<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_mot=467&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1781022263</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Ni Jean Charest ni Pauline Marois ne jouissent de cr&#233;dibilit&#233; dans toute la question du contr&#244;le des ressources naturelles</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Ni-Jean-Charest-ni-Pauline-Marois-ne-jouissent-de-credibilite-dans-toute-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Ni-Jean-Charest-ni-Pauline-Marois-ne-jouissent-de-credibilite-dans-toute-la</guid>
		<dc:date>2011-02-22T08:24:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Amir Khadir</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-02-22</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergie et ressources naturelles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;M. Khadir : Tr&#232;s bien. Merci. Nous avons &#233;t&#233; t&#233;moins, &#224; la p&#233;riode des questions, en Chambre, d'&#233;changes vigoureux entre Mme Marois, la chef de l'opposition, et le chef du gouvernement, M. Charest. &lt;br class='autobr' /&gt; Ces &#233;changes portaient sur la situation particuli&#232;rement scandaleuse de... en fait, de la liquidation des int&#233;r&#234;ts du Qu&#233;bec dans le dossier du p&#233;trole, &#233;ventuellement p&#233;trole traditionnel, p&#233;trole de schiste, en tout cas, de r&#233;serves d'hydrocarbures &#233;valu&#233;es &#224; plusieurs dizaines de milliards (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Quebec-" rel="directory"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-02-22-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-02-22&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Energie-et-ressources-naturelles-+" rel="tag"&gt;&#201;nergie et ressources naturelles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH122/arton6630-7dba0.jpg?1781913651' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M. Khadir : Tr&#232;s bien. Merci. Nous avons &#233;t&#233; t&#233;moins, &#224; la p&#233;riode des questions, en Chambre, d'&#233;changes vigoureux entre Mme Marois, la chef de l'opposition, et le chef du gouvernement, M. Charest.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces &#233;changes portaient sur la situation particuli&#232;rement scandaleuse de... en fait, de la liquidation des int&#233;r&#234;ts du Qu&#233;bec dans le dossier du p&#233;trole, &#233;ventuellement p&#233;trole traditionnel, p&#233;trole de schiste, en tout cas, de r&#233;serves d'hydrocarbures &#233;valu&#233;es &#224; plusieurs dizaines de milliards de dollars de barils de p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il nous apparaissait important de faire une mise au point. Malheureusement, ni le gouvernement actuel, ni le premier ministre Charest donc, mais ni l'opposition officielle, c'est-&#224;-dire Mme Marois, ne jouissent malheureusement de cr&#233;dibilit&#233; dans toute la question du contr&#244;le des ressources naturelles, d'un d&#233;veloppement des ressources naturelles qui soient au service du bien commun, au service de toute notre nation parce que, malheureusement, tous les deux font partie d'une m&#234;me famille politique qui partagent essentiellement la m&#234;me vision depuis au moins une dizaine d'ann&#233;es, en fait plus d'une dizaine d'ann&#233;es dans la gestion des richesses naturelles du Qu&#233;bec. Alors, Mme Marois est vraiment tr&#232;s mal plac&#233;e pour donner des le&#231;ons ou demander des comptes &#224; M. Charest, et on voyait tr&#232;s bien le plaisir malin que M. Charest prenait &#224; lui rappeler certains faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, tous les deux pr&#233;tendent agir dans l'int&#233;r&#234;t du Qu&#233;bec mais, d'un c&#244;t&#233; comme de l'autre, il y a un d&#233;ficit de cr&#233;dibilit&#233; important. Du c&#244;t&#233; du PQ... du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec, malheureusement, c'est assez &#233;vident, on a parl&#233; donc de la liquidation de nos int&#233;r&#234;ts dans le secteur minier, le rapport du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral en fait foi. On a vu la gestion du dossier des gaz de schiste et maintenant, bon, pour le p&#233;trole, donc un autre secteur &#233;nerg&#233;tique d'importance. De l'autre, Mme Marois qui a offert des cr&#233;dits d'imp&#244;t importants, des cr&#233;dits d'imp&#244;t accr&#233;ditifs, des cr&#233;dits d'imp&#244;t ensuite pour ceux qui &#233;taient dans l'exploitation mini&#232;re... j'ai dit &#171; mini&#232;re &#187;, dans l'exploration gazi&#232;re et p&#233;troli&#232;re &#224; la hauteur de un demi-milliard de dollars.&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant, on a vu r&#233;cemment les portes tournantes qui tournent malheureusement &#224; plein r&#233;gime entre le priv&#233; et le public pour ces deux partis, particuli&#232;rement pour le Parti lib&#233;ral, mais &#231;a a &#233;t&#233; le cas aussi dans le pass&#233; pour le Parti qu&#233;b&#233;cois. Mais regardons voir un peu pour ce qui est, en tout cas, du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec, puisqu'il assume le pouvoir depuis huit ans : gaz de schiste, Raymond Savoie, membre du conseil ex&#233;cutif de l'Association p&#233;troli&#232;re et gazi&#232;re du Qu&#233;bec ; St&#233;phane Bertrand... bon, Raymond Savoie, on se rappelle, ancien ministre de Robert Bourassa, ministre des Mines, du D&#233;veloppement r&#233;gional, et aussi ministre des Affaires autochtones ; maintenant, St&#233;phane Bertrand, membre fondateur de l'Association p&#233;troli&#232;re et gazi&#232;re, ancien v.-p. de Gaz M&#233;tro, qui a &#233;t&#233; aussi chef de cabinet de Jean Charest entre 2003 et 2007 ; St&#233;phane Gosselin, directeur g&#233;n&#233;ral de cette m&#234;me association p&#233;troli&#232;re et gazi&#232;re, encore ancien directeur du cabinet de plusieurs ministres lib&#233;raux ; Martin Daraiche ; Lisa Lavoie... Je vous fais gr&#226;ce des d&#233;tails.