation entre les deux principaux partis. La campagne conservatrice avait commenc&#233; &#224; donner des signes de faiblesse quand la population a d&#233;couvert qu'une de leurs promesses r&#233;sulterait dans une perte de revenu pour les personnes retrait&#233;es de la classe moyenne. Les 40% de voix pour Labour sont une indication claire qu'une grande partie de la population britannique (surtout dans les grandes villes qui ont envoy&#233; massivement des d&#233;put&#233;s travaillistes au parlement) en a assez des politiques d'aust&#233;rit&#233;. C'est donc une victoire pour la nouvelle gauche, tout comme l'avaient &#233;t&#233; les 7 millions de voix pour Jean-Luc M&#233;lenchon aux &#233;lections pr&#233;sidentielles fran&#231;aises, les tr&#232;s bons r&#233;sultats de Podemos en Espagne et l'influence significative du Bloc de gauche dans le parlement portugais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prochaine &#233;tape &#224; surveiller dans ce paysage politique en mutation est l'&#233;lection l&#233;gislative fran&#231;aise dont le premier tour aura lieu ce dimanche et le second tour une semaine plus tard. Macron aura-t-il une majorit&#233; absolue pour son nouveau parti La R&#233;publique en marche ? Que restera-t-il du Parti socialiste ? Combien de si&#232;ges la France insoumise de M&#233;lanchon va-t-elle obtenir ? Les r&#233;sultats du Front national marqueront-ils un recul ou une consolidation par rapport aux pr&#233;sidentielles ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Elections au Royaume-Uni : une victoire travailliste spectaculaire</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Elections-au-Royaume-Uni-une-victoire-travailliste-spectaculaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Elections-au-Royaume-Uni-une-victoire-travailliste-spectaculaire</guid>
		<dc:date>2017-06-13T11:44:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alan Davies</dc:creator>


		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-06-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat des &#233;lections [du 8 juin 2017] est un triomphe pour le Labour. Bien que le parti ait &#233;chou&#233; de peu &#224; r&#233;unir un nombre suffisant de si&#232;ges pour former un gouvernement, Jeremy Corbyn a permis le plus grand basculement d'un grand parti &#224; un autre au cours d'une campagne &#233;lectorale depuis 1945. Les sondages donnaient les travaillistes &#224; 26 ou 27% mais, au soir des &#233;lections, ils ont atteint 40% (soit 12,8 millions de suffrages). C'est plus que ce qu'avait obtenu Tony Blair en 2001 ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-06-13-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-06-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton31245-faf6e.jpg?1677097123' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le r&#233;sultat des &#233;lections [du 8 juin 2017] est un triomphe pour le Labour. Bien que le parti ait &#233;chou&#233; de peu &#224; r&#233;unir un nombre suffisant de si&#232;ges pour former un gouvernement, Jeremy Corbyn a permis le plus grand basculement d'un grand parti &#224; un autre au cours d'une campagne &#233;lectorale depuis 1945. Les sondages donnaient les travaillistes &#224; 26 ou 27% mais, au soir des &#233;lections, ils ont atteint 40% (soit 12,8 millions de suffrages). C'est plus que ce qu'avait obtenu Tony Blair en 2001 ou en 2005.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur l'ensemble des 650 si&#232;ges [1], les conservateurs en ont [42,4%] obtenu 318 (moins 13), le Parti travailliste 262 (plus 30), le Scottish National Party 35 (moins 21, avec une perte en voix de 1,7%), les Lib&#233;raux-d&#233;mocrates 12 (plus 4 [7,4%]), Plaid Cymru [Parti nationaliste gallois] conserve trois si&#232;ges, les Verts un et l'UKIP [2] n'entre pas au parlement [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation &#233;lectorale a augment&#233; de 2% [&#224; 68,7%], ce qui en fait la plus &#233;lev&#233;e depuis 1997. Parmi les jeunes, c'est la participation la plus &#233;lev&#233;e de l'&#233;poque contemporaine. Le vote en faveur de l'UKIP s'est effondr&#233;. Paul Nuttal, le dirigeant de ce parti depuis novembre 2016, vient de d&#233;missionner pour n'avoir atteint qu'une troisi&#232;me position, loin derri&#232;re, dans la circonscription de Boston et &#224; Skegness [avec 7,7% des voix].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaillistes ont fait des progr&#232;s significatifs en Ecosse et au Pays de Galles. Le SNP reste le parti &#233;cossais le plus important, mais il a perdu 12 si&#232;ges en faveur des conservateurs, les travaillistes 7 et les Lib&#233;raux-d&#233;mocrates 3. Au Pays de Galles, le Labour revient en t&#234;te, reprenant un si&#232;ge aux conservateurs, &#224; Gower, Cardiff North et Vale of Clwyd.