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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Le syst&#232;me fiscal canadien a op&#233;r&#233; un revirement spectaculaire en faveur des soci&#233;t&#233;s</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-systeme-fiscal-canadien-a-opere-un-revirement-spectaculaire-en-faveur-des</link>
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		<dc:date>2011-02-08T07:20:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>TCA</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-02-08</dc:subject>
		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Fiscalit&#233; : autres articles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, le syst&#232;me fiscal canadien a op&#233;r&#233; un revirement spectaculaire en faveur des soci&#233;t&#233;s, mais au d&#233;triment des contribuables. Depuis 2000, l'imp&#244;t sur le revenu des soci&#233;t&#233;s au Canada a &#233;t&#233; r&#233;duit 10 fois : de 29,1 % en 2000 (y compris une surtaxe de 1,1 %), il a d&#233;gringol&#233; jusqu'&#224; 15 % en 2012. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette conclusion est confirm&#233;e par les donn&#233;es du gouvernement f&#233;d&#233;ral. Le tableau suivant pr&#233;sente une estimation des r&#233;percussions finales sur le PIB de diverses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Canada-" rel="directory"&gt;Canada&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-02-08-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-02-08&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Fiscalite-+" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Fiscalite-autres-articles-+" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233; : autres articles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton6497-2fc49.png?1781267598' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, le syst&#232;me fiscal canadien a op&#233;r&#233; un revirement spectaculaire en faveur des soci&#233;t&#233;s, mais au d&#233;triment des contribuables. Depuis 2000, l'imp&#244;t sur le revenu des soci&#233;t&#233;s au Canada a &#233;t&#233; r&#233;duit 10 fois : de 29,1 % en 2000 (y compris une surtaxe de 1,1 %), il a d&#233;gringol&#233; jusqu'&#224; 15 % en 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette conclusion est confirm&#233;e par les donn&#233;es du gouvernement f&#233;d&#233;ral. Le tableau suivant pr&#233;sente une estimation des r&#233;percussions finales sur le PIB de diverses priorit&#233;s du gouvernement en mati&#232;re de d&#233;penses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prolongation des prestations d'assurance-emploi est la d&#233;pense ayant les r&#233;percussions les plus importantes (1,7 G$ sur le PIB total pour chaque tranche de 1 G$ en prestations). &#192; l'inverse, la r&#233;duction du taux d'imposition des soci&#233;t&#233;s est celle dont les r&#233;percussions sont les moindres (ajout de seulement 300 M$ au PIB pour chaque tranche de 1 G$ en r&#233;ductions d'imp&#244;t). Avec cette mesure, une r&#233;duction de 3 G$ de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s g&#233;n&#233;rera un montant suppl&#233;mentaire de moins de 1 G$ dans le PIB (ou contribuera &#224; cr&#233;er &#224; peine 10 000 emplois, si l'on se base sur le poids moyen de l'emploi dans le PIB canadien &#224; l' heure actuelle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les m&#234;mes fonds &#233;taient investis dans la prolongation des prestations d'assurance -emploi, le PIB augmenterait de plus de 5 G$ et 56 000 emplois pourraient &#234;tre cr&#233;&#233;s. L'incidence nette de la r&#233;duction d'imp&#244;t pour les Canadiens est la perte de 46 000 emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette conclusion est confirm&#233;e par les donn&#233;es du gouvernement f&#233;d&#233;ral. Le tableau suivant pr&#233;sente une estimation des r&#233;percussions finales sur le PIB de diverses priorit&#233;s du gouvernement en mati&#232;re de d&#233;penses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prolongation des prestations d'assurance-emploi est la d&#233;pense ayant les&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;percussions les plus importantes (1,7 G$ sur le PIB total pour chaque tranche de 1 G$ en prestations). &#192; l'inverse, la r&#233;duction du taux d'imposition des soci&#233;t&#233;s est celle dont les r&#233;percussions sont les moindres (ajout de seulement 300 M$ au PIB pour chaque tranche de 1 G$ en r&#233;ductions d'imp&#244;t).