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la famille du PQ, rappelons quand m&#234;me que c'est M. Bouchard, &#224; la fin des ann&#233;es quatre-vingt-dix, avec la pleine collaboration de celui qui &#233;tait alors &#224; la t&#234;te d'Hydro-Qu&#233;bec et qui venait de Gaz M&#233;tropolitain, donc du secteur priv&#233;, qui a verrouill&#233;, qui a, en fait, liquid&#233; la SOQUIP, la Soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise d'investissements p&#233;troliers. Et aujourd'hui l'opposition p&#233;quiste de s'&#233;riger en Chambre, puis de jouer aux vierges offens&#233;es, puis de demander des comptes au gouvernement lib&#233;ral. Mais le PQ n'a aucune cr&#233;dibilit&#233; : c'est eux qui ont amput&#233; la capacit&#233; de l'&#201;tat, la capacit&#233; d'entreprises publiques de g&#233;rer convenablement le secteur &#233;nerg&#233;tique. &#199;a ne veut pas dire passer &#224; l'exploitation, mais &#231;a veut dire poss&#233;der nos ressources pour que, quand on d&#233;cide de le faire, on puisse le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons &#233;galement que c'est le PQ, en 1994, qui a baiss&#233; d'abord les redevances. Donc, le ministre &#224; l'&#233;poque, le ministre des Mines, &#233;tait monsieur... l'actuel vice-pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e, M. Fran&#231;ois Gendron. Ils ont baiss&#233; les redevances des mini&#232;res de 18 % &#224; 12 % et ont commenc&#233; la ronde des cr&#233;dits d'imp&#244;t multiples. Cinq pages de cr&#233;dits d'imp&#244;t dans la Loi des mines. Donc, s'il y a une solution, c'est que le Qu&#233;bec a besoin plus que jamais d'un organisme public, &#201;nergie Qu&#233;bec, pour g&#233;rer convenablement le d&#233;veloppement de tous les secteurs, que ce soit &#233;olien, gazier, p&#233;trolier, tous les secteurs &#233;nerg&#233;tiques, &#224; savoir d'abord qu'est-ce qu'on a, qu'est-ce qu'on veut exploiter, qu'est-ce qu'on peut exploiter maintenant et qu'est-ce qu'on doit laisser pour l'avenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quels b&#233;n&#233;fices pour les contribuables ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Quels-benefices-pour-les-contribuables</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Quels-benefices-pour-les-contribuables</guid>
		<dc:date>2011-02-22T08:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laura Handal</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-02-22</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergie et ressources naturelles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Presse-toi &#224; gauche pr&#233;sente les principales conclusion de l'Institut de Recherche et d'Informations Socio-&#233;conomiques portant sur les retomb&#233;es des activit&#233;s de l'industrie mini&#232;re au Qu&#233;bec. L'&#233;tude de l'IRIS remet en question le peu d'impact &#233;conomique de cette industrie sur les revenus de l'&#201;tat et sugg&#232;re un d&#233;bat public afin de r&#233;orienter l'intervention publique dans ce domaine notamment par la nationalisation de ce secteur &#233;conomique. &lt;br class='autobr' /&gt; Le r&#244;le de l'industrie mini&#232;re au sein des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Environnement-" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-02-22-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-02-22&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Energie-et-ressources-naturelles-+" rel="tag"&gt;&#201;nergie et ressources naturelles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH43/arton6618-522a9.png?1781913651' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='43' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Presse-toi &#224; gauche pr&#233;sente les principales conclusion de l'Institut de Recherche et d'Informations Socio-&#233;conomiques portant sur les retomb&#233;es des activit&#233;s de l'industrie mini&#232;re au Qu&#233;bec. L'&#233;tude de l'IRIS remet en question le peu d'impact &#233;conomique de cette industrie sur les revenus de l'&#201;tat et sugg&#232;re un d&#233;bat public afin de r&#233;orienter l'intervention publique dans ce domaine notamment par la nationalisation de ce secteur &#233;conomique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le r&#244;le de l'industrie mini&#232;re au sein des &#233;conomies canadienne et qu&#233;b&#233;coise est constamment pr&#233;sent&#233; comme capital dans la sph&#232;re publique. Les retomb&#233;es all&#233;gu&#233;es du secteur justifieraient le maintien d'une importante structure gouvernementale d'appui &#224; l'industrie. C'est dans cette logique que le gouvernement conc&#232;de au secteur minier un soutien financier important, par l'entremise de diverses mesures fiscales et allocations de toutes sortes, et qu'il maintient de longue date un cadre juridique accommodant &#224; son &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette &#233;tude, l'Institut de recherche et d'informations socio-&#233;conomiques (IRIS) analyse globalement les co&#251;ts et b&#233;n&#233;fices attribuables aux secteurs canadien et qu&#233;b&#233;cois des mines m&#233;tallif&#232;res, non seulement du point de vue &#233;conomique, mais &#233;galement selon une perspective environnementale et sociale. Cela dans le but de d&#233;terminer l'int&#233;r&#234;t r&#233;el d'une telle lib&#233;ralit&#233; &#224; l'&#233;gard des r&#233;gimes miniers f&#233;d&#233;ral et provincial, tant pour les contribuables que pour les collectivit&#233;s concern&#233;es par les activit&#233;s mini&#232;res. L'Institut remet ainsi en question la pertinence du maintien d'un soutien public financier et juridique aussi substantiel pour cette industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Principales conclusions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les investissements publics dans le secteur des mines m&#233;tallif&#232;res, soit les d&#233;penses fiscales, les d&#233;penses par programmes et les d&#233;penses directes dans l'industrie, sont en hausse depuis les 15 derni&#232;res ann&#233;es. Au Canada, les d&#233;penses f&#233;d&#233;rales ont augment&#233; de 11,3 % entre 1995 et 2007 ; au Qu&#233;bec, cette hausse a atteint 48 % au cours de la seule p&#233;riode 2001-2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, les retomb&#233;es de ce secteur au plan des emplois et de la croissance &#233;conomique sont en d&#233;clin. Au Canada, le nombre d'emplois offerts par l'industrie a chut&#233; de 30 % et son PIB a d&#233;cru de 7 % entre 1995 et 2007 ; au Qu&#233;bec, ces indicateurs ont respectivement connu une baisse de 8 % et de 23 % au cours de la m&#234;me p&#233;riode. Au pays, les contributions du secteur &#224; l'ensemble de l'&#233;conomie en termes d'emplois et de PIB se limitaient en 2007 &#224; 0,14 % et &#224; 0,31 % respectivement ; dans la province, ces proportions &#233;taient de 0,27 % et de 0,24 % la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, les contributions brutes du secteur aux finances publiques, en termes de redevances, d'imp&#244;ts sur le revenu et de taxe sur le capital, ont augment&#233; de 