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeremy Corbyn et John MacDonnell [chancelier de l'Echiquier &#8211; Finances et Tr&#233;sor &#8211; dans le cabinet fant&#244;me de Corbyn] ont raison d'affirmer leur disponibilit&#233; &#224; former un gouvernement minoritaire, mais il semble &#233;vident que T. May tentera de le faire de son c&#244;t&#233;. Le r&#233;sultat, par cons&#233;quent, n'est pas seulement un parlement sans majorit&#233; (&#171; hung parliament &#187;), mais le plus mince et le plus pr&#233;caire des parlements sans majorit&#233; avec une coalition entre un Parti conservateur d&#233;chir&#233; par les tensions internes et un Democratic Unionist Party (DUP) ultra-conservateur (l'un des partis politiques les plus conservateurs sur le plan social en Europe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses membres nient l'existence du changement climatique, s'opposent au droit &#224; l'avortement ainsi qu'&#224; l'&#233;galit&#233; entre les sexes en mati&#232;re de mariage et sont dans une large mesure des cr&#233;ationnistes. Ses candidats ont &#233;t&#233; soutenus par l'Ulster Defence Association, un groupe sectaire de tueurs qui est d&#233;sormais impliqu&#233; dans le racket et le trafic de drogue. Cet accord donne aux conservateurs une majorit&#233; de 328 (par rapport aux 326 n&#233;cessaires ; les Tories en avaient 330 avant les &#233;lections). Si un tel accord parvient &#224; se concr&#233;tiser, il sera probablement des plus instables et nous devons nous pr&#233;parer &#224; de nouvelles &#233;lections avant la fin de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne &#233;lectorale travailliste s'est r&#233;v&#233;l&#233;e spectaculaire et a eu un impact immense. Son r&#233;sultat est un triomphe personnel pour Jeremy Corbyn, qui a &#233;t&#233; vilipend&#233; brutalement du d&#233;but &#224; la fin de la campagne. Les conservateurs n'ont m&#234;me pas &#233;t&#233; capables de &#171; tirer profit &#187; des deux horribles attentats [4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manifeste [du Parti travailliste &#8211; For The Many, Not the Few &#8211; a modifi&#233; l'orientation politique de la campagne &#233;lectorale d&#232;s qu'il a rencontr&#233; l'&#233;cho des rues. Il a permis de mobiliser des centaines de milliers de jeunes gens, qui se sont inscrits sur les listes &#233;lectorales, ont rejoint la campagne et vot&#233; (pour la premi&#232;re fois dans le cas de beaucoup). Les gouvernements successifs ont us&#233; et abus&#233; des jeunes ; ces derniers ont ripost&#233; en force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement tectonique heurte la politique britannique sur plusieurs plans. La plate-forme &#233;lectorale anti-aust&#233;rit&#233; du Labour s'est r&#233;v&#233;l&#233;e attrayante pour les m&#234;mes couches marginalis&#233;es qui ont &#233;t&#233; attir&#233;es par un vote Brexit. Ce vote est un rejet massif de l'aust&#233;rit&#233; frayant la voie d'un changement fondamental de la politique britannique. Une nouvelle g&#233;n&#233;ration est entr&#233;e en sc&#232;ne pour la premi&#232;re fois, compl&#232;tement disponible envers le type d'alternative radicale que le Labour met en avant. C'est par exemple le vote &#233;tudiant qui a amen&#233; la circonscription de Canterbury dans l'escarcelle travailliste alors qu'il s'agissait depuis toujours d'un si&#232;ge conservateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corbyn est d&#233;sormais en position de force au sein du parti. La droite travailliste qui, depuis deux ans, m&#232;ne une campagne pour le discr&#233;diter et se d&#233;barrasser de lui a &#233;t&#233; politiquement d&#233;faite et devra prendre des d&#233;cisions. Toutes les pr&#233;dictions qu'elle a &#233;mises quant au &#171; corbynisme &#187; se sont r&#233;v&#233;l&#233;es fausses. Il est d&#233;sormais temps de soutenir Corbyn ou de laisser la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, les t&#226;ches de la gauche radicale sont claires : rejoindre le mouvement Corbyn si vous ne l'avez pas encore fait, l'aider &#224; changer et &#224; d&#233;mocratiser le Parti travailliste. Approfondir la trajectoire politique qu'il a mise en marche et &#234;tre pr&#234;t &#224; mener le combat pour les prochaines &#233;lections telles qu'elles se pr&#233;senteront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alan Davies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Article publi&#233; le 9 juin sur le site Socialist Resistance [disponible en anglais sur ESSF] ; traduction A l'Encontre. Les indications du r&#233;sultat du vote ont &#233;t&#233; actualis&#233;es une fois l'ensemble des 650 circonscriptions d&#233;pouill&#233;es. Notes de A l'Encontre :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://alencontre.org/europe/grande-bretagne/royaume-uni-une-victoire-travailliste-spectaculaire.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://alencontre.org/europe/grande-bretagne/royaume-uni-une-victoire-travailliste-spectaculaire.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] rappelons que les &#233;lections au Parlement se font en un tour, sur la base de liste uninominale ; celui qui emporte le plus de voix emporte le si&#232;ge&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] avec seulement 1,8% des voix, contre 12,6% et 3,8 millions de voix en 2015 et 27,5% lors des &#233;lections europ&#233;ennes de 2014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] il faut encore ajouter les 10 si&#232;ges du parti protestant ultra-conservateur d'Irlande du Nord Democratic Unionist Party, DUP, ce qui devrait permettre techniquement &#224; T. May de former une coalition disposant d'une majorit&#233; parlementaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Manchester le 22 mai et 3 juin &#224; Londres ; Corbyn a soulign&#233; la r&#233;duction du nombre de policiers dans les quartiers sous l'injonction de T. May, lorsqu'elle dirigeait le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur dans le gouvernement de coalition de D. Cameron&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Elections au Royaume-Uni : Apr&#232;s des ann&#233;es de recul, l'espoir pour la gauche britannique semble de nouveau permis</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Elections-au-Royaume-Uni-Apres-des-annees-de-recul-l-espoir-pour-la-gauche</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Elections-au-Royaume-Uni-Apres-des-annees-de-recul-l-espoir-pour-la-gauche</guid>