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette mesure, une r&#233;duction de 3 G$ de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s g&#233;n&#233;rera un montant suppl&#233;mentaire de moins de 1 G$ dans le PIB (ou contribuera &#224; cr&#233;er &#224; peine 10 000 emplois, si l'on se base sur le poids moyen de l'emploi dans le PIB canadien &#224; l' heure actuelle). Si les m&#234;mes fonds &#233;taient investis dans la prolongation des prestations d'assurance - emploi, le PIB augmenterait de plus de 5 G$ et 56 000 emplois pourraient &#234;tre cr&#233;&#233;s. L'incidence nette de la r&#233;duction d'imp&#244;t pour les Canadiens est la perte de 46 000 emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Incidence des mesures financi&#232;res du gouvernement f&#233;d&#233;ral sur le PIB : croissance finale du PIB suivant une mesure de relance de 1 G$&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='idb11a_c0'&gt; Mesure financi&#232;re &lt;/th&gt;&lt;th id='idb11a_c1'&gt; Incidence sur le PIB (G$) &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idb11a_c0'&gt;Soutien pour les m&#233;nages &#224; faible revenu et les ch&#244;meurs&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb11a_c1'&gt;1,7$&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idb11a_c0'&gt;Investissements dans le logement&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb11a_c1'&gt;1,5$&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idb11a_c0'&gt;Investissements en infrastructures&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb11a_c1'&gt;1.6$&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Autres mesures de d&#233;penses&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,4$&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;R&#233;duction de l'imp&#244;t sur le revenu des particuliers&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,0$&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idb11a_c0'&gt;R&#233;duction des cotisations d'assurance-emploi&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb11a_c1'&gt;0,6$&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;R&#233;duction de l'imp&#244;t sur le revenu des soci&#233;t&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,3$&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source &lt;/strong&gt; : Minist&#232;re des Finances du Canada, Le plan d'action &#233;conomique du Canada, sixi&#232;me rapport aux Canadiens, tableau A.1, p. 157, pour le T3 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, le syst&#232;me fiscal canadien a op&#233;r&#233; un revirement spectaculaire en faveur des soci&#233;t&#233;s, mais au d&#233;triment des contribuables. Depuis 2000, l'imp&#244;t sur le revenu des soci&#233;t&#233;s au Canada a &#233;t&#233; r&#233;duit 10 fois : de 29,1 % en 2000 (y compris une surtaxe de 1,1 %), il a d&#233;gringol&#233; jusqu'&#224; 15 % en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a donc diminu&#233; de pr&#232;s de la moiti&#233; sur une p&#233;riode de 12 ans. Comme le souligne M. Lewenza, il est particuli&#232;rement ironique que M. Flaherty ait choisi de faire sa d&#233;claration dans une usine de pi&#232;ces automobiles : le taux d'emploi dans ce secteur a chut&#233; massivement depuis plus de 10 ans, p&#233;riode marqu&#233;e par des r&#233;ductions d'imp&#244;t successives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2000, 100 000 personnes travaillaient dans le secteur des pi&#232;ces automobiles au Canada. En 2010, le taux d'imposition a chut&#233; &#224; 16,5 % : parall&#232;lement, le nombre d'emplois dans le secteur des pi&#232;ces automobiles diminuait, franchissant &#224; peine la barre des 60 000. Autrement dit, plus l'imp&#244;t sur le revenu des soci&#233;t&#233;s diminue, plus le secteur des pi&#232;ces automobiles est touch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AGS (anciennement A.G. Simpson), l'entreprise que le ministre Flaherty a visit&#233;e ce matin, a subi d'importantes pertes fi nanci&#232;res au fil des ann&#233;es o&#249; d'importantes r&#233;ductions d'imp&#244;t ont &#233;t&#233; effectu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour une entreprise qui perd de l'argent, une r&#233;duction d u taux d'imposition ne pr&#233;sente aucun int&#233;r&#234;t &#187;, a affirm&#233; M. Lewenza. &#171; Les r&#233;ductions de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s ne donneront pas de nouvel essor &#224; notre &#233;conomie ; en fait, l'exp&#233;rience d&#233;montre exactement le contraire. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La baisse des imp&#244;ts des entreprises ne profite qu'&#224; une minorit&#233;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-baisse-des-impots-des-entreprises-ne-profite-qu-a-une-minorite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/La-baisse-des-impots-des-entreprises-ne-profite-qu-a-une-minorite</guid>
		<dc:date>2011-02-08T07:19:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Collectif</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-02-08</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections f&#233;d&#233;rales 2011</dc:subject>
		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Fiscalit&#233; : autres articles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec son projet de r&#233;duction des imp&#244;ts des entreprises, le gouvernement Harper continue sur la lanc&#233;e entam&#233;e par le dernier gouvernement lib&#233;ral. &#192; terme, les nouvelles r&#233;ductions auront fait diminuer les imp&#244;ts des entreprises de pr&#232;s de moiti&#233; (de 28% &#224; 15%) en 12 ans. Les conservateurs affirment, comme les lib&#233;raux avant eux, que ces mesures dynamisent l'&#233;conomie et cr&#233;ent des emplois. C'est l&#224; une rh&#233;torique mensong&#232;re qu'il faut d&#233;noncer. &lt;br class='autobr' /&gt; Il n'existe aucune garantie que les sommes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Le-Monde-" rel="directory"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-02-08-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-02-08&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Elections-federales-2011-+" rel="tag"&gt;&#201;lections f&#233;d&#233;rales 2011&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Fiscalite-+" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Fiscalite-autres-articles-+" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233; : autres articles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L135xH150/arton6489-3b314.png?1781267598' class='spip_logo spip_logo_right' width='135' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec son projet de r&#233;duction des imp&#244;ts des entreprises, le gouvernement Harper continue sur la lanc&#233;e entam&#233;e par le dernier gouvernement lib&#233;ral. &#192; terme, les nouvelles r&#233;ductions auront fait diminuer les imp&#244;ts des entreprises de pr&#232;s de moiti&#233; (de 28% &#224; 15%) en 12 ans. Les conservateurs affirment, comme les lib&#233;raux avant eux, que ces mesures dynamisent l'&#233;conomie et cr&#233;ent des emplois. C'est l&#224; une rh&#233;torique mensong&#232;re qu'il faut d&#233;noncer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'existe aucune garantie que les sommes d&#233;gag&#233;es par les r&#233;ductions d'imp&#244;ts seront r&#233;investies dans la cr&#233;ation d'emplois au Qu&#233;bec ou au Canada. De tous les facteurs incitant &#224; r&#233;investir, le taux d'imposition est n&#233;gligeable, comparativement &#224; l'acc&#232;s aux ressources comme l'&#233;lectricit&#233; et une main-d'oeuvre qualifi&#233;e. D'ailleurs, selon Statistique Canada, le taux d'investissement en pourcentage du PIB n'a pas augment&#233; depuis l'an 2000, quoique le taux d'imposition des entreprises diminue depuis cette date.