107 % entre 2001 et 2007. Ces apports ne peuvent cependant pas &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme substantiels pour les contribuables, compte tenu des facteurs suivants : 1) l'all&#232;gement fiscal global dont b&#233;n&#233;ficie le secteur est consid&#233;rable (environ 50 %) 2) un nombre important de mesures fiscales et d'autres d&#233;penses profitant au secteur ne sont pas divulgu&#233;es par le gouvernement (et n'ont donc pas &#233;t&#233; comptabilis&#233;es dans la pr&#233;sente analyse) 3) les redevances vers&#233;es par les entreprises mini&#232;res sont bien en de&#231;&#224; des taux en vigueur ; et 4) celles-ci se r&#233;v&#232;lent maigres en regard des revenus de ces soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux ratios d&#233;penses-retomb&#233;es, soit les co&#251;ts en fonds publics aff&#233;rents au secteur en regard des b&#233;n&#233;fices qui en r&#233;sultent, ils ont, pour l'emploi et le PIB, augment&#233; respectivement de 59 % et de 29 % au Canada, et de 41 % et de 100 % au Qu&#233;bec durant la p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence. C'est dire que les b&#233;n&#233;fices attribuables &#224; l'industrie, sur ces deux volets, co&#251;tent de plus en plus cher au contribuable canadien et qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est du ratio d&#233;penses-retomb&#233;es en mati&#232;re de contributions du secteur aux finances publiques, il a baiss&#233; de 29 % au Qu&#233;bec durant cette p&#233;riode. Il demeure toutefois sup&#233;rieur &#224; 1,5, ce qui implique que le secteur des mines m&#233;tallif&#232;res co&#251;te 50 % plus cher &#224; la collectivit&#233; qu'il ne rapporte en imp&#244;ts et en redevances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une prise en compte dans cette &#233;tude des co&#251;ts sociaux suppl&#233;mentaires associ&#233;s au secteur mais non divulgu&#233;s, dont l'ensemble des co&#251;ts environnementaux qu'il engendre, aurait d&#233;cupl&#233; les frais devant &#234;tre imput&#233;s &#224; l'industrie mini&#232;re. &#192; titre d'exemple, le passif environnemental des sites miniers abandonn&#233;s, soit les co&#251;ts estim&#233;s de r&#233;habilitation des sites relevant de la responsabilit&#233; de l'&#201;tat et non encore d&#233;fray&#233;s, sont estim&#233;s &#224; une somme variant entre 1 et 4 G$ au palier f&#233;d&#233;ral, et &#224; 264 M$ &#224; l'&#233;chelon provincial. Les impacts des activit&#233;s mini&#232;res sur les &#233;cosyst&#232;mes et sur les services environnementaux qu'ils fournissent engendrent &#233;galement des co&#251;ts consid&#233;rables pour la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au chapitre des conditions de travail dans l'industrie, bien que les salaires hebdomadaires y soient sup&#233;rieurs &#224; la moyenne canadienne, ils n'arrivent pas &#224; tenir t&#234;te &#224; l'inflation d'une ann&#233;e &#224; l'autre. Nous avons en effet observ&#233; une tendance &#224; la baisse des salaires calcul&#233;s en dollars constants entre 2000 et 2006. Par ailleurs, en mati&#232;re de sant&#233; et de s&#233;curit&#233;, l'industrie de l'extraction mini&#232;re et du gaz &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme le milieu de travail le plus dangereux au Canada entre 1996 et 2005. Au Qu&#233;bec, le secteur de l'extraction des minerais m&#233;talliques enregistrait alors un nombre beaucoup plus important de d&#233;c&#232;s et de l&#233;sions par accident ou maladie que le secteur pourtant risqu&#233; de la construction non r&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie accusait aussi une assez pi&#232;tre performance quant &#224; la repr&#233;sentation des groupes dits &#171; non traditionnels &#187;, soit les femmes, les Autochtones et les minorit&#233;s visibles. Au Canada et au Qu&#233;bec, les femmes occupent moins de 13 % des emplois dans le secteur minier, alors qu'elles repr&#233;sentent 47 % de la main-d'oeuvre au pays et dans la province. De plus, les travailleurs et travailleuses autochtones sont sous-repr&#233;sent&#233;s dans les professions hautement qualifi&#233;s au Canada, et tr&#232;s peu pr&#233;sents &#224; l'&#233;chelle des r&#233;gions mini&#232;res du Qu&#233;bec. En outre, la proportion des membres de minorit&#233;s visibles embauch&#233;s par l'industrie au pays et dans la province est respectivement 4 et 7 fois inf&#233;rieure aux taux de repr&#233;sentation qui pr&#233;valent dans l'ensemble de la main-d'oeuvre canadienne et qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cadres juridiques r&#233;gissant l'industrie mini&#232;re canadienne et qu&#233;b&#233;coise se fondent tous deux sur le principe d'un libre acc&#232;s &#224; la ressource mini&#232;re. Tant le pr&#233;cepte de &#171; free entry &#187;, propre au cadre juridique f&#233;d&#233;ral, que celui de &#171; free mining &#187;, pilier de la l&#233;gislation mini&#232;re au Qu&#233;bec, prennent origine &#224; l'&#233;poque de la ru&#233;e vers l'or, au milieu du 19e si&#232;cle. Ces principes garantissent aux exploitants la triple garantie de pouvoir acc&#233;der librement au domaine de l'&#201;tat &#224; des fins de prospection, d'obtenir un droit de propri&#233;t&#233; sur les ressources en cause, et d'acqu&#233;rir le droit exclusif d'explorer et d'exploiter les min&#233;raux d&#233;couverts, le tout pour un minimum de contraintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De telles dispositions juridiques entra&#238;nent des r&#233;percussions sociales et environnementales importantes pour les citoyens et citoyennes et les milieux naturels concern&#233;s. Cette l&#233;gislation, en plus de contrevenir aux droits des propri&#233;taires fonciers et aux principes de participation citoyenne, suscite &#233;galement des conflits d'usage concernant la cr&#233;ation de nouvelles aires prot&#233;g&#233;es, ainsi que des litiges en mati&#232;re de droits et de revendications territoriales autochtones. En outre, la permissivit&#233; de ces cadres juridiques fait en sorte que la grande majorit&#233; des projets d'exploitation m&#233;tallif&#232;re ne sont pas assujettis aux proc&#233;dures publiques d'&#233;valuation environnementale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence imposante des soci&#233;t&#233;s mini&#232;res canadiennes &#224; l'&#233;chelle mondiale, combin&#233;e &#224; l'absence de m&#233;canismes juridiques qui permettraient de sanctionner l'irresponsabilit&#233; sociale et environnementale de ces entreprises dans leurs op&#233;rations &#224; l'&#233;tranger, co&#239;ncide