		<dc:date>2017-06-13T11:43:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ross Harrold</dc:creator>


		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-06-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La victoire il y a un an du Brexit a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par beaucoup de gens comme une &#233;volution inexorable du pays vers la droite. L'&#233;chec humiliant de Theresa May et la perc&#233;e spectaculaire de Jeremy Corbyn nous montrent que les choses sont bien plus complexes. &lt;br class='autobr' /&gt; Au lieu d'une majorit&#233; accrue &#8211; certains parlaient d'une marge de 100 (!) si&#232;ges &#8211; les conservateurs se retrouvent avec 12 si&#232;ges en moins. Sans majorit&#233; absolue, ils sont oblig&#233;s de n&#233;gocier une coalition fragile avec les loyalistes (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-06-13-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-06-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton31244-7bd2d.jpg?1674685858' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La victoire il y a un an du Brexit a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par beaucoup de gens comme une &#233;volution inexorable du pays vers la droite. L'&#233;chec humiliant de Theresa May et la perc&#233;e spectaculaire de Jeremy Corbyn nous montrent que les choses sont bien plus complexes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au lieu d'une majorit&#233; accrue &#8211; certains parlaient d'une marge de 100 (!) si&#232;ges &#8211; les conservateurs se retrouvent avec 12 si&#232;ges en moins. Sans majorit&#233; absolue, ils sont oblig&#233;s de n&#233;gocier une coalition fragile avec les loyalistes protestants et tr&#232;s r&#233;actionnaires de l'Irlande du Nord (le DUP) avec la perspective de nouvelles &#233;lections en cas d'&#233;chec d'ici quelques mois. Avec 318 si&#232;ges et 42% des voix, les conservateurs restent le premier parti devant les travaillistes, 262 si&#232;ges (32 en plus). Par contre en pourcentage, les travaillistes, avec 40% des voix, non seulement talonnent les conservateurs mais augmentent leur score de 10% depuis 2015, le plus grand bond entre deux &#233;lections depuis 1945. Corbyn fait m&#234;me un meilleur score que Gordon Brown (2010) et Tony Blair (2005), les grands d&#233;fenseurs de la troisi&#232;me voie social-lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cap &#224; gauche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux mois, les conditions semblaient plus que favorables &#224; la r&#233;ussite du pari de Theresa May. Les sondages lui donnaient une avance de 20%, la presse tablo&#239;de &#233;tait en ordre de bataille pour des unes virulentes contre Corbyn le &#171; fantaisiste &#187; ou &#171; Djihadi Jeremy &#187; pour ses positions pro-palestiniennes et anti-guerre. La majorit&#233; des d&#233;put&#233;s travaillistes (tr&#232;s droitiers) ne cessaient de critiquer Corbyn et certains de ses &#171; amis &#187; pr&#233;tendaient que le programme de gauche &#233;tait bon mais qu'il fallait un dirigeant plus charismatique pour gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, sans Corbyn comme dirigeant il n'y aurait pas eu de manifeste de gauche et d'autre part, la r&#233;ussite s'est faite non seulement gr&#226;ce au contenu du manifeste le plus &#224; gauche depuis 1983 (et malgr&#233; ses limites, voir l'AntiK N&#176; 387) mais gr&#226;ce aussi au pass&#233; militant d'un homme simple, sinc&#232;re, per&#231;u comme susceptible de tenir ses promesses et dont les apparitions &#224; la t&#233;l&#233;vision contredisaient la caricature pr&#233;sent&#233;e par une grande partie des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Militant anti-guerre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux autres questions peuvent expliquer aussi le r&#233;sultat : les jeunes et les attentats. Corbyn a clairement d&#233;montr&#233; sa capacit&#233; de faire r&#234;ver beaucoup de jeunes. &#171; For the many not the few &#187; (Pour le plus grand nombre pas pour la petite &#233;lite) &#233;tait le slogan de la campagne et il se d&#233;clinait en une s&#233;rie de mesures tr&#232;s concr&#232;tes : pour l'&#233;ducation, la sant&#233;, le logement et l'emploi avec augmentation des imp&#244;ts pour les riches. Enthousiasm&#233;s par les grands meetings et les d&#233;bats &#224; la t&#233;l&#233;vision, plus d'un million de jeunes de 18-24 ans se sont inscrits sur les listes &#233;lectorales apr&#232;s l'annonce de l'&#233;lection, dont la majorit&#233; pour voter travailliste. Et plus important, 74% d'entre eux ont vot&#233; quand seulement 43% ont vot&#233; en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux retomb&#233;es des attentats, en g&#233;n&#233;ral favorables au gouvernement en place et aux r&#233;flexes nationalistes et s&#233;curitaires, c'est Corbyn, militant anti-guerre de longue date, qui s'en est sorti le mieux. S'il a insist&#233; sur le fait que Theresa May, en tant que ministre de l'int&#233;rieur, avait pr&#233;sid&#233; &#224; la r&#233;duction de 20.000 postes de policiers c'est aussi en insistant sur la responsabilit&#233; des guerres ext&#233;rieures men&#233;es par les gouvernements pr&#233;c&#233;dents que Corbyn a marqu&#233; des points aupr&#232;s du public. 