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conservateurs pr&#233;tendent qu'un taux d'imposition faible attire les investissements &#233;trangers. La r&#233;alit&#233; est plus complexe. Tous les pays sont bel et bien en concurrence pour attirer les investissements des multinationales. N'emp&#234;che, pour le Canada, les avantages que procure un faible taux d'imposition sont consid&#233;rablement moins importants qu'ils peuvent l'&#234;tre dans les pays du Sud. Notre population &#233;duqu&#233;e, nos services sociaux et nos infrastructures exercent un pouvoir d'attraction non n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, selon l'&#233;conomiste Jim Stanford, en 2003, General Motors &#233;conomisait 6$ par heure par employ&#233; en ayant une usine canadienne plut&#244;t qu'am&#233;ricaine. La raison : ici, gr&#226;ce au syst&#232;me public, nul besoin de contribuer &#224; un r&#233;gime d'assurance m&#233;dicale priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une approche paresseuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ne permet d'affirmer que la r&#233;duction des imp&#244;ts favorise la croissance &#233;conomique. En 2006, une &#233;tude du d&#233;partement du Tr&#233;sor am&#233;ricain a constat&#233; que les r&#233;ductions d'imp&#244;ts instaur&#233;es sous Bush n'ont pas favoris&#233; la croissance &#233;conomique am&#233;ricaine. &#192; vrai dire, aucune &#233;tude s&#233;rieuse ne permet d'&#233;tablir un lien entre r&#233;duction des imp&#244;ts et croissance &#233;conomique. Selon leurs propres crit&#232;res, les politiques &#233;conomiques des conservateurs sont vou&#233;es &#224; un &#233;chec certain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la croissance n'est pas un indicateur de la richesse d'une soci&#233;t&#233; ou de la qualit&#233; de la vie qu'on y m&#232;ne. M&#234;me s'il y avait augmentation des investissements et croissance du PIB apr&#232;s les r&#233;ductions d'imp&#244;ts, les b&#233;n&#233;fices resteraient concentr&#233;s entre les mains d'une &#233;lite &#233;conomique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Affirmer que l'on r&#233;duit les imp&#244;ts des entreprises pour assurer la prosp&#233;rit&#233; est donc non seulement faux, mais aussi terriblement paresseux. Quand on cherche &#224; revigorer l'&#233;conomie, il faut investir &#224; long terme pour b&#226;tir une prosp&#233;rit&#233; durable. Financer la recherche. Miser sur nos ressources naturelles renouvelables. Promouvoir l'&#233;ducation et la formation dans les secteurs cl&#233;s de l'&#233;conomie et la rendre accessible. En un mot : agir de mani&#232;re r&#233;fl&#233;chie en s'assurant de disposer des ressources financi&#232;res que cela exige. C'est-&#224;-dire, faire tout le contraire de ce que propose Stephen Harper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui dit diminution d'imp&#244;ts dit diminution des revenus de l'&#201;tat. Or, le gouvernement est actuellement aux prises avec un d&#233;ficit important qu'il ne parvient pas &#224; &#233;ponger. Les analyses ind&#233;pendantes du directeur parlementaire du budget, Kevin Page, le confirment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#244;t ou tard, les conservateurs devront trouver un moyen de r&#233;sorber le d&#233;ficit. Et leur voie de sortie est toute d&#233;sign&#233;e : mettre la hache dans les d&#233;penses en invoquant la rigueur budg&#233;taire. Avec pour cons&#233;quence d'acc&#233;l&#233;rer le d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat et la r&#233;duction des services publics, comme la sant&#233; ou l'&#233;ducation. Ceux-l&#224; m&#234;mes qui nous donnent des avantages concurrentiels !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction des imp&#244;ts des entreprises ne profite qu'&#224; une minorit&#233;. Pour la majorit&#233; d'entre nous, cette mesure &#233;quivaut &#224; la diminution de nos services publics et l'augmentation de nos imp&#244;ts particuliers. Depuis les ann&#233;es 80, la taxation vise davantage les travailleurs et les consommateurs et de moins en moins les investissements et les capitaux, qui sont devenus tr&#232;s mobiles et peuvent &#233;chapper &#224; la taxation (gr&#226;ce &#224; l'&#233;vasion ou la planification fiscale). Bref, les classes moyenne et pauvre, c'est-&#224;-dire nous tous, assumeront les cons&#233;quences des cadeaux fiscaux faits aux entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction des programmes et services sociaux conduira assur&#233;ment &#224; des pertes d'emplois. En revanche, rien ne nous assure qu'une baisse d'imp&#244;ts en cr&#233;era autant que le promettent les conservateurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; nous tous qu'il revient d'&#233;tablir les conditions pour faire des affaires