avec de nombreux cas de torts environnementaux et d'abus de droits de la personne, bien document&#233;s &#224; travers le monde, auxquels ces entreprises sont r&#233;put&#233;es &#234;tre associ&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature cyclique de l'industrie, la m&#233;canisation du travail et le d&#233;clin des r&#233;serves de m&#233;taux rendent peu prometteuses les perspectives &#233;conomiques du secteur dans les ann&#233;es &#224; venir. Cette conjoncture laisse pr&#233;sager une tendance &#224; la baisse des contributions de l'industrie, tant au plan du d&#233;veloppement &#233;conomique que des emplois, situation qui &#224; long terme affectera particuli&#232;rement les r&#233;gions mini&#232;res d&#233;pendantes de ce secteur d'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre analyse nous am&#232;ne &#224; conclure que l'&#233;troitesse des avantages socio-&#233;conomiques de ce secteur, en regard de l'ampleur des co&#251;ts &#233;conomiques et socio-environnementaux qu'il engendre, impose une r&#233;orientation des interventions publiques dans l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan des politiques &#233;conomiques, le gouvernement gagnerait &#224; r&#233;&#233;valuer &#224; la baisse les d&#233;penses publiques dans le secteur, en plus de se convertir &#224; un r&#233;gime de redevances ax&#233; sur la valeur de production plut&#244;t que sur le profit annuel des soci&#233;t&#233;s. Cela pour obtenir des compensations suffisantes et continues en &#233;change de l'&#233;puisement des ressources mini&#232;res, mais &#233;galement pour embo&#238;ter le pas aux autres grandes &#233;conomies mini&#232;res mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan juridique, il importe d'envisager la mise sur pied d'une commission d'&#233;tude, &#224; l'image des travaux de la Commission Coulombe sur le secteur forestier, et ce, tant &#224; l'&#233;chelle du Canada que du Qu&#233;bec. Une telle commission permettrait d'engager une r&#233;elle r&#233;forme des l&#233;gislations mini&#232;res en place, sur une base participative, en vue, id&#233;alement, d'actualiser les pr&#233;ceptes d&#233;suets sous-jacents aux cadres juridiques actuels. Cet espace consultatif pourrait &#233;galement &#234;tre l'occasion de mener un d&#233;bat de soci&#233;t&#233; sur la possibilit&#233; de nationaliser l'industrie mini&#232;re, et, &#224; plus long terme, sur l'option de r&#233;orienter l'&#233;conomie vers d'autres secteurs d'activit&#233; plus avantageux pour la soci&#233;t&#233; aux plans &#233;conomique et socio-&#233;cologique. Un tel d&#233;bat pourrait &#233;galement aborder la question des m&#233;canismes de reddition de comptes &#224; mettre sur pied concernant les activit&#233;s &#224; l'&#233;tranger des soci&#233;t&#233;s mini&#232;res canadiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude compl&#232;te peut &#234;tre consult&#233;e &#224; l'adresse suivante : &lt;a href=&#034;http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/le_soutien_a_lindustrie_miniere_quels.pdf_2&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/le_soutien_a_lindustrie_miniere_quels.pdf_2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gaz de schiste &#8211; un plan d'affaires fortement dans le rouge</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Gaz-de-schiste-un-plan-d-affaires-fortement-dans-le-rouge</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Gaz-de-schiste-un-plan-d-affaires-fortement-dans-le-rouge</guid>
		<dc:date>2011-02-22T08:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Durand</dc:creator>


		<dc:subject>Gaz de schiste</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-02-22</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergie et ressources naturelles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#034;J'aimerais que Monsieur Durand &#233;claircisse deux points. Je sais qu'il a des connaissances sur le b&#233;ton. - Quelle est selon lui la dur&#233;e de vie d'un puits tel que construit par l'industrie. Si des failles apparaissent dans ces puits, peuvent-elles devenir des conduits pour les liquides et les gaz. - Les eaux salines et les eaux de fracturation enfouies dans le sous-sol peuvent-elles affaiblir le b&#233;ton.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt; &#034;Suite &#224; la publication sur La TOILE de mon texte &#171; Gaz de schiste &#8211; quelques (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Environnement-" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Gaz-de-schiste-399-+" rel="tag"&gt;Gaz de schiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-02-22-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-02-22&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Energie-et-ressources-naturelles-+" rel="tag"&gt;&#201;nergie et ressources naturelles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH143/arton6628-844fe.jpg?1781913651' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='143' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;J'aimerais que Monsieur Durand &#233;claircisse deux points. Je sais qu'il a des connaissances sur le b&#233;ton. - Quelle est selon lui la dur&#233;e de vie d'un puits tel que construit par l'industrie. Si des failles apparaissent dans ces puits, peuvent-elles devenir des conduits pour les liquides et les gaz. - Les eaux salines et les eaux de fracturation enfouies dans le sous-sol peuvent-elles affaiblir le b&#233;ton.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Suite &#224; la publication sur La TOILE de mon texte &#171; Gaz de schiste &#8211; quelques r&#233;flexions d'un g&#233;ologue &#187; j'ai re&#231;u de nombreux commentaires, dont cette question de Claude Par&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;J'aimerais que Monsieur Durand &#233;claircisse deux points. Je sais qu'il a des connaissances sur le b&#233;ton. - Quelle est selon lui la dur&#233;e de vie d'un puits tel que construit par l'industrie. Si des failles apparaissent dans ces puits, peuvent-elles devenir des conduits pour les liquides et les gaz. - Les eaux salines et les eaux de fracturation enfouies dans le sous-sol peuvent-elles affaiblir le b&#233;ton.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas lu tous les m&#233;moires pr&#233;sent&#233;s au BAPE, mais dans ceux que j'ai lus il n'y en a pas un seul qui pose ou qui traite de votre question, que je reformulerais ainsi : &#034;Quelle est la dur&#233;e de vie d'un puits - y compris son efficacit&#233; dans le temps &#224; servir de &#034;bouchon&#034; sur le forage jusqu'&#224; la fin des temps... et qu'advient-il quand la partie souterraine du puits perd son efficacit&#233; suite &#224; la corrosion et autres d&#233;gradations ?