53% de la population &#233;tait d'accord avec lui. Seulement 24% pensaient le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Canaliser la col&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela n'emp&#234;che pas bien s&#251;r les manifestations de haine raciste comme les attaques contre les musulmans qui se sont multipli&#233;es apr&#232;s les attentats. Par contre, le succ&#232;s de la campagne de Corbyn montre, non pas l'absence de courants r&#233;actionnaires et x&#233;nophobes au Royaume Uni, mais le fait qu'ils ne sont pas forc&#233;ment dominants dans la soci&#233;t&#233; et qu'ils ne sont pas vou&#233;s &#224; un d&#233;veloppement sans frein. Nous vivons dans des soci&#233;t&#233;s de plus en plus polaris&#233;es o&#249; la col&#232;re de millions de personnes qui subissent les effets de la crise peut &#234;tre canalis&#233;e dans des directions tr&#232;s diff&#233;rentes. Par le dynamisme de sa campagne et l'espoir qu'elle a soulev&#233;, Corbyn a su attirer des millions de personnes vers des solutions de gauche. Par exemple, le Parti pour l'ind&#233;pendance du Royaume Uni (l'UKIP) s'est effondr&#233;, passant de 12% &#224; 2%. Une partie s'est (re)tourn&#233;e vers les conservateurs et un Brexit dur mais au moins un tiers a vot&#233; travailliste, attir&#233; par un projet qui leur parlait apr&#232;s des ann&#233;es de gouvernements travaillistes qui leur avaient tourn&#233; le dos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour de la question sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode qui s'ouvre risque d'&#234;tre de plus en plus instable. May est d&#233;j&#224; contest&#233;e au sein de son parti et sera bient&#244;t remplac&#233;e mais les centaines de milliers de personnes qui ont &#233;t&#233; dynamis&#233;es par la campagne de Corbyn pourraient se mettre &#224; contester la l&#233;gitimit&#233; de l'ensemble du Parti conservateur. Ce sera en particulier le r&#244;le des anticapitalistes et r&#233;volutionnaires de faire en sorte que la col&#232;re ne soit canalis&#233;e vers l'attente de nouvelles &#233;lections mais qu'elle s'exprime dans des campagnes concr&#232;tes sur le terrain, contre l'aust&#233;rit&#233;, contre la guerre, pour la d&#233;fense des services publics et tant d'autres choses. Apr&#232;s des ann&#233;es de recul, l'espoir pour la gauche britannique semble de nouveau permis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ross Harrold&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Grande-Bretagne : &#171; June is the end of May &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Grande-Bretagne-June-is-the-end-of-May</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Grande-Bretagne-June-is-the-end-of-May</guid>
		<dc:date>2017-06-13T11:42:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thierry Labica</dc:creator>


		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2017-06-13</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;tir&#233; de Contretemps | 10 juin 2017 &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Si je perds six si&#232;ges, je perds l'&#233;lection et c'est Jeremy Corbyn qui n&#233;gociera avec l'Europe &#187;, tweet de Theresa May, 19 mai. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;sultats des &#233;lections l&#233;gislatives au Royaume-Uni ont abouti &#224; un discr&#233;dit des conservateurs et une humiliation personnelle pour le Premier Ministre, Theresa May, qui comptaient sur un mandat renforc&#233;, et &#224; une impressionnante remont&#233;e des travaillistes dirig&#233;s par Jeremy Corbyn, aux antipodes du d&#233;sastre annonc&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2017-06-13-+" rel="tag"&gt;Edition du 2017-06-13&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH79/arton31223-40d13.jpg?1677097341' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;tir&#233; de Contretemps | 10 juin 2017&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt; &#171; Si je perds six si&#232;ges, je perds l'&#233;lection et c'est Jeremy Corbyn qui n&#233;gociera avec l'Europe &#187;&lt;/i&gt;, tweet de Theresa May, 19 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats des &#233;lections l&#233;gislatives au Royaume-Uni ont abouti &#224; un discr&#233;dit des conservateurs et une humiliation personnelle pour le Premier Ministre, Theresa May, qui comptaient sur un mandat renforc&#233;, et &#224; une impressionnante remont&#233;e des travaillistes dirig&#233;s par Jeremy Corbyn, aux antipodes du d&#233;sastre annonc&#233; quelques semaines plus t&#244;t. Pour comprendre cette d&#233;faite cuisante des gagnants et ce coup d'&#233;clat des perdants, il faut revenir &#224; la mi-avril.