au Qu&#233;bec et au Canada. Le gouvernement Harper plie toutefois les genoux sous la pression des entreprises et des financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette perspective n'est gu&#232;re reluisante. Les politiques conservatrices auront cependant une cons&#233;quence plus grave encore : les r&#233;ductions d'imp&#244;ts contribueront &#224; l'&#233;rosion des bases de la d&#233;mocratie. Car une fois les coffres de l'&#201;tat vid&#233;s, le peuple qui agissait &#224; travers lui verra n&#233;cessairement sa capacit&#233; d'action amoindrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, dans l'&#233;ventualit&#233; d'une r&#233;duction du taux d'imposition des entreprises, nous aurons tr&#232;s peu &#224; gagner, mais nous y perdrons tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 40 signataires sont des travailleurs, des &#233;tudiants en philosophie, en droit, en relations internationales, en science politique, en sociologie et en animation culturelle. Ils ont entre 19 et 39 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Laurence Ricard, &#233;tudiante en droit, Universit&#233; McGill ; Ga&#233;tan-Philippe Beauli&#232;re ; Jean-Fran&#231;ois Demers, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Jeanne Ricard, &#233;tudiante en droit international et relations internationales, UQAM ; Maud Gauthier-Chung, &#233;tudiante &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Martin Desrosiers, &#233;tudiant au doctorat en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al/Paris-IV ; Guillaume Bard, &#233;tudiant au doctorat en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Zo&#233; Tremblay-Cossette, &#233;tudiante au baccalaur&#233;at en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Louis-Philippe Caron Lanteigne, &#233;tudiant en science politique et philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Alexandre Gajevic Sayegh, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Amanda Gibeault, &#233;tudiante en droit, Universit&#233; McGill ; Martin Leblanc, professeur au d&#233;partement de philosophie, Coll&#232;ge Montmorency ; Hugo Collin, &#233;tudiant en droit, Universit&#233; McGill ; Thomas Ferretti, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Vincent Riendeau, &#233;tudiant en droit, Universit&#233; McGill ; Olivier Huot-Beaulieu, &#233;tudiant au doctorat en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Cl&#233;ment Camion, &#233;tudiant en droit, Universit&#233; McGill ; Daniel Bl&#233;mur, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Na&#239;ma Hamrouni, &#233;tudiante au doctorat en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al/Universit&#233; Catholique de Louvain ; Gabriel Boisclair, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Fr&#233;d&#233;rick Armstrong, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Melissa Austen, &#233;tudiante en droit, Universit&#233; McGill ; Ian Dahlman, &#233;tudiant en droit, Universit&#233; McGill ; V&#233;ronique Dionne-Boivin, &#233;tudiante en droit, Universit&#233; McGill ; Eric Bellemare, &#233;tudiant en droit, Universit&#233; McGill ; Pascale Cornut St-Pierre, &#233;tudiante en droit, Universit&#233; McGill ; Miatta Gorvie, &#233;tudiante en droit, Universit&#233; McGill ; Shantha Priya Morley, &#233;tudiante en droit, Universit&#233; McGill ; Louis-Philippe Vien, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en sociologie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Simon Guertin-Armstrong, &#233;tudiant en science politique et philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Charles Bazinet, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Pierre-Yves N&#233;ron, chercheur postdoctoral, Centre de recherche en &#233;thique de l'Universit&#233; de Montr&#233;al (CREUM) ; Melissa Lebeau, &#233;tudiante en animation culturelle, UQAM ; William Ross, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; Ludvic Moquin-Beaudry, &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise en philosophie, Universit&#233; de Montr&#233;al ; H&#233;l&#232;ne Chabot, professeure de philosophie, Coll&#232;ge G&#233;rald-Godin ; et Mil&#232;ne Leduc-Robillard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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