&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a forc&#233;ment une &#233;ch&#233;ance ; celle-ci est plus longue pour des ouvrages inspect&#233;s et entretenus et plus courte pour des ouvrages temporaires ; tous les ing&#233;nieurs connaissent cette donn&#233;e fondamentale ; par exemple le devis pour stabiliser et recouvrir la vo&#251;te d'un tunnel de m&#233;tro n'est pas le m&#234;me que pour une galerie temporaire dans une mine. Dans le cas du m&#233;tro, on n'a pas le choix de construire tr&#232;s solide et durable, en plus d'ajouter un programme d'inspection et d'entretien pour toute la dur&#233;e d'utilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a vu r&#233;cemment avec les viaducs et les ponts ; arriv&#233;s en fin de vie et avant de pr&#233;f&#233;rence, on doit les d&#233;molir et les reconstruire &#224; neuf. On ne doit pas prendre de chances de voir un ouvrage d&#233;passer la fin de vie de sa structure. Certains ponts avec un bon entretien durent des si&#232;cles ; d'autres mal adapt&#233;s &#224; l'usage et aux conditions d'exposition ont une fin de vie apr&#232;s un demi-si&#232;cle seulement. Pour un b&#226;timent temporaire ou encore un ouvrage o&#249; l'homme n'a pas acc&#232;s, la s&#233;curit&#233; et la dur&#233;e de vie sont con&#231;ues avec des crit&#232;res de construction bien moindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que l'on conna&#238;t sur les puits de gaz de schiste, c'est que ce sont des ouvrages dont le design est optimis&#233; pour une dur&#233;e de vie tr&#232;s courte : les ann&#233;es d'exploitation du puits. Apr&#232;s on bouche (le terme anglais est plus descriptif : cementing), on enterre le sommet de la structure et on rev&#233;g&#233;talise le site (m&#233;moire de l'APGQ). Il n'y a pratiquement rien de publi&#233; pour r&#233;pondre &#224; l'interrogation de M. Par&#233;, sur la dur&#233;e de vie de la structure souterraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la question est primordiale, car pour 20 000 puits qui arriveront un jour en fin de vie, et qui seront juste &#034;masqu&#233;s&#034; avant d'&#234;tre l&#233;gu&#233;s &#224; la g&#233;ographie locale, il en co&#251;tera combien par ann&#233;e dans 20 ou 30 ans ? C'est le silence total sur cette question, car de tout temps dans le domaine minier et p&#233;trolier, ce qui advient des forages n'a jamais &#233;t&#233; une pr&#233;occupation. L'industrie n'a jamais pr&#233;vu d&#233;penser un dollar pour &#231;a ; les l&#233;gislations les plus r&#233;centes dans le monde ne cr&#233;ent des obligations que pour la r&#233;habilitation des sites &#224; la fin de l'exploitation. On oblige les compagnies &#224; pr&#233;voir la remise en &#233;tat de la surface des sites, mais &#224; peu pr&#232;s rien pour ce qui est enfoui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des forages qui sont arriv&#233;s en fin de vie, qui sont devenus dangereux, d'autant plus qu'on avait oubli&#233; leur emplacement, ayant &#233;t&#233; juste masqu&#233;s dans le paysage de surface, il y en a des milliers. Aux USA on rapporte de plus en plus de victimes d'explosion en raison des gaz qui remontent par ces vieux forages. Dans la majorit&#233; des cas, il s'agit d'anciens forages d'exploration (Appalaches, Colorado) datant du d&#233;but du si&#232;cle dernier. Le probl&#232;me va prendre une tout autre ampleur d'ici peu, avec la fin de vie des puits de gaz dans des strates ayant subi une intense modification par la technique de la fracturation hydraulique. La technique nouvellement appliqu&#233;e &#224; grande &#233;chelle va laisser &#224; l'abandon des milliers de &lt;br class='autobr' /&gt;
forages sous les zones habit&#233;es, sans que rien ne soit pr&#233;vu quant aux impacts qui vont surgir en fin de vie des ouvrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cisons ce que nous entendons par fin de vie d'un puits de gaz de schiste. L'ouvrage comme puits d'extraction a une vie de 3 &#224; 5 ans. C'est un dispositif optimis&#233; pour extraire du gaz le plus rapidement et au meilleur co&#251;t. Le d&#233;bit que livre le shale nouvellement fractur&#233; est tr&#232;s &#233;lev&#233; au d&#233;but, puis il diminue de fa&#231;on logarithmique ou exponentielle. On abandonne le puits sous un d&#233;bit jug&#233; non rentable ; &#224; cette &#233;tape environ 20% du gaz en place est capt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#233;servoirs de gaz classique, jusqu'&#224; 95 % du gaz naturel peut &#234;tre r&#233;cup&#233;r&#233; &#171; Dans le cas des schistes, on s'attend &#224; un taux de r&#233;cup&#233;ration de 20 % en raison de la faible perm&#233;abilit&#233; et en d&#233;pit du forage horizontal haute densit&#233; et du recours intensif &#224; la fracturation hydraulique &#187; Office National de l'&#201;nergie, L'ABC du gaz de schiste (&lt;a href=&#034;http://www.neb.gc.ca/clf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.neb.gc.ca/clf&lt;/a&gt; nsi/rnrgynfmtn/nrgyrprt/ntrlgs/prmrndrstndngshlgs2009/prmrndrstndngshlgs2009-fra.pdf )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de cette p&#233;riode on transforme sommairement le puits d'extraction en un autre type d'ouvrage, qui a pour unique fonction de stopper le d&#233;bit du gaz dans le puits. Par des obturateurs, des ciments bouchant le tubage, etc. on doit transformer un ouvrage temporaire d'extraction en ouvrage permanent visant une fonction bien diff&#233;rente. Dans la r&#233;alit&#233;, pratiquement rien ne change dans la structure et la composition du puits, sauf le rajout d'un bouchon permanent. Quel que soit le design du bouchon, le nouvel ouvrage, appelons le puits-bouchant, ne peut avoir une dur&#233;e de vie drastiquement modifi&#233;e. Pourtant ces bouchons devront r&#233;sister &#224; perp&#233;tuit&#233; &#224; la pression du m&#233;thane qui va continuer &#224; se lib&#233;rer du shale fractur&#233;. N'oublions pas que 80% du gaz demeure dans le shale &#224; la fin de l'extraction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la plaine habit&#233;e, l'Utica sera devenu un r&#233;servoir extr&#234;mement perm&#233;able, contenant toujours ce qui reste de m&#233;thane apr&#232;s l'&#233;cr&#233;mage (20%). Cet &#233;norme volume, 100 m d'&#233;paisseur x 10000 Km2 sera reli&#233; directement &#224; la surface par 20 000 puits en lente corrosion ; les tubages d'acier