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Premier Ministre conservateur britannique, Theresa May, a annonc&#233; une &#233;lection l&#233;gislative anticip&#233;e le 18 avril dernier. Le motif d&#233;clar&#233; en &#233;tait de d'obtenir un mandat clair et renforc&#233; avant le lancement des n&#233;gociations avec l'UE pour la sortie du Royaume-Uni. Les conservateurs croyaient alors pouvoir b&#233;n&#233;ficier de trois circonstances tr&#232;s favorables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, l'opposition travailliste paraissait promise &#224; une catastrophe &#233;lectorale : les sondages donnaient des &#233;carts de plus de 20% entre les deux principaux partis (intentions de vote &#224; 44% pour les conservateurs, 23 % pour les travaillistes &#224; la mi-avril) et un effacement pur et simple des &#233;lus travaillistes au Pays de Galles. A la question de savoir qui, de May ou Corbyn, ferait un.e meilleur.e premier ministre, Theresa May recueillait 50% d'opinions favorables, Corbyn 14%. Les sondages pouvaient se tromper, mais m&#234;me avec une marge d'erreur, m&#234;me significative, les choses semblaient entendues. May, dans ces conditions, pouvait en outre compter mener une campagne fortement personnalis&#233;e, centr&#233;e sur la cr&#233;dibilit&#233; de son &#171; leadership &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second facteur &#224; l'avantage des conservateurs dans ce contexte : l'affaiblissement du parti d'extr&#234;me droite anti-europ&#233;en UKIP, dans l'incapacit&#233; manifeste &#8211; au gr&#233; de ses changements de direction &#8211; de tirer un quelconque avantage du vote du r&#233;f&#233;rendum dans lequel il avait pourtant jou&#233; un r&#244;le important. Voil&#224; qui allait permettre aux conservateurs de rejouer le referendum en capitalisant sur la d&#233;route travailliste certaine et l'extinction du UKIP. En adoptant pleinement la position du &#171; leave &#187; (pour la sortie de l'UE) les tories n'auraient plus qu'&#224; r&#233;cup&#233;rer tous ces si&#232;ges de circonscriptions travaillistes o&#249; le &#171; leave &#187; l'avait emport&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restait un troisi&#232;me &#233;l&#233;ment crucial : l'hostilit&#233; profonde, durable et syst&#233;matique d'un grand nombre d'&#233;lu&#183;e&#183;s travaillistes, bien relay&#233;&#183;e&#183;s par la presse, &#224; l'&#233;gard d'une nouvelle direction dont il restait urgent de se d&#233;barrasser. Voil&#224; deux ans qu'une partie du milieu politique et m&#233;diatique travailliste d&#233;plorait &#224; la fois l'incapacit&#233; chronique de Corbyn &#224; diriger et le danger &#233;lectoral d'un positionnement trop &#224; gauche. Les diverses tentatives internes ayant &#233;chou&#233;, une d&#233;b&#226;cle &#233;lectorale aurait le grand avantage d'imposer un d&#233;part d&#233;finitif de Corbyn, Abbott, MacDonnell et quelques autres repr&#233;sentants d'une gauche par nature d&#233;pass&#233;e et condamn&#233;e &#224; perdre les &#233;lections pour un pouvoir dont ils et elles, dans tous les cas, &#233;taient pr&#233;sum&#233;s ne pas vraiment vouloir exercer. Les conservateurs allaient donc faire pour l'opposition de droite dans le parti travailliste ce que cette opposition de droite avait &#233;t&#233; incapable de faire pour elle-m&#234;me : &#233;liminer Corbyn.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s pr&#232;s de deux mois de campagne &#233;lectorale, une centaine de meetings ayant rassembl&#233; des foules jamais vues auparavant, 10 000 km parcourus, le parti travailliste conduit par Corbyn obtient 40% des votes (soit 2,4% de moins seulement que les tories), reprend une trentaine de si&#232;ges et enregistre une progression de pr&#232;s de 10%. Tr&#232;s significativement, avec un taux de participation in&#233;gal&#233; depuis 1997 (la premi&#232;re victoire de Blair) le Labour dirig&#233; par Corbyn a r&#233;ussi &#224; mobiliser la jeunesse dans des proportions nouvelles : pr&#232;s de 70% des 18-24ans se sont d&#233;plac&#233;s contre 43% en 2015 et plus des deux tiers ont vot&#233; Labour. L'avance travailliste est massive &#224; Londres avec 48 si&#232;ges (+3) sur 72 et des majorit&#233;s nettement accrues &#224; l'image de la candidate travailliste pour Ealing Central &amp; Acton, Rupa Huq, dont l'avance de 274 voix en 2015 est pass&#233;e &#224; &#8230; 13807 en juin 2017 (avec un taux de participation de 75%). Au Pays de Galles, le Labour, qui devait toucher le fond, remporte 28 si&#232;ges (+3) sur 40 et certains &#233;lus travaillistes ont vu leur majorit&#233; multipli&#233;e par deux, voire, trois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;lection est une humiliation pour Theresa May. Le Premier Ministre a annonc&#233; l'&#233;lection anticip&#233;e avec la certitude de victoire large et facile, ce peu apr&#232;s avoir d&#233;clar&#233; qu'elle ne proposerait pas d'&#233;lections anticip&#233;es. Cette campagne a &#233;t&#233; men&#233;e autour de la personnalit&#233; de May qui serait &#8211; jusqu'&#224; la naus&#233;e &#8211; garante d'un gouvernement conservateur &#171; fort et stable &#187; appuy&#233; sur une majorit&#233; largement renforc&#233;e pour n&#233;gocier la sortie de l'Europe. Nombre de britanniques furent g&#233;n&#233;ralement surpris que tout cet esprit de force et de stabilit&#233; ne r&#233;ussit pas &#224; conduire Theresa May &#224; accepter de d&#233;battre publiquement avec Corbyn, ne serait-ce qu'une fois. Quoi qu'il en soit, la griserie des sondages a conduit Theresa May &#224; d&#233;clarer dans un tweet, le 19 mai, trois semaines avant le vote : &#171; Si je perds six si&#232;ges, je perds l'&#233;lection et c'est Jeremy Corbyn qui n&#233;gociera avec l'Europe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conservateurs n'ont pas perdu six si&#232;ges mais treize. Le raz de mar&#233;e promis s'est transform&#233; en perte de majorit&#233; et en discr&#233;dit profond. Ce contrecoup manifeste n'interdit en rien &#224; Theresa May d'annoncer la formation d'un nouveau gouvernement sans faire la moindre r&#233;f&#233;rence au r&#233;sultat de l'&#233;lection. Pour atteindre les 326 si&#232;ges de la majorit&#233; parlementaire, les conservateurs sont contraints &#224; une alliance avec le DUP (Democratic Ulster Party), parti unioniste (anti-ind&#233;pendance) nord-irlandais anti-avortement, anti-mariage gay, pro-peine de mort, anti-LGBT, sceptique sur le changement climatique. Le meilleur de cette alliance tient peut-&#234;tre au fait qu'apr&#232;s avoir tent&#233; de faire de Corbyn un ami &#171; des terroristes &#187; (IRA, Hamas), les Tories britanniques s'allient ouvertement &#224; un parti lui-m&#234;me &#233;troitement li&#233; aux groupes paramilitaires d'Irlande du nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Theresa May est maintenant isol&#233;e et discr&#233;dit&#233;e, son mandat affaibli, voire inexistant, suite &#224; un choix tactique hasardeux et une campagne calamiteuse. Voil&#224; une base solide sur laquelle elle pourra &#226;prement d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts britanniques dans les n&#233;gociations du Brexit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats tirent une partie de leur signification, bien s&#251;r, du contraste extraordinaire qu'ils pr&#233;sentent au regard des sombres pr&#233;dictions qui pr&#233;valaient il y a quelques semaines. Mais dans le contexte d'hostilit&#233; anti-Corbyn interne au parti travailliste qui pr&#233;vaut depuis deux ans, ils repr&#233;sentent surtout une invalidation compl&#232;te des pires pr&#233;dictions et des pr&#233;jug&#233;s pourtant les mieux install&#233;s quant &#224; Corbyn-condamn&#233;-&#224;-perdre. La veille du vote, le Guardian, tr&#232;s en pointe sur ces registres, rapportait que les experts et strat&#232;ges au sein du Labour jugeaient inenvisageable que le parti am&#233;liore sa repr&#233;sentation parlementaire par rapport au r&#233;sultat des l&#233;gislatives de 2015 et anticipaient un sc&#233;nario possible dans lequel Theresa May pouvait accroitre sa majorit&#233; de 80, voire, 100 si&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce terrain de l'astrologie &#233;lectorale, il faut alors rester un brin comptable : avec 12,860 millions de voix, le Labour de Corbyn a recueilli 3,5 millions de votes de plus qu'en 2015 (sous Ed Miliband), 4,2 millions de plus qu'en 2010 (sous Gordon Brown). Mais c'est aussi deux et trois millions de voix de plus que Tony Blair en 2001 et 2005. Il faut remonter &#224; 1997 et au raz de mar&#233;e &#233;lectoral de Blair pour trouver un nombre de voix sup&#233;rieur (le Labour avait alors obtenu 700 000 voix de plus qu'en juin 2017). Cependant, dans la symbolique des chiffres, il y a mieux encore : depuis deux jours, on a souvent relev&#233; que Corbyn a obtenu la plus forte progression &#233;lectorale (+9,6%) pour le Labour depuis l'&#233;lection de Clement Attlee en 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, si le r&#233;sultat du Labour est une humiliation pour May et les Tories, il en est un aussi pour celles et ceux, dans le parti travailliste, qui apr&#232;s avoir fait tout leur possible pour se d&#233;barrasser de la direction-trop-&#224;-gauche, commencent &#224; produire leurs excuses, tirer leur chapeau, reconna&#238;tre la faiblesse de leur jugement jusqu'ici, maintenant que la campagne de Corbyn leur a offert des majorit&#233;s renforc&#233;es et des si&#232;ges suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci veut dire que la nouvelle direction travailliste a, depuis deux ans, massivement renforc&#233; les effectifs du parti (de 200 000 &#224; 550 000 membres). Elle a reconstruit le parti id&#233;ologiquement, programmatiquement, et maintenant, &#233;lectoralement. Mais avec cette campagne, ses audiences de masse in&#233;dites et les r&#233;sultats obtenus, et la reconnaissance que Corbyn impose &#224; tous ses adversaires d'une mani&#232;re ou d'une autre, dans et hors du parti travailliste, la direction du Labour a aussi commenc&#233; &#224; reconstruire un ensemble de rep&#232;res, de crit&#232;res et d'attentes politiques nouvelles &#224; m&#234;me de red&#233;finir cela m&#234;me dont il vaut la peine de parler et ce qu'il est enfin permis d'esp&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci se passe maintenant &#224; l'&#233;chelle non plus du parti travailliste, mais de la soci&#233;t&#233; britannique tout enti&#232;re. Il est &#224; nouveau possible, m&#234;me dans un pays marqu&#233; par les h&#233;ritages de Thatcher et Blair et la mutilation juridique et id&#233;ologique de la gauche syndicale et politique, de reconstruire des convergence de masse autour de la renationalisation des services ferroviaires, la suppression des frais d'inscription universitaire, la reconstruction des droits syndicaux, de la construction d'un million de logements &#224; prix ou &#224; loyers mod&#233;r&#233;s sur cinq ans, de l'augmentation des salaires minimum au niveau du salaire minimum vital (fix&#233; &#224; 10 livres sterling de l'heure), la suppression des contrats z&#233;ro-heures, du droit des femmes, de l'&#233;galit&#233;, des droits LGBT, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cela, ce qu'il advient du terrain politique britannique a aussi vocation &#224; servir de rep&#232;re et d'inspiration pour ce qui peut &#234;tre reconstruit, anticip&#233; et affirm&#233; ici m&#234;me et partout ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; ----&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire &#233;galement, une s&#233;rie d'articles sur le Parti travailliste, l'ascension de Jeremy Corbyn et les tentatives de la bureaucratie du Labour de se d&#233;barrasser de lui, ainsi que, plus g&#233;n&#233;ralement, la situation politique en Grande-Bretagne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.contretemps.eu/ames-perdues-travaillisme/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;truire l'ennemi (III) : Les &#226;mes perdues du travaillisme : la base du parti&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.contretemps.eu/labica-corbyn-labour/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;truire l'ennemi (II) : travaillisme officiel, putsch rat&#233; et fi&#232;vre politicidaire&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.contretemps.eu/labica-corbyn-medias/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;truire l'ennemi (I) : les conservateurs et les forces m&#233;diatiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.contretemps.eu/corbyn-labour-labica/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jeremy Corbyn, le contretemps. Sur la crise du parti travailliste britannique en 2016&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.contretemps.eu/corbyn-labour-labica-2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;f&#233;rendum en Grande-Bretagne sur l'UE : le groupe parlementaire travailliste, ou un certain go&#251;t du d&#233;sastre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le m&#233;pris de classe comme r&#233;ponse &#224; la crise</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-mepris-de-classe-comme-reponse-a-la-crise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-mepris-de-classe-comme-reponse-a-la-crise</guid>
		<dc:date>2011-01-11T22:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alan Thornett</dc:creator>


		<dc:subject>Angleterre</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Form&#233; en juin dernier, le premier gouvernement de coalition que conna&#238;t la Grande-Bretagne depuis 75 ans est le r&#233;sultat d'un accord conclu entre les Lib&#233;raux D&#233;mocrates (Lib-Dem) et leur &#171; grand fr&#232;re &#187;, le Tory Party. En formant cette coalition avec les conservateurs emmen&#233;s par David Cameron, les Lib-Dem ont brutalement vir&#233; &#224; droite, rejetant tout compromis avec le Labour Party. &lt;br class='autobr' /&gt; En r&#233;alit&#233;, cette coalition n'est qu'une fa&#231;ade. Sur le plan id&#233;ologique, ce gouvernement domin&#233; par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Angleterre-+" rel="tag"&gt;Angleterre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Form&#233; en juin dernier, le premier gouvernement de coalition que conna&#238;t la Grande-Bretagne depuis 75 ans est le r&#233;sultat d'un accord conclu entre les Lib&#233;raux D&#233;mocrates (Lib-Dem) et leur &#171; grand fr&#232;re &#187;, le Tory Party. En formant cette coalition avec les conservateurs emmen&#233;s par David Cameron, les Lib-Dem ont brutalement vir&#233; &#224; droite, rejetant tout compromis avec le Labour Party.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, cette coalition n'est qu'une fa&#231;ade. Sur le plan id&#233;ologique, ce gouvernement domin&#233; par les Tories et soutenu par des Lib-Dem qui se sont pleinement align&#233;s sur la politique des conservateurs est encore plus n&#233;olib&#233;ral que celui de Margaret Thatcher. Il s'agit d'un pouvoir qui se d&#233;termine enti&#232;rement en fonction d'un agenda centr&#233; sur les coupes budg&#233;taires et d'une approche bien d&#233;finie de la crise et de la dette britannique. C'est un gouvernement de millionnaires qui s'attaque aux pauvres, qui m&#232;ne une politique dont Thatcher a d&#251; beaucoup r&#234;ver, sans jamais r&#233;ussir &#224; la mettre en &#339;uvre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passage en force des &#171; Con-Dem &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien le plus grand plan d'aust&#233;rit&#233; jamais vu de m&#233;moire d'homme ou de femme qui a &#233;t&#233; lanc&#233; en Grande-Bretagne : 81 milliards de livres sterling de coupes