et les coulis d'obturation en pr&#233;sence d'un milieu tr&#232;s salin vont se d&#233;grader. Cela pourra se faire &#224; des vitesses variables d'un puits &#224; l'autre, selon la qualit&#233; de la mise en place des forages,tubage et coulis, etc. La dur&#233;e de vie de chacun de ces puits, c'est le temps avant que la d&#233;gradation soit telle que des fuites majeures obligent les autorit&#233;s &#224; intervenir. Forc&#233;ment &#224; partir de l&#224; il y aura un co&#251;t. Ce co&#251;t peut appara&#238;tre tr&#232;s t&#244;t dans le processus pour certains puits, comme on le constate au Qu&#233;bec sur des puits pour lesquels l'exploitation n'est m&#234;me pas commenc&#233;e ; mais en ce moment, c'est &#224; la charge de l'industrie qui est propri&#233;taire du puits. &#199;a montre que des fuites &#231;a existe, m&#234;me sur un puits tout neuf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La figure 1 rassemble les divers chemins que le gaz peut suivre pour atteindre les nappes en surface et les puits d'eau potable (p). Les lettres en bleu clair (A,B,C) montrent les circulations dans un cas o&#249; le forage recoupe une faille ou une fracture de grande extension. Cette occurrence pourra arriver dans une proportion des puits qui reste difficile &#224; estimer, car la cartographie g&#233;ologique d&#233;taill&#233;e n'est pas vraiment disponible sous les d&#233;p&#244;ts meubles dans les Basses-Terres du St-Laurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Figure 1 : Les diverses fuites possibles pour un puits d'extraction - puits-bouchant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s qu'il y a pr&#233;sence d'une telle discontinuit&#233;, le liquide inject&#233; ouvre cette voie et p&#233;n&#232;tre tr&#232;s loin (A) dans les strates du Lorraine. La circulation est ouverte d&#232;s lors en permanence pour continuer dans les lentilles de gr&#232;s et les autres couches plus perm&#233;ables. Des fuites de gaz se manifesteront dans les puits art&#233;siens et les habitations qui se situent &#224; proximit&#233; de la faille. &#192; noter que le fluide de fracturation ouvre aussi beaucoup plus loin que pr&#233;vu la discontinuit&#233; dans les strates calcaires sous-jacentes (A'). Le Trenton est plus perm&#233;able que le shale et il contient des eaux de tr&#232;s grande salinit&#233;. Une voie est donc aussi ouverte pour des contaminations salines. Certaines analyses d'eaux de forage indiquent que ce type de probl&#232;me a probablement d&#233;j&#224; &#233;t&#233; rencontr&#233; dans les premiers puits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre le tubage et le roc for&#233;, et entre le tubage de production et le tubage de protection, la qualit&#233; de mise en place du coulis peut avoir laiss&#233; des vides ; des fractures annulaires peuvent aussi se former pendant l'utilisation intensive du puits. C'est l&#224; une origine possible des fuites de gaz qui surviennent dans le puits m&#234;me (E et K).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de ces possibilit&#233;s de fuites, il y aura en fin de vie des puits, probablement entre deux et cinq d&#233;cennies apr&#232;s la fin des op&#233;rations, des fuites plus g&#233;n&#233;ralis&#233;es qui vont survenir progressivement, dans une proportion grandissante des puits abandonn&#233;s. Les causes premi&#232;res seront :1- la d&#233;gradation des aciers et ciments de colmatage 2- la pression du gaz qui va lentement certes, mais s&#251;rement faire de plus en plus pression sur ces ouvrages-bouchons 3- le r&#233;&#233;quilibrage des pressions (plus pr&#233;cis&#233;ment l'&#233;tat des contraintes) dans le roc fractur&#233; va lentement se r&#233;ajuster, cisaillant ou d&#233;formant localement des sections de tubage. Des strates dans l'Utica tendent &#224; gonfler &#224; l'air libre ; la m&#234;me propri&#233;t&#233; en profondeur va tendre &#224; fluer et &#224; refermer un peu avec le temps les fractures ouvertes. Le massif va donc ainsi &#233;voluer vers une diminution de sa perm&#233;abilit&#233; ; mais &#231;a ne sera pas suffisant pour le ramener &#224; son imperm&#233;abilit&#233; initiale. Ces micro-ruptures vont au contraire contribuer &#224; lib&#233;rer encore plus de m&#233;thane dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a affaire ici &#224; des structures qui se d&#233;graderont en milieu de salinit&#233; extr&#234;me, loin dans le substratum de toute possibilit&#233; d'inspection et d'entretien, dans un milieu transform&#233; par les op&#233;rations de fracturation hydraulique. Les circulations de fluides, eaux salines et m&#233;thane vont s'en trouver modifi&#233;es. Toutes les structures reliant la surface &#224; l'Utica transform&#233; vont t&#244;t ou tard atteindre un degr&#233; de d&#233;composition avanc&#233;. Les puits atteindront un &#233;tat o&#249; leur fonction comme puitsbouchants ne sera plus op&#233;rationnelle. &#199;a veut dire quoi en clair : des m&#233;ga probl&#232;mes &#224; chacun de ces puits, des moyens de mitigation &#224; mettre en place, des &#233;tudes complexes &#224; entreprendre pour tenter de trouver une solution, des &lt;br class='autobr' /&gt;
commission du BAPE pour chaque site ? voir mon analyse du cas de Mercier dans mon texte pr&#233;c&#233;dent. Il y en aura beaucoup sur les 20 000 ; peut-&#234;tre entre 250 et 500 nouveaux cas par d&#233;cennie dans une g&#233;n&#233;ration. Des milliards &#224; pr&#233;voir dans le budget du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on gardait &#224; perp&#233;tuit&#233; les t&#234;tes de puits accessibles plut&#244;t que de restaurer les sites on aurait d&#233;j&#224; une t&#226;che moins complexe, car on pourrait ausculter et voir venir la catastrophe, mais personne ne propose &#231;a nulle part. On indique qu'on devra &#171; restaurer le site &#187; &#224; la fin de l'extraction. En fait &#231;a veut juste dire enterrer le probl&#232;me et l'oublier jusqu'&#224; ce qu'il nous &#233;clate en plein visage. Trouver une solution &#224; ce probl&#232;me &#224; ce moment l&#224; sera une t&#226;che impossible &#224; r&#233;aliser, tout comme il est impossible d'effacer un puits. Le trou reste l&#224;, m&#234;me si on essaie de le boucher avec autre chose ; cet autre chose n'aura jamais les propri&#233;t&#233;s du shale intact qu'on a for&#233; et fractur&#233;. Le shale d'Utica a conserv&#233; le gaz pendant plus de 400 000 000 ans. Toutes nos techniques pr&#233;sentes et futures n'arriveront jamais &#224; faire aussi bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Figure 2 : Plan d'affaire incluant un sch&#233;ma de la dur&#233;e de vie des puits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La figure 2 ci-dessus montre les revenus et d&#233;penses pour le Qu&#233;bec dans son entit&#233; globale, c'est-&#224;-dire toute la collectivit&#233;. Le plan d'affaire de l'industrie gazi&#232;re s'arr&#234;te avec les &#233;tapes 1 et 2 ; il prend fin avec l'arr&#234;t de l'exploitation et le temps requis pour restaurer les terrains en surface. Pendant la premi&#232;re &#233;tape (EXPLORATION), la collectivit&#233; re&#231;oit chaque ann&#233;e des revenus modestes par le paiement des permis d'exploration, par ex : 10&#162;/hectare + $100/puits for&#233;. Le Qu&#233;bec a par contre des co&#251;ts d'analyse, de surveillance, de d&#233;placement d'inspecteurs, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tr&#232;s certainement un bilan n&#233;gatif &#224; cette &#233;tape pour la collectivit&#233;. Pendant l'exploitation, les d&#233;penses de surveillance et autres continuent, mais elles sont largement compens&#233;es par le paiement de redevances sur le gaz extrait. &#192; la fin de l'exploitation, les compagnies gazi&#232;res, cessent de payer les redevances. Elles peuvent cesser &#233;galement de payer le co&#251;t des droits miniers, ce qu'elles auront int&#233;r&#234;t &#224; faire ; la pleine propri&#233;t&#233; du gisement de gaz retourne au gouvernement. Le diagramme indique que la dur&#233;e de vie des structures-bouchantes reste une inconnue, mais &#224; la question de savoir si il y a une dur&#233;e de vie : c'est oui sans h&#233;siter. Dans le plan d'affaire actuel, si on se fie aux enseignements du pass&#233;, c'est la collectivit&#233; qui va assumer les co&#251;ts qui vont appara&#238;tre fatalement un jour ou l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les puits-bouchants ne vont pas avoir tous le m&#234;me dur&#233;e de vie. Pour un petit nombre, la d&#233;t&#233;rioration va se manifester assez t&#244;t, le gros du peloton plus tardivement et un dernier lot ne pourrait miraculeusement ne pr&#233;senter aucun signe pendant des g&#233;n&#233;rations. Globalement les co&#251;ts pourront appara&#238;tre t&#244;t, avec une courbe s'amplifiant sans cesse, surtout vers le temps qui correspondra &#224; la dur&#233;e de vie moyenne des ouvrages (figure 2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels qu'en soient les param&#232;tres, le plan d'affaire de Gaz-Qu&#233;bec Inc, c'est-&#224;-dire nous, la collectivit&#233;, dans ce dossier, sera une op&#233;ration fortement d&#233;ficitaire. Un seul gagnant : les compagnies gazi&#232;res qui nous auront pass&#233; un beau sapin ; c'est le nom officiel des t&#234;tes de puits (Christmas tree) et ce n'est pas par hasard ; c'est un signe du destin qui nous dit d'allumer les lumi&#232;res pendant qui est encore temps&#8230;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur est doct-ing g&#233;ologue , Professeur retrait&#233; du d&#233;pt. Sciences de la terre, UQAM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article est tir&#233; du site web des AmiEs du Richelieu : &lt;a href=&#034;http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En Australie, des Aborig&#232;nes en ont assez des mines d'uranium</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/En-Australie-des-Aborigenes-en-ont-assez-des-mines-d-uranium</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/En-Australie-des-Aborigenes-en-ont-assez-des-mines-d-uranium</guid>
		<dc:date>2010-08-24T08:13:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jessie Boylan et Sandra Titi-Fontaine </dc:creator>


		<dc:subject>Australie</dc:subject>
		<dc:subject>Oc&#233;anie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergie et ressources naturelles</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-08-24</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le g&#233;ant australien BHP Billiton doit ouvrir une nouvelle mine d'uranium en Australie occidentale l'ann&#233;e prochaine. Faisant souvent les frais de l'exploitation du minerai, une partie des communaut&#233;s aborig&#232;nes s'y opposent. &lt;br class='autobr' /&gt;
BHP Billiton, compagnie mini&#232;re australienne consid&#233;r&#233;e comme l'une des plus importantes du monde avec la britannique Anglo American et le groupe anglo-australien Rio Tinto, se pr&#233;pare &#224; exploiter le gisement d'uranium Yeelirrie, situ&#233; en Australie occidentale, d&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Australie-+" rel="tag"&gt;Australie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Oceanie-271-+" rel="tag"&gt;Oc&#233;anie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Energie-et-ressources-naturelles-+" rel="tag"&gt;&#201;nergie et ressources naturelles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-08-24-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-08-24&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L143xH97/arton5115-88915.jpg?1781046796' class='spip_logo spip_logo_right' width='143' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le g&#233;ant australien BHP Billiton doit ouvrir une nouvelle mine d'uranium en Australie occidentale l'ann&#233;e prochaine. Faisant souvent les frais de l'exploitation du minerai, une partie des communaut&#233;s aborig&#232;nes s'y opposent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BHP Billiton, compagnie mini&#232;re australienne consid&#233;r&#233;e comme l'une des plus importantes du monde avec la britannique Anglo American et le groupe anglo-australien Rio Tinto, se pr&#233;pare &#224; exploiter le gisement d'uranium Yeelirrie, situ&#233; en Australie occidentale, d&#232;s 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 17 milliards de dollars australiens [pr&#232;s de 12 milliards d'euros, ndlr] vont &#234;tre investis dans le projet. Des chiffres faramineux qui n'emp&#234;chent pas plusieurs communaut&#233;s aborig&#232;nes de s'opposer avec v&#233;h&#233;mence &#224; ce plan d'extraction massive du minerai radioactif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A commencer par le clan wongatha. Occupant ces terres depuis des g&#233;n&#233;rations, ce groupe d'autochtones est directement concern&#233; et son accord doit &#234;tre obtenu pour toute exploitation sur son territoire, en vertu des lois nationales. Et ses membres ne voient pas du tout d'un bon &#339;il les mines d'uranium en Australie, assure Geoffrey Stokes, chef et pasteur wongatha :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous n'avons pas besoin d'industries