budg&#233;taires, 500 000 postes de travail supprim&#233;s dans la fonction publique, avec en cons&#233;quence 500 000 autres licenciements dans le priv&#233;, ainsi que des attaques massives dans les secteurs de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, des transports, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet vise rien moins qu'&#224; mettre un terme d&#233;finitif &#224; l'&#232;re du Welfare state (Etat providence), ouverte apr&#232;s la seconde guerre mondiale. Le National Health Service (syst&#232;me de sant&#233; national), par exemple, est destin&#233; &#224; &#234;tre d&#233;truit et privatis&#233; ; tandis que la r&#233;duction des allocations au logement obligera les familles pauvres &#224; quitter les quartiers les plus riches, favorisant ainsi le &#171; nettoyage social &#187; des villes. Pourtant, ni les Tories ni les Lib-Dem n'avaient de mandat d&#233;mocratique pour de telles attaques au moment de l'&#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'annonce au parlement de ce plan d'aust&#233;rit&#233;, les Premiers ministres concern&#233;s ont largement argument&#233; que la crise et le probl&#232;me de la dette les avaient forc&#233;s &#224; faire ces &#171; choix difficiles &#187; pour sauver l'&#233;conomie. Il n'en est rien : les d&#233;cisions qu'ils ont prises sont celles qu'ils planifiaient depuis longtemps. Ils utilisent seulement la crise comme b&#233;lier pour les faire passer en force. Certains Tories ont m&#234;me affirm&#233; publiquement que la crise ne devait pas se transformer en une occasion manqu&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;&#171; There is no alternative &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de ce tournant r&#233;actionnaire significatif (qui se traduit par exemple par la criminalisation des pauvres et des ch&#244;meurs), le gouvernement se cache derri&#232;re la vieille affirmation thatch&#233;rienne &#171; there is no alternative &#187;. Malgr&#233; tout, il continue &#224; avoir le soutien de la majorit&#233; de la population, d&#233;montrant le succ&#232;s id&#233;ologique de leurs arguments. Il n'y a pour le moment aucune voix alternative audible s'&#233;levant contre les attaques de cette coalition, bien que cela risque de changer prochainement. Quant aux m&#233;dias dominants, adh&#233;rant les yeux ferm&#233;s &#224; la politique gouvernementale, ils tiennent eux aussi d&#233;sormais le &#171; there is no alternative &#187; pour une v&#233;rit&#233; indiscutable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Labour, et son nouveau leader Ed Milliband, ont d&#233;j&#224; &#233;chou&#233;. Non seulement ils ont laiss&#233; le champ libre &#224; la coalition, mais ils se sont &#233;galement laiss&#233;s prendre au pi&#232;ge du plan propos&#233; par Brown et Darling [Gordon Brown, premier ministre de 2007 &#224; 2010 et Alistair Darling, son ministre des finances ; tous deux membres du Labour, r&#233;d.] qui vise &#224; r&#233;duire la dette en quatre ans, impliquant des coupes budg&#233;taires &#224; peine moins massives que celles du gouvernement actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus grave encore, rien ne se passe du c&#244;t&#233; des leaders syndicaux, ni m&#234;me du TUC [Trade Union Congress, premi&#232;re conf&#233;d&#233;ration syndicale du pays, elle compte 6,5 millions de membres et regroupe plus de 70 syndicats, r&#233;d.] Ils ont discut&#233; de ce plan d'aust&#233;rit&#233; au mois de septembre et n'appellent &#224; manifester qu'en mars prochain ! Dans la plupart des entreprises, l'introduction des nouvelles mesures (r&#233;ductions de salaire, licenciements, etc.) s'est d&#233;j&#224; d&#233;roul&#233;e sans r&#233;sistance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'appel de Londres</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-appel-de-Londres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/L-appel-de-Londres</guid>
		<dc:date>2011-01-11T13:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Angleterre</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;os</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-01-11</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-International-111-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Angleterre-+" rel="tag"&gt;Angleterre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Videos-333-+" rel="tag"&gt;Vid&#233;os&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-01-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-01-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Grande-Bretagne-402-+" rel="tag"&gt;Grande-Bretagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;center&gt;&lt;object width=&#034;271&#034; height=&#034;217&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/MaCWqzV-fL8?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/MaCWqzV-fL8?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;271&#034; height=&#034;217&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;object width=&#034;271&#034; height=&#034;217&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/MaCWqzV-fL8?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/MaCWqzV-fL8?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;271&#034; height=&#034;217&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