d'extraction de ce minerai dans notre pays. Nous avons du soleil, du vent et des habitants. Pourquoi polluer notre environnement pour de l'argent ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Pas d'environnement toxique en h&#233;ritage &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que leur r&#233;gion attise toutes les convoitises. L'Australie, et notamment sa partie occidentale, poss&#232;de les plus importantes r&#233;serves d'uranium au monde, soit 23% des quantit&#233;s disponibles sur la plan&#232;te, selon l'Association nucl&#233;aire mondiale (WNA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le pays ne dispose que de trois mines, en 2008-2009, il a produit et export&#233; plus de 10 000 tonnes d'oxyde d'uranium, pour une valeur d&#233;passant 1 milliard de dollars australiens [environ 700 millions d'euros, ndlr]. Ses principaux clients sont les Etats-Unis, l'Union europ&#233;enne, le Japon et la Cor&#233;e du Sud, qui utilisent l'uranium surtout pour produire de l'&#233;nergie nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2002, les Wonghata b&#233;n&#233;ficiaient d'une loi interdisant de mani&#232;re assez drastique l'exploitation mini&#232;re de l'uranium en Australie occidentale. Une prohibition lev&#233;e lorsque le Parti lib&#233;ral a &#233;t&#233; &#233;lu voil&#224; deux ans. Aujourd'hui, plus de cent entreprises nationales et &#233;trang&#232;res prospectent l'uranium dans toute la r&#233;gion, selon l'Alliance antinucl&#233;aire locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233;e &#233;galement en Australie occidentale, mais dans la r&#233;gion dite des &#171; Goldfields &#187; -litt&#233;ralement, les champs d'or- la bourgade de Kalgoorlie-Boulder s'est construite autour de l'industrie mini&#232;re. Et parmi les 30 000 habitants, beaucoup pr&#233;f&#233;rerait n'avoir aucun lien avec l'uranium.&lt;br class='autobr' /&gt;
Kade Muir, un anthropologue wongatha n&#233; &#224; Kalgoorlie, affirme :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous ne voulons pas de ce produit arrach&#233; au sol, car nous refusons de l&#233;guer un environnement toxique en h&#233;ritage aux g&#233;n&#233;rations futures. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un sentiment qui trouve un &#233;cho aupr&#232;s du Parti travailliste, qui avait impos&#233; une politique limitant l'extraction d'uranium &#224; seulement trois r&#233;gions, lorsqu'il dirigeait le gouvernement f&#233;d&#233;ral dans les ann&#233;es 80.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un combat relay&#233; aujourd'hui par l'opposition, qui repr&#233;sente le gouvernement alternatif potentiel et constitue un cabinet fant&#244;me, miroir du gouvernement en place. Lors d'un rassemblement anti-mines d'uranium &#224; Kalgoorlie-Boulder en mars, Sally Talbot, la ministre de l'Environnement du cabinet fant&#244;me, a soutenu :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'exploitation mini&#232;re de l'uranium &#233;chappe &#224; toute &#233;chelle de mesure, en raison de sa dangerosit&#233; extr&#234;me. Elle repr&#233;sente un danger permanent pour les travailleurs de cette industrie, ainsi qu'un risque inacceptable pour le bien-&#234;tre et l'avenir de nos communaut&#233;s autochtones. Et laisse planer une menace terrible sur notre environnement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certains aborig&#232;nes acceptent l'extraction d'uranium&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des d&#233;cennies, l'extraction d'uranium a &#233;t&#233; un sujet d&#233;licat pour les peuples aborig&#232;nes. Dans les ann&#233;es cinquante et soixante, des centaines de communaut&#233;s autochtones ont &#233;t&#233; autoris&#233;es &#224; pratiquer l'&#233;levage de b&#233;tail, alors que les gouvernements australien et britannique pratiquaient en m&#234;me temps des essais d'armes atomiques dans le d&#233;sert du sud de l'Australie, et au large des c&#244;tes occidentales du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, de nombreux aborig&#232;nes ont &#233;t&#233; victimes de graves probl&#232;mes de sant&#233;, d&#233;veloppant des cancers ou des maladies inexpliqu&#233;es. Un rapport parlementaire de 1997 a d&#233;crit les effets d&#233;vastateurs de la mine de Rum Jungle, au nord, o&#249; le drainage minier &#224; base d'acide &#171; a d&#233;truit toute vie animale et v&#233;g&#233;tale sur 10 km de la rivi&#232;re Finnis &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il rel&#232;ve aussi :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'histoire de l'extraction d'uranium en Australie et son impact sur les peuples autochtones est d&#233;plorable. Les anciennes mines ont laiss&#233; les zones si d&#233;grad&#233;es que leurs propri&#233;taires traditionnels sont aujourd'hui dans l'incapacit&#233; de les utiliser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tandis que des mines comme Ranger, situ&#233;e aussi dans le Territoire du Nord, n'ont pu &#234;tre mises en activit&#233; qu'au prix de pressions r&#233;p&#233;t&#233;es exerc&#233;es sur la communaut&#233; aborig&#232;ne locale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pressions visent &#224; lui faire accepter cette exploitation ou &#224; passer outre son opposition. Dans les exploitations de plusieurs minerais comme Olympic Dam, en Australie du sud, pr&#233;cise le rapport,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il existe une profonde pr&#233;occupation devant la d&#233;gradation inconsid&#233;r&#233;e des sites sacr&#233;s et l'insensibilit&#233; &#224; la culture aborig&#232;ne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, tous les groupes autochtones n'ont pas rejet&#233; l'extraction d'uranium. Les Martou, par exemple, ont fait savoir qu'ils sont ouverts &#224; ce type d'industrie sur les 13 000 km&#178; de leur territoire d'Australie occidentale. La Western Desert Lands Aboriginal Corp, qui repr&#233;sente les Martou, a sign&#233; des accords d'exploration d'uranium avec au moins deux entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propri&#233;taires traditionnels per&#231;oivent g&#233;n&#233;ralement des royalties pour l'exploitation mini&#232;re de leur terre, dont les montants d&#233;pendent de l'emplacement, ainsi que du type et de l'ampleur de la mine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais pour les Wongatha, peu importe la somme que BHP Billiton pourrait offrir. Ils l'estimeront toujours insuffisante par